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16.novembre.201516.11.2015 // Les Crises

Mille et un 11 septembre

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Billet de septembre dernier du journaliste anglais Nafeez Ahmed

Source : Nafeez Ahmed, pour Middle East Eye, le 17 septembre 2015.

Les attentats du 11 septembre n’ont été que le début de l’effusion de sang et des violations éhontées de la loi visant à étendre une autorité étatique injustifiable.

Il y a 14 ans, 2 996 personnes ont été tuées lorsque quatre avions civils américains ont été détournés par des extrémistes d’al-Qaïda, un premier s’écrasant contre le Pentagone et deux autres contre les tours du World Trade Center.

Mais ce n’était que le début de l’effusion de sang.

Les attentats du 11 septembre ont annoncé une nouvelle ère de guerres à l’échelle mondiale dans le but d’éradiquer l’extrémisme. Loin de vaincre al-Qaïda, la « guerre contre le terrorisme » a vu l’ennemi métastaser et former un mouvement autoproclamé « État islamique ».

Au cours de ce périple, nous avons assisté à l’effondrement de la primauté du droit : invasion illégale de l’Irak, fabrication de toutes pièces de renseignements sur des armes de destruction massive (ADM), assassinats extrajudiciaires, torture systématique (toujours employée), kidnappings organisés, détention illimitée et surveillance de masse à l’échelle mondiale.

Nous avons également assisté à des violations éhontées de la loi visant à étendre une autorité étatique injustifiable en Occident : érosion du principe d’habeas corpus, surveillance des citoyens ordinaires, normalisation du profilage racial et criminalisation de la dissidence.

Combattre le feu par le feu

Les chiffres les plus prudents indiquent que depuis le 11 septembre, la « guerre contre le terrorisme » a tué environ 14 000 Afghans, 35 000 Pakistanais et 120 000 Irakiens, sans compter les morts indirectes causées par la destruction d’installations de distribution d’électricité et d’eau, d’assainissement et de soins de santé, ce qui fait au total 150 000 personnes. Cela équivaut à cinquante 11 septembre.

À l’autre extrême, une enquête portant sur des études épidémiologiques majeures menées par Physicians for Social Responsibility, groupe de médecins nobélisé, hisse le nombre de morts directes et indirectes à environ 1,3 million de personnes. Ce qui représente quatre cents 11 septembre. Une autre étude basée sur les données de mortalité de la Division de la population des Nations unies suggère que le nombre de victimes peut s’élever à quatre millions, soit plus de mille 11 septembre.

Le nombre de victimes continue de croître. Une étude réalisée en août par Airwars, projet de journalisme à but non lucratif, est arrivée à la conclusion prudente que les frappes de la coalition contre l’État islamique avaient tué plusieurs centaines de civils (peut-être plus d’un millier) au cours de la première année des opérations.

Les drones, usine à terrorisme

Cette semaine, le gouvernement a annoncé que deux militants britanniques de l’État islamique, Reyaad Khan et Ruhul Amin, ont été tués le 21 août par une frappe de drone britannique en Syrie. Toutefois, le mois précédent, les journaux britanniques avaient annoncé à tort la mort de Khan suite à une attaque de drone américain, reprenant des témoignages locaux.

Reprieve, groupe juridique de défense des droits de l’homme, rapporte que trois attaques de drones sont en moyenne nécessaires pour assassiner une cible répertoriée dans la « kill list ». Combien d’autres ont été tués par erreur par des drones britanniques dans le but de tuer Khan ?

L’an dernier, une étude de Reprieve a conclu que les efforts déployés par les Américains dans le but d’assassiner 41 cibles à l’aide d’attaques de drones avaient entraîné la mort de 1 147 personnes, soit 28 inconnus assassinés pour chaque personne suspectée de terrorisme, dont des femmes et des enfants.

Même le général Michael T. Flynn, ancien haut responsable des services de renseignement militaire d’Obama, reconnaît les griefs légitimes selon lesquels les massacres dont les drones sont à l’origine produisent plus d’extrémistes qu’ils n’en tuent.

L’approvisionnement en armes de groupes à l’origine du 11 septembre

Flynn a dirigé la Defense Intelligence Agency (DIA) du Pentagone de 2012 à 2014. Aujourd’hui, il confirme qu’en août 2012, la DIA avait signalé à la Maison Blanche que la montée de l’État islamique était une conséquence directe du soutien de l’Occident, des pays du Golfe et de la Turquie à al-Qaïda et aux rebelles syriens affiliés.

Étant donné le rôle joué par le gouvernement britannique dans cette politique d’incubation de Britanniques de la trempe de Khan, la réticence officielle face à la « kill list » n’a rien de surprenant.

En juin, les tribunaux britanniques ont cherché à poursuivre Bherlin Gildo, ressortissant suédois qui a été accusé d’avoir participé à un camp d’entraînement extrémiste en Syrie, où il aurait reçu une formation sur le maniement des armes, et de détenir des informations sur des extrémistes.

Lors des audiences préliminaires, le procureur de la Couronne, Riel Karmy-Jones, a déclaré à la cour que de 2012 à 2013, Gildo avait travaillé avec le Front al-Nosra, le « groupe interdit considéré comme étant al-Qaïda en Syrie », dont de nombreux adeptes ont ensuite rejoint l’État islamique.

Le procès s’est effondré lorsque l’équipe de défense de Gildo a souligné qu’il avait rejoint un groupe anti-Assad (le Front al-Nosra) qui avait reçu un soutien du gouvernement britannique, fourni en partie par le biais d’une « rat line », un réseau officieux d’approvisionnement en armes de la CIA et du MI6 facilité par al-Qaïda et allant de la Libye à la Syrie.

Un racket en l’échange d’une protection

Le recours plus ou moins abusif de l’Occident aux militants islamistes n’a rien d’un fait nouveau.

En juillet, dans un entretien avec L’Humanité, Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la Direction générale de la sécurité extérieure française (DGSE), a décrit la « guerre contre le terrorisme » comme une « imposture » dissimulant une « alliance militaire » qui se noue entre « les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad ».

Interrogé au sujet de l’idéologie islamiste et de ses États mécènes tels que l’Arabie saoudite et le Qatar, Chouet a répondu :

« Au Moyen-Orient, au Sahel, en Somalie, au Nigeria, etc., [nous sommes engagés dans des confrontations militaires avec les mêmes types de groupes terroristes islamistes. Or,] nous sommes alliés avec ceux qui sponsorisent depuis 30 ans le phénomène terroriste. »

Ainsi, contrairement au récit officiel de l’assaut contre Oussama ben Laden, plusieurs sources des services de renseignement américains confirment que l’occupation par ben Laden d’une résidence à Abbottabad (Pakistan) entre 2006 et 2011 a eu lieu sous la protection de l’Inter Services Intelligence (ISI) pakistanaise, avec un financement de la famille royale saoudienne.

Simultanément, les États-Unis ont négocié une opération secrète conjointe avec l’Arabie saoudite à travers le prince Bandar ben Sultan, qui dirigeait alors le Conseil de sécurité nationale, pour financer des islamistes affiliés à ben Laden, afin de tenter de repousser l’influence régionale de l’Iran chiite.

Cette stratégie secrète a été corroborée par les conclusions présidentielles et par d’anciens responsables, dont Alastair Crooke, officier retraité du MI6 en fonction pendant 30 ans, et John Hannah, ancien conseiller à la sécurité nationale du vice-président Dick Cheney.

La brigade de Bandar

Pourtant, les États-Unis savaient que le prince Bandar était lié aux attentats du 11 septembre, selon des fuites dans la presse au sujet des célèbres 28 pages classifiées du rapport de l’enquête du Congrès publié en 2002.

Dans son livre Intelligence Matters (2004), le sénateur Bob Graham, vice-président de la commission d’enquête, évoque une note top-secrète de la CIA concernant deux pirates de l’air du 11 septembre, Khalid al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi, qui conclut qu’il y avait « des preuves irréfutables qu’il existe un soutien pour ces terroristes au sein du gouvernement saoudien ».

Al-Mihdhar et al-Hazmi ont été « manipulés » aux États-Unis par plusieurs ressortissants saoudiens entretenant des liens étroits avec des responsables du gouvernement saoudien, qui ont reçu au total plusieurs dizaines de milliers de dollars en chèques de banque (environ 3 500 dollars par mois) de la part du prince Bandar et de son épouse, la princesse Haïfa bint Fayçal. La princesse Haïfa a prétendu plus tard que l’argent versé représentait des dons de bienfaisance, bien que le sénateur Graham et la CIA aient clairement estimé le contraire.

L’administration Obama, au mépris des revendications des familles de victimes du 11 septembre désireuses de déclassifier les 28 pages, a encore une fois tiré profit du prince Bandar à l’occasion de l’assaut de 2011 contre ben Laden. Les États-Unis avaient fait appel à lui les mois précédant l’assaut pour les aider à négocier l’accord stratégique avec le Pakistan qui a conduit à l’opération d’Abbottabad.

La CIA et ben Laden

L’actuelle relation entre l’Arabie saoudite et al-Qaïda est magistralement documentée dans The Eleventh Day (2012), un livre d’Anthony Summers et Robbyn Swan, journalistes de Vanity Fair.

Dès 1995, ont-ils rapporté, la famille royale saoudienne a versé des « paiements de protection » à ben Laden, à la condition qu’il ne prenne pas le royaume pour cible. L’accord a été négocié par le chef des services de renseignement de l’époque, le prince Turki al-Fayçal.

Selon le quotidien Le Figaro, des sources des services de renseignement français ont révélé que deux mois avant le 11 septembre, sous le patronage du prince Turki, ben Laden avait été transféré par avion à l’hôpital américain de Dubaï pour un problème de reins, où le chef d’al-Qaïda a rencontré des responsables de la CIA.

Malgré les réfutations de Washington, Summers et Swan ont obtenu des confirmations intrigantes de cette histoire, de la part de sources crédibles qui ont « décrit la visite de façon indépendante, en détail et en même temps ».

Ils ont aussi interviewé Alain Chouet, qui dirigeait le service de renseignement de sécurité à la DGSE au moment de la réunion présumée :

« Chouet a-t-il donné du crédit au discours sur la prise de contact à Dubaï ? “Oui”, a-t-il répondu. La DGSE avait-elle connaissance à l’époque de la rencontre entre des officiers de la CIA et ben Laden ? “Oui”, a affirmé Chouet. “Avant le 11 septembre, a-t-il observé. Ce n’était pas un scoop pour nous, cela ne nous a pas surpris.” »

La guerre du pipeline

Chouet a indiqué à Summers et Swan que la rencontre entre la CIA et ben Laden avait pour but de persuader le chef d’al-Qaïda « de ne pas s’opposer aux négociations de Berlin » avec les talibans. S’il acceptait, il pouvait « rentrer en Arabie saoudite avec une grâce royale, sous la garantie et le contrôle de Turki », et les États-Unis étaient prêts à « abandonner leurs efforts visant à le traduire en justice » pour les attentats précédents.

À Berlin, l’administration Bush avait menacé les talibans d’une guerre s’ils ne respectaient pas les exigences américaines, qui comprenaient des plans pour l’installation d’un pipeline pétrolier et gazier transafghan qui transporterait les ressources de la mer Caspienne vers les marchés asiatiques, un projet qu’Obama a récemment essayé de relancer. Les négociateurs américains ont également voulu que les talibans élargissent leur régime répressif pour inclure des factions d’opposition dans le but de créer de la « stabilité » pour le pipeline.

D’après Chouet, ben Laden a rejeté la proposition des États-Unis, tout comme les talibans. Une note d’al-Qaïda de 1998 obtenue par le FBI a montré que ben Laden avait une parfaite connaissance des négociations sur les pipelines en cours entre les États-Unis et les talibans.

En effet, dans les années 1990, l’administration Clinton avait fourni une aide militaire et financière aux talibans par l’intermédiaire des services de renseignement saoudiens et pakistanais pour soutenir la conquête de l’Afghanistan par le mouvement, tout cela dans le but de faciliter le projet de pipeline.

L’ami de mon ennemi est toujours mon ami

L’étendue de la complicité du Pakistan avec l’extrémisme de ben Laden a été documentée dans un addendum secret au rapport de la Commission du 11 septembre, demandé par son directeur exécutif Philip Zelikow trois mois avant la publication, mais qui est arrivé trop tard pour y être inclus.

S’appuyant sur des sources pakistanaises sensibles, les auteurs de l’addendum sont arrivés à la conclusion que les officiers supérieurs de l’ISI avaient eu connaissance à l’avance des attentats du 11 septembre et protégeaient ben Laden au Pakistan, et que Pervez Musharraf avait personnellement approuvé son traitement rénal dans un hôpital militaire près de Peshawar.

Comme les 28 pages classifiées, ces conclusions restent étouffées par le gouvernement américain.

Pourquoi les États-Unis, tout en déclenchant de nouveaux 11 septembre à travers le monde, supportent-ils donc ces mêmes régimes qui sont derrière les attentats du 11 septembre 2001 ?

Parce que cette « guerre contre le terrorisme » est une énorme fiction. En réalité, le terrorisme est le prix de cette attitude consistant à continuer comme si de rien n’était, et les États-Unis sont prêts à le payer.

***
Nafeez Ahmed est un journaliste d’investigation et auteur à succès. Titulaire d’un doctorat, il s’est spécialisé dans les questions de sécurité internationale, examinant ce qu’il appelle les « crises de civilisation ». Il a obtenu une récompense de la part de l’organisation Project Censored dans la catégorie « Outstanding Investigative Journalism » (« journalisme d’investigation d’exception ») pour un reportage d’investigation, publié par le journal The Guardian, sur l’intersection des crises globales de nature écologique, énergétique et économique et des conflits et géopolitiques régionales. Il a également écrit pour The Independent, Sydney Morning Herald, The Age, The Scotsman, Foreign Policy, The Atlantic, Quartz,Prospect, New Statesman, Le Monde diplomatique et New Internationalist. Son travail sur les causes profondes et les opérations secrètes liées au terrorisme international a officiellement contribué à l’établissement de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis du 11 septembre 2001 et à l’enquête du Coroner sur les attentats du 7 juillet 2005 à Londres.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Greco // 16.11.2015 à 05h44

Bonjour,
Je ne suis pas adepte des théories du complot, des thèses conspitationistes, etc.
Mais le 9/11, Madrid, Londres, Charli et les 13/11 donnent matière à réflexion….
D’abord on parle de moins de 4.000 morts au total, cad , 2-3 bombardements aériennes de la coalition ( il parait que la Turquie fait parti …alors pourquoi ne pas s’allier avec le ISIS directement ?), un fait divers sans intérêt médiatique. Pourquoi? Ils ne sont pas occidentaux et pas trop blancs….Mais cette explication pose un problème :
Pourquoi ne sont pas comptabilises les attentats contre la Russie ? Beslan p.ex. ?, les attentats avant les jeux de Sotchi ? L’avion russe et les 224 morts ? Personne ne parle pour le prix qui paye la Russie dans la lutte contre les différentes organisations islamistes ?!!
Grosso modo, victime du terrorisme est l’individu qui habite la C.E. ou les USA, race blanche et originaire d’un pays qui appartient à l’OTAN. Surtout à l’Otan.
A, il faut aussi avoir l’accord (sur la définition du mot, victime du terrorisme) de l’Arabie Saoudite et du Qatar….
Et Anders Behring Breivik, le norvégien terroriste qui a tué 8 fois plus de personnes que Merah ? Il twitte ses commentaires par la prison…..On oublie vite….quand ca nous arrange….

29 réactions et commentaires

  • Greco // 16.11.2015 à 05h44

    Bonjour,
    Je ne suis pas adepte des théories du complot, des thèses conspitationistes, etc.
    Mais le 9/11, Madrid, Londres, Charli et les 13/11 donnent matière à réflexion….
    D’abord on parle de moins de 4.000 morts au total, cad , 2-3 bombardements aériennes de la coalition ( il parait que la Turquie fait parti …alors pourquoi ne pas s’allier avec le ISIS directement ?), un fait divers sans intérêt médiatique. Pourquoi? Ils ne sont pas occidentaux et pas trop blancs….Mais cette explication pose un problème :
    Pourquoi ne sont pas comptabilises les attentats contre la Russie ? Beslan p.ex. ?, les attentats avant les jeux de Sotchi ? L’avion russe et les 224 morts ? Personne ne parle pour le prix qui paye la Russie dans la lutte contre les différentes organisations islamistes ?!!
    Grosso modo, victime du terrorisme est l’individu qui habite la C.E. ou les USA, race blanche et originaire d’un pays qui appartient à l’OTAN. Surtout à l’Otan.
    A, il faut aussi avoir l’accord (sur la définition du mot, victime du terrorisme) de l’Arabie Saoudite et du Qatar….
    Et Anders Behring Breivik, le norvégien terroriste qui a tué 8 fois plus de personnes que Merah ? Il twitte ses commentaires par la prison…..On oublie vite….quand ca nous arrange….

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    • Pierre Bourdon // 16.11.2015 à 11h26

      Bonjour,
      Durant ou précédent les attentats de New-York, Madrid et Londres, il y a eu des simulations et excercices des services d’urgence, et ceux de Paris de vendredi ne font pas exception, j’ai bien lu ce matin que le SAMU avait simulé des attaques terroristes le matin du 13.

      Vous n’êtes pas adepte de la théorie du complot, mais cet élément donne matière à réflexion. Une recherche facile sur le net confirmera mes dires où je fournirai le tout au besoin.

        +10

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  • Papy // 16.11.2015 à 09h06

    action réaction …
    On vient d’avoir notre 11 septembre, on a déjà commencé les frappes chirurgicales et notre patriot act est déjà dans les cartons…
    A part cela, le japon est en récession, le baltic dry en chute libre et la bourse ouvre à -1% : tout est normal !

      +12

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    • Varenyky // 16.11.2015 à 12h41

      Si il était déjà possible pour nous lecteurs des crises, qui cherchons des informations différentes, de ne plus employer systématiquement des expressions telles que le 11 septembre, il y a d’autres expressions.
      Je rappelle que la France avait connu des vagues d’attentats terroristes sur une vingtaine d’années, Rer St Michel, Rer Port Royal, rue des Rosiers, Rue Copernic, Rue de Rennes, train Capitole, Palais des congrès de Marseille… des noms qui doit sonner aux oreilles de certains.
      La liste est trop longue pour être rappelée ici, allons voir sur Wikipédia, et de toute façon aucune douleur ne peut être comptabilisé sur un tableau Excel, nombreux ceux qui connaissent des gens qui ont aussi souffert de ces attaques.
      Cela peut sembler un détail, mais il permet de s’échapper de l’automatisme pavlovien.
      Nous retrouverons aussi notre indépendance en commençant d’abord par notre indépendance d’esprit et de langage.
      C’est aussi ce que nous demande de très nombreux pays “Soyez ce que que vous avez toujours été, car la France nous manque cruellement actuellement”
      C’est cela aussi que nous devons à ceux qui sont tombés vendredi soir.

        +8

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  • Julian // 16.11.2015 à 09h29

    “cette « guerre contre le terrorisme » est une énorme fiction”.

    De Villepin nous invitait en septembre 2014 à ne pas la faire. Son plaidoyer d’alors retentit aujourd’hui, après le massacre, comme les paroles de la Raison et de la la Sagesse.

    A méditer.

    http://www.dailymotion.com/video/x26sp1d_dominique-de-villepin-a-propos-de-l-etat-islamique-6-minutes-d-intelligence-et-de-lucidite_news

      +26

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    • Pierre Bourdon // 16.11.2015 à 11h50

      Dominique de Villepin, 6 minutes d’intelligence et de lucidité (vidéo ) sur la guerre contre EI
      https://www.dailymotion.com/video/x26sp1d_de-villepin-a-propos-de-l-etat-islamique-6-minutes-d-intelligence-et-de-lucidite_webcam

        +12

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      • anne jordan // 16.11.2015 à 16h41

        Oui , @pierre bourdon !
        merci à Villepin , cité deux fois , ce matin sur France Culture !
        quant à ceci :
        “En effet, dans les années 1990, l’administration Clinton avait fourni une aide militaire et financière aux talibans par l’intermédiaire des services de renseignement saoudiens et pakistanais pour soutenir la conquête de l’Afghanistan par le mouvement, tout cela dans le but de faciliter le projet de pipeline.”
        l’histoire se répète , comme le savent les lecteurs de ce blog , avec le gaz du Quatar et le refus de El Assad…

          +3

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  • Le Wallon // 16.11.2015 à 09h38

    Concernant cette époque, il faut lire les livres écrits par Michael Moore :

    – “Mike contre-attaque”, 2003, éditions La Découverte (ISBN : 2-7071-3833-9) et,
    – “Tous aux abris”, 2004, éditions La Découverte (ISBN : 2-7071-4236-0).

    Non seulement, on y découvre les tricheries (que dis-je, les fraudes) électorales commises pour permettre à George W. Bush de devenir Président des Etats-Unis, malgré la victoire d’Al Gore, et, d’autre part, on découvre les liens entre la famille Saoud et les terroristes qui commirent les attentats du lundi 11 septembre 2001.
    Tout se tient depuis ce jour-là et notre “logique” diplomatique est à la base de tout ce bordel (désolé, mais je ne trouve aucun autre mot).

    Et dire que Jeb Bush se présente à l’élection présidentielle de 2016, pfffffffffffff………. (gros soupir).

      +17

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    • Yannick // 16.11.2015 à 11h03

      “lundi 11 septembre 2001”

      C’est un détail, mais il s’agissait d’un mardi…

        +4

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  • BINH // 16.11.2015 à 09h57

    Bonjour,
    Les contradictions, inconséquences ou autres mensonges des politiques internationales occidentales face aux terroristes sont clairement énoncés dans cet article. Par contre, ce qui contreproductif dans la démonstration, c’est le calcul des victimes: pour vaincre la terreur nazie, pouvait-on éviter de bombarder l’Allemagne et ne cibler que les Nazis ? Si on n’est pas sûr d’être propre pour vaincre la terreur de Daesh, alors on ne fait rien ? Fallait-il ne pas donner l’assaut au Bataclan pour éviter le carnage ? On sait maintenant qu’il aurait été pire si rien n’avait été fait…
    Vinh

      +4

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  • Mathieu // 16.11.2015 à 10h09

    On comprend assez bien les raisons de la stratégie US depuis 35 ans (soutien aux radicaux islamistes comme moyen, la fin étant le soutien au “capitalisme US”, pour faire court). C’est dégueulasse, illégal, et profondément immoral, mais au moins, cela a une certaine logique.

    Par contre, pour l’engagement de la France depuis 2010(2012?) dans la “lutte/guerre anti-terroriste”, je ne vois pas. C’est quoi l’objectif?

    Ou bien c’est juste “pour faire comme le grand frère US”. Mais c’est alors d’une naïveté abyssale…

      +6

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    • Scrongneugneux // 16.11.2015 à 21h19

      @Mathieu,
      Il ne s’agissait pas pour la France de “faire comme les autres” mais surtout d’avoir une part du gâteau…
      Faire tomber Assad était idéal, d’une part pour bloquer l’exportation du pétrole Iranien, d’autre part pour agir comme un “robinet” sur les exportations Saoudienne et/ou Iraniennes ( à l’égal de l’Egypte ces dernières années, mais qui n’est plus suffisamment stable ).
      Mais les USA ont changés leur fusil d’épaule en été dernier et soutiennent l’Iran au détriment de l’Arabie Saoudite, négociés avec les Russes, Assad doit maintenant rester en place…et les seuls “couillons” à continuer à suivre les Saoudiens étaient encore les Français…enfin jusqu’à Vendredi soir…

        +0

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  • TuYolPol // 16.11.2015 à 11h25

    Deux articles, deux strike. Ce Nafeez !
    Chaque affirmation est sourcée, les chiffres les plus éloquents, les leviers sont tous évoqués, et cette conclusion !

    “Parce que cette « guerre contre le terrorisme » est une énorme fiction. En réalité, le terrorisme est le prix de cette attitude consistant à continuer comme si de rien n’était, et les États-Unis sont prêts à le payer.”

    Il manque peut-être un axe, mais très polémique : qu’entend-on par “les États-Unis” ? C’est quoi ce machin ? Pas le peuple en tout cas.

      +12

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  • Charlie Bermude // 16.11.2015 à 12h54

    Décidemment , j’aime bien le fond des articles de cet auteur mais pas les titres .
    Mille et Un . Non , çà va pas . Ou alors c’est une maniére sophistiquée de soulever une question .
    Mille et Un , c’est Shéhérazade , une Iranienne , typée , elle raconte des histoires lumineuses , riches en images , à fin heureuse .
    Le World trade Center , c’est aussi une question d’images , deux tours jumelles , mais se reflétant l’une dans l’autre comme Narcisse en son mirroir et surtout détruites à la maniére sémitique qui ne supporte pas les représentations .

      +4

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  • fanfan // 16.11.2015 à 13h13

    Et pendant ce temps là…

    “Le génocide des Rohingyas au nom de l’or noir : une complicité de l’Occident et du Golfe” par Nafeez Ahmed, 16 novembre 2015
    (…)
    “Des observateurs de l’Union européenne ont vivement encensé la « transparence » et la « crédibilité » des élections – tout en admettant simultanément qu’elles ne sont pas « véritablement authentiques » dans la mesure où la minorité musulmane Rohingya de Birmanie est privée de droit de vote, ce qui représente 1,3 million de Birmans.
    En octobre dernier, l’Initiative Internationale sur les crimes d’État (ISCI) de l’université Queen Mary de Londres a montré que le peuple Rohingya, qui réside vastement dans l’État d’Arakan, se retrouve face « aux étapes finales d’un processus de génocide ». Des documents gouvernementaux ont été divulgués et ces derniers illustrent des plans visant à organiser un « anéantissement massif » des plus intenses…
    Globalement, quatre millions de Birmans sont privés de droits de vote. Les travailleurs birmans à l’étranger ne peuvent pas s’inscrire pour voter, les listes de vote sont criblées d’erreur, et des suffrages ont été annulés dans des zones ravagées par des violences ethniques – alors qu’un quart des sièges parlementaires sont réservés aux militaires.
    (…)
    “Des « militants pour la démocratie » américains et britanniques jouent un rôle essentiel dans la défense de la Birmanie…
    Un rapport rédigé par le Département du Commerce et des investissements du gouvernement britannique (UKTI) fait référence aux mêmes éléments : « d’après les estimations, la Birmanie dispose de 3,2 milliards de barils de pétrole et de 18 billions de pieds cubes (tcf) de réserves de gaz naturel… Les ressources non identifiées du pays peuvent être encore plus importantes ».
    Avec ses ressources, la Birmanie figure « parmi les cinq plus grandes nations du monde en termes de ressources établies »…
    Le rapport du Département d’État insiste sur l’importance, pour Myamae, de poursuivre les « réformes économiques » néolibérales visant à inciter les investisseurs étrangers à investir dans le pays…
    « L’objectif des États-Unis est d’empêcher la Chine d’étendre son influence régionale… afin de préserver le statu quo et l’architecture mis en place pour la sécurité par les États-Unis et l’Europe »…
    (…)
    “Les ouvriers agricoles, soit une moitié de la population, privés de plus en plus de leurs droits, paient le prix croissance économique durable, d’environ 8,5 % à ce jour…
    Plus simplement, la croissance n’a pas eu les effets escomptés, mais a bénéficié à une minorité au détriment de la majorité, ce qui a entraîné des tensions ethno-religieuses.
    Entre-temps, la lutte pour les ressources birmanes a offert à la junte l’impunité dont elle avait besoin pour accélérer le génocide du peuple Rohingya.

    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/le-g-nocide-des-rohingyas-au-nom-de-l-or-noir-une-complicit-de-l-occident-et-du-golfe

      +6

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    • anne jordan // 16.11.2015 à 16h46

      mais ! voyons , la présidente a le prix Nobel !!!
      je grince des dents …
      merci d’avoir rappelé le sort des Rohyngias.

        +5

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  • Astatruc // 16.11.2015 à 13h15

    https://www.youtube.com/watch?v=TV-MhRItPls

    https://youtu.be/gtOjNrD7bLc

    Gérard Chaliand : Ce n’est pas en armant des salafistes qu’on trouvera une solution,

    “Quand il y a eut 40 000 morts au Sri-Lanka, ça ne nous a pas beaucoup émus, il y a 2 ou 3 millions de morts au Congo et ça ne nous fait rien du tout.Donc il y a des endroits qui nous intéressent plus que d’autres, Faut pas faire le faux cul, y a pas des gens plus intéressants quelque part , non, il y a des endroits plus intéressants pour des raisons politiques”

    Début 2013, déjà, certains tiraient la sonnnette d’alarme.

      +7

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  • Max // 16.11.2015 à 13h22

    Assassiner tous ces gens, que ce soit dans des bars, des restaurants c’est tous simplement dégoutants.
    Cela dit, il est clair que les morts, en fonction de leurs nationalités ne se valent pas.
    Les attentats des islamistes en Russie et en Chine sont l’objet d’une certaine compréhension de la part de beaucoup de medias, pour s’en convaincre il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur la Une de Charlie Hebdo, de ce 10 Novembre, qui fait l’apologie du meurtre et le gouvernement validant cette Une au nom de la liberté d’expression.
    L’occident n’admettant pas que les islamistes sortent du rôle que les l’OTAN leur a attribuer : créer des foyers de tensions en Russie et en Chine.
    Pourquoi les islamistes ne suivent plus leurs donneurs d’ordre de l’OTAN, ils ont simplement leurs propres agendas, pour eux l’important est la charia et le Califat mondial, cela fera t’il réfléchir les dirigeants des USA/UE en fait même pas.
    Malgré les attentats du 11 septembre aux USA, celui de Londres, celui de Madrid et maintenant celui de Paris, l’OTAN continuera à vouloir utiliser les islamistes contre la Russie et la Chine.
    Que ce soit les islamistes ou l’Occident chacun joue la partition du pire.

      +4

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    • fanfan // 16.11.2015 à 15h56

      Pardon, traduction :

      “La rage incontrôlable et les dénonciations rituelles n’auront pas raison de l’Etat islamique. Pour le vaincre, nous devons reconnaître que le monstre de Frankenstein n’est simplement à inculper ni à « l’Occident » ni aux « musulmans ». C’est une co-création des mondes occidentaux et musulmans, notamment des organismes de « sécurité » occidentaux et musulmans qui, à la recherche de prouesses géopolitiques, d’autoglorification et de profits communs, ont perdu tout repère moral.

      Les citoyens de toute confession et les athées doivent s’unir pour rejeter la violence perpétrée en notre nom de toutes parts. Nous devons faire pression sur nos gouvernements afin qu’ils reconfigurent nos alliances avec les régimes brutaux qui soutiennent le terrorisme, mettent fin à notre dépendance abjecte et servile aux combustibles fossiles du Moyen-Orient, et coupent les liens et les investissements financiers à durée illimitée. Nos gouvernements doivent exercer des pressions diplomatiques, économiques et d’autres types afin de fermer les réseaux financiers qui soutiennent l’Etat islamique, incubés en secret par des pays comme la Turquie. Nous devons travailler avec la Russie pour parvenir à un accord visant à mettre un terme décisif à tout appui militaire et financier apporté aux acteurs régionaux de tous bords en vue de les forcer à cesser les hostilités et s’asseoir à la table des négociations.

      Nous devons exercer une surveillance plus vigoureuse de nos services de renseignement et les obliger à rendre des comptes car le soutien clandestin qu’ils apportent aux miliciens à l’étranger a compromis la sécurité nationale et permis aux extrémistes de se déchaîner chez nous.

      En tant que citoyens, nous devons nous mobiliser, non seulement pour dénoncer les atrocités commises par les gouvernements occidentaux, les dictatures qu’ils soutiennent et les terroristes islamistes causant des ravages dans diverses parties du monde, mais aussi pour œuvrer ensemble afin de générer de nouveaux discours de paix, de diversité et de coexistence inspirés par des valeurs religieuses et non-religieuses à la fois.

      En fin de compte, nous devons réévaluer le rôle de l’Occident dans la région et, ce faisant, accepter que la seule manière de mettre fin à la capacité de l’Etat islamique de recruter des extrémistes est de redonner espoir : ce même espoir que nous avons anéanti avec d’insondables niveaux de violence que nous continuons de nier à ce jour. Redonner espoir signifie que les gouvernements occidentaux doivent abandonner leur géopolitique contreproductive, présenter des excuses sincères pour leur destruction injustifiée de l’Irak, et remplacer l’interminable approvisionnement en instruments de torture et de mort par une assistance significative pour rebâtir la vie, sous la forme de secours humanitaire et d’aide à la reconstruction et au développement économique.

      Malheureusement, sans pression publique massive, il est peu probable que les gouvernements occidentaux agissent dans ce sens, tout comme les dictatures musulmanes que nos gouvernements courtisent et soutiennent se déroberont à toute réforme qui minerait les structures autoritaires du pouvoir.

      Si nous voulons détruire l’Etat islamique, nous devons transformer le système qui l’a fait naître.

      Citoyennes et citoyens de la planète Terre : mettons-nous à l’ouvrage.

      http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/comment-d-truire-l-etat-islamique-1441170835

        +5

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      • TuYolPol // 16.11.2015 à 21h56

        C’est encore Nafeez Ahmed.

        “Tout le monde, car nous sommes tous coupables. L’islam a en effet été détourné à tort. Les musulmans du monde entier devraient reconnaître que l’attractivité que représente l’Etat islamique pour une minorité marginalisée signifie inévitablement que les musulmans n’ont pas réussi à articuler la beauté de l’islam de façon suffisamment convaincante dans nos communautés. Les opinions publiques occidentales n’ont pas réussi à contrôler leurs gouvernements lorsque, en notre nom, ils érodent les principes démocratiques et accélèrent le carnage à l’étranger. Et les foules des pays à majorité musulmane restent largement impuissantes à contrôler les tyrans du Moyen-Orient qui les oppriment avec l’aide occidentale, tout en parrainant les extrémistes.”

        C’est beau, en plus.

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  • Cronos // 16.11.2015 à 15h28

    Concernant les attentats de vendredi soir à Paris, je crois que cela n’est qu’un début, ce n’est qu’un coup de poing donné par Da’esh. Nous ne devons pas rester ko sur le ring, il faut se relever et leur en mettre plein la tête.

    Mais sait-on qui est cet adversaire ?

    Je crois qu’il est parfaitement identifié par tous les services de renseignements du monde. Que tous les dirigeants du monde de Londres à Pékin, et de Washington à Moscou en passant par Paris et Bonn le savent aussi, je crois même qu’ils savent parfaitement par qui et pourquoi cette organisation terroriste existe et agit.

    Quel action est menée contre cet adversaire connu, situé, et alimenté en hommes (bétail), en argent et en armes?

    Précisons les choses :

    1/ l’adversaire est une hydre appelée IS, DAESH, AQMI etc… Les têtes de cette organisation terroriste islamiste sont connues et publiées, tous les services de sécurité du monde savent les situer parfaitement et en temps réel au mètre près.

    2/ l’endoctrinement des terroristes se réalise dans certaines mosquées, elles aussi parfaitement connues et repérées. L’entraînement de ses guerriers kamikazes se fait dans des pays faisant partie de l’ONU, eux aussi parfaitement identifiés.

    3/ le financement de cette organisation à branches multiples est réalisé par les wahhabites saoudiens, les salafistes arabes et les nord-américains, il y a deux manichéismes en jeu, le pétrole et le dollar, donc l’on peut clairement dire que les pétro-dollars financent la guerre de l’hydre islamiste.

    4/ les armes sont d’origines multiples et variées, tous les marchands d’armes, la France comprise, fournissent cette organisation terroriste directement ou indirectement.
    Comment peut-on et doit-on faire cesser immédiatement le carnage qui se prépare ?

    Car ne vous leurrez pas, cela ne fait que commencer, ils sont des milliers totalement fanatisés …

    La réplique doit être la suivante :

    1/ Toutes les têtes doivent être décapitées, nous français le savons pertinemment, si elles ne le sont pas, la bête continue à vivre. Elles peuvent l’être toutes simultanément, nous savons où elles se trouvent en ce moment même, et nous avons les meilleurs commandos qu’il n’y ait jamais eu, assistés par les milliers de drones existants dans leur secteur, et les centaines de satellites espions, cela devrait être une promenade de santé pour les sections d’attaques de l’OTAN, du FSB et du Guoanbu (service secret chinois). Seulement il faut que nos dirigeants le veuillent et rapidement, le nôtre a déjà annoncé qu’il n’irait pas à la prochaine réunion du G20, d’ici à ce qu’il annonce l’annulation de la COP21 il n’y a qu’un pas, ce lâche le franchira-t-il ?

    2/ Pour commencer, les musulmans doivent faire le ménage chez-eux, eux-mêmes. Ensuite, le wahhabisme et le salafisme doivent être interdits dans les mosquées qui sont implantées hors pays arabes, car se sont là, les deux tendances religieuses qui déterminent le djihad, et cette levée de violence partout dans le monde, chez eux comme chez nous.
    Les pays recevant les djihadistes et leur fournissant accueil et lieu d’entraînement devraient être mis au banc de l’ONU et devraient tous subir l’embargo général comme celui qui fut appliqué à l’Irak et à l’Iran.

    3/ Les financeurs de IS, DAESH, AQMI etc… Sont eux aussi connus, l’Arabie-Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Quatar, le Koweit, la Turquie, les pétroliers Texans, la CIA, Carlyle etc… Pour ce qui concerne la France, tous les avoirs de ces gens sur notre territoire devraient être gelés, et un embargo complet édicté, mais là je rêve éveillé, il faudrait que Étron 1er (F. Hollande) soit réellement un homme, ne précisons pas la couleur politique, cela n’a aucune espèce d’importance dans la situation actuelle.

    4/ Qu’enfin l’ONU fasse son travail et pas semblant, en interdisant la vente de toutes les catégories d’armes de guerre à travers le monde, et que tous les marchands d’armes connus (États, personne morale ou indépendants), soient convoqués devant le tribunal international de la Haye pour crimes de guerre contre l’humanité toute entière, aucun peuple jamais n’a voulu aucune guerre, c’est toujours un décideur qui les a entraîné à s’entretuer pour son seul bénéfice.

      +5

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  • Papy // 16.11.2015 à 17h25

    72 H plus tard, le management du terrorisme se déroule plutôt pas mal.
    La bourse n’a rien perdu (heureusement que l’on est en guerre !).
    Les managers se sont réunis à Versailles dans la demeure du roi.
    Ils ont décidés de modifier la constitution et de prolonger l’état d’urgence.
    Personne n’a été limogé ou n’a démissionné, c’est que tout se déroule bien.
    Ils ont décidé d’augmenter les dépenses car la situation l’exige et de faire une grande coalition contre daesh avec les russes mais pas avec bachar.
    Trembles bon peuple, mais ne t’inquiètes pas les managers sont là et chantent la marseillaise …

    Donc pour en revenir à notre affaire, 3 équipes ont été identifiées :
    Les 3 qui se sont fait sauter tout seul autour du stade de France avec leurs passeports … C’est curieux quand même de faire le kamikaze tout seul dans son coin … un suicide à l’explosif !!!
    L’équipe des mitrailleurs cagoulés non ceinturés en voiture qui s’est chargé des terrasses des restos.
    Et enfin l’équipe non cagoulée mais ceinturée qui s’est enfermée au bataclan.
    Visiblement il reste une équipe dans la nature.

      +6

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  • Jeanne L // 16.11.2015 à 21h09

    La gare de Iaroslav à Mocou évacuée: alerte à la bombe: on n’est pas seuls !

      +0

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  • Pampita // 16.11.2015 à 23h12

    Ces terribles attaques de Paris et Beyrouth semblent être le chant du cygne du califat : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2015/11/chant-du-cygne-pour-le-califat.html

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  • Parousnik // 17.11.2015 à 19h00

    Moi j aimerai comprendre pourquoi les bombardements russes français ne concerne que le DAESH de Syrie… DAESH est pourtant né en IRAK sous occupation anglo yankees… est ce que le DAESH irakien est modéré ?

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