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Quartier constituant : « Avec Macron, le dialogue social en état de mort cérébrale ? »

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Source : QG TV, Youtube, 16-01-2020

Charlotte Girard et François Cocq reçoivent André Bellon, président de l’Association pour une Constituante, ainsi que Manon Milcent, gilet jaune et étudiante à en science politique, pour comprendre dans quelle mesure le mouvement actuel porte un potentiel constituant majeur.

Source : QG TV, Youtube, 16-01-2020

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Commentaire recommandé

zeroudoudou // 09.02.2020 à 08h58

Félicitations à QG qui est un des rares médias à parler du seul sujet qui vaille aujourd’hui : le changement des institutions. Si ni les médias ni les hommes politiques ne veulent en parler c’est bien parce que c’est le sujet majeur, la clé qui fera sauter tous nos problèmes : politiques, sociaux, économiques, écologiques, etc… Les retraites, entre autres, sont formidables pour passer le RIC sous silence. On en est à quémander au pouvoir le retrait d’une réforme alors qu’on devrait être occupé à prendre le pouvoir.

14 réactions et commentaires

  • Catalina // 09.02.2020 à 07h33

    en résumé, il y a une colère généralisée devant les inégalités structurées, et personne dans cette vidéo ne donne une idée nouvelle.Ce n’est pas un débat sur le dialogue social, mais un enième constat de notre impuissance puisque le système est vérouillé par « l’election », on devrait peut-être se demander comment des gens qui ne récoltent pas la majorité des voix deviennent « président », késako !!! remarquez, ils ont fait mieux, ils reconnaissent des « présidents » qui ne sont même pas élus : guaido, ça en dit long sur ce qu’ils pensent de la volonté des peuples

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  • zeroudoudou // 09.02.2020 à 08h58

    Félicitations à QG qui est un des rares médias à parler du seul sujet qui vaille aujourd’hui : le changement des institutions. Si ni les médias ni les hommes politiques ne veulent en parler c’est bien parce que c’est le sujet majeur, la clé qui fera sauter tous nos problèmes : politiques, sociaux, économiques, écologiques, etc… Les retraites, entre autres, sont formidables pour passer le RIC sous silence. On en est à quémander au pouvoir le retrait d’une réforme alors qu’on devrait être occupé à prendre le pouvoir.

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    • RV // 09.02.2020 à 19h14

      @ zeroudoudou // 09.02.2020 à 08h58

      …/… le changement des institutions. Si ni les médias ni les hommes politiques ne veulent en parler …/…

      Cette généralisation est abusive et mensongère.
      Y en a mare de cette invisibilisation du programme de la France Insoumise, qui en l’occurrence propose comme mesure phare la convocation d’une Assemblée constituante pour instituer une VIe République.

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      • kelkun // 09.02.2020 à 20h41

        Et que pensez vous de la convocation (vote, tirage au sort, …?) d’une assemblée constituante qui se proposerait de créer et essayer une première néo-démocratie, aux conceptions philosophiques disruptives et audacieuses mais raisonnables, en d’autres termes disruptive d’avec les dogmes de la république et de ses dogmes si dogmatiques que les appelants à une « VIeme » tentent d’empêcher, en réalité?

        « (…) Or, le citoyen en général est l’individu qui a part à l’autorité et l’obéissance publiques, la condition du citoyen étant d’ailleurs variable suivant la constitution ; et dans la **démocratie » parfaite, le citoyen, c’est l’individu qui peut et qui veut obéir et gouverner tour à tour, suivant les préceptes de la vertu.
        Aristote, Politique, Livre 3, CHAPITRE VI, § 12.

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        • RV // 10.02.2020 à 11h44

          Je suis personnellement partisan du tirage au sort pour désigner les membres de l’Assemblée constituante.

          La France Insoumise a fait cette proposition :
          https://avenirencommun.fr/livrets-thematiques/livret-assemblee-constituante/

          …/… Il paraît pertinent de combiner élection, pour permettre au peuple de trancher entre des orientations programmatiques distinctes, et tirage au sort, pour diversifier le recrutement des membres de l’assemblée constituante. Afin de déterminer la part d’élection et la part de tirage au sort, le plus sage (et le plus démocratique) sera de s’en remettre à la souveraineté populaire. Le jour du scrutin, chaque citoyen·ne pourra choisir soit de voter pour des candidat·e·s (chaque liste obtiendra un nombre de sièges proportionnel aux suffrages qu’elle aura recueillis), soit d’exprimer sa préférence pour une désignation par tirage au sort (si X % optent pour le tirage au sort, X % des sièges sont pourvus par tirage au sort). En outre, afin de prévenir d’éventuels conflits d’intérêts, aucun parlementaire présent ou passé ne pourra siéger au sein de l’assemblée constituante, dont les membres ne pourront eux-mêmes pas se porter candidat·e·s aux fonctions politiques qu’ils auront instituées lors de l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution. …/…

          Par ailleurs il n’est pas question de restreindre le champ de compétence de cette assemblée ce qui invalide à mes yeux votre dénonciation d’un projet caché dogmatique.

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          • kelkun // 10.02.2020 à 15h04

            Auquel je rajoute après réflexion que mes expériences et mes observations me conduisent à n’avoir aucune confiance en cet appareil et ses à côtés pour mener à bien une Constituante qui soit réellement par le peuple et ne soit pas téléguidée et contrôlée de mille manières (ce qui ne veut pas dire qu’il ne puisse encore survivre gravitant autour de ça quelques personnes réellement démocrates).
            Exemple : dans ce programme on parle de tirage au sort mixé à de l’élection afin de garantir la diversité du groupe (diversité que ce parti adore, c’est bien connu, et par les faits…). Mais il n’est pas précisé si ce tirage au sort -en supposant qu’il soit sincère- serait effectué dans un panel de volontaires proclamés où dans la population entière. Car dans le premier cas, si on y réfléchit un peu, ce serait bien « pratique » n’est ce pas, et bien biaisé aussi.
            Quand c’est flou…
            Ne prenez pas la peine de me répondre. Bien à vous.

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    • camille // 10.02.2020 à 13h51

      Bonjour,
      le changement d’institutions prioritaire. Peut être.
      Pour d’autres c’est la Libération du pays parce qu’on libère avant de faire une organisation politique du pays.
      D’autres vous diront, non la priorité c’est l’urgence écologique.

      La question de la hiérarchie, c’est ça la question principale.
      Pour y répondre il faut débattre.
      Pour moi c’est la Libération car c’est elle qui permet l’union la plus large donc résistant aux pressions, le ralliement des zones périphériques, de poser une organisation et une politique. Pas l’inverse. C’est le choix de la guerre (je parle en référence historique).
      Il faut discuter et pour ça se rencontrer.

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  • Galvan // 09.02.2020 à 09h37

    Le « projet néolibéral «  n’est ni nouveau, ni libéral (au sens initial d’Adam Smith), c’est en réalité un mouvement Retro Oligarchique car il consiste finalement à revenir à de vieilles idées qui consistent à confier à une minorité d’ultra riches tous les pouvoirs.
    C’est quelque chose de très ancien, rétrograde au possible, qui se masque sous des atours de nouveauté pour mieux tromper le peuple.
    Comme le dit très justement Charlotte Girard, il est à l’œuvre dans de nombreux pays, en particulier au sein de l’EU qui est en un serviteur zélé, plus que les USA qui contournent joyeusement certains de ses aspects en finançant a qui mieux mieux une partie de son industrie par de l’argent public.
    Ces régressions retro-oligarchiques ne sont toutefois pas en oeuvre dans tous les pays du monde (Chine, Inde, Russie) car la force de l’etat y est importante. Certes, ce ne sont techniquement pas tous des démocraties, mais l’est-on encore en France et de manière plus générale dans les pays de l’UE ?

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    • LibEgaFra // 09.02.2020 à 10h48

      « Certes, ce ne sont techniquement pas tous des démocraties, mais l’est-on encore en France »

      Certes non, la constitution qui n’est pas démocratique n’est pas non plus respectée: pas de séparation des pouvoirs, c’est le gouvernement qui fait les lois avec un parlement croupion-chambre d’enregistrement et ne parlons pas de la justice…. Le gouvernement n’est soutenu que par une petite minorité alors qu’en Chine et en Russie il est soutenu par une majorité de citoyens. Mais la novlangue nous enseigne:
      démocratie = dictature
      dictature = démocratie

      Mine de rien c’est le projet politique de Nietzsche qui est mis en place: empire européen, aristocratie, système de castes, la guerre comme politique, l’admiration pour un criminel de guerre: Alexandre, Jules César, César Borgia, Napoléon, etc.

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      • Anouchka // 09.02.2020 à 13h15

        Il ne faut pas confondre “république parlementaire” et “démocratie”. C’est le grand tour de passe-passe de notre époque que d’avoir fait croire aux peuples que le premier était l’équivalent du deuxième.
        La forme parlementaire convient bien à la domination de la bourgeoisie, mieux que la forme plébiscitaire (ce qui existe actuellement en Russie par exemple) car cela lui permet de faire coexister “pacifiquement” ses différentes composantes (bourgeoises financière, internationalisée, bourgeoisie industrielle plus nationale, petite bourgeoisie,etc) tout en continuant à dominer le reste de la société dont les intérêts de facto ne sont pas représenté au parlement ( car: abstention ou élimination au premier tour du fait du mécanisme de partis et du jeu électoral) mais qui reste néanmoins “tranquille” car elle est symboliquement satisfaite par l’existence du principe de “souveraineté populaire” qui est sensé être le fondement de toute république parlementaire (ou monarchie constitutionnelle parlementaire)

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    • Anouchka // 09.02.2020 à 11h55

      Le neo-libéralisme implique un état fort (voir dictatorial-cf. Chili de Pinochet ). Un état qui intervient de surcroît énormément dans la vie économique par le biais de la réglementation (pour garantir l’égalité des chances et la concurrence) et de la fiscalité (lutte anti-corruption, chasse aux resquilleurs fiscaux). La différence entre l’état neo-libéral et l’état-providence réside dans la conception des “services publics” et des “biens communs”. Tout doit être géré à la manière du secteur prove dans le neo-libéralisme, y compris les sévices publics. “La société n’existe pas” disait M Tatcher. Il n’y a que des individus qui gèrent leurs intérêts de manière privée et l’état est sensé faire en sorte qu’ils puissent rester des individus indépendants les uns des autres (autonomes) par le biais notamment d’une législation très coercitive.

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      • Anouchka // 09.02.2020 à 12h28

        Les bordels légaux que l’on trouve en Suisse et ailleurs sont pour moi paradigmatiques de ce qu’est l’état libéral: La tenancière du bordel n’emploie que des “indépendantes” sur les gains desquelles elle prélève un certain pourcentage, une “taxe”, en échange de l’accès à un lieu de travail sécurisé et hygiénique. En principe, elle “donne sa chance“ à tout type de femme, peu importe ses atouts physiques ou son expérience; en principe également, chacune de ces “indépendantes” est totalement libre de choisir ses clients, le type de prestations elle souhaite offrir, son rythme de travail… Mais si la tenancière s’aperçoit au bout de quelques jours que sa nouvelle recrue n’a pas un rendement suffisant (qu’elle n’est pas suffisamment souvent choisie par les clients, donc ne génère pas suffisamment de cash), c’est “la porte”. Et pour les étrangères, cela signifie la plupart du temps l’expulsion du pays. En clair: “l’indépendante” qui préfère continuer à travailler dans ce “cadre sécurisé et hygiénique” plutôt que de se retrouver à la rue se trouve forcée de son plein gré d’accepter toutes types de prestations, tout type de clients et tout type de cadence de travail… afin que la tenancière puisse continuer à prélever et accumuler de plus en plus de taxes et l’état puisse taxer de plus en plus la tenancière.

        https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/le-salon

        Pour cette raison la plupart des utopies qui ont réellement pour objectif l’émancipation humaine sont pour le dépérissement de l’état et l’abolition totale de la prostitution

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  • Dominique Gagnot // 09.02.2020 à 12h53

    1789 – 2020 : 230 années de pillage de la biosphère par de prétendus «propriétaires » des ressources naturelles.

    Les travailleurs et la planète ne sont que force de travail et ressources physiques qu’ils exploitent de manière irresponsable à leur profit exclusif.

    Le maintien dans l’ignorance, et la manipulation des peuples sont à la base de notre système économique.

    Extrait de ce livre : PDF gratuit : http://bit.ly/tragédiecapitaliste

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  • nuage // 11.02.2020 à 00h03

    Quelques éléments de réponse.

    Mettre la Constitution en premier ne fera pas l’unité mais va diviser.
    L’exemple de 1946 l’illustre bien : la Constitution a divisé les forces de la Résistance.

    L’instabilité institutionnelle est une constante du pays, le champ politique actuel est en voie d’atomisation totale et la massification de la contestation bute dessus. Rajouter ça c’est empirer la situation.

    Si le RIC, principe unique constituant clair peut être un outil rassembleur, si l’indépendance est l’outil par excellence, la question de la Constitution dans sa globalité ne l’est en aucun cas à ce stade de magma. Malgré toute la conviction de la démarche.

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