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31.janvier.202031.1.2020 // Les Crises

Interdit d’interdire – Trump, le capitalisme et le communisme, avec Alain Badiou

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Source : Russia Today France, Interdit d’Interdire, 29-01-2020

Frédéric #Taddeï reçoit le philosophe Alain #Badiou

Source : Russia Today France, Interdit d’Interdire, 29-01-2020

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Evariste // 31.01.2020 à 08h00

Alain Badiou me semble être un idéologue qui développe ses théories formelles sans trop se préoccuper de la réalité. Un digne représentant, sans doute un des derniers, du gauchisme style “ENS Ulm” qui a eu son heure de gloire en mai 68.
Son point de vue sur les gilets jaunes est particulièrement révélateur à cet égard. La révolution oui, mais sous la conduite d’un guide suprême!

22 réactions et commentaires

  • Evariste // 31.01.2020 à 08h00

    Alain Badiou me semble être un idéologue qui développe ses théories formelles sans trop se préoccuper de la réalité. Un digne représentant, sans doute un des derniers, du gauchisme style “ENS Ulm” qui a eu son heure de gloire en mai 68.
    Son point de vue sur les gilets jaunes est particulièrement révélateur à cet égard. La révolution oui, mais sous la conduite d’un guide suprême!

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    • cathare // 31.01.2020 à 10h02

      Vos à priori ,vous fait reprendre une critique qui n’a rien à voir avec cet interview. Le Vè République ne fonctionne-t- elle pas avec un”guide suprême”?

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      • Evariste // 31.01.2020 à 12h06

        Pourquoi faites vous allusion à la 5è république?? La position de Badiou sur les gilets jaunes montre un mépris assez spectaculaire des gens qui ne sont pas affiliés à un parti et qui pas là sont, de son point de vue, une masse informe. Cette position léniniste (quia longtemps été la mienne ne correspond plus à la réalité d’aujourd’hui.

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        • antoniob // 31.01.2020 à 22h09

          mais il ne fait que rappeller une banalité vieille comme l’Histoire: des mouvements populaires ne débouchent sur un impact politique réel que s’ils se structurent. Ce faisant ils sont aliénés à court terme, sauf dans le cas où ils deviennent une composante massive du tissu social, tel le syndicalisme scandinave dans les années 30. Gros syndicat ou parti, sans entité directive une armée ne va nulle part. Différence entre jacqueries et révolutions.

          Il est croquignolet que le bouquin de campagne que “on” avait fait écrire pour Macron candidat s’intitulait “Révolution!” … z’avez oublié?

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          • Evariste // 01.02.2020 à 10h19

            Il y a une différence entre structuration d’un mouvement par la base et imposition d’une structure (et d’une idéologie) par des “sachants” auto proclamés (l’avant-garde…). La situation a considérablement changé depuis l’époque des révolutions dites communistes. Le niveau d’éducation des gens s’est globalement élevé et les moyens de communication modernes obligent à repenser la façon dont la prise de conscience populaire peut se transformer en véritable force révolutionnaire. Et dans un sens c’est heureux car je ne connais pas d’exemple de révolution au sens marxiste-léniniste qui ai débouché sur autre chose qu’une confiscation du pouvoir par une caste. Ce que j’espère c’est que les forces populaires trouveront sans tarder le chemin qui les mènera à une transition vers une société plus juste, plus respectueuse de l’humain et de son environnement. On n’y est pas encore mais le mouvement des GJ m’a redonné espoir…

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    • enpassant // 31.01.2020 à 16h50

      J’ai écouté l’entretien. Il n’ a pas dit ceci. Il a simplement, je résume, dit que les mouvements dans lesquels il n’y a pas de relais par le politique sont voués à l’échec.

      Il suffit de penser à la révolution française ou à 1917.

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    • vert-de-taire // 01.02.2020 à 11h17

      “Alain Badiou me semble être un idéologue qui développe ses théories formelles sans trop se préoccuper de la réalité. Un digne représentant, sans doute un des derniers, du gauchisme style “ENS Ulm” qui a eu son heure de gloire en mai 68.
      Son point de vue sur les gilets jaunes est particulièrement révélateur à cet égard. La révolution oui, mais sous la conduite d’un guide suprême!”

      Il fait exactement le contraire !
      Il décrit le réel en le rattachant à une évolution des structures, des idées.
      La conceptualisation du réel semble vous échapper. C’est pourtant la seule manière de penser le réel.

      Son point de vue sur les Gilets-jaunes est réaliste, voire juste. Il ne propose pas un guide suprême mais des idées guides. Votre confusion est abyssale.

      Les idées des GJ sont éparpillées à l’aune de la crise ‘totale’ du capitalisme, et comme personne, ils n’ont pas de solution systèmique. C’est une évidence pas une attaque.

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  • Manuuk // 31.01.2020 à 08h53

    Mouai, je ne sais pas… Je trouve Alain Badiou inintéressant. Sa position sur les gilets jaunes m’a complètement décredibilisé ce personnage…

    Je préfère écouter un Todd ou un Lordon

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    • Philippe T. // 31.01.2020 à 14h40

      Bonjour,
      “ma propre pensée politique (pratique-théorique) est radicalement en intériorité, subjective, c’est à dire animée suivant une incorporation agissante dans le mouvement en train de se faire et une intellection qui n’est pas extérieure, objective et dans l’après coup; positionnement donc risqué et amenant de possibles erreurs, toutefois, desquelles il est possible de faire le bilan afin de ne pas les répéter et, surtout, dans le but de poursuivre le combat politique émancipateur et la réinvention de ce que je nomme Idée du communisme”
      Disait Alain Badiou

      Interdit de rire !!!

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      • Catalina // 31.01.2020 à 19h41

        c’est du pipotron !!! lol
        On croirait écouter du macronescu !

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  • Pourquoi? // 31.01.2020 à 10h44

    Tres intéressant Alain Badiou qui commence à formaliser ce que beaucoup ressentent confusément: le besoin de rompre avec la propriété privée des moyens de production dans les domaines stratégiques, de souverainete ou facteurs de rente (agriculture, mines, foncier, électricité, transports, télécommunications, banques), le besoin de dépasser la régulation du tryptique exécutif – législatif – judiciaire de Montesquieu pour réguler les Pouvoirs oubliés (forces de l’argent, Presse, influence étrangère, armées dans certains pays), le besoin de sanctuariser l’Etat providence (santé, éducation, social) et de mieux protéger le travail, le besoin de refonder les relations internationales sur le respect de la souveraineté des peuples et la promotion de la coopération plutôt que la loi du plus fort et l’impérialisme. Badiou ouvre le débat de la remise en cause radicale et réaliste du capitalisme qui est la source de toutes ces dérives, malgré son efficacité productive. Fruit de son époque, il parle d’une réinvention du socialisme-communisme comme solution. Il a peut-être tort quant à la solution, mais il a le mérite de tordre le coup à l’idée de simple réforme du système au profit d’une action plus révolutionnaire.

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    • Catalina // 31.01.2020 à 19h45

      https://www.unz.com/chopkins/world-war-iii/

      “La troisième guerre mondiale ne se produira pas parce que la troisième guerre mondiale a déjà eu lieu… et l’empire capitaliste mondial a gagné. ”
      Traduction en français sur le sa..r

      “Ce système de systèmes, cette domination variée et multinationale des dollars, nous tient tous par la peau des fesses … nous tous. Et il ne sera pas satisfait tant que le monde ne sera pas transformé en un grand marché privatisé, sans principes, néo-féodal… alors peut-être devrions-nous oublier la Troisième Guerre mondiale et commencer à nous concentrer sur la Quatrième Guerre mondiale.

      Vous connaissez cette guerre dont je parle, n’est-ce pas ? C’est l’empire capitaliste mondial contre les «terroristes».”

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      • Milsabor // 02.02.2020 à 12h47

        Il faut entendre par “terroristes” tout ce qui s’oppose à la progression de l’emprise de l’empire capitaliste mondial : la Russie, la Chine, l’Iran, les gilets jaunes, les syndicats, votre serviteur, etc ….

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  • Scorpionbleu // 31.01.2020 à 12h57

    Badiou est un idéologue obsessionnel, de plus en plus inintéressant. C’est terrible.
    Quant à son analyse sur les Gilets jaunes, no comment !…Inadmissible sa remarque sur “Macron démission”, où il répond ; “Attention cela pourrait être pire.” , qui traduit absolument le personnage de vieux bourgeois crispé sur ce qu’il ne comprend pas.
    La vieillesse ? Non, je ne crois pas. La situation le conduit à se révéler, donneur de leçons sans épaisseur , autoritaire et dogmatique.

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  • Californian // 31.01.2020 à 21h52

    Ecouter cette interview est une perte de temps. Badiou parle bien mais n’a rien a dire, que ce soit sur Trump, la situation en France ou le capitalisme. En gros pour lui, lutter pour plus de justice ou de democratie ne sert a rien, puisqu’il faut, dit-il, lutter pour sortir du neolithique. Autant dire aux gens de se soumettre. Et c’est ce qu’il dit.

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    • vert-de-taire // 01.02.2020 à 10h38

      C’est n’avoir rien compris à ce qu’il dit.

      Badiou ne dit jamais aux gens de se soumettre !

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  • Brigitte // 01.02.2020 à 09h57

    Badiou admet que le capitalisme a gagné la partie. Il est bon joueur, contrairement à d’autres, comme Lordon. Après tout, il peut même être reconnaissant au capitalisme de lui avoir permis de “s’embourgeoiser”, de continuer à écrire des livres et à bien vivre à un âge avancé… C’est donc l’aveu d’un vieil homme dont la force des convictions a été affaiblie par le confort intellectuel et le confort de vie.
    Il dit des choses justes mais sans grande nouveauté ni portée. Son message est confus. En bon marxiste, il croit toujours à l’internationale communiste et à son ennemi N°1, le fascisme ou nationalisme fascistoïde, pour ne pas dire populisme.
    Trump est donc le personnage tout désigné, concentrant les “tares” du capitalisme global et du populisme, mais au fond il résume ça à une question de style.. en gros, Obama n’a pas fait mieux mais il avait du style (le style démocrate).
    A la fin de la causerie, liée d’abord à la promotion de son livre, il imagine que le communisme pourrait renaitre de ses cendres, sous une autre forme, internationale et urbaine.
    On peut repeindre ça en vert, être jeune et y croire très fort, en arborant un T shirt militant “rébellion extension” ou “Greta Thumberg” et voilà, le tour est joué.
    L’espoir en un monde meilleur et plus juste ne désarme pas. C’est déjà ça,….mais on sait que le stock de munitions s’épuise avec l’âge….Badiou en est la preuve vivante.

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    • vert-de-taire // 01.02.2020 à 11h03

      Mais enfin je rêve !
      ” Il est bon joueur, contrairement à d’autres, comme Lordon.”

      Lordon reconnait la puissance capitaliste comme dominante !
      Et comme Badiou, Lordon propose de sortir du capitalisme …
      Gagner la partie ne dit pas fin de l’histoire.

      “Son message est confus.”
      Ah ? Je le trouve au contraire très clair.
      D’accord l’interview change de sujet un peu abruptement, est-ce cela qui vous fait perdre pieds ?

      ” En bon marxiste, il croit toujours à l’internationale communiste et à son ennemi N°1, le fascisme ou nationalisme fascistoïde, pour ne pas dire populisme.”

      N’a-t-il pas raison ? le macronisme est ce populisme tendance fasciste : la macronie : pas une once de principes universels articulés avec le réel pour étayer ses propositions, tentatives parfois réussies de tromper les gens avec des mots sans substance et contredisant ses actions .. bref un populisme dangereux car a-démocratique.
      Badiou nous élève en prenant du recul sur cette grande crise capitaliste que nous vivons.

      Badiou : « Je suis partisan de dire qu’aujourd’hui la politique pratiquement il n’y en a pas »
      Rien que cette phrase montre sa parfaite clairvoyance.
      Ne pas faire de la politique c’est du fascisme. Nous y sommes presque. Et ce quasi-fascisme est très bien illustré par l’impasse économique emblématique dans laquelle se trouve le monde.

      Proposer dans ces conditions un nouveau communisme (faute de meilleure désignation) est clairvoyant : c’est se projeter dans un futur pour surmonter le danger catastrophique en cours.

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      • Brigitte // 01.02.2020 à 11h54

        Le terme de fascisme a été tellement remâché qu’il en perd son sens. Il contient 3 composantes: totalitarisme (régime non parlementaire, culte du chef, milice para-militaire), nationalisme (au nom de la nation) et populisme (au nom du peuple).
        Le macronisme est clairement une dérive totalitariste mais pas nationaliste ni populiste, c’est tout le contraire. Il parle au nom de l’Europe et des élites.
        je crois que c’est important de distinguer ces nuances car sinon on traite de fasciste tout et n’importe quoi et c’est bien pratique pour discréditer ses adversaires politiques. J’en veux pour preuve les propos tenus par les adversaires du Brexit…
        “ne pas faire de politique c’est du fascisme” comme c’est excessif et inexact!
        Le fascisme est une doctrine politique au même titre que le communisme. Mussolini appliquait une doctrine politique et Hitler aussi, aussi englobante et efficace que le communisme. Lire ou écouter Y. Chapoutot.

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        • barbe // 01.02.2020 à 13h42

          Brigitte, je vous aimerai encore plus si vous reconnaissiez que populiste est un terme qui signifie tout et son contraire : ne jamais l’utiliser, et le remplacer par populaire si besoin…

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  • christian BERNARD // 03.02.2020 à 15h16

    Je viens de terminer son petit livre, qui me laisse sur ma faim.
    D’accord avec lui pour discerner quatre partis (droite et gauche, et des extrêmes naissant du caractère fictif de l’opposition de cette droit avec la nouvelle gauche) et plus deux ; d’accord aussi pour considérer que la cause en est à trouver dans l’affadissement du jeu à deux (droite et gauche, même soumission au capitalisme libéralisé à l’échelle mondiale) .. Mais, tout occupé à trouver quelque part du fascisme (et notamment dans tout élan antimondialiste) et à faire ressusciter un communisme international et xénophile, il rate ce que de plus en plus d’observateurs mettent au jour : le fossé entre les ‘hors sol’ et les populations rivées culturellement et professionnellement à leur territoire (un auteur récent est fêté pour parler des ‘anywhere’ opposés aux ‘somewhere’, alors que tout cela a déjà été décrit par un Michéa ou surtout un Guilluy).
    Pourtant ces ‘hors-sols’ sont les bons clients de cette fausse dichotomie gauche-droite tuant la politique par acceptation du capitalisme mondialisé ; et les sédentaires sont tout autant animés par des réflexes culturels (qu’il est de bon ton de tenir pour xénophobes, dont ‘fascisants’ selon notre ami Badiou) et des besoins de survie économique (qui relèvent de préoccupations socialistes réelles).
    Sa grille de lecture est obsolète

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