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28.décembre.201928.12.2019 // Les Crises

Quartier Libre – François Ruffin : « En face ils sont puissants »

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Source : QG TV, François Ruffin, 21-11-2019

Aude Lancelin reçoit François Ruffin, député et fondateur de Fakir. Le réalisateur de « Merci Patron ! » publie « Il est où le Bonheur » aux éditions Les Liens qui Libèrent. Au menu de cet entretien intense: son rapport à la FI, à l’écologie, aux Gilets jaunes, au monde selon Macron.

Source : QG TV, François Ruffin, 21-11-2019

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Commentaire recommandé

Yuri G. // 28.12.2019 à 10h11

« Servigne explique que dans la nature, les exemples de coopération sont partout, pas la compétition… »

En fait si on veut être honnête, il y a les deux.
D’un côté, des associations symbiotiques, en veux-tu en voilà : champignons mycorhiziens, bactéries symbiotiques fixatrices d’azote, multiples interactions bénéfiques entre les plantes et la faune épigée et endogée, etc..
De l’autre, on observe également des mécanismes de compétition assez radicaux pour les ressources (pouvoir allélopathique des graminées empêchant la germination d’autres graines, par exemple) ainsi que de nombreux exemples de parasitisme prédateur (certains champignons capables de littéralement prendre le contrôle du cerveau d’un insecte) même si il faut souligner qu’une explosion d’une population de ravageurs vient toujours corriger un déséquilibre initial.
On peut mettre à profit tous ces mécanismes naturels dans le cadre d’une agriculture plus autonome, mais il ne faut pas non plus croire que la nature, c’est disneyland.

51 réactions et commentaires

  • James Whitney // 28.12.2019 à 08h52

    A lire surtout, pp 132-139 de « Il est où, le bonheur ». Entretien de Ruffin avec le biologiste Pablo Servigne, auteur avec Gauthier Chapelle de « L’Entraide ». Servigne explique que dans la nature, les exemples de coopération sont partout, pas la compétition mentionnée partout dans le texte du traité CETA. J’ai appris quelque chose.

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    • JiDégé // 28.12.2019 à 10h29

      Vous avez dit « symbiose » ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Symbiose

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    • Papagateau // 28.12.2019 à 13h47

      Les lionnes coopèrent aux dépens des gazelles.
      Les escrocs et les voyous s’associent au dépens des honnêtes gens.
      L’homme moderne vie dans un monde totalement artificialisé où il a bien peu de chance de lutter une seule fois directement contre la nature, l’exterieur à l’espèce. D’où la notion « étendue » de la coopération est trop floue pour être utile à l’individu.

      Cerise sur le gâteau, c’est au nom de la coopération internationale que l on tuera un peuple entier.

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      • Papagateau // 28.12.2019 à 15h20

        Je regrette que ce commentaire, sur un point mineur , puisse être pris comme une critique de Ruffin car il est d’une sincérité et d’un pragmatisme qui forcent le respect. Deux qualités très rares dans les médias où on ne voit souvent que des idéologues blablateurs.

        Ecoutez cette vidéo car elle fait réellement avancer l’esprit.

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        • ouvrierpcf // 31.12.2019 à 15h20

          Si RUFFIN n’est pas politicien il le cache bien sauf sauf à cette occasion

          AFFAIRE ECOPIA
          Par I.P.
          Le 27 novembre 2019 à 14h06, modifié le 27 novembre 2019 à 14h41
          Une vidéo « exclusive », vraiment ? Mardi, Juan Branco, avocat devenu célèbre pour sa défense des Gilets jaunes, a exhumé sur les réseaux sociaux l’enregistrement d’une conversation qui s’est tenue le 12 septembre 2016 entre le président et le député de la France insoumise, alors candidat pour l’un et rédacteur en chef du journal Fakir pour l’autre.
          « Comment Ruffin et Emmanuel Macron ont mis en scène leur rivalité, utilisant les ouvriers pour propulser leur notoriété », dénonce Juan Branco sur Twitter, à propos de cet entretien rendu public par Radio Nova dès 30 septembre 2016.
          [EXCLU] Comment Ruffin et Emmanuel Macron ont mis en scène leur rivalité, utilisant les ouvriers pour propulser leur notoriété. J’ai tremblé en entendant leurs propos. Et les mensonges de Ruffin pour se justifier.

          ht

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          • juju77 // 02.01.2020 à 20h02

            demander donc plutôt aux ouvriers d’Ecopla ce qu’ils en pensent .. à l’époque c’était très compliqué de faire bouger les médias sur ce sujet (ils sont les seuls dont l’opinion compte a ce propos).. avez vous suivi l’affaire a cette époque ?

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  • Yuri G. // 28.12.2019 à 10h11

    « Servigne explique que dans la nature, les exemples de coopération sont partout, pas la compétition… »

    En fait si on veut être honnête, il y a les deux.
    D’un côté, des associations symbiotiques, en veux-tu en voilà : champignons mycorhiziens, bactéries symbiotiques fixatrices d’azote, multiples interactions bénéfiques entre les plantes et la faune épigée et endogée, etc..
    De l’autre, on observe également des mécanismes de compétition assez radicaux pour les ressources (pouvoir allélopathique des graminées empêchant la germination d’autres graines, par exemple) ainsi que de nombreux exemples de parasitisme prédateur (certains champignons capables de littéralement prendre le contrôle du cerveau d’un insecte) même si il faut souligner qu’une explosion d’une population de ravageurs vient toujours corriger un déséquilibre initial.
    On peut mettre à profit tous ces mécanismes naturels dans le cadre d’une agriculture plus autonome, mais il ne faut pas non plus croire que la nature, c’est disneyland.

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    • Limonade // 28.12.2019 à 10h28

      Dans les milieux arides, la competition coûte trop cher.

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      • Yuri G. // 28.12.2019 à 10h38

        C’est justement dans les milieux arides que la compétition est la plus accrue (faible activité biologique). Qu’il y ait des symbioses avec des champignons permettant d’explorer de plus grands espaces ne signifie pas qu’il n’y ait pas de compétition pour les ressources. Même si à un certain niveau, les ressources sont mises en commun, quand il y a peu, tout le monde doit se débrouiller avec ce qu’il a, ce qui engendre nécessairement une certaine compétition, qui n’est d’ailleurs pas forcément négative de mon point de vue.

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        • Limonade // 28.12.2019 à 10h57

          C’est justement dans les milieux arides que l’entraide prend le pas sur la competition.
          Il n’est nullement question de bien, de mal ou de disneyland.

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          • Yuri G. // 28.12.2019 à 11h25

            Vous confondez peut-être plusieurs notions. En agriculture, il est vrai que les apports de fertilisants ne favorisent pas le développement des champignons mycorhiziens puisque la plante n’a plus aucun intérêt à sacrifier 20% de sa photosynthèse pour obtenir des minéraux assimilables auxquels elle a déjà accès à profusion dans son volume racinaire. Les terrains « riches » ne favorisent donc pas les symbioses, on est d’accord.
            Si on parle de sols à l’équilibre comme une prairie, où les associations symbiotiques tournent à leur plein grâce notamment au cycle du carbone, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de « stock minéral » puisque toutes les ressources sont utilisées en flux tendu par le vivant, permettant effectivement une utilisation optimale.
            Maintenant, si on parle d’un sol aride (donc déficit hydrique, ce qui est surtout lié aux conditions pédo-climatiques), le potentiel symbiotique ne pourra pas s’exprimer pleinement puisque le biotope ne permettra pas une diversité d’espèces suffisante pour assurer toutes les fonctions recherchées (résilience du système, auto-fertilité, etc). Dans certains cas, ça peut se transformer en désert.

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            • LibEgaFra // 29.12.2019 à 10h50

              Confondre nature et culture, c’est grave docteur? Ou plaquer la culture sur la nature?! Cela a donné le « darwinisme social » et le nietzschéisme, c’est-à-dire les pires pensées réactionnaires qui ont jamais été formulées.

              (Ce qui est intéressant, c’est que Nietzsche vomissait Darwin. Forcément quand on est un réactionnaire…)

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            • Yuri G. // 29.12.2019 à 11h26

              @LibEgaFra
              Je ne sais pas si votre commentaire m’était destiné. En tout cas, entièrement d’accord avec vous qu’il y a une tendance « anthropo-centriste » dans notre vision et notre analyse des processus du vivant. Il est très délicat de faire des analogies avec nos sociétés humaines, le mieux que nous puissions faire étant de mettre à profit ces symbioses dans nos agro-systèmes.
              Mon commentaire était peut-être un peu hors-sujet. Je tentais juste d’apporter un éclairage supplémentaire sur les notions de « sols arides qui favoriseraient les symbioses » et le fait qu’il n’y aurait pas de compétition à l’oeuvre dans les processus naturels.

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            • Balthus // 30.12.2019 à 01h44

              @ligegafra
              Nietzsche ne vomit pas, il rumine comme une vache. Votre lecture est malheureuse, il n’attaque pas Darwin mais la croyance dans la science, et de façon plus générale toute illusion qui fait de l’homme un caniche de ses idées. La mort de Dieu a provoqué chez l’homme un vide qu’il a comblé avec la science. C’est donc la science qu’il faut émasculer avec sa volonté de transformer le monde et particulièrement le vivant en chose. Et pour finir il est de bon ton à notre époque d’être réactionnaire à condition de l’être contre la belle modernité du camp libéral.

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            • Dufifi // 31.12.2019 à 00h55

              @ LibEgaFra

              Il peut-être utile, lorsqu’on parle de Darwin, de préciser que la notion de “darwinisme social” est née au milieu du XIXe siècle d’une interprétation hâtive et inexacte de l’œuvre de Darwin, alors inachevée.

              Charles Darwin n’est pour rien dans l’élaboration de cette “théorie sociale” fumeuse, si ce n’est d’avoir pensé la théorie de l’évolution qui a été, en l’espèce, détournée de son objet en ce milieu de XIXe siècle par, notamment, Francis Galton et Herbert Spencer, ce qui a donné les joyeusetés eugénistes postérieures (“amélioration” de l’espèce humaine par purification des races, remplacée soit dit en passant aujourd’hui par le transhumanisme qui vise le même but douteux).

              Encore une fois, il faut bien répéter que Charles Darwin n’est pour rien dans l’élaboration de cette théorie auquel son nom est mêlé pour son plus grand malheur.

              Dans l’ouvrage qui couronne son œuvre (“La filiation de l’homme”), paru en 1871, Darwin aborde la question de l’homme et des sociétés humaines dans le processus d’évolution qu’il n’a eu de cesse d’étudier. Il y démontre que notre espèce est capable, notamment grâce au développement de facultés psychiques bien particulières (raisonnement, conscience de soi et donc des autres, mémoire, empathie, aptitude au langage, etc.), de prendre conscience que l’entraide est plus efficace pour la survie que la compétition entre congénères.

              Cet ouvrage démontre ainsi l’exact inverse du si mal nommé “Darwinisme social” basé sur le principe de la lutte pour la survie à l’œuvre dans la nature indûment appliqué aux sociétés humaines.

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        • Bats0 // 29.12.2019 à 03h11

          La compétition née à partir du moment où l’espace naturel biologique est devenu rare pour l’ensemble de la vie issus du monde biologique : moins d’espèce biologique engendre la compétition pour la survie de chaque espèce vivante dans ce milieu donné.

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      • Araok // 28.12.2019 à 21h45

        Dans les milieux arides la poussée d’Archimède est hors de prix.

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    • Perceval // 28.12.2019 à 11h22

      Vincent Mignerot fait la distinction entre compétition et rivalité. Pour lui « l’utilisation du principe de compétition dans la réflexion sur l’avenir est fréquemment moralement orientée […] La morale n’a rien à voir avec les stratégies adaptatives. La coopération pourra simplement être une réponse plus performante à un contexte de compétition plus grand, à cause des stress provoqués par la fin des ressources, par la pollution et le réchauffement climatique ».
      « Dans le domaine de la biologie, la relation de compétition est la rivalité entre les espèces vivantes pour l’accès aux ressources limitées du milieu. Elle fait partie de facteurs biotiques et donc des relations entre les êtres-vivants. Elle peut être interspécifique (entre membres d’espèces différentes) ou intraspécifique (entre membres de la même espèce). »
      « Assimiler compétition et rivalité génère une polysémie réductrice, créant de la confusion et une occultation du moteur même de l’existence, de ce qui nous motive à être et évoluer : lors d’une compétition sportive, quelle que soit la discipline, sont mises en œuvre des stratégies de rivalité ou de coopération, l’une, l’autre, parfois un subtil équilibre des deux, mais pour répondre à la compétition, on ne met pas en place une stratégie de compétition. Compétition et rivalité ne sont pas synonymes pour qualifier l’organisation et l’évolution des systèmes vivants et humains ».
      cf Discussion autour de la notion de compétition: https://vincent-mignerot.fr/discussion-entraide-competition/

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    • Jean // 28.12.2019 à 13h08

      @Yuri G.

      => En fait si on veut être honnête, il y a les deux.

      Pablo Servigne, docteur en éthologie, dans « L’entraide – L’autre loi de la jungle » ne dit pas autre chose. Il explique par contre que les fourmis et les thermites, qui sont de remarquables exemples d’adaptations durables, survivent parce qu’elles coopèrent. Les espèces dont les membres sont en compétitions par contre s’adaptent moins facilement et n’ont pas une longévité comparable. L’Humanité augmenterait donc ses chances de survie en passant de la compétition à la coopération.

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    • LibEgaFra // 29.12.2019 à 09h52

      Dans les sociétés humaines, la compétition (souvent à mort), la prédation, ça s’appelle le capitalisme et la coopération, la solidarité, le socialisme.

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  • Limonade // 28.12.2019 à 10h21

    La désinformation ne sert pas le grand nombre.
    Ruffin a rendu hommage à Chouard le constituant et au RIC.
    Ruffin a ensuite dénoncé le supposé antisémitisme de Chouard en précisant que celà restait toutefois à démontrer.
    Facile à vérifier.
    Par les temps qui courent il est plus simple de noyer dans l’homophobie, l’antisémitisme, le terrorisme ou l’idiotie ce qui devient l’essentiel pour le plus grand nombre : la constitution baffouée par des malfaiteurs en bande organisée.

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  • Yuri G. // 28.12.2019 à 13h28

    @ Jean, je réagissais plus à la formulation équivoque (qui consiste à opposer compétition et coopération alors que les deux sont liés pour peu qu’on tente de concevoir les systèmes écologiques de manière plus holistique, plus globale) qu’à l’idée elle-même, que je ne conteste évidemment pas.
    Quand à notre espèce, il me semble quand même que nous avons intégré quelques mécanismes de collaboration / symbioses nous ayant permis de nous développer, et que nous ne sommes pas uniquement le fruit d’une compétition féroce entre individus et avec la nature.

      +4

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    • Jean // 28.12.2019 à 13h58

      @Yuri G.

      Il faut se placer dans le contexte de la collapsologie et avoir à l’esprit notre incapacité à nous organiser collectivement, au niveau planétaire, pour éviter ou à défaut amoindrir les effets délétère de notre mode de développement. Ce qui nous définit comme espèce compétitrice c’est notre incapacité à coopérer entre nous pour assurer un meilleur avenir à tous. Voir à ce sujet un livre à la mode : « Le bug humain ».

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Bug_humain

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      • Yuri G. // 29.12.2019 à 09h51

        J’ai un peu de mal avec les explications mono-factorielles de notre développement en tant qu’espèce. Les fonctions de notre cerveau nous ont permis à la fois de faire une exploitation irrationnelle des ressources, c’est vrai, mais également de développer des domaines comme le langage, la culture, la musique, la philosophie, les mathématiques, qui sont autant d’exemples que les humains disposent d’énormes capacités à coopérer, à se relier. L’homme est un animal éminemment social.
        Quand à notre capacité à nous organiser à l’échelle planétaire, c’est peut-être ce qui fait le plus de dégâts environnementaux actuellement, par le biais de l’exploitation des ressources. J’ai du mal à croire à croire qu’une coalition internationale parvienne à trouver la myriade de solutions locales qui devraient s’appliquer sur chaque territoire pour sortir de la crise énergétique que nous vivons.

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        • Bats0 // 29.12.2019 à 12h37

          Depuis très longtemps les être humains coopèrent à l’échelle mondiale, et surtout depuis l’arrivée du net : voir les scientifiques au niveau de la recherche.
          Ceux qui divisent, ce sont surtout les « élites » : diviser pour mieux régner…

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  • cépajuste // 28.12.2019 à 13h40

    Aude Lancelin tente à plusieurs reprises de lui faire prendre conscience qu’il se plante dans sa démarche d’alliance avec Hulot et les Verts, mais il semble totalement sourd, ne comprend pas, ne veut pas comprendre… C’est pourtant l’histoire de la gauche depuis le programme commun, on sait où ça mène.

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    • Jean // 28.12.2019 à 14h44

      @cépajuste

      => « Aude Lancelin tente à plusieurs reprises de lui faire prendre conscience qu’il se plante dans sa démarche d’alliance avec Hulot et les Verts »

      La déliquescence de la gauche s’explique plutôt par son crédo actuelle : Diviser pour mieux échouer !

      L’écologie est le meilleur vrp des idées progressistes car un développement soutenable implique une répartition plus équitable de la richesse produite.

        +3

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      • Owen // 28.12.2019 à 15h24

        Il n’a rien de plus conservateur que l’écologie: ça consiste à conserver ce qu’il y a.

        Tant qu’on n’aura pas arraché des cerveaux les cases artificielles « conservatisme » et « progressisme », utiles seulement à l’ingénierie politique des partis, on ne verra jamais les problèmes tels qu’ils sont et quelles solutions peuvent convenir.

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        • Jean // 28.12.2019 à 15h54

          @ Owen

          => « Il n’a rien de plus conservateur que l’écologie: ça consiste à conserver ce qu’il y a. »

          Ce n’est pas vrai si l’on définit le conservateur comme une « personne dont l’état d’esprit tend à conserver les traditions, l’ordre établi » alors que la perpétuation de l’ordre établis nous condamne au chaos.
          https://www.cnrtl.fr/definition/conservateur
          Quant au progressisme, il dépend du contexte qui définit le progrès….

          => « Tant qu’on n’aura pas arraché des cerveaux les cases artificielles “conservatisme” et “progressisme” »

          Doit-on aussi se priver des termes « de gauche » ou « de droite » pour définir la philosophie d’une politique sous prétexte que les politiciens ont dénaturés le sens même de ces mots ? Comment pourrons-nous les vaincre si nous leurs accordons le privilège de faire disparaître les mots qui servent à les combattre ?

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          • Owen // 28.12.2019 à 16h52

            « Ce n’est pas vrai si l’on définit… »
            Vous admettez donc la polysémie du concept. Conserver les acquis sociaux, c’est progressiste ou c’est un oxymore ? Macron, il n’est pas moderne par rapport aux vieux caciques qu’on traîne depuis 30 ans ?
            Vous voyez qu’on peut devenir chèvres facilement avec ces concepts creux, ces chiffons qu’on nous jette pour se battre avec.

            Tradition ? La tauromachie, c’est barbare, les fêtes de fin d’année permettent aux familles et amis de se retrouver et se faire du bien. De quoi parlez-vous?
            Ordre établi: lequel ?

            Comment les vaincre ? Déjà en refusant de véhiculer leur discours, de devenir des chambres d’échos. Je sais, ce n’est pas facile d’en sortir.

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      • cépajuste // 28.12.2019 à 16h17

        @Jean

        On ne rassemblera pas à partir des vieux appareils discrédités. Il faut recréer une dynamique horizontale. C’est ce qui avait marché avec LFI en 2017 avant que ce mouvement ne retombe dans les vieilles ornières politiciennes. C’est aussi ce que doit nous inspirer le mouvement des Gilets Jaunes, que Ruffin semble enterrer bien vite soit dit en passant, peut-être parce que ça ne colle pas trop avec sa stratégie de replâtrage d’une union de la gauche zombie, morte avec le PS il y a très très longtemps…

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        • Jean // 28.12.2019 à 20h48

          @ cépajuste

          Il faut faire l’alliance des ennemis du néolibéralisme, ce conservatisme déguisé en progressisme, et ne pas déléguer notre pouvoir politique. Un parti politique progressiste devrait être organisé comme la démocratie idéale chère à Etienne Chouard.

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          • cépajuste // 29.12.2019 à 10h24

            @Jean

            Alors nous sommes d’accord, mais dans ce cas, convenez que Ruffin est à côté de la plaque dans sa recherche d’une alliance avec EELV ou avec Hulot. Par ailleurs, si l’ennemi est le néolibéralisme, peut-on s’allier avec des partis qui soutiennent l’UE, qui est une organisation néolibérale ? Car le fait est que EELV, Jadot, Hulot, etc. ne remettent pas en cause l’UE.

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            • vert-de-taire // 29.12.2019 à 12h28

              ***convenez que Ruffin est à côté de la plaque dans sa recherche d’une alliance avec EELV ou avec Hulot. **

              Si c’était le cas d’accord, il serait à coté de la plaque.
              Mais NON (je vois que) Ruffin ne cherche pas alliance avec des partis mais avec des gens, les personnes, la population.
              Son discours n’est pas politicien à l’évidence donc il ne faut pas l’interpréter comme cherchant un lien partisan mais un comme un lien idéologique, non pas vers une machine mais des idées.

              Une nuance déterminante.

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            • cépajuste // 29.12.2019 à 14h43

              @vert-de-taire // 29.12.2019 à 12h28

              S’allier « avec des gens » ? Mais si ces « gens » sont des leaders politiques tels que Hulot ou Jadot, cela revient à faire des alliances avec des partis politiques. On ne va pas combattre le néolibéralisme avec des néolibéraux qui ont soutenu Hollande ou Macron.

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            • vert-de-taire // 30.12.2019 à 07h54

              @cépajuste
              Et jamais il ne s’allira avec un Hulot portant le néolibéralisme.
              Que Hulot ait été néolibéral est une évidence et n’empêche pas de s’allier (au sens parler avec lui …) s’il se met à combattre ce néolibéralisme.

              Je ne dis pas que F. Ruffin le fait ou va le faire je dis que je ne vois pas qu’il serait mauvais, pas bon, ignoble, faux, erroné qu’il le fasse.
              Si Hulot (ou autre) a changé et dénonce ce que je dénonce il n’y a pas de problème. Et en trouver est, désolé, crétin.

              Exclure une personne sous prétexte d’imperfectibilité est crétin. Les gens sont ce qu’ils sont donc on s’entend toujours à minima au risque de ne jamais rien faire, toujours tout perdre – situation depuis plus de 100 ans contre le capitalisme.

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            • cépajuste // 30.12.2019 à 14h04

              @vert-de-taire // 30.12.2019 à 07h54

              Vous dites qu’il ne s’allie pas avec des partis discrédités, pourtant à Amiens son « Front Populaire Ecologique » rassemble EELV, LFI, son micro-parti Picardie Debout, Place publique, le PS, le PCF, Ensemble et le collectif « Résolument à gauche ».

              https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/meeting-amiens-francois-ruffin-lance-campagne-son-front-populaire-ecologique-municipales-1750497.html

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            • Leterrible // 31.12.2019 à 14h39

              Si j’ai bien lu votre article  » france3-régions… » , ce sont des INDIVIDUS ( PAR AILLEURS étiquetés X , Y , ou Z…) qui ont été invités à cette réunion-constitution en public…

              INDIVIDUS qui , si je ne me trompe , pourraient faire l’objet de « sanctions » au sein de leur parti d’étiquette… si ces partis-groupuscules avait les moyens de se priver de ces individualités…

              ASPIRER des INDIVIDUS sur le fond d’une pensée , en espérant que tout ou partie des groupes humains associés à ces mêmes individualités se rallient SANS MOT D’ORDRE..? Pas idiot….on en aperçoit facilement les avantages…

              Mais je me trompe peut-être.

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    • LibEgaFra // 29.12.2019 à 10h00

      Ah! Se battre entre démunis pour les miettes laissées par la bourgeoisie, c’est le rêve de cette bourgeoisie pour se maintenir indéfiniment au pouvoir. Querelles d’égos, cultes de la personnalité, c’est le rêve de la bourgeoisie.

      Prolétaires de tout LE pays, unissez-vous! Et peu importe la tête de gondole.

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  • Denis Monod-Broca // 28.12.2019 à 15h18

    Très belle interview !
    Ruffin sait ce qu’il dit, dit ce qu’il sait, avec beaucoup de cohérence.

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  • gelmad // 28.12.2019 à 15h28

    Malgré toute la sympathie que je peux avoir pour François RUFFIN, je pense qu’il fait fausse route en allant du côté d’EELV!
    D’ailleurs que reste-t-il des Verts depuis qu’ils se sont fondus dans EELV ?
    C’est un parti qui a remplacé la lutte des classes d’essence marxiste par la simple lutte des places ! au gouvernement Macron entre autres! Hulot compris!

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    • Renard // 28.12.2019 à 18h38

      La question est : va t-il vers EELV pour convaincre ou pour se faire corrompre ?
      Moi je lui fais pout l’instant confiance. On le sait il veut réconcilier la bourgeoisie intellectuelle avec le peuple en se basant sur le protectionnisme. Il s’appuie sur cela un argument simple « La mondialisation détruit l’environnement donc il faut revenir vers une forme de protectionnisme ».
      Je vois d’un bon œil que des protectionnistes parlent avec la bourgeoisie de gauche, comme je vois d’un bon œil que des protectionnistes parlent avec la bourgeoisie de droite. Il faut que le protectionnisme s’impose partout, et il peut s’imposer partout car il est l’idée-force du moment.

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      • Loyd // 29.12.2019 à 04h31

        La bourgeoisie est toujours de droite, et lorsqu’elle vote à gauche, c’est que la gauche est à droite…

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      • RV // 29.12.2019 à 17h45

        @ Renard // 28.12.2019 à 18h38
        Adieu veaux vaches cochons et concurrence non faussée ?
        Vivons nous une révolution de doctrine économique européenne ?

        un article du 27 décembre dernier
        …/… Adepte d’une certaine forme de protectionnisme ? La présidente de la commission européenne n’hésite pas à proposer d’instaurer une taxe carbone aux frontières pour défendre, par exemple la compétitivité de technologies bas-carbone européennes et cite l’exemple en Suède d’«une recherche assez avancée pour produire de l’acier sans émettre de CO2». …/…
        https://francais.rt.com/economie/69519-presidente-commission-europeenne-veut-revoir-regles-concurrences

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  • RV // 28.12.2019 à 20h32

    Je ne comprends pas les commentaires, ni Pablo Servigne ni François Ruffin ne prétendent que l’entraide exclue la compétition, ce qu’ils montrent c’est que le discours dominant a exclu l’entraide de son paradigme dogmatique et qu’il se trompe, qu’il nous trompe. Pablo Servigne est plus précis, il affirme que la compétition est moins efficace que l’entraide et que nous serions donc des descendants de ceux qui ont pratiqués plutôt l’entraide que la compétition ce qui ne veut pas dire que la compétition n’est plus à l’œuvre.
    Paul Jorion a cette image assez parlante à propos de la compétition et de l’entraide : lors de l’organisation d’un match de foot, deux équipes entrent sur le terrain, une des cages est renversée, les joueurs comme un seul homme redresse la cage et le match a alors lieu.

    Par ailleurs reconnaitre et affirmer que Nicolas Hulot dans l’explication de sa démission a mit sur la table des paroles radicales qu’il est très rare d’entendre dans la sphère politique n’a rien à voir avec une quelconque ressassée de l’Union de la gauche.

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  • Subotai // 29.12.2019 à 00h16

    Je met cela ici, mais j’aurais aussi pu pour « le peuple va craquer »
    Ça n’a pas pris une ride. Tout y est…
    https://www.youtube.com/watch?v=KnvQ_eOM1x4
    Après, on peut toujours gloser sur les forums… 🙂

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  • Bats0 // 29.12.2019 à 03h57

    Merci François pour votre témoignage, vos actions; merci d’exister !

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  • Feufollet // 29.12.2019 à 10h32

    Merci. François Ruffin
    Merci aussi à Aude Lancelin
    Malgré certaines de ses attitudes empathiques
    Mais la choses en vaut bien une belle chandelle quand même
    Enfin une bougie, parmi toutes ces brillances artificielles
     » Ne crachons pas sur le bénitier ». Si vous me permettez l’expression
    Maintenant, F. Ruffin s’est lancé sur un tremplin politique
    Et il ne sait pas non plus où il va atterrir
    Aidons lui à faire un atterrissage en douceur
    Nous avons encore besoin de lui
    « ne donnez pas le pouvoir à ceux qui veule »
    Il ne le veut pas ?!! Alors donnons le lui

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  • Myrkur34 // 29.12.2019 à 19h55

    Les propriétaires de la presse parisienne nous ont vendu Macron comme brillant, jeune et tout le tintouin.Mais bon, à l’arrivée une personne imbue de sa suffisance et qui applique une bête politique néo-libérale.
    Ils ont juste oublié la part du rêve en un avenir sinon meilleur mais un peu plus juste que la réalité actuelle. Donc Mélenchon devrait donner son tour pour 2022 à François (ou carrément à Aude qui est à deux doigts de lui reprocher sa « tiédeur »). Ruffin a un projet sûrement casse-gueule dans une économie capitaliste mais cela fait depuis Pompidou que la même politique est appliquée. Donc si les émigrés(comme en 1789) veulent tous s’expatrier en Belgique en 2022 avec leur pognon, cela ne me dérangera pas.(Souvenez vous en mai 1981 on avez eu droit aux chars communistes descendant les Champs-Elysées si l’ancien vichyste passait :o)).
    J’ai déjà 2 propositions pour le programme, même salaire homme/femme à même poste de travail dés le 31/12/2022 et remise en place de l’autorisation administrative de licenciement pour les + de 50 ans.

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