Source : The Intercept, Sharon Lerner, 26-07-2017

Photo: Risa Scott/RF Scott Imagery

Pendant des décennies, certains des secrets les plus sales, les plus sombres de l’industrie chimique ont été conservés dans la grange de Carol Van Strum. Vétuste, humide, recevant la visite occasionnelle d’un ours brun, ladite structure vieille de 80 ans dans l’Oregon rural a abrité plus de 100 000 pages de documents obtenus par divulgation légale lors des procès contre Dow, Monsanto, l’Environmental Protection Agency (EPA), l’US Forest Service, l’Air Force, et les compagnies papetières, entre autres.

Désormais, ces documents et d’autres, qui avaient été récupérés par des militants environnementaux, seront disponibles via un projet baptisé les Papiers du Poison. La bibliothèque comprend plus de 200 000 pages d’information et « retrace une histoire de 40 ans faits de collusion frauduleuse, mêlant l’industrie chimique et les agences de régulation qui étaient censées protéger la santé humaine et l’environnement », affirme Peter von Stacklberg, un journaliste qui, avec le Center for Media and Democracy et le Bioscience Resource Project, a contribué à mettre en ligne l’ensemble.

Van Strum n’avais pas prévu d’être l’archiviste de l’opposition du public à l’industrie chimique. Elle avait déménagé dans une maison dans la Siuslaw National Forest en 1974 pour vivre une vie simple. Mais juste après son arrivée, elle a réalisé que le Forest Service aspergeait la zone avec un herbicide dénommé 2,4,5-T – et à une occasion, avait arrosé directement ses quatre enfants alors qu’ils pêchaient à la rivière.

Cet agent chimique était l’un des deux ingrédients actifs de l’agent Orange, que l’armée américaine a cessé d’utiliser au Vietnam après le tollé public quant au fait qu’il causait des cancers, des anomalies à la naissance, et de sérieux dommages aux personnes, aux animaux et à l’environnement. Mais aux USA, le Forest Service a continué à utiliser à la fois le 2,4,5-T et l’autre herbicide de l’agent Orange, le E,4-D, pour tuer les mauvaises herbes. (Le bois était – et de nos jours l’est encore à certains endroits – exploité par le Forest Service et vendu). Entre 1972 et 1977, le Forest Service a diffusé 20 000 livres de 2,4,5-T sur une surface de 400 hectares comprenant la maison de Van Strum et la ville proche d’Alsea.

Une vue de la vallée des Cinq Rivières en Oregon rural, vers le sud-ouest, depuis la porte de la maison de Carol Van Strum.

Comme au Vietnam, les produits chimiques attaquent les gens et les animaux en Oregon, en plus des plantes qui étaient leur cible. Immédiatement après la pulvérisation, les enfants de Van Strum ont développé des saignements de nez, une diarrhée sanglante, des maux de tête, et nombre de leurs voisins sont également tombés malades. Plusieurs femmes qui vivaient dans la région avaient des fausses couches peu après les incidents de pulvérisation. Les gens du pays ont raconté qu’ils avaient trouvé des animaux morts ou avec des malformations bizarres : des canards aux pieds tournés vers l’arrière, des oiseaux aux becs déformés et des élans aveugles ; les chats et les chiens qui avaient été exposés ont commencé à saigner des yeux et des oreilles. Lors d’une réunion de la communauté, les résidents ont décidé d’écrire au Forest Service en précisant les effets de la pulvérisation qu’ils avaient observés.

« Nous pensions que s’ils savaient ce qui nous était arrivé, ils ne le feraient plus », a déclaré Van Strum récemment, avant d’exploser dans l’un des nombreux éclats de rire qui ponctuent sa conversation. Nous étions assis non loin de la rivière où ses enfants avaient joué il y a plus de 40 ans, et ses biens sont restés pratiquement comme ils étaient lorsque le Forest Service y a pour la première fois pulvérisé de l’herbicide. Une montagne couverte d’aulnes et d’érables s’élève en face de sa maison, tout comme elle le faisait alors, et le même araucaria qui était là quand elle s’installa ombrage encore son chemin de terre.

Mais Van Strum, maintenant âgée de 76 ans, a beaucoup changé, depuis la jeune femme qui a demandé poliment que l’agence fédérale cesse de pulvériser il y a de nombreuses années. Après que le Forest Service a refusé sa demande d’arrêter d’utiliser les herbicides, elle et ses voisins ont déposé une plainte qui a entraîné une interdiction temporaire du 2,4,5-T dans leur région en 1977 et, en fin de compte, à un arrêt total de l’utilisation du produit chimique en 1983.

Pour Van Strum, le procès a aussi été le début de sa période de lutte contre l’industrie chimique. L’avocat qui avait accepté son dossier offrait des frais réduits en échange de l’aide à la recherche que Van Strum fournissait sans être rémunérée. Et elle a constaté qu’elle avait le coup pour décortiquer et parcourir les documents, et maîtriser les énormes volumes d’informations. Van Strum a fourni des conseils à d’autres plaignants sur la pulvérisation dans les forêts nationales et les a aidés à déposer dans une autre affaire qui soulignait que l’enregistrement par l’EPA du 2,4-D et d’autres pesticides était fondé sur des données frauduleuses, fournies par une entreprise appelée Industrial Bio-Test Laboratories. Cette affaire a conduit à la décision, en 1983, d’arrêter toute pulvérisation d’herbicides aériens par le Forest Service.

« Nous ne nous considérions pas comme des écologistes, ce n’était même pas un mot connu à l’époque », a déclaré Van Strum. « Simplement, nous ne voulions pas être empoisonnés. »

Pourtant, Van Strum s’est vite retrouvée à fournir son assistance dans une série de poursuites déposées par des personnes qui avaient été lésées par des pesticides et d’autres produits chimiques. « Les gens vont appeler et dire : “Avez-vous ceci ou cela ?” Et je fouillais dans mes boîtes », a raconté Van Strum, qui s’est souvent retrouvée à récupérer de nouveaux documents dans le cadre de ces demandes — et à les stocker également dans sa grange.

Certaines des plus de 100 000 pages de documents divulgués liées à l’industrie chimique, qui ont été stockées dans la grange de Carol Van Strum dans l’Oregon rural. Photo : Risa Scott / RF Scott Imagery

En cours de route, elle a accumulé des preuves troublantes sur les dangers des produits chimiques industriels — et les pratiques des entreprises qui les fabriquent. Deux documents, par exemple, détaillent des expériences que Dow avait commandées à un dermatologue de l’Université de Pennsylvanie, menées sur des prisonniers dans les années 60, pour montrer les effets du TCDD, un contaminant particulièrement toxique qui se trouve dans le 2,4,5-T. Un autre document, à partir de 1985, a montré que Monsanto avait vendu un produit chimique qui était contaminé par le TCDD aux fabricants du Lysol qui, apparemment inconscients de sa toxicité, l’ont utilisé pendant 23 ans comme ingrédient dans leur spray désinfectant. Un autre, à partir de 1990, détaille la politique de l’EPA visant à permettre, dans certaines circonstances, l’utilisation de déchets dangereux comme ingrédients inertes dans les pesticides et d’autres produits.

Il y a eu des limites à ce que Van Strum pouvait démontrer grâce à sa collecte permanente de données. L’EPA avait entrepris une étude sur la relation entre l’exposition aux herbicides et les fausses couches et avait prélevé des échantillons de tissus provenant de l’eau, des animaux, d’un fœtus avorté dans une fausse-couche et d’un bébé né sans cerveau dans la région. L’EPA n’a jamais publié les résultats complets de l’étude « Alsea », comme on l’appelait, et a dit qu’il en avait perdu beaucoup. Mais un chimiste du laboratoire a fourni à Van Strum une analyse qui, selon lui, était celle des résultats des tests pour lesquels l’EPA l’avait embauché, et qui montrait que les échantillons provenant de l’eau, de divers animaux et des « produits de conception » étaient significativement contaminés par le TCDD.

Lorsqu’il a été confronté à ce document, l’EPA a affirmé qu’il y avait eu confusion et que les échantillons provenaient d’une autre région. Van Strum a déposé une demande dans le cadre de la Loi sur la liberté d’information pour obtenir les résultats et, pendant des années, a lutté devant les tribunaux pour aller jusqu’au fond de ce qui s’était passé. Bien que l’EPA ait fourni plus de 34 000 pages en réponse à sa demande (que Van Strum a soigneusement numérotées et stockées dans sa grange), l’agence n’a jamais publié tous les résultats de l’étude ni expliqué complètement ce qui leur était arrivé, ni où les échantillons contaminés avaient été pris. Et finalement, Van Strum a abandonné. L’EPA a refusé de commenter cette histoire.

Carol Van Strum se prépare à travailler sur sa propriété avec ses chiens Maybe et Mike à ses côtés en mai 2017. Photo: Risa Scott / RF Scott Imagery

Elle a également dû faire la paix sur une tragédie personnelle, sans la comprendre complètement . En 1977, sa maison a brûlé jusqu’au sol et ses quatre enfants sont morts dans l’incendie. Les pompiers qui sont venus sur les lieux ont déclaré que le fait que la maison toute entière avait brûlé si rapidement indiquait la possibilité d’un incendie criminel. Mais l’enquête sur les causes de l’incendie n’a jamais été achevée.

Van Strum a soupçonné que certains de ses adversaires auraient pu mettre le feu. C’était un moment de conflit intense entre les militants locaux et les employés des entreprises du bois, des fabricants de produits chimiques et des organismes gouvernementaux pour la pulvérisation d’herbicides. Un groupe de résidents en colère dans la région près de la maison de Van Strum avait détruit un hélicoptère du Forest Service qui avait été utilisé pour la pulvérisation. Et, à une occasion, Van Strum en rentrant chez elle avait trouvé sur sa propriété certains des défenseurs des herbicides qu’elle attaquait devant ses tribunaux.

« J’ai accepté que je ne saurai jamais vraiment » ce qui s’est passé, a déclaré Van Strum, qui n’a jamais reconstruit sa maison et vit maintenant dans une dépendance à côté du site déblayé, où elle se trouvait autrefois.

Mais son engagement dans la lutte contre les produits chimiques toxiques a survécu à l’épreuve. « Si c’était intentionnel, c’est la pire chose qui me soit jamais arrivée », a-t-elle dit. « Après cela, il n’y avait plus rien qui puisse m’arrêter. »

Pourtant, après toutes ces années, Van Strum a estimé qu’il était temps de transmettre sa collection de documents, dont certains concernent des batailles qui se poursuivent encore, afin que « d’autres puissent poursuivre le combat ». Et les sources de plusieurs des combats contre les produits chimiques qui sont en cours aujourd’hui peuvent être reliées aux documents qui furent stockés dans sa grange. Le scandale du Industrial Bio-Test Laboratories est central dans les litiges sur le caractère cancérigène du Roundup de Monsanto, par exemple. Et le 2,4-D, l’autre ingrédient actif de l’Agent Orange, est toujours utilisé.

Pendant ce temps, les entreprises forestières privées continuent d’utiliser largement le 2,4-D et le Roundup, mais pas dans la forêt nationale. Van Strum a fait partie d’une action pour interdire la pulvérisation aérienne de pesticides dans le comté, et parle au nom de l’écosystème local dans un procès connexe.

« Je vais jouer avec le Lorax », a déclaré Van Strum. « Ça va être amusant. »

Photo du haut : De gauche à droite, Carol Van Strum et sa voisine Kathy nettoient et enlèvent des agrafes, tandis que Peter von Stackelberg, qui a couvert l’affaire des Industrial Bio-Test Laboratories en tant que journaliste de Regina, Saskatchewan, Leader-Post, travaille simultanément sur deux scanners en mai 2017.

Source : The Intercept, Sharon Lerner, 26-07-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

50 réponses à 100 000 pages de secrets de l’industrie chimique ont pris la poussière dans une grange de l’Oregon pendant des décennies… jusqu’à ce jour, par Sharon Lerner

Commentaires recommandés

Opeunyouraïzzz Le 28 août 2017 à 08h37

Pourtant, la solution existe. Radicale et sans concession, mais qui demande de regarder la réalité vraie en face. Une fois que l’on sera tous parqués comme des veaux dans des camps, il sera trop tard.

Et c’est bien ce qui est en train de se profiler avec la disparition de l’argent liquide et la multiplication du pucage RFID, l’intégration du compteur Linky dans les foyers et j’en passe.

L’État censé être au service de ces citoyens agit CONTRE l’immense majorité des citoyens, dans une impunité quasi totale. Lui soutient Big Pharma et l’industrie agroalimentaire. Les seconds empoisonnent, le premier soigne sans jamais guérir (évidemment…). Pompier pyromane et mafia sans scrupule, voila la véritable nature de l’État.

Pourquoi se gênerait-il d’ailleurs. Quand on est un peuple de Charlie’s, on doit assumer, finalement.

  1. LEVACHER Le 28 août 2017 à 07h11
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    C’est un message triste de comprendre que cette femme a perdu sa maison et ses quatre enfants dans un combat du pot de terre contre le pot de fer ?

    Et de plus qu’elle a dû abandonner le combat.
    Donc une terrible défaite avec des pertes révoltantes.
    Cela n’encourage pas à continuer dans ce genre de voie.

    Gilles-Éric Séralini avec le CRIIGEN a eu également a beaucoup souffrir de s’être élevé contre les fausses études partielles payées et ordonnées par Mosanto pour contrer ses propres études et conclusions qui accusait cette multinationale.

    Il faut être réellement solide pour affronter cette vile sale et maudite engeance que ces trusts de la chimie mondialement mortifère dans de multiples long et coûteux procès.


    • Opeunyouraïzzz Le 28 août 2017 à 08h37
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      Pourtant, la solution existe. Radicale et sans concession, mais qui demande de regarder la réalité vraie en face. Une fois que l’on sera tous parqués comme des veaux dans des camps, il sera trop tard.

      Et c’est bien ce qui est en train de se profiler avec la disparition de l’argent liquide et la multiplication du pucage RFID, l’intégration du compteur Linky dans les foyers et j’en passe.

      L’État censé être au service de ces citoyens agit CONTRE l’immense majorité des citoyens, dans une impunité quasi totale. Lui soutient Big Pharma et l’industrie agroalimentaire. Les seconds empoisonnent, le premier soigne sans jamais guérir (évidemment…). Pompier pyromane et mafia sans scrupule, voila la véritable nature de l’État.

      Pourquoi se gênerait-il d’ailleurs. Quand on est un peuple de Charlie’s, on doit assumer, finalement.


      • TuYolPol Le 28 août 2017 à 10h05
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        Mais, comment doit s’incarner le pouvoir du peuple face aux inévitables autres pouvoirs nés ou à naître ?
        Je résiste à l’idée que l’État ne puisse être que ce qu’il est ici et maintenant.
        Je ne crois pas à la pérennité d’une société juste sans une instance de pouvoir forte, légale, négociant en permanence avec les peuples, s’opposant à la prédation.


        • Didier88600 Le 28 août 2017 à 12h12
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          Le pouvoir du peuple ne peut s’incarner que par le peuple, il suffis de suivre l’exemple de l’Islande. Les députés sont tirés au sort, du coup pas de réelection, de magouilles politiques, de classe politique indéboulonnable et corrompue…


      • Alfred Le 28 août 2017 à 10h46
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        Quelle est donc cette solution radicale existante?


        • V_Parlier Le 28 août 2017 à 14h03
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          Je suppose que c’est tuer plein de gens pour finir par remettre au pouvoir des types pires que les précédents. Ca a fonctionné comme ça à chaque fois, parce-que l’individu veut toujours à la fois le beurre (la surconsommation pour pas cher par tous les moyens) et l’argent du beurre (un état qui le protège). Et ceci, même quand il croit participer à une révolte violente collective qui serait cette fois différente et nouvelle.


          • Lole Le 28 août 2017 à 19h00
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            Pas vraiment persuadé que l envie de surconsommation soit à la base de toutes les révolutions…


            • V_Parlier Le 28 août 2017 à 21h48
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              Je n’ai pas écrit que c’était la cause directe et proclamée pour faire une révolution. Mais c’est de là que les conflits naissent dans la société (qui ne fait alors aucun choix cohérent quand elle en a la possibilité), préparant le terrain pour ce que certains appelleront la lutte des classes. Ensuite, une fois la dite révolution en marche, le règlement des différents sur la façon de rendre le nouveau système plus juste se heurte alors cette fois directement à cette constante.

              On retrouve quand même bien entendu dans les motifs de révolutions une volonté de changer le rapport travail / gain, lequel peut éventuellement s’avérer effectivement injuste (spoliation, injustice, etc…). Mais avec les résultats que l’on sait une fois que tous les concurrents à la succession du renversé se retrouvent tous à légitimité égale: Le plus fort l’emporte, et les supposés coupables des malheurs passés et à venir sont facilement trouvés un peu partout…

              Pour faire plus bref: Ce n’est pas ça qui provoque obligatoirement la révolution mais c’est ça qui fait qu’elle ne mène à rien.


          • scorpionbleu Le 01 septembre 2017 à 11h29
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            Dans le livre “L’Horreur économique” de Viviane Forester sorti en 1998

            Où elle évoque la démence du Capitalisme financier, la questions de tuer les pauvres est une solution. D’ailleurs évoqué par un ministre ukrainien

            A sa mort, un minuscule livre “Le pire est à venir”.Un de ses fils l’a fait édité, suite à son ouvrage, qui avait fait peur et considéré alarmiste et sans espoir dans ses conclusions par les gens de Gauche et les bien pensants…Très intuitifs ces gens !

            A la suite de son livre elle avait fondé ATTAC avec quelques autres dont Susan George…hélas action concrète et politique zéro…


            • Mite54 Le 04 septembre 2017 à 10h28
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              Je me souviens des interventions de ces deux femmes courageuses Mmes forester et Susan George. Deux américaines sur la terre de France. PAul Jorion, la tête dans les étoiles et quelques autres polémistes ronflaient gentiment pendant ce temps là. Maintenant que les bébés empoisonneurs sont vendus à l’allemagne (Bayer et Monsanto) un procès peut être envisage. Ou vont ils s’occuper de cette vieille Europe qui ne veut pas mourir tout de suite…


      • some Le 28 août 2017 à 15h33
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        c’est quoi la solution radicale et sans concession ? moins d’état ? plus de pouvoirs aux citoyens ? regarder ce qu’internet à fait en donnant plus de pouvoirs d’expression aux citoyens, il a permit à une clique d’imposer des mensonges d’une manière plus insidieuse que la pire des dystopies.


        • Catalina Le 28 août 2017 à 21h08
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          ben déjà les punir sévèrement quand ils dévient et aussi quand ils font autre chose que ce pourquoi ils sont payés, nan ?


          • Cédric Le 29 août 2017 à 01h11
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            les punir comment ? si c’est par la loi, oubliez, ce sont eux qui se la votent.


      • opeunyouraïzzz Le 28 août 2017 à 22h15
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        De toute manière l’inversion de l’inversion est déjà à l’œuvre. Et ceux qui se croient intouchables (l’élite autoproclamée et ses soutiers) subiront au centuple ce qu’ils ont fait (et font toujours) subir aux innocents.

        Ils ne sont que des enfants capricieux et cruels perdus dans la cour des grands… Ils en paieront TOUS le prix. Il n’y a pas d’exception. Il n’est d’homme libre que celui qui est prêt à perdre sa vie pour la défendre coûte que coûte.

        Timor Panicus

        (Et de cela nous nous en abreuverons d’un éclat de rire de dimension cosmique…)


      • ledufakademy Le 29 août 2017 à 00h00
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        eh bien cela me fout les boules que tu évoques tout cela …
        Car j’ai l’intuition que tu as raison : cela fait un bail que je piste ça …
        https://www.youtube.com/watch?v=UDtCb45Lqt0
        Rosa Koire “behind the green Mask”à lire , tous est dans l’Agenda 21 (ONU) et les SmartCities, c’est flippant … si ce plan est en marche.


    • Doctorix Le 28 août 2017 à 14h05
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      Ce n’est pas parce que vous ne connaissez rien à l’homéopathie que ça fait de vous un expert en chimie.
      Il est parfaitement logique que les travaux de Seralini soient attaqués: Monsanto a les moyens de payer des pseudo-experts comme des pseudo-journalistes, et même des pseudo-commentateurs.
      Et il y a belle lurette que Mediapart n’est plus une référence, et qu’il s’est mis au service des lobbies de tout poil.


      • Catalina Le 28 août 2017 à 16h50
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        ben merci à l’effet placebo, il m’a permis de ne pas voir le médecin pendant 10 ans !
        ce n’est qu’en utilisant l’homéopathie qu’on se rend compte de ses bienfaits pas en en parlant. Par expérience, l’homéopathie a réglé en six mois l’obésité de mon neveu, et je vous vois venir, pas de malbouffe chez ma soeur, bien au contraire, légumes tous frais du jardin, presque pas de sucre, jamais de mac do et cacacala, de sirops ou autres trucs-à-manger ; (bon, il y avait un terrain favorable, l’obésité infantile du père,) ceci dit, le métabolisme a pu reprendre un cycle normal, mon neveu n’a plus jamais été obèse. Alors effet placebo ? lol parlez en aux maman qui achètent une composition homéopathique contre les poussées dentaires…..on ne peut pas dire que le placebo marche chez un nouveau-né de six mois !!!


    • Leila Le 28 août 2017 à 20h39
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      L’industrie chimique, pharmaceutique, l’armement, les mines….Bhopal, oublié..300 000 malades des milliers de morts….encore les ricains.

      https://www.youtube.com/watch?v=GJvP9R9otmQ


    • sassy2 Le 29 août 2017 à 14h22
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      N Taleb a formé son concept skin in the game notamment avec des anecdotes perso sur son combat contre monsanto


      • sassy2 Le 29 août 2017 à 14h31
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        How to be a whistleblower –Delenda Monsanto — James Bond isn’t a Jesuit priest, but he is a bachelor –so are both Professor Moriarty and Sherlock Holmes –Collective intelligence in P.R. firm Ketchum (hired by Monsanto)–Putting the skin on terrorists

        https://medium.com/incerto/the-skin-of-others-in-your-game-3f51d8ccc3fb

        sur monsanto mais aussi intéressant est le passage sur le terrorisme
        (qui ne sera pas mis en pratique ni par macron ni par merkel, je ne développe pas car je ne veux pas être censuré sur ce message)


  2. John V. Doe Le 28 août 2017 à 09h11
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    Nous pouvons trouver l’espoir dans le fait qu’elle a su conserver et transmettre ces documents qui sont aujourd’hui numérisés et mis à disposition de tous. C’est une grande victoire personnelle. Une autre est dans la dernière phrase de l’article où elle annonce qu’elle va continuer avec le Lorax.


  3. Arcousan09 Le 28 août 2017 à 09h15
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    Franchement où est le problème ?
    Les produits chimiques en particulier les phytosanitaires ne posent aucun, mais vraiment aucun, problème ….. surtout pour un politique si soucieux de la santé de ses contemporains … et futurs.
    La preuve: cette histoire de fibronil
    Ce produit a été interdit dans notre pays. S’il a été interdit c’est parce qu’il posait problème …
    Et voilà, il y en a partout et nos si géniaux et inspirés politiques passent leur temps à vous expliquer que ce produit ne pose aucun problème sur tous les médias “aux ordres” …

    C’est plus que léger comme comportement, voire se moquer éperdument du citoyen, car tous ces produits sont liposolubles et même en faible quantité quand ils sont absorbés, ils sont stockés dans les graisses de l’organisme (le cerveau contient beaucoup de lipides) sans être jamais éliminés ce qui ne sera pas sans poser de problème dans quelques décennies … Parkinson, Alzheimer, DMLA, perturbations endocrines ……..
    Là le politique actuel s’en bat les flancs parce ce ne seront plus lui qui sera au pouvoir …. politique de la patate chaude et de gribouille …. Macron ou pas Macron.


    • Lole Le 28 août 2017 à 19h02
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      Et oui, mais les retraites coutent cher mon ami…


  4. openmind Le 28 août 2017 à 09h47
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    Entendu au journal russe de RTR la semaine passée: une usine américaine de produits chimiques(pour un usage non précisé, militaire ou autre, va savoir) s’est implantée en Ukraine alors que ce genre de produit est interdit aux USA et en Europe mais la législation ukrainienne n’a rien trouvé à y redire. Mosento a déjà envahit les terres agricoles prometteuses de cette belle démocratie libérée de son ignoble voisin qui ne faisait qu’empoisonner son existence maintenant on empoisonne leurs assiettes mais elles sont libres ces assiettes Môôôssieur.


  5. Kiwixar Le 28 août 2017 à 10h05
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    « une histoire de 40 ans faits de collusion frauduleuse »

    Collusion, complot, conspiration. J’ai l’impression que c’est la règle plutôt que l’exception. Le plus dingue, c’est que ces conspirateurs s’enrichissent au détriment de l’environnement et de la santé de leurs propres enfants… Ils espèrent émigrer sur une autre planète?? En tous les cas, il semble de plus en plus important de « placer » des dirigeants sans enfants (Merkel, Macron) qui en auront rien à faire du massacre de la santé des futurs européens via le CETA et autres simili-Taftas…


    • sassy2 Le 29 août 2017 à 14h44
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      Oui le rapport est direct avec Merkel cf fusion Bayer Monsanto


  6. Sébastien Le 28 août 2017 à 10h13
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    Ces Américains sont vraiment immondes (je ne généralise pas, on se comprend). Ils ont fait pires que toutes les soi-disant dictatures qu’ils ont fait semblant de combattre depuis des décennies.
    Dommage que Trump soit pieds et poids liés face à l’Etat Profond-qui-n’existe-pas-merci-Rudy.


    • Madudu Le 28 août 2017 à 10h42
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      Préférons “états-unis” et “états-uniens” à “Amérique” et “américains”, les états-unis ne sont même pas la moitié des Amériques.


    • Didier88600 Le 28 août 2017 à 12h15
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      Je vous invite a regarder le reportage de cash investigation sur les pesticides disponible sur youtube et vous verrez que la france n’est pas mieux que l’europe.
      Saviez-vous que les données concernant l’achat de pesticides en france ne peut être divulguée ? et pour cause !


      • fanfan Le 29 août 2017 à 09h45
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        Plus de 66.600 tonnes pesticides sont utilisées en France chaque année dans les cultures agricoles (90%) ou horticoles (10%). Cela représente plus de 2 kilos de pesticides (fongicides, herbicides et insecticides phytosanitaires) chaque seconde (compteur). En France, en agriculture, on déverse 2,3 kilos de matières (engrais ou pesticides) par hectare cultivé.

        Selon la quantité de substances actives vendues, la France est au 2ème rang européen avec 66.659 tonnes, après l’Espagne (69.587 tonnes) et devant l’Italie (49.011 tonnes) en 2014.

        “Le plan Ecophyto de réduction d’usage des pesticides en France : décryptage d’un échec et raisons d’espérer”, Cah. Agric. 2017, 26, 14002 – ©L. Guichard et al., Published by EDP Sciences 2017, DOI:10.1051/cagri/2017004
        https://www.cahiersagricultures.fr/articles/cagri/pdf/2017/01/cagri160188.pdf


  7. Alfred Le 28 août 2017 à 10h50
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    Je pense qu’il y en a déjà plus de 1000 et qu’ils ne sont pas connus hors de leurs petits domaines d’action. Ce qui manque ce ne sont pas les gens qui s’investissent mais la structure politique pour les coordonner.


  8. Etienne Chouard Le 28 août 2017 à 16h45
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    À lire absolument :
    “Un empoisonnement universel. Comment les produits chimiques ont envahi la planète”
    de Fabrice Nicolino (éd. LLL, 2014)

    http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Un_empoisonnement_universel-401-1-1-0-1.html


  9. atanguy Le 28 août 2017 à 18h33
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    Est-ce une surprise si Donald Trump a nommé a la tète de l’EPA – L’agence de protection de l’environnement américaine – un politicien qui n’a eut de cesse que de demander dans le passé la suppression de cette agence…


  10. clauzip12 Le 28 août 2017 à 18h41
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    Je viens de me voir confirmer la dictature qu’exercent sur notre vie les industries d la chimie,les médicaments.
    Voici:absorbant sur prescription médicale un calmant pour les douleurs neuropathiques des nerfs périphériques à raison de 4 comprimés par jour et cela depuis 2009.
    Depuis qqs mois je suis sujet à des problèmes intestinaux chroniques d’un inconfort majeur.
    Pour traiter ce problème des produits pharmaceutiques me sont prescrits sans résultat évident.
    Las de cet enchainement de prescription et de douleurs mal traitées j’ai recherché,ce n’est pas toujours facile, la composition de tous ces médicaments.
    Voici le résultat:dans tous ,on trouve l’oxyde de titane E 171 qui n’est pas partie prenante du traitement mais un adjuvant,un nano!
    La liste officielle des adjuvants précise que le E 171 est toxique , potentiellement cancérogène,peut pénétrer les parois intestinales avec des disfonctionnements associés
    Ainsi E 171 n’est d’aucun intérêt thérapeutique,c’est un adjuvant,il peut provoquer des dysfonctionnements d’une part,il est présent dans les médicaments créant des problèmes et dans ceux susceptibles de traiter les effets négatifs du premier.
    Nous sommes dans un système de santé totalitaire qui nous impose d’être malade au bénéfice de la chimie et de la pharmacie.
    Ce n’est pas tout:j’ai découvert le E 171 dans des chewing gum français,dans des bombons que donnent les coiffeurs aux enfants…
    Je ne donne aucun nom de produit par sécurité!


    • Leila Le 28 août 2017 à 21h07
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      Mais si, balancez…80 % des soignants passent par les médecines alternatives. J’ai connu une période où l’on bombardait les nourrissons d’antibiotiques…2, 3…étonnez moi qu’il ait tant d’infections nosocomiales. J’ai discuté avec une autre infirmière…hygiéniste. Officiellement 5 ou 7 % des hospitalisations…officieusement 20 % ?
      Facile, vous êtes hospitalisé 3, 4 jours. Temps d’incubation supérieur et hop ni vu ni connu.
      Allez prouver que vous avez été infecté à l’hôpital…good luck. !
      Acupuncture, la phytothérapie, la méditation, l’hypnose, l’alimentation, les ventouses…plein de solutions alternatives. Faut calmer vos praticiens et ne surtout pas hésiter à changer. Des structures qui ont pignon sur rue sont dramatiques en terme de soins. Perso, même si les problèmes existent, je préfère une chambre polypourrie dans le service public ou une structure FEHAP que ces cliniques luxueuses et horriblement chères dont les praticiens ont un exercice très ” libéral ” de la médecine. Me suis souvent dit que les riches étaient mal soignés.


      • RGT Le 28 août 2017 à 22h30
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        Sincèrement, si les médicaments était aussi inefficaces l’humanité n’aurait pas connu une progression exponentielle de sa population depuis le début du XXè siècle.

        Je ne vais pas prendre la défense de l’industrie pharmaceutique (que je déteste pour sa cupidité) mais il faut quand-même reconnaître que CERTAINES molécules sont réellement très efficaces et ont permis (bien ou mal ?) la croissance de la population humaine.

        Il faut quand-même savoir que TOUTE molécule ACTIVE (même toute molécule tout court) possède des effets indésirables plus ou moins “gênants”. Exemple : La dihydroergotamine, (naturelle, extraite de l’ergot de seigle, est mortelle à partir d’une certaine dose)

        Les deux principaux problèmes que je constate sont les suivants :

        – Les traitements sont souvent utilisés pour soigner des pathologies pour lesquels leur efficacité n’a JAMAIS été prouvée (“oui-dire” entretenu pas les labos qui peuvent ainsi fourguer leur marchandise).

        – Les traitements permettant de GUÉRIR sont souvent délaissés au profit de traitements permettant de SOIGNER (vous voyez la nuance ? si vous êtes guéri vous ne “consommez” plus tout simplement).

        – Les effets secondaires sont souvent minimisés et ceux à très long terme totalement oubliés car ils nécessitent des études sur le très long terme.


        • RGT Le 28 août 2017 à 22h31
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          – Cette industrie utilise parfois des “adjuvants” parfois “douteux”. Ils peuvent servir dans la composition de l’excipient pour offrir une libération prolongée ou pour protéger la molécule active de dégradations lors du transit intestinal, mais parfois comme colorant (TiO2 est utilisé comme agent blanchissant pour que les comprimés soient d’un blanc immaculé). Dans le second cas l’utilité est pour le moins douteuse.

          Comme l’industrie pharmaceutique est la plus profitable au monde, elle a largement les moyens de “sponsoriser” les campagnes électorales afin de garantir ses “performances” sur le long terme.

          Essayez de soigner (je ne parle pas de guérir) une “gentille septicémie” avec des huiles essentielles ou une décoction de plantes médicinales.

          Avant la découverte des antibiotiques, c’était une bonne saignée, des ventouses et quelques prières (avant et après le décès)…


          • Subotai Le 29 août 2017 à 02h55
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            RGT, sans minorer les bienfaits des découvertes de la médecine moderne, l’augmentation de la population, en particulier en occident tient essentiellement à l’hygiène. Quand aux antibiotiques dans bien des endroits du monde les guérisseurs connaissaient les plantes ou préparations qui soignaient les infections. Évidemment ils connaissaient pas le pourquoi du comment. Quand aux septicémies, elles restent individuelles et aujourd’hui encore, malgré les traitements de cheval, on a intérêt à faire vite et à ne pas la laisser partir en vrille. Par là où j’habite les distances, la négligence et le sous équipement arrive à tenir les antibiotiques en échec…
            Le problème de l’industrie pharmaceutique est que c’est un bizness. Partant de là, impossible à réformer.


          • Leila Le 30 août 2017 à 19h08
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            ” Sincèrement, si les médicaments était aussi inefficaces l’humanité n’aurait pas connu une progression exponentielle de sa population depuis le début du XXè siècle.”…et ça c’est un progrès ?
            Quand je vois le sort qui est réservé aux personnes âgées dans ces EPHAD..
            Je me rappelle d’une psychologue qui disait à propos des gamins roumains, séropo,abandonnés…dont nous nous occupions.
            ” Ces enfants viennent de nulle part et vont profondément vers rien “. Aujourd’hui, on s’oriente vers une médecine non plus curative ou préventive mais prédictive.
            “Tout bien portant est un malade qui s’ignore”, dans “Knock ou le Triomphe de la médecine” (1923)…Vous seriez surpris de ce que l’acupuncture ou l’hypnose,la méditation peuvent produire…une septicémie n’arrive pas de nulle part…


          • Fabrice Le 30 août 2017 à 20h23
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            Le problème c’est qu’au début la médecine cherchait à guérir les malades, maintenant les laboratoires soignent les effets des maladies des patients.

            Cherchez bien les différences dans les termes, c’est navrant car la médecine à effectivement été un grand bienfait pour l’humanité mais est maintenant perverti par la voracité des actionnaires des laboratoires.

            Pour la médecine parallèle elle devrait accompagner cette médecine que nous aimions et à qui nous devons tant mais que l’on permet de pervertir.

            J’espère que le milieu médical reprendra ses esprits et ne laissera plus le pire arriver (ex : médiator …) se rappelant le serment qu’il prête au début de sa carrière.


      • Alfred Le 28 août 2017 à 22h32
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        C’est un bon point. Je pensais que les ultras riches bénéficiaient au contraire de traitements alternatifs doux. Un peut à la manière des fermes speciales bio pour la nomenclatura chinoise ou comme les écoles spéciales “craie plus tableau noir et sans tablettes” pour les enfants des possédants de la silicon valley. A moins qu’on ne soit en train de parler que des kapos moyens riches finalement pigeons comme nous (hauts fonctionnaires, hauts cadres et propriétaires de PME pmi) et que les grands oligarques se donnent vraiment la peine de mieux.


  11. RGT Le 28 août 2017 à 22h51
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    Ce que je trouve scandaleux, c’est que comme toute “industrie puissante” qui se respecte, l’industrie chimique (et les autres : armement, automobile, énergétique, agro-alimentaire, etc…) prend en otage ses salariés et les “convainc” de se battre pour “sauver leur emploi”…

    Et bien sûr, les salariés (directs ou indirects) sont parfois tellement instrumentalisés qu’ils vont jusqu’à commettre des actes totalement ignobles qui ne seront jamais directement reliés aux instigateurs, allant parfois jusqu’à attenter à la vie des “opposants” à leur employeur.

    C’est AUSSI ça qui permet à ces industries de continuer à prospérer sans avoir de problèmes particuliers vis à vis de la justice.
    Pas vu, pas pris, “c’est pas moi, c’est un désespéré qui défend son emploi”.

    Un exemple dans un domaine totalement différent : L’industrie du tabac qui a bien su prendre en otages les buralistes en France et qui les instrumentalise pour que la loi ne diminue pas trop les revenus de cette industrie nécrophage.
    Il faut aussi préciser que les énarques de Bercy ne vont pas non plus aller tirer sur la poule aux œufs d’or.


  12. Bouddha Vert Le 29 août 2017 à 01h13
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    C’est en réaction à ces pratiques, devenues une véritable habitude depuis Hiroshima, que des alternatives à l’agriculture et à l’élevage sont nées!

    Mais il faut en assumer le coût sur le budget de vie et constater que c’est incompatible avec le modèle de consommation moyen de biens et services d’un occidental moyen.
    C’est à dire pas mal de monde mais, loin s’en faut, beaucoup moins que ceux qui y aspirent!

    Il n’en reste pas moins que la mise à disposition de ces informations contribuera à connaître ce que nous savons déjà.
    L’usage de biocides en système est un échec.


  13. André Bouny Le 29 août 2017 à 07h49
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    Je vous recommande la visite complète de ce site : https://www.agent-orange-vietnam.org/


  14. fanfan Le 29 août 2017 à 11h27
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    “La BM, le FMI et des organisations comme la Fondation Bill Gates font la promotion de l’agriculture industrialisée à coup de centaines de millions de dollars, aidant ainsi les multinationales comme Monsanto, Syngenta, Pioneer, Cargill et bien d’autres à vendre des plantes brevetées ou OGM, des pesticides et des engrais. D’ailleurs le créateur du monopole Microsoft, première fortune et premier « humanitaire » mondial, est aussi le premier actionnaire de Monsanto. Les plus de deux milliards de personnes insuffisamment nourris pour avoir une vie active, selon la FAO, apportent pourtant la preuve que le système productiviste est incapable d’alimenter le monde. Un véritable scandale puisque, selon cet organisme, la production agricole actuelle est suffisante pour nourrir 12 milliards de personnes, chiffre constamment repris par Jean Ziegler dans ses livres et discours |10| ainsi que par son successeur à l’ONU, Olivier de Schutter. La logique du profit, et donc de la faim, est préférée à celle du partage.
    http://www.cadtm.org/L-extractivisme-dans-l-agriculture


    • fanfan Le 29 août 2017 à 11h29
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      “Pour les mêmes raisons, l’agrobusiness continue inlassablement son travail de sape de l’agriculture familiale et vivrière, en grande partie autoconsommée, parce qu’elle représente pour lui un énorme manque à gagner. Elle ne nécessite aucune importation d’intrants, fournit très peu de denrées agricoles exportables et supprime une grande partie de l’import-export alimentaire. Les gouvernements corrompus préfèrent les accaparements de terres par des étrangers qui pratiqueront une agriculture productiviste et exportatrice, ayant un très grand potentiel de profits, pour eux et leurs amis investisseurs, au détriment des populations. Les PFJ permettent de masquer ce scandale planétaire.


    • fanfan Le 29 août 2017 à 11h30
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      “Le financement de l’agriculture productiviste au détriment de l’agriculture vivrière est, avec le système dette, une des causes majeures de la faim dans le monde. A l’exact opposé de ce qui est claironné, les tenants de ce modèle productiviste voulant encore nous faire croire qu’il est le seul capable de nourrir les neuf ou dix milliards d’humains à venir. Même l’INRA pousse l’exercice jusqu’à « bidonner » ses rapports scientifiques pour démontrer l’avantage productif de ce modèle sur le biologique.


      • scorpionbleu Le 01 septembre 2017 à 10h29
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        Je rejoins votre analyse et j’ai trouvé terrible cette info au sujet des pratiques de l’INRA .
        car elle rejoint celle que je viens de découvrir en lisant des documents confidentiels hallucinants sur ce qui se passe à Marseille dans des Instituts et labos de la Recherche Publique. Les gens qui les dirigent ont des méthodes inqualifiables à tous les niveaux de de gestion.Quant à ligne de recherche !!
        “Marsactu” journal local commence à parler des conditions d’emploi et de travail des jeunes chercheurs scientifiques ( précarité et salaires de misère, pressions, harcèlements) à l’IHU-Méditerranée Infection, et à l’IRD (siège à Marseille).
        C’est inimaginable et les choses s’aggravent de plus en plus. .
        Que faire à l’appui de toutes ces données ? La plupart des gens à peur car c’est terrifiant.
        Ce n’est pas Hulot qui va faire éclater ces scandales, pour lequel des questions se posent.


  15. scorpionbleu Le 01 septembre 2017 à 10h45
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    Je vous engage à aller voir : “Histoire de la Plaine” de Christine Seghezzi.
    Je l’ai vu trois fois, l’émotion est terrible. Elle dresse avec élégance un constat amer et lucide, sur ce qui se passe dans la Pampa Argentine où l’élevage a disparu pour être remplacé par la culture intensive de soja, avec utilisation de pesticides à outrance. Destruction de la vie des gens et de la terre. Elle filme magnifiquement le silence de la nature ou les quelques agriculteurs rescapés des environs. Saisissant et révélateur, là encore.
    —————————————————————————————————————————————
    • à 13h chaque au St André des Arts à Paris jusqu’au 10/09, et en province cinémas d’art et d’essai .
    – Bande annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19571501&cfilm=255801.html
    – Toutes les informations et critiques sur https://www.histoiresdelaplaine.fr


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