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3.avril.20233.4.2023 // Les Crises

Nouvelle Guerre froide et refus de la diplomatie : Un scénario perdant pour tout le monde

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Les leaders Républicains puisent dans la nostalgie de l’ère Reagan pour unir leur parti, mais une guerre froide au XXIe siècle ne serait bénéfique pour personne.

Source : The Guardian, Christopher S. Chivvis
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le président Joe Biden se promène avec le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy à la cathédrale St Michael’s Golden-Domed lors de sa visite inopinée à Kiev. Photo : Reuters

Les événements entourant le premier anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont pris des allures de Guerre froide, avec l’Amérique et ses alliés alignés d’un côté et la Chine et la Russie de l’autre. Certains hommes politiques à Washington – et peut-être à Pékin – semblent à l’aise avec cette situation. Mais ils devraient être prudents. Il n’y a aucune raison de croire qu’une répétition de la guerre froide au XXIe siècle serait bénéfique pour qui que ce soit, surtout pour les États-Unis.

La semaine dernière, le président Biden a effectué une visite spectaculaire à Kiev, puis s’est adressé à une foule à Varsovie, promettant le soutien inébranlable des États-Unis à l’Ukraine. Le président Poutine a prononcé son propre discours, dans lequel il s’est entêté à dire que l’OTAN était responsable de la guerre et a suspendu la participation de la Russie à un traité vital de contrôle des armes nucléaires. Pendant ce temps, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a affronté son homologue chinois, Wang Yi, à Munich, et a averti la Chine de ne pas fournir d’armes à la Russie. Yi s’est ensuite rendu à Moscou et s’est tenu aux côtés du président Poutine pour une séance de photos.

Des courants dangereux nous entraînent vers une nouvelle guerre froide, très différente. Cette fois, la Chine et la Russie seraient opposées à une coalition dirigée par les États-Unis, composée d’alliés européens et d’alliés proches de l’Indo-Pacifique comme le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. L’administration Biden, et certains de leurs homologues chinois, espèrent probablement s’écarter de ces courants, mais c’est de plus en plus difficile. Les événements de cette semaine ont pour toile de fond l’affaire du ballon espion chinois, la guerre commerciale et technologique entre les États-Unis et la Chine et plusieurs années de détérioration des relations diplomatiques entre Washington, Pékin et Moscou. Le temps ne joue pas en faveur des partisans de la détente.

À Washington, le système politique américain semble se préparer à une nouvelle guerre froide. Certains dirigeants républicains, par exemple, sont désireux d’utiliser la nostalgie de Ronald Reagan pour unir leur parti divisé et évoquer le souvenir d’une époque plus faste pour la politique étrangère du parti, avant le désordre des années George W. Bush et Trump. Il est révélateur que le représentant Mike Gallagher, qui préside le nouveau comité spécial de la Chambre des représentants sur la Chine, ait explicitement exprimé sa conviction que la guerre froide devrait guider la politique américaine envers la Chine.

La rhétorique anti-chinoise est également bien accueillie par le Parti républicain qui recueille aujourd’hui de nombreux votes dans les zones à faibles revenus, à prédominance blanche, où les gens sont malchanceux et prêts à accuser les Chinois d’être responsables de leurs difficultés. Cela contribue à alimenter les arguments républicains en faveur du « découplage » des économies américaine et chinoise, de la reconnaissance de l’indépendance de Taïwan et d’autres mesures qui intensifient inutilement le conflit avec Pékin. Les Démocrates, qui sont déjà irrités par les mauvais résultats de la Chine en matière de droits humains et par son soutien manifeste à Poutine, réagissent en adoptant des positions plus agressives.

Le nationalisme impatient, l’expansionnisme militaire et la diplomatie irascible de Pékin n’aident évidemment pas. La perspective que les dirigeants chinois envisagent sérieusement de fournir une assistance mortelle à la Russie – comme l’a affirmé Blinken à Munich – est particulièrement inquiétante car elle indique que Pékin ne comprend peut-être pas pleinement la profondeur de la réserve d’animosité à son encontre dans l’Amérique actuelle. Il n’est pas certain que les dirigeants autocratiques de la Chine comprennent le rôle de l’opinion publique dans la politique étrangère américaine.

Superficiellement, un retour à la bipolarité de l’ancienne impasse est-ouest pourrait sembler avantageux pour l’Occident. Après tout, le monde libre a gagné la dernière fois et, malgré la morosité de Docteur Folamour, a évité la guerre nucléaire. La Guerre froide avait aussi l’avantage de simplifier les choses. Au moins, nous savions qui était l’ennemi. Elle a également permis de contenir certains des grands problèmes de sécurité qui menacent le monde depuis lors, tels que les États en déliquescence, le terrorisme et la propagation des armes de destruction massive.

Mais une guerre froide du milieu du XXIe siècle serait très différente de son précurseur du XXe siècle. Tout d’abord, il est trop facile d’oublier que la puissance économique américaine était alors trois fois supérieure à celle des Soviétiques. En revanche, l’économie chinoise rivalise aujourd’hui avec celle de l’Amérique.

Pendant la Guerre froide, l’Amérique a pu utiliser son énorme avantage économique pour dépenser massivement dans la défense tout en construisant un système de protection sociale qui a apaisé les tensions inévitables du système libéral. Dans une nouvelle guerre froide, l’Amérique et ses alliés pourraient espérer que leur modèle économique et politique libéral leur donnera l’avantage technologique et économique qui rendrait cela possible, mais la Chine n’est pas une économie planifiée comme l’Union soviétique et aura presque certainement beaucoup plus de succès sur le plan économique.

Au siècle dernier, le début de la Guerre froide n’a pas non plus nécessité de processus de découplage économique. Mais cette fois-ci, les bouleversements du découplage économique entraîneraient presque certainement une volatilité politique intérieure. Cela rendrait les politiques étrangères des deux parties plus imprévisibles, et probablement plus belliqueuses.

Pendant ce temps, l’Amérique devrait financer un renforcement de l’armement non seulement en Europe, mais aussi en Asie. Cela créerait une charge fiscale encore plus lourde en Amérique, d’où une augmentation des impôts et une pression inflationniste accrue. Si la Chine se défaisait de ses avoirs massifs en dollars, ce qui semble probable, la situation fiscale s’aggraverait encore.

Une autre différence encore est que de nombreux alliés des États-Unis auraient du mal à payer leurs propres factures de défense tout en maintenant une séparation économique avec la Chine. En fait, ils pourraient même ne pas le vouloir. Alors que l’idéologie soviétique appelait à un renversement de leurs systèmes politiques libéraux et à l’appropriation de la propriété bourgeoise, l’idéologie de la Chine d’aujourd’hui ne représente pas une telle menace.

Surtout dans les premières années d’une nouvelle guerre froide, le risque d’une guerre accidentelle serait élevé. Les premières crises de la Guerre froide, par exemple à propos de Berlin en 1948, ont presque conduit à la guerre avant que des esprits plus calmes ne l’emportent. Il n’y a aucune garantie qu’une crise aujourd’hui serait également résolue de manière pacifique. L’incertitude des deux parties quant aux lignes rouges et aux capacités militaires augmenterait le risque de malentendus et inciterait à prendre des risques militaires, surtout si la communication est rompue. Dans ce contexte, les mesures militaires défensives visant à prévenir la guerre pourraient accidentellement la déclencher. Les coûts de la guerre seraient dévastateurs : même les estimations les plus prudentes d’une impasse à propos de Taïwan font état de pertes de plusieurs milliers de milliards de dollars.

Les États-Unis et l’Union soviétique ont réussi à éviter une guerre thermonucléaire mondiale au XXe siècle, mais cela ne doit pas nous inciter à être trop confiants quant à ce qui pourrait se passer à l’avenir. Le monde du XXe siècle a plus d’une fois frôlé le destin, par exemple lors de la crise des missiles de Cuba en 1962 et de l’exercice « Able Archer » de l’OTAN en 1983. [Exercice militaire mené par l’OTAN dans le but d’entraîner ses postes de commandement militaires aux procédures d’utilisation des frappes nucléaires. Ce moment est comparé au niveau de risque atteint lors de la crise des missiles de cuba en 1962, NdT] La création de la stabilité stratégique – une situation dans laquelle aucune des parties n’a intérêt à déclencher une guerre nucléaire – sera déjà assez compliquée dans un monde où la Chine et la Russie sont susceptibles de disposer d’arsenaux nucléaires de la taille d’une superpuissance. La concurrence politique et sécuritaire d’une nouvelle guerre froide pourrait la rendre impossible.

Parfois, la confrontation entre les puissances mondiales est nécessaire. Elle peut même être constructive. Mais je doute que l’administration Biden se réjouisse de la tendance à une nouvelle impasse bipolaire et j’espère que Pékin est plus préoccupé qu’il ne le laisse paraître. La guerre froide est peut-être le modèle de concurrence entre grandes puissances avec lequel Washington est le plus à l’aise, mais c’est un modèle dangereusement trompeur auquel il faut résister.

Christopher S. Chivvis est directeur du programme American Statecraft au Carnegie Endowment for International Peace.

Source : The Guardian, Christopher S. Chivvis, 27-02-2023

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

David D // 03.04.2023 à 11h54

Le bilan pour l’UE est déjà sensationnel.
– Pétrole, gaz et aussi métaux rares, terres rares, super plus rares et plus chers pour les européens, à cause des sanctions, à cause des alliances russes et chinoises, à cause des chasses gardées américaines sur Venezuela et compagnie, à cause de la destruction des gazoducs par les américains, à cause de notre non réaction aussi.
– Prix des énergies qui montent, fin de la grande industrie allemande qui brade en délocalisant aux USA pour sauver les restes, pas de réindustrialisation pour la France, fin de la compétitivité européenne (qui n’était pas une puissance émergente). Crtise qui se dévoile de l’idéologie électoraliste périlleuse de la voiture électrique, des panneaux solaires et éoliennes, de l’antinucléaire.
– Fin des débouchés russes pour les produits de luxe, même pour pas mal de produits, concurrence russe dans le domaine agricole depuis 2014.
– Alliances mondiales BRICs, Iran, Arabie Saoudit avec, dédollarisation, future remise en cause des prix bas à la production hors occident, mépris des africains et américains du sud pour l’occident, quantité vertigineuse de morts européens russes ou ukrainiens qui sont tous des occidentaux que je sache.
– Manque de munitions dans les pays de l’Otan qui ne font pas des stocks d’invendus, achats d’armes aux américains, prix de la guerre en Ukraine par nos impo^ts et budgets d’état. Populations européennes non motivées pour se battre en plus.
– Perte du pied en Ukraine à prévoir de toute façon, tout le sud et tout l’est.
– Soumission aggravée à des USA qui nous détruisent.

18 réactions et commentaires

  • Koui // 03.04.2023 à 08h36

    Quoique non élus, les dirigeants chinois sont très soucieux de leur opinion publique. Les Chinois ne veulent pas la guerre et leurs dirigeants les suivent. Les américains ne veulent pas non plus d’une guerre contre la Chine. C’est pourquoi une propagande lancinante cherche à les pousser au conflit. Dans tous les cas, les dirigeants élus de l’Amérique feront ce qu’ils veulent car l’opinion de compte pas aux usa.

      +13

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    • Dany Madelin // 03.04.2023 à 10h23

      Hélas si, les Américains se préparent à une guerre contre la Chine. Après avoir construit l’usine du mooonde à grand renfort de capitaux et de lois détruisant les industries occidentales, l’empire est confronté à la révolte du personnel au sud et à l’insolvabilité de sa clientèle au nord. Embarrasing. Donc les usa attaquent à l’Est, en faisant s’allier la Russie à son ennemi, aussi logique que d’agresser l’Irak pour punir des terroriste saoudiens. La défonce de la démocratie…

        +14

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  • Octave-Key // 03.04.2023 à 09h01

    Il me semble que cet article (très « américain » dans sa forme*) contient un certain nombre de contre-vérités **.

    * : exemple parmi d’autres : l’emploi de l’expression « le monde libre », aujourd’hui obsolète en Europe ;
    ** : l’économie russe est « planifiée’ (sic).

      +18

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    • Dmitry // 03.04.2023 à 15h41

      >mais la Chine n’est pas une économie planifiée comme l’Union soviétique et aura presque certainement beaucoup plus de succès sur le plan économique.

      Oui, l’économie de l’URSS était planifiée. Maintenant ce n’est pas le cas. Pourquoi approuve-t-il la supériorité de l’économie du « marché libre » par rapport à l’économie planifiée? Au vue de la cituation économique et écologique actuelle dans le monde, il est évident que l’économie néolibérale nous amène tout droit au chaos permanent sans aucun espoir à l’avenir. Peut-être, la seule économie planifiée et le mode de vie sobre sont les meilleures solutions pour sauver la vie et l’équilibre sur la Terre.

        +11

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    • jp // 03.04.2023 à 18h31

      autre ex « la diplomatie irascible de Pékin  » , parce que se faire rabibocher l’Iran et l’Arabie saoudite, c’est irascible ?

        +8

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      • vert-de-taire // 07.04.2023 à 12h05

        même réaction :

        *** Le nationalisme impatient, l’expansionnisme militaire et la diplomatie irascible de Pékin n’aident évidemment pas. ****

        Irrascible !
        il faut des verres déformants d’hypnotisé pour produire ça !

        L’expansionisme militaire .. oui un peu mais contre qui ?
        le camp du Bien i.e: de l’impérialisme planétaire.

        à coté de l’expansionisme militaire des mafieux etatsuniens ..
        de l’humour certainement.

        Comment même énoncer qqchose de sensé si on a perdu pieds avec la réalité ?
        Et que cette perte est un CHOIX des bandits.

        C’est le printemps, il est temps de s’occuper du potager
        au cas où ..

          +2

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  • Auguste Vannier // 03.04.2023 à 09h35

    On reste confondu devant les effets de la « propagande lancinante » qui opére comme un véritable lavage de cerveau, même chez les esprits les plus critiques (cf. les remarques de @Octave-key).

      +20

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    • vert-de-taire // 07.04.2023 à 12h17

      Oui,
      c’est ce qui permet d’entrainer le plus de gens dans les ‘folies’ collectives.

      Comme ça marche, pourquoi se priver ?

      Mais qui peut resister à la virtualisation captieuse du monde ?
      Nos cerveaux sont « absorbants », ils s’adaptent au perçu !
      Car c’est necessaire à la survie : s’adapter à son environnement,
      une selection ‘mortelle’

      Seuls remèdes à mon humble avis :
      – se couper des médias félons (car il en reste tjrs qqchose)
      – apprendre à penser rationnellement (aie !),
      – comprendre les mécanismes de nos cerveaux pour maintenir le fonctionnement du néocortex rationnel malgré les signaux émotifs sous-jacents ..

      Une éducation absente des masses mais première des élites.

        +1

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  • EuroReichChadok // 03.04.2023 à 10h00

    Le Gardian ( Sorte de Libé, succès légitime pendant des décennies avant de virer Chadok européiste wokisant préconisant de censurer toute concurrence parce que forcément mal pensante, bien comme chez nous ) s’inquièterait tout en militant pour l’anti russisme hystéro jusqu’au dernier Ukrainien… Meirsheimer explique précisément tous les risques d’un double front en affirmant que d’attaquer la Russie est le fait de factieux à l’intérieur du deep state, désespérant les militaires et les stratèges réalistes de l’empire… Le journaliste très occidental évoque par exemple des soucis financiers, fiscaux à craindre, loin de la réalité triviale et industrielle. De même qu’on imprime pas du pétrole mais seulement des dollars lesdits papiers ne s’échangeront plus contre des matières premières voire des armes prêtes à l’emploi surtout si elles sont destinées à tuer leurs producteurs. Ni industries lourdes ni énergies ne sont plus disponibles sur des étagères de la mondialisation heureuse encore moins contre nos dettes en papiers colorés. Pour une agonie éco responsable

      +12

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  • azuki // 03.04.2023 à 11h17

    Toujours ce mythe que les gouvernants sont au service de leur peuples. Ils ne sont pas au service, ils se servent.

    Par contre ils sont certainement au service de quelqu’un, leur «parrains» qui les financent ou les aides a monter au pouvoir, ainsi que très probablement, dans cette hyper-compétition des égo et du pouvoir pour le pouvoir, à ceux qu’ils estiment et envient parce que «très puissants».

    Cette hypercompétition au pouvoir pour le pouvoir qui est la plaie de l’humanité depuis toujours ne sert personne d’un point de vue de l’intérêt général. Enllevez vos œillères sinon on ne résoudra jamais le problème jusqu’à notre destruction finale qui s’approche a grand pas, avec le nombre de boites de Pandore que l’on a ouverte et avec la puissance des outils que l’on confie a ces fous.

      +16

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    • azuki // 03.04.2023 à 11h26

      Au passage:

      «Les États-Unis et l’Union soviétique ont réussi à éviter une guerre thermonucléaire mondiale au XXe siècle,» faux : C’est le sang froid des soviétiques qui a évité à plusieurs reprise la guerre nucléaire.

      Au fait, j’ai appris qu’il y avait des documents sortis qui disent que dans le projet Manathan, il y avait un groupe pour qui l’objectif était de génocider nucléairement «l’hémisphère est», ce qui dans leur tête inclue l’UE entre parenthèse. C’est peut-être bien ce qui serait arrivé si le projet Manathan avait avancé comme ils voulaient avec des mega-bombes et si les Soviétiques n’avait pas développé leur arsenal nucléaire aussi tôt.

      Depuis l’intervention US dans la guerre mondiale, ils sont devenue la plaie de l’humanité. Mais n’est-ce pas depuis toujours pour ce pays né du génocide et du racket ?

        +30

      Alerter
      • alain maronani // 03.04.2023 à 13h59

        Au fait, j’ai appris qu’il y avait des documents sortis qui disent que dans le projet Manathan, il y avait un groupe pour qui l’objectif était de génocider nucléairement «l’hémisphère est», ce qui dans leur tête inclue l’UE entre parenthèse

        On peut savoir vos sources pour ceci ? Quels intérêts pour les USA de supprimer l’Europe en 1945 ou après..le Plan Marshall vous connaissez ?

        Le projet Manhattan s’est arreté en 1946. Le programme nucléaire américain a continué.

          +5

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  • David D // 03.04.2023 à 11h54

    Le bilan pour l’UE est déjà sensationnel.
    – Pétrole, gaz et aussi métaux rares, terres rares, super plus rares et plus chers pour les européens, à cause des sanctions, à cause des alliances russes et chinoises, à cause des chasses gardées américaines sur Venezuela et compagnie, à cause de la destruction des gazoducs par les américains, à cause de notre non réaction aussi.
    – Prix des énergies qui montent, fin de la grande industrie allemande qui brade en délocalisant aux USA pour sauver les restes, pas de réindustrialisation pour la France, fin de la compétitivité européenne (qui n’était pas une puissance émergente). Crtise qui se dévoile de l’idéologie électoraliste périlleuse de la voiture électrique, des panneaux solaires et éoliennes, de l’antinucléaire.
    – Fin des débouchés russes pour les produits de luxe, même pour pas mal de produits, concurrence russe dans le domaine agricole depuis 2014.
    – Alliances mondiales BRICs, Iran, Arabie Saoudit avec, dédollarisation, future remise en cause des prix bas à la production hors occident, mépris des africains et américains du sud pour l’occident, quantité vertigineuse de morts européens russes ou ukrainiens qui sont tous des occidentaux que je sache.
    – Manque de munitions dans les pays de l’Otan qui ne font pas des stocks d’invendus, achats d’armes aux américains, prix de la guerre en Ukraine par nos impo^ts et budgets d’état. Populations européennes non motivées pour se battre en plus.
    – Perte du pied en Ukraine à prévoir de toute façon, tout le sud et tout l’est.
    – Soumission aggravée à des USA qui nous détruisent.

      +53

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    • vert-de-taire // 07.04.2023 à 16h09

      Pas mal ! MERCI.

      Il me vient une question très bête :
      mais pourquoi nos représentants, nos chers élus,
      pourrissent ainsi notre unique et infiniment précieuse vie ?

      Quelle(s) motivation(s) ?
      Gentiment nous préparer à une grosse crise capitaliste de plus ?
      (inévitable, c’est systémique)
      Prévenants, nous préparer à une catastrophe civilisationnelle ?
      (inévitable, c’est systémique)

      Faire des bons mots ?
      (pas inutile, on pleure de rage)
      Pourquoi à la fois dire vouloir détruire l’économie russe
      (sympa non ? de penser à la vie de millions de gens )
      et dans les faits détruire l’économie européenne ?
      (preuve que nos dirigeants ne sont pas des incapables)

      Je sais que le français est plutôt ignare en géographie, que le personnel politique encore plus mais confondre Russie et UE dépasse mon entendement.
      (j’allais dire les bornes)

      Encore un effort pour détruire ces bandits
      qui pourrissent volontairement la vie des humains
      et l’on pourra commencer à apprendre à vivre en paix, en société.
      Vaste programme à commencer maintenant juste avant de disparaître pour toujours.
      (pourrir la vie des gens volontairement : un crime quotidien contre l’humanité des tenants du Système capitaliste).

        +0

      Alerter
  • Savonarole // 03.04.2023 à 13h13

    L’auteur a pas compris le monde dans lequel il vit…
    Le dollars est mort et ses funerailles sont en train de couter un bras à tout ceux qui s’y attachent encore. Essayer de ranimer le dollar c’est vouloir donner aux USA une place qu’ils n’ont plus les moyens d’occuper. Leurs politiques qui consistent à foutre la guerre partout ne sont qu’un paliatif pour masquer le fait que les USA n’y arrivent plus. Les soutenir c’est prolonger l’agonie d’un pays déjà dans une grande souffrance, bien divisé et qui peut éclater à la face du monde façon éffondrement de l’URSS demain matin.
    PS : une société Française a fait son premier achat de LNG en provenance des EAU en Huans pas plus tard que la semaine dernière. Comment perdre la guerre froide avant de l’avoir commencé leçon numero 1 : perdre sa monaie de réserve.

      +13

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  • RGT // 03.04.2023 à 14h30

    Scénario perdant pour tout le monde ?

    Ben voyons, pour tous les « moins que rien » mais pas pour ceux qui « défendent bec et ongles les Bienfaits de la Liberté »…

    Avec en tête de gondole les banques et les « services » financiers, l’industrie des combustibles fossiles et bien sur l’industrie de l’armement « high tech » à l’obsolescence programmée.
    Têtes de gondoles qui sont bien sur basées aux USA, ne l’oublions pas et qui œuvrent de manière coordonnée pour se renforcer mutuellement, leurs actionnaires étant les mêmes.

    Une fois les industries €uropéennes basées sur le territoire US pour obtenir du combustible fossile à prix décent il sera encore plus facile de se les approprier et ces idiots d’€uropéens n’auront plus que leurs yeux pour pleurer car in sera totalement inconcevable qu’ils se rapprochent de la Chine et de la Russie…

    Quant à la population US, quand se rebellera-t-elle contre « ses élites » qui conchient les « moins que rien » et les considèrent comme des serpillières juste bonnes à aller se faire massacrer pour toujours plus de profits.

    Et en France, avec le scandale Alstom, pas besoin de faire un dessin sur les « motivations » de « nos élites » à préserver l’intérêt de la population. De Gaulle reviens !!!

    En attendant les baisés comptez-vous, des deux cotés de l’Atlantique.

      +19

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    • Dominique 65 // 04.04.2023 à 17h01

      « Quant à la population US, quand se rebellera-t-elle »
      C’est surtout l’Europeenne sui devrait se rebeller. Pourquoi attendre que les autres fassent ce qu’il nous est encore plus prioritaire de faire nous-même ?

        +3

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  • David D // 03.04.2023 à 14h48

    Je vous traduis. Des gazoducs auraient dû arriver de Russie par voie maritime, ils arrivent encore pour l’instant par voie ukrainienne, mais économiquement s’en priver et commander ailleurs c’est peanuts. Il y a le même marché » ailleurs, aucun souci. Des installations déjà en place qui ont coûté des milliards, c’est peanuts, ni à refaire, ni plus coûteux de faire autrement. Les gazoducs en mer du Nord, les américains les ont… (vous me direz que non, je corrige) les US n’en voulaient pas à tout prix.
    Je parle de chasses gardées pouur l’avenir, je n’ai pas dit que les américains avaient acheté au Venezuela, mais ils les ont approchés et ne sont pas contre des révolutions qui les arrangent là-bas.
    Je n’ai pas parlé de l’origine des panneaux solaires. Pour les terres rares et métaux précieux, minerais, etc., j’ai couplé, pas distingué exprès, pour faire un paquet. Il me semble qu’il y a aussi des contraintes pour exploiter ou non, qui plus est. J’ai parlé dui jeu des alliances, Chine, Afghanistan pour les terres rares seront prooccidentaux, antirusses, peut-on le croire ?
    Le marché russe est perdu, c’est une perte en tant que telle. Déjà !
    La dédolllarisation, il faut lui laisser le temps et même incomplète elle fera son effet.L’Indonésie qui envisage de lutter contre Viusa et Mastercard, rapprochement de l’Arabie et de l’Iran via la Chine (colère muette des USA, non ,) pays qui s’intéressent au fait de ne pas passer par le dollar, une liste est en train de se faire.
    Les armes envoyés à l’Ukraine, c’est les ukrainiens qui vont les payer, ou les contribuables ?

      +9

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