Source : Eric Verhaeghe, 23-04-2017

Article écrit pour Atlantico

Au lendemain du second tour Macron – Le Pen, la France sera ingouvernable. Il suffit, pour s’en convaincre, de reprendre la mathématique électorale qui se déploiera aux législatives pour s’en convaincre.

Macron – Le Pen : improbable et impossible victoire de Marine

Commençons par l’hypothèse la moins probable: une victoire de Marine Le Pen au second tour. Celle-ci supposerait que la candidate nationaliste bénéficie d’un report de voix assez varié. Il faudrait qu’elle récupère les voix de Dupont-Aignan, et une importante partie des voix de Mélenchon et de Fillon, malgré les consignes de vote données par les chefs de file. Ce sera compliqué, mais cela n’est pas impossible, surtout si l’abstention progresse.

Dans ce cas de figure, Marine Le Pen aurait besoin d’une majorité parlementaire. En l’état, le Front National projette 25 sièges, ce qui est très loin des 290 sièges nécessaires pour gouverner. Sa seule espérance de gouverner sans cohabitation repose donc sur la constitution d’une coalition de droite, qui l’obligera, dans tous les cas, à composer. Il paraît aujourd’hui difficile d’imaginer que cette coalition se noue avant les élections. L’exécutif devrait alors chercher une majorité au cas par cas.

Autrement dit, en cas de victoire de Marine Le Pen, nous savons déjà que les législatives lui imposeront de mettre de l’eau dans son vin et la placeront au mieux dans une situation politique instable.

Même en imaginant une vague frontiste (dont le premier tour ne donne pas l’indice), la future majorité sera donc multicolore. C’est pourquoi, la victoire de Marine Le Pen est non seulement improbable au second tour, mais elle est impossible après les législatives.

Comment Macron va devoir sortir de l’ambiguïté à son détriment

Vis-à-vis de ces 290 sièges à remplir à l’Assemblée Nationale, la position d’Emmanuel Macron n’est pas forcément plus simple. Disons même qu’elle se révèle extrêmement complexe. S’il est très probable qu’Emmanuel Macron réussisse l’exploit d’être élu à moins de 40 ans et au terme de sa première candidature à la présidentielle (ce qui mérite d’être salué), il lui reste à constituer une majorité parlementaire suffisante pour gouverner sans cohabiter, ou sans être victime d’une fronde systématique qui rendra la mise en oeuvre de son programme particulièrement pénible.

Sur ce point, Macron peut déjà compter sur des forces constituées qui sont bien décidées à ne pas lui faire de cadeau. Les propos tenus sur les plateaux de télévision, ce soir, par les mélenchonistes, l’ont très bien illustré. Les adversaires de toute collaboration avec un exécutif chapeauté par Macron risquent bien de se faire un plaisir de bloquer son action.

Macron va-t-il faire son coming out de droite?

Dans ce contexte, on voit mal comment Macron pourrait continuer son « ni-ni » à l’approche des législatives, sans compromettre gravement ses chances de succès pour les cinq années à venir. Une hypothèse possible consisterait à nouer un accord électoral avec les Républicains. François Baroin a déjà, ce soir, posé ses conditions: l’alliance doit être « de droite et de centre-droit ». Si Emmanuel Macron faisait le choix de suivre cette voie, il encaisserait immédiatement le choc de la déception, notamment parmi ses soutiens venus de la gauche.

Ce serait pourtant le risque à prendre pour constituer (mais sans garantie de succès) une majorité homogène décidée à soutenir ses réformes de structure.

Dans ce cas, il se heurterait à la résistance des mélenchoniens et probablement d’une part importante des socialistes, sans oublier celle du Front National, qui pèsera peu à l’Assemblée, mais lourd dans l’opinion. Cette difficulté sera accrue par la campagne des législatives, qui dénoncera la trahison du Président nouvellement élu. En revanche, il rassemblerait de Bayrou à Borloo, pour le centre, jusqu’à la lisière de Sens Commun (mais il faudra le dire vite), en donnant un pouvoir étendu au Premier Ministre qui sera le vrai garant de sa majorité.

Macron peut-il se resserrer sur sa gauche?

Une autre piste pour Macron consisterait à mener des listes de gauches aux législatives, de cette gauche libérale, moderne, qui court de Barbara Pompili à Nicolas Hulot, et de Manuel Valls à Pierre Bergé. Le problème serait ici symétrique à celui d’une alliance avec la droite. En faisant ce choix, Macron repousserait la droite dans l’opposition sans forcément s’attacher le soutien de la gauche de la gauche, hamoniens compris.

Macron retrouverait alors la posture improbable de François Hollande pendant cinq ans, systématiquement combattu par la droite, et régulièrement affaibli par la gauche. Cette situation serait dégradée par la forte montée des Insoumis qui décrocheront probablement un nombre substantiel de circonscriptions.

Rappelons ici que les communistes existent encore à l’Assemblée Nationale grâce au soutien du Parti Socialiste. Macron n’étant pas issu de ses rangs, un accord électoral avec celui-ci sera plus compliqué à faire respecter…

Macron a-t-il une chance de monter une coalition multicolore?

Reste la troisième hypothèse, celle d’une coalition montée de toutes pièces après le second tour, réunissant des personnalités comme Manuel Valls pour la gauche, Jean-Louis Borloo pour le centre, et Christian Estrosi pour la droite.

On voit bien, pour un Estrosi menacé par le Front National, l’intérêt d’une formule de ce genre, qui peut séduire certains juppéistes et peut-être certains sarkozystes. Cette coalition se construirait en dehors des appareils de parti traditionnels, et parierait sur de bons scores aux législatives. Ceux-ci permettraient-ils de construire une majorité?

La réponse appelle quand même quelques tempéraments. D’une part, la victoire supposerait de persuader les Français que cette coalition vise à autre chose qu’à protéger des carrières ou des postes menacées par l’alternance, et c’est loin d’être gagné. D’autre part, même en cas de victoire, rien ne garantirait la durée de vie de cette coalition. On peinerait en effet à imaginer, dans la durée, des ennemis politiques historiques rester unis dans une situation budgétaire et internationale complexes.

Cette formule présenterait en tout cas le risque de nourrir l’idée que la classe politique est une caste de connivents sans scrupule. Personne ne mesure le prix à payer à long terme pour ce genre de confusionnisme

Macron, président confusionniste d’une nouvelle IVè République?

Le plus vraisemblable est donc que, de façon claire et rapide, Emmanuel Macron soit un président contraint à cohabiter avec une majorité homogène qui ne le soutient pas politiquement et qui gouverne à sa place. Compte tenu de son manque d’expérience, cette situation ne manquera pas de le mettre en difficulté et d’affaiblir durablement la fonction présidentielle.

Même si ce retour à l’esprit de la IVè République n’est pas formalisé immédiatement, il ne tardera pas à apparaître comme tel aux yeux des Français. Ainsi disparaissent les régimes qui croient pouvoir se réformer par les hommes et non par les institutions.

Source : Eric Verhaeghe, 23-04-2017

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77 réponses à Macron – Le Pen : vers une France ingouvernable, par Eric Verhaeghe

Commentaires recommandés

fanfan Le 29 avril 2017 à 04h44

Violation FONDAMENTALE du principe de séparation des pouvoirs – Dans un silence médiatique assourdissant, le décret signé par l’ancien Premier ministre Manuel Valls et Jean-Philippe Urvoas, le ministre de la Justice, le 5 décembre dernier – jour du départ de Manuel Valls de Matignon – met la Cour de Cassation sous l’autorité quasi directe du Gouvernement, à travers la nouvelle institution créée par ledit décret qui est l’Inspection générale de la justice, laquelle dépend directement du ministre de la Justice et donc du Premier ministre…
Sommes-nous encore en démocratie ?
https://www.facebook.com/notes/vincent-christophe-le-roux/inconstitutionnalit%C3%A9-flagrante-du-d%C3%A9cret-du-5-d%C3%A9cembre-2016-portant-cr%C3%A9ation-de-/1779218265666007

  1. René Fabri Le 29 avril 2017 à 02h55
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    Malgré sa très faible cote de popularité, François Hollande n’a pas essuyé beaucoup de critiques de la part de ses opposants politiques, et n’a vu aucune motion de censure votée contre son gouvernement. Il en sera sans doute de même pour Emmanuel Macron.


    • Xavier Le 29 avril 2017 à 08h03
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      La soupe est encore meilleure quand on a le temps pour la manger…


  2. Gwen Le 29 avril 2017 à 03h22
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    Il y a un troisième cas, celui d’une annulation de l’élection (je sais, je rêve), devant la hausse des plaintes concernant les cartes électorales supprimées pour des raisons extrêmement floues, voire fantaisistes, les soupçons de fraude, et les manifestations de plus en plus nombreuses, les résultats du premier tour sont annulés et l’élection est recommencée à 0.

    Je sais, c’est du rêve, mais bon.


    • fanfan Le 29 avril 2017 à 04h44
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      Violation FONDAMENTALE du principe de séparation des pouvoirs – Dans un silence médiatique assourdissant, le décret signé par l’ancien Premier ministre Manuel Valls et Jean-Philippe Urvoas, le ministre de la Justice, le 5 décembre dernier – jour du départ de Manuel Valls de Matignon – met la Cour de Cassation sous l’autorité quasi directe du Gouvernement, à travers la nouvelle institution créée par ledit décret qui est l’Inspection générale de la justice, laquelle dépend directement du ministre de la Justice et donc du Premier ministre…
      Sommes-nous encore en démocratie ?
      https://www.facebook.com/notes/vincent-christophe-le-roux/inconstitutionnalit%C3%A9-flagrante-du-d%C3%A9cret-du-5-d%C3%A9cembre-2016-portant-cr%C3%A9ation-de-/1779218265666007


      • JacquesJacques Le 29 avril 2017 à 08h17
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        Merci fanfan pour cette information passée honteusement sous silence. Encore un pas de plus dans la “descente aux enfers” de l’ébauche de démocratie que nous vivions. A quand la prochaine étape ?


      • Catus Imperator Rex Luminae Le 29 avril 2017 à 08h56
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        La naïveté, mêlée de soumission et d’arrogance satisfaite, à quoi on peut ajouter une brutalité d’opérette, soit tous ces éléments qui font l’ADN du candidat des Charlie’s et des veaux (pardon aux vrais veaux ! Il n’y a hélas pas de faux Charlie’s…), cornaqué par la piétaille merdiatoque, financière et autres pas rasites habituels, nous signalent que le bonhomme ne terminera pas son mandat. Si tant est qu’il le commence un jour.

        Le changement brutal de régime adviendra alors encore plus tôt que certains l’espéraient déjà et que d’autres ne finiront pas de le déplorer…


      • xc Le 29 avril 2017 à 12h00
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        L’information n’est pas nouvelle, divers médias en ont parlé, et l’Inspection Générale de la Justice n’est pas complètement une nouveauté:
        http://www.justice.gouv.fr/le-ministere-de-la-justice-10017/inspection-generale-de-la-justice-10027/
        Je n’ai pas connaissance que les magistrats qui se sont plaints aient rendu leurs somptueuses toges constellées de médailles gagnées au péril de leur vie (ce serait un pas de leur part vers l’indépendance que de refuser ces colifichets).

        A mon sens, la séparation des pouvoirs est respectée tant que le GVT n’intervient pas pour pousser les juges à trancher dans un sens ou un autre dans telle ou telle affaire donnée.


      • Chris Le 29 avril 2017 à 13h17
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        Une loi qui prépare celle des pleins pouvoirs… si Macron ne parvient pas à gouverner, je veux dire si Macron ne parvient pas à imposer les GOPE,TSG et autres mesures de provincialisation de la France.
        Car nous en sommes là.
        La loi allemande des pleins pouvoirs de 1933, également connue sous le nom de loi d’habilitation ou sous sa dénomination officielle de Gesetz zur Behebung der Not von Volk und Reich vom 24. März 1933 (loi du 24 mars 1933 de réparation de la détresse du peuple et de l’État), est une loi allemande qui donna à Adolf Hitler le droit de gouverner par décret, c’est-à-dire de promulguer des textes à portée législative sans approbation parlementaire.

        Après la Reichstagsbrandverordnung (« décret sur l’incendie du Reichstag »), elle constitua la deuxième étape législative de la Gleichschaltung (« mise au pas »), qui déboucha sur l’instauration du système totalitaire nazi.


    • Charles-de Le 29 avril 2017 à 04h52
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      Après tout, si je me souviens bien, en janvier 1956, la chambre (juge à l’époque de la IVème république), avait bien INVALIDé l’éLECTION d’une centaine de députés poujadistes qui avaient menacé de “sortir les sortants”.
      On a vu 18 mois plus tard comment ce régime a glorieusement fini en donnant LES PLEINS POUVOIRS à DE GAULLE, qui fut le dernier président du conseil de la IVème avant d’être le premier président de la Vème, avec la complicité active des socialistes.


      • spqr Le 29 avril 2017 à 11h16
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        Il me semble que la cinquantaine de députés poujadistes élus a pu siéger au contraire. Le slogan “sortez les sortants” était adressé à ceux qu’ils avaient battus.

        Parmi eux figurait d’ailleurs le plus jeune député de France, un certain JM Le Pen.


    • Nicolas Le 29 avril 2017 à 08h19
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      Toutes ces fraudes ou irrégularités ne doivent pas représenter plus de 1% ou 2% du total des électeurs (bien moins même j’imagine) donc ya pas matière à une annulation, réveillez vous.


      • Tchoo Le 29 avril 2017 à 10h09
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        2% ça fait 600 000 voix . Comme les 3 derrière Macron se tiennent dans des différences de cet ordre là, cela peut le modifier. Et rien ne dit que ce soit limitée à 2%


        • Karim Wilmotte Le 30 avril 2017 à 17h52
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          Sous réserve que ces 600 000 voix aillent dans la même direction, toutes.
          C’est plus qu’improbable.


  3. Philippe Simon Le 29 avril 2017 à 04h01
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    @ Gwen:
    Non, je pense que l’oligarchie a déjà prévu l’annulation, mais uniquement au cas ou MLP parviendrait à être élue…
    Un rêve…? ou un cauchemar…


    • Alfred Le 29 avril 2017 à 11h48
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      c’est aussi mon sentiment. On bidouillé quelques trucs tordus dont l’importance était laissée à faire mousser ou à éteindre pour la suite (suivant le résultat). Mon candidat passe: cou de frein (c’est rien c’est mineur (en choeur)). Un “mauvais” candidat passe: coup d’accelerateur (scandale, election invalide etc (en choeur)).


    • Subotai Le 29 avril 2017 à 22h47
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      En Suède janvier 2015 devant la menace de victoire de l’Extrème Droite ils ont annulé les élections prévues (sous prétexte de risque à l’ordre public) et ont organisé un alternance Droite-Gauche jusqu’en 2022.
      Si Le Pen avait une chance c’est ce qui se serait passé. Toutes les Lois et dispositions pour cela ont été prises depuis plusieurs années.


      • Amsterdammer Le 30 avril 2017 à 17h07
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        Ça n’est pas exact, ce que vous dites. Ça, c’est la version colportée par l’extrême-droite, qui se plait à parler de coup d’Etat. On est dans la guerre des mots.

        Les élections précédentes ont eu lieu en 2014, les suivantes auront lieu en 2018.
        Il arrive parfois que de nouvelles élections arrivent avant le terme du mandat. Après la crise politique de décembre 2014, il fut ENVISAGE d’en convoquer de nouvelles, mais cette intention n’a pas été maintenue, un compromis ayant été trouvé avant parution du décret.

        Un compromis excluant l’extrême-droite, effectivement : une sorte de cordon sanitaire à la suédoise, visant à maintenir la gouvernabilité du pays tout en isolant les Sverigedemokraterna. D’où cette guerre des mots.

        Après, les électeurs feront ce qu’ils veulent en 2018.


  4. Christian gedeon Le 29 avril 2017 à 04h45
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    Article amusant. Si vous voulez que la France soit gouvernée,votez Macron,beaucoup et fort…etc,etc,pendant tout l article,sous couvert d analyse objective.Subliminal de pacotille ,et message transparent.


    • Eric Brunel Le 29 avril 2017 à 08h09
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      On n’a pas dû lire le même article… Ce qu’il présente est quasi-factuel, et pour tout dire, je m’étais déjà fait les mêmes réflexions : quel que soit celui / celle qui est élu.e, il/elle va avoir beaucoup de mal à avoir une majorité au parlement. Avec comme corollaire le fait que l’élection présidentielle est pliée : la prochaine bataille, ce sont les législatives, le deuxième tour n’a plus aucun intérêt.


      • Kiwixar Le 29 avril 2017 à 10h06
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        Election présidentielle pliée? Pas si sûr. Ecouter les commentaires de Charles Gave lors du dîner des Econoclastes #04 :
        = https://m.youtube.com/watch?v=abp1Z_J3GOY =
        30% des électeurs pour Micron (réserve de voix?), 30% pour MLP, personne ne sait ce que voteront les 40% restants. Beaucoup resteront à la maison.


      • Yenmarre Le 29 avril 2017 à 11h30
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        Si des ” législatives” ne se passent pas préalablement dans la rue, vu l’état d’esprit de certains ultras! Nous sommes dans une situation très chaotique.


    • Wollaston Le 29 avril 2017 à 08h44
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      Entièrement d’accord. De plus l’auteur essaye de nous faire croire qu’il existe encore un coté gauche et un coté droit alors que les ralliements de tous bords avant même le 1er tour, montrent qu’il n’y a que des opportunistes.


    • izarn Le 29 avril 2017 à 10h47
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      Vu les résultats du premier tour, l’objectif subliminal est pitoyable…
      Dupont-Aignan c’est rallié, ainsi MF Garaud à Marine Le Pen…
      C’est mal barré pour une “majorité présidentielle” macroniste.
      Le petit avantage de Macron (+2,5 points) est en train de disparaitre…


      • Karim Wilmotte Le 30 avril 2017 à 17h54
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        Ni Garaud, ni DA n’auraient fait partie de cette majorité Macroniste.
        Donc, cela ne change rien.


  5. Niya Le 29 avril 2017 à 07h01
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    Je ne sais d’où parle l’auteur mais ce qu’il écrit se tient.
    Cela conforte le caractère parfaitement insensé des injonctions à conforter voire plébisciter les causes (le petit banquier d’affaires) pour contrer les conséquences (le vote pour les enfants de Pétain).
    Ni l’un, ni l’autre !


    • izarn Le 29 avril 2017 à 10h49
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      La collabo avec l’Allemagne, c’est plutot Macron il me semble: Votre disque 78 tours est usé papy!


  6. Alain Hache Le 29 avril 2017 à 07h45
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    L’hypothèse d’une grande coalition est la plus probable. Elle est vivement souhaitée à Bruxelles et à Berlin, la nouvelle capitale de la France.


  7. Gribouille Le 29 avril 2017 à 07h56
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    Il faut rappeler que pour accéder au second tour des législatives, est qualifié les candidats qui recueillent 12.5% des inscrits. Dans une configuration à trois, où deux se coalisent pour faire perdre le troisième (le FN), il était difficile pour ce dernier de sortir gagnant en fonction des alliances (ou plutôt des désistements de second tour). Cependant, en théorie des jeux, on sait que dans une configuration à quatre (ps, républicains, en marche et FN), les coalitions à trois pour faire perdre un quatrième, deviennent extrêmement fragiles voire impossible à mettre en oeuvre. Des triangulaires pourraient devenir la norme, levant de facto, la contrainte qui pèse sur le candidat FN de réunir 50% des suffrages.


    • Werrebrouck Le 29 avril 2017 à 09h41
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      On voit mal comment Marine Lepen ne pourrait rassembler que 25 députés. Je renvoie ici à :
      http://www.lacrisedesannees2010.com/2017/04/scenarios-pour-les-prochaines-legislatives-suite.html


    • Eric83 Le 29 avril 2017 à 10h04
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      Les quadrangulaires risquent d’être majoritaires pour ces législatives 2017 et il n’est pas exclu qu’un certain nombre de pentagulaires aient également lieu ( PS, LR, FN, FI et EM ).
      Comme EM va ratisser des élus au PS et chez LR pour ces législatives, les alliances des élections précédentes vont voler en éclat.
      La règle pour qui veut garder son siège et ou conquérir celui qu’il convoite sera à coup sûr le chacun pour soi et dans ce contexte, comment des alliances seraient possibles ?

      Nous allons nous retrouver dans une situation similaire aux pays nordiques avec une assemblée à 4 ou 5 partis ayant chacun de 15 à 25 % des sièges – donc x partis d’opposition – mais avec une différence de taille : avec au dessus un Président précédemment élu et censé gouverné avec une majorité claire.


    • georges glise Le 29 avril 2017 à 18h33
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      vous semblez ignorer l’existence de la france insoumise qui présentera des candidats dans 4 circonscriptions sur 5, et ce ne sera pas plus anecdotique que ne l’a été le succès de mélenchon au premier tour. mélenchon, vous connaissez, monsieur gribouillis!


  8. georges glise Le 29 avril 2017 à 08h19
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    macron rassemblera sans doute les députés européistes et les washingtoniens-otaniens!sera-ce suffisant pour former une majorité à l’assemblée, j’en doute. en tout cas, c’est une raison de plus pour renforcer et structurer la france insoumise, qui sera la vraie force d’opposition. mais il est souhaitable, pour pouvoir constituer une majorité antilibérale, d’engager un dialogue avec les verts et les hamoniens frondeurs et d’autres,antilibéraux, les chevènementistes par exemple, sur un programme de gouvernement et sur la répartition des circonscriptions


  9. JacquesJacques Le 29 avril 2017 à 08h24
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    Je vous le dis nous allons vivre des heures désagréables mais fort instructives sur la faiblesse et la lâcheté de certains de “nos” leaders politiques après la probable élection de Macron. J’espère néanmoins qu’il en sortira quelque chose de neuf, puisque toutes les tentatives pour maintenir le système en place auront échoué !


    • ricard'eau Le 29 avril 2017 à 10h50
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      S’il en sort quelque chose de neuf c’est presque à coup sure Pire de ce qu’on a maintenant ! Les élites sont à la manoeuvre ils sont dans ”l’action” nous les gens qui ne faisons pas partie nous sommes soit passifs soit dans ”la reaction”

      On est bien condamné à aller de mal en pire


  10. calal Le 29 avril 2017 à 08h26
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    je pense que c’est plie pour 2017 pour marine. ce qui n’est pas un mal. le fn va gagner beaucoup de siege de deputes et un grand espoir pour 2022. ce qui va attirer a lui des competences ( et le risuqe que le systeme l’infiltre et tente de le diviser de l’interieur) .

    pendant les 5 ans de macron,que va t il se passer?
    – les gope et peut etre plsu de reformes europeennes vont s’appliquer
    – l’umps,lrps va etre confirme puisque tout sera vote par les deputes malgre tout le baratin que l’on fait maintenant
    -les manisfestations d’un jour seront inefficaces pour empecher les reformes imposees par l’ue.

    si ces reformes sont “efficaces” et que le pays s’enrichisse,en 2022,macron fera un deuxieme mandat.
    si ces reformes sont de la poudre aux yeux et que la situation continue de se deteriorer,un plus grande partie de l’electorat ,et particulierement les gens qui auront manifeste pour rien,degoutee,iront grandire les rangs du fn.


    • Fburg Le 29 avril 2017 à 09h29
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      Je ne suis pas sur du tout que ce soit “plié pour Marine” comme vous dites. Lisez les commentaires du Figaro sur le sujet (par exemple), et vous mesurerez mieux le niveau du rejet de la candidature Macron – pour un journal orienté plutôt “droite convenable”(hum)
      Marie France Garaud soutient officiellement Marine Le Pen depuis ce matin, et Nicolas Dupont-Aignan itou depuis hier. Mine de rien, ce sont des personnes qui comptent , surtout en terme de dédiabolisation du FN.
      Il faut également avoir en tète que de plus en plus de “traders” misent sur un short sur l’Euro avec la possibilité d’une élection Macron, car cela aurait pour effet de renforcer une crise de légitimité sur l’UE, Euro, avec effet boomerang!
      A coté, la perspective des législatives françaises viennent au second plan, sachant que dans tous les cas, ça va être ..compliqué.


      • calal Le 29 avril 2017 à 13h04
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        les shorts se font toujours b…. depuis que les bc interviennent sur les marches…


    • Kiwixar Le 29 avril 2017 à 10h11
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      Macron président instaurera le vote par machine électronique, donc non seulement il fera un second mandat mais il pourra même choisir son score : modeste (51% au 2e tour) ou plébisciteux (97,3% au premier tour).


    • ricard'eau Le 29 avril 2017 à 10h56
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      Ne rêvez pas de grosses manifestations , bien trop de gens ont la corde au tour du coup financièrement parlant ,ne pouvant pas se permettre de perdre 50% de salaire du mois.


      • oui Le 29 avril 2017 à 17h16
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        Les manifs, ce truc qui sert à rien ?
        Boycotter tout ce qui rapporte du pognon à ces tristes sires.
        Enfin presque tout car ce n’est pas évident mais si aucun Français ne mettait son pognon dans les grosses banques et les plans d’épargnes, ne regardait leurs médias, n’achetait en grande surface, cela changerait.
        Mais ils ne veulent pas, ils veulent juste plus pour eux.
        Alors ils auront ce qu’ils méritent comme depuis 70 ans.


  11. BA Le 29 avril 2017 à 08h37
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    Dimanche 23 avril, deux associés gérants de la banque d’affaires Rothschild, avec lesquels Emmanuel Macron a travaillé durant près de quatre ans (de septembre 2008 à mai 2012), se pressent au premier rang du QG du Parc des expositions, porte de Versailles, pour filmer avec leurs téléphones portables l’arrivée du vainqueur du premier tour.

    Accompagné de Laurent Baril, star des fusions-acquisitions de la banque d’affaires, Olivier Pécoux, co-président du comité exécutif du groupe Rothschild & Co, est un brin gêné d’être repéré par une journaliste du Canard Enchaîné.

    « Je suis ici incognito », insiste le bras droit de David de Rothschild, alors qu’il fait partie des récidivistes.

    Ce 23 avril, Baril et Pécoux retrouvent un ancien camarade de la maison Rothschild : Lionel Zinsou, ex-conseiller de Laurent Fabius à Matignon et ex-premier Ministre du Bénin.

    Source : Le Canard Enchaîné, mercredi 26 avril, page 2.


    • Julie Le 30 avril 2017 à 11h38
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      Zinsou est devenu un invité hebdomadaire de l’émission politique du dimanche sur France Culture à 11h (chez Philippe Meyer). Il est arrivé en pleine campagne. Au nom de la neutralité des chaînes publiques?


  12. Owen Le 29 avril 2017 à 08h40
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    Je vote la troisième hypothèse. Monsieur, heu, lui, formera un glacis de députés sarkoziens, hollandais, écolos, rendus idéologiquement neurasthéniques après 10, 20, 30 ans de chasse aux mandats.
    On se souvient des broncas spectaculaires des députés durant les deux 49.3 de M Valls et des ratages à quelques voix près -Oh, quel dommage- de la motion de censure. On se souvient aussi du vote des députés de tous bords (482 pour, 27 contre), en soutient du gouvernement à la guerre contre la Libye.
    Le député est un animal politiquement souple, électoralement féroce.

    Seul JL Mélenchon a su éviter cette fosse nauséeuse en n’y jetant pas la FI dans ce 2ème tour, mais en lui réservant une possible minorité de blocage à l’Assemblée Nationale.
    On connaît la possibilité, -hasardeuse-, de N Dupont Aignan (qui a voté contre la guerre en Libye), de pénétrer le FN par l’intérieur et limer ses aspérités les plus urticantes s’il arrivait au pouvoir.

    2017 vérifiera sans doute si les personnels politiques et médiatiques arriveront enfin à verrouiller la démocratie, et finir cette vente à la découpe du pays. Ou si l’on entendra leurs ultimes agonies.

    Si Monsieur Lui arrive à ses fins, la “politique” changera d’ère: les mandats présidentiels se borneront à l’ingénierie sociale, les campagnes électorales à des opérations de marketing médiatique.

    A part ça, moi je suis expatrié.


  13. Fritz Le 29 avril 2017 à 08h56
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    Éric Verhaeghe ne manque pas d’humour :

    « Macron va-t-il faire son coming out de droite ? »


  14. Fritz Le 29 avril 2017 à 08h58
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    Éric Verhaeghe ne manque pas d’humour :

    « Cette gauche libérale, moderne, qui court de Barbara Pompili à Nicolas Hulot… »


  15. Fritz Le 29 avril 2017 à 08h59
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    L’auteur ne manque pas d’humour :

    « Cette gauche libérale, moderne, qui court de Barbara Pompili à Nicolas Hulot, et de Manuel Valls à Pierre Bergé »

    On pourrait développer : « Cette gauche ouverte, européenne, qui court de Laurence Parisot à Wolfgang Schäuble »


  16. Xavier Le 29 avril 2017 à 09h07
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    Je propose aux Crises un exercice de projection qui montrera que loin d’être friands de “fake news”, le lectorat de ce site osé regarder TOUS les éléments en face :

    Essayons de recenser les réformes que lui président, ami de la finance mettra en place, en prenant soin à chaque fois d’imaginer les alibis langagiers qui habilleront la présentation de ces “progrès”…

    Idée générale : privatisation de tous les secteurs d’activité et ubérisation.

    Stratégie de camouflage : amélioration de l’efficacité et des services (orientation d’une communication habile vers les aspects positifs grâce aux “partenaires médiatiques”…

    J’en propose un premier : l’éducation.

    Privatisation d’une partie de l’activité avec le e-learning
    – baisse des coûts
    – “solution” à la dégradation des relations avec les élèves
    – “solution” à la dégradation de la capacité de concentration des jeunes du fait du streaming (réseaux sociaux, internet)

    Couverture : régionalisation, proximité, adaptation à l’évolution (surtout ne pas la remettre en cause, le business du numérique est porteur et Niel & co banquent et soutiennent)

    Et il y a encore bcp dautres “progrès” pour adapter l’homme au business…


  17. Philvar Le 29 avril 2017 à 09h24
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    C’est faux. Depuis la Vème tous les présidents élus ont trouvé une majorité ensuite, soit par vote (marées) soir par raliment autour de la gamelle ! Pas de problème. Encore de l’intox et de l’enfimage !


    • L'illustre inconnu Le 29 avril 2017 à 09h38
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      De toute façon avec le 49.3 , majorité ou pas c’est plié.


      • Stef Le 29 avril 2017 à 12h55
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        L’article est intéressant mais reste dans une approche politique pour ne pas dire politicienne. Pour mieux voir les problèmes, il faut se référer à ce qui gère l’activité gouvernementale et parlementaire: la Constitution.
        1° point: sans majorité parlementaire le gouvernement ne pourra pas utiliser l’article 49.3 (plus exactement l’article 49 alinéa 3) car il se verrait opposer une motion de censure qui le ferait tomber ainsi que le texte qu’il essaierait de faire passer par ce biais. Une approche similaire peut être faite pour les ordonnances (article 38): il faut une loi d’habilitation et une loi de ratification.
        Autrement dit, le gouvernement se retrouverait à gérer seulement les affaires courantes.
        Sauf qu’il y a un moyen, qui est certes un peu lourd, mais qui, curieusement n’est guère évoqué. Ce moyen c’est le référendum (article 11). Je cite: “Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions”. On le voit ça laisse une porte ouverte pour faire beaucoup, en s’appuyant ainsi sur la volonté populaire.


        • Karim Wilmotte Le 30 avril 2017 à 18h03
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          Si le gouvernement tombe, ne faut-il pas revoter?
          Et vous comprenez, la France doit pouvoir être gouvernable.
          Tout ce qui va mal est causé par cette instabilité qui menace vos salaires, vos retraites (et l’intégrité de l’espace-temps).

          Donc, pour sauver la France, votez En Marche.

          Et hop, c’est dans la poche.


  18. les morets Le 29 avril 2017 à 09h27
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    Question NAÎVE
    Macron serait il obligé de dissoudre l’ AN ? Au vu des ralliements, la composition actuelle ne serait pas tentée de lui faire trop de misères…
    Merci de vos éclaircissements


    • Fritz Le 29 avril 2017 à 09h37
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      La question ne se pose pas, puisque l’Assemblée élue en juin 2012 est arrivée au terme de sa législature il y a quelques semaines. Il fallait de toute façon en élire une autre.


  19. Ardechois Le 29 avril 2017 à 09h33
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    Vous voulez rire ingouvernable???Mais si ,c’est Merkel ou son successeur qui continuera à gouverner ,donc il n’y aura aucun changement….Notre gouvernement Macron pour continuer à faire croire qu’il est écouté quelque part participera à une nouvelle guerre et bombera le torse ???Quant à des ralliements ,il en aura, la soupe est bonne…Pourquoi pas Pierre Laurent ou Chassaigne???


  20. Ardéchoix Le 29 avril 2017 à 09h56
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    “Un groupe qui est trop avide, qui prend beaucoup sans offrir de contrepartie, se condamne à l’extinction par destruction de ses moyens d’existence.” Une leçon à méditer.
    “La vie secrète des arbres ” Peter Wohlleben


    • Catalina Le 29 avril 2017 à 22h05
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      si c’était vrai, on n’aurait pas “un macron” au deuxième tour car ce groupe avide, on se le tape depuis plus de 15 ans,.


  21. david Durand Le 29 avril 2017 à 10h21
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    Et si tout cela n’était qu’une entreprise de destruction du rôle de président de la République. En effet à l’issue des législatives, on verra un président inutile qui se sabordera de facto. Back to 4eme rep !


  22. Olympi Le 29 avril 2017 à 10h42
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    Le président peut sur proposition du gouvernement soumettre à référendum un projet de lois.
    Donc Macron et Le Pen pourrait utilisé ce moyen pour quelques lois.
    Après, il faut que le gouvernement dur assez longtemps pour proposer son projet de lois au président avant de se faire censuré par l’assemblée.

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=36915ECCAC8DD4B0CF5B9255C57E5B54.tpdila11v_2?cidTexte=JORFTEXT000000571356&dateTexte=20170429


  23. qui cio Le 29 avril 2017 à 10h50
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    Hollande avait toutes les majorités … et qu’en a-t-il fait ?
    Finalement mieux vaut une (in)gouvernance dans l’opposition.


  24. RGT Le 29 avril 2017 à 11h09
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    Cet article ne fait que confirmer mes propos (je ne sais pas s’ils ont été publiés) qui expliquaient clairement pourquoi il serait “judicieux” de voter Le Pen…

    Comme je le disais, elle se retrouvera totalement isolée dans sa tour d’ivoire et ne pourra rien faire pendant 5 ans, et donc ne pourra pas raboter quoi que ce soit aux “sans dents” sans des levées de boucliers massives.

    Et dans 5 ans, suite à ce “bordel” infini le FN tombera dans les oubliettes de l’histoire (les autres partis aussi) et les électeurs penseront sans doute à ne plus de voter avec leurs pieds.

    Dans le cas d’une victoire de Macron, j’ai plus de doutes sur “l’ingouvernabilité”…
    Les “Grands Partis” sont malheureusement toujours bien implantés et obtiendront une majorité à l’assemblée.
    Et ils voteront pour leurs “mécènes” s’ils obtiennent quelques ministères “sympathiques”.

    Ce sera la curée, chaque “parti” prétendant ensuite ne pas avoir de “responsabilité” dans des mesures impopulaires…

    Quant aux manifs, vous pourrez toujours vous asseoir dessus…


    • Catalina Le 29 avril 2017 à 22h08
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      pas de manif, trop dangereux mais rester chez soi, ne pas bouger pendant trois jours, ne rien acheter ne pas utilise sa voiture, immobiliser la France ! après, c’est eux qui nous mangeront dans la main et nous pourrons enfin exiger le débat sur tous les sujets, exiger des référendums, c’est pas dur de reste chez soi et aucun gouvernement n’a les moyens de vous obliger à sortir. ;O).enfin….on a le droit de rêver….


  25. Périnet Le 29 avril 2017 à 11h47
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    C’est quoi une gauche moderne ? Une gauche de droite ?


  26. Hellebora Le 29 avril 2017 à 12h11
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    Diana Johnstone: “Lorsque le Président Macron se hâtera de poursuivre le démantèlement de l’état social qu’il avait déjà entamé dans le gouvernement Hollande, je me demande avec quel enthousiasme les ouvriers qui avaient voté Marine Le Pen iront rejoindre les partis « de gauche » qui auront contribué à élire Macron en « barrant la route au fascisme ». Quelle sera la gratitude de la classe ouvrière pour cette héroïque protection ?”


    • Karim Wilmotte Le 30 avril 2017 à 18h06
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      Vous n’avez pas vu que la FI n’appelle à rien d’autre qu’a voter en conscience?!
      Par ailleurs, sur le plan social, le FN ferrait exactement ce que fera EM. Avec plus de coup de matraque, et c’est la seule différence.


  27. vesso Le 29 avril 2017 à 12h17
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    La France sous tutelle du FMI c’est pour bientôt. La seule différence entre les candidats c’est le délai. 3 ans sous Macron 6 mois pour Le Pen. A moins que Dupont Aignant comme premier ministre ne sauve la mise ?


    • Catalina Le 29 avril 2017 à 22h12
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      je dirai l’inverse, deux mois pour macron, 2 ans pour lepen.parce que macron, c’est son vide, son programme.


  28. Louis Robert Le 29 avril 2017 à 14h13
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    USA de Trump devenus “ingouvernables”, France du Macron “ingouvernable”, Grèce de Tsipras “ingouvernable” sous tutelle… etc., états “défaillants” (“failed states”), états souverains disparus, récemment anéantis, UE du Brexit qui se désintègre… l’Empire mobilisé massivement militairement à une centaine de kilomètres de l’héroïque Léningrad et aux portes de la Chine… — ère de l’Empire du chaos et de l’État profond triomphants, “La fin de l’histoire” quoi (Fukuyama)!

    Eric X. Li, “La démocratie en faillite”, Oxford Union Society.

    https://m.youtube.com/watch?v=9kqwMKyBvLc


  29. Rond Le 29 avril 2017 à 18h45
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    Micron passera, peut-être, et sans parti il aura le soutien des très nombreux parlementaires à géométrie variable ; vous savez, ces types qui ne pensent qu’à conserver leurs confortables fauteuils toujours au vent portant. Ce sera double peine pour nous. Citoyens, vos problèmes, on s’en occupera la prochaine fois. C’est promis !
    Pen sera à la peine mais passera, peut-être, et elle n’aura pas de soutien parlementaire suffisant. La France sera ingouvernable un temps puis deviendra rapidement imprévisible. Ce sera double peine pour nous. Citoyens, vos problèmes, on s’en occupera la prochaine fois. C’est promis !
    Soupire …


    • Stef Le 29 avril 2017 à 20h26
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      Je redis ce que j’ai précisé plus haut: elle pourra gouverner par référendum (je fais une simple constatation pas une prise de position en sa faveur): elle sera donc en mesure de mettre en place des réformes de cette façon et même de proposer de modifier la Constitution (par exemple modifier la composition des membres du Conseil constitutionnel si celui-ci lui fait des misères). Evidemment, il lui faudra obtenir gain de cause devant le peuple (gagner le référendum) mais ça reste un choix d’action possible.


  30. Suzanne Le 29 avril 2017 à 20h20
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    J’ai beau essayer de considérer que les législatives futures ont une importance, je n’y arrive pas. Qu’est-ce que ça peut bien faire que l’assemblée législative soit comme ci ou comme ça pour un président qui compte gouverner par ordonnance? Les élections vont seulement être une sorte de rituel pour “purger” les agressivités des uns et des autres, construire une assemblée sans pouvoir, exactement comme le parlement de l’UE, et hop, c’est reparti.


    • Karim Wilmotte Le 30 avril 2017 à 18h09
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      1- Les ordonnances ont besoin de l’assemblée.
      2- L’assemblée peut (et doit) servir de caisse de résonance au mouvement social.


      • Suzanne Le 30 avril 2017 à 21h26
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        Oui, l’assemblée doit les ratifier dans un délai raisonnable, et en attendant sont-elles appliquées ou non? Je dirais oui, mais je ne suis pas spécialiste.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_en_droit_constitutionnel_fran%C3%A7ais#Ordonnance_en_France_sous_la_Cinqui.C3.A8me_R.C3.A9publique

        Pour votre deuxième point, une caisse de résonance ne sert pas à grand-chose s’il n’y a pas d’auditeur.

        Non, je ne mets aucun espoir sur l’assemblée dans la constitution actuelle. Elle sera traitée comme le parlement européen.


        • Karim Wilmotte Le 01 mai 2017 à 00h46
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          Mais quand le pays est paralysé et/ou que des moyens de contournement des médias ont été développé, vous pouvez utiliser la caisse de résonance. Par ailleurs, le parlement français n’a pas les mêmes compétences que le parlement européen. Il faut comparer des choses comparable.

          Et quoi qu’on en dise, les médias n’ont pas pu se fermer complètement à la FI/JLM (la base sociale est bien trop importante), ils ne serraient pas capable de le faire pendant un mouvement d’ampleur.

          Cfr le lien que vous avez indiqué: Enfin, le gouvernement doit d’abord obtenir une loi d’habilitation. Sinon, il ne peut juste pas faire d’ordonnance. Ensuite, quand l’ordonnance est envoyée au parlement, elle a valeur réglementaire. Elle n’obtient la nature législative qu’après ratification par l’assemblée.


  31. Le Rouméliote Le 30 avril 2017 à 11h27
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    De toute manière, Micron aura une majorité : il suffit de promettre des prébendes suffisantes à 289 députés. Peu importe qu’ils soient de gauche ou de droite, du moment qu’ils sont fanatiquement européistes et persuadés de former le rempart contre la “peste brune”…


  32. Betty Le 30 avril 2017 à 14h31
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    Le Think Tank The Peterson Institute for International Economics (PIIE) par la voix de Jacob Kirkegaard “prophétisait (?)” en 2014: “The two-round presidential election system will help undermine the standing of future French presidents. The 2017 presidential election seems already to have become a race for second place. Though Marine Le Pen of the FN is likely to win the first round, she is still unlikely to become president in the second round. But the winner would command a negative political mandate of “not being Marine Le Pen,” a leader without a popular mandate to lead or enact the change France needs.”
    Il suggerait: “At the least, it should abolish articles 8, 12, and 15 of Title II of the French Constitution, removing the president’s right to name the prime minister, call new elections, and serve as commander-in-chief.”
    https://piie.com/blogs/realtime-economic-issues-watch/why-france-needs-political-reform


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