Source : Lundi matin, Frédéric Lordon, 13-06-2017

Logiquement, tout avance de concert. Au moment où Macron est élu, nous découvrons que La Poste enrichit sa gamme de services d’une offre « Veiller sur mes parents » à partir de 19.90€ par mois (plusieurs formules : 1, 2, 4, 6 passages par semaine). Le missionné, qu’on n’appellera sans doute plus « l’agent » (tellement impersonnel-bureaucratique – old), mais dont on verra si la Poste va jusqu’à l’appeler l’« ami de la famille », passe en voisin, boit le café, fait un petit sms pour tenir au courant les descendants, bref – dixit le prospectus lui-même – « maintient le lien social ». Résumons : Pour maintenir le lien social tout court, c’est 19.90€. Et pour un lien social béton (6 visites par semaines), c’est 139.90€. Tout de même. Mais enfin il y va du vivre ensemble.

En 1999, des lignards d’EDF en vacances et même en retraite avaient spontanément repris du service pour rétablir le courant après la tempête. Ils l’avaient fait parce qu’ils estimaient que, dans cette circonstance exceptionnelle, il se jouait quelque chose entre eux, le service public dont ils étaient ou avaient été les agents, et la société dans son ensemble, quelque chose qui n’était pas de l’ordre d’un lien contractuel-marchand et procédait de mobiles autres que pécuniaires. Maintenant que nous en sommes à l’étape de la forfaitisation du lien social, nous percevons combien cette réaction qui fut la leur a été une tragique erreur. Puisqu’il est décidé que tout, absolument tout, est monnayable, la prochaine fois que les lignes sont à terre, on espère bien que toute demande de reprise de service obtiendra pour réponse, au mieux la renégociation en position de force du tarif des prestations extraordinaires, et plutôt d’aller se carrer les pylônes.

Le contresens anthropologique du lien social tarifé semble ne pas apercevoir que, précisément, la transaction contractuelle-marchande n’est au principe d’aucun lien, entendons autre que le lien temporaire stipulé dans ses clauses, dont l’échéance est fixée par le paiement qui, dit très justement l’expression, permet de s’acquitter – c’est-à-dire de quitter. Après quoi les co-contractants redeviennent parfaitement étrangers l’un à l’autre. C’est pourtant ce modèle « relationnel » que la société néolibérale, La Poste en tête, se propose de généraliser à tous les rapports humains, désastre civilisationnel dont le désastre électoral de ce printemps n’est que l’épiphénomène. Mais aussi l’accélérateur. Avec peut-être toutes les vertus des accélérations à contresens : déchirer les voiles résiduels, clarifier la situation, rapprocher des points critiques. Si l’on peut placer un espoir raisonnable dans la présidence Macron, c’est celui que tout va devenir très, très, voyant. C’est-à-dire odieux comme jamais.

Car il ne faut pas s’y tromper, la France n’est nullement macronisée. Les effets de levier composés du vote utile font à l’aise un président avec une base d’adhésion réelle de 10% des inscrits. Quant aux législatives, le réflexe légitimiste se joint à la pulvérisation des candidatures d’opposition pour assurer de rafler la mise. Par l’effet de cette combinaison fatale, le 19earrondissement de Paris, par exemple, qui a donné Mélenchon en tête au premier tour avec plus de 30% est ainsi bien parti pour se donner un député macronien – on aurait tort d’en tirer des conclusions définitives. Mais en réalité, au point où nous en sommes, tout ça n’a plus aucune importance. La vérité, c’est que « la France de Macron » n’est qu’une petite chose racornie, quoique persuadée de porter beau : c’est la classe nuisible.

La classe nuisible est l’une des composantes de la classe éduquée, dont la croissance en longue période est sans doute l’un des phénomènes sociaux les plus puissamment structurants. Pas loin de 30% de la population disposent d’un niveau d’étude Bac+2 ou davantage. Beaucoup en tirent la conclusion que, affranchis des autorités, aptes à « penser par eux-mêmes », leur avis compte, et mérite d’être entendu. Ils sont la fortune des réseaux sociaux et des rubriques « commentaires » de la presse en ligne. La chance de l’Europe et de la mondialisation également. Car la classe éduquée n’est pas avare en demi-habiles qui sont les plus susceptibles de se laisser transporter par les abstractions vides de « l’ouverture » (à désirer), du « repli » (à fuir), de « l’Europe de la paix », de « la dette qu’on ne peut pas laisser à nos enfants » ou du monde-mondialisé-dans-lequel-il-va-bien-falloir-peser-face-à-la-Russie-et-aux-Etats-Unis. La classe demi-habile, c’est Madame de Guermantes à la portée d’un L3 : « la Chine m’inquiète ».

La propension à la griserie par les idées générales, qui donnent à leur auteur le sentiment de s’être élevé à hauteur du monde, c’est-à-dire à hauteur de gouvernant, a pour effet, ou pour corrélat, un solide égoïsme. Car la demi-habileté ne va pas plus loin que les abstractions creuses, et ignore tout des conséquences réelles de ses ostentations abstraites. En réalité, elle ne veut pas les connaître. Que le gros de la société en soit dévasté, ça lui est indifférent. Les inégalités ou la précarité ne lui arrachent dans le meilleur des cas que des bonnes paroles de chaisière, en tout cas aucune réaction politique. L’essentiel réside dans les bénéfices de la hauteur de vue, et par suite d’ailleurs la possibilité de faire la leçon universaliste aux récalcitrants. En son fond elle est un moralisme – comme souvent bercé de satisfactions matérielles. Sans surprise, elle résiste à la barbarie en continuant de boire des bières en terrasse – ou, plus crânement encore, en brassant elle-même sa propre bière.

Demi-habile et parfaitement égoïste, donc : c’est la classe nuisible, le cœur battant du macronisme. Elle est le fer de lance de la « vie Macron » – ou du vivre ensemble La Poste. Partagée entre les déjà parvenus et ceux qui continuent de nourrir le fantasme, parfois contre l’évidence, qu’ils parviendront, elle est la classe du capital humain : enfin un capital qui puisse être le leur, et leur permettre d’en être ! Ceux-là sont habités par le jeu, ils y adhèrent de toute leur âme, en ont épousé avec délice la langue dégénérée, faite signe d’appartenance, bref : ils en vivent la vie. Ils sont tellement homogènes en pensée que c’est presque une classe-parti, le parti du « moderne », du « réalisme », de la « French Tech », du « projet personnel » – et l’on dresserait très facilement la liste des lieux communs d’époque qui organisent leur contact avec le monde. Ils parlent comme un journal télévisé. Leurs bouches sont pleines de mots qui ne sont pas les leurs, mais qui les ont imbibés si longtemps qu’ils ont fini par devenir les leurs – et c’est encore pire.

Cependant, l’égoïsme forcené joint à l’intensité des investissements existentiels a pour propriété paradoxale de faire de la classe de « l’ouverture » une classe séparée et claquemurée, sociologiquement minoritaire en dépit des expressions politiques majoritaires que lui donnent les institutions électorales – qui disent là comme jamais la confiance qu’elles méritent. La seule chose qui soit réellement majoritaire, c’est son pouvoir social – mais comme on sait, à ce moment, il convient de parler non plus de majorité mais d’hégémonie. Sans surprise, la sous-sous-classe journalistique en est le joyau, et le porte-voix naturel. L’élection de Macron a été pour elle l’occasion d’un flash orgasmique sans précédent, ses grandes eaux. Au moment où nous parlons d’ailleurs, on n’a toujours pas fini d’écoper. En tout cas la classe nuisible est capable de faire du bruit comme quinze. Elle sait ne faire entendre qu’elle et réduire tout le reste – ouvriers, employés, des masses elles bien réelles – à l’inexistence. Au prix, évidemment, de la sourde accumulation de quelques « malentendus », voués un de ces quatre à faire résurgence un peu bruyamment.

Il pourrait y avoir là de quoi désespérer absolument si le « progrès intellectuel » de la population ne fabriquait plus que des possédés, et se faisait le parfait verrou de l’ordre social capitaliste. Mais la classe nuisible n’est qu’une fraction de la classe éduquée. C’est qu’en principe, on peut aussi se servir de capacités intellectuelles étendues pour autre chose. Bien sûr on ne pense pas dans le vide, mais déterminé par toutes sortes d’intérêts, y compris matériels, à penser. De ce point de vue les effets du néolibéralisme sont des plus ambivalents. S’il fabrique de l’assujetti heureux et de l’entrepreneur de lui-même, il produit également, et à tour de bras, du diplômé débouté de l’emploi, de l’intellectuel précaire, du startuper revenu de son esclavage. La plateforme OnVautMieuxQueCa, qui a beaucoup plus fait que les directions confédérales dans le lancement du mouvement du printemps 2016 – qui a même fait contre elles… –, cette plateforme, véritable anthologie en ligne de la violence patronale, dit assez où en est, expérience à l’appui, une large partie de la jeunesse diplômée dans son rapport au salariat. Et, sous une détermination exactement inverse, dans ses propensions à penser. On peut donc ne pas tomber dans l’exaltation « générationnelle » sans manquer non plus de voir qu’il se passe quelque chose dans ces tranches d’âge. Si d’ailleurs, plutôt que de revoir pour la dixième fois The social network et de se rêver en Zuckerberg français, toute une fraction de cette génération commence à se dire « ingouvernable », c’est sans doute parce qu’elle a un peu réfléchi à propos de ce que veut dire être gouverné, suffisamment même pour apercevoir qu’il n’y va pas seulement de l’Etat mais de l’ensemble des manières de façonner les conduites, auxquelles les institutions formelles et informelles du capitalisme prennent toute leur part.

Sur ce versant-là de la classe éduquée, donc, ça ne macronise pas trop fort – sans compter d’ailleurs tous ceux à qui l’expérience prolongée a donné l’envie de changer de bord : les cadres écœurés de ce qu’on leur fait faire, les dégoûtés de la vie managériale, les maltraités, les mis au rebut, à qui la nécessité fait venir la vertu, mais pour de bon, qui ont décidé que « rebondir » était une affaire pour baballe exclusivement, ne veulent plus se battre pour revenir dans le jeu, et prennent maintenant la tangente. Or ce contingent de têtes raides ne cesse de croître, car voilà le paradoxe du macronisme : en même temps qu’il cristallise la classe nuisible, son effet de radicalisation, qui donne à l’époque une clarté inédite, ouvre d’intéressantes perspectives démographiques à la fraction rétive de la classe éduquée.

Cependant le privilège social de visibilité de la classe éduquée, toutes fractions confondues, n’ôte pas qu’on ne fait pas les grands nombres, spécialement dans la rue, sans la classe ouvrière mobilisée. En l’occurrence affranchie des directions confédérales, ou du moins décidée à ne plus les attendre. Mais ayant par suite à venir à bout seule de l’atomisation et de la peur. Pas le choix : il faut qu’elle s’organise – se -organise… Et puis s’organiser avec elle. Caisses de solidarité, points de rencontre : dans les cortèges, dans de nouveaux groupements où l’on pense l’action en commun, tout est bon. En tout cas, comme dans la jeunesse, il se passe quelque chose dans la classe ouvrière : de nombreux syndicalistes très combatifs, durcis au chaud de plans sociaux spécialement violents, virtuellement en rupture de centrale, font maintenant primer leurs solidarités de lutte sur leurs appartenances de boutique, laissent leurs étiquettes au vestiaire et ébauchent un front uni. Si quelque jonction de la jeunesse décidée à rompre le ban ne se fait pas avec eux, rien ne se fera. Mais la détestation de l’entreprise, promise par le macronisme à de gigantesques progrès, offre d’excellentes raisons d’espérer que ça se fera.

Il n’est pas certain que le macronisme triomphant réalise bien la victoire à la Pyrrhus qui lui est échue. C’est que jusqu’ici, l’indifférenciation patentée des partis de gouvernement censément de bords opposés parvenait encore vaille que vaille à s’abriter avec succès derrière l’illusion nominale des étiquettes de « l’alternance ». Evidemment, l’alternance n’alternait rien du tout, mais il restait suffisamment d’éditorialistes abrutis pour certifier que la « gauche » succédait à la « droite, ou l’inverse, et suffisamment de monde, à des degrés variés de cécité volontaire, pour y croire. Le problème du macronisme, c’est précisément… qu’il a réussi : sa disqualification des termes de l’alternance prive le système de son dernier degré de liberté, assurément factice mais encore doté de quelque efficacité résiduelle. Quand il aura bien mis en œuvre son programme, poussé tous les feux, par conséquent rendu folle de rage une fraction encore plus grande de la population, où trouvera-t-il son faux alternandum et vrai semblable, l’entité faussement opposée et parfaitement jumelle qui, dans le régime antérieur, avait pour double fonction de soulager momentanément la colère par un simulacre de changement tout en assurant la continuité, quoique sous une étiquette différente ?

Résumons-nous : bataille terminale au lieu du noyau dur – le rapport salarial, via le code du travail –, intégration ouverte de l’Etat et du capital, presse « en plateau », extase de la classe nuisible et radicalisation antagoniste des défecteurs, colère grondante des classes populaires promises à l’équarrissage, fin des possibilités théâtrales de l’alternance, disparition définitive de toute possibilité de régulation interne, de toute force de rappel institutionnalisée, de tout mécanisme de correction de trajectoire : à l’évidence il est en train de se former une situation. À quelque degré, ce gouvernement-du-barrage-contre-le-pire doit en avoir conscience puisqu’il approfondit le mouvement, déjà bien engagé, de proto-fascisation du régime : avec les ordonnances du code du travail, la normalisation de l’état d’urgence en droit ordinaire a été logiquement sa première préoccupation. Ultime moyen de contrôle de la situation, lui semble-t-il, mais qui contribue plutôt à l’enrichissement de la situation. Et confirme que la question de la police va se porter en tête d’agenda, comme il est d’usage dans tous les régimes où l’état d’illégitimité n’est plus remédiable et où ne reste que la force armée, la seule chose opposable à la seule opposition consistante : la rue. Car il est bien clair qu’il n’y a plus que la rue. Si « crise » désigne le moment résolutoire où les trajectoires bifurquent, nous y sommes. Quand tout est verrouillé et que la pression n’en finit pas de monter, il doit se passer quelque chose. Ce dont les forces instituées sont incapables, seul l’événement peut l’accomplir.

Source : Lundi matin, Frédéric Lordon, 13-06-2017

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135 réponses à Situation – Par Frédéric Lordon

Commentaires recommandés

Nadège Bajard Le 02 août 2017 à 06h43

Un article qui fait vraiment du bien, parce qu’il ramène l’espoir.

…et pourtant, les gens ont voté ? Accepté Marcon, la grande messe émotive de Charlie, tout ça, alors que le tour de passe-passe crevait les yeux…?

Dans mon expérience concrète, “de la rue”, mes connaissances recherchent en grande masse un berger autour duquel se regrouper, quel qu’il soit, quoiqu’il veuille… ou autour d’une idée, parfois “la générosité”, “l’Europe”, qui servirait l’image qu’il veulent avoir d’eux-même, sans se soucier du côté concret…

En fait je suis stupéfaite du peu de monde que je rencontre “dans la rue”, les autres planent. Je crains que cet article ne se fonde sur un “échantillon biaisé” : l’auteur se réfèrerait aux gens qu’il rencontre dans sa bulle, et concluerait à un effet de masse…

  1. Nadège Bajard Le 02 août 2017 à 06h43
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    Un article qui fait vraiment du bien, parce qu’il ramène l’espoir.

    …et pourtant, les gens ont voté ? Accepté Marcon, la grande messe émotive de Charlie, tout ça, alors que le tour de passe-passe crevait les yeux…?

    Dans mon expérience concrète, “de la rue”, mes connaissances recherchent en grande masse un berger autour duquel se regrouper, quel qu’il soit, quoiqu’il veuille… ou autour d’une idée, parfois “la générosité”, “l’Europe”, qui servirait l’image qu’il veulent avoir d’eux-même, sans se soucier du côté concret…

    En fait je suis stupéfaite du peu de monde que je rencontre “dans la rue”, les autres planent. Je crains que cet article ne se fonde sur un “échantillon biaisé” : l’auteur se réfèrerait aux gens qu’il rencontre dans sa bulle, et concluerait à un effet de masse…


    • TC Le 02 août 2017 à 09h23
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      Pour ma part, je pense que Lordon anticipe les effets du macronisme. La “rue” ne se réveillera pas avant que cette partie de la classe éduquée n’en comprenne toute la portée. Nous sommes encore en vacances, les premiers effets de l’application de la loi travail qui n’est pas encore produite vont mettre du temps à se révéler mais d’ici un an ou deux, la crise sociale qui touchera aussi cette classe sera probablement à son plus haut. Et là nous verrons si ceux qui annoncent le désastre auront été clairvoyants.


      • nerevez Le 02 août 2017 à 15h12
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        La Grece voyez la Grece.

        Ou voyez vous quelques insurrections ?


        • K Le 02 août 2017 à 22h19
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          La Grece est un cas particulier car il n’y pas dans ce pays de force politique capable de prendre le pouvoir. Certains ont mis leur espoirs dans le parti Syriza avant que ce dernier n’accede au pouvoir et ne mene une politique encore plus rude (envers les plus faibles) que ce qu’avaient fait tous les gouvernement de droite et de gauche avant lui.
          Or une insurrection debouche sur une prise de pouvoir (d’ou la necessite de disposer d’une force politique embrillonaire capable de prendre le pouvoir). Sans quoi l’insurrection n’est qu’agitation, avec beaucoup d’energie et de prise de risque gaspillees inutilement.

          Et de toutes facons le probleme centrale de la France c’est son adhesion a l’UE et a l’euro avec toute les consequences (destruction du secteur industriel, chomage de masse, alignement social sur le pays le moins-disant, immigration de peuplement). Et de ce point de vue Macron ne fera ni mieux ni pire que ses predecesseurs. Il sera simplement tout aussi catastrophique.


          • kopkounine Le 03 août 2017 à 00h03
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            oui, Lordon me parait négliger la tolérance de l’UE aux violences d’états (Grèce, Pologne, Hongrie). Il néglige aussi la passivité des populations et s’il fait appel aux jeunes, la populations est vieillissante


          • Scribe25 Le 03 août 2017 à 16h44
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            Perpétuer un état négatif ne peut donner sans limite le même résultat ! Simple question de bon sens semble-t-il !


      • Scribe25 Le 03 août 2017 à 17h29
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        Si la loi travail ne provoque pas de mouvement social à la rentrée, on peut se demander ce qui le fera ! Mais qu’il faille compter sur la rentrée montre que beaucoup ne sont pas encore prêts à sacrifier leur vacances pour défendre leurs options politiques, sauf à admettre que tous les vacanciers sont marcheurs ! On peut cependant penser et parier que plus tard il se fera, plus le réveil sera dur pour tout le pays ! La France se réveillera-t-elle toujours trop tard ?


    • Kilsan Aïtous Le 02 août 2017 à 10h00
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      Que faut-il entendre concrètement par “la rue” ?

      Que faut-il attendre concrètement de “la rue” ? Que peut-elle faire ?

      Des manifs ? Des grèves ?
      Mais ce n’est pas très efficace (sauf quand ce sont les camionneurs ou le employés des raffineries ou de l’électricité). N’y a-t-il pas d’autres moyens plus efficaces ? Une vraie résistance active, un vrai sabotage de ce Système ?

      Des génies du hack par exemple (un seul suffirait) pourraient mener une action bien plus efficace que des instits ou des infirmiers en grève (même au complet). (Sincèrement la caste n’en a rien à faire que nos gosses loupent l’école ou que pépé crève à l’hôpital).


      • Frank Bisetti Le 03 août 2017 à 09h17
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        Vous êtes libre d’agir, pas besoin d’attendre la rue.
        Vous ne voulez pas de ce capitalisme de copinage, commencez par arrêter vos assurances vie et sortez votre épargne du monde de la finance à la Golman Saxe en privilégiant les circuits courts.


    • Ardéchoix Le 02 août 2017 à 18h20
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      “Un article qui fait vraiment du bien, parce qu’il ramène l’espoir.” L’espoir est le pire des sentiments, il nous empêche de vivre le présent.


      • DONO Le 03 août 2017 à 04h09
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        L’espoir est l’appel au changement parfois…mais d’abord il faudra souligner et mettre en avant les contradictions entre les piliers du néo-libéralisme croissant (MEDEF, la grande presse audio, TV et écrite et surtout l’UE acoquinée avec nos gouvernements dits d’alternance…). Avant que le grand public perçoive clairement les contradictions….nous serons pauvres, très pauvres!!
        Et puis les contre pouvoirs de gauche sont peu combattifs et bien attachés au système libéral…


    • kopkounine Le 02 août 2017 à 23h56
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      oui, Lordon me parait négliger la tolérance de l’UE aux violences d’états (Grèce, Pologne, Hongrie). Il néglige aussi la passivité des populations et s’il fait appel aux jeunes, la populations est vieillissante


      • Scribe25 Le 03 août 2017 à 17h45
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        Les violences en question ne sont pas des violences sociales, leurs bases sont ailleurs. Une grève générale en Ue est cent fois plus efficace à condition d’avoir bien maîtrisé les risques de récupération de tous bords ! Il me semble déjà entendre les armes s’affuter pour un choc d’envergure entre pouvoirs et populations sous pression depuis des décennies ! La question : quel pays donnera le signal ?


        • P. Peterovich Le 04 août 2017 à 10h43
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          [La question : quel pays donnera le signal ?]

          Aucun. Demander une solidarité à l’échelle européenne, c’est un peu comme demander à la fonction publique française de prendre fait et cause pour les fonctionnaires européens…

          Il y a des gagnants dans le grand jeu européen. C’est juste que la France n’en fait pas partie…


  2. Ardéchoix Le 02 août 2017 à 07h31
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    Urgent important, v’là quatre jours que je regarde bfm le matin, et il ne parle pas de Macron . Svp quelqu’un peut me dire si il lui est rien arrivé ?
    J’ai des frissons partout, j’angoisse.
    Ah non ……… j’ai un orgasme.


    • Xavier Le 02 août 2017 à 07h47
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      Vous n’avez pas vu Tchoupi fait du handi-tennis, Tchoupi fait du tennis, Tchoupi fait de la boxe, etc. ?
      Après Tchoupi et Rihanna…

      Et aussi François II a pris d’énormes risques en portant la candidature de Paris ?

      Attendez un peu, pensez printemps et Tchoupi-Richnou sera partout sans avoir à le montrer.


      • Ardéchoix Le 02 août 2017 à 18h03
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        Autant pour moi, Tchoupi est pas content sur le dossier de la suppression de 5€( et plus) sur les apl “c’est une connerie sans nom” il a dit le chef.
        Quand un chef ne sait plus où sont ses troupes, ça sent pas bon .
        “Tchoupi et les apl” sortie à l’autonome, réduction de 5€ pour les Riens.


  3. Louis Robert Le 02 août 2017 à 07h43
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    “… il est en train de se former une situation… la question de la police va se porter en tête d’agenda, comme il est d’usage dans tous les régimes où l’état d’illégitimité n’est plus remédiable et où ne reste que la force armée, la seule chose opposable à la seule opposition consistante : la rue. Car il est bien clair qu’il n’y a plus que la rue.”

    ***

    “Orwell: “Une société devient totalitaire quand, manifestement, sa structure n’est plus qu’artificielle… La classe dominante ne remplissant plus sa fonction, elle ne parvient plus à s’accrocher au pouvoir que par la force ou la fraude. La fraude, nos élites l’ont déjà utilisée. La force est tout ce qui leur reste.

    Notre élite médiocre et en faillite tente désespérément de sauver un système qui ne saurait l’être. Plus important encore est le fait que ses membres tentent de se sauver eux-mêmes.”

    (C. Hedges, “Zero Point of Systemic Collapse”)

    https://www.adbusters.org/article/chris-hedges-zero-point-of-systemic-collapse/


    • Xavier Le 02 août 2017 à 07h54
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      Je pense que cela a toujours été ainsi, mais que la situation au niveau d’organisation “pays” nous fournissait des richesses qui permettaient d’habiller la chose par un langage progressiste.

      Nous assistons juste à la fin de l’hégémonisme occidental : bas les masques !

      2 voies s’offrent à chacun : être membre du parti et avoir droit de Cité (sous surveillance permanente pour assurer cet équilibre instable), ou être prolétaire et retrouver un sens direct aux matières premières et aux relations humaines.

      On a la chance de le voir venir, et d’avoir des moyens pour atténuer le choc, par contre quelle rupture !…


      • Shaolin Le 02 août 2017 à 11h21
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        Un laboriste?… ça fait plaisir… penser en niveau d’organisation le monde et ses relations, l’homeostasie…. Henri, reviens…


  4. Merlin Le 02 août 2017 à 07h52
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    Cher Frédérique, chers tous,

    il me paraît un peu simpliste de caractériser le peuple français en quelques classes et je pense pouvoir t’aider à aller un peu plus loin en parlant aussi de générations(théorie de Strauss et Howe, lien wiki à la fin de mon écrit):
    -les “nuisibles”(comme, dans une moindre mesure les “éduqués”), bac+2+ en poche et outils du système sont des actifs, donc entre 25 et 55-60 ans
    -les “ouvriers”, masse non mobilisée sont également des travailleurs, même tranche d’âge
    -les “résistants”, masse mobilisée contre le gouvernement font encore partie de la tranche d’âge des actifs

    Je te pose donc la question. N’as-tu pas oublié le rôle majeur d’une partie démographique incontournable votant beaucoup et n’ayant plus rien à perdre de la dégradation du droit du travail, les baby-boomers?
    Non contents de nous avoir mis dans la situation actuelle il votent pour protéger leurs intérêts court-termistes et ont quelque chose à perdre, contrairement aux travailleurs désabusés plus jeunes subissant “la crise” de plein fouet.

    Les ouvriers sont ils une fois de plus les idiots utiles de la bourgeoisie qui souhaite prendre la place de la noblesse?

    Approche de la génération X(liens pour les autres): https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ration_X
    Théorie des générations(en): https://en.wikipedia.org/wiki/Strauss%E2%80%93Howe_generational_theory


    • LeBougre Le 02 août 2017 à 09h36
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      les grands parents sont parfois soucieux des conditions de vie de leurs petits enfants.
      Et n’attendent pas tous la visite tarifée du postier.


      • Kiwixar Le 02 août 2017 à 10h29
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        « les grands parents sont parfois soucieux des conditions de vie de leurs petits enfants. »

        Ceux qui peuvent. C’est choix oligarchique de société, à la place de l’impôt redistributeur égalitaire et juste :
        – les vieux riches aident leur descendance riche (la descendance des pauvres crève)
        – charité choisie (« prends toujours cette piecette, gueux, et dis merci ») et non pas forcée
        – l’Etat emprunte aux riches au lieu de les taxer, leur donnant une rente et asservissant le contribuable, y compris les pauvres (TVA)


        • patrick Le 02 août 2017 à 14h36
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          L’état emprunte à tous le monde , il a en particulier récupéré toute l’assurance vie ( donc pas les économies des plus riches ), il a emprunté de l’argent aux fonds de pension ( retraites des salariés américains et autres ) .
          L’état ( les gouvernements ) a choisi les déficits et l’endettement par lâcheté parce qu’il faut bien être élu et pour cela il faut faire des promesses et en tenir quelques unes , ou bien parce qu’il faut faire des grands travaux dans l’intérêt général ( combien d’aéroports déserts en France ? )


          • nerevez Le 02 août 2017 à 15h16
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            Aeroports que l’on vend (ils sont rentables).


            • Amsterdammer Le 02 août 2017 à 19h13
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              Ah ça non, la grande majorité des aéroports de France sont structurellement déficitaires et ne tiennent que par les subventions publiques.

              Ils sont des structures inutiles, qui seront abandonnées dans la décennie qui vient, lorsque la crise énergétique commencera à faire sentir ses effets.


            • patrick Le 02 août 2017 à 22h44
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              il m’est arrivé de me présenter sur des aéroports prétendument contrôlés et ne recevoir aucune réponse de la tour de contrôle , rien , silence radio total , même pas un autre appareil dans la zone.

              Alors oui, il y a des aéroports rentables mais il y en a des dizaines sur le territoire qui ne sont pas rentables.


          • SanKuKai Le 02 août 2017 à 16h33
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            @Patrick. “L’état emprunte à tous le monde” est un non sens. Par définition un pauvre n’a pas ou peu d’argent il n’est pas preteur. Les pauvres n’ont que leur force de travail, de ce point de vue, Ils ne sont pas des investisseurs, il ne sont pas dans “le marché”, ils n’ont pas de pouvoir. Pour eux, l’Etat n’emprunte pas, il prend (et éventuellement redistribue).
            Et pour information pres de 60% des Francais n’ont pas d’assurance vie (http://www.lefigaro.fr/assurance/2011/07/20/05005-20110720ARTFIG00556-41-des-francais-ont-une-assurance-vie.php).


            • patrick Le 02 août 2017 à 22h48
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              Pas d’assurance-vie ? mais sûrement un livret A celui qui devait financer le logement social.

              et puis 41% possédant une assurance-vie ça voudrait dire 41% de riches ?


    • L. A. Le 02 août 2017 à 10h19
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      @ Merlin
      Il est vrai que la question générationnelle est souvent escamotée, mais il est archifaux de rendre responsables ceux que vous appelez les « baby-boomers » de « nous avoir mis dans la situation actuelle ». C’est un petit jeu auquel se livrent ceux qui ont le pouvoir, pour le conserver, que de monter une partie de la population contre l’autre : les Blancs, ou les religieux, ou les femmes, ou maintenant les jeunes contre les autres. Ne tombez pas dans ce piège et de grâce, surtout, n’y entraînez pas… les autres. Ceux qui nous ont menés là où nous en sommes sont les capitalistes et les libéraux et leurs affidés stipendiés.


      • ty89 Le 02 août 2017 à 13h12
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        Dédouaner la génération qui a détruit la France est criminel. Oui, pour aller de l’avant il ne faut pas chercher a les sanctionner ou à les faire payer. Oui, il faut se coaliser pour faire front commun. Mais en tout cas, les Baby Boomer sont bien les parents du systeme actuel. Et il serai bien temps qu’ils l’assument!
        Car c’est bien eux l’Europe, c’est eux l’Euro, et c’est encore eux qui on mis en place les 5 derniers présidents.


        • Amsterdammer Le 02 août 2017 à 19h22
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          Ne pas oublier que, parmi les babyboomers, tous ne votaient pas pour ce système.

          Ce serait quand même gonflé de rendre responsable de la m**** actuelle, l’électorat populaire, communiste, qui était hostile à la CEE qu’il percevait fort bien comme une arme contre le mouvement ouvrier et un instrument de démantèlement des protections sociales nationales.

          Mettre tout sur le dos DU Babyboomer, c’est maquiller la guerre sociale menée par les classes nanties en un conflit de génération. Les jeunes issus des classes nanties sont tout autant partie prenante à cette guerre contre les salariés et les pauvres que leurs parents.


          • P. Peterovich Le 04 août 2017 à 10h49
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            “Mettre tout sur le dos DU Babyboomer, c’est maquiller la guerre sociale menée par les classes nanties en un conflit de génération.”

            Il n’en reste pas moins que les babyboomers retraités vivent de rente à charge des actifs et que les intérêts des uns et des autres sont donc structurellement antagoniques, de la même manière que le capital et le travail s’affrontent dans la répartition du revenu national.

            Cet antagonisme était négligeable quand la charge des retraites et des soins de santé (dont la moitié va aux plus de 65 ans) était limitée. Il ne l’est plus à partir du moment où les sommes redistribuées croissent beaucoup plus vite que le revenu national.


        • battezvousaulieuxdejoueralaps4 Le 03 août 2017 à 14h27
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          ha mon pauvre ami, si vous saviez ce que moi et mes collègues de travail(EDf, la navale, la sidérurgie, etc) avont pu manisfester contre cette europe de merde et ce système de dumping social organisé. Si vous saviez la rage qui a été la notre de voir comment les “élections” et les référendum ont été manipulés ou ignorés. Si vous le saviez que feriez-vous?
          Rien, certainement, car si vous vouliez le savoir vous le sauriez, mais vous ne voulez pas savoir.
          Ou peut être, etes-vous acharné à faire votre sale boulot(aider à diviser pour régner), si c’est le cas: allez-y tapez sur les retraités, comme vos prédecesseurs ont tapés sur les chomeurs(fainéants…), vous avez raison de prendre ce job, aprés tout si vous ne le faites pas, un autre le fera, car, minable, vous êtess éminement remplaçable!


          • ty89 Le 04 août 2017 à 15h00
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            Vous prenez votre cas pour une généralité. Je suis bien conscient qu’une partie probablement majoritaire chez les ouvriers ont lutté a cette époque contre ces dérives libéral.
            Vous vous sentez visé alors vous m’attaquez. Moyen moyen comme raisonnement.

            En attendant les faits sont la. Il ne sagit pas de rejeter la faute sur les Baby Boomer (et plus largement sur les 55/80ans) mais de faire comprendre a cette classe d’age la situation. Car en majorité cette situation est nié par cette catégorie de personnes. Les jeunes sont un peut moins manipulé et plus lucide sur leurs avenir (en majorité ils restent comme leurs aînés complètement endoctriné).

            Inutile de m’insulter en disant que je suis quelqu’un de minable. C’est inutile.
            Je cherche pas a divisé (et surement pas pour régné, je suis un microbe dans ce monde qui a perdu tout sens moral). Mais au contraire, accepter ces erreurs permettrai un rassemblement entre génération.

            Pour information, moi aussi dans le passé je me suis planté dans mes choix politique. Je suis tombé dedans comme beaucoup de personnes. Mais j’ai fini par ouvrir les yeux. Et quand je repense a mes propos avant de m’informer autrement je me trouve ridicule (ou minable selon vos dire…)

            Bref restez sur la défensive comme vous le faites est parfait pour maintenir le statu quo.


    • Raoul Le 02 août 2017 à 10h48
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      Et c’est reparti pour un tour. Les vieux comme principaux responsables de la présente situation alors même que beaucoup de jeunes se sont abstenus dès le premier tour des élections présidentielle.

      Les analyses démographiques ont ceci de gênant qu’elles veulent absolument ignorer les déterminants de la conduite des masses. Car ce qui compte, c’est la manière par laquelle on conduit à voter les gens et qui est derrière ces manipulations.

      Car il faut bien être conscient d’une chose : le résultat aux élections est directement corrélé à la présence dans les médias. Les gens font ce qu’on leur dit de faire, ceci toute classe d’âge confondue. De fait, ce ne sont pas les vieux qui ont fait gagner Macron, mais les personnes, bien actives, elles, qui ont fait sa promotion.

      Lordon ne s’y ai pas trompé qui précise que « sans surprise, la sous-sous-classe journalistique est le joyau, et le porte-voix naturel » de la classe nuisible.


      • ty89 Le 02 août 2017 à 13h16
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        Vous vous contredisez, en premier vous reprochez aux jeunes de ne pas voté. Et ensuite vous expliquer que ceux qui on voté Macron on simplement fait ce qu’on leur a dit de faire…

        Entre un mouton qui vote macron ou un révolté qui n’a plus aucune espérance dans le système et qui ne vote pas je choisi directement celui qui vote pas. Car celui la, au moins, il a allumé son cerveau et a pris une décision.


        • Amsterdammer Le 02 août 2017 à 19h28
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          Le révolté, il pouvait aussi voter pour les Insoumis. (Ou pour le FN, si ça lui chante, mais cette petite entreprise familiale, nonobstant ses obsessions peu ragoûtantes, a amplement prouvé qu’elle n’était pas là pour défendre les petits…)

          Les puissants adorent les révoltés qui s’abstiennent : ça fait des chiens qui aboient pendant que la caravane passe.
          S’ils se mettaient à mordre, c.a.d. voter pour des partis anti-système, les puissants seraient moins heureux.


    • petitjean Le 02 août 2017 à 12h33
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      Vous tombez dans le piège tendu par le Système : opposer les catégories sociales et opposer les générations !

      des décennies de propagande et de terrorisme intellectuel ont désarmé intellectuellement les peuples

      Sur le plan politique, quels choix avaient vos ainés ?
      Et aujourd’hui, vous, quels choix politiques fates vous ? Dans quelle lutte contre le Système vous êtes vous engagés ?
      Si vous avez 25 ou 30 ans quel est donc votre combat pour que tout change ?

      Je suis impatient de lire vos conseils pour que “tout change”…………………….


      • calal Le 02 août 2017 à 13h16
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        en 1995 je crois, les “vieux” d’aujourd’hui qui etaient les actifs d’alors sont descendus dans la rue pour empecher juppe alors 1er ministre d’augmentater leurs cotisations retraites. juppe apres avoir ete “droit dans ses bottes” s’est couche. 20 ans plus tard,alors que les babyboomers sont partis en retraite, les augmentations de cotisation passent… les mecs qui vont augmenter la csg sur les retraites vont se suicider politique pendant encore 10 ans amha. apres tous les babyboomers seront ou morts ou moins nombreux et moins mobilises pour aller voter a 75ans et +.


        • Didier88600 Le 02 août 2017 à 19h09
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          Les jeunes ne veulent pas faire changer les autres, tous ceux qui on éssayés dans la génération précédente se sont retrouvés partie intégrante du système.
          Les jeunes se laissent tenter par l’autonomie, le survivalisme, la permaculture.. bref toutes ces choses passionnantes qui permettent de changer soit même et pour le reste Dieu reconnaitra les siens.


          • Alfred Le 03 août 2017 à 00h40
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            Naïveté de jeunesse sans doute.
            Il faut marcher sur deux jambes. Ce que vous faites (le changement concret à sa propre échelle) mais AUSSI tenir le rang dans la bataille politique (ce que vous appellez essayer de changer les gens). Dieu connait déjà les siens: si vous vous contentez de faire de la permaculture dans votre coin vous allez soit devenir une partie intégrante du système (eh oui vous le comprendrez plus tard) soit être tout bonnement tué si un jour vous devenez vraiment génant. Il est très dangereux de ne pas garder un pied dans la fange politique qui définit le pseudo droit des forts. Voyez kokopeli, l’étoile jaune ou n’importe quoi. Un jour la force vient à votre porte si vous lui avez laissé la laisse trop longue.


      • ty89 Le 02 août 2017 à 13h21
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        Non, car même si nous sommes bien conscient que nos aînés n’avaient pas vraiment le choix il serai salutaire de leur part d’assumer leurs erreurs passé. Et de constatez aujourd’hui qu’ils se sont trompé hier.

        J’ai entre 25 et 30 ans, et ce que je fait pour que tout change? c’est simple, je vote pas, je consomme peu, je m’informe et j’informe les gents. Et je tente désespérément de faire ouvrir les yeux a tous ces vieux (pour ratisser large entre 50 et 80ans) qui n’ont toujours pas compris après 30ans d’enfumage qu’ils sont les dindons de la farce et qu’ils ont sacrifié les générations suivantes.


        • nerevez Le 02 août 2017 à 15h18
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          J’ai entre 20 et 25 ans et vous avez tort de pas voter. Si tout ceux qui pensent ne votent pas, qui restera t-il ?


        • lon Le 04 août 2017 à 17h10
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          Aucun vieux n’a sacrifié les générations suivantes, tu parles comme un petit bourgeois qu’est pas content de ne pas toucher la part d’héritage auquel il pense avoir droit, comme un bon petit bourgeois bien nourri de démocratie occidentale et élevé au biberon de l’état providence sur lequel tu craches en premier lieu en ne votant pas .


    • Booster Le 02 août 2017 à 15h08
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      Les dindons de la farce sont les 45-65 à la recherche d’emploi et avec des enfants à charge. Ceux là sont très mal barrés. Si jamais ils retrouvent un emploi il sera mal payé (comme ceux des jeunes sauf que eux ont des enfants à nourrir), ou ils se mettront en indépendant pour finir avec une retraite de misère. Si jamais il n’y a pas d’héritage en vue, l’avenir sera pauvre et sombre. Et puis le système n’a rien à craindre, les dépressifs ont plutôt tendance à se suicider qu’à aller se venger sur leurs bourreaux.


      • Krystyna Hawrot Le 02 août 2017 à 20h11
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        Exactement. Ayant eu 20-25 ans au moment du début du néolibéralisme (entre 1989 chute du mur et 1995 début du mouvement altermondialiste) on a vraiment eu une vie de m… Il ne faut oas oublier que déjà en 1995 30% des jeunes diplômés étaient au chômage, que les stages bidons gratuits pullulaient sans parler les boulots “en alternance” ou on était payés au moitié SMIC tout en rapportant aux patrons! Aujourd’hui on est dans la rancune, on ne vit que grâce à l’aide des parents (babyboomer), c’est l’humiliation permanente, et on est trop fatiguée et usés our faire la révolution tout seuls. On a besoin des jeunes pour qu’on ne crève pas avant la retraite qu’on n’aura pas!


    • Mees Le 02 août 2017 à 18h31
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      Je m’inscris en faux sur cette affirmation que les baby boomers, dont je fais partie, seraient tous indifférents au sort réservé aux jeunes générations laissées pour compte par le néolibéralisme. Je ne suis peut-être pas représentative de ma génération (si j’en juge par les conversations que j’ai avec mes contemporains complètement fascinés par Macron ou nostalgiques de Fillon) mais je souhaite une révolte du peuple même si je n’y crois pas. Tant que les gens auront leurs “toutouilles” que sont les smartphones, du sport et de la télé poubelle, personne malheureusement ne se rebellera. Ils sont trop conditionnés par les médias ces “mougeons” asservis volontaires.


      • lon Le 04 août 2017 à 17h22
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        Laisse tomber Mees, si c’est pas la faute des baby boomers qu’auraient dilapidé “l’héritage” au lieu d’épargner pour leurs chiards , ce sera la faute des russes ou des américains , des extra terrestres ou des migrants , mais jamais au grand jamais la faute d’une super structure qui regarde la foire d’empoigne dans la cour de récréation …


        • TuYolPol Le 09 août 2017 à 22h25
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          +100 pour “la foire d’empoigne dans la cour de récréation”
          On fait plein de trucs dans la cour de récréation, et tant qu’on ne les fait que dans la cour de récréation ça convient parfaitement.


    • Amsterdammer Le 02 août 2017 à 19h32
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      Bin voyons, l’ancien électorat ouvrier, communiste, aujourd’hui à la retraite, il adhérait à ce système…

      La ‘guerre des générations’, c’est comme le racisme et son pendant l’antiracisme et les dérives de la religion droit-de-l’hommiste : un paratonnerre, un truc du système pour détourner l’attention des exploités de la guerre qui est menée contre eux par les possédants.


      • K Le 02 août 2017 à 22h43
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        D’un cote on a des pourfendeurs de la generation baby-booms, et en face des papyboomers engages qui se sentent injustement montres du doigts. Donc un dialogue de sourds. On peut couper la poire en 2 et affirmer que la generation babyboom a collectivement sacage le pays tout en notant qu’une grosse minorite de cette generation a tente d’eviter qu’on en arrive a la situation actuelle.


  5. DUGUESCLIN Le 02 août 2017 à 07h54
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    Belle ouverture à un débat qui mérite d’être approfondi.
    Le problème c’est que les gens “éduqués” se font rares du fait de la disparition progressive (ou faussement progressiste) de l’éducation. Chacun maintenant tend à s’éduquer par lui-même. Mais pas assez nombreux encore pour avoir une influence positive.
    Alors continuons, comme Frédéric Lordon, à réfléchir, comprendre notre histoire et à analyser les événements qui se déroulent sous nos yeux pour savoir où nous allons. Car nous avons un grand besoin d’espérer.


    • Narm Le 02 août 2017 à 10h52
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      réfléchir = inaction

      espérer : croire au père Noël ?


      • DUGUESCLIN Le 02 août 2017 à 12h19
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        Il est préférable que la réflexion précède l’action. Si c’était le cas en Amérique ça nous arrangerait bien. Le premier qui dégaine, gagne, et il réfléchit après s’il n’a pas tué un copain.
        Quand à l’espoir, il motive l’action, c’est mieux que le renoncement, le désespoir et la soumission.


      • Sam Le 02 août 2017 à 13h15
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        L’article montre bien une logique à l’oeuvre, qui doit aller à son terme. Un mouvement historique, où nos actions individuelles comptent peu finalement : “il est en train de se former une situation”, qu’il convient d’observer et de comprendre. Réfléchir donc.

        Espérer : c’est l’attente d’un dénouement. Ca ne veut pas dire attendre sottement la bouche ouverte n’importe quelle fadaise (le père noël ?), mais attendre sereinement le dénouement de ce macronisme, qui est l’une des toutes dernières cartouches de la classe nuisible aux abois (Cf Melenchon qui félicite les macronistes de hâter la “révolution citoyenne” par leur incompétence).


  6. Toff de Aix Le 02 août 2017 à 07h56
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    Il est clair que le système ne tient plus qu’à un fil, mais c’est ce fil qui est le plus solide : il est comme un câble d’acier, tenant tout l’édifice et refusant à tout prix de rompre. Du coup, tous ceux qui comptent dessus pour continuer à charger la mule le savent intuitivement, mais refuseront de le voir jusqu’à l’ultime rupture.

    Il s’agit ici de croyances : la logique, l’intellect, les études, tout le bagage que vous pouvez revendiquer ne sert à rien en pareil cas. Même les arguments les plus sensés sont sans effet : regardez les sessions à l’assemblée nationale de la semaine dernière… Ubuesque.

    Seul le fil qui se rompt brutalement, entraînant dans sa chute tout cet échafaudage branlant qui montait bien trop haut, pourra ramener à la raison ces croisés du libéralisme.

    C’est la tour de babel, et il est temps qu’elle s’effondre.


    • Kiwixar Le 02 août 2017 à 08h24
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      « Il est clair que le système ne tient plus qu’à un fil, mais c’est ce fil qui est le plus solide »

      D’autant que les gueux (contribuables) participent à la sauvegarde du fil (exemple les renflouages bancaires) car si le fil casse, ils perdront peut-être leur vie (chaos alimentaire et famines en cas de disparition des moyens de paiement et des épargnes). La superclasse a moins a perdre (sa fortune et non pas sa vie) avec des plans B avec ranch au Paraguay ou en NZ.

      C’est pour préserver la protection de ce fil (moyens de paiement et épargnes) que la superclasse cherche à aggraver les conséquences de sa rupture via la disparition du cash. Sans cash, on n’a même plus 1-2 semaines de survie, on n’a plus que quelques jours (les stocks des supermarchés). La disparition du cash permet aussi à la superclasse de mieux contrôler les forces de l’ordre (le maillon faible du contrôle par la violence).


      • Toff de Aix Le 02 août 2017 à 08h34
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        J’adhère à 200%…d’autant plus quand vous voyez des associations comme Kokopelli (asso de jardiniers amateurs prônant la biodiversité et l’échange de semences…) se faire attaquer par Monsanto & co.

        Ils en vont jusqu’à breveter le vivant, les graines, les semences, histoire de nous fourguer leurs saloperies stériles.

        On assiste à une espèce d’infantilisation : ils espèrent nous faire croire que nous ne sommes pas capables de cultiver nous mêmes notre propre jardin, et que même le vivant a besoin de “leur expertise”.

        Le seul moyen efficace de contrer ce qui se prépare -un risque de famine à grande échelle le jour d’une Crise majeure, où les supermarchés seront vidés en 48 h et les frigos en 3 jours- c’est de faire comme à Cuba : retrouver son autonomie alimentaire, ou du moins y tendre. Tisser un réseau de Solidarités local, régional. Retrouver sa capacité d’action en engrangeant des savoir-faire, et en développant au maximum des connaissances UTILES pour l’avenir… Pas en consommant comme un robot, des produits polluants, à durée de vie limitée, qui détruisent l’humain et sa planète..


        • calal Le 02 août 2017 à 09h22
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          oui l’exemple de kokopelli nous rappelle que qqprt nous sommes en guerre ou plutot en concurrence deloyale dirons nous. en concurrence avec tous ces intermediaires qui veulent imposer leur mediation. que les intermediaires existent et veulent vivre je le concois et c’est normal. qu’ils imposent leur presence dans l’echange ou dans le cycle de production grace a des lois ou des reglements pondus grace a la corruption ou a l’incompetence de nos chefs,je ne suis pas d’accord.si les services des intermediaires apportaient autant de valeur ajoute qu’ils le pretendent, pourquoi ont ils besoin de lois et de reglements pour s’imposer dans le cycle de production?


        • Pousse-fumier Le 02 août 2017 à 09h45
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          Bonjour,

          Retrouver l’autonomie alimentaire au plan individuel/familial est effectivement une priorité. Certes complexe, mais à portée de main.
          Je suis personnellement dans cette situation : autonomie alimentaire presque totale sur l’année, circuits courts et troc de voisinage….et je m’aperçois, en avançant, qu’il existe un pendant “autonomiste” à la pyramide de Maslow : dès lors que vous avez atteint l’autonomie dans un domine de base (ici, la bouffe), vous allez naturellement porter votre regard sur autre chose (dans mon cas, l’énergie).
          Toujours en avançant, je m’aperçois que l’autonomie acquise emporte une nouvelle manière de concevoir le monde et son organisation : l’indépendance locale.

          Ceux qui nous gouvernent et nous maternent le savent pertinemment : permettre aux consommateurs de devenir autonomes, c’est semer la graine du chaos et de la désobéissance civile. Les maintenir dans une situation de dépendance alimentaire, sanitaire, culturelle, énergétique…c’est s’assurer leur obéissance et leur soumission.
          Devenir producteur, que ce soit de bouffe, d’énergie, de savoir-faire, etc…c’est entamer une révolution lente mais profonde qui fera vaciller les fondements du pouvoir que “ces gens-là” ont mis des décennies à nous imposer.

          Reconquérir son autonomie, c’est refuser de nourrir la Bête. Une stratégie qui la rendra agressive au début, mais qui ne pourra que l’affaiblir à terme.

          Bon courage à tous.


        • Cédric Le 02 août 2017 à 13h49
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          le problème de posséder un jardin, c’est qu’il faut le fusil qui va avec.


          • Pousse-fumier Le 02 août 2017 à 14h00
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            C’est effectivement un autre aspect de la question.

            Etre autonome, c’est avant tout être un citoyen responsable. Et, à ce sujet, je ne sais plus qui écrivait très justement : “un citoyen désarmé n’est plus qu’un contribuable”.


          • patrick Le 02 août 2017 à 14h40
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            ça fait aussi partie de l’autonomie.
            Disons qu’avec les lois liberticides actuelles il est interdit de posséder une arme à feu , mais un arc à poulies est déjà un bon début.

            Pour le reste , je suis assez d’accord avec Pousse-fumier , j’ai commencé la même démarche ( 3000m2 de terrain en pleine cambrousse , ça occupe )


          • Amsterdammer Le 02 août 2017 à 19h40
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            Le fusil, face à une horde d’affamés ou, pire, de brigands eux-même armés?

            Le survivalisme individualiste est une impasse.

            Ce sont des cadres solidaires, des communautés agraires soudées (et armées, effectivement) qui pourront offrir des chances de survie.

            Dans les sociétés individualistes d’Europe occidentale, c’est donc mal parti.


            • patrick Le 02 août 2017 à 22h02
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              il est impératif de ne pas rester seul et de partager des compétences, donc il vaut mieux être dans un hameau ou un village… avec des fusils 🙂


        • reveur Le 02 août 2017 à 14h26
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          Juste deux petites histoires d’un vieux qui ne vote plus et se rendant compte des erreurs passées se dit qu’il doit essayer de réparer!
          Un champ, des myrtilles, de la gentiane tout cela à cueillir ou à arracher 1/10 en ce qui concerne la gentiane et le produit de cette production revient à une asso où tout ceux qui travaillent sont des”associés”. J’ai bien dit le montant intégral de la récolte pour l’association. Combien de participants où de personnes engagées à votre avis dans ce genre de démarche? Personne. Devrai-je récolter moi-même et peut-être aussi donner le fruit de ma récolte?
          Une entreprise, salariés payés 2,5 fois le smic net, voiture et tél en province, impossible de trouver des personnes acceptant de s’absenter de chez eux la semaine!(formation, certification)
          Les vieux comme moi en ont assez d’entendre des gens se plaindre, en ont assez de s’entendre dire que ce sont les coupables (j’accepte ma par de responsabilité) mais au-delà des paroles, les actes qui engagent ne sont pas légion non plus chez les jeunes! et les moins jeunes!
          Biz à tous et toutes


      • douarn Le 02 août 2017 à 09h26
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        Bonjour Kiwixar
        Je ne connais pas le Paraguay, mais peut être assez la NZ pour être dubitatif sur l’idée que le long nuage blanc puisse être un havre de paix de repli en cas de zouille généralisée. Les anglais se sont taillés la NZ à leurs mesures (traité waitangi) en opposant la puissance du fer et du feu (matière première et énergie) aux coeurs et aux lances des maoris. Les Maoris, même métissés, cultivent l’histoire de leurs ascendances.

        Les maoris représenteraient 15% de la NZ mais 51% de la population carcérale. Peut être que ces chiffres devraient faire réfléchir à 2 fois avant qu’un quelconque parvenu ne s’approprie des milliers d’hectares de bonne terre agricole.
        http://stats.govt.nz/browse_for_stats/snapshots-of-nz/yearbook/society/crime/corrections.aspx


        • Narm Le 02 août 2017 à 10h48
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          .
          le Paraguay est aussi corompu qu’ailleurs

          quand aux terres, parlez-en aux indiens ….


        • Kiwixar Le 02 août 2017 à 13h24
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          Les Maoris sont une minorité qui, comme toutes les minorités (ethniques, sexuelles), est utilisée par l’oligarchie à ses fins electorales : en échange d’avantages (exemple : des droits sur l’eau), elle participe à l’appauvrissement des gueux (majorité dont elle fait partie). C’est ballot, mais ça fait quelques siècles que la grande bourgeoisie sait diviser les prolos.

          Ceci dit, il y a beaucoup de bouffe, de civisme et de solidarité en cas de problème majeur en NZ, donc si (quand) la merde atteindra le ventilateur, ça se passera bien mieux qu’ailleurs. Même en banlieue d’Auckland on peut appeller le « home kill » qui abattra le mouton ou la vache et fournira toute la viande débitée en morceaux pour le freezer. Quand aux pilleurs… tout le monde a le 22 avec lunette et silencieux pour shooter les possums.


  7. calal Le 02 août 2017 à 09h26
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    je me demande pourquoi lordon parle de bac+2 qui soutiendraient macron?
    j’ai surement pas du bien comprendre. il me semblait que todd parlait de bac+5 tellement nombreux qu’ils se pensaient etre une classe sociale a part entiere capable de diriger et que c’etaient eux davantage qui “votaient macron”. tandis que les “etudes universitaires incompletes” bac+2 ,+3 rejoignaient les rangs des declasses et des “deplorables” en votant qui trump qui fn qui fi.


  8. Denis Monod-Broca Le 02 août 2017 à 09h40
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    J’aime bien Lordon. Sa capacité d’analyse est grande. Ses analyses me semblent justes.
    Pourtant a-t-il raison de désigner un coupable, “la classe nuisible” ? Je ne le crois pas. C’est trop tentant, trop facile…


    • Kiwixar Le 02 août 2017 à 10h55
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      Je partage cet avis. Je pense que le capitalisme financiarisé (depuis 1913 avec la creation de la FED privée et depuis la creation monétaire illimitée depuis 1971) a permis la mise sur pied d’un SYSTEME où on est quasiment tous des nuisibles sur les déciles inférieurs (revenus, capital), quelque soit le decile où on se trouve.

      Les bobos font parti des 10% du haut et trouvent ok de nuire aux 90% du bas, les 30% du haut (ont un bon boulot et vivent ok) sont contents de ne pas perdre leur bon boulot et leur maison 4 pièces, les 50% du haut (ont un boulot) ont peur de perdre leur boulot.

      Cette peur explique le vote statusquo (PS, LR), ou statusquo avec apparence de changement (Enmarche). 51% des gens serrent les fesses, quelque soit le coût pour les 49% du bas. On est un peu tous comme des nantis détournant la tête à la vue d’un SDF, pour ne pas avoir honte. Un peu trop facile de mettre tout ça sur le dos des nuisibles, des vieux ou des babyboomers.


      • TC Le 02 août 2017 à 11h59
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        La question que Lordon aborde ici n’est pas de savoir si le reste des classes de la population est nuisible ou pas à l’intérêt général. Je pense qu’il est suffisamment intelligent pour savoir que c’est le cas dans une certaine mesure. Nous défendons tous à titre individuel nos propres intérêts avant ceux des autres, c’est une évidence.

        Non, son propos cible particulièrement et à raison la classe qui est LA plus nuisible, celle qui conditionne à grande échelle la vie de toutes les autres. Ce sont bien les 1%, cette élite mondialisée qui a les moyens d’influencer les politiques au plus haut niveau du pouvoir, il suffit de constater le nombre de lobbies dans les chambres législatives, le nombre de médias appartenant à de grands groupes ou encore l’approche des “conseillers” à la présidence pour s’en convaincre.

        Si les classes populaires avaient accès ne serait-ce qu’à une partie de ces moyens d’influence, eh bien, nous n’aurions pas cette conversation, tout simplement.


        • Florent L. Le 02 août 2017 à 12h38
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          Il faut se méfier du fantasme des 1% comme de celui des nuisibles. On ne construit pas en détruisant son voisin, ou plutôt je laisse ca aux libéraux. Designer des coupables c’est le meilleur moyen de déclencher une révolution de palais, on changera de dirigeants et on continuera comme avant.


          • Toff de Aix Le 02 août 2017 à 13h50
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            Le problème c’est que cette caste des 1% ne raisonne pas comme vous : pour eux, nous sommes des grouillots, dont on peut aisément se passer (cf “ceux qui ne sont rien”)


            • Kiwixar Le 02 août 2017 à 14h00
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              J’irai même plus loin : pour eux, nous sommes des riens dont ils DOIVENT se passer, vu que par notre nombre (7 milliards) on détruit leur planète et leur biotope. Guerre ou épidémie, choisis ton camp, camarade.


            • K Le 02 août 2017 à 23h08
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              Guerre, epidemie, ou plus pacifiquement : stabilisation du taux de natalite entre 1.5 et 2.0 enfant par femme (c’est le taux auquel tous les pays parviennent une fois achevee leur transition demographique. Ex : Europe, ex-URSS, Extreme-Orient, Amerique du nord)


          • bof Le 02 août 2017 à 20h33
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            On accepte le statu-quo parce que nous récupérons les miettes des 1% et que, vu la galère de certains, nous jugeons bon de les accepter.


  9. Toubib53 Le 02 août 2017 à 10h35
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    Médecin rural, il fut un temps béni durant lequel le facteur était le lien social dans la campagne et permettait aux personnes âgées ou seules de vivre dans leur cadre familier …
    Il fut un temps où le facteur me disait passe donc voir madame … elle ne va pas bien et puis tu me laisses l’ordonnance pour que je lui apporte les médocs …
    Il fut un temps où le facteur ramenait le pain à la ferme quand il y avait un malade …
    Il fut un temps où nous vivions solidaires
    Le facteur prenait des nouvelles, même s’il n’y avait pas de courrier et à la fin de l’année il passait avec ses calendriers et chacun lui donnait une petite somme en fonction du service rendu et des possibilités: ses étrennes
    C’était au siècle dernier et les choses ont bien changées au nom de la sacro-sainte “rentabilité” la solidarité disparait afin de laisser la place au chacun pour soi …. les autres je n’en ai “rien à cirer”
    Il fut un temps …………


    • Narm Le 02 août 2017 à 10h44
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      le facteur n’a plus le temps

      le miens passe chez moi vers 12h / 12h30
      aimable, poli, discute avec tout le monde

      quand il y a un remplançant, il passe en flèche vers 10h30 / 11h
      des lettres du voisins dans ma boite ….
      là pendant les vacances, il y en a un qui est passé vers 9h30
      A-t-il seulement distribué quelque chose ?

      Bientôt,plus de service social, alors, vous pensez, la poste “en marche” pour la rentabilité , parlez en à votre facteur.


    • bidault jeanclaude Le 02 août 2017 à 10h56
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      lisez et écoutez F. Cousin c’est pas toujours facile, un effort sacrément récompensé vous attend et nous enseigne ce qu’était la Communauté. Bien amicalement. (car je me suis posé les mêmes questions sans réponses dans notre société, nos raisonnements, nos ignorances de l’inéluctable désastre du capitalisme. Pourquoi cet écroulement civilisationnel?)


    • JBB Le 04 août 2017 à 00h25
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      Vous avez remarqué qu’il y a de moins en moins de courrier? Avant la poste rendait ce service gratuitement, maintenant elle ne peux plus…


  10. Narm Le 02 août 2017 à 10h39
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    et pendant ce temps là ….

    silence dans la salle

    https://www.youtube.com/watch?v=s-Naii–k6w

    Nicolas Hulot quitte la salle au moment où il est face à ses contradictions
    Fuite devant ses responsabilités ou réel problème de santé ?


    • Kiwixar Le 02 août 2017 à 11h04
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      Les responsabilités ne font fuir personne, c’est la honte et la lâcheté qui font fuir. Quand on a été au bout du monde (Ushuaia), on sait qu’il y a plein de sable et de trous où se planquer.


      • Toubib53 Le 02 août 2017 à 14h42
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        Kiwixar:
        regardez donc en podcast l’émission sur Arte d’hier soir 1 août sur le sable …
        Même comportement des multinationales qu’avec le pétrole et pour se planquer il n’y a plus de sable… plus que les trous


    • Raoul Le 02 août 2017 à 11h18
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      Nicolas Hulot est-il suffisamment naïf pour ne pas avoir compris dès le début qu’il n’était là que pour servir d’appât à pseudo-écolo et qu’il n’aurait aucun pouvoir de changer quoi que ce soit ? Je ne le crois pas. On est en droit de penser le contraire, mais, quoi qu’il en soit, il a fait plus de mal que de bien en donnant une caution prétendument écologique au gouvernement Philippe.

      Mais, bon, après le lâche recul de la France sur les perturbateurs endocriniens, les gens bien informés savent désormais à quoi s’en tenir.


      • Narm Le 02 août 2017 à 11h28
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        les médias n’avaient évidement pas donné de détails sur les conditions de son départ

        Hulot, un Kouchner ?

        toujours déçu de voir que l’histoire se répète. comme il avait refusé les propositions des prédécesseurs, j’espérais que c’était un Homme.


    • calal Le 02 août 2017 à 13h24
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      amah il est en train de se rendre compte qu’il s’est fait piege et ne sait pour l’instant pas comment s’en sortir. combien de couleuvre va t il avaler avant de craquer?


    • Ellilou Le 03 août 2017 à 14h09
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      Mais non, le pauvre chou avait de la fièvre…


  11. Romain Le 02 août 2017 à 11h00
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    “Dans cette vidéo, datant de février 2017, Macron expliquait pourquoi une majorité LREM sans coalition serait un “hold-up” politique.

    Quelques mois plus tard, le hold-up a été parfaitement réalisé (et les promesses de prise en compte des autres courants enterrées).

    Mais les traces de ce hold-up se font voir chaque jour davantage à travers la perte de légitimité du président et de sa majorité.

    La première fracture est celle opposant les divers soutiens au marchisme à l’ensemble des Français réfractaires à cette idéologie, dans lesquels il faut désormais ranger une bonne partie des hauts gradés de notre armée.

    La seconde facture est celle divisant le “bloc bourgeois” (LREM-Modem-LR), qui se fissure entre le “coeur” LREM et les “satellites” devenus de plus en plus contestataires.

    Une troisième fracture apparaît au sein de LREM entre les cadres du parti et les militants (qui en contestent le mode de fonctionnement centralisé).

    Une quatrième fracture oppose les cadres du parti et les députés LREM, les seconds souffrant de leur instrumentalisation par les premiers.

    Une cinquième fracture se fait jour au sein de l’élite dirigeante entre le président et ses ministres (“pipi de chat” etc.).

    La déliquescence de ce pouvoir se produit à une vitesse stupéfiante. Ma prédiction est que, d’ici un an, ce pouvoir n’existera plus.”

    Steve Ohana


    • Narm Le 02 août 2017 à 11h20
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      ailleurs on parlait de coup d’état

      article d’avril 2017
      http://www.investigaction.net/fr/2017-le-coup-detat/

      “Aujourd’hui, il est l’heure pour ces gens là de passer à la phase opérationnelle. Ce qui se prépare en France à l’occasion de ces élections présidentielles peut être qualifié de coup d’État, tant les séquences collent exactement à la définition qu’en font des spécialistes.”


  12. Larousse Le 02 août 2017 à 12h08
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    Constat bien vrai sur l’attitude de la “classe éduquée” mais je ne sais pas vraiment quoi dire de plus. Si les dernières phrases sont prémonitoires alors Frédéric Lordon est un visionnaire ,mais si rien ne se passe, alors effectivement : il n’aura été qu’un “intello” dans sa bulle “révolutionnaire. Ou n’est-il pas qu’un “agent de Moscou” qui sème la panique pour attiser l’effondrement de l’Union européenne.


  13. Macarel Le 02 août 2017 à 12h48
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    Une “bonne” police et un “bon” appareil de propagande sont les deux remparts de tout pouvoir frappé d’illégitimité politique, même s’il est légitime sur le strict plan légal.

    Ceci étant, la Vième République a déjà fait ses preuves avec Hollande : l’on peut se maintenir au pouvoir pendant 5 ans tout en étant, très, très impopulaire.

    L’élection du monarque républicain, se faisant par ailleurs, dans un contexte de non débat sur le fond qui a pour effet le même résultat que si le suffrage était censitaire, via la manipulation des masses grâce à des techniques de conditionnement des esprits très efficaces, sans compter sur l’utilisation déterminante pour obtenir le résultat final de l’épouvantail “fasciste”.


  14. nicolas Le 02 août 2017 à 13h03
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    Le tout marchand a commencé bien avant cela …

    Il n’y a plus d’autostoppeurs mais des Blablacar par exemple.

    La marchandisation de la générosité ce n’est pas nouveau non.
    Ni celle du lien social puisque les réseaux sociaux exploitent vos liens sociaux pour les revendre en base de données …
    C’est aussi vieux que de payer de l’eau en bouteille et un jour viendra ou on va nous faire payer l’air qu’on respire.
    C’est justement l’objet de la taxe carbone en fait quand on y réfléchit un peu …

    Je n’ai pas tout lu parce que comme d’habitude ce type Lordon se réveille avec 5 métros de retard et enfonce des portes ouvertes.
    Alors oui on va encore me le reprocher je sais mais je m’en fiche.
    Au lieu d’écouter ce genre d’olibrius subventionné avec nos impôts , on ferait mieux de voter mieux et de se lever quand on est pas content.

    Mais cela n’arrivera pas car même la contestation est encadrée de nos jours soit par les syndicats vendus , soit directement par les forces de l’ordre munies de gaz incapacitant sur des enfants.

    Voilà , voilà …


    • nicolas Le 02 août 2017 à 13h35
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      On va comme d’habitude vivre un enième cycle de la bétise humaine en fait qui se finira comme d’habitude par une grosse crise.

      Les deux dernières :

      La bulle techno on ou nous a promis mondes et merveilles = > 1990 – 2000
      La bulle du crédit ou on nous a promis mondes et merveilles = > 2000 – 2008

      Celle en cours je vais l’appeler la fuite en avant parce que c’est bien de quoi il s’agit.
      De la cavalerie à coup d’argent gratuit qui ne vaut rien mixé avec de la précarisation , le tout bien habillé grâce aux médias et à la communication qui occultent tous les gros problèmes en cours qui finiront par nous péter à la figure.
      Tout ça pour maintenir en place un système mort qui ne produit plus que soit des pauvres et / ou des exclus d ‘un coté , soit des très riches de l’autre.
      Le nombre de pauvres augmentant bien plus rapidement que celui des riches bien entendu.

      Et ne vous y trompez pas même si vous avez un travail mais que vous êtes criblés de crédits , vous êtes bien un pauvre …

      A priori un cycle c’est à peu près 10 ans donc faites le compte 2008 – 2018

      Voilà.


  15. Nanker Le 02 août 2017 à 13h52
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    “Que faut-il entendre concrètement par “la rue” ?
    Des manifs ? Des grèves ?”

    je crois aussi qu’il ne se passera rien sur ce plan.
    Macron est la dernière étape (ou l’ultime manoeuvre dilatoire du Système) avant Marine Le Pen.

    Dit encore autrement il y a une partie de l’électorat, laminée par 20 ans de rigueur, qui malgré tout ne PEUT PAS se résoudre à voter F.N. Alors le vote Macron était pour eux une échappatoire et une aubaine, une formulation de compromis : oui comme MLP Macron veut renverser la table mais lui n’amènera pas la guerre civile, comme MLP. Il changera les choses mais proprement.

    Dès lors que les gens qui ont voté Macron se rendront compte que celui-ci n’est pas là pour renverser la table mais au contraire pour faire durer encore un peu ce système (qui réussit si bien aux plus riches) alors tout est possible pour le F.N.

    De même que Hollande alias Piteux 1er a propulsé Macron, Macron va propulser MLP vers l’Elysée. On parie?


    • isary Le 02 août 2017 à 15h14
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      ou on parie qu’elle se “resuicidera” au débat de l’entre deux tours?

      Se pourrait-il vraiment qu’il y ait encore beaucoup de Français qui n’aient pas compris à quoi sert MLP?

      Uniquement à ce que l’ on soit sûre que celui(ou celle) qui est face à elle (après un festival médias hallucinant sur lequel j’espère que l’ on se penchera un jour)soit élu.Point barre

      Le “système” fabrique des mécontents et va en fabriquer à la pelle pendant 5 ans.Il est à souhaiter qu’émerge enfin (hors des médias,ne comptez pas sur eux) une personnalité pour qui le mot “interêt général” et “dévassalisation” de la France soient des objectifs prioritaires pour notre survie collective…


      • Ellilou Le 03 août 2017 à 14h12
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        après un festival médias hallucinant sur lequel j’espère que l’ on se penchera un jour: ACRIMED se penche sur les dérives et autres tartufferies médiatiques depuis 1996 pour notre plus grand bonheur 🙂


    • nicolas Le 02 août 2017 à 15h41
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      ” De même que Hollande alias Piteux 1er a propulsé Macron, Macron va propulser MLP vers l’Elysée. On parie? ”

      Je suis d’accord avec vous et votre phrase de conclusion me rappelle un film , Le Président avec Jean Gabin , à voir ou à revoir absolument.

      Car un vrai homme d’état se soucie non seulement de l’intérêt général , mais il voit plus loin en préparant sa succession et en faisant barrage aux affairistes et autres escrocs de tout poil.

      Hollande par soucis de remonter dans les sondages à fait monter Valls un clientéliste patenté doublé d’un nul notoire qui ne doit son ascension qu’à ses réseaux et non à ses compétences.
      Puis il a ouvert la voie à Macron un Rastignac de notre temps qui se vend comme un surdoué de la finance soit disant révolutionnaire alors qu’il n’a qu’une formation littéraire … Et qu’il n’est que le pur produit du lobbyisme du système en place et un planqué de la haute fonction publique !
      Ni de droite , ni de gauche mais bien à servir à fond l’oligarchie en place.

      Sarkozy était nul je le reconnais mais l’argument de l’ardoise qu’il a laissé est un peu court car les gens oublient avec la plus grande mauvaise foi qu’il a du faire face à la crise de 2008 et c’est bien de là que vient la plus grosse partie de l’ardoise de son mandat.
      Hollande a été bien plus mauvais car il est arrivé après tout cela profitant des frasques de DSK et en proférant des mensonges comme quoi annuler ce qui avait été fait avant allait tout arranger tout en jouant la corde communautaire sans retenue.
      Aucun sens de l’état , ni de l’après , il a tout essayé pour rester quitte à faire monter les pires éléments dans l’organigramme.


    • nicolas Le 02 août 2017 à 15h46
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      Je rajoute ceci.

      Il faut que la proportionnelle intégrale soit appliquée et qu’on compte le vote blanc.
      Ce que Macron ne fera pas évidemment.
      Il faut renouer avec une vraie démocratie représentative quitte à faire monter dans un premier temps les extrèmes.
      Ce n’est pas en ostracisant ces derniers qu’on les fera baisser bien au contraire !
      Il faut combattre cela sur le terrain des actes et pas en interdisant car cela les fait monter.
      Mais comme le système en place est en échec complet et qu’il est totalement corrompu , il n’a rien à avancer comme réussite pour combattre les extrèmes.
      C’est cela le drame de la politique en ce moment et surtout en France !
      Donc on va aller vers toujours plus de repression et d’enfumage médiatique jusqu’à soit que ça craque dans la rue ou soit que les gens se tourneront en masse vers l’abstention et / ou les extrèmes.
      Plus de 50 % d’abstention aux législatives je le rappelle , ça en prend donc bien le chemin !


  16. Odile Bigeon Le 02 août 2017 à 14h09
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    Ce que l’establishment sait ne pas pouvoir détruire, il nous fera le détruire au travers du soulèvement qu’il se fiche d’autant plus de susciter qu’il en noyautera complètement la dérive. Alors la rue… Abréactive, sa pleurniche n’incarne pas ce que la technostructure craint par dessus tout : cette capacité à nous débrouiller sans elle et à laquelle nous tournons résolument le dos.


  17. Seraphim Le 02 août 2017 à 14h47
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    Une petite contradiction dans cette salade grecque de notions: si l’éducation vise autre chose que le “marché”, ce qui est certes souhaitable, alors on peut pas se plaindre non plus que les bac+5 soient au chômage. C’est regrettable en soi, mais il ne faut pas sous-entendre que la raison et la logique voudraient le contraire: il n’y a pas de boulot, mais ce n’est pas non plus le but. Toute cette intelligence et cette culture pourra peut-être contribuer à recréer les choses ‘autrement’, mais si elle n’émarge pas au Médef, c’est une bonne chose, légitime, logique.


  18. Larousse Le 02 août 2017 à 15h47
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    Moi j’ajoute après avoir lu un de vos débatteurs,
    la seule arme efficace est maintenant : la grève de la consommation, perlée, ciblée;

    si tous les pauvres ou les “en crédits” arrêtez d’acheter un produit pendant 15 jours, vous verriez ça ferait du grabuge : imaginez plus d’achats de voitures neuves pendant 1 mois là aussi : les politiques, les radios s’affoleraient et même le système des crédits bancaires serait impacté (car les banques sont liées à l’automobile);;;


    • nicolas Le 02 août 2017 à 16h21
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      Ça s’est déjà produit juste après 2008.
      Je me souviens très bien écouter BFM Business en voiture
      À ce moment plus personne n’achetait plus d’actions ou de placements financiers
      Et il y a avait des gérants invités sur cette radio qui se sont littéralement énervés car pour eux ils FALLAIT acheter des actions coute que coute !
      Évidemment si plus personne n’achète d’action à ces gens alors ils n’ont plus de revenus et ils mettent la clef sous la porte.
      Il imploraient le pigeon de revenir en fait …
      Ce qui leur importe ce n’est pas de vous faire gagner de l’argent mais de vous en prendre en frais de gestion chaque année bien sûr.
      Et en effet tout est comme ça dans nos sociétés modernes.
      Je suis d’accord avec le fait de faire la grève des achats tout azimut.
      Mais c’est impossible à faire passer dans nos sociétés ultra consuméristes et les pauvres sont la cible privilégiées malheureusement.


      • calal Le 02 août 2017 à 20h22
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        c’est ce qui est en train de se passer en ce moment en bourse amha.pas assez d’acheteurs d’actions. les banksters savent que ca va s’ecrouler parce que la fed veut remonter ses taux mais amha ils ne trouvent pas assez d’acheteurs dans le prive pour se decharger de leurs actions. ils doivent amha pleurer chez yellen pour qu ‘elle fasse une pause dans la hausse des taux le temps qu’ils arrivent a refourguer leurs actions a leurs clients …si c’est vrai attendez vous a des mesures d’incitation fiscale pour les pea et tout le toutim…


        • patrick Le 02 août 2017 à 23h01
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          d’où l’idée de Macron de modifier l’ISF pour surtaxer l’immobilier et plus les actions et autres investissements financiers. ça sent le piège ce machin.


  19. olivier Le 02 août 2017 à 16h06
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    Toujours en demi-teinte cette légitimation de la violence comme ultime mode d’action politique. Pourquoi pas, mais il faut l’assumer, ce qu’il garde bien de faire. Il « ignore tout des conséquences réelles de ses ostentations abstraites ». Avec Marx la violence est la sage-femme de l’histoire.

    Ce qui me gene c’est sa notion de demi-habile. Rendre à Caesar ce qui lui appartient : Pascal. Les demi-habiles chez Pascal sont aussi les lecteurs de Lordon et de ce blog (Lordon se qualifiant par défaut d’habile : intellectuel). Les demi-habiles sont les militants, ceux qui ont compris que le peuple était trompé et que la tromperie est nécessaire aux gouvernements. Ce sont les critiques de la crédulité. Ils sont entre l’ignorance et le savoir et Pascal s’en méfie car ils jugent mal. A moins de penser que Lordon soit la quintessence du savoir (qui n’est qu’un retour a l’ignorance pour Pascal), sa figure de style me semble fausse. Je pense que Pascal aurait classé Lordon dans les demi-habiles ou les ‘dévots’. Il reproche au gens d’être ce qu’ils sont ( l’égoisme n’a pas de classe) et ce n’est pas bienveillant, mais cohérent avec sa ‘proto-violence’ (nuisible : faut-il traiter ?). « ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste ».


    • Sandrine Le 02 août 2017 à 16h47
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      Comme vous, je suis gênée par cette violence implicitement contenue dans le terme de « classe nuisible » – qui trahit en fait un discours militant ( de « demi-habile », donc, selon la terminologie de Pascal !?) assez proche au fond finalement de la dichotomie Ami-Ennemi développée par C. Schmidt (les nuisibles sont nuisible pour “nous” ou pour une certaine majorité, ce justifie “moralement de les combattre, voire de les éradiquer puisque des “nuisibles”, ça s’eradique)


      • olivier Le 02 août 2017 à 23h49
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        La distinction ami-ennemi ne me gêne pas, je pourrais y souscrire, dans la ligné de Freund. Distinguer l’ennemi, en tenir compte et le combattre ne veut pas dire l’éradiquer et lui ôter toute humanité loin de la (je laisse cela aux humanistes), c’est d’ailleurs à ce titre un adversaire. Il y a chez Schmitt une différence entre inimicus et hostis. Mais les fruits ont été un peu douteux.

        Je vous rejoint sur ce malaise militant. Même si le terme nuisible est utilisé comme un adjectif et non un substantif, la lecture laisse un arrière gout interrogatif avec une conclusion qui laisse planer une déflagration dont on devine vers qui elle sera tournée. Gare à ceux qui seront dans le mauvais camp. Certains on condamnés ici un éditorialiste (Z) pour des propos pouvant provoquer une guerre civile. Je trouve que Lordon s’en rapproche plus dangereusement parce qu’il semble la théoriser. C’est un texte de combat.

        « Nous sommes à même de percer aujourd’hui le brouillard des noms et des mots qui alimentent la machinerie psychotechnique servant à suggestionner les masses. Nous connaissons jusqu’à la loi secrète de ce vocabulaire et nous savons qu’aujourd’hui c’est toujours au nom de la paix qu’est menée la guerre la plus effroyable, que l’oppression la plus terrible s’exerce au nom de la liberté et l’inhumanité la plus atroce au nom de l’humanité » C Schmitt. 1932


    • calal Le 02 août 2017 à 20h25
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      beau commentaire. merci.pertinent et style.au plaisir de vous lire a nouveau.


  20. Ardechois Le 02 août 2017 à 16h33
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    En complément de cet article voir le film”Journal d’une femme de chambre”…La bourgeoisie égoïste et moralisatrice ne changera jamais.


  21. bili Le 02 août 2017 à 19h27
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    La rue… Ce ne sont que les fantasme d un chercheur dans son laboratoire.
    Même capable d aller faire 500 mètre pour allé voté, et vous croyez qu il vont faire la révolution ? LOL
    Pourtant le cas grec est un bel exemple: le peuple ce fait entuber (pour rester polis) et à part quelques grève et manif, il bronche pas et se fait spolier par l Europe, fmi, bce
    Les français ne sont pas mieux que les grec, et comparativement parlant, il ont plus de gras.
    Je pense pas qu il irons dans la rue avant la St glinglin, n en déplaise à m.lordon
    J aimerais tant avoir tord…


  22. Jules Vallés Le 02 août 2017 à 20h40
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    Le pire du pire pour tous ces tarés stipendiés pognonistes cupides harpagonesques : l’acte GRATUIT.. aaah! Vade retro satanas bande de salauds de désintéressés!


    • JBB Le 04 août 2017 à 00h37
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      Aucun libéral n’est contre l’acte gratuit, chacun est libre de faire ce qu’ il veut avec son argent. C’est juste l’acte “gratuit et forcé” qui pose problème.


  23. bernard descargues Le 02 août 2017 à 21h21
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    Article brillant développant une vision abstraite des sociétés reposant sur des visions idéalisées des services publics qui jusqu’au début des années quatre-vingt laissait patienter les particuliers 18 mois pour avoir le téléphone.

    Faire de la conversion des facteurs en accompagnateur social de personnes âgées isolées pour maintenir l’emploi à la poste menacée par la baisse inéluctable du courrier un archétype anthropologique du capitalisme lancé dans la marchandisation de tous les liens sociaux n’est pas la marque d’une grande perspicacité d’analyse pragmatique.


    • lon Le 04 août 2017 à 17h56
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      D’accord avec la deuxième partie de votre commentaire, mais prétendre qu’il fallait 18 mois pour avoir le téléfon lors des années glorieuses du service public c’est de la mauvaise foi qualifiée.


      • bernard descargues Le 04 août 2017 à 22h44
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        Assurément non, ce n’est pas de la mauvaise fois qualifiée, mais la triste réalité que j’ai personnellement expérimenté lorsque je suis venu travailler à Paris, en 1974, et qu’il est possible de documenter par une recherche sur internet à l’exemple d’un article de PASCAL GRISET
        http://www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1989_num_24_1_2184#xxs_0294-1759_1989_num_24_1_T1_0046_0000
        ” en 1970, le retard de la France en matière d’équipement téléphonique était donc dramatique. Sa densité téléphonique était de 7,8 lignes principales pour cent habitants contre 11,1 pour l’Italie,
        12,3 pour la RFA, 15,3 pour le Royaume-Uni, 33,3 pour les Etats-Unis et 40,9 pour la Suède. Le taux d’automatisation, qui était de 100 % aux Etats-Unis,
        en Allemagne ou en Italie, de 99 % en Belgique et en Grande-Bretagne, dépassait à peine 75 % en France. Les délais de raccordement étaient extrêmement
        longs, le téléphone était un luxe : Fernand Raynaud pouvait sans succès chercher à joindre le 22 à Asnières…
        Mettre fin au sous-développement téléphonique du pays
        II restait à concrétiser ces projets, car, tandis que le CNET réalisait cet effort considérable de recherche, l’équipement du pays en téléphone suivait
        toujours son rythme d’escargot. Ce fut en fait lors de la présidence de Georges Pompidou que les décisions furent enfin prises pour combler un retard de
        plus en plus ridicule et pénalisant pour un pays industrialisé.


  24. Etienne2 Le 02 août 2017 à 22h12
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    Avant qu’il puisse placer toutes ses billes (collabos et suppôt extra-national),il est encore temps d’oeuvrer pour contrer ce pyramidon et s’occuper d’établir une vraie démocratie digne et respectueuse des efforts commun et du travail assidu; mais les frangins ne sont pas trop de cet avis à cause de leurs petites affaires et de leurs “secrets” quelques peu décalés et anachroniques.
    Préparer et laisser la place aux jeunes,c’est ce qui devrait être le modus vivendi!


  25. RGT Le 02 août 2017 à 23h31
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    Petit message personnel aux dirigeants-énarques de la Poste :

    Avant de mettre en place le service “Veiller sur mes parents”, pourraient-ils déjà mettre en place un service “délivrer votre courrier chez moi par du personnel qualifié”.

    Depuis quelques années, le courrier est délivré par des intérimaires ou des CDD courts peu motivés (on les comprend) et lorsque leurs contrats arrivent à échéance ils se contentent “d’optimiser” leur tournée en bourrant tout le courrier de la rue dans la première boîte qui se présente.

    Ensuite, “l’heureux élu” peut :
    – S’il est respectueux de ses voisins, distribuer le courrier dans toute la rue,
    – S’il est pressé, récupérer son propre courrier et “fourguer” le reste à son propre voisin.
    – S’il s’en fout, balancer ce qui ne lui est pas destiné à la poubelle (ou le lire, ça peut être “croustillant” ).

    Le DERNIER vrai facteur que nous avons eu dans le quartier a pris sa retraite il y a 15 ans.
    Toujours disponible pour boire un café ou “discuter le bout de gras”, mais le courrier était TOUJOURS parfaitement distribué.

    Zut, il proposait déjà le service “Veiller sur mes parents”, mais gratuitement.
    Une concurrence déloyale pour les actionnaires !!!


  26. Odile Bigeon Le 02 août 2017 à 23h40
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    Aucun intérêt pour ce que la technostructure craint par dessus tout… De sorte, à ce qu’il semble, que l’establishment, c’est nous. Rien que nous.


    • Odile Bigeon Le 03 août 2017 à 00h05
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      Avec en sus, ceux qui surfent sur nous. De bonne guerre.
      (Le moulin, sur l’image de l’article, c’est nous tous).


  27. manu Le 03 août 2017 à 11h23
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    “En 1999, des lignards d’EDF en vacances et même en retraite avaient spontanément repris du service pour rétablir le courant après la tempête. Ils l’avaient fait parce qu’ils estimaient que, dans cette circonstance exceptionnelle, il se jouait quelque chose entre eux, le service public dont ils étaient ou avaient été les agents, et la société dans son ensemble, quelque chose qui n’était pas de l’ordre d’un lien contractuel-marchand ”

    1er paragraphe et on sent déjà venir l’enfumeur qui nous sort l’exemple exceptionnel et unique du service publique depuis 30 ans. Voir liste des gréve SNCF, AirFrance ect …. Et je ne parle pas des profs de l’éducation nationale qui se font une petite gréve avant ET après les grandes vacances.


    • Ellilou Le 03 août 2017 à 14h21
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      Agnés Verdier-Molinié, on t’a reconnu…..


  28. Milou Le 03 août 2017 à 12h50
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    J’aimerais soumettre une réflexion à vos avis.

    Sur la question du nouveau service offert par la Poste, sur lequel s’ouvre l’article. N’y a-t-il pas là la marque d’une des contradictions majeures d’une certaine gauche ?

    D’un côté, on loue la libre circulation des hommes, le grand déménagement du monde permanent (cf. le paragraphe “Mobilité et atomisation” de l’article “Impasse Michéa” rédigé par Frédéric Lordon). Quelle est la principale force qui répartit alors les hommes à la surface de la Terre ?
    Le Marché.

    Ainsi, des familles se retrouvent éclater aux 4 coins de l’Hexagone, voire du monde. Cela permet de “s’affranchir de la tradition” selon Lordon. Qui s’occupera alors des vieux ?
    Le Marché.

    “Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes” comme disait Bossuet.


    • narm Le 03 août 2017 à 23h05
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      c’est le but depuis toujours

      diviser, morceller

      d’où la montée des régions


  29. Igor Plotzk Le 03 août 2017 à 14h01
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    London me stimule beaucoup, surtout avec Spinoza.
    Mais c’est quoi, là, ces concepts de «classe éduquée» de «classe nuisible».
    Un bourgeois millionnaire est lui aussi éduqué et peut-être nuisible. C’est pas déterminé d’avance, n’est-ce pas Monsieur Engels?
    Ces concepts sont aussi flou que le concept de «classe moyenne» utilisé à fond par les politiciens et les journalistes. Cette «classe moyenne» ou petite bourgeoise puisque son allégeance va à cette classe dominante, est majoritaire en France. Ainsi va la division du travail de par le monde.
    London est pourtant aussi économiste et devrait plutôt creuser quelles sont les classes réelles aujourd’hui dans la production. Comment des petits bourgeois et même bourgeois peuvent trahir leur classe. Car c’est de ça qu’il s’agit. Sinon, les éduqués et les nuisibles peuvent très bien prendre aussi majoritairement la rue comme ils l’ont fait pour Mussolini et Hitler.


  30. Opps' Le 03 août 2017 à 16h50
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    Paragraphe 1 : Préambule : seule la violence du rapport de force compte (sinon t’es un pauvre idéaliste naïf)

    P-2 : Découvrons ensemble que le contrat ne produit pas du gentil lien convivial et que la Poste est “en tête” de la société ‘néo-libérale’

    P-3 : Ne pas se décourager car Macron n’a “une base d’adhésion réelle que de 10% des inscrits” … en oubliant que les autres en ont encore moins …

    P-4 : Un coupable désigné : une bonne partie des gens ‘éduqués’ qui s’imaginent , à ce titre, penser mieux que les autres : vivement le débat unilatéral avec des gens qui pensent comme moi !

    P-5 : Et ce coupable , buveur de bière en terrasse , ne veut pas voir le dévastation sociale car son plaisir , c’est en parler uniquement : salops de gens “éduqués” !

    P-6 : Je retiens une belle phrase de Lordon “on dresserait très facilement la liste des lieux communs d’époque qui organisent leur contact avec le monde” . D’autant plus qu’on peut l’appliquer aux macronistes mais aussi à tous les anti-macronistes.Comme disait l’autre : la pensée unique c’est d’abord la tienne

    P-7 : Donc les ‘macronistes’ sont des égoïstes manipulateurs (rappel) , dont l’hégémonie est orchestrée par la sous-sous-classe journalistique – tout ce qui n’est pas le monde diplomatique …- (rappel) … Un petit délicieux dérapage audacieux : “L’élection de Macron a été pour elle l’occasion d’un flash orgasmique sans précédent, ses grandes eaux. Au moment où nous parlons d’ailleurs, on n’a toujours pas fini d’écoper.” : aucune retenu ces gens là !

    P-8 : Mais l’espoir est là car : “la classe nuisible n’est qu’une fraction de la classe éduquée” et cette autre fraction commencerait à ‘réfléchir’ : le salut viendra de la partie saine de la classe éduquée , du bon indien !, quand elle “commencera à se dire ‘ingouvernable’ ” (Rq: en France, de ce point de vue on a de l’avance puisqu’on est le pays aux 365 fromages, comme disait De Gaulle)

    P-9 : Ayons confiance : Macron est l’idiot révélateur et utile de la révolution qui vient.

    P-10 : Bien sûr (ouf Lordon était à 2 doigts de l’oublier) , rien ne se fera sans la classe ouvrière … et sans les jeunes comme disait Savonarole (Pour les jeunes , revoyez vite vos fondamentaux sur la scolastique autour des substances/accidents des concepts de ‘classes’ et ses qualifications “d’ouvrières”)

    P-11 : La droite et la gauche se succédaient dans un mensonge illusoire sans véritable alternance de fait : Macron en brisant cette supercherie se bloque lui-même puisqu’il n’a plus de fausse alternance lui permettant de se perpétuer sous un autre masque : la révolution est donc programmée. (Ok c’est un peu primaire comme raisonnement , mais Lordon en trouvera d’autres , étourdissants pour en masquer la faiblesse)

    P-12 : De P11 il découle nécessairement -c’est plié- que Macron (en voie manifeste de proto-fascisation du régime) fera donner la force armée contre la rue

    Telle est donc l’analyse du nouveau ‘Docteur Subtil’ des luttes sociales


  31. MICHAEL MARY Le 03 août 2017 à 18h09
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    Bon, le facteur fait copin avec votre grand mère et plus bas dans la rue avec la tata et le tonton mais à que heure j’aurai finalement mon courrier maculé de ronds de café ? 🙂


  32. Jameswest Le 04 août 2017 à 03h09
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    Pour ma part, je ne crois plus depuis longtemps aux grėvounettes de Bastille à Nation encadrées par les syndicats vendus mais je lance une idée, je ne sais pas si elle serait possible, mais on organise bien des journées sans tabac, pourquoi on organiserait pas une journée où on resterait à la maison plutôt que d’aller bosser, on commence par une journée, puis 2, puis une semaine pourquoi pas, si une majorité suit, plutôt que se faire matraquer ou gazer. Je pense qu’on peut peut-être faire tomber un gouvernement. Je ne suis pas convaincu qu’une journée d’absence injustifiée amėne tous les patrons à licencier la majoritė de ceux qui produisent les richesses de ce pays. C’est plutôt ce genre d’idées qu’il faudrait développer pour gripper le système et faire que nous reprenions le pouvoir ctoyen.


    • kilsan Aïtous Le 05 août 2017 à 08h10
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      On pourrait organiser aussi une journée sans consommer (sauf manger mais sans superflu). Un mois à consommer le minimum …


    • kilsan Aïtous Le 05 août 2017 à 08h17
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      Mais c’est sûr que ceux (syndicats, FI,…) qui organisent le spectacle ne seraient pas contents : ils ne pourraient plus faire la photo avec les banderoles à leurs couleurs, avec les foules qui les suivent. Plus de pub, de provocations attendues, organisées avec les flics, du vrai combat efficace et sans énergie gâchée, ils ne sont pas prêts à nous organiser ça nos généraux.


  33. albert Le 04 août 2017 à 17h41
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    Ah ça fait plaisir de voir que Lordon fait toujours autant recette… son échec à “Nuit debout” est dur à avaler, on passe donc à l’étape suivante: on augmente le nombre d’ennemi (il ne parle pas plus des 1% mais des “méchants” de la classe éduquée) et on prépare les troupes à la violence…

    Ce qui suit sur ce blog est prévisible: les memes commentateurs avec les mêmes commentaires que sur le billet d’hier et avant hier… heureusement qu’il y a une charte des commentaires!


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