Source : The Guardian, George Monbiot, 19-07-2017

‘ Buchanan a développé un programme caché pour supprimer la démocratie pour le compte des très riches. Il refaçonne la politique. Illustration: Sébastien Thibault’

La vision de James McGill Buchanan d’un capitalisme totalitaire a infecté les politiques publiques aux Etats-Unis. Aujourd’hui, elle est en train de s’exporter.

C’est le chapitre manquant : une clé pour comprendre la politique de la dernière moitié du vingtième siècle. Lire le nouveau livre de Nancy Mac Lean: “Democracy in chains : The Deep History of the Radical Right’s Stealth Plan for America”, c’est voir ce qui jusqu’alors était demeuré invisible.

Le travail du professeur d’histoire sur le sujet commença par accident. En 2013, elle tomba sur une maison coloniale abandonnée sur le campus de l’université George Mason en Virginie. Celle-ci était remplie d’archives non classées appartenant à un homme mort cette année là et dont le nom ne vous est probablement guère familier : James McGill Buchanan. Elle affirme que la première chose qu’elle récupéra fut un lot de lettres confidentielles concernant des millions de dollars transférés à l’université par le milliardaire Charles Koch.

Ses découvertes dans cette maison des horreurs révèlent comment Buchanan, avec l’aide de magnats des affaires et des instituts financés par ces derniers, développèrent un programme secret pour supprimer la démocratie au bénéfice des ultra-riches. Ce programme est en train de remodeler la sphère politique et pas seulement aux Etats-Unis.

Buchanan fut fortement influencé à la fois par le néolibéralisme de Friedrich Hayek et de Ludwig von Mises ainsi que par le défenseur du primat de la propriété John C. Calhoun, lequel défendit dans la première moitié du XIXème siècle l’idée selon laquelle la liberté consiste à avoir le droit absolu d’utiliser votre propriété (y compris vos esclaves) comme vous le souhaitez ; toute institution qui empiète sur ce droit est un agent d’oppression, exploitant les possédants pour le compte de la masse.

James Buchanan réalisa la synthèse de ces influences pour créer ce qu’il appela la théorie du choix public. Selon cette dernière, une société ne peut être considérée comme libre à moins que chaque citoyen n’ait la possibilité de mettre un veto sur les décisions prises par celle-ci.

Pour Buchanan, cela voulait dire concrètement que personne ne devait être imposé contre sa volonté. Or, selon lui, les riches étaient exploités par ceux qui utilisent leur vote pour leur extorquer de l’argent et qui l’utilisent pour financer, via l’impôt, la dépense publique et les systèmes de protection sociale. Autoriser les travailleurs à créer des syndicats et mettre en place des niveaux d’imposition progressifs sur le revenu était l’exemple d’une législation « discriminatoire ou différentielle » envers les détenteurs du capital.

Tout conflit entre “la liberté » (autoriser les riches à agir comme bon leur semble) et la démocratie devait être résolu en faveur de la liberté. Dans son livre, « The Limits of Liberty », Buchanan notait que « le despotisme pourrait être la seule forme d’organisation alternative à la structure politique telle que nous l’observons. »

Le despotisme au nom de la défense de la liberté.

Sa solution à ce problème était une “révolution constitutionnelle” : créer des contraintes irrévocables pour limiter le choix démocratique. Sponsorisé durant toute sa carrière par des fondations appartenant à des milliardaires et de grandes entreprises, il développa un cadre théorique pour présenter à quoi ressemblerait sa révolution constitutionnelle ainsi que la stratégie pour la mettre en œuvre.

Il expliqua comment les politiques de déségrégation dans les écoles du sud des Etats-Unis pourraient être mises en échec en créant un réseau d’écoles privées soutenues par les états. Il fut le premier à proposer de privatiser les universités et d’imposer aux étudiants de payer l’intégralité des frais de scolarité : son but initial était d’écraser le militantisme étudiant.

Il appela à privatiser la sécurité sociale et de nombreuses autres fonctions de l’Etat. Il chercha à rompre les liens entre le peuple et le gouvernement et à réduire à néant la confiance envers les institutions. Pour résumer, son objectif était de sauver le capitalisme de la démocratie.

En 1980, il put mettre son programme en action. Il fut invité au Chili où il aida la dictature de Pinochet à écrire une nouvelle constitution qui, grâce aux habiles mécanismes proposés par Buchanan, s’est avérée impossible à abroger complètement. Pendant que la torture et les massacres faisaient rage, il conseilla le gouvernement d’étendre les programmes de privatisation, d’austérité, de restriction monétaire, de dérégulation et de destruction des syndicats : un ensemble de mesures qui contribuèrent à un effondrement économique en 1982.

Rien de tout cela ne troubla l’Académie Suédoise qui, par le biais de Assar Lindbeck de l’université de Stockholm, un supporteur de Buchanan, lui attribua le prix d’économie en mémoire d’Alfred Nobel. C’est une des décisions qui, parmi d’autres, contribuèrent à discréditer ce prix. Mais son pouvoir commença vraiment à se faire sentir lorsque Koch, actuellement la septième fortune des Etats-Unis, décida que Buchanan possédait la clé qui lui permettrait d’enclencher la transformation qu’il souhaitait. Koch considérait même des idéologues comme Milton Friedman ou Alan Greenspan comme des « vendus » car ils cherchaient à améliorer l’efficacité du gouvernement plutôt que de lé détruire purement et simplement. Buchanan poussa cette logique jusqu’au bout.

MacLean affirme que Charles Koch injecta des millions de dollars dans le travail de Buchanan à l’université George Mason dont les départements d’économie et de droit ressemblent davantage à des think-tanks financés par des entreprises qu’à des institutions universitaires. Il utilisa l’économiste pour recruter les « cadres » destinés à mettre en place son programme (Murray Rothbard de l’institut Cato fondé par Koch, a exhorté le milliardaire à étudier les techniques de Lénine et à les appliquer à la cause libertarienne). A eux deux, ils commencèrent à développer un programme destiné à changer les règles.

Les papiers découverts par MacLean montrent que Buchanan considérait la dissimulation comme étant cruciale. Il avertit ses collaborateurs que « le secret de la conspiration est en tout temps essentiel ». Au lieu de révéler le but final, ils allaient avancer pas à pas, par paliers. Par exemple, au lieu de chercher à détruire le système de sécurité sociale, ils affirmeraient vouloir le sauver arguant que sans des « réformes » radicales, ce dernier était condamné (le même argument est utilisé par ceux qui attaquent le NHS [le système de santé britannique]. Petit à petit, ils construiraient une « contre-intelligentsia », alliée à « vaste réseau de pouvoir politique » destiné à devenir la nouvelle élite.

Par le réseau de think-tanks que Koch et les autres milliardaires ont financé, par leur transformation du parti républicain et les centaines de millions qu’ils ont injecté dans les élections législatives et judiciaires américaines, par la colonisation massive de l’administration de Trump par les membres de ce réseau et par les campagnes redoutablement efficaces contre un ensemble de sujets allant de la santé publique au changement climatique, il serait juste de dire que la vision de Buchanan est arrivée à maturité aux Etats-Unis.

Mais pas seulement là-bas. Lire ce livre fut comme enlever la couche de buée recouvrant la fenêtre d’où j’observe la vie politique britannique. La grande liquidation des réglementations mise en évidence par le désastre de la tour Greenfel, la destruction de l’architecture de l’Etat par l’austérité, les règles budgétaires, le démantèlement des services publics, les frais de scolarité et le contrôle des écoles : toutes ces mesures suivent le programme de Buchanan à la lettre. Je me demande combien de personnes ont conscience que le projet des écoles libres de David Cameron s’appuie sur un projet conçu pour lutter contre la déségrégation du sud des Etats-Unis.

Buchanan avait raison sur un point : il y a un conflit intrinsèque entre ce qu’il appelait « la liberté économique » et la liberté politique. La liberté complète pour les milliardaires signifie la pauvreté, l’insécurité, la pollution et la disparition des services publics pour le reste de la société. Etant donné que nous ne voterons jamais pour un tel programme, il ne peut être mis en place qu’en ayant recours à la tromperie et à un contrôle autoritaire. Le choix auquel nous sommes confrontés oppose un capitalisme sans restriction et la démocratie. Nous ne pouvons pas avoir les deux.

Le programme de Buchanan est un mode d’emploi pour la mise en place d’un capitalisme totalitaire. Et ses disciples ont à peine commencé à le mettre en application. Grâce aux découvertes de MacLean, nous pouvons au moins prendre conscience de son existence. L’une des premières règles en politique est : connais ton ennemi. On s’en approche.

Traduction par Camille M.

Source : The Guardian, George Monbiot, 19-07-2017

67 réponses à Le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot

Commentaires recommandés

isidor ducasse Le 16 août 2017 à 07h55

Tiens c’est bizarre cela me fait penser la construction européenne.

  1. numaroumestan Le 16 août 2017 à 07h10
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    Feu le professeur Julien Freund enseigne dans sa thèse “l’essence du politique” que la dialectique entre le PRIVÉ et le PUBLIC est une dimension atemporelle de toute société.
    Si tout est “PUBLIC” nous sommes les victimes de la tyrannie bolchévique.
    Si tout est “PRIVÉ” nous sommes victimes de la tyrannie des trafiquants, des banquiers et autres congrégations multinationales.
    Une société acceptable articule les droits des individus et des groupes (le PRIVÉ) avec ceux de la communauté politique considérée comme un tout (le PUBLIC).
    Au temps des criminels en col blanc, la tyrannie des voyous s’est installée pour durer puisqu’ils ont repris la méthodologie des sectes monothéistes : ils se présentent comme les chargés de mission du bien pour qui toute crapulerie est permise. L’inhumanité va régner un certain temps….


    • Patrice Le 16 août 2017 à 21h30
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      “Une société acceptable” ça ressemblerait donc furieusement à la social-démocratie – à ce qui s’appelait la social-démocratie il a trente ans, et dont la destruction en Europe a commencé avec Margaret Hilda, baronne Thatcher.
      Ensuite il ne reste qu’à détruire l’état, c’est à dire la “gouvernance”, la capacité à gouverner. C’est assez simple puisque l’état, n’assurant plus le respect d’un contrat social dont tous ont oublié jusqu’à la possibilité d’existence, peut etre contesté sur tout et n’importe quoi, une chose et son contraire, grace à un peu de communication…


  2. Chevalier-Héran Le 16 août 2017 à 07h21
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    Quand les gens comprendront-ils enfin qu’on ne combat pas ces gens-là et leurs séides (innombrables et surnuméraires) avec de belles paroles, à coup de grèves (fussent-elles générales, mais dans la situation actuelle du larbinat quasi total du salariat vous pouvez oublier…) et de manifestations de foire du trône ?!!

    Ils sont nos ennemis mortels. À moins d’être un c.étin, un lâche ou un ignorant (innombrables et surnuméraires là aussi…), une seule méthode s’impose. Pas deux, une. Nos ennemis mortels et leurs séides l’appellent la vengeance (voir même pour les plus bêtes, le ressentiment. On ne s’improvise pas Schelerien et encore moins Nietzschéen), nous nous appelons cela la Justice !

    [auto-censure]

    Comment disait-il l’ami Woody Allen déjà ?

    “Les méchants ont compris quelque chose que les bons ignorent”

    Rendons-leur la pareille. À notre tour d’être méchants. Très très méchants ?!

    ?

    “Parce queeeeeee !!!” 😳


    • RGT Le 16 août 2017 à 09h43
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      Vlad Tepes, reviens !!!
      [pardon modération, je ne vois AUCUNE autre solution pour résoudre le problème].

      Ses gentilles “sauteries” étaient réservées aux membres de l’élite, sauf une fois, mais pour faire réfléchir les trucs qui n’ont jamais osé s’aventurer sur ses terres pour commettre des actions qui auraient été largement pires.

      Il était apprécié par le peuple et honni par l’élite.

      Comme l’histoire est écrite par les vainqueurs et qu’ils ont fini par avoir sa peau, il a ensuite été stigmatisé pendant des siècles.

      Il était sans doute le seul dirigeant qui ait tout compris.
      Il faut quand-même rappeler qu’il s’en était pris “plein la gueule” dans son enfance et que ça l’a aidé à déterminer qui étaient les plus nuisibles.


      • MIZZGIR Le 16 août 2017 à 17h06
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        Très intéressant. Un personnage fascinant.
        C’est lui qui a inspiré à Bram Stocker son fameux “Dracula”.
        Je vous saurais gré, si vous le voulez bien, de m’indiquer quelles sont vos principales sources pour affirmer ce que vous dites.
        Je vous crois tout à fait. Je me souviens d’avoir discuté, il y a longtemps, avec une étudiante roumaine qui me disait que, dans son pays, Vlad Drakul est considéré non pas comme un monstre, mais comme un héros national.
        Je vous remercie d’avance !


    • PatateMystere Le 16 août 2017 à 09h57
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      Les grèves générales ont bien fonctionné à l’epoque. L’élément centrale étant le blocage complet de la production.
      Ca fonctionne.


      • Chris Le 16 août 2017 à 15h15
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        blocage de la production s’ajoutant au blocage de la consommation.

        Les population n’imaginent pas la puissance du blocage de la consommation. Et pourtant…


        • BIRON Le 17 août 2017 à 10h56
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          Cela a parfaitement fonctionné aux USA: grève des ménagères: viande….et pourquoi pas aujourd’hui sur les productions intégrant des produits actifs nocifs reconnus


    • Emmanuel Florac Le 16 août 2017 à 11h23
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      J’ai un bout de corde, et là je vois un réverbère. Par qui commence-t-on?


      • Nadine Le 16 août 2017 à 12h43
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        Nous sommes si bien éduqués que nous préférons retourner la violence du système contre nous-mêmes ! Juste voir le nombre croissant de suicides chez les cadres, les flics, les jeunes, les agriculteurs, les chômeurs, pour des raisons diverses mais au final la même et magnifique réussite de ce qui est décrit plus haut. Une sorte de Milgram inversé en qq sorte… au mieux, ça fait le bonheur des
        psys !


  3. Guadet Le 16 août 2017 à 07h50
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    Intéressant, même si ça enfonce des portes ouvertes. Le capitalisme totalitaire est aujourd’hui bien en place. Cela fait bien vingt ans en France qu’on travaille à détruire notre système de retraite en expliquant qu’on veut le sauver.


  4. isidor ducasse Le 16 août 2017 à 07h55
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    Tiens c’est bizarre cela me fait penser la construction européenne.


  5. Lysbeth Levy Le 16 août 2017 à 08h10
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    Etrange de ne parler que d”un seul homme car il y en eu plusieurs de ces “penseurs” proto-fasicstes et la Société du Mont Pèlerin est connue pour en être la pépinière : https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_du_Mont-P%C3%A8lerin
    Fiche de Mr Buchanan : https://fr.wikipedia.org/wiki/James_M._Buchanan Et si on étudiait ces économistes fascistes ayant eu le prix Nobel ? Que Koch aie aidé à le financé est ce une trouvaille ? Qui a mis les autres en selle ?


    • Christian Gedeon Le 16 août 2017 à 15h18
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      Je crains que vous n’ayez une compréhension très limitée du mot fasciste…le fascisme est un “tout état “. L’inverse du libertarisme que je qualifie,pour mon compte,de psychopathie sociale. Mais posons nous LA bonnes question. Comment ces gens là ont ils acquis unetelle puissance? Mais par “le vote dit democratique et avec l’aide tout à fait remarquables des mononeuronaux qui votent blanc,nul,ou s’abstiennent et en se prenant de surcroît pour des héros…


      • Catalina Le 16 août 2017 à 20h00
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        Allez christian, arrêtez un peu, même lorsque les gens votaient on a toujours récupéré les mêmes, c’est le système de vote qui est faussé dès le départ !
        je peux m^me dire l’inverse : c’est parce qu’il y a encore des gens qui se soumettent à “ça” qu’on en est encore là….


      • amsterdammer Le 16 août 2017 à 21h21
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        Le libertarianisme est néanmoins une idéologie fascisante, car exaltant le droit du plus fort, le règne des aristocraties de l’argent sur les serfs du salariat.

        Quant à l’Etat, ils n’en sont des ennemis que dans la mesure où celui-ci ne sert pas leurs intérêts. Le capital ne saurait se passer complètement d’un Etat, il en a absolument besoin pour organiser et réguler le cadre dans lequel il peut poursuivre son but : son auto-valorisation. s’accroitre, sans cesse, et sans autre but que celui-là.

        Comment ces gens ont-ils acquis une telle puissance?

        En s’emparant des rouages de l’Etat, grâce à leur puissance économique.

        Pour établir une réelle démocratie, il faut, c’est une condition sine qua non, en préalable supprimer ces puissances économiques. Et donc, confisquer les grandes fortunes et socialiser les moyens de production.

        Sans cela, la classe captatrice n’aura de cesse de vouloir reconquérir le pouvoir politique. Sur ce point, le sinistre Oulianov avait bien raison.


      • olympe Le 17 août 2017 à 12h16
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        Faux : ce qui permet l’accession à ce pouvoir ce n’est pas le vote mais la possession , la propriété , le pouvoir financier “je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira ” .. Il avait raison Alexis, ça se vérifie à chaque fois !


    • BIRON Le 17 août 2017 à 11h00
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      Ne prêtons pas qu’aux riches qui savent et peuvent se faire aider voire soutenir leurs oppositions pour éviter qu’ils ne s’en crée de solides


  6. xoldo Le 16 août 2017 à 08h26
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    Et si tout était plus simple.
    S’il suffisait juste de changer la règle du jeu Monopoly.
    “Les vainqueurs ne sont plus ceux qui ont amassés le plus de richesses.
    Les vainqueurs sont ceux qui jouent le plus longtemps.”

    Ce n’est pas seulement une question morale de générosité.
    Ce n’est pas seulement une question d’être ou d’avoir.
    C’est une question de survie.
    Il faut choisir.
    C’est un engagement individuel.


    • Nadine Le 16 août 2017 à 13h21
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      Je suis d’accord mais c’est épuisant ! Déjà combien de générations qui y travaillent ? Et quand ça commence à changer les “casseurs” reviennent ! Et on remet le plateau de jeu… Question de survie ? Oui mais il en est qui lachent en route…
      Bien sûr oui, ne pas craquer, ne pas craquer, s’accrocher, s’accrocher, je suis épuisée ! franchement si ça continue moi je m’exile… mais où ? Si vous avez une idée…


  7. keg Le 16 août 2017 à 08h44
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    de la noblesse d’être pauvre…. On tient les riches par les couilles. Sans pauvres, pas de riches. Nous sommes l’ossature de leurs édifices.
    Supprimez les pauvres et les riches ne sont….. Quelle revanche que de savoir cela…. Cela ne remplit pas nos escarcelles, lmais contribue à nous rendre un peu de fierté….
    Pauvres de tous les pays vous êtes plus forts que les riches. Le drame, c’est que vous le savez pas encore, sinon, vous seriez riches. Macron va vous aider à en prendre conscience….

    http://wp.me/p4Im0Q-24F


  8. Gier13 Le 16 août 2017 à 09h00
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    Un président issu de la banque, élu légalement mais ayant une faible légitimité, des ministres et députés issus des CA de grandes FMN, ou de lobbys, ou patrons de PME, un programme qui vise à démanteler les services publics de la solidarité, de l’éducation, de la santé, à réduire à rien le rôle de l’état et de la loi dans le domaine du travail… Manifestement la France est en marche vers ce modèle de dictature capitaliste.


    • V_Parlier Le 16 août 2017 à 15h05
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      De toute façon tous ceux qui soutiennent naïvement le libre échange mondial seront bien obligés d’accepter ce modèle, sous peine de voir leur idéal menacé. Et puis un jour quand ils seront trop personnellement touchés ils voudront faire la révolution contre ce qu’ils ont contribué à mettre en place! (Et ça fera encore un tas de morts pour rien…).


    • clauzip12 Le 16 août 2017 à 22h29
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      Certes,les multinationales ,les banques agissent pour détruire la démocratie.
      En France nous avons un État omnipotent vicié jusqu’à la corde par sa haute administration notamment.
      L’élection de Macron est le terminus de ce qui restait de démocratie et république.
      Son objectif est de promouvoir les gros interets,de détruire tout ce que nous avons en commun,retraite,sécurité sociale,communes,collectivités,associations,syndicats…
      Le néolibéraliste qu’il est a pour mission de parfaire l’aboutissement le l’individualisation des destinées.
      Ne disait il pas avant son élection qu’un jeune doit avoir comme objectif de devenir milliardaire.
      L’idéologie ainsi exprimée démontre ,outre mesure, la vanité de son existence dans le chemin que lui ont tracé les milliardaires qui le soutiennent.
      Isoler l’humain par la destruction du collectif ,de la société, pour rendre le citoyen totalement dépendant et faible incapable de créer des actions de défense ,de collectivités citoyennes!


  9. Darcajne Le 16 août 2017 à 09h09
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    Je pense que cet article comme bien d’autres sur ce thème bien précis porte en filigrane les raisons anthropologiques d’une impossibilité pour notre humanité d’évoluer favorablement c’est à dire avec sagesse et raison … Les autres espèces peuvent peut être, garder un petit espoir…


  10. andrea naz Le 16 août 2017 à 09h35
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    On dirait un scénario de film hollywoodien bien ficelé; à la fin une héroïne trouve les preuves, l’explication du monde.
    En réalité on connait tout cela, les joueurs aux petits bras qui n’ont que l’argent comme pouvoir.
    Moi j’aimerais qu’un héros (ou héroïne) trouve les preuves et les explications du comportement des peuples, mais surtout les solutions pour que ceux-ci ne jouent pas ce jeu-là.


    • RGT Le 16 août 2017 à 09h53
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      Pour les preuves et les explications, (re)lisez Étienne de La Boétie.
      Et ce n’est pas du “tout frais tout neuf”, bientôt cinq siècles mais personne ne porte attention a ses écrits.

      http://www.singulier.eu/textes/reference/texte/pdf/servitude.pdf

      18 pages, vous prendrez bien quelques minutes pour le lire entre deux émissions de télé-réalité et BFM Business…


      • andrea naz Le 16 août 2017 à 10h32
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        Je n’ai pas la télé, j’ai lu la Boétie et son ami Montaigne, eh oui, des siècles sans sortir de la servitude qui n’est pas volontaire mais névrotique, inculquée par les parents qui retransmettent!
        Tout cela ne nous sort pas de l’auberge!


    • Alzuo Le 17 août 2017 à 13h07
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      Les explications sur les comportements des peuples sont connues.

      Ce sont les faiblesses humaines propres à chacun, le liste est connue : désirs incorrectes, négligences, domination, avidité, agressivité, ego, auto destruction, délires, etc.

      Chaque religion connait une partie de la liste

      Donc la solution : réunir la liste, développer un savoir vivre intérieur à la hauteur ( car tout part de l’intérieur pour ces sujets-là) , sans les faiblesses, au niveau collectif. Imaginez le mouvement Hippies mais avec les valeurs de cette liste et intégrées à la fois dans la tête, le cœur et l’attention.

      En gros, c’est une nouvelle religion, à l’origine d’une nouvelle civilisation ( de 200 à 1000 ans) , venant juste sur la fin d’une ancienne vraiment arrivée en fin de course.

      On pourrait croire qu’on en est pas loin en ce moment, n’est-ce pas ?

      En fait ce mouvement est déjà là, enclenché, mais au stade de la petite souris qui se cachait face aux dinosaures et qui a pu devenir l’homme, et tous les autres mammifères, seulement une fois les dinosaures éteints

      Cherchez la petite souris. Il y en a certainement une auprès de chez vous. Mais n’oublions pas que ce n’est pas la petite souris qui a tué les dinosaures.

      Bonne continuation

      Alzuo


      • Kilsan Aïtous Le 17 août 2017 à 17h19
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        Et les pauvres sont aussi corruptibles que les riches.

        Il faut être spirituellement fort pour contrer cette “civilisation”. La lutte morale est primordiale.


  11. koikoi koi Le 16 août 2017 à 11h36
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    C’est la société de l’individualisme qui permettra à ces “fous” d’accomplir leur funeste dessein avec le consentement de leur victimes.
    Intéressante interview de Ayn RAND en 1959, qui nous explique (sans sourciller) que l’altruisme c’est mal, que le “but” de l’homme est d’atteindre son propre bonheur, que l’amour doit être traité comme un business…

    https://www.youtube.com/watch?v=MA1gKCD1h30

    (c’est assez étrange de voir comment la télé-réalité s’inspire de cette doctrine et la transmet aux jeunes générations)


    • Nadine Le 16 août 2017 à 13h04
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      Pas besoin de télé-réalité ! J’en connais qui ne regardent pas la télé, mais qui prétendent continuer de s’instruire et développer leur conscience via les réseaux sociaux… mais aussi sans tout ça, juste en aspirant l’air ambiant comme un gaz hilarant…
      Cette “construction” a atteint les esprits très profondément… dur d’extirper une telle idéologie quand dès la jeunesse ils sont convaincus que la politique du nombril est la meilleure !
      Je cherche comment faire…


    • calal Le 16 août 2017 à 13h15
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      “que l’altruisme c’est mal” . vous etes reducteur. elle dit que l’altruisme obligatoire est le mal…elle dit que l’on peut donner a autrui a condition que personne n’utilise de contrainte pour nous y obliger.
      d’ailleurs il me semble que le don aux organismes d’aide alimentaire est deductible des impots a hauteur de 75% en france je crois.
      pourquoi tous les cocos de france ne se regroupent pas en une association a but non lucratif pour financer et construire des logements sociaux? meme remarque pour l’eglise catholique par exemple…pourquoi toujours vouloir d’abord conquerir le pouvoir pour apres en faire quelque chose?


      • Madudu Le 16 août 2017 à 15h31
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        Parce que c’est le boulot de l’État français ?


      • koikoi koi Le 16 août 2017 à 16h28
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        5:21 “Vous dites que vous n’appréciez pas l’altruisme qui nous guide (…)”
        5:28 “dire que je “n’apprécie pas” est un mot trop faible.”
        5:32 “Je considère que c’est le mal.”
        ….
        Pour les logements sociaux, le Secours Catholique en dispose déjà, mais pas suffisamment pour loger tous les refoulés du système libéral.
        Si vous voulez que je soit réducteur, je vous dirait que Mme RAND divise le monde entre ceux qui ne sont rien (et donc ne méritent pas plus) et ceux qui ont réussi (et qui ne doivent rien à personne). Mais je vous l’accorde ce serait réducteur.


        • PierreH Le 16 août 2017 à 17h21
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          C’est peut-être réducteur mais ça pose une bonne colonne vertébrale pour une analyse plus approfondie d’Ayn Rand.


        • Lysbeth Levy Le 16 août 2017 à 19h28
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          Mme Rand était une grande menteuse, car dans s’étant retrouvé en grandes difficulté a un moment de sa vie, elle s’est inscrite sous un faux nom pour avoir des droits à l’allocation santé ou aide sociale. En voilà une qui a dit des choses et en a fait d’autres. Pédante, elle est adulée par les néocons mais bien avant, Reagan, ainsi qu’elle foule de pseudo-intellectuels se sont inspiré de ses idées fascistes. http://www.telerama.fr/idees/ayn-rand-l-apotre-de-l-egoisme-qui-inspire-la-droite-americaine,88585.php Rien de nouveau sous le soleil une génération anti-sociale ou anti-communiste a construit une théorie de “type sociobiologique” malthusien, inégalitaire qui n’a rien a envier a celles du XIX ème siècle. Normal je dirais elle était issue d’un milieu bourgeois ayant fuit la révolution russe, et c’est par dépit ou vengeance qu’elle a théorisée ces idées extrêmistes de la “haute société”. Maggie Thatcher a dû l’adorer non ?


      • clauzip12 Le 16 août 2017 à 22h38
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        Parce que les cocos dont je ne suis pas ,ont à peine les moyens de survivre mais selon que j’entends par ci par la,agissent très souvent en se regroupant ,certes pour des actions politiques. Elles sont néanmoins au service de tous parce que dans des asso!
        En effet ils ne construisent pas des bâtiments d’habitation,ils ont la perspective d’aider des humains à se construire!


    • Ellilou Le 17 août 2017 à 12h47
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      Ayn Rand: la parfaite incarnation de l’égoïsme libertarien triomphant qu’il faut combattre chacun avec ses moyens, qui avec ses mots, qui avec ses poings…et les deux ensemble c’est encore plus efficace.


  12. Ubu Le 16 août 2017 à 13h02
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    Le passage qui m’a fait sourire : « le secret de la conspiration est en tout temps essentiel ».
    Si tu veux tuer ton chien, accuses le d’avoir la rage, pourrions-nous constater…
    Mais les enragés, ce sont bien tous ces psychopathes !


  13. Renaud Le 16 août 2017 à 13h06
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    numaroumestan @ le 16 août 2017 à 07h10
    Julien Freund (de la trempe d’Émmanuel Todd) fut, à mon sens, un auteur de premier ordre auquel je dois pas mal. J’ai lu sa thèse l’Essence du Politique il y a pas mal de temps. Julien Freund sait prendre les principaux problèmes collectifs afin de nous éviter de nombreux détours et pièges que, hélas, beaucoup d’auteurs répercutent dans leurs écrits sans y faire attention (ou sont au service d’intérêts particuliers) et nous égarent.
    Un ouvrage de Julien Freund à relire et à étudier et à s’imprégner aujourd’hui c’est: “Sociologie du Conflit” (éd. PUF 1983, 379 pages), rien que sont introduction (11 pages) vaut son pesant d’une lucidité rare!


  14. libvert.fr Le 16 août 2017 à 14h55
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    Le Capitalisme est pour moi positif, car chacun peut conserver les acquis de son travail, ce qui conduit à plus de richesse générale.

    Pour qu’il ne devienne pas totalitaire, c’est assez simple : La Justice doit être indépendante, et garantir les libertés individuelles (pour ne pas se faire exploiter, et être plus épanoui)


    • Nadine Le 16 août 2017 à 15h53
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      À Libvert :
      Allez dire ça aux millions de chômeurs !
      Un petit correctif : le capitalisme est l’accumulation de capitaux, et le travail en est la condition… mais les travailleurs produisent plus qu’ils ne récoltent et les capitaux vont dans d’autres poches, ils ne sont donc pas dans la même catégorie !

      Alors on va rappeler juste un truc : la lutte des classes. Marx pas mort ! Ni tous ceux d’avant et après lui qui ont parlé de cause commune et de lutte !

      Il a pensé et écrit, à nous de continuer en ajustant si besoin et passer à l’acte.

      Quant à la justice indépendante je rigole ! Nos présidents successifs ont tout fait pour criminaliser le simple fait de lever le petit doigt !


    • occitan Le 16 août 2017 à 17h34
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      C’est la version Bibliothèque Rose ? Le capitalisme, par essence (si j’ose dire) est forcément totalitaire puisque pour sans cesse augmenter les profits il faut contraindre et manipuler idéologiquement le peuple. En dernier ressort si les méthodes douces ne marchent plus, le capitalisme devient fascisme, son dernier avatar<;


    • Justinos Le 17 août 2017 à 03h37
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      L’essence du capitalisme, c’est l’extorsion de la plus-value : c’est prendre indument partie du “fruit du travail” – un travail “prolétaire”, c’est-à-dire contraint, dès lors que l’immense majorité de la population n’est plus propriétaire de moyens de production (c’est ce que le capitalisme a aussi réalisé historiquement) et doit se vendre au capital, à ses conditions, pour vivre ou survivre. Aimer le capitalisme quand on en est une victime, c’est de l’aliénation. A moins que l’on souhaite soi-même extorquer de la plus-value en devenant un capitaliste ? En “donnant du travail” aux autres ?… (En le volant en fait.)
      Certes, il arrive que le capitalisme rémunère bien, si le marché l’impose… ou les luttes sociales. La propriété privée des moyens de production (et elle seule), c’est le vol.


  15. Chris Le 16 août 2017 à 15h09
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    “Buchanan considérait la dissimulation comme étant cruciale. Il avertit ses collaborateurs que « le secret de la conspiration est en tout temps essentiel ». Au lieu de révéler le but final, ils allaient avancer pas à pas, par paliers. Par exemple, au lieu de chercher à détruire le système de sécurité sociale, ils affirmeraient vouloir le sauver arguant que sans des « réformes » radicales, ce dernier était condamné (le même argument est utilisé par ceux qui attaquent le NHS [le système de santé britannique]. ”
    C’est exactement le schéma utilisé par les eurolâtres de la construction UE !!!

    “Petit à petit, ils construiraient une « contre-intelligentsia », alliée à « vaste réseau de pouvoir politique » destiné à devenir la nouvelle élite”
    Nos Young French Leaders…

    “La liberté complète pour les milliardaires signifie la pauvreté, l’insécurité, la pollution et la disparition des services publics pour le reste de la société”.
    Bref, la mondialisation et son fer de lance, les traités de libre-échange


    • fanfan Le 17 août 2017 à 10h51
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      Entretien avec Bernard Friot : “Nous n’avons besoin ni d’employeurs, ni d’actionnaires pour produire”
      par Ballast (Collectif de création politique – “Tenir tête, fédérer, amorcer”) septembre 2015 :
      http://www.revue-ballast.fr/bernard-friot/


  16. Nadine Le 16 août 2017 à 16h06
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    Ah oui j’oublie de parler de Paul Lafargue, qui au final avait tout pigé de la “valeur” Travail !
    Tiens, au passage, revoir le doc Attention danger travail de Pierre Carles !
    Et Philippe Caubère dans le film Molière de Mme Mnouchkine qui s’appuie sur son balai pour se reposer… “travaille ! travaille ! ” dit une voix qui est peut-être la sienne….


  17. Camille Le 16 août 2017 à 17h35
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    Comme le dit Franck Lepage,
    “il y a deux erreurs à ne pas commettre au sujet des complots :
    la première est d’en voir partout,
    la seconde est de n’en voir nulle-part”

    La gangrène a gagné la France.


  18. Régis Le 16 août 2017 à 21h09
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    Ne vous laissez pas berner par cet article ni par l’ouvrage de Nancy Mac Lean.
    Je connais bien la pensée de James Buchanan, qui était un défenseur du contrat social, du consentement, donc tout l’inverse des accusations qui lui sont portées ici.
    Le livre de Mac Lean s’est fait incendier par de nombreux critiques qui ont montré les nombreux endroits où Mac Lean fait preuve de malhonnêteté intellectuelle, pour ne pas dire de mensonge pur et simple. Ce n’est pas un travail d’historien !
    Une compilation, certes longue mais proche de l’exhaustivité, ici : https://www.washingtonpost.com/news/volokh-conspiracy/wp/2017/06/28/does-democracy-in-chains-paint-an-accurate-picture-of-james-buchanan/?utm_term=.7095994a2358

    Buchanan était, comme tout le monde, favorable à une limitation de la démocratie. Mais il défendait l’idée que les limites qu’une constitution pose sur la démocratie doivent être consenties par la population. S’il y a un mot à retenir de l’oeuvre de Buchanan : consentement, toujours consentement (sur la constitution).

    Quelques citations pour le montrer dans mon prochain message.


    • Madudu Le 17 août 2017 à 10h48
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      Bien sûr, il faut que le peuple consente à “une limitation de la démocratie” pour le bien de la “liberté” dont doit absolument jouir sans aucune restriction le détenteur des moyens de production.

      Les noirs consentaient d’une certaine manière à l’esclavage aux états-unis, ils étaient élevés comme on élève les chiens à la docilité et à l’adoration de leur maître.

      Et si nous ne consentons pas il faut donner l’impression que nous consentons, il faut que les grands médias d’ “information” disent tous en coeur que nous consentons, que ceux qui ne consentent pas sont des sous-éduqués, des xénophobes, des misogynes, etc.

      La prochaine étape on ne la connaît pas encore, mais je doute qu’elle attende notre consentement.


    • Ellilou Le 17 août 2017 à 12h52
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      “Buchanan était, comme tout le monde, favorable à une limitation de la démocratie.”

      Alors là, cher Régis, va falloir quelques explications, et du lourd s’il vous plaît! parce qu’on peut penser, dire et écrire des âneries mais les étayer quand on se pince d’être instruit c’est un minimum.


      • Régis Le 17 août 2017 à 16h00
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        Souhaiteriez-vous que ce blog, par exemple, ainsi que votre propre participation sur ce blog, soient gérées démocratiquement, par décision parlementaire ? Souhaiteriez-vous que votre choix de carrière professionnelle, vos loisirs, vos lectures, etc., soient décidées démocratiquement ? Poser la question, c’est y répondre ! Il y a des tas de choses dans la vie de tout un chacun qui ne sont pas décidées par la population, par le demos pris collectivement, et heureusement ! Car sinon la société serait totalitaire ! D’ailleurs, il serait impossible qu’une démocratie concernant la totalité des sujets dans la totalité de la population puisse fonctionner, puisqu’aucun accord démocratique ne pourrait évidemment être trouvé sur chaque menu détail de notre vie, ce qui est la base du théorème de Kenneth Arrow de 1951, que Buchanan a commenté en 1954 – c’est pourquoi la démocratie n’a jamais été totale mais a toujours été limitée bien entendu !


        • Madudu Le 17 août 2017 à 16h26
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          https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_d%27impossibilit%C3%A9_d%27Arrow

          Partir de l’impossibilité de construire une décision unanime à partir des choix strictement individuels et non-concertés (ce qui n’arrive jamais) pour arriver à la nécessité de la dictature, c’est très fort en effet. Ça valait bien un prix Nobel d’économie ^^

          Il est dit par Wikipédia qu’il est un “néoclassique”, ce qui correspond à :

          https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_n%C3%A9o-classique#L.27analyse_n.C3.A9oclassique

          Notez que les points 2, 3 et 4 sont contredis chaque jour par l’expérience. Ça inspire confiance !


          • Régis Le 17 août 2017 à 20h03
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            Connaissant peu Arrow, j’ignore s’il a conclu de son théorème de 1951 qu’une dictature est nécessaire – mais ça m’étonnerait quand même. En tous cas, je sais que Buchanan, lui, en conclut que certains choix dans la vie ne doivent pas revenir au demos pris collectivement mais doivent revenir exclusivement aux personnes concernées, dans leur sphère de décision privée – comme par exemple les choix de carrière professionnelle, de loisirs, de lectures, etc., que j’évoquais plus haut. Ces choix ne sont pas faits démocratiquement, et encore heureux pour nous tous !☻


    • SanKuKai Le 17 août 2017 à 15h31
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      @Régis, J’aimerais croire ce que vous dites et que Mc Lean est un faussaire intellectuel affabulateur.
      Ce qui me chiffonne c’est que les théses de James Buchanan ont été et sont mises en pratique (de maniére affichées chez Pinochet, ou par marketting interposé en UE, UK, US et autres).
      Il ne s’agit plus lá de théories ou de belles citations façon Macron mais de réalités qui vont pratiquement toutes dans le sens de ce que prétend McLean.
      Et il n’est pas étonnant qu’en bon chien de garde le WAPO se transforme en procureur contre McLean.

      Aussi, étant sur ce site, ce n’est pas moi qui vait vous apprendre que le consentement ça peut se façonner ou se fabriquer.


      • Régis Le 17 août 2017 à 16h07
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        Hayek peut à bon droit être accusé de complaisance envers la dictature de Pinochet, mais certainement pas Buchanan. Dans leur article “The Devil’s Fix: James M. Buchanan and the Pinochet Junta”, 54th Annual Meetings of the Public Choice Society, New Orleans, Vlad Tarko et Andrew Farrant ont montré, archives à l’appui, que Buchanan avait explicitement condamné la dictature de Pinochet, contrairement à Hayek par exemple. Dans le même sens, voir aussi cet article : http://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/09538259.2014.932066


  19. Régis Le 16 août 2017 à 21h12
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    Voici quelques citations de Buchanan montrant qu’il défendait le consentement.

    “The only recourse is to individual choice itself, and here our only test is whether or not agreement can be reached. Hence, a rule is defined to be “efficient” so long as agreement cannot be reached on making a change. That is to say, any rule for making political choices or decisions is defined as being “efficient” or “optimal” unless, somehow, general agreement can be reached on making a change to some other rule.” (1964)

    “We must always accept whatever structure of rules that exists and seek constitutional changes only through agreement, through consensus. It is this inability to say anything about rules change, this inability to play God, this inability to raise himself above the masses, that the social philosopher cannot abide.” (1972)

    “Using his own version of hypothetical contract, the observer may identify and classify existing institutions as “unjust”. But this identification and classification process can be appropriately used only to provide inputs in a discussion that might lead to agreement upon change. To classify an institution as “unjust” does not allow the observer to make a major moral leap beyond this classification and say that such an institution should be eliminated or reformed in the absence of consent.” (1977)

    “A change in the rules (the law) that is applicable to all members of the polity can be judged as value enhancing only on the expressed agreement among all participants.” (1984)


  20. martin Le 17 août 2017 à 09h58
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    Le capitalisme totalitaire est porté par l’oeuvre d’Ayn Rand (La grève,1957) et l’ouvrage de Nicole Morgan (Haine froide) en donne une parfaite description. La lecture de Rand est un passage quasi obligé pour tout étudiant américain. Pour Ayn Rand, seuls les créateurs (entrepreneurs, artistes, savants) ont un droit véritable à une vie qu’ils contribuent à développer, tous les autres sont des parasites, ni plus ni moins. C’est une pensée horrible, mais très influente outre-manche et outre-atlantique.


  21. Africain Le 17 août 2017 à 12h56
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    Les Occidentaux peuvent maintenant crier au scandale, après avoir été longtemps nourris du fruit du pillage et de l’oppression des pays pauvres(dont les continents sont pourtant riches) par leurs politiques et leurs capitalistes. Le problème c’est que le nombre de milliardaires et de bourgeois maffieux avides d’argent et de fortune a augmenté de façon exponentiel en Occident. Il n’y a déjà plus assez de richesses disponibles pour assurer le bien être de tout le monde. Et là la démocratie pourrait prendre un coup.


  22. christian gedeon Le 17 août 2017 à 13h13
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    Je déprime…çà m’étonnera toujours de voir à quel point les gens ne se sentent coupables de rien,responsables de rien,acteurs de rien…juste victimes et encore. C’est toujours la faute à… ben on n’est pas sorti de l’auberge,je vous le dis…pleurnichez ,pleurnichez…et surtout ne regardez jamais vos propres responsabilités…ce serait marrant,si ce n’était aussi triste.


    • Africain Le 17 août 2017 à 14h56
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      Ce qui est sûr vous ignorez la réalité profonde des choses, englués comme vous êtes, et ceci depuis des lustres, dans les jouissances du produit du capitalisme. C’est qu’en même surprenant que ce capitalisme vous a rendu tellement aisés alors qu’une bonne partie des peuples du monde ne percevaient le bout du tunnel. Si vous avez reçu autant de bonheur du système capitaliste, alors, il n’ y a pas de raisons de le dénoncer aujourd’hui au moment où il est en train de passer à son stade supérieur !


    • SanKuKai Le 17 août 2017 à 16h35
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      Culpabilité, victime, responsabilité. Interessante complainte qui pourrait être justifiée… Si nous avons effectivement un libre-arbitre.
      Pour mieux comprendre vos congénères, je vous recommande la lettre á Schuller de Spinoza:
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettre_%C3%A0_Schuller


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