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24.janvier.202024.1.2020 // Les Crises

Interdit d’interdire – Surveillance de masse : un progrès pour notre démocratie ?

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Source : Russia Today France, Interdit d’Interdire, 22-01-2019

Frédéric Taddeï reçoit :

– Bruno Pomart, ancien policier du Raid

– Thibault de Montbrial, avocat au Barreau de Paris, président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure et membre du conseil scientifique de l’école de guerre

– Fabrice Epelboin, entrepreneur et enseignant

– Asma Mhalla, experte en économie des plateformes, maître de conférence à Sciences Po Paris et fondatrice de l’ONG The Sapient Society

Source : Russia Today France, Interdit d’Interdire, 22-01-2019

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Commentaire recommandé

Fritz // 24.01.2020 à 07h37

J’ai regardé les cinq première minutes de l’émission, ça commence bien :
1) Thibault de Montbrial : « assurer la sécurité de ses concitoyens, que [l’État] doit aux concitoyens »
Comme à Cédric Chouviat, par exemple ? Il n’avait qu’à ranger son téléphone pour ne pas mourir étranglé, selon Thibault de Montbrial :
https://www.20minutes.fr/societe/2690419-20200108-affaire-cedric-chouviat-tragedie-arrivee-range-telephone-affirme-avocat-policiers
2) Epelboin : la surveillance générale est « effectivement une fatalité »
3) Pomart : « la France a besoin de beaucoup plus de sécurité, compte tenu que c’est un pays de plus en plus criminogène, de plus en plus instable, on le voit bien depuis la crise des Gilets jaunes… il faut utiliser toutes ces technologies… je pense même que c’est un PILIER de la démocratie »
Surtout quand les policiers effacent les vidéos qui les montrent en train d’étrangler à mort un père de famille, n’est-ce pas M. Pomart ?
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/deces-de-philippe-ferrieres-a-drancy-la-police-accusee-d-avoir-efface-une-video-compromettante-21-01-2020-8241009.php
4) Asma Mhalla, seul intervenant à émettre des réserves : « une intrication entre public et privé…un glissement de l’État de droit vers un État de la répression, de l’ultra-sécurité… un risque à la démocratie »

Ah bon ? Même elle s’imagine que nous sommes en démocratie ?

29 réactions et commentaires

  • Fritz // 24.01.2020 à 07h37

    J’ai regardé les cinq première minutes de l’émission, ça commence bien :
    1) Thibault de Montbrial : « assurer la sécurité de ses concitoyens, que [l’État] doit aux concitoyens »
    Comme à Cédric Chouviat, par exemple ? Il n’avait qu’à ranger son téléphone pour ne pas mourir étranglé, selon Thibault de Montbrial :
    https://www.20minutes.fr/societe/2690419-20200108-affaire-cedric-chouviat-tragedie-arrivee-range-telephone-affirme-avocat-policiers
    2) Epelboin : la surveillance générale est « effectivement une fatalité »
    3) Pomart : « la France a besoin de beaucoup plus de sécurité, compte tenu que c’est un pays de plus en plus criminogène, de plus en plus instable, on le voit bien depuis la crise des Gilets jaunes… il faut utiliser toutes ces technologies… je pense même que c’est un PILIER de la démocratie »
    Surtout quand les policiers effacent les vidéos qui les montrent en train d’étrangler à mort un père de famille, n’est-ce pas M. Pomart ?
    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/deces-de-philippe-ferrieres-a-drancy-la-police-accusee-d-avoir-efface-une-video-compromettante-21-01-2020-8241009.php
    4) Asma Mhalla, seul intervenant à émettre des réserves : « une intrication entre public et privé…un glissement de l’État de droit vers un État de la répression, de l’ultra-sécurité… un risque à la démocratie »

    Ah bon ? Même elle s’imagine que nous sommes en démocratie ?

      +49

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    • Malbrough // 24.01.2020 à 09h05

      Ben, pourquoi certains députés réclament la possibilité pour les policiers de s’introduire dans votre portable ?

        +5

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    • lois-economiques // 24.01.2020 à 12h03

      « Ah bon ? Même elle s’imagine que nous sommes en démocratie ? »

      Oui elle se l’imagine car depuis tout petit on le lui a répété.
      C’est la fabrique de la pensée qui est à l’oeuvre depuis la troisième république afin d’assoir la domination bourgeoise sur la société.

        +7

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  • Calal // 24.01.2020 à 09h37

    La technologie est un outil mis au service des dominants pour perpétuer leur domination.quand il faudra faire pression sur un domine,la technologie permettra de faire remonter des images datant de 20 ans en arrière. Quand il faudra  » innocenter » un dominant,il y aura un bug informatique ou une erreur de manipulation qui provoquera l’effacement ou le non enregistrement…
    Regarder déjà le nombre de vidéos importantes effacées,le nombre de  » bugs » dans les services de banque par internet.
    ploutocratie voilà vers ou nous nous dirigeons.

      +15

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.01.2020 à 10h14

      Objectivement, on ne peut pas être systématiquement pessimiste. Nos techniques nous condamnent à mort, c’est vrai, par le biais de la crise écologique, mais au niveau de la politique, elles sont ambigües et d’effet imprévisible. C’est la leçon de l’histoire. On lit par exemple que les libertés anglaises résultent de la suprématie technique, à partir du quinzième siècle, de l’arc sur la lance. En relations internationales, cela donne Azincourt. En politique intérieure, cela prive les hyper-riches du moment, les chevaliers à armure, de leur suprématie absolue dans l’action violente. Le pouvoir militaire redescend vers des couches plus larges de la population. Comment aujourd’hui ne pas voir l’effet désastreux pour le pouvoir des hyper-riches de l’exposition médiatique de leur mode de vie et de leurs méthodes ? La captation de la répression des Gilets jaunes et sa diffusion ont été mortels pour la bande à Macron. Ils le savent, mais ils n’ont pas trouvé la parade (ils cherchent) et dans une certaine mesure, c’est trop tard. Je suis assez vieux pour me souvenir de la répression des luttes ouvrières dans les années de Gaulle (Papon et compagnie). Ou même en 68. Les flics opéraient dans une nuit informationnelle. Ils tuaient sans dommage pour leur réputation. Aujourd’hui ils sont à poil. Merci à Youtube et à Nokia.

        +8

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      • Anouchka // 24.01.2020 à 13h10

        Les tireurs à l’arc étaient certes issus de couches sociales inférieures à celle des chevaliers, mais en même temps leur victoire tactique sur les seconds a a
        surtout marqué le début de la massification de la guerre et de son contrôle par des structures etatiques centralisees.
        La technologie est par nature une arme destinée au contrôle par les puissants – cad. ceux qui la maîtrisent.

          +3

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  • douarn // 24.01.2020 à 09h59

    Bonjour
    T. Montbrial dit un truc glaçant à 21’40 » : « vous avez des téléphones dans lesquels il y a la vie des gens, DONC, la vie des délinquants » https://youtu.be/gLBtA5uisHE?t=1300
    A. Mhalla l’a tout de suite vu : « on change de société, on passe d’une société de la présomption d’innocence à la présomption de culpabilité » https://youtu.be/gLBtA5uisHE?t=1440

    Montbrial bafouille ensuite « j’ai pas dû être clair… ». Si, si, personnellement je l’ai trouvé très clair. Montbrial est avant tout avocat, j’ose espérer qu’il ait toujours le souvenir de ses chères études de la valeur cardinale en droit qu’est la présomption d’innocence. Qu’il soit en plus patron d’un thinktank spécialisé en sécurité intérieure et membre du conseil scientifique de l’école de guerre, « ça la fout mal » comme on dit trivialement.

    Merci à A. Mhalla et F. Epelboin pour leurs éclairages : nos représentants malheureusement incompétants en ces domaines viendront à se faire déposséder de leurs prérogatives par des gens très très au fait de ces technologies. J’espère que pourront s’impliquer dans les futurs combats démocratiques, les jeunes diplomés NTIC.

      +13

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.01.2020 à 10h33

      Il faut tirer la leçon de l’affaire Snowden, qui rend plutôt optimiste. Le talon d’Achille des répressifs qui assoient leur pouvoir sur la technique, c’est qu’ils ne la maîtrisent pas personnellement. Ils sont dépendants non pas même seulement des plus instruits qui font tourner le système, qu’ils peuvent acheter et contrôler, mais crucialement des créatifs qui le perfectionnent sans cesse et sont les seuls à le maîtriser. C’est une maîtrise intellectuelle puisqu’il s’agit d’information. Cette maîtrise repose forcément sur quelques cerveaux humains qui sont le plus en pointe et qui de ce fait ont un pouvoir de subversion incontrôlable. Pour la NSA, c’était Snowden. Sans Snowden, pas de surveillance. Avec Snowden, pas de sûreté pour les surveilleurs, qui se retrouvent surveillés. Dans les années 80, David Rousset avait expliqué que l’URSS était condamnée parce que l’informatique était incompatible avec le pouvoir bureaucratique tout en lui devenant nécessaire. La leçon vaut pour le système USA-Chine-Europe au moment où il veut se constituer en tyrannie panoptique : ça coince, parce que les peuples les voient faire !

        +8

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      • douarn // 24.01.2020 à 11h39

        Bien vu M. Georges-Pichot. Vous lisant, m’est revenu en tête l’interview de Régis Portalez, Polytechnicien poursuivi pour avoir porté l’uniforme durant un acte de gilets jaunes.
        https://youtu.be/3Mv1A-1otUw?t=1790

        Il semble qu’une potentielle résistance numérique s’organise avec la nouvelle plateforme https://onestla.tech/
        Parmi les signataires, il y a tout le panel des spécialités NTIC aux côtés d’organisation telles que la CGT, SUD PTT, Solidaires ou le syndicat de la presse, la confédération nationale du travail (CNT) ou l’union communiste libertaire.

        « Les répressifs » ont su « parler » aux forces de l’ordre afin qu’ils tiennent bon. Je suis sûr cependant qu’ils savent de manière sourde, le risque que pourraient représenter les sysadmin, webdesigner, développeur, data analyst, ingénieur réseau, géomaticien, le milieu open source, etc.

          +3

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  • yann // 24.01.2020 à 10h14

    Chaque fois qu’une administration ou une institution demande des informations sur vous, demandez en échange la liste exhaustive des personnes physiques qui y auront accès (avec nom et adresse).
    Après tout, entre gens civilisés, pas besoin de se faire des cachotteries.

      +13

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  • Kiwixar // 24.01.2020 à 10h25

    De plus en plus de surveillance des gueux. De moins en moins de surveillance (et de contrôle) des entreprises (secret des affaires, holding, paradis fiscaux), des dirigeants, des riches (diminution du nombre d’inspecteurs du fisc). De plus en plus d’impôts pour de moins en moins de services : spoliation des gueux.

    Les manifs pacifiques réprimées dans le sang. C’est n’est donc plus la lutte des classes. C’est la guerre des classes. Puisque demander poliment la décence à ces malades de l’accaparemment ne sert à rien, ça va mal finir.

      +29

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.01.2020 à 10h45

    J’aime bien Frédéric Taddéi, mais je grimace devant une expression comme « notre démocratie ». Ayant autrefois un peu lu Montesquieu et Rousseau, j’ai une vague idée de ce que pourrait être une ‘démocratie’, et je ne vois pas un tel objet en circulation autour de moi. Et je ne vois pas non plus avec qui, sur ce plateau, je pourrais avoir une démocratie en commun. Qu’est-ce qui empêche ces gens de dire que ce qu’ils aiment, c’est avoir un chef qui leur donne des ordres et que rien ne bouge ?

      +11

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  • Julien // 24.01.2020 à 10h54

    J’ai regardé 10min et j’ai compris. cela m’a suffit. Comment peut on dire que l’on vit dans un pays de plus en plus dangereux alors que l’on a jamais été autant en sécurité que de nos jours ! Revenez il y a 1 siècle par exemple, je pense qu’en terme de sécurité et de justice ça laissait à désirer. Également au moyen âge c’est tout juste si le concept de sécurité existait. Bref, les gouvernements successifs pour tenir sont obligés de fliquer leur population. Pour cela il faut avoir une bonne excuse, alors on fait monter l’insécurité en partie artificiellement, on sur médiatise des faits isolés, on en parle en boucle, on fait des marche blanche et autre dépôt de bougies, et le tour et joué. Faites cela 5 fois dans l’année et vous aurez des français qui pensent être en insécurité. Alors qu’ils n’ont eux même jamais subi aucune agression ou autre. Tout ceci n’est qu’un levier pour tenir les citoyens au même titre que le réchauffement climatique même si la cause est bonne dans le fond, on manipule volontairement la réalité et ont fait avaler des couleuvres à tout le monde. la reconnaissance faciale c’est la porte ouverte à un monde totalement orwelien ou Huxleyien ;). Évidemment on vous dira c’est le progrès, et vous direz : « ah oui alors allons y, je dois signer ou? » et cela nos dirigeants l’on bien compris le français peut être un sacré mouton 🐑

      +16

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    • Kiwixar // 24.01.2020 à 11h18

      « Comment peut on dire que l’on vit dans un pays de plus en plus dangereux »

      Attiser le sentiment d’insécurité permet aux dominants de mettre de leur côté les bourgeois (les 20% du haut) qui demandent alors plus d’ordre, de matraques, de LBD, et se mettent à vanter les policiers pour leur lutte contre la délinquance. Les forces tortionnaires et éborgneuses deviennent alors les héros de ces bourgeois qui ont peur pour leurs sousous. Alors bon, quelques prunelles, quelques bavures, hein.

      Il faut que le bourgeois ait peur pour que les dominants gardent leurs 20% de soutien (l’électorat Macron).

        +12

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    • Grd-mère Michelle // 24.01.2020 à 16h35

      Dans un sens, ce n’est pas idiot, de la part d’une société organisée, d’essayer de prévenir les dégâts des malfaiteurs,de tenter de les empêcher de nuire.
      LE PROBLÈME, c’est la question de savoir QUI décide de QUELS MÉFAITS, DE QUELLES NUISANCES, il faut se méfier…
      POURQUOI les représentants des peuples deviennent-ils leurs ennemis dès leur élection?
      NÉCESSITÉ que les moutons/pigeons ouvrent bien grand les yeux et les oreilles afin de devenir des HUMAINS RESPONSABLES DE LEUR DESTIN, et d’ouvrir enfin leur gueule pour se faire entendre de leurs élu-e-s.
      400.000 personnes qui crient aujourd’hui dans les rues de Paris(annonce de la radio publique belge, à l’instant).
      BRAVO! CONTINUEZ!

        +2

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      • Emmanuel // 25.01.2020 à 00h37

        Vous avez omis les malfaitrices, les malfaiteuses et les malfaiteures. L’égalité commandait de le dire.

          +3

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        • Grd-mère Michelle // 26.01.2020 à 15h31

          En effet, malfaiteurs et malfaitrices,d’autant plus qu’il s’agit plus souvent, à l’heure qu’il est, d’entreprises et d’organisations que de personnes.
          (et même si le correcteur docile de mon iPad me signale que c’est une erreur).
          Je devais écrire aussi représentant-e-s… ennemi-e-s, car la plupart des femmes politiques ne valent pas mieux que leurs homologues masculins, aveuglées par un féminisme érigé dans la compétition et la revanche.
          Hélas, distraite par l’obsession des lecteurs-trices de ce site à dénigrer ma tentative de justesse du discours écrit(et non pas du principe d’égalité, uniquement réalisable si on l’applique à tou-te-s en termes de droits), je baisse la garde et me soumets à l’antique discours patriarcal.
          Merci de me rappeler à l’ordre de mes priorités.
          Dommage que votre commentaire ne porte que sur ce point…

            +0

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    • Jeanne // 24.01.2020 à 20h37

      C’est toujours qu’une histoire de fric! Ça a un coup ces technologies, et ça rapporte !
      C’est le business, peu importe qui l’achète, pour quoi, pour qui…on, s’en fout !
      Tout le reste, c’est de la pub!

        +0

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    • Manuuk // 25.01.2020 à 09h01

      Regardez la fin et tout ce qui est dit sur Cambridge Analytica est interessant

        +1

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.01.2020 à 11h34

    J’ai beaucoup plus peur des flics, du lutteur et de l’avocat que des terroristes. Et je ne prends jamais l’avion et vais de moins en moins dans les musées à cause des contrôles. Bon, admettons que c’est juste moi ! Dans l’avion, de Montbrial est assis à côté du lutteur et ils ont peur tous les deux : l’avocat a peur du lutteur, et le lutteur de de Montbrial. Triste humanité !

      +5

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  • Jean // 24.01.2020 à 11h35

    Que cache la défense de l’Internet libre ?

    Souvent narrée comme la concrétisation d’un idéal libertaire, l’odyssée de l’Internet n’en est pas moins l’objet d’une hégémonie scientifique, technologique et militaire. À son origine d’abord, un pays, les États-Unis, conscient de s’être doté par là d’une avance technologique considérable. Parallèlement à son essor, émerge le modèle de la « Silicon Valley »1, hub technologique d’essence libertarienne, antiétatique et pourtant né d’une alliance entre complexe militaro-industriel, milieu universitaire et de l’ingénierie. L’effort de communication déployé par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et autres licornes2, dont les épopées se confondent en storytelling et les objectifs en promesses d’émancipation, se heurtent aux affaires Snowden ou encore Cambridge Analytica…

      +2

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    • Grd-mère Michelle // 24.01.2020 à 14h08

      « L’effort de communication déployé par les GAFAM… »
      Effort de communication?!!! Ce qu’ils communiquent principalement, c’est un état d’esprit de satisfaction par la consommation débridée, dispendieuse et gaspilleuse, et par l’affichage du « bonheur » des consommateurs-trices.
      Si les forces contestataires de ce « mode de vie » aberrant se sont emparées de leurs outils technologiques, c’est, de toute évidence, en dépit des efforts de ces entreprises commerciales pour propager une croissance économique mortifère, destructrice du bien-être des populations laborieuses et de leur biotope.

        +2

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  • Brigitte // 25.01.2020 à 08h09

    Comme souvent, débat polarisé. Une seul point d’accord, les technologies de surveillance de masse sont incontournables, « une fatalité » dit même le spécialiste du e-commerce Epelboin.
    La guerre mondiale de la surveillance est lancée, « infowar » pour les e-soumis, qui pourrait l’arrêter? Trop d’enjeux stratégiques mais aussi juste de la gloriole technologique.
    La France, bien sur en retard dans ces « technologies de pointe », fait son marché outre atlantique . D’ailleurs le substantif « technologie française » est devenu un oxymore. Contentons-nous de vendre notre terroir et confions le reste aux puissances étrangères.
    Mr Pomart, rien à voir avec le Bourgogne, a acheté deux caméras pour son village de l’Aude. Une à l’entrée, l’autre à la sortie….pas question que la ruralité soit en reste!
    Bientôt il n’y aura plus que les virus qui pourront circuler librement…et encore!
    Le monde de demain fait froid dans le dos mais pas froid aux yeux à nos chercheurs et décideurs. Le progrès est bien une fatalité….
    Pour Epelboin, VRP de l’élite cosmopolite, le monde est divisé entre « progressistes » et « populistes ». Si par malheur les populistes prenaient le pouvoir en France, aujourd’hui en mars 2020 et demain en 2022, ce serait la cata, nous basculerions dans la dictature la plus féroce, Hilter, qu’Epelboin a osé citer, se retournerait dans sa tombe, regrettant d’être mort.
    A bon entendeur salut. Merci Taddei et les Crises pour cette piqûre de rappel pré-électorale.

      +1

    Alerter
  • RGT // 25.01.2020 à 09h00

    N’oublions jamais que toutes ces technologies « qui font rêver » (ou cauchemarder) sont surtout développées par de grosses entreprises qui ramassent des fortunes en vendant des merdiciels à des « décideurs » qui ne souhaitent que sauver leurs petits postérieurs potelés de la vindicte populaire.

    Quand j’étais gamin, les « hirondelles » parcourraient les quartiers sur leurs destriers éponymes, il y avait un petit commissariat dans chaque quartier, les pandores respectueux de la population pensaient à faire de la prévention et de l’éducation au lieu de dégainer leur carnet à souches (ou désormais leur portable pour faire une photo incognito).

    Et fait étrange, il y avait beaucoup moins d’actes inciviques qu’aujourd’hui.

    Et entre nous, j’ai la certitude que les « effectifs pléthoriques » de policiers en tenue devaient au final coûter beaucoup moins cher à la population que tous ces dispositifs « high tech ». Et comme ils vivaient localement leurs salaires étaient injectés dans l’économie locale et non pas dans les marchés financiers.

    Si vous êtes agressés, il est préférable d’être à proximité d’un « gardien de la paix » qui viendra vous défendre que d’être à côté d’une caméra qui se contentera de filmer sans intervenir (avec les données qui seront perdues par manque de capacité de stockage).

    Je ne suis pas « pro flics » mais j’aimerais que des « gardiens de la paix » (pas des « forces de l’ordre ») reviennent avec mission de protéger la population et non pas de « faire du chiffr€ ».

    Allez expliquer à à un « décideur » protégé 24/24 par le GIGN.

    Il s’en fout, il ne craint RIEN.
    Et c’est contraire à l’évolution de sa carrière.

      +5

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  • Louis Robert // 25.01.2020 à 09h13

    Rappel: “Karl Rove’s Prophecy: “We’re an Empire Now, and When We Act, We Create our Own Reality””

    « Nous sommes un empire maintenant, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité – judicieusement, comme vous le ferez – nous agirons à nouveau, en créant d’autres nouvelles réalités, que vous pourrez également étudier, et c’est ainsi que les choses s’arrangeront. Nous sommes les acteurs de l’histoire… et vous, tous, vous n’aurez qu’à étudier ce que nous faisons ». (Ron Suskind, NYTimes Magazine, 17 octobre 2004). — Traduit avec

    http://www.DeepL.com/Translator

    “We’re an empire now, and when we act, we create our own reality. And while you’re studying that reality – judiciously, as you will – we’ll act again, creating other new realities, which you can study too, and that’s how things will sort out. We’re history’s actors . . . and you, all of you, will be left to just study what we do.” (Ron Suskind, NYTimes Magazine, Oct. 17, 2004).

    Le passant

      +1

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    • Fritz // 25.01.2020 à 09h27

      Bof, on la connaît depuis quinze ans, cette citation de Karl Rove.
      Elle est puérile et pompeuse à la fois : typiquement américaine.
      N’ayons crainte de ce pseudo-empire, « il n’est grand que parce que nous sommes à genoux ».

        +1

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  • Brigitte // 25.01.2020 à 10h01

    Suite et fin.
    Alors qu’Epelboin a franchi le point « Godwin », De Monbrial se concentre sur le point d’équilibre entre avantages et inconvénients de la surveillance de masse.
    Toute nouvelle technologie devrait passer par un sas de décompression éthique, de surveillance démocratique. Le débat n’a pas été très instructif à ce sujet. A part la CNIL, y a t-il autre chose??
    Une véritable démocratie pourrait-elle nous aider à maitriser les nouvelles technologies?
    Sans doute, même si Pomart prétend que ses administrés ont approuvé la vidéosurveillance au village….ça reste à vérifier d’ailleurs.
    On en revient à la « fatalité ». Faut-il absolument être dans la course aux armements technologiques pour être un pays qui compte dans le monde?
    Peut-on faire un parallèle entre la surveillance de masse et la dissuasion nucléaire? Je veux dire par là que tout comme certains pays riches et développés n’ont pas l’armement nucléaire, d’autres pourraient ne pas se doter d’outils de surveillance de masse, sans pour autant être en insécurité. Il suffit d’avoir des frontières, de bons services de renseignements et de bons outils sécurisés secret-défense.
    J’aimerais bien savoir combien d’attentats terroristes déjoués par ces outils de surveillance, comparés à ceux qui se sont produits?
    En plus, comme le dit très justement A. Malha, le risque de piratage des fichiers existe, « hacking » pour les e-soumis, donc les outils de surveillance de masse ont leur fragilité.

      +1

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  • RV // 25.01.2020 à 18h07

    https://melenchon.fr/2020/01/23/macron-cree-un-droit-de-censure-policiere-sur-les-sites-internet/
    Macron crée un droit de censure policière sur les sites internet
    …/… Mercredi 22 janvier, la majorité LREM a adopté en seconde lecture la proposition de loi Avia visant soi-disant à lutter contre la haine sur internet.
    …/… Le gouvernement a utilisé ce texte pour donner à la police un pouvoir arbitraire et absolu de censure sur internet. Et cela sans crier gare et en dernière minute ; il a proposé un amendement incroyable. Celui-ci oblige les plateformes numériques à retirer un contenu en moins d’une heure si la police française le demande au nom de la lutte anti-terroriste. Si elle ne le fait pas, la plateforme pourra être fermée administrativement. Evidemment, il revient entièrement à la police de déterminer ce qui est inclus dans la définition du « terrorisme ». On a l’habitude maintenant que ce prétexte soit utilisé pour réprimer des opposants sociaux et politiques. Les dispositions de l’état d’urgence avaient par exemple été largement utilisées pour maintenir assignés à résidence des militants écologistes et syndicalistes.
    Avec cette nouvelle disposition adoptée en catimini, la police pourra très facilement faire fermer des sites internets alternatifs …/…

      +6

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    • Narm // 25.01.2020 à 23h25

       » La proposition de loi doit encore revenir à l’Assemblée nationale pour son adoption définitive. Elle doit être combattue avec encore plus de force qu’avant. C’est de la défense des libertés publiques fondatrice de la République dont il est question désormais. »

      A faire suivre

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