Un article pour alimenter le débat…

Source : Un Odieux Connard, 17-08-2017

Nous vivons une époque formidable.

Si on m’avait dit il y a quelques années que je pourrais lire dans mon journal, un brandy à la main, les dernières nouvelles de manifestations néo-nazies, j’eus été fort troublé, voire je me serais autorisé à lever un sourcil plein de doutes. Et pourtant, nous y voici. Bien sûr, j’ai une pensée émue pour tous ces pauvres manifestants d’extrême-droite, qui se retrouvent qualifiés de néo-nazis ; c’est tout de même dur, quand après des années à vous construire une identité de « néo-confédéré », de « néo-nationaliste » ou de « néo-neuneu », on vous désigne sous le mauvais terme. « Pas d’amalgame ! » s’exclament donc avec entrain ces braves gens, peu avant de retourner à leur atelier « Les noirs, tous des auvergnats ? » animé par un ancien ministre de l’intérieur français dont la peau rouge fait flamber les débats.

C’est un peu comme si vous traitiez de « stalinistes » un castriste et un léniniste. Alors que la différence est énorme : si vous les mettez dans la même pièce avec un paquet de gâteaux, le castriste proposera de le faire tourner, alors que le léniniste offrira de le collectiviser. Et à la fin, on s’aperçoit que le paquet était de toute façon vide : c’est Kim Jong-Un qui a tout mangé.

Mais passons. Et parlons de l’événement qui a mis le feu aux poudres chez nos amis d’outre-Atlantique : la mise à la benne de statues liées à la Guerre se Sécession au nom de la tolérance et du fait qu’elles choquaient les convictions des citoyens du XXIe siècle, puisque ces statues sudistes rendaient hommage à ceux qui défendirent l’esclavage (de nos jours, on parle plutôt de « stagiaires »).

A Charlottesville, quand on leur a dit « Ils vont déboulonner le Général Lee », ils ont pensé à ça.

Et si les commentateurs analysent déjà assez longuement les combats entre groupes qui se terminent à coups de battes, d’antivols de vélo voire carrément de voiture conduite par des militants d’extrême-droite qui fleurent bon le brassage génétique de qualité, parlons justement de ce sujet qui a curieusement l’air de moins passionner les foules :

Faut-il détruire les traces d’un passé

qui ne nous revient pas ?

« Oui. » aurais-je tendance à vous dire pendant que j’enterre le corps d’une ex-compagne avant d’effacer les données de mon GPS. Mais mes histoires n’étant pas – encore – l’Histoire, parlons-en.

Aux Etats-Unis, tout le débat actuel est donc le suivant : puisque le Sud était durant la Guerre de Sécession, la Confédération qui défendait l’esclavage, toute trace d’hommage aux soldats qui défendirent cette cause doit disparaître. Raison pour laquelle, après la bataille de Charlottesville autour du retrait d’une statue du général Lee, c’est à Durham que des manifestants sont allés abattre la statue d’un soldat anonyme dédiée à la mémoire « des garçons qui portèrent le gris » (l’uniforme confédéré étant gris, pour ceux du fond qui ne suivaient pas).

On me dira « Et c’est bien normal, car cette statue représentait la défense d’une idéologie – l’esclavage ! – et elle ne mérite pas d’être honorée. »

Sauf que non. Parce que cette statue représentait un soldat anonyme, non pas l’esclavage (j’entends déjà le « Holala, il joue sur les mots ! » ce qui n’est pas mon genre, pourtant fluide), et ensuite, parce que l’abattre était la preuve exacte que ceux qui l’ont fait avaient visiblement oublié de réviser leur histoire avant d’aller en détruire les témoins.

Cadeau bonus : quand on déclare que le néo-nazisme grandit sur le terreau de l’ignorance, créer de l’ignorance n’est pas l’idée du siècle.

Faisons un petit point rapide : non, la Guerre de Sécession n’était pas une guerre Star Wars Disney, avec d’un côté le Bien contre l’esclavage, et de l’autre le Mal qui cherchait à l’entretenir en riant sous cape. Je pose mon cigare, et je sors ma pipe : ça fait plus posé.

Déjà, sachez qu’à la déclaration de guerre en 1861, Lincoln insiste bien : ce n’est pas une guerre pour libérer les esclaves. Parce que bizarrement, au nord comme au sud, le soldat blanc a du mal à s’engager pour le principe d’aller défendre les droits des noirs qui d’après les rumeurs, ne seraient pas tout blancs. Cette guerre est avant tout politique et économique : il s’agit de maintenir la fédération des états, moins d’un siècle après l’indépendance. Mais l’esclavage fait bel et bien partie des arguments économiques majeurs, car le sud, plus rural, y a recours massivement dans ses plantations, là où le nord est plus industriel et accessoirement, n’a pas les mêmes partenaires économiques extérieurs.

Pour illustrer les débats, on va citer un Monsieur :

Je vais dire que je ne suis pas, et n’ai jamais été en faveur de donner l’égalité politique aux races noires et blanches. Que je ne suis pas ni n’ai jamais été en faveur de faire des nègres des électeurs ou des jurés. Ni de leur autoriser à être élus ou à avoir des mariages interraciaux avec des blancs ; et je dirai en sus qu’il y a une différence physique entre les races blanches et noires qui, je le crois, interdira pour toujours à ces deux races de vivre ensemble en termes d’égalité sociale et politique. Et puisqu’ils ne peuvent pas vivre ainsi, et tant qu’ils resteront ensemble, il doit y avoir une position de supériorité et d’infériorité, et autant que n’importe quel autre homme, je suis un faveur que la position de supériorité soit assignée à la race blanche.

Des propos honteux, tenus par un général sudiste qui…

Non, je déconne. En fait, c’est un discours d’Abraham Lincoln, daté du 18 septembre 1858 tiré des archives du New York Times. Trois avant avant le début de la guerre. Où justement, Lincoln tentait de rassurer le sud quant à ses intentions.

Bon, du coup, on fait quoi ? On détruit les statues de Lincoln ? Il va y avoir du boulot, les petits gars. Surtout que ce n’est pas son seul fait d’arme, le bougre ayant un fameux sens de la déconne que peu de monuments honorent hélas : il ne proclame la libération des esclaves qu’en 1862. Oui, bien après le début de la guerre. Ho, et pour la petite blague : il ne les déclare libres… que dans les états du sud qu’il ne contrôle pas ! Histoire d’inciter les esclaves à aider le nord. Et oui, il reste des esclaves au nord pendant ce temps ; avant cela, si un esclave du sud passait la frontière, il n’était pas libéré au nom de l’égalité et du bon droit, mais du fait… qu’il était considéré comme « contrebande de guerre » et n’avait donc plus de propriétaire, au même titre qu’une saisie de coton ou de chapeaux de paille. La classe.

« Bon les mecs, et siiii on déclarait les gens libres mais uniquement là où c’est pas chez nous ? »

Mais bon, hein, pfou, après c’est complexe et tout, alors on ne va pas non plus s’intéresser à tout ça. C’est plus rigolo de tout péter en se basant sur ce qu’on a lu en deux lignes dans Okapi. Pareil, c’est connu : tous les soldats sudistes se battaient pour l’esclavage. Alors que bon, s’ils étaient en gris, c’est parce qu’ils avaient déjà du mal à se payer des uniformes. Alors des esclaves… disons qu’on imagine mal Joe le fermier s’engager pour que son voisin riche puisse continuer à l’être grâce à ses esclaves.

Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il avait envie de voir la famille noire d’à côté devenir son égal, hein. Remarquez, dans certains coins de ma connaissance, ça n’a pas beaucoup changé, mais c’est un autre sujet.

Du coup, revenons à cette histoire de statues. Une statue choque ? Une statue date d’une autre époque (c’est fou !) où on ne pensait pas pareil (honteux !) ? Une statue rappelle les-heures-sombres-de-notre-histoire ? Un soldat inconnu d’un autre siècle s’est battu pour d’autres valeurs que de savoir quelles terminaisons il faut mettre sur Twitter pour ne choquer personne ? Plutôt d’abattre sa statue, on peut s’en servir pour expliquer un pan de l’Histoire. Comme ça, tout le monde en sort un peu moins con. Et tant mieux si ça choque : ça permet d’expliquer pourquoi et d’où vient un combat.

Faites disparaître le sexisme de toutes les œuvres du monde, et qui se souviendra qu’il y a eu un combat contre et pourquoi ? Détruisez les traces de Napoléon III et qui se souviendra de comment nous avons fini en République ? Effacez les enregistrements de Loft Story et qui se souviendra de Steev… aaaattendez, non, oubliez.

On raconte même dans certaines chaumières qu’il existerait un lieu enchanté où l’on pourrait déplacer les œuvres controversées pour les conserver et les expliquer plutôt que de tout péter façon Palmyre « Mais nous ça n’a rien à voir puisque notre camp a RAISON« . Et cela s’appellerait « un musée« . Sûrement une légende.

Moui. Clairement une légende, puisque ça y est, ça a commencé : dans certains musées, on commence à altérer les œuvres pour qu’elles correspondent mieux à notre vision du XXIe siècle. Ministère de la Vérité, bonjour ?

Tout va donc très bien, Madame la marquise : réécrire son histoire et en effacer des traces au motif que cela ne nous revient pas, c’est forcément une bonne idée.

Alors, amis de la justice historique, pour rappel, voici une liste non-exhaustive de quelques monuments qui n’attendent que votre saccage totalitaire pour rendre le monde meilleur :

  • Les pyramides de Gizeh, vibrants monuments à l’esclavage dont elles sont le fruit. Je propose de les remplacer par un bar à smoothies vegans.
  • Les cimetières militaires allemands, parce bon, ces gens se sont quand même battus pour le nazisme, ils étaient donc tous forcément nazis.
  • La grande muraille de Chine, véritable ode contre le multiculturalisme et l’immigration.
  • Les monuments aux poilus, morts dans une guerre entre nations, ce qui vante un peu le nationalisme, tout de même. Une statue de Cali par village serait plus sympa.
  • Versailles & le Louvre qui sont quand même anti-républicains, et furent les QG de gens qui se sont battus des siècles pour préserver les privilèges de la noblesse.

Bon, d’accord : il y a peut-être des statues à briser, en fait.

Quand on a du mal à regarder son histoire en face, autant tout péter.

Les amnésiques n’ont pas de mauvais souvenirs.

Source : Un Odieux Connard, 17-08-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

136 réponses à L’Histoire en marche arrière

Commentaires recommandés

aladin0248 Le 02 septembre 2017 à 08h16

L’idéologie de la nouvelle gauche sociétale occidentale est maintenant bien définie : un mélange d’antiracisme confinant au racisme anti-blanc, le féminisme hystérique, la « théorie du genre », l’ « antifascisme » imposé par des méthodes hyperviolentes, une lutte antireligieuse biaisée, etc. , enfin, bref, l’éradication des signes de la société ancienne au profit d’un conglomérat de consommateurs narcissiques élevés hors sol. Dans les sociétés plus frustes, DAESH mène un peu une lutte similaire pour un autre objectif. Ce qui est intéressant, c’est que ces deux mouvements se renforcent l’un l’autre. On vit vraiment une époque formidable !

  1. Fritz Le 02 septembre 2017 à 07h09
    Afficher/Masquer

    Excellent. J’ajouterais une suggestion : brûler la bobine originale du film Le bon, la brute et le truand, qui donne le beau rôle aux soldats “gris”, parmi lesquels Blondin et Tuco, ou mieux, sous-titrer la scène où Sentenza fait torturer Tuco par le caporal Wallace, avec des explications citoyennes et pédagogiques.

    https://www.youtube.com/watch?v=5ju04DOHydg

    Sinon, c’est en 1863 que Lincoln a proclamé l’émancipation des esclaves. Il y en avait au Nord, dans les états bordiers comme le Maryland. Mais dans son discours d’investiture du 4 mars 1861, le nouveau président avait promis à ses compatriotes “mécontents” du Sud : “L’Union ne vous attaquera pas”. Les excités de Caroline du Sud ont commis l’erreur de prendre l’initiative en bombardant le Fort Sumter.


    • Fritz Le 02 septembre 2017 à 07h53
      Afficher/Masquer

      Autant pour moi : vérification faite, c’est bien en 1862, le 22 septembre, que Lincoln a annoncé la proclamation d’émancipation. Un mois plus tôt, il avait écrit dans une lettre au National Intellligencer de Washington :

      “Mon objectif suprême dans ce conflit est de sauver l’Union, il ne vise ni à sauver, ni à détruire l’esclavage. Si je pouvais sauver l’Union sans libérer un seul esclave, je le ferais ; si je pouvais la sauver en libérant tous les esclaves, je le ferais ; et si je pouvais y parvenir en libérant certains esclaves sans toucher aux autres, je le ferais aussi.”

      Enlever les statues du général Lee ne suffit pas : il faudra détruire le Mémorial de Lincoln à Washington.


    • IDIOPHAGE Le 02 septembre 2017 à 08h52
      Afficher/Masquer

      C’est acquis, les cons osent tout. (Merci Audiard).

      Mais que faire quand ils sont majoritaires dans les instances de décision et presque partout ailleurs également les plus nombreux ?

      La petite minorité dispose de bien peu de marge de manœuvre :

      1. Être copilote du bolide qui fonce droit dans le mur en tentant de con-vaincre le conducteur que non, décidément c’est pas possible.

      2. Ne jamais entrer dans le bolide et vivre en quelque sorte hors du temps (mais dans le Temps). Ce qui suppose de vivre seul, généralement pauvre et plus certainement encore sans descendance…

      Apres tout, la connerie humaine est peut-être le destin de l’Humanité ? Ou pas… (Décidément les voies du Seigneur sont impénétrables)

      https://m.youtube.com/watch?v=pg5rz-11EwI


    • Garibaldi2 Le 03 septembre 2017 à 02h07
      Afficher/Masquer

      Je me débrouille pour faire figurer mon commentaire en début de file pour qu’il soit plus visible !!!!

      C’est quoi ces torrents d’arguments et ces flots de contre-arguments pour cet article sans aucun intérêt ?

      Heureusement que certains ont relevé cette énorme bêtise de l’auteur : Les pyramides du plateau de Gizeh n’ont pas été construites par des esclaves mais par des hommes libres, bénéficiant d’un excellent système d’assistance médicale, de locaux aménagés pour leur vie quotidienne pendant le chantier, et de nourriture fournies par leur employeur.

      Les esclaves pliant sous les coups de fouet, c’est du Hollywood à la Cecil B. DeMille, qui n’hésita pas à commettre 2 fois le grandiose navet ”les 10 commandements”!


  2. Kazhim Le 02 septembre 2017 à 07h09
    Afficher/Masquer

    Déjà à l’époque “l’Union” comme la “fédération” dans starship trooper, trouvais des raison humanitaire pour justifier ses actions guerrière et hostile et s’approprier des territoires récalcitrant. Comme ci la question de l’esclavage pouvait se régler sur une guerre, alors qu’on sait très bien qu’une forme d’esclavage à subsister, et pour les blanc et pour les noir, et surement aussi pour les indiens. Car le système qu’on créer nos démocrates ne survit que par l’esclavagisme. On l’a assez vu dans des condition assez extrême en Inde comme en Chine de nos jours (même si il peut y avoir des progrès plus important que dans les pays occidentaux) mais même chez nous, alors certes on a des droits, mais allez revendiquer vos droits dans une petite entreprise sans syndicats. ,

    Bref,les sociétés communistes semblent être les seul à avoir vraiment voulu supprimer cette conditions. Et il y a surement matière à réflexion de leur côté, mais côté capitale, on peut pas vraiment dire qu’on a mit fin à l’esclavage.

    Sinon pour la mémoire, je suis d’accord pour dire que chaque soldat mérite d’être commémoré, peu importe les raison qui l’ont amener à la guerre, le soldat commet le meurtre et meurt au combat car on lui en donne l’ordre, et ce sacrifice doit au moins être honoré.

    Par contre attention à la tentation propagandaire, hommage n’est pas héroisation et encore moins légitimation des crime, je pense notamment à ce sniper Chris Kyle qui a eu le droit à hollywood pour ses 250 victimes.


    • isidor ducasse Le 02 septembre 2017 à 08h48
      Afficher/Masquer

      Dans les sociétés communistes il n’y avait pas d’intêrets personnels, tout le monde travailler pour la collectivité.
      Dans les sociétés communistes il était interdit de penser par soi-même, de connaître l’histoire de son pays, les racines de son passé étaient soigneusement déformées par des mensonges, des calomnies.
      Plus de liberté de se faire plaisir en fonction de ses envies, plus de liberté de raisonner.
      Plus de liberté du tout.


      • Kazhim Le 02 septembre 2017 à 09h10
        Afficher/Masquer

        ouais enfin vous caricaturez beaucoup. Là vous prenez l’exemple de l’urss de staline, c’est un peu fort pour faire des généralité.

        Thomas Sankara, Castro, Deng Xiaoping et tant d’autre “communistes” ne répondent pas du tout aux critères que vous nommez. Y a bien sur eu des période terrible comme la révolution culturelle en Chine, mais je met cela plus sur la bêtise humaine que sur le communisme.

        Pour vos libertés je peux vous contredire

        La liberté de consommer, de satisfaire ses propre désir au mépris de la communauté, quand à la liberté de raisonner, on a la corée du nord et l’arabie saoudite qui sont fort dans cette interdiction, et qui n’ont rien de communiste. Ces juste des dynastie familliale tryannique à souhait.

        Alors gardez vos généralités pour autre choses.

        Les racines de notre propre passé sont aussi déformé pour servir un discours officiel, la révolution française, la commune, la normandie viking, les cathare, etc etc. Donc bon, je pense qu’on a pas trop de leçon à donner;


        • isidor ducasse Le 02 septembre 2017 à 11h40
          Afficher/Masquer

          Bonjour,

          Citez moi un pays ou le communisme est arrivé au pouvoir par la démocratie.

          Oui la liberté de consommer, pas forcément au détriment de la communauté, oui de satisfaire ses envies, de se faire plaisir.

          Oui, des gens réécrivent l’histoire, mais d’autres aussi, cela s’appelle le débat et je rajouterai qu’il y a des événements irrévocables, tel Jeanne d’Arc, alors que les communistes cherchaient à faire table rase du passé et qu’il n’y avait aucun débat, mais une vérité officielle.


          • Kazhim Le 02 septembre 2017 à 11h50
            Afficher/Masquer

            donc citez moi un pays qui ne fait pas de vérité officiel?

            Aucun

            J’ajoute qu’en france questionner le 11/9 ou la shoah c’est s’exposer à la censure voir pratiquement à la chasse à l’homme, on est pourtant pas un régime communiste. N’est ce pas?

            Et encore une fois vous faites des généralité en prenant les exemple les plus extrême pour illustrer l’ensemble.


            • some Le 02 septembre 2017 à 16h15
              Afficher/Masquer

              > donc citez moi un pays qui ne fait pas de vérité officiel?

              Pour être plus précis, parlons de gouvernement qui fait vérité, et introduisons la notion de peuple éclairé!=éduqué pour ne pas croire aux conneries de celui ci.

              Je dis éclairé!=éduqué car la question n’est pas d’avoir obtenu un diplôme dans cette machine à broyer notre future que sont devenus ces sociétés-usines-à-produire-du-diplomé.
              Mais bien d’avoir pris le temps de laver son cerveau… enfin on essaie hein…


            • Un électeur attentif Le 02 septembre 2017 à 20h44
              Afficher/Masquer

              Sur beaucoup de sites de réinformation l’UE est surnommée l’UERSS, et la France est un des meilleurs élèves de la classe.
              Pour toutes les raisons que vous citez – liberté de pensée et d’expression à géométrie variable et ostracisation des déviants, rôle excessif de l’état dans toutes les sphères de la vie privée, fiscalité punitive, absence de transparence des dépenses et autres décisions publiques, unanimité de la presse, par ailleurs subventionnée, …
              La liste des sujets tabous dépasse de beaucoup le 11/9 et la Shoah.
              Le peuple français a été dépossédé de son droit de s’informer et de réfléchir. Sans parler de celui de décider de ce qui affecte son présent et son futur.
              UE, OTAN et organismes apparentés ont morphé pour devenir un extraordinaire instrument de répression et de domination mondiale.


          • jacques Le 02 septembre 2017 à 12h49
            Afficher/Masquer

            @isidor ducasse
            Le Chili !
            Mais apparemment ça a gêné un grand voisin partisan de la liberté de consommer .
            Nous ont a pas de vérité officielle mais des “fake news” .


            • isidor ducasse Le 02 septembre 2017 à 13h39
              Afficher/Masquer

              @jacques
              Allende était socialiste.
              Mais pourquoi diantre, faut-il associer consommation et néo-libéralisme ?
              La consommation est naturelle nous sommes tous des consommateurs, vous aussi jacques.
              Oui cela est vrai il y a des mines de cuivres exploitées par des investisseurs américains qu’Allende, en véritable chef d’état, voulez nationaliser pour en faire profiter son peuple. C’est exactement ce qui se passe au vénézuela avec le pétrole.
              Pour les “fausses nouvelles” entiérement d’accord avec vous, mais avouez que ce n’était pas le cas il y a une quinzaine d’année. Nous basculons dans une véritable dictature pilotée par l’Union Européenne, soumise à Washington, cet empire qui nous impose sa langue que vous avez vous-même utilisée en parlant de fake news.


          • Kazhim Le 02 septembre 2017 à 15h30
            Afficher/Masquer

            Ouais alors pourquoi associer le communisme à toute les bêtise qui ont été faites?

            Vous pouvez me dire?


            • Gérard de Nerval Le 02 septembre 2017 à 16h33
              Afficher/Masquer

              non je n’associe pas le communisme à toutes les bêtises, je dis simplement qu’ un système qui est une dictature privant les hommes de leur liberté ne peut prétendre lutter contre l’esclavage


          • antoniob Le 02 septembre 2017 à 17h39
            Afficher/Masquer

            * la démocratie n’arrive pas au pouvoir par la démocratie, mais par une révolution.
            * le terme démocratie est ambigu: il porte sur le fonctionnement politique entre dirigeants et dirigés, mais souvent désigne le degré de libertés des dirigés. Or dans certaine dictatures le degré de liberté des dirigés est presque identique à ce qu’il est dans dans démocraties
            * les états démocratiques contournent facilement les mécanismes démocratiques: par la manipulation médiatique ou directement en niant les urnes (les “référendums” niés par l’UE par exemple) ou en jouant de mécanismes parallèles.

            les histoires baltes, kazakhes, ouzbèques ou russes ne furent pas niées et remplacées dans l’URSS, mais contrôlées et modulées, et essentiellement pendant la période stalinienne. Au contraire les bolchéviques initiaux et les post-staliniens, mettaient en valeur les histoires nationales locales. mais toujours sous contrôle.
            De nombreuses démocraties font de même.


          • Sébastien Le 03 septembre 2017 à 12h02
            Afficher/Masquer

            Le Mondialisme voulu par nos élites EST un communisme.


  3. Subotai Le 02 septembre 2017 à 07h14
    Afficher/Masquer

    Quand j’ai tenu le même raisonnement sur @SI, je me suis fait traiter de “pauvre…”
    On va bien voir ce que ça donne ici… 😀
    En tout je suis de tout cœur avec Odieux connard. 😉


    • geedorah Le 02 septembre 2017 à 14h16
      Afficher/Masquer

      odieux connard (pour la détente), asi, les crises, agoravox, investigaction, le grand soir, chroniques du grand jeu et surement d’autres, en fait on n’est pas si nombreux que ça à vouloir s’informer “autrement” sur le net, c’est juste que c’est toujours les mêmes aux mêmes endroits, ça me déprime presque ^^

      dsl pour le hors sujet


  4. Ovuef2r Le 02 septembre 2017 à 07h17
    Afficher/Masquer

    Sur France Culture il y a peu on parlait de Colbert, cet ignoble individu auteur du Code Noir (honte à lui) et sur la nécessité d’en effacer la mémoire. Mais pas que de lui…
    L’émission commençait par l’évocation de Charlottesville et tous les participants, à commencer par l’animateur, trouvaient normal de déboulonner la statue du général Lee. Ils se demandaient juste jusqu’où aller chez nous..
    Me revint en mémoire cette phrase d’Orwell : “Qui contrôle le présent contrôle le passé, qui contrôle le passé contrôle l’avenir”.
    On vit une époque formidable dessinait Reiser (d’où mon pseudonyme d’ailleurs).
    Sinon le Coran a l’air de trouver l’esclavage un état normal des prisonniers non musulmans, sera t-il lui aussi soumis aux ciseaux de la censure ? Parce que de ça il ne fut nulle mention lors du débat.


    • Fritz Le 02 septembre 2017 à 08h22
      Afficher/Masquer

      Je comprends maintenant pourquoi Colbert, Napoléon et tant d’autres sont oubliés par les programmes actuels d’histoire en collège. Quelle bêtise, tout de même…

      Quant au général Lee, il était personnellement hostile à l’esclavage, je ne sais plus si c’est lui qui avait suggéré au président confédéré Jefferson Davis d’armer les esclaves, en 1864 ou 1865, mesure désespérée pour “sauver” le Sud.


      • J Le 02 septembre 2017 à 14h54
        Afficher/Masquer

        Il avait même déclaré, avant la guerre, que l’esclavage était “un fléau moral et politique”. Seulement il avait une famille, qui a eu le dernier mot quand il s’est agi de choisir son camp.

        Autres généraux sudistes de premier plan et notoirement antiesclavagistes, Richard Ewell et Patrick Cleburne.


    • Surya Le 02 septembre 2017 à 09h03
      Afficher/Masquer

      J’ai pensé à la phrase d’orwell aussi. Il faudra donc débaptiser toutes les rues “robespierre” et “jules ferry”. Il faudrait aussi débaptiser “washington DC” vu qu’elle porte le nom d’un type qui est mort en possédant plusieurs centaines d’esclaves.


      • Kazhim Le 02 septembre 2017 à 09h14
        Afficher/Masquer

        Accessoirement celui qui appela aussi au génocide des amérindiens.
        Après avons nous des place Adolf Pol Pot et chris Kyle?

        Je ne sais pas


        • jacques Le 02 septembre 2017 à 12h53
          Afficher/Masquer

          Nous avons bien des rues Adolphe Thiers.


      • J Le 02 septembre 2017 à 14h56
        Afficher/Masquer

        Et Napoléon Ier, qui a non seulement rétabli l’esclavage mais préconisé l’extermination des Noirs qui avaient pris gout à la liberté… s’il y a un homme dont la mémoire doit être maudite, c’est bien lui.


    • Gwen Le 02 septembre 2017 à 19h24
      Afficher/Masquer

      Colbert, auteur du code noir…. Certes, mais de bien d’autres choses qui ont fait de la France une puissance à l’international. Et puis remettons les choses dans leur contexte, le code noir est la première législation traitant de l’esclavage dans le royaume de France. Cela veut dire qu’avant, tout, le meilleur comme le pire, était permit. Et puis ce n’est pas comme s’il avait été tant respecté à la lettre que ça, le code noir punissait les esclaves lorsqu’ils l’enfreignaient par la justice ROYALE (en théorie), le maître ne pouvant (en théorie) pas battre au fouet ou torturer ses esclaves (mais là, avec le faible contrôle dans les colonies, ces dispositions étaient très souvent enfreintes).

      Bien sûr, tout cela ne légitime pas l’esclavage en tant qu’institution mais, le code noir, tout cruel qu’il soit, avait le mérite de fixer des règles pour éviter les pires abus (même si dans la pratique…..).


  5. Kazhim Le 02 septembre 2017 à 07h18
    Afficher/Masquer

    Remarque

    Les pyramides de Gizeh, vibrants monuments à l’esclavage dont elles sont le fruit. Je propose de les remplacer par un bar à smoothies vegans.

    Les pyramide de Gizeh ne sont pas le fruit de l’esclavage, ceci est l’interprétation donnée par Hérodote qui estimait impossible ces construction sans esclavagisme, et l’ancien testament avec les méchant égyptiens

    Les constructeur de pyramide étaient des travailleurs salariés avec des droits , je sais cela surprend, mais c’était bien le cas. Le seul cas possible d’esclavage en Egypte c’est celui des prisonniers de guerre, et ou des héritier de dette qui ne pouvait rembourser que par la force du travail

    Y a pas à dire certains peuples anciens étaient plus avancée que nos civilisations modernes.

    https://www.youtube.com/watch?v=CqGk7gVMf4U


    • Fox 23 Le 02 septembre 2017 à 09h27
      Afficher/Masquer

      Tout à fait Khazim !
      Honte à moi, produit de l’école de la République, il m’a fallut une expo au Louvre (on en revient à nos musées de cet excellent article), pour apprendre que oui, il y avait des esclaves mais que la grande majorité des gens travaillant sur les pyramides étaient salariés et faisaient le semaine de 5 jours !

      Le musée présentait même un document (traduit of course)où un type ne s’était pas présenté au travail le lundi pour avoir trop arroser un mariage dans sa famille le WE précédent !


    • Dahool Le 02 septembre 2017 à 13h23
      Afficher/Masquer

      Bonjour

      Vous m’avez devancé Kazhim !

      Le lieu de vie des bâtisseurs ne correspond pas aux caractéristiques d’un camp d’esclaves. Ce site est proche des pyramides.
      Vu sur un doc archéo.

      De plus, il semble que ça fasse sauter un autre mythe qu’il est préférable d’ignorer…
      Vu, probablement, sur un site d’extrême droite.

      Sinon, il est dit aussi que, peut être, ce ne sont pas les égyptiens qui ont construit les pyramides. D’après des géologues, l’érosion du sphinx semble indiquer que le site a connu une longue période de pluie abondante et que celle ci date, environ, de -8000/10000 avant JC.
      Vu, assurément, sur un site complotiste.

      Pour terminer, ça fait 4500 ans que la grande pyramide est construite et on ne sait toujours pas comment. Il faut dire qu’elle a passé un bon moment sous le sable.


      • J Le 02 septembre 2017 à 14h59
        Afficher/Masquer

        Pour ce qui est du Sphinx, rien ne prouve qu’il est contemporain des pyramides. Il a dû être retaillé à un moment car sa tête est bien trop petite par rapport au corps, et bien mieux conservée. Mais alors on ne peut plus rien dire sur sa construction initiale et sur le statut des travailleurs…


        • Dahool Le 02 septembre 2017 à 21h29
          Afficher/Masquer

          Bonjour J (in black ?)

          C’est pourtant la théorie officielle, le sphinx date de la construction des pyramides. C’est le visage de Khéphren.

          Plus précisément, c’est le bassin qui l’entoure qui porte ces fameuses traces, il est vrai que les photos et vidéos semblent attester d’un écoulement d’eau sur la pierre.
          Cette région n’était pas un désert, il y a très longtemps…

          Étonnante histoire.
          Les égyptiens n’auraient que modifié sa tête ?


      • Kazhim Le 02 septembre 2017 à 15h33
        Afficher/Masquer

        Bah cette vidéo devrait répondre à vos questions.
        https://www.youtube.com/watch?v=JPiNgDIr250
        Je pense qu’il ne faut pas amenuiser les prouesse humaine, qui aurait cru qu’on aille dans l’espace un jour?

        Il en va de même pour les pyramides.


        • Haricophile Le 03 septembre 2017 à 09h10
          Afficher/Masquer

          J’ai déjà vu des documentaires bien meilleurs. Vous trouverez aussi des vidéos sur la manipulation des charges, dont celle d’un américain fou d’astuce manipulant avec sa seule force un bloc de plusieurs tonnes, allant jusqu’à en dresser un comme un menhir, toujours seul et sans moteur ou vérin, rien qu’avec des rondins et des cales. De quoi largement démystifier aussi l’Ile de Pâques… depuis que l’homme est homo sapiens sapiens, son intelligence n’a guère évolué, ce qui a évolué sont ses connaissances et son environnement. Des Enstein ou Léonardo da Vinci on dû exister même “à l’âge des cavernes”. Non seulement nous ne sommes pas le centre de l’univers, mais nous ne sommes pas non plus le centre de l’histoire.


    • Pinouille Le 04 septembre 2017 à 16h44
      Afficher/Masquer

      “Le seul cas possible d’esclavage en Egypte c’est celui des prisonniers de guerre, et ou des héritier de dette qui ne pouvait rembourser que par la force du travail”

      Si cette affirmation est vraie, ne contredit-elle pas l’ancien testament (Moise qui libère les hébreux de l’esclavage egyptien) ?


  6. Alfred Le 02 septembre 2017 à 07h35
    Afficher/Masquer

    On peut penser ce qu’on veut du style et les pincettes et circonvolutions utilisées par l’auteur en disent long sur l’époque (il est important de laisser penser que l’on parle depuis le bon camp hein pour avoir le droit de parler…), mais l’idée générale exprimée relève de l’évidence. Il est proprement terrifiant (surtout lorsqu’on est issu de la gauche) de voir des types à dreadlocks et pins rouges raisonner comme des SA et prétendre tabasser pour raisonner ou devenir iconoclastes. Pourquoi pas adeptes de l’autodafé, rien ne s’y oppose sur le fond (seule image dans les mémoires retient le bras). Pour malcomprenants de plus en plus anti-fa = fa….
    Les raisonnements faux et les mauvaises idées se combattent pas par la violence. La violence civile est le désir, le besoin et l’outil de l’oligarchie exclusivement. Si certains voient sans preuve derrière l’extremiste de droite à la voiture la main du deep state, la “location” de contre manifestants “de gauche” par une entreprise privée semble avérée (qui paye?). Quels oligarques se trouvent donc en Europe derrière les black blocks et autres no border?
    Si nous ne refusons pas cette violence comme nous avons refusé celle des débiles qui avaient jeté un émigré dans la Seine elle emportera nos sociétés. Ici comme aux us (quoi qu’on puisse penser du degré de violence aux us nous ne sommes à l’abri de rien).


    • Kazhim Le 02 septembre 2017 à 08h20
      Afficher/Masquer

      bon après l’auteur du blog se revendique d’être un odieux connard, donc je crois qu’il ne fait que donner de la densité à son personnage.


  7. Nicolas Le 02 septembre 2017 à 07h39
    Afficher/Masquer

    Arg, non, les pyramides d’Égypte n’ont pas été construites par des esclaves. Article intéressant à part cette petite bêtise.


  8. calal Le 02 septembre 2017 à 07h54
    Afficher/Masquer

    c’est vrai que qu’on on y repense,les gars de daesh petaient les statues de palmyre. sacre comparaison pour les “antifas” des us. peter une statue c’est pareil que de bruler un livre? sur le plan symbolique surement amha.


    • Fanfan Le 02 septembre 2017 à 10h27
      Afficher/Masquer

      Et les destructions wahhabites des lieux Saint-Denis de l’ISlam en péril ? (Cf. Article du blog)


      • patrick Le 02 septembre 2017 à 14h04
        Afficher/Masquer

        oui , mais là c’est pour bâtir des hôtels et faire du fric 🙂


  9. Kazhim Le 02 septembre 2017 à 08h02
    Afficher/Masquer

    Pour le louvre je ne suis pas contre, étant donné que ce musée c’est l’étalage du pillage de l’Histoire des autres pays durant la colonisation. Puisqu’apparemment les “autochtone” étaient incapable de prendre soins de leur propre passé.


    • Surya Le 02 septembre 2017 à 09h29
      Afficher/Masquer

      on a vu comment les afghans se sont comportés avec leur passé (Bouddhas de Bâmiyân)


      • Kazhim Le 02 septembre 2017 à 11h22
        Afficher/Masquer

        Bon vous imaginez un arabe ou un chinois venir en france, faire des fouille et remporter tous le matos qu’il trouve sur l’époque romaine etc?

        Je pense pas.

        De même cela ne nous donne aucun droit de s’approprier l’histoire des autres.

        Des lieux détruit y en a toujours eu partout dans le monde,je vous rappel monté cassino?

        Alors c’est bon ce genre d’argument à la noix.

        En chine aussi y a eu des temples détruit à cause la révolution culturelle, cela n’empêche pas le gouvernement actuel de faire des travaux de restauration. Donc oui on a pas s’emparer du patrimoine des autres.


        • olivier Le 02 septembre 2017 à 13h14
          Afficher/Masquer

          Mais ils viennent et nous pillent. Il suffit de regarder ou passe notre patrimoine démontés pièce par pièces (maison, portail, façades châteaux entier) ou le mobilier National et les 23 000 oeuvres manquante. Ils ne fouillent pas, ils achetent.

          La Chine a compris qu’il fallais lutter sur le plan culturel si elle voulais tenir. Le temple de shaolin fut restauré à la suite de la visite de Nixxon en 1972 visitant les ruines.

          En revanche, en Egypte en 1964, qui a protégé le Temple d’Abou Simbel du barrage en construction en le démontant pièce par pièce pour le déplacer dans une entreprise titanesque ?

          Si on avais attendu « les autres » pour avoir une histoire…


          • Kazhim Le 02 septembre 2017 à 22h22
            Afficher/Masquer

            S’ils achètent c’estr qu’il y en a qui vendent, on est donc responsable de cette situation d’une part

            Et pour le louvre, on a un ensemble de vestige qui n’ont même pas le mérite d’avoir été acheter, mais bel et bien pillé par les puissance coloniale.

            Y a quand même une nuance de taille.

            Reste qu’on ne devrait pas vendre notre patrimoine, mais là c’est à nous de faire ce qu’il faut, on ne peut rien leur reprocher, car en plus ils achètent, par rapport à ce qu’on a fait, prendre sans payer, je crois qu’ils demeurent moins reprochable que nous.


            • olivier Le 03 septembre 2017 à 00h54
              Afficher/Masquer

              Parce que pour vous le trafic des oeuvres d’arts est moins grave ? la transformation du patrimoine de l’humanité en actif financier ? On parle 2 minutes du financement d’ISIS ?

              Je ne m’associe aucunement à votre « nous ». Ce n’est que corruption, vol fraude et pillage. Un patrimoine ça se defend en effet, et les guerres se perdent également. Vae victis.

              La guerre traine malheureusement son cortège de vautours profiteurs. On pourrais en effet parler du pillage de l’ancien palais d’été dont on soupconne Victor Hugo d’avoir bel et bien racheté des pièces. Donc selon vos critères, que ce soit par la force des armes ou la ruse, dans un sens ou dans l’autre… je ne fini pas le tableau, vous avez compris.

              Je ne nierais pas qu’il existe des oeuvres à l’origine douteuse dans les musées. Mais à quoi bon exagérer et culpabiliser à outrance ? dans quel but cette rangaine anti-colonialiste d’un autre temps ? On peut encore parler des vestiges égyptiens : comme nous étions les seul à nous en soucier, je dirais qu’on a bien fait de préserver ce pan de l’histoire de l’humanité. Le monde entier peut maintenant l’étudier et l’admirer.

              Enin vous notterez que ce n’est pas la valeur esthétique de la statue de Charlotteville qui est en question. C’est ce qu’elle represente pour la société qui l’a produite et c’est ce qui resonne en elle. Que raconte l’obélisque au peuple qui se prénomme aujourd’hui ‘égyptien’ ?


        • Tepavac Le 03 septembre 2017 à 17h16
          Afficher/Masquer

          imaginez un arabe ou un chinois venir en france, faire des fouille et remporter tous le matos ….

          C’est parfaitement imaginable et même naturel, dès l’instant où la population aurait renoncé à la maîtrise de son environnement et de son destin.
          Quoique nous aspirations toujours à de meilleures idéaux, il n’en demeure pas moins que l’existence au quotidien, est une lutte individuelle et personnelle.
          Sur le long terme, ceci expliquant cela.


    • olivier Le 02 septembre 2017 à 10h10
      Afficher/Masquer

      Vous qui critiquez les caricatures, voila un propos excessif qui vous discrédite.

      Je ne suis pas un fan des musées (invention récente – issue des cabinets de curiosités et collections privées – qui permet de reléguer le passé aux oubliettes), mais il faut comprendre que l’intérêt pour «  l’autre », son histoire et son mode de fonctionnement n’est pas universellement partagé. Cela commence avec Herodote et Homere.

      L’Egypte nous est connu grâce à Champollion. Et Champollion c’est aussi Napoleon.


  10. Bernard Le 02 septembre 2017 à 08h15
    Afficher/Masquer

    “C’est un peu comme si vous traitiez de « stalinistes » un castriste et un léniniste. Alors que la différence est énorme …”

    Ca, c’est du n’importe quoi! La collectivisation en URSS a développé l”agriculture qui, elle, a permis de construire l’industrie moderne, ce qui a permis à défaire une Allemagne nazie appuyée par les impérialistes occidentaux, et mettre en place un système socialiste. La Corée du nord? Les USA l’ont tapissée de bombes, mais non pas réussi à l’écraser – la lutte populaire menée par la guérilla de Kim Il-sung, appuyé par l’URSS et la Chine. Castro n’a pas eu à faire face à autant de violence, mais Cuba se maintient. L’objectif communiste ultime est le même pour tous. La construction socialiste, elle, doit tenir compte des aléas, des complexités, des hostilités du moment.


    • Fritz Le 02 septembre 2017 à 09h40
      Afficher/Masquer

      Eh bé… Bonjour la langue de bois et la vision blindée.

      Pour les joies de la collectivisation en URSS, (re)lisez Vassili Grossman, “Tout passe”.

      Lorsqu’elle attaque l’URSS en juin 1941, l’Allemagne nazie n’est pas précisément soutenue par les impérialistes occidentaux (qu’elle dénonçait comme des “ploutocraties”). Six semaines plus tôt, dans la nuit du 10 au 11 mai, elle avait procédé au bombardement le plus meurtrier de Londres (1436 morts). Bon, c’est vrai, la même nuit Rudolf Hess arrivait en avion en Écosse… Agissait-il en son nom ou bien était-il envoyé par Hitler qui l’a désavoué, cela reste à débattre…

      Et dans l’Allemagne nazie “appuyée par les impérialistes occidentaux”, on parlait aussi de “construction socialiste”.


      • Daniel Le 02 septembre 2017 à 17h11
        Afficher/Masquer

        “l’Allemagne nazie n’est pas précisément soutenue par les impérialistes occidentaux ”

        Vraiment? Commencez par vous renseigner et on pourra en rediscuter.

        Indices: carburant synthétique, caoutchouc, finances, Speer, etc.


        • Fritz Le 02 septembre 2017 à 21h40
          Afficher/Masquer

          Décidément, ça devient une vulgate. Mais vos “indices” ne prouvent en rien que l’Allemagne nazie a déclenché l’opération Barbarossa avec l’appui des Occidentaux, avec qui elle était en guerre ouverte (Angleterre) ou larvée (États-Unis).


          • Fritz Le 02 septembre 2017 à 21h55
            Afficher/Masquer

            Et un conseil pour un autre : commencez par vous renseigner sur ce politicien britannique, quintessence de l’impérialisme depuis Omdurman (1898) et la guerre des Boers, cet anticommuniste enragé qui a apporté tout son soutien à l’URSS dès le 22 juin 1941.

            Indices : index et majeur formant un V, cigare, etc.


          • Haricophile Le 03 septembre 2017 à 09h22
            Afficher/Masquer

            Les appui c’est compliqué, mais ce qui est simple c’est que “l’argent n’a pas d’odeur” et le soutient tardif des USA dans la guerre qui a principalement été gagnée par les Russes l’a été dans des intentions purement intéressées. “Plutôt Hitler que les communistes” a changé quand ils ont compris les bénéfices qu’ils pouvaient obtenir (et ont obtenu) en faisant la guerre a Hitler plutôt que de collaborer par leurs entreprises.
            L’histoire, la vraie, est toujours odieuse et sordide sous son vernis patriotique et héroïque.


    • gracques Le 02 septembre 2017 à 10h42
      Afficher/Masquer

      Il ne vous a pas échappé j’espère que ‘gros connard’ fleurte parfois avec l’ironie voire le second degre


  11. David g Le 02 septembre 2017 à 08h16
    Afficher/Masquer

    Les pyramides de gizeh ont été construites sans l’utilisation d’esclaves, ont montré les récentes découvertes archéologiques.
    Mais on a effectivement tenté de les détruire pour utiliser les matériaux à la construction de mosquées et autres.
    Puis elles ont été completement detruites car classifiées en cénotaphes pour mieux correspondre à ce qu’on enseigne des les ecoles.
    Et puisque l’auteur parle de statues déboulonnées, je propose, dans un esprit très positif, d’en élever des nouvelles. Et pourquoi pas une de Brittania, en souvenir de l’empire qui a tellement bien organisé et découpé avec sa règle ces pays d’Afrique et du moyen-orient qu’aujourd’hui encore ces frontières sont incontestées.
    Une à Bagdad aussi, à l’effigie d’un soldat US mort pour la liberté et la répression des armes de destruction massive.
    Une a Bruxelles aussi, – j’ai du mal à choisir quel eurodeputétat – à la gloire de la souveraineté et la démocratie enfin instaurée en Europe.
    Une dans chaque capitale occidentale, représentant un journaliste moderne pour son combat contre le complotisme,la pensée unique, la propagande et les fakes-news.
    Ce genre de statues risquent de traverser bien des âges.

    On me dit que pour bruxelles, il y a déjà manneken pisse.


    • olivier Le 02 septembre 2017 à 10h19
      Afficher/Masquer

      Au dela de l’outrance vous pointez du doigt un excelent point : notre société est incapable de produire une statue contemporaine digne de ce nom.

      Incapable de produire une figure que l’on puisse mettre sur un pied d’estale. Plus de héro, plus d’acte de bravoure à saluer hunanimement, plus de découvertes, plus d’honneurs. Il n’y a plus rien a saluer car il n’y a plus de sacré, tout est marchand et idéologie. Nous ne pouvons que déboulonner ou gonfler du plug anal et autre vagin mercantile. Nous sommes décidement bien pauvres au milieu de cette fausse richesse.


      • Suzanne Le 02 septembre 2017 à 10h53
        Afficher/Masquer

        http://www.firstpost.com/world/anything-say-snowden-assange-manning-statues-unveiled-berlin-2226700.html
        [Modération – Veuillez présenter en quelques mots les liens que vous partagez, afin de faciliter pour les lecteurs la décision de cliquer ou non.]


        • olivier Le 02 septembre 2017 à 11h17
          Afficher/Masquer

          Exactement !
          Une instalation temporaire, une manifestation politique, du vent déjà oublié.
          Rien qui ne traverseras le temps. L’art c’est aussi l’inutile qui traverse le temps.


      • gracques Le 02 septembre 2017 à 10h54
        Afficher/Masquer

        Bof , et c’est peut être tant mieux….
        Je suis surpris de constater ici ,’qu’alors que certains commencent une discussion civile sur l’esclavage antique bien me semble t il dans la veine du texte , certains ne pensent qu’à ‘deboulonner’ des statuts mentales pour en ériger d’autres ……
        Le truc , c’est qu’une société bouge ‘ évolue et se construit aussi contre son passé , ne pas oublier c’est permettre de voir le chemin parcouru et peut être d’éclairer un tant soit peu l’avenir mais ce ‘est pas adhérer à des valeurs qui n’ont plus de sens.


        • olivier Le 02 septembre 2017 à 11h38
          Afficher/Masquer

          Ce n’est pas par nostalgie que je parle, mais pour éclairer la médiocrité de notre présent par comparaison. Nous ne pouvons qu’enlever et nous n’avons rien a ériger. Le vide et le néant. Il est vrais que le plug-anal place Vendôme est tellement plus porteur de « valeurs », il faut être de son temps, on arrête pas le progrès, etc… la perte de sens est en effet patente. Ou sont les bustes des nouvelles Marie Curie ? ou des Laperouses ? Vous imaginez une statue de François Hollande ? nous sommes passé du bronze à la cire molle, du marbre noble à la faïence des bidets.

          Libre à vous d’enfermer la discussion sur l’esclavage mais le texte soulève un peu plus que cela, notamment notre rapport à l’histoire, notre passé et la nécessité de le conserver. Si une société évolue, elle peut aussi mourir. Vous pouvez vous en réjouir, je me préfère du côté de la vie. Il faut renouveler à chaque génération qui vient, mais il faut aussi transmettre.


  12. aladin0248 Le 02 septembre 2017 à 08h16
    Afficher/Masquer

    L’idéologie de la nouvelle gauche sociétale occidentale est maintenant bien définie : un mélange d’antiracisme confinant au racisme anti-blanc, le féminisme hystérique, la « théorie du genre », l’ « antifascisme » imposé par des méthodes hyperviolentes, une lutte antireligieuse biaisée, etc. , enfin, bref, l’éradication des signes de la société ancienne au profit d’un conglomérat de consommateurs narcissiques élevés hors sol. Dans les sociétés plus frustes, DAESH mène un peu une lutte similaire pour un autre objectif. Ce qui est intéressant, c’est que ces deux mouvements se renforcent l’un l’autre. On vit vraiment une époque formidable !


    • Engineer Le 02 septembre 2017 à 16h30
      Afficher/Masquer

      Pour avoir fait deux ans de sociologie, je me suis surtout rendue compte que les recherches sociologiques sont déformées pour rentrer dans la lecture de gauche d’un monde visiblement rempli d’offenses à tous les coins de rues.

      Pour l’exemple, les fameux “hommes blancs hétérosexuels” sont pompés sur les travaux de Raewyn Connell sur la “Masculinité hégémonique” et pour montrer que tous les hommes ne sont pas dominant mais tente d’attendre ce fantasme de masculinité. Homme blanc hétéro n’est pas assez suffisant pour être “dominant” car Connell parle aussi de la position dans la société. Un ouvrier, tout mâle qu’il est, n’occupe certainement pas une place dominante.

      La droite et ses extrêmes ne sont pas les seuls à déformer les faits.


    • pitipitipa Le 02 septembre 2017 à 19h54
      Afficher/Masquer

      “Misandrie” plutôt que féminisme hystérique. Parce que à part le cas particulier des femen lié à la déstabilisation de l’ukraine, je vois aucune hystérie mais plutôt une méchante attaque en règle sur l’homme (blanc qui plus est).

      Même si vous avez raison sur votre liste de fléaux de gauche, est ce mieux de virer monarchiste antirépublicain, sudiste, anticoco avec une tendance lourde à relativiser l’esclavage et le néonazisme.


    • atanguy Le 02 septembre 2017 à 23h01
      Afficher/Masquer

      Ben voyons! L’antiracisme n’est qu’un racisme anti blanc,le féminisme (Une femme insoumise ne peut etre qu’ hystérique!) n’a rien a voir avec la place de la femme dans une société d’hommes,la lutte antireligieuse n’a rien a voir avec l’abrutissement prôné par les soi-disant religieux. Et puis je vous dis DAESH c’est le meme combat que ceux qui luttent pour la démocratie et la liberté individuelle. Dire qu’un tel ramassis de contre vérités se trouve en téte de ce blog m’interroge sur ceux (celui?) qui l’approuve…


    • Ribouldingue Le 03 septembre 2017 à 23h27
      Afficher/Masquer

      Je ne sais pas quelle est votre définition de la gauche, mais je signale qu’il y a fort heureusement en occident une majorité de la droite qui est antiraciste.
      C’est en voyant ce genre de texte analysé avec une vision binaire héritée des propagandes de tous bords de la guerre froide qu’on voit que les déboulonneurs de l’histoire décris dans ce texte ont de beaux jours devant eux.


  13. Michel Le 02 septembre 2017 à 08h17
    Afficher/Masquer

    Je vais faire cours : Article brillant ! (Même si moi aussi j’ai parfois ENVIE de détruire certaine “sculpture” d’art moderne du style plug annal géant etc …).


  14. Xavier Le 02 septembre 2017 à 08h46
    Afficher/Masquer

    Une fois de plus, il ne faut pas se tromper sur l’intérêt réel de ces manifestations et contre-manifestations pour le pouvoir en place : il n’est histoire ici que de faire diversion et de canaliser l’agressivité montante contre un système à bout de souffle. Il faut occuper ceux qui n’aiment pas le foot, le basket (etc.) ou qui ne regardent pas assez la télévision.


  15. Duracuir Le 02 septembre 2017 à 08h49
    Afficher/Masquer

    Et n’oublions pas que Lincoln, tout comme Washington et la plupart des politiciens majeurs US du XIXe siècle se sont fait une réputation première en participant activement et même en dirigeant directement des massacres d’ Indiens.


    • Fritz Le 02 septembre 2017 à 08h59
      Afficher/Masquer

      Ah bon ? Quelles sont vos références ? La biographie de Lincoln par Bernard Vincent ?
      Ou le petit livre de Louis de Villefosse ? J’ai lu les deux ouvrages et je n’ai rien trouvé de tel.
      Contester une vision primaire du passé (les odieux sudistes contre les valeureux nordistes altruistes) ne doit pas aboutir à la remplacer par une autre (les dirigeants états-uniens tous acteurs ou complices du “génocide” des Amérindiens).

      En 1846-48, Lincoln avait dénoncé la guerre impérialiste du président Polk au Mexique :
      https://historyengine.richmond.edu/episodes/view/5495


      • jef Le 02 septembre 2017 à 09h43
        Afficher/Masquer

        Faudrait pas non plus jouer trop sur les mots… Même si tous les politiciens n’étaient pas d’accord il n’en reste pas moins que sur les quelques 30 millions d’indiens les survivants furent parqués dans des réserves… Sans avoir la nationalité américaine!
        En France, peut-être que tous les républicains n’étaient pas d’accord, mais finalement les Vendéens furent égorgés, les responsables (Carrier, Turreau etc) de ce génocide jamais inquiétés…Pourquoi d’ailleurs puisque le génocide est encore nié en 2017?


        • gracques Le 02 septembre 2017 à 10h57
          Afficher/Masquer

          Parce que cela n’en était pas un ?
          Quelle statut voulez vous ériger et laquelle voulez vous détruire ?


        • Micmac Le 02 septembre 2017 à 12h20
          Afficher/Masquer

          Quel génocide vendéen?

          C’était une guerre civile, il y a eu des massacres perpétrés par les républicains et les royalistes, et ils y avaient des vendéens républicains et des vendéens royalistes. Les vendéens insurgés étaient bien aussi féroce que les républicains, et malheur à ceux qui tombaient entre leurs mains avec des convictions un peu molles ou opposées aux leurs. Tout comme du côté républicain. Exactement pareil. Bref, une guerre civile féroce dans laquelle il n’y a pas, comme souvent, les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. J’aurai même tendance à penser qu’ils étaient complètement cinglé des deux côtés…

          Bien sûr, si on raconte l’histoire en ne parlant que des massacres républicains (et en inventant quelques uns au passage), et en ne parlant pas des vendéens républicains, on fait penser à un génocide. Une certaine extrême droite se complet à ce petit jeu depuis longtemps, le but étant d’amener des gens de bonne foi de leur côté par divers biais.


        • Fritz Le 02 septembre 2017 à 12h22
          Afficher/Masquer

          @jef : Turreau a passé un peu plus d’un an en prison, mais vous avez raison, ce n’est pas cher payé pour les “colonnes infernales”.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Marie_Turreau#Les_colonnes_infernales
          Carrier, lui, a été jugé et guillotiné le 16 décembre 1794.

          Enfin, je ne parlerais pas de génocide, ni pour les Vendéens, ni pour les Amérindiens (malgré l’ampleur effrayante des pertes démographiques, aux Antilles notamment). J’en ai assez de cette concurrence victimaire et puérile : “mon génocide il est plus mieux que le tien, na”.

          “Génocide” n’est pas un label.


          • kriss34 Le 02 septembre 2017 à 16h32
            Afficher/Masquer

            @Fritz, la définition d’un génocide, – je ne vous apprends rien je sais- c’est l’ “intention délibérée de détruire un peuple”. C’est techniquement ce qui s’est passé en Amérique non? Il ne s’agit pas de comparer les génocides entre eux, certes, mais tout de même…


            • Fritz Le 02 septembre 2017 à 16h54
              Afficher/Masquer

              Partir d’une définition quasiment juridique pour vérifier son “application” dans le passé, avant même la formulation de cette définition, c’est une démarche qui ne m’est pas familière. D’autre part, il n’y a pas “un peuple” amérindien, expression qui révèle un regard étranger, mais de nombreux peuples amérindiens : parler de “génocide” pour les peuples amérindiens du Canada relève du délire, vous en conviendrez.

              En revanche, on peut utiliser cette catégorie lourde pour donner une idée du traitement par les Européens d’autres peuples amérindiens, en particulier ceux des Antilles. J’ignore s’il y avait une “intention délibérée”, mais le résultat est là : ces Indiens-là ont pratiquement disparu.


        • Duracuir Le 02 septembre 2017 à 19h03
          Afficher/Masquer

          Et bien cherchez mieux, Lincoln demanda avec véhémence et fit partie d’une milice de près d’un millier de volontaires qui s’en allèrent massacrer une tribu d’indien sédentarisée vers Chicago et c’est précisément cet acte qui commença à le faire connaître en politique.
          Et je ne savais pas que Mac Pherson était un historien pour BD…


          • Fritz Le 02 septembre 2017 à 19h13
            Afficher/Masquer

            James McPherson ? Ça me donne envie de relire son bouquin sur la guerre de Sécession. Lincoln avait bâti sa carrière de politicien dans l’Illinois. Merci pour la référence, @Duracuir, et sans rancune.


        • Deimos Le 02 septembre 2017 à 22h46
          Afficher/Masquer

          La Vendée n’existait pas avant la Révolution, pas plus que les “Vendéens”. Difficile de parler de génocide. Carrier, Westermann et d’autres un peu trop loin de la capitale et coupés d’un commandement supérieur se sont déchaînés là-bas (tels des Cortez et Pizarro loin de l’Espagne) mais ils ont fini par payer quelques mois après sous la guillotine… républicaine. Par contre, l’Alsace et la Lorraine existaient bien avant d’être annexées par la France, et Richelieu, Mazarin, Turenne, Louis XIII, Louis XIV n’ont jamais été inquiétés pour avoir ravagé la Lorraine et massacré sa population avec l’aide de mercenaires saxons et suédois. Bizarrement on entend jamais les royalistes pleurer là-dessus.


    • Fritz Le 02 septembre 2017 à 10h04
      Afficher/Masquer

      Échange historiographique en 2017 :

      – Lee était un vilain esclavagiste raciste il aimait pas les Noirs il faut détruire ses statues.
      – Nan et pis d’abord Lincoln était un vilain massacreur d’Indiens raciste toi-même.

      C’était “l’Histoire pour les nuls”.


      • olivier Le 02 septembre 2017 à 10h32
        Afficher/Masquer

        😀 j’adore
        Histoire d’illustrer votre propos et de provoquer un court-circuit.
        http://bit.ly/2grGWsS


        • Lusituationniste Le 02 septembre 2017 à 11h41
          Afficher/Masquer

          Excellent ! Une injonction paradoxale en plein dans le ciboulot !!


        • Fritz Le 02 septembre 2017 à 11h51
          Afficher/Masquer

          Hou ! Le vilain confusionniste !
          J’vais vous dénoncer à Ornella Guyet.
          Vous savez, la p’tite sœur de Rudy.


          • olivier Le 02 septembre 2017 à 12h59
            Afficher/Masquer

            Naan !
            pitié, pas de stage citoyen #goulag !

            Confusion pour beaucoup, satori pour quelques-uns.
            Le diviseur est parmis nous.


  16. Emmanuel Le 02 septembre 2017 à 08h54
    Afficher/Masquer

    Article intéressant , et notamment cette citation de Lincoln (!)….Sortir du storytelling et de l’amnésie sélective, et revisiter un peu son histoire, pour les USA je trouve ça pas mal, même si ça provoque des remous et fait ressurgir des contradictions profondes. N’est-ce pas ça précisément l’intérêt de l’histoire et de la mémoire ? Et c’est très révélateur d’une certaine crise des valeurs et de doutes aux USA (et une leçon bien au-delà…).


  17. Catalina Le 02 septembre 2017 à 08h58
    Afficher/Masquer

    et contrairement à ce pays, les USA qui n’a pour ainsi dire pas d’existence ( à peine 300 ans), une très ancienne civilisation fait, elle, le contraire : “Mais le 30 octobre, le premier monument national dédié aux victimes de la Terreur stalinienne sera dévoilé dans le centre de Moscou. L’événement du 30 octobre, comme Cohen a pu l’apprendre au cours de sa récente visite à Moscou, fera figurer Poutine, qui va personnellement dévoiler le monument anti-stalinien, en dépit du fait qu’une grande partie de la population va certainement désapprouver ce geste.”

    Par Stephen F. Cohen – Le 20 juin 2017

    https://www.thenation.com/article/political-conflict-over-historical-monuments-from-charlottesville-to-moscow/


  18. Duracuir Le 02 septembre 2017 à 09h07
    Afficher/Masquer

    Les bigots musulmans Maliens, Afghans, Syriens, font péter les traces archéologiques qui leurs déplaisent, les bigots “progressistes” Yankees, font péter les statues de leur passé qu’ils réprouvent.

    Ceci dit, pour répondre à l’auteur, je n’ai pas beaucoup vu de cimetières allemands en France, en Pologne ou en Russie.
    Ceci dit, je n’ai pas vu beaucoup de statues ni même de rue ou place de Robespierre ou de Napoléon(à part en Corse).

    Nous en France, et en Europe, c’est au gré des changements de régime et d’occupations qu’on démonte tout.

    En démontant ces statues 150 ans après la guerre, les USA prouvent bien que celle-ci ne fut pas une guerre civile, mais bien une guerre d’invasion du sud par les tartufes puritains de Nouvelle Angleterre.


    • Fritz Le 02 septembre 2017 à 09h18
      Afficher/Masquer

      150 ans après la guerre : ils ont du retard à l’allumage, les “tartufes puritains de Nouvelle-Angleterre” (merci pour eux, je suis pour ma part un tartufe puritain de France).

      Même qu’ils ont laissé la statue monumentale de Jefferson Davis à Richmond :
      https://en.wikipedia.org/wiki/Jefferson_Davis#/media/File:Jefferson_Davis_Monument,_Richmond,_VA_IMG_4066.JPG

      Contrairement au général Lee, le président sudiste Davis était un esclavagiste convaincu (“Dans sa plantation de coton du Mississippi, Davis fait régner une autorité patriarcale”, selon André Kaspi).


    • Vincent Le 02 septembre 2017 à 10h01
      Afficher/Masquer

      Pour les places Robespierre, je vous invite à regarder dans les anciennes villes communistes, et pour les cimetières militaires allemands, en Normandie.

      Vous en trouverez.


    • Francis Le 02 septembre 2017 à 10h13
      Afficher/Masquer

      Si vous n’avez pas vu beaucoup de cimeterres allemands en France c’est que vous n’avez pas voyagé dans le Nord … de la France .
      Ceux que j’ai vus, en faisant de la bicyclette, sont bien entretenus à l’ombre de tilleuls imposants et en parcourant les lieux on ne peut s’empêcher une certaine émotion, comme dans les cimetières du Comonwealth ou dans tout autre cimetière militaire.
      Des jeunes qui sont morts pour que les générations suivantes vivent une vie meilleure, selon ce que l’on leur avait dit .


    • Brok Le 02 septembre 2017 à 10h49
      Afficher/Masquer

      @ Duracuir

      Voici la page wiki des cimetières militaires allemands en France :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Cimeti%C3%A8re_militaire_allemand_en_France

      Il y en a 45 a priori… (en cherchant 30 secondes !)


    • Jmk011 Le 02 septembre 2017 à 11h06
      Afficher/Masquer

      @duracuir
      Désolé de vous contredire sur un point : je ne sais pas pour la Pologne ou la Russie, où je ne suis jamais allé, mais des cimetières allemands il y en a beaucoup en France, particulièrement dans l’est (souvenir 1e GM) et en Normandie (suite au débarquement du 6/6).
      Suite à ce débarquement il y a aussi beaucoup de tombes de civils français, tués par des bombes “alliées”. Demandez aux vieux Havrais ou Caennais ce qu’ils pensent de cette “libération”.
      Tout cela pour dire qu’il ne faut surtout pas sombrer dans le manichéisme, ce que démontre bien l’article écrit par “un odieux connard” qui ne l’est pas tant que ça !!


    • Denis Griesmar Le 02 septembre 2017 à 13h22
      Afficher/Masquer

      Allez à Soignolles (Seine-et-Marne), vous verrez un cimetière militaire allemand bien tenu ; je l’avais même cité en exemple parce que le plus clair de sa surface est occupé par une pelouse, avec quelques arbres … Je me souviens aussi du nom bien allemand figurant sur une tombe, prise au hasard : Wassili Pikulik …


    • Tanguy Le 03 septembre 2017 à 00h59
      Afficher/Masquer

      Ici, en Ardenne (Belgique), nous avons des cimetières “mixtes” : allemands et français réunis pour l’éternité dans leurs tombes et/ou fosses. Les soldats des deux camps n’ayant pas les mêmes honneurs que leurs officiers respectifs…

      Bav,

      note : cela me rappelle cette jolie maxime (de mémoire) : l’on croit se battre pour la Patrie, on meurt pour des industriels.


  19. georges glise Le 02 septembre 2017 à 09h09
    Afficher/Masquer

    à l’école il y a longtemps j’ai appris que jupiter était une planète gazeuse; maintenant il faut apprendre que jupiter-macron vit sur une planète gattazeuse!


  20. jules vallés Le 02 septembre 2017 à 10h19
    Afficher/Masquer

    Attention aux clichés, à tous les clichés….

    L’histoire des esclaves constructeurs de pyramides:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Servitude_dans_l%27%C3%89gypte_antique

    Rien n’est simple et évident, et comme le dit l’auteur, tout ne se résume pas à la lutte du bien contre le mal !


  21. nicolas Le 02 septembre 2017 à 10h32
    Afficher/Masquer

    Ça porte un nom tout ça : c’est du révisionnisme.

    Et en effet plaquer des références d’une époque sur une autre passée confère à la bêtise crasse.

    Nous ne sommes pas les derniers , nous français , dans ce genre de débilités mais je dois avouer que les américains sont les champions du monde dans cet exercice …

    Il y a des années de cela j’avais lu qu’un comité de mères américaines s’était formé pour interdire la publication d’un écrivain français du 19e siècle je crois parce que ce dernier s’était marié à son époque avec une fille de 13 ans , et que donc lire les oeuvres de cet écrivain célèbre inciterait à promouvoir la pédophilie.

    Dans le même genre on pourrait dire que nous ne sommes pas loin des moeurs de daesh and co qui détruisent des temples millénaires à la dynamite et brulent des livres qui ont plusieurs centaines d’années.
    Staline aussi faisait ré écrire l’histoire pour gommer les gens qu’il avait fait éliminer.


    • Shaolin Le 02 septembre 2017 à 13h02
      Afficher/Masquer

      Si je peux me permettre, la discipline de l’Histoire est par essence “révisionniste”… Elle n’est pas figée, en tout cas, ne devrait pas l’être. Elle est constamment révisée par les nouvelles découvertes, nouveaux textes, lettres et autres matériaux informatifs… je vois bien l’idée que vous voulez induire, mais je pense que ce mot n’est pas le bon mot D’autant que depuis quelques années, il est connoté négativement, sous entend une sorte d’intention de falsifier… propagande me paraît judicieux…


  22. Vadim de Chevreuse Le 02 septembre 2017 à 11h04
    Afficher/Masquer

    Que toute cette chose ait besoin d’être discutée et débattue de cette manière, en ces termes de nos jours, illustre la gigantesque crise morale et principielle de la société occidentale. Les repères de base sont définitivement perdus, on a oublié les évidences et remplacé la logique humaine saine par des idéologies sophistiquées et néfastes. Je crains qu’il ne puisse y avoir d’issue positive de cet état de déchéance morale et intellectuelle. C’est comme la sénilité, comme la maladie d’Alzheimer, les “toiles d’araignée” qui s’ installent dans la tête. C’est incurable et irrémédiable, la prochaine étape inéluctable étant la mort physique. Quand je regarde ce qui se passe actuellement aux Etats Unis, je me dis que l’homme occidental est devenu fou et il faudra qu’il périsse. Ca commence juste chez eux….


  23. Perret Le 02 septembre 2017 à 11h06
    Afficher/Masquer

    La question d’abattre la statue du général sudiste et l’un des fondateur du Klu-Klux-Klan, Albert Pike, située Judiciary square, Washington DC risque de se poser à nouveau. Au vu du parcours d’Albert Pike et du champ considérable de ses activités, on aura alors une idée de la complexité de la question.
    http://www.masonicinfo.com/pikestatue.htm


  24. Luc de Goustine Le 02 septembre 2017 à 11h13
    Afficher/Masquer

    Que dire, quand le révisionnisme historique va chez nous jusqu’à substituer à “avant J.-C.” un “av. n. è. (avant notre ère)” sous prétexte de laïcité ? La mesure s’impose dans certains musées qui refont tous leurs cartels… Les bras nous en tombent.


    • Consolo Le 03 septembre 2017 à 19h41
      Afficher/Masquer

      @Luc de Goustine : “Av.n.é” ? Ah, oui, les bras nous en tombent… !

      @ Tous. Une autre lecture de la même chose. Emiettement identitaire quand tu nous tiens…
      “Une fois que l’Amérique sera dépouillée de son histoire, ses monuments défigurés et détruits, ses tombes profanées, ses bibliothèques brûlées et leurs histoires oubliées, les survivants de ce cataclysme de colère et d’oubli pourront être réaffectés à une myriade de minuscules micro-identités conçues pour célébrer la diversité.

      Idéalement, ces micro-identités devraient être basées non pas sur des temps, des lieux ou des événements historiques, mais sur des particularités et des propriétés personnelles, cosmétiques et d’autres sous-la-ceinture. Ensuite, ceux qui seront soumis à une réaffectation d’identité pourront être déplacés vers des espaces sûrs où on leur enseignera à s’exprimer avec des platitudes soigneusement écrites pour éviter des micro-agressions envers telle micro-identité ou telle autre.”

      https://versouvaton.blogspot.fr/2017/09/tout-va-selon-le-plan.html


  25. Mr K. Le 02 septembre 2017 à 11h18
    Afficher/Masquer

    Comme déjà écrit plus haut, les anti-fa américains, en tout cas ceux que l’on voit, peuvent être instrumentalisés pour accentuer les divisions.

    Le “diviser pour régner”, pour éviter des mouvements contestataires larges du pouvoir établi.

    En France nous avons les nôtres dont la caractéristique est de prendre pour cible les personnes plutôt de gauche qui s’opposent à la destruction des souverainetés et à la mondialisation, autrement dit à la bonne marche de l’Empire. Empêcher la jonction Droite-Gauche à tout prix sur certains sujets.

    L’avis d’Étienne Chouard, victime des anti-fa français (cela démarre après quelques secondes) :

    https://www.youtube.com/watch?v=DROqR_7EKvs#t=48m36s


  26. Raoul Le 02 septembre 2017 à 11h19
    Afficher/Masquer

    Le problème n’est pas tant qu’on cherche à faire disparaître des statues de personnages controversés que le mode d’action et la motivation.

    Le mode d’action est très agressif. Bien que symbolique, c’est une attaque contre une partie de la population qui ne partage pas vos idées. Cela met en danger le vivre ensemble et ne peut que dégénérer et conduire à plus de violences.

    Quant à la motivation, elle est discutable puisque fondée sur une réécriture de l’Histoire. Car la guerre de Sécession, comme son nom l’indique, n’avait pas pour objet l’abolition de l’esclavage qui ne s’est produite qu’incidemment, pour des raisons tactiques.

    Mais ce dernier point est sans importance car ce qui compte c’est le discours tenu contre les opposants au modèle de société que veulent imposer les globalistes (aidés par les antifas, comme d’habitude).

    Mais, certains commencent à réagir :

    https://francais.rt.com/international/42678-maire-berkeley-etats-unis-demande-antifas-consideres-gang


  27. Lusituationniste Le 02 septembre 2017 à 11h28
    Afficher/Masquer

    Un article a lire absolument :
    http://www.dedefensa.org/article/lincoln-lhomme-du-dechainement-de-la-matiere

    Et deux livres dont l’un n’a pas été encore traduit en français Lincoln Unmasked de Thomas Dilorenzo : http://www.chasse-aux-livres.fr/prix/B01DHN823S/by-thomas-j-dilorenzo-author-lincoln-unmasked-thomas-j-dilorenzo?query=Thomas%20J%20Dilorenzo

    Et “La désinformation autour de la Guerre de Sécession” :
    http://www.chasse-aux-livres.fr/prix/2357910402/la-desinformation-autour-de-la-guerre-de-secession-alain-sanders

    Le monde “antifa” est un monde où tout est noir ou blanc, manichéen, sans nuance, sans réflexion, hystérique.

    La bêtise fait son oeuvre. Au fond, la Bête de l’Apocalypse c’est peut-être juste ça : la connerie !


  28. gerard Le 02 septembre 2017 à 11h34
    Afficher/Masquer

    Je trouve déprimant le ton général que suscite cet article bien tourné mais d’une suffisante arrogance. Je ne suis pas au dessus du panier. Puisse ce blog naviguer dans des eaux plus rafraîchissantes. L’analyse critique n’est pas nécessairement amère. Amicalement à tous.


    • olivier Le 02 septembre 2017 à 12h44
      Afficher/Masquer

      L’humour est un sens qui se cultive, et il est parfois necessaire pour dépasser les verrous psychologiques des injonctions tétanisante.


      • pitipitipa Le 02 septembre 2017 à 20h08
        Afficher/Masquer

        Facile de faire de l’humour un verre de brandy à la main et l’imprimante à billets qui tourne derrière.

        Plus difficile quand on est édenté sous embargo et sous les bombes.


        • olivier Le 02 septembre 2017 à 22h03
          Afficher/Masquer

          C’est justement la qu’il est nécéssaire et qu’il resurgi. Vous connaissez l’humour noir ?
          Demandez aux médecins à quoi il (leur) sers.

          “Rire et résistance. Humour sous le IIIe Reich » Rudolph Herzog


  29. Loxosceles Le 02 septembre 2017 à 12h11
    Afficher/Masquer

    Excellent texte iconoclaste qui me fait un peu penser au bouquin d’Umberto Eco : “A reculons, comme une écrevisse”, sorti en 2006, dans lequel il décrit la reculade de notre société dite de “progrès”, notamment en terme de mentalité générale, de régression du sens commun et toutes ces sortes de choses. Ecrit dans les années suivant le “11 septembre”, il aborde beaucoup le problème de la confrontation des représentations du monde occidental envers le reste du monde, mais ne se limite pas à ça, et porte un regard par le petit bout de la lorgnette sur ce finalement si étrange monde occidental dont il est question ici, plein de complexes et d’hypocrisies.

    Difficile d’en citer des passages, mais on en trouve ici, et ici :

    http://www.lexpress.fr/culture/livre/a-reculons-comme-une-ecrevisse_811471.html

    https://www.babelio.com/livres/Eco-A-reculons-comme-une-ecrevisse/67680/citations

    Par exemple :

    “La grossièreté des médias n’est pas seule en cause, car les gens parlent désormais en ne pensant qu’à la façon dont les médias en rendront compte, et on a l’impression qu’aujourd’hui certains débats (même entre des gens qui, peut-on présumer, ne sont pas à court de culture philosophique) sont menés à coups de masse, sans finesse, en utilisant des termes délicats comme si c’étaient des pierres.”


  30. Cédric Le 02 septembre 2017 à 12h50
    Afficher/Masquer

    les raisonnements, c’est bien beau, ca parle Vérité vraie, mais ça ne concerne hélàs que ceux qui la recherchent. Pour la majorité ce sera sudistes = racistes et guerre de sécession = guerre pour libérer les noirs.


  31. Un_passant Le 02 septembre 2017 à 12h50
    Afficher/Masquer

    Ce phénomène de réécriture d’Histoire est un vrai problème, comme cet effet boomerang concernant les croisades qui sont de plus en plus présentées sous l’angle qu’en a le Moyen-Orient (et plus spécifiquement la Turquie) alors même que la vision présentée en France était déjà incomplète, bourrée de biais et d’imprécisions. C’est la même chose pour l’esclavage, où il y a les esclavagistes “excusables” et les abominables occidentaux.

    Mais c’est la mode de présenter l’Histoire selon un angle bien manichéen en fonction d’objectifs politiques clientélistes contestables.


  32. olivier Le 02 septembre 2017 à 12h54
    Afficher/Masquer

    J’aimerais également apporter une réflexion complémentaire (pas forcement dans la ligne de ce site) mais il présente un point de vue complémentaire de l’article ici. Pour aller au delà de la politique partisane, et en faisant abstraction du biais religieux, je trouve la question du 2 poids 2 mesure intéressante.

    http://www.bernard-antony.com/2017/08/desinformation-sur-le-general-robert-lee.html

    Il conviendrais de completer cet éclairage géographique avec la question des tweets du maire adjoint de Charlottevilles, Wes Bellamy, qui semblent être à l’origine du déboulonnage et de pas mal d’autres choses. Une enquête s’impose.


  33. Fritz Le 02 septembre 2017 à 12h56
    Afficher/Masquer

    Quand j’étais gosse (vers 1974), en jouant aux “petits soldats” dans un bac à sable, je me suis fait traiter d’ “esclavagiste” par mes frère et sœur parce que je préférais les soldats “gris” (sudistes) aux soldats bleus (fédéraux, nordistes). Je ne comprenais pas cette remarque peu fraternelle !

    Je suppose que j’avais un faible pour les vaincus. Quant à mes frère et sœurs, ils ont grandi et n’ont pas du tout une mentalité de flic de la pensée.


  34. J Le 02 septembre 2017 à 15h19
    Afficher/Masquer

    Enfin, le texte antiesclavagiste le plus efficace et le plus prestigieux (même si passablement mélo et bigot) se gardait bien du manichéisme, ne craignant pas de rappeler que certains travailleurs libres étaient bien plus misérables que certains esclaves… mais il y a une question de principe. http://bouquinsblog.blog4ever.com/la-case-de-l-oncle-tom-harriet-beecher-stowe


  35. Abdel Le 02 septembre 2017 à 16h53
    Afficher/Masquer

    Moi, je trouve cela cool ce qui se passe aux USA. Je dit cela si je faisais parti des 1% les + riches :

    https://www.nytimes.com/interactive/2017/08/07/opinion/leonhardt-income-inequality.html?mcubz=0

    En plus, ils doivent etre heureux , les 1% de créer des débiles qui n’ arrivent pas à débattre voir lire et accuser par exemple la science d’ être faite pour les blancs comme à “The Evergreen State College” et demande à faire greve :

    https://www.youtube.com/watch?v=LTnDpoQLNaY

    On assiste à des scènes “maoïstes” contre le personnel de l’ université :
    https://www.youtube.com/watch?v=bO1agIlLlhg


  36. Christian Durante Le 02 septembre 2017 à 17h50
    Afficher/Masquer

    On pourrait aussi rajouter l’esclavagisme moderne à cause du libéralisme sauvage (ou pas), l’asservissement économique des masses laborieuses, l’esclavagisme dans les pays d’islam, la robotisation de l’espèce humaine par els démiurges de la Silicon Valley…


  37. Subotai Le 02 septembre 2017 à 19h26
    Afficher/Masquer

    Ben, mon colon!
    Pas déçu du déferlement … 😀
    Bon, contribuons.
    Les périodes révolutionnaires des sociétés humaines ont toujours été caractérisée par deux choses:
    La volonté d’effacer le passée pour créer un nouveau futur
    L’effet de balancier dans l’entreprise générale de renouvellement qui fait basculer d’un excès à celui opposé.
    Nous y sommes en plein. Ce n’est que le début.
    La Déglingue générale du monde “occidental” ne touche pas seulement les systèmes économiques, sociaux et politiques, elle touche aussi et surtout l’intellectuel, la réflexion, la pensée.
    La cause est simple: la panique.
    Donc Charlottesville, Lee, Bamiyan, Lincoln et autres statues de Napoléon, même connerie…humaine.


    • olivier Le 03 septembre 2017 à 15h55
      Afficher/Masquer

      Je voulais ajouter une dernière remarque à cet article. En vous lisant je remarque qu’il peut s’ajouter à votre suite.

      La volonté d’effacer le passé m’évoque la Damnatio memoriae romaine (opposé à la consécration). Je cite : “La damnatio memoriae est votée par le Sénat romain à l’encontre d’un personnage politique. Elle consiste par exemple en l’annulation de ses honneurs, l’effacement de son nom des monuments publics, la déclaration de son anniversaire comme jour néfaste ou le renversement de ses statues. ».

      En revanche, l’Histoire commence avec les Grecs : Homere, Hérodote ou Thucydide. Homere relate les exploits des troyens vaincu. Hérodote, père de l’histoire écrit pour sauvegarder la gloire des actions des Grecs ET des Barbares. A méditer.

      Je ne vois rien de ‘révolutionaire’ ici, mais plutôt l’orchestration d’une entreprise politique. Cela m’évoque le dictionnaire d’Orwel que l’on aminci petit à petit. Un peuple sans histoire est un peuple sans racines, hors sol, à qui il est facile d’imposer la globalisation, son nomadisme, et “son vivre-ensemble ». L’identité – dont l’Histoire fait partie – deviens un bien de consommation comme un autre que l’on choisi sur l’étal au grès des tendances, dans un grand courant relativiste.

      « L’Oréal s’engage (…) à briser les barrières de la beauté. »
      Barrières. Comme l’Art et l’Histoire, qu’il faut abattre.
      (exp plus bas)


      • Subotai Le 03 septembre 2017 à 18h48
        Afficher/Masquer

        La différence, que j’indique, est que dans les cas que vous donnez, il s’agit de principes/coutumes politiques et donc de comportements lisibles.
        Ce que je souligne est que c’est la PANIQUE qui domine les actions politiques à “l’Ouest”. Et ça, ça change tout.


        • olivier Le 03 septembre 2017 à 21h25
          Afficher/Masquer

          J’avais bien compris. Mais il me semble pour ma part qu’il s’agit bien de comportement politique lisible (et coutumier chez nous) que je souligne. Je ne ferais pas l’erreur de sous-estimer les vautours à l’oeuvre, tel Soros. Vous oubliez les manifestants payés (par qui?), le chaos organisé des manifestations, précédé par l’instrumentalisation du drapeau confédéré, les tentatives de fragiliser Trump et de lui forcer la main. Il n’y a pas de mouvement révolutionnaire à l’œuvre, c’est au contraire le fruit du système.

          Tout cela est articulé sur l’hystérie des masses abruties. Je ne décele aucune panique là-dedans, mais un cran supplémentaire savamment dosé. Je m’interroge d’ailleurs sur la proportion de sociopathes ou apparenté louvoyant dans le milieu politique.

          Si chaos il y a, je ne pense pas qu’il faille se réjouir, ce n’est pas le système qui s’effrite, c’est lui qui l’organise pour affermir sa prise.

          Je suis curieux, qu’est ce qui vous fait penser à de la panique ?


          • Subotai Le 04 septembre 2017 à 04h00
            Afficher/Masquer

            C’est drôle que vous considériez G. Soros à l’abri de la panique générale.
            Qu’il cherche à servir ses intérêts est un fait, qu’il le fasse en sciant la branche sur laquelle il est assis en est un autre. Parce que comment peut il croire que son “projet” va réussir dans le bordel et la panique généralisée.
            La seule alternative (et qui a ma préférence) à son comportement est qu’il s’amuse. En jouant des peurs des autres.
            Il joue à être “Dieu”.
            Mais il est mortel comme tout le monde et surtout vieux.
            Le monde continuera sans lui…


            • olivier Le 04 septembre 2017 à 19h55
              Afficher/Masquer

              Il s’amuse ou il est en panique ?
              C’est un intérêt ou un projet ?
              c’est l’un ou l’autre, je ne comprend pas.

              Pour alimenter votre reflexion (action basé sur l’interet personnel) je vous propose l’étude du Dr Kinder (1998) – « Opinion and action in the Realm of politic ». fruit de 30 ans de travail, elle démontre que l’intérêt personnel n’a pratiquement pas d’impact sur les choix et opinions politique. C’est l’intérêt de groupe qui prime largement : « qu’est ce que mon groupe a y gagner » ou encore : «  que ferait quelqu’un comme moi ». Les politiques n’échappent pas a la règle : ils sont tout à fait capable de mettre leur intérêt personnel de côté pour servir celui du groupe, au profit d’une cause ou d’un plan. Et d’oeuvrer sciemment contre… On pense tous que LES AUTRES sont motivé par des bas intérêts mais NOUS pensons agir et choisir avec un fort code moral (pyramide de Maslow).

              Je cherche toujours les signes de panique.


  38. Fabrice Le 02 septembre 2017 à 20h45
    Afficher/Masquer

    Personnellement cette histoire m’indiffère non pas sur le contenu mais pour moi c’est un affaire américaine qu’ils doivent régler, faire les moralistes de l’extérieur est toujours facile par contre s’attaquer à nos propres errances serait plus constructifs et intéressant pour notre futur en tant que peuple.

    Nous avons nos propres valises historiques à solder, si on regarde chez eux c’est toujours revenir à refuser de se questionner sur notre aveuglement des manipulations qui sont faites sur notre histoire.

    Si on veut suivre ce chemin il va falloir regarder l’histoire de tous les pays de la planète et la manière dont ils s’arrangent avec ce qu’ils cherchent à oublier ou à cacher, bonne chance il va falloir plusieurs blog dédié à chaque pays.


    • olivier Le 03 septembre 2017 à 01h14
      Afficher/Masquer

      Je ne partage pas votre analyse. Ce qui se passe là-bas est très inhabituel à plus d’un titre. L’aile gauche et le deep state qui tentent de jouer sur le Trump Derangement Syndrome (TDS) en créant de toute piece une tension interne. Fragiliser Trump un peu plus, museler et diaboliser l’opposition pour lui forcer la main. Ils ne font pas que tirer parti de la haine anti-trump. Prêt à jouer une guerre raciale pour y arriver, ils la fabrique.
      https://www.les-crises.fr/les-neoconservateurs-tirent-parti-de-la-haine-anti-trump-pour-pousser-a-de-nouvelles-guerres-par-robert-parry/

      Si la “lute anti-fa” nous est familière c’est que cela viens de chez nous. ‘Nous’ avons exporté directement ou indirectement un virus qui va nous revenir d’une façon ou d’une autre à la manière d’un boomerang. C’est l’Empire, et nous en sommes le vassal. Il ne peut pas ne pas y avoir de conséquence.


      • olivier Le 03 septembre 2017 à 02h17
        Afficher/Masquer

        Cela a déjà commencé à produire des métastases mondiales :

        – Autant en emporte le vent » ne sera plus présenté par le cinéma Orpheum de Memphis, comme chaque année depuis 34 ans.

        – la statue de James Cook est menacé en australie (Stan Grant) parce qu’il aurait « découvert ce territoire » (les arborigenes contestent).

        – En france, le CRAN demande qu’on supprime le nom de Colbert des salles, des rue et ses statues (auteur du code noir)

        – Le vandalisme touche maintenant Jefferson (université de Virginie), et Christophe colomb.

        – idem pour la statue du colonel William Crawford (Ohio)

        – Le King’s College va ôter les portraits de ses fondateurs blancs pour ne pas intimider les minorité (Royaume Uni 07-2017)

        – Ce qui nous renvois à une affaire de 2015-2016 : Des étudiants de la prestigieuse université d’Oxford demandent le retrait d’une statue représentant Cecil John Rhodes (Royaume uni).

        – En revanche : des statues grandeur nature et nues du candidat républicain à la présidence Donald Trump ont été érigées à New York, San Francisco, Los Angeles, Seattle et Cleveland.
        (19-08-2016)

        – La cerise sur le délire (Iowa) : https://www.campusreform.org/?ID=9285 (en gros : statue de marbre blanc = suprémacie blanc).


  39. Tata Le 02 septembre 2017 à 20h48
    Afficher/Masquer

    Il y a une controverse sur l’emploi effectif d’esclave lors de la construction des pyramides d’Égypte. Attention à ne pas modifier l’histoire hahahaha
    A pars cela, l’article est intéressant.


  40. moshedayan Le 02 septembre 2017 à 21h17
    Afficher/Masquer

    Merci pour cet article qui amène à réfléchir. Effectivement, marre du “politiquement correct” socialo-gaucho- libéralo;;; et autres yo yo ou zo zo; ON ne dit pas les “vieux” mais les “personnes âgées”, les handicapés mais les “personnes à mobilité réduite” les culs-de-jattes mais les personnes raccourcies ???
    Merci
    et attention par provocation on en viendrait à manifester le contraire de ce qu’on pense vraiment.


    • J Le 03 septembre 2017 à 08h11
      Afficher/Masquer

      On a aussi essayé de lancer les “techniciennes de surface”, “femme de ménage” étant jugé péjoratif. Avec ce brillant résultat qu’on continue à parler de “femmes de ménage”, généralement sans se moquer, et que si d’aventure on emploie “technicienne de surface” c’est pour se moquer.


  41. Chris Le 03 septembre 2017 à 02h30
    Afficher/Masquer

    Ca va être coton à l’avenir pour les hispanophones de dire “noir” !


    • Fritz Le 03 septembre 2017 à 08h23
      Afficher/Masquer

      Exact, et je propose de débaptiser Nègrepelisse (Tarn-et-Garonne). Non mais !


  42. Un_passant Le 03 septembre 2017 à 10h06
    Afficher/Masquer

    Le pire, c’est que le délire anti-raciste finit par assimiler une partie des asiatiques aux blancs alors que l’Asie aussi a été colonisée…

    Chose révoltante, c’est que le discours anti-raciste des SJW’s, presque systématiquement bourré de préjugés et de clichés racistes contre les blancs, est cautionné et alimenté par les politiciens à des fins clientélistes.

    La rebellion qu’ils appellent, n’est en rien émancipatrice, elle relève de l’esprit de revanche, pour ne pas dire de vengeance, le plus crasse.


  43. Canette Le 03 septembre 2017 à 11h48
    Afficher/Masquer

    Il n’est peut-être pas superflu de préciser que, contrairement à Lincoln, le Général Lee était quant à lui bel et bien contre l’esclavage. Ce qui est assez triste, c’est de voir qu’un article tiré d’un blogue est mieux documenté que la tribune signée par Louis-George Tin sur libération. Ce dernier n’hésite pas à qualifier Lee de “général esclavagiste” ; cela montre bien l’état de délabrement de nos journaux (et de nos universités). En outre, si je ne dis pas de bêtises, les sudistes se plaignaient dès la fin de la guerre du changement de ton de la rhétorique yankee : celle-ci avait glissé de l’unionisme à l’abolitionnisme. L’hypocrisie américaine n’a rien de récent…


  44. Sébastien Le 03 septembre 2017 à 11h50
    Afficher/Masquer

    Ah, vous avez relayé l’article de l’O.C. ! Extra. Rien à ajouter…


Charte de modérations des commentaires