Source : Robert Parry, Consortium News, 30-07-2017

Six mois après sa prise de fonction, le président Trump tombe dans une insignifiance, pour ne pas dire plus, digne de la « télé-réalité », mais il lui reste une petite chance d’apporter quelque chose d’historique à notre nation.

Le 29 juin, après que Wolf Blitzer, journaliste de CNN, demanda à John Podesta, président de la campagne présidentielle d’Hillary Clinton, pourquoi ils avaient perdu face à Donald Trump, je m’attendais à l’excuse habituelle : « La Russie ! La Russie ! La Russie ! » mais Podesta me surprit en répondant sincèrement :

Rencontre des présidents russe et américain Vladimir Poutine et Donald Trump au sommet du G20, à Hambourg, en Allemagne, le 7 juillet 2017 (capture d’écran de whitehouse.gov)

« Même si 20 pour cent de ses électeurs ne le croient pas capable d’être Président, ils voulaient un changement radical, ils voulaient faire exploser le système. Je suppose que c’est ce qu’il leur a apporté. »

Pour ces millions d’Américains qui avaient vu leur travail disparaître et leurs communautés se décomposer, c’était un peu comme si on chargeait des prisonniers dans un camion, pour les acheminer vers leur mort programmée. Pour dangereuse ou mortelle que soit cette révolte désespérée, qu’avaient-ils à y perdre ?

En 2008, un certain nombre de ces mêmes Américains avaient apporté leurs voix à Barack Obama, alors candidat improbable, un sénateur qui n’avait fait qu’un mandat. Le slogan « change you can believe in » [NdT : le changement auquel vous pouvez croire] leur avait apporté de l’espoir, mais ensuite Obama s’est englué dans l’establishment officiel de Washington avec son mépris bénin — pour ne pas dire malin — envers les pékins moyens.

En 2016, le Parti démocrate balaya le sénateur populiste de gauche Bernie Sanders, qui aurait pu rallier le soutien de beaucoup de travailleurs américains. En lieu et place, le parti accorda l’investiture démocrate à la candidate parfaite du système — l’ancienne Première Dame, ancienne sénatrice et ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton.

Bien qu’issue d’un milieu modeste, Clinton a saisi à deux mains les privilèges du pouvoir. Elle s’est hautainement monté un serveur de mails privé pour ses affaires officielles au Département d’État ; elle a apporté son soutien aux interventionnistes néoconservateurs et libéraux pour des guerres de « changement de régime », dans lesquelles les combattants sont surtout des jeunes hommes et femmes des classes laborieuses ; et après avoir quitté le gouvernement, elle a cupidement empoché des millions de dollars pour des discours face à Wall Street et d’autres intérêts particuliers.

Le mépris de Clinton pour les nombreux prolos américains s’est révélé quand elle a qualifié 50 pour cent des partisans de Trump de « lamentables », même si plus tard elle a diminué son estimation de ce pourcentage.

C’est ainsi qu’une masse critique de travailleurs, votant dans le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie se sont levés face à la perspective de continuer sur la même lancée, et ont préféré le risque de choisir Donald Trump, magnat provocateur de l’immobilier, star de télé-réalité, un bonhomme qui en savait bien peu sur le fonctionnement d’un gouvernement et fanfaronnait grossièrement sur ses performances sexuelles.

Entraver Trump

Pour autant, après la victoire surprise de Trump en novembre dernier, deux nouveaux problèmes ont surgi. D’une part, Hillary Clinton et le camp Démocrate — incapable d’admettre leur propre responsabilité dans la victoire de Trump — ont pointé du doigt la Russie comme responsable de leur échec, en déclenchant une nouvelle hystérie de guerre froide, puis en s’appuyant sur cette frénésie pour entraver, voire détruire, la présidence de Trump.

Hillary Clinton à la conférence Code 2017, le 31 mai 2017.

D’autre part, ont manqué à Trump toute philosophie de gouvernement cohérente et toute compréhension des conflits mondiaux. Dans le domaine de la politique étrangère, la plupart des conseillers Républicains étaient contaminés à l’eau de la pensée unique néoconservatrice, menant aux guerres et aux « changements de régime ».

Trump, à la recherche d’alternatives, s’est tourné vers des compagnons néophytes, tel son gendre Jared Kushner et tel le gourou d’extrême droite Steve Bannon, et quelques autres outsiders de Washington, comme Michael Flynn, ancien directeur de la DIA (Defense Intelligence Agency), et Rex Tillerson, PDG d’Exxon Mobil. Mais tous ont montré de sévères limites.

Par exemple, Kushner s’est pris pour le génie qui apporterait la paix au conflit israélo-palestinien en appliquant la « stratégie de l’extérieur/intérieur » [NdT: outside/in strategy], c’est-à-dire en menant les Saoudiens et les États du Golfe à faire pression sur les Palestiniens, pour que ceux-ci en viennent à accepter toutes les expropriations décidées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Flynn, qui a tenu brièvement le rôle de conseiller à la sécurité nationale auprès de Trump, était à la tête de la DIA quand celle-ci avait justement prévenu le président Obama, au sujet des risques djihadistes, posés par le projet de « changement de régime » en Syrie, allant jusqu’à voir venir la montée de l’État Islamique.

Mais Flynn, comme beaucoup de gens de droite, a adhéré aux thèses erronées des meutes d’officiels de Washington, comme quoi l’Iran serait le principal soutien au terrorisme, et devrait être bombardé, bombardé et encore bombardé, au lieu de garder un canal de négociation diplomatique comme Obama l’avait fait, en y intégrant des contraintes serrées sur le programme nucléaire iranien. L’approche « bombarder, bombarder et bombarder encore » correspond aux désirs des gouvernements israélien et saoudien, qui voient l’Iran comme pays rival et veulent faire faire le sale travail de faire voler en éclats ce qu’ils appellent le « croissant chiite ».

C’est ainsi, à cause des vues de Kushner sur le conflit israélo-palestinien et de l’hostilité de Flynn et de l’aile droite envers l’Iran, que Trump s’est aligné sur une grande partie du consensus néoconservateur sur le Moyen-Orient, comme l’a manifesté le choix de Trump de ses premières visites diplomatiques, accordées en premier à l’Arabie saoudite et à Israël.

Mais l’obéissance à Israël et à l’Arabie saoudite — et à l’intérieur de Washington, aux néoconservateurs — est précisément ce qui a mené à la dévastation catastrophique de la politique étrangère américaine,gâchant des milliers de milliards de dollars, qu’on aurait sinon pu investir dans les infrastructures vieillissantes du pays, afin d’amener à rendre plus compétitive l’économie des États-Unis.

En d’autres termes, si Trump avait quelque espoir de « rendre à l’Amérique sa grandeur » [NdT : « make America great again »], il aurait dû rompre avec Israël/les Saoudiens/ les néoconservateurs/ les groupes de pensée des faucons libéraux, au lieu de se courber devant eux. A présent, voici que Trump se trouve ligoté par l’obsession des cercles de Washington pour le Russia-gate, incluant l’exigence quasi unanime du congrès de sanctions contre Moscou, sur fond d’une thèse sans preuve que la Russie serait intervenue dans l’élection américaine pour aider Trump et affaiblir Clinton. (La Maison-Blanche a indiqué que Trump accepterait de passer les menottes à la Russie.)

Une tâche décourageante

Même à supposer que Trump ait eu le savoir et l’expérience nécessaires pour résister au puissant establishment en politique étrangère, il s’agirait d’une dure bataille, qui ne pourrait être gagnée qu’à force d’astuce et de talent.

Général de Marines Joe Dunford, président du Joint Chiefs of Staff, en marche avec le lieutenant général des armées Stephen J. Townsend, commandant de la Joint Task Force Operation Inherent Resolve ; Jared Kushner, premier conseiller du président Donald J Trump, et l’ambassadeur en Irak Douglas A. Silliman à leur arrivée à Bagdad le 3 avril 2017 (photo DoD par l’officier de Marine de deuxième classe Dominique A Pineiro).

Un chemin étroit, menant à une transformation présidentielle, existe encore face à Trump, mais il faudrait qu’il emprunte d’autres directions que celles qu’il a choisies au cours de ses six premiers mois.

Pour commencer, il faudrait que Trump fasse volte-face et devienne un champion improbable de la vérité, en se mettant à corriger le plus gros des rapports récents sur les points chauds mondiaux du moment.

En Syrie par exemple, Trump pourrait faire ouvrir les livres de la CIA sur les événements clés, révélant la vérité sur le dessein de « changement de régime » d’Obama et sur l’attaque présumée au gaz sarin du 21 août 2013 aux abords de Damas. Bien que l’administration Obama en ait fait porter la responsabilité au gouvernement de Assad, d’autres preuves indiquaient une provocation des djihadistes radicaux, à l’œuvre pour obtenir une intervention militaire américaine à leurs côtés.

Sur la crise ukrainienne également, Trump pourrait ordonner à la CIA de révéler la vérité sur le rôle des États-Unis dans le coup d’État violent qui a éjecté du pouvoir le président élu Viktor Ianukovich et déclenché une guerre civile sanglante, voyant le régime de Kiev, soutenu par les USA, déployer des milices néo-nazies pour tuer des Russes ethniques à l’est du pays.

En d’autres termes, les faits pourraient être mis au jour, pour contrer le thème de propagande d’une « invasion russe » de l’Ukraine, un autre thème adoré par les cercles des officiels de Washington, qui est devenu le fondement d’une nouvelle et périlleuse guerre froide.

Pour continuer sur le terrain de la vérité, Trump pourrait aussi divulguer toutes les informations détenues par la CIA sur l’identité des responsables du crash du vol 17 de Malaysia Airlines en Ukraine de l’est le 17 juillet 2014, une atrocité où 298 personnes ont trouvé la mort, et qui a été attribuée aux Russes, alors que les preuves convergent vers un élément dévoyé de l’appareil militaire ukrainien. [Voir ici et ici].

Pour compléter sa volte-face, Trump pourrait aussi reconnaître avoir fait preuve d’un jugement hâtif au lendemain de l’incident aux armes chimiques, survenu le 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun, en Syrie, en ordonnant l’envoi d’une frappe de missiles vers l’armée syrienne le 6 avril, alors que les circonstances de l’incident étaient encore floues.

En partageant ces informations avec les hommes et femmes d’Amérique — au lieu de garder le secret et de leur distribuer des doses régulières de propagande — Trump pourrait gagner un soutien populaire en faveur de changements pragmatiques dans la politique étrangère des États-Unis.

De tels changements pourraient comprendre une parade historique contre l’emprise d’Israël et de l’Arabie saoudite sur la politique des USA au Moyen-Orient — et pourrait ouvrir la voie vers une coopération avec la Russie et l’Iran, en vue de stabiliser et reconstruire la Syrie, permettant à des millions de Syriens déplacés de retrouver leur foyer et de réduire les pressions sociales que les flux de réfugiés ont induit en Europe.

Un parti populiste

Sur le front domestique, si Trump veut vraiment remplacer la loi de santé d’Obama [NdT : Affordable Care Act] par quelque chose de mieux, il pourrait proposer la seule alternative logique qui permettrait d’aider les travailleurs qui l’ont porté au pouvoir et de rendre les entreprises américaines plus compétitives — un système de payeur unique qui s’appuierait sur des taxes plus élevées sur les riches, et quelques taxes plus larges pour financer un système de soin pour tous.

De cette manière, les entreprises américaines n’auraient plus à soutenir la charge coûteuse des assurances santé, et pourraient augmenter les salaires des travailleurs et/ou diminuer les prix des produits américains sur le marché mondial. Trump pourrait faire quelque chose de similaire sur l’enseignement supérieur, ce qui aiderait aussi à améliorer la productivité américaine.

En prenant ce type d’approche peu orthodoxe, Trump pourrait réorienter les politiques américaines pour une génération, faisant émerger les Républicains comme parti populiste attentif aux besoins des citoyens oubliés de ce pays, en reconstruisant l’infrastructure physique et économique de ce pays, et prenant en compte les vrais intérêts des États-Unis à l’étranger, pas le désirs « d’alliés » disposant de lobbies puissants à Washington.

Suivre une telle trajectoire supposerait, bien sûr, que Trump se heurte à une part importante de l’establishment du Parti républicain et ses vieilles priorités de « moins de taxes pour les riches » et plus de militarisme à l’étranger.

Une stratégie populiste mettrait également le parti démocrate face à un choix difficile : ou bien continuer de s’aligner en politique étrangère sur les néoconservateurs du cercle des officiels de Washington et en économie sur les magouilleurs de Wall Street, ou bien revenir aux racines du parti, défini comme voix des hommes et femmes ordinaires.

Mais est-ce que je crois vraiment que ça pourrait arriver ? Pas vraiment. Il est bien plus probable que la présidence de Trump reste engluée dans ses querelles de « télé-réalité », avec son parler grossier qu’on prendrait normalement la peine de couvrir par des bips à la télévision ; les Démocrates vont continuer de se soustraire à toute introspection en se cachant derrière le Russia-gate ; les Républicains vont continuer de demander des allègements de charges pour les riches ; et l’expérience grandeur nature américaine en matière de démocratie va continuer de s’enfoncer dans le chaos.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé au grand jour de nombreuses affaires sur l’Iran et les Contras, pour Associated Press et Newsweek, dans les années 80.

Source : Robert Parry, Consortium News, 30-07-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

19 réponses à Trump trouvera-t-il la bonne voie ? Par Robert Parry

Commentaires recommandés

Duracuir Le 02 septembre 2017 à 09h18

Le problème, c’est que Trump n’a ni astuce ni talent.
Le seul homme politique, depuis de Gaulle, qui a pris un pays vaincu, foulé au pieds, écartelé pour lui rendre du lustre et de l’énergie, c’est Poutine.
Mais c’est peut-être le vrai fond du problème. Il faudrait peut-être que les USA connaissent les affres de la défaite, de l’invasion, de l’occupation pour devenir une nation adulte et cessé d’être cet horripilant enfant obèse capricieux et coléreux.

  1. Mr K. Le 02 septembre 2017 à 07h47
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    Une erreur en début d’article :”Une demi-année après sa prise de fonction…” et non pas un an.

    Dans cet article qui date d’un mois, Robert Parry remet en perspective dans une analyse bien argumentée l’élection de Trump, ses premiers pas à la maison blanche avec les gros défauts inhérents à son entourage.

    Ensuite il propose un chemin qui pourrait sortir Trump de l’impasse. Cela consisterait à dire la vérité aux américains sur certaines affaires (coup d’état en Ukraine, attaque chimique en Syrie, …) et ainsi obtenir un soutien populaire.

    Puis de s’appuyer sur ce soutien pour faire de grandes réformes (Sécurité sociale pour tous, changement radical de politique étrangère, …).

    Cette dernière partie de l’article de Robert Parry est extrêmement peu convaincante, elle laisse finalement entendre qu’il suffirait que Trump se réveille un peu pour pouvoir changer les choses du tout au tout.

    Robert Parry en définitive, valide le système politique américain, malgré des défauts.

    Mais enfin, dire certaines vérités aux américains, c’est exactement ce qu’a fait Trump pendant sa campagne, en politique étrangère par exemple. Diriger le Parti Républicain vers un parti populiste aussi!

    A quel jeu joue Robert Parry, en faisant l’impasse sur le quasi-verrouillage complet du système ?


  2. Ovni de Mars Le 02 septembre 2017 à 08h04
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    Certains aux Etats-Unis voudraient que Trump ne finisse pas son mandat car ils n’admettent pas qu’il ait pu devenir président. Si Trump devait démissionner, pas sûr que ça ne se termine pas en guerre civile. Il suffit de parcourir les sites de type breitbart pour voir que les partisans de Trump sont chauffés à blanc, en particulier en raison de l’hystérie collective autour des statues et des antifas entretenue par l’oligarchie liée au Parti Démocrate.


  3. Mr K. Le 02 septembre 2017 à 08h09
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    Concernant la première photo de l’article, la poignée de main entre Poutine et Trump.

    La main de Poutine surplombant complètement celle de Trump.

    D’un côté certains y ont vu un signe de la maîtrise de Poutine prenant le dessus intelligemment sur Trump.

    D’autres que cela signifiait la soumission de Trump à Poutine, confirmant l’influence de la Russie sur l’élection américaine.

    Bullshit!

    Vous pouvez en faire l’expérience vous même dans votre fauteuil. Avancez votre main droite vers la gauche comme Poutine, le mouvement de moindre effort placera votre main paume vers le bas. De même paume plutôt verticale, un peu vers le haut, si vous avez la position de Trump. Les deux mains se rencontrent donc telle qu’elles sont plutôt naturellement, après adaptation pour que le serrement ait lieu.


  4. relc Le 02 septembre 2017 à 09h10
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    « La Maison-Blanche a indiqué que Trump accepterait de passer les menottes à la Russie. »

    lire :

    La Maison-Blanche a indiqué que Trump allait accepter de se laisser lier les mains pour tout ce qui touche aux relations avec la Russie

    “The White House has indicated that Trump will consent to his own handcuffing on Russia.”

    [L’article est du 30 juillet. Le 22 juillet, les Républicains et les Démocrates s’étaient mis d’accord pour un projet de loi imposant de nouvelles sanctions à la Russie (et à l’Iran et à la Corée du Nord). et qui « passait des menottes à Trump » en limitant sérieusement ses possibilités de lever lesdites sanctions. La loi a finalement été votée et Trump a dû en rechignant la signer (2 août)]

    ===================
    Pour les curieux, la stratégie “outside in”, disons, “du dehors vers le dedans”, est du vocabulaire des entreprises.

    Celles qui l’appliquent se demandent qui sont leurs clients et ce qu’ils veulent, etc, puis se débrouillent pour leur donner satisfaction, et par là améliorent leurs affaires.

    L’autre stratégie est l’ “inside out”, où l’entreprise cherche quels sont ses points forts, comment elle peut être plus efficace etc.


  5. Duracuir Le 02 septembre 2017 à 09h18
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    Le problème, c’est que Trump n’a ni astuce ni talent.
    Le seul homme politique, depuis de Gaulle, qui a pris un pays vaincu, foulé au pieds, écartelé pour lui rendre du lustre et de l’énergie, c’est Poutine.
    Mais c’est peut-être le vrai fond du problème. Il faudrait peut-être que les USA connaissent les affres de la défaite, de l’invasion, de l’occupation pour devenir une nation adulte et cessé d’être cet horripilant enfant obèse capricieux et coléreux.


    • Kiwixar Le 02 septembre 2017 à 09h49
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      “de la défaite, de l’invasion, de l’occupation”

      Envahir et occuper les US? C’est absolument impossible, ils sont armés jusqu’aux dents, autant au niveau précision (chasseurs) que force de frappe avec en vente libre des armes tirant des petits obus pénétrant les blindages. La seule manière de les “vaincre”, c’est d’utiliser la méthode US contre eux en les renvoyant à l’âge de pierre (destruction du réseau électrique, eau) pour qu’ils cessent de nuire hors de leurs frontières. Imaginez-vous le nombre de morts? 100 millions?


      • TuYolPol Le 03 septembre 2017 à 10h10
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        Dans la course entre la bêtise arrogante et suicidaire de la classe dirigeante (possédante) US navigant dans le marécage néo-con et le miracle qu’il faudrait pour sauver leur situation, il y a des chances qu’il faille aller au bout du bout de la première. Avec nos néo-cons locaux pour nous garder complètement à l’Ouest.


    • atanguy Le 02 septembre 2017 à 20h40
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      “Le Lustre et l’énergie” Pour qui?
      Voici la liste des 12 premiers milliardaires russes: Nom Fortune estimée en milliards de dollars – Age:

      Leonid Mikhelson $18.4 M 62 gas, chemicals
      Vladimir Lisin $16.1 M 61 steel, transport
      Gennady Timchenko $16 M 64 oil, gas
      Alisher Usmanov $15.2 M 63 steel, telecom, investments
      Vagit Alekperov $14.5 M 67 oil
      Mikhail Fridman $14.4 M 53 oil, banking, telecom
      Vladimir Potanin $14.3 M 56 metals
      Andrey Melnichenko $13.2 M 45 coal, fertilizers
      Viktor Vekselberg $12.4 M 60 metals, energy
      German Khan $9.3 N 55 oil, banking, telecom
      Roman Abramovich $9.1 M 50 steel, investments
      Mikhail Prokhorov $8.9 M 52 investments


      • Kazhim Le 02 septembre 2017 à 22h43
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        C’est un fait que Vladimir à redresser la Russie et obliger les grand patron à travailler dans l’intérêt de la nation.

        Donc vos gars ils sont peut être riches, mais ils sont en devoir par rapport au pouvoir russe, contrairement à chez nous.


    • Les Mouches Le 04 septembre 2017 à 12h39
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      Mais Poutine n’a pas construit sa réussite en 6 mois, son œuvre s’étale même sur plusieurs mandats.
      Si nous sommes tous d’accords pour dire que l’establishment américain est le plus puissant au monde, accordons du temps à Trump (qui a déjà agit dans certains domaines par ailleurs).
      Je suis persuadé qu’il serait assez facile pour la CIA de l’éliminer et ils ont dut lui faire savoir.
      L’ennemi est puissant, plutôt que de faire dans le bashing, soyons patients.
      S’en prendre au territoire US est impossible dans l’état actuel des rapports de force.


  6. Louis Robert Le 02 septembre 2017 à 09h57
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    Un peuple qui, s’apercevant dans un miroir, non seulement ne supporte pas de voir ce qu’il y voit mais nie catégoriquement s’y voir et ce qu’il voit… n’a plus qu’à fermer les yeux pour mieux mourir.

    L’Empire en est là.


  7. Catalina Le 02 septembre 2017 à 09h58
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    et encore, s’il n’était que “horripilant enfant obèse capricieux et coléreux.” mais il est responsable de millions de morts.


  8. Fanfan Le 02 septembre 2017 à 11h04
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    Maxime Chaix : ´En Syrie, le plus grand fiasco de la CIA ?´
    Alors qu’il n’est plus tabou de critiquer le rôle trouble des puissances moyen-orientales dans le renforcement des réseaux djihadistes au Moyen-Orient, la coresponsabilité de leurs partenaires de l’OTAN ne peut et ne doit plus être éludée
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/en-syrie-le-plus-grand-fiasco-de-la-cia-139175839


    • Louis Robert Le 02 septembre 2017 à 12h37
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      @ Fanfan

      Merci pour ce lien à un texte remarquable.

      “Vietnam” et “Syrie” désigneront à jamais, dans les livres d’histoire, les plus honteuses et humiliantes défaites subies par l’Empire prédateur et maître des coups d’états, ainsi que par tous ceux qui choisirent de se cacher derrière lui. Jamais aura-t-on vu les médias occidentaux trompeurs s’avérer aussi indignes, même, du plus parfait mépris. Comment nous surprendre qu’ils ne se soient jamais remis de cette impardonnable trahison? Jamais il ne s’en remettront.

      Qu’on le sache: ces enfants “radicalisés”, filles et garçons, innocentes victimes de nos crimes, non seulement ils nous hanteront au quotidien, désormais, mais ils nous interdiront de vivre en paix pour des générations à venir.


  9. Raoul Le 02 septembre 2017 à 12h01
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    Sur la situation des États-Unis vue par Orlov, avec son humour grinçant habituel :

    https://versouvaton.blogspot.fr/2017/09/tout-va-selon-le-plan.html


  10. martin Le 02 septembre 2017 à 14h57
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    @ Duracuir

    Sur Poutine.

    Comme tout le monde, et comme Elstine en son temps, j’ai cru longtemps à l’histoire du bon agent Poutine, efficace et fidèle, mais dénué d’imagination ( cf. Dans la tête de Vladimir Poutine de Michel Eltchaninoff ou Dans la peau de Vladimir Poutine/ Arte). Les planificateurs américains ne doutaient pas de leur supériorité sur ce minable, et tout le monde occidental avec eux. Mais quel chanceux que ce petit colonel Poutine!

    Dans une interview récente, il a fait savoir qu’il appartenait au DS au temps du KGB, c’est à dire à l’élite de l’élite de l’organisation. Bref, il s’est fait passer pendant 15 ans pour un demi-raté, et sous cette couverture, en spécialiste de l’anthropologie militaire qu’il est, il a plié tous ses adversaires. Trump, comme les autres, ne sait plus du tout que faire.


  11. Macarel Le 03 septembre 2017 à 00h28
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    Trump est un “lame duck”, comme l’était Obama. c’est le “deep state” qui mène la danse.

    Dernière provocation en date envers les russes :

    https://fr.sputniknews.com/international/201709021032887912-perquisitions-russie-usa-washington/

    Les USA sont en perdition et en conséquence de plus en plus dangereux pour la paix mondiale.


    • Perekop Le 03 septembre 2017 à 13h41
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      Oui, et c’est particulièrement grave pour le maintien de tout ce qui constituait le droit international reconnu par l’ensemble des nations (civilisées ?). Encore un deux poids, deux mesures effarant, qui vient ravager l’édifice des relations internationales (dans le silence total de nos médias, mais là on ne s’étonne plus de rien depuis quelques années). Vous imaginez les hurlements médiatiques si les services russes venaient forcer les portes pour perquisitionner des bâtiments diplomatiques américains ou français à Moscou ?


  12. Rentable Le 03 septembre 2017 à 09h09
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    “ou bien revenir aux racines du parti, défini comme voix des hommes et femmes ordinaires.”
    Les racines du parti démocrate c’est surtout pro-esclavage et lois ségrégationnistes.


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