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6.janvier.20206.1.2020 // Les Crises

Main basse sur l’eau : la bataille de l’or bleu | ARTE

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Source : Arte, Youtube, 18-12-2019

Le prometteur marché de l’eau s’annonce comme le prochain casino mondial. Les géants de la finance se battent déjà pour s’emparer de ce nouvel « or bleu ». Enquête glaçante sur la prochaine bulle spéculative.

Réchauffement climatique, pollution, pression démographique, extension des surfaces agricoles : partout dans le monde, la demande en eau explose et l’offre se raréfie. En 2050, une personne sur quatre vivra dans un pays affecté par des pénuries. Après l’or et le pétrole, l’ »or bleu », ressource la plus convoitée de la planète, attise les appétits des géants de la finance, qui parient sur sa valeur en hausse, source de profits mirobolants. Aujourd’hui, des banques et fonds de placements – Goldman Sachs, HSBC, UBS, Allianz, la Deutsche Bank ou la BNP – s’emploient à créer des marchés porteurs dans ce secteur et à spéculer, avec, étrangement, l’appui d’ONG écologistes. Lesquelles achètent de l’eau « pour la restituer à la nature », voyant dans ce nouvel ordre libéral un moyen de protéger l’environnement. En Australie, continent le plus chaud de la planète, cette marchandisation de l’eau a pourtant déjà acculé des fermiers à la faillite, au profit de l’agriculture industrielle, et la Californie imite ce modèle. Face à cette redoutable offensive, amorcée en Grande-Bretagne dès Thatcher, la résistance citoyenne s’organise pour défendre le droit à l’eau pour tous et sanctuariser cette ressource vitale limitée, dont dépendront 10 milliards d’habitants sur Terre à l’horizon 2050.

Le prix de la vie

De l’Australie à l’Europe en passant par les États-Unis, cette investigation décrypte pour la première fois les menaces de la glaçante révolution en cours pour les populations et la planète. Nourri de témoignages de terrain, le film montre aussi le combat, à la fois politique, économique et environnemental, que se livrent les apôtres de la financiarisation de l’eau douce et ceux, simples citoyens ou villes européennes, qui résistent à cette dérive, considérant son accès comme un droit universel, d’ailleurs reconnu par l’ONU en 2010. Alors que la bataille de la gratuité est déjà perdue, le cynisme des joueurs de ce nouveau casino mondial, au sourire carnassier, fait frémir, l’un d’eux lâchant : « Ce n’est pas parce que l’eau est la vie qu’elle ne doit pas avoir un prix. »

Main basse sur l’eau

Documentaire de Jérôme Fritel (France, 2018, 1h30mn)

Source : Arte, Youtube, 18-12-2019

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Commentaire recommandé

astap66 // 06.01.2020 à 07h46

Après, il restera l’air qu’on respire.
Il faudra trouver un moyen de le mettre en valeur

38 réactions et commentaires

  • Jean // 06.01.2020 à 07h02

    => Après l’or et le pétrole, « l’or bleu”, ressource la plus convoitée de la planète, attise les appétits des géants de la finance, qui parient sur sa valeur en hausse, source de profits mirobolants.

    Ce qui aura pour effet de rendre peu désirable toutes avancées technologiques permettant, par exemple, de transformer l’eau de mer en eau potable.

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  • astap66 // 06.01.2020 à 07h46

    Après, il restera l’air qu’on respire.
    Il faudra trouver un moyen de le mettre en valeur

      +22

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    • cincinnato1961 // 06.01.2020 à 10h36

      kyoto,cop25….l’air est deja business………..

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    • RGT // 06.01.2020 à 19h38

      Ça fait plus de 20 ans que je crie sur les toits (dans l’ignorance la plus totale) qu’un jour l’air sera privatisé et que ceux qui ne payeront pas leurs factures seront arrêtés par des polices privées et condamnés à ne plus « voler » l’air à leurs « propriétaires »…
      Et la méthode sera radicale : La tête du contrevenant dans un sac plastique étanche jusqu’à ce qu’il paye sa facture (ou meure, tant pis pour lui il n’avait PAS à truander les actionnaires).

      Et nous y allons tout doucement…

      Le seul problème pour les actionnaires consistera à faire AUSSI payer la faune sauvage ou à l’exterminer pour « limiter les abus ».

      Il est beau le « monde de la Libre Concurrence »… On marche sur la tête.

      Surtout quand on sait que ces ressources naturelles VITALES ont toujours été GRATUITES pour les êtres vivants de cette planète et qu’elles le redeviendront quand l’humanité se sera éteinte suite à la cupidité de certains de ses membres.

      L’homme est la pire calamité qui ait pu s’abattre sur cette planète. Et ce n’est pas fini, j’ai comme l’impression que nous n’en sommes qu’au commencement.
      Heureusement, je serai mort avant le seuil fatidique, mais en sera-t-il de même pour mes propres enfants qui n’ont rien demandé?

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    • Patrick // 10.01.2020 à 18h26

      Oui, vous avez raison il reste encore l’air à vendre dans nos rayons de supermarchés, mais seulement pour ceux qui en auront encore le souffle.

      Triste monde…

      Allez je retourne à Kubrick et son Magnifique Orange Mécanique… tellement visionnaire .

      Mais allez expliquer à un trader ce que signifie visionnaire, donc long terme, quand le profit est quasiment immédiat.

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  • Larousse // 06.01.2020 à 09h00

    Des réflexions à double entrée qui permettront déjà à Veolia, à la Saur, etc… de se justifier. « le chevalier blanc de l’écologie » (pipeau, pipeau… enquêtez sur l’eau à Varsovie…)
    Il y a Carlos Ghosn…
    Et en France, quasiment tous les médias le défendent globalement… ce génial homme d’affaires.
    Eh bien regardez, on défend aussi Veolia une entreprise qui s’y connait super bien dans la pratique des « avantages » et « discrets pots de vin » aux élus locaux qui lui concèdent la gestion de l’eau. (billets de matchs, repas aux restaurants après réunions d’informations….)
    Mais ça , personne n’en parle !

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  • M.Smith // 06.01.2020 à 09h01

    Spéculation sur la nourriture, spéculation sur les ressources naturelles,… Tout est bon pour spéculer, au prix de milliers ou de millions de vies humaines. C’est le règne de la folie. Le culte destructeur de Mammon.
    Jusqu’à quand allons-nous accepter ce système ? A ce stade le silence des politiques ou celui des organisations internationales s’appelle corruption, complicité.

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    • Science Surprenante // 06.01.2020 à 10h17

      Jusqu’à la disparition de l’espèce humaine. La prédation est son mode de vie. Peu importe les dégâts qui ne sont jamais – à leurs yeux – que collatéraux et donc sans importance, car la prédation permet d’éviter les conséquences de cette prédation (pauvreté, destructions diverses et variées).

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  • jmathon // 06.01.2020 à 10h07

    Comment a-t-il été possible de réaliser un tel reportage sans citer une seule fois le travail d’Elinor Ostrom sur les communs ?
    D’un autre côté, il est également possible de se demander comment ce même travail (sur les communs) a pu valoir un prix (dit) Nobel à son auteure.
    Une introduction au sujet: https://fr.wikipedia.org/wiki/Communs

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  • Anouchka // 06.01.2020 à 10h15

    Rien que l’idée de dire que les ressources naturelles ont un prix devrait suffire à allumer les warnings de tous ceux qui pensent que le neo-libéralisme est en train de détruire non seulement la planète mais aussi et surtout l’homme. La transformation du monde en marchandise, ça vous dit quelque chose?

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    • Anouchka // 06.01.2020 à 12h56

      Protéger la planète dans un contexte libéral c’est se ranger du côté de Malthus cad , en clair : que les pauvres crèvent, l’humanité peut se satisfaire ne ne compter parmi elle que des nantis.

      Les écolos qui veulent le beurre et l’argent du beurre (protéger la planète et garder le mode de production libéral) sont au mieux des aveugles au pire des Tartuffes.

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      • Grd-mère Michelle // 06.01.2020 à 13h11

        Pouvez-vous, svp, nous expliquer ce que vous préconisez pour remplacer le mode de production libéral?
        Ne devrions-nous pas, prioritairement, nous poser la question: QUE produire, dans QUELLES QUANTITÉS, avant COMMENT produire?

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        • Cornelius // 06.01.2020 à 13h47

          Quand je lis ce genre d’article, je ne peux n’empêcher de penser à cette phrase de Geronimo :

          « Quand le dernier arbre aura été abattu – Quand la dernière rivière aura été empoisonnée – Quand le dernier poisson aura été péché – Alors on saura que l’argent ne se mange pas. »

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      • Interimlover // 07.01.2020 à 20h37

        Je n’ai jamais vu autant de robinets couler jour et nuit, non par problème technique mais pas pure négligence, que dans les quartiers les plus démunis de Kinshasa.

        L’eau n’y coûtait rien, l’électricité pareil : les percepteurs de l’Etat ne s’y aventuraient guère (par peur ou lassitude, genre à quoi bon), et les tarifications étaient fonction du revenu déclaré (de tête : un coefficient de 1 à 5).

        Je vous rapporte cela en n’ayant absolument rien d’un odieux capitaliste : je n’y gagnais pas lourd et, puisque blanc, devais payer pour mes voisins de la « cité » (lesquels, quoique roulant en grosses berlines, pratiquaient des trous dans les murs mitoyens pour se raccorder au réseau du voisin, et n’avoir donc à payer).

        Je pense que la solution tient à un juste milieu, du bon sens…et à un minimum vital de responsabilisation.

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    • Fabrice // 06.01.2020 à 14h07

      Pas de prix = surconsommation oui mais il ne faut pas laisser ce marché entre les mains du privé et surtout pas entre des financiers qui peuvent organiser des pénuries comme on l’a vu en 2011 sur la nourriture ou ils ont speculés quitte à déclencher des famines .

      De plus il faut rappeler sur un tel produit que l’intérêt général prime, il manquerait plus qu’en Australie on découvre que les pompiers ne pouvaient intervenir car l’eau appartenait aux marchés ou devaient payer.

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    • Patrick // 10.01.2020 à 18h33

      Détruire l’homme ?

      Je crois que ce dont vous parlez est déjà moribond, sinon mort…

      Je ne me souviens plus exactement des mots d’un chef indien aux consquitadors : « vendre la terre et pourquoi pas l’eau, le vent… » en substance, pas forcément dans la substantifique moelle du propos

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  • Arcousan09 // 06.01.2020 à 11h03

    Comme me l’a dit un ami malien:
    « ils trouveront bien le moyen de nous faire payer le soleil que l’on regarde »

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    • azuki // 06.01.2020 à 14h14

      Ils font déjà mieux avec la « taxe » sur les support vierges :

      On paye pour quelque chose parce que l’on pourrait potentiellement obtenir sans avoir le droit de l’obtenir ! Et on est punissable aussi bien si on refuse de payer pour la marchandise que l’on n’obtient pas, mais on est aussi punissable si on obtient la marchandise !

      C’est du racket en bonne et due forme avec la complicité de l’état… ou plus précisément des députés/gouverneents et des lobbying de la «privatisation intellectuelle»

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  • pepe // 06.01.2020 à 12h03

    Ne pensez-vous pas que le prix de l’eau (en France) est plus le prix à payer pour :
    • Apporter de l’eau potable d’un point A à un point B :
    Coût des réseaux, (construction + maintenance) et
    • De ramener l’eau usée d’un point B a un point C (pour le dépolluer avant de le rejeter dans l’environnement.)
    Coût des réseaux d’eau usée (différents de l’eau potable) Construction réseau + maintenance
    Coût de l’usine de traitement + maintenance

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    • Anouchka // 06.01.2020 à 23h45

      En France oui, mais de ce que j’ai compris du reportage, en Australie, c’est l’acces à l’eau non traitée qui est commercialisée. Je n’ai pas regardé la totalité du reportage mais je m’interroge : quid de l’eau de pluie quand elle tombe? Est-ce seulement l’eau canalisée par le biais des fleuves qui est payante ? Et qui a obtenu le droit d’exploiter ces fleuves? Pourquoi? En quoi l’état avait-il le droit de donner un droit d’exploitation sur ces fleuves qui en théorie- vu que l’Australie et une démocratie – devraient appartenir à chaque membre du peuple.
      L’histoire ne dit pas non plus si l’on a demandé aux arborigenes de s’assurer préalablement que les « esprits maîtres » de ces fleuves avaient donné leur accord pour cette vente à la découpe…

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  • Grd-mère Michelle // 06.01.2020 à 12h50

    Au sujet de l’eau, voir sur YouTube le point de vue de Riccardo Petrella:
    clair, bref, précis, il entraîne un appel qui vous étonnera peut-être…

    http://youtu.be/crhqL-zgCac

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  • azuki // 06.01.2020 à 14h11

    Le confier a l’intérêt privé est tout sauf une manière de gérer les ressources : Seul le profit maximum compte, c’est ce qui se passe actuellement avec Veolia et autre.

    A grenoble où on a pu constater très concrètement chiffre en mains, avec la double alternance de épisode carignon-privatisation et passage devant la Justice pour remunicipaliser, que le privé pour l’eau c’était direct 20% plus cher pour 40% d’investissements en moins. Et l’épisode privé n’a pas duré très longtemps…

    Tout ce qui est structurel et qui ne peux pas faire l’objet de concurrence comme le réseau d’eau doit être public. Et s’il y a de la sous-traitance, les contrats doivent êtres draconiens avec un contrôle effectif intransigeant.

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  • zozefine // 06.01.2020 à 14h52

    le PDG de nestlé, en 2009, dans son interviouve largement déformée, réinterprétée, mais bon, il a quand même dit ce qu’il a dit, ça commence à 1:58, bien déguster : https://youtu.be/Q86rClH5WJs
    heureusement pour nous, nous ne faisons pas encore partie des denrées alimentaires
    d’autre part, surtout ne pas se priver de sueurs froides et de hauts le coeur en ce début d’année, et regarder ce documentaire absolument glaçant, qui date mais est toujours d’actu, THE CORPORATION (en attendant le jour où nous ferons partie des denrées alimentaires), l’eau en fait partie (et fait baver tous les capitalistes du monde) https://youtu.be/0ZmQ-YL63fM

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    • Vincent P. // 06.01.2020 à 16h08

      Je boycotte Nestlé depuis ce discours, qui inaugura d’ailleurs cette démarche de ma part contre la plupart des grandes marques.

      Être gilet jaune et consommer sur Amazon, à un moment, ça éclabousse.

      Mais je ne pense pas que la cohérence soit une vertu qui présente beaucoup d’intérêt pour un consommateur moyen.
      Les mêmes qui foutent des bulletins dans des urnes, d’ailleurs.

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    • Grd-mère Michelle // 08.01.2020 à 12h25

      Une pétition a circulé l’an dernier, sur le site de Cyberacteurs, à propos des eaux de Vichy, dont l’exploitation aurait été cédée, si je me rappelle bien, à Nestlé.
      Les habitant-e-s du coin se plaignaient d’être soumis à des restrictions de consommation de l’eau courante parce que la nappe phréatique s’épuise…

      Voir le site de Cyberacteurs, et les possibilités de ne pas rester passif face aux attaques de l’oppression, d’agir, au moins, au niveau local:
      https://www.cyberacteurs.org/quotidien/index.php

      En Belgique aussi, les eaux de Chaudfontaine(voisine de Spa, dans les Ardennes) ont été vendues à Coca-cola… on peut s’attendre au pire…

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  • Pinouille // 06.01.2020 à 16h21

    A noter que dans la foulée du reportage dont il est question ici, arte a diffusé un autre reportage sur la gestion de l’eau en Iran: https://www.arte.tv/fr/videos/076642-000-A/l-iran-a-court-d-eau/

    Le son de cloche est aux antipodes du précédent: quand la gestion de l’eau est centralisée par un état, des erreurs d’appréciation sont faites, des investissements sont réalisés qui s’avèrent au final plus nocifs que bénéfiques –> dégâts sur l’environnement et diminution de l’approvisionnement.

    Histoire d’équilibrer un peu…

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    • Anouchka // 06.01.2020 à 18h05

      Des exemples peut-être de gestion non « centralisée » du réseau d’eau potable ?
      On voit ce que donne la libéralisation du secteur de l’électricité (en Californie, par exemple, n’est-ce pas). Mais pour l’eau on a pas encore trop expérimenté a ma connaissance. Mais vous avez sûrement des doc à nous proposer sur les bonnes expériences en la matière

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      • Anouchka // 06.01.2020 à 23h24

        Ce que vous ne percevez pas,@pinouille, à mon avis, c’est que le « tout marché » nécessite un état rationalisé et centralisé qui veille à ce que les règles du jeu soient respectées.
        Dans le cas de l’eau, c’est l’état qui édicte des lois selon lesquelles l’eau appartient à telle ou telle personne. Et c’est encore l’état qui protégera ces “propriétaires légitimes” avec son armée, sa police et ses tribunaux.

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    • Anouchka // 07.01.2020 à 22h04

      J’ai visionné votre reportage et je trouve que le commentaire que vous en faites est quelque peu malhonnête : il n’y est nullement démontré que la gestion centralisée par un état soit plus nocive que bénéfique, comme vous l’écrivez .
      Le propos est tout autre : il y est question de développement à l’occidentale, de la morgue des ingénieurs qui ont appliquent des solutions modernes venues de l’étranger détruisant les savoir-faire anciens mieux adaptés à la réalité du climat et de la géographie iranienne.
      On y dénonce certes la stérilité des rivalités entre états-nations et le coût très élevé de la politique de souveraineté et d’indépendance de l’Iran. On y dénonce aussi la cupidité et la corruption des élites de cet état (à propos des barrages, par exemple)… mais pour rappeler aussitôt que la situation est à peu de choses près la même dans des pays comme les États-Unis.
      Le problème qui est mis en valeur dans ce reportage n’est pas du tout la gestion centralisée de l’eau par un état, mais le phénomène d’urbanisation (associé à la hausse de la population) dans un contexte de développement centré sur l’industrie, typique de la modernité capitaliste occidentale

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      • Pinouille // 10.01.2020 à 00h12

        Si l’on part du principe que je ne suis pas malhonnête, la bonne question est: comment se fait-il que l’on ne voit pas la même chose?
        Votre dernière phrase me met la puce à l’oreille. Vous dédouanez les gouvernements successifs iraniens au nom d’un développement industriel/moderne/capitaliste/occidental. Cette logique est à mes yeux aberrante, mais inattaquable: si vous considérez que toute modernité ou production industrielle tire sa source dans le capitalisme, vous avez vite fait de réduire tous les maux de ce monde à cette incarnation du mal. J’espère que ces quelques mots vous feront appréhender que cette vision est un enfermement.

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  • Vincent P. // 06.01.2020 à 17h09

    Pour les anglophones, ou les traducteurs, un lien à mettre en parallèle avec l’actu :
    (l’Australie vend son eau à un fonds de pension Canadien)

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-7780983/Foreign-company-sells-89-billion-litres-Australian-water-rights-490m-drought.html

    Business as usual.

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    • Anouchka // 06.01.2020 à 23h30

      Quand on mange en Europe du Nord des fruits tropicaux (qui viennent de zones où l’eau est généralement rare), on fait en réalité la même chose.
      Mangez des pommes!

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  • VHU // 06.01.2020 à 17h36

    invraisemblable, comme si ceux à qui l’eau est le plus nécessaire étaient responsable de sa raréfaction.

    Les fautifs sont toujours les mêmes (les financiers), ils se sont gavés, se gavent et sont parti pour continuer à se gaver à l’insu de ceux qui ne jouent pas avec l’argent.

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  • Macarel // 06.01.2020 à 22h35

    Une image vaut mieux que tous les discours, quantité d’eau sur Terre :

    https://www.terresacree.org/actualites/1643/actualite-l-eau-une-perle-rare-118240

    On remarquera que l’eau douce est vraiment très précieuse…

    Toute l’eau et l’air disponible sur Terre

    https://choosejan15.wordpress.com/2018/04/10/all-the-water-and-air-in-the-world/

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  • Brigitte // 07.01.2020 à 18h22

    Nous avons une fois de plus l’exemple de la marchandisation de la nature, chère au libéralisme anglo-saxon. L’argent est le grand ordonnateur du monde, sanctifié par la bible protestante.
    Les écologistes libéraux et les financiers ont des interêts communs…. Les deux ont besoin d’un discours alarmiste et culpabilisateur sur le climat pour amener les populations à accepter le marché de l’eau.
    Nous, latins, devons lutter bec et ongles contre ce cancer planétaire.

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    • Anouchka // 07.01.2020 à 22h06

      La bible protestante est à peu de choses près la même que la bible catholique.

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      • Brigitte // 08.01.2020 à 08h02

        Oui c’est vrai mais il y a des nuances…vous avez bien entendu les financiers dire que (1) ils veulent faire du profit et (2) le bien de l’humanité, en même temps…. Quant aux écologistes libéraux, on connait le style, on a les mêmes en France: par exemple Canfin et de Rugy alias pince de homard.
        Je suis viscéralement contre le style anglo-saxon. Une douceur de gazelle en surface et une brutalité de bison juste en dessous. Tous des cow boys en chemise à carreau ou en col blanc. Des prédateurs.
        Il faut être vigilant car ce genre de marché nous arrivera par Bruxelles.
        Dans un registre différent, le coup du site allemand qui délivre des arrêts maladie…mais toujours la même volonté de déréguler, de casser les codes auxquels nous, latins, sommes plus attachés.
        Résultat des courses? le saccage de la planète, l’agriculture intensive, la robotisation. Oui, nous latins sommes toujours en retard mais c’est un signe positif. Il faut arrêter de courir après le profit et trouver une autre voie. Je crois encore à la voix de la France et à l’Europe des Nations, incluant la Russie.

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  • Patrick // 10.01.2020 à 18h20

    Plus de pétrole ?

    Pas grave allons vers la ruée vers l’eau.

    Ce monde me dégoûte de plus en plus.

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