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9.novembre.20149.11.2014 // Les Crises

[Reprise] Exquise barbarie (Fleur Pellerin et Modiano), par Claude Askolovitch

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Allez un sujet plus léger pour commencer… Avec 3 regards opposés sur un petit débat – à vous de vous faire votre opinion…

Mais enfin, quand même :

  1. ne pas avoir lu Modiano en général, je comrpends, mais aller déjeuner avec lui sans avoir lu ne serait-ce que sa fiche Wikipédia, c’est assez incroyable (elle n’a pas de conseillers à son cabinet ?). Mais ils ont parlé de quoi alors ???
  2. elle n’a donc lu aucun livre de fond en rapport avec l’actualité de la Culture… Cela en dit long sur ce qu’est un ministre aujourd’hui, et sa capacité à comprendre le monde pour prendre de bonnes décisions… C’est devenu un moulin à Twitter et interventions creuses dans les médias, validant ce que la technostructure (qui lit des livres, elle) lui dit de valider…
  3. pire encore, et personne ne l’a noté, mais 2 ans ministre du numérique, et la dame n’a donc pas lu un seul des livres sur l’affaire Snowden !!!! (eh oui, ça sert à ça des livres pour un ministre, ce n’est pas seulement comme aller à une expo…). Super, merci pour nos libertés…

Exquise barbarie (Fleur Pellerin et Modiano)

Par Claude Askolovitch.

Ayant donc déjeuné et “beaucoup rigolé” avec Patrick Modiano, quel homme charmant, quel repas “formidable”! – la ministre de la Culture raconta cette rencontre épatante sur un plateau de télévision et (personne ne pensait à mal) se vit demander quel livre de ce bonhomme exquis elle préférait aux autres. Elle n’en avait lu aucun. Ce fut un instant gênant; ce que l’on ressent quand, devant vous, quelqu’un se met dans un mauvais cas, lâche une incongruité, on a pour lui une sympathie désolée… Mais Fleur Pellerin est plus solide que notre empathie et – après tout, c’était moins grave qu’un trou au grand oral de l’ENA – elle se ressaisit ainsi: “J’avoue sans aucun problème que je n’ai pas du tout le temps de lire depuis deux ans. Je lis beaucoup de notes, beaucoup de textes de loi, les nouvelles, les dépêches AFP mais je lis très peu.”

Répétons: “Je lis très peu”, assuma donc “sans aucun problème” la ministre de la Culture, et, à cette heure elle n’a pas encore démissionné. C’est regrettable. Fleur Pellerin, ce dimanche dans Le Supplément, nous a fait basculer un peu plus vers l’état de barbarie -plus sûrement que tous les fascistes profanateurs d’art phallique ou contemporain, plus cruellement qu’une Zahia en icône de la FIAC, plus brutalement que toutes les vulgarités du moment. Fleur Pellerin – femme d’élite, femme jeune, femme brillante – lit des notes, Fleur Pellerin – femme d’élite, femme jeune, femme d’un avenir possible des gauches – lit les dépêches, Fleur Pellerin, ministre de la Culture, ne lit pas Modiano, et lit très peu en général.

Lire aussi :

La Barbarie est ici. Si l’on peut être ministre de la Culture sans lire, alors nous ne sommes plus que technique et budgétisation, et rien ne nous élèvera plus, et l’âme est un leurre, et tous les mots qui nous ont inventés plus grands que nous-mêmes – “C’embêtant dit Dieu, quand il n’y aura plus ces Français”- valent moins qu’une note de cabinet. Ce n’est pas seulement que Fleur Pellerin n’a jamais lu Modiano qui, il y a deux ans, avant que sa carrière ministérielle ne la happe, avait déjà un peu publié. Ce n’est pas seulement que, Modiano nobelisé, Fleur Pellerin n’a pas eu la moindre curiosité pour son oeuvre – n’a même pas pensé à aller regarder un livre, un seul, de cet homme couronné – n’a pas été fichue de retenir un titre, un seul, une phrase, pour faire illusion. Non. Le pire est ailleurs: elle n’a pas voulu faire illusion. La barbarie est donc exquise, qui se drape d’honnêteté et s’exprime en transparence, vertu contemporaine…

Il est de bon ton de considérer que Jérôme Cahuzac, jadis ministre du Budget et titulaire d’un compte bancaire off-shore, est le plus grand coupable de notre vie politique. Pourtant, Cahuzac a moins transgressé que Fleur Pellerin. Cahuzac cachait son compte et mentait -ô combien! Mais il mentait parce qu’il savait qu’il avait tort; mentant, il nous disait qu’il avait tort; il savait qu’il s’était mis dans l’impossible. Son mensonge et sa honte validaient, a contrario, la supériorité d’un monde où les ministres ne bafouent pas l’ordre fiscal, où l’honnêteté est la norme et la fraude une hérésie.

Fleur Pellerin, elle, ne songe pas à mentir. Elle ne songe pas, une minute, qu’il faudrait qu’elle mente, parce qu’on ne doit pas laisser croire aux enfants de ce pays que le livre est sans importance, pour que personne ne puisse penser que l’on peut devenir ministre des arts, des lettres, de la musique et des musées en déjeûnant avec un prix Nobel de littérature sans l’avoir lu.

Trop tard. C’est vrai. On peut. La preuve.

Lire ne compte pas, ne pas lire n’empêche rien. Fleur Pellerin le démontre. On peut ne pas lire Modiano (en lire un seul, juste un, quitte, après tout, à ne pas aimer) et être brillante et ministre place de Valois. Un jour, quelqu’un, pas Manuel Valls (qui lit) mais François Hollande (qui nomme) a proposé à Fleur Pellerin de récupérer le ministère de Malraux, Lang et Frédéric Mitterrand – et elle a accepté; et pas un moment, elle ne s’est dit que ce n’était pas pour elle, qu’elle pouvait passer ce tour-là ? A-t-elle douté ? S’est-elle dit qu’il y avait, dans la Culture, une part de sacré avec laquelle on ne pouvait pas jouer ? Elle y est allée, tant on peut indifféremment administrer le Commerce extérieur, la nouvelle économie, la littérature et la musique et les choux farcis. Est-ce notre vérité ?

Ses amis prétendent qu’elle fut lectrice, et souffrirait de la privation. Que ne l’a-t-elle dit en plateau, qu’elle souffrait et regrettait d’être exilée loin des livres, et qu’elle vivait dans l’absurde, ministre de la beauté des choses forcée à l’inculture. Elle devrait partir, Fleur Pellerin, et l’on trouvera toujours quelqu’un pour raboter le budget de la danse et taxer les cartouches d’encre, si c’est désormais le sujet. Elle partirait, on lui demanderait pourquoi, elle dirait, “je vais lire Modiano”, et quand elle reviendrait, elle serait encore présidentiable.

Retrouvez Claude Askolovitch sur Twitter.

Source : Huffington Post


Fleur Pellerin a commis un péché mortel !

Par Philippe Bilger .

Dans une France qui va mal et qui a failli être humiliée par Bruxelles, notre ministre de la culture Fleur Pellerin a commis un péché mortel : si elle a déjeuné avec notre prix Nobel de littérature – cette distinction est beaucoup, voire trop pour lui à mon sens -, elle n’a pas été capable de citer un seul titre de ses romans.

Patrick Modiano s’en est sans doute très bien remis mais l’ébullition qui a suivi cet épisode “capital” de notre vie publique pourrait laisser penser que le destin de notre pays ne tient plus qu’à un fil : celui de la culture de Fleur Pellerin.

C’est une péripétie liliputienne du type de celles qu’adore la France, portée au paroxysme, dans l’outrance et le ridicule, par des personnalités pour qui la culture est une obligation et un pensum et notre nation a du temps à perdre, à dilapider.

On a le droit de ne pas lire un seul roman de Patrick Modiano et si on s’avisait d’être aussi impitoyable à l’encontre de certains de nos intellectuels et journalistes qu’ils se sont plu à l’être en se moquant de Fleur Pellerin, leur caste serait décapitée!

Qu’on songe que Claude Askolovitch n’a pas hésité à pourfendre une ministre qui nous entraînait vers “l’état de barbarie” et aurait dû démissionner ! Que devra-t-elle donc faire si un jour elle commet une faute gravissime ?

Jack Lang, ancien ministre de la culture qui, dans la nostalgie, fait quasiment l’unanimité est venu courageusement à son secours. J’ai retrouvé la personnalité qui avec éclat s’était portée au secours de la liberté d’expression dans les polémiques concernant les spectacles douteux de Dieudonné. Aurélie Filippetti aurait dû s’en inspirer mais elle n’est plus à un ressentiment près !

J’ai toujours apprécié Fleur Pellerin, je suis partial mais je persiste : elle n’a commis aucun péché mortel et la France ne tremble pas sur ses bases à cause d’elle, pas plus d’ailleurs que la culture. Elle aura probablement chapîtré l’un de ses conseillers et c’est tout.

Si la seule tragédie française, aujourd’hui, était de ne pas pouvoir citer le titre d’un roman de Modiano, notre pays serait au comble de la félicité !

On sait bien que non et un drame authentique nous l’a récemment rappelé.

Fleur Pellerin est innocente.

Source : le blog de Philippe Bilger, Justice au Singulier


Non-lecture(s): quand une ministre nous afflige…

Adieu 
la Culture, 
Fleur Pellerin n’a pas lu 
un livre depuis deux ans.
Temps. Fleur Pellerin n’a donc «pas le temps» de lire. Sous-entendu: «À quoi bon lire quand on manque de temps.» Ou pire: «Aucune place pour le livre dans un agenda surchargé.» Bienvenue chez les énarques en politique, capables de répliques spontanées d’autant plus sincères (sic) qu’ils ne voient jamais où est le problème et pourquoi certains de leurs comportements ou propos «disent» quelque-chose de pourri au royaume de notre époque.
Avez-vous lu le dernier 
Modiano? Bah, non… Quel est le livre du prix Nobel que vous avez préféré? Euh… Et le coup de grâce: je n’ai pas ouvert un livre depuis deux ans… Pensez-donc, avec toutes ces responsabilités, il faudrait en plus se disperser en énergie dans la littérature, dans les récits, dans les essais? N’y pensez même pas, chassez définitivement les paroles frémissantes, le souffle puissant, la carcasse immense, celle du poète ou du romancier qui donnent de la matière et de la chair aux mots, des ailes à l’esprit, toujours en avance d’un horizon, jamais à court d’invention, donc d’espoir.
Pas le temps, cela ne se discute pas ; pas le temps, cela ne se négocie plus ; pas le temps, d’ailleurs à quoi bon en perdre.
Songes. Frères de livres, séchez vos larmes. C’était bel et bien la ministre de la Culture qui avouait ainsi ne pas avoir lu un livre depuis deux ans, préambule surréaliste à la semaine des principaux prix littéraires distribués dans ce pays si singulier, la France. Vous vous souvenez, la France?
Mère et fille (souvent l’une ou l’autre) des lettres, des arts et des Lumières. Mais que s’est-il donc passé ici-et-maintenant pour qu’une successeure de Malraux finisse par admettre qu’elle ne lit pas ou plus, pas même trente ou quinze minutes par jour, avant de s’endormir par exemple, comme le font des millions de nos concitoyens, pour plonger dans le sommeil comme on entre dans la vie, celle de la conscience des rêves, celle des sommeils tourmentés quand brûle en nous la soif d’évasion et de création? Oui, qu’est-il advenu pour que semblable aveu – prodigieux aveu en vérité ! – renverse si peu le cœur et l’esprit de nos «élites»?
Au fond, de quoi cet aveu est-il le signe? S’agit-il d’un sommet de l’incompétence en politique, qui préfère la technocratie des stratégies financières et logistiques à l’art des lettres et du roman comme possibilité d’imagination et d’émancipation? Doit-on y voir une indication sur le « niveau » de la ministre concernée, autrement dit sur le «niveau» général de l’exécutif actuel, qui, côté culture, ne donne guère confiance? Que s’est-il produit d’insensé au pays de Voltaire, d’Hugo, de 
Le Clézio et de Modiano, pour qu’une personnalité en apparence aussi brillante que Fleur Pellerin, élevée dans les grandes écoles et nourrie à l’excellence de nos héritages multiples, se trouve ainsi prise en flagrant délit d’inconséquence intellectuelle et qu’elle ose se dire «scandalisée» des attaques dont elle est depuis, assez logiquement, victime?
D’autres, en pareille circonstance, auraient rectifié le tir en déclamant leur flamme éperdue à la littérature ; pas elle. Le moment contemporain nous place dans une situation inédite. Le pro, la pro naviguent à vue sans carte ni repères lettrés, sur un océan d’illusions démontées. Il n’y a plus de quoi, il n’y a que des qui, enfants d’un système qui organise une nouvelle forme de déclin: la déculturation. Rappelons-leur à toutes et tous, avant de leur dire bonsoir: nous ne faisons partie d’un pays, comme les êtres humains font partie de l’humanité, qu’en mémoire et en espérance.
Supprimer les lettres de son intime, c’est bannir à la fois la profondeur du temps et l’insolence indéfinissable du futur – cette insolence créatrice sans laquelle il n’y a plus de songes, rien que des dogmes.
Source : Le blog de Jean-Emmanuel Ducoin (article repris dans l’Humanité)

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Commentaire recommandé

Bigtof // 09.11.2014 à 08h30

Ce qui est symptomatique, c’est la montée en puissance dans nos élites de plus en plus de gens incultes.
Ce n’est pas qu’ils sont moins intelligents, ils sont peut-être même plus affutés pour le combat politique qui nécessite toute leur énergie, c’est juste qu’à la fin, et on le voit aujourd’hui, nos politiques n’ont aucune idée de ce qui fait le sens de leurs décisions, ce qui est moralement inacceptable et ce qui est moralement supérieur.
Oui, Sarko était le premier président inculte de notre pays. Il a en même temps été la représentation de la barbarie à plus d’un titre. Qui se souvient comme il a conchié les chercheurs, les plus grands auteurs ou penseurs de notre temps pour mettre en avant un imposteur comme BHL ? Grâce à ce barbare, le débat sur l’identité nationale (et bien d’autres saloperies) ont pu avoir lieu parce que gagner l’élection suivante était plus important que les dégâts infligés au pays.
Pellerin n’est qu’une barbare parmi d’autres. Pas plus coupable, mais elle aussi dira peut-être bientôt que BHL ou Attali sont le sommet de la pensée, comme elle a gentiment remarqué que Modiano est rigolo…
La culture aide à trouver en soi le sens profond de ce que l’on fait, et pourquoi telle ou telle décision doit, ou ne doit pas être prise ? Elle permet de ne pas laisser ses actes n’être que des décisions de gestion sans considération des conséquences humaines. Elle permet surtout de ne pas accepter ce qui est inacceptable, ou de savoir que le faire imposera d’en payer le prix. Elle permet de refuser d’aller soutenir un gouvernement allié avec Svoboda, parce qu’on sait que c’est moralement indéfendable.
On peut ne pas aimer lire, ne pas aimer aller voir une pièce de théatre, ne jamais aller voir des oeuvres d’art. (Je dis bien aimer, et non pas y aller toujours car la culture est aussi très chère). Il ne s’agit pas de compétence. Il s’agit du sens.
Cela me parait juste incompatible avec la responsabilité d’une fonction de gouvernement

88 réactions et commentaires

  • JARRY // 09.11.2014 à 00h17

    On peut imaginer aussi qu’elle a beaucoup lu avant d’être ministre et qu’il lui est tout simplement impossible de lire maintenant avec un emploi du temps un peu chargé…
    Article un peu tiré par les cheveux, non?

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    • ploi // 09.11.2014 à 02h49

      Modiano a quand même commencé à écrire un peu avant que Pellerin ne devienne ministre.
      Avec une certaine réussite qui plus est. Il était juste considéré comme un des plus grands écrivains français contemporains. Avant le Nobel! (par contre il ne passait pas beaucoup à la télé…)

      Pour le temps, je suis désolé, ça se trouve. Faut arrêter de se foutre de nous.

      Par exemple à la place d’ aller admirer des ballons gonflables géants ou de tweeter à leur sujet…

      Arguments rejetés. 😉

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      • Pepin le court // 09.11.2014 à 11h09

        Il y en a qui ont lu Modiano mais pas “L’origine des espèces” de Darwin !

        Cela me parait infiniment plus grave !

        Il y en a qui ont lu Modiano mais non pas lu ” Pour en finir avec Dieu” de Richard Dawkins !

        Cela me paraît tragique !

        A chacun sa culture !

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        • anne jordan // 09.11.2014 à 12h45

          http://www.silicon.fr/french-tech-fleur-pellerin-equivalent-francais-silicon-vall

          Madame le Ministre de la Kultur préfère la toile aux livres …
          tout est dit !

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        • Fabrice // 10.11.2014 à 10h48

          il y en a qui ont lu “L’origine des espèces” de Darwin mais pas la Bible!

          incroyable

          pour rappel, même si l’on adhère pas aux valeurs et croyances inscrite dans ce livre, c’est tout de même l’Histoire de l’humanité qui est racontée

          qand a Darwin et ses compères, ils ont permis de justifier des idéologies (nazisme et communisme) et donc des massacres insoutenables

          tragique c’est en effet le mot.,

          malheureusement, il faut de tout pour faire un monde

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          • Christophe Vieren // 10.11.2014 à 17h19

            Pour aller dans le même sens qu’Homère, sur “l’histoire de l’Humanité racontée dans la bible” lire Traité d’athéologie de Michel Onfray. Au passage, il tacle également les autres religions abrahamiques en montrant les contradictions “historiques” qui les émaillent leurs textes de référence.

            Pour l’histoire du père Noël, joker, je ne connais personne qui démontre que c’est une fable. Mais peut-être je me trompe.

            Sinon, en beaucoup plus court d’après Desproges je crois : “une religion c’est une secte qui a réussi “. Bon, remarque qu’il y a des sectes qui disent la vérité

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            • Homère d’Allore // 10.11.2014 à 18h06

              Merci de votre soutien, Christophe.
              Pour aller un peu plus loin qu’Onfray qui est très sympathique et en phase avec certaines de mes positions philosophiques mais toutefois un peu trop vulgarisateur, je vous conseille “La violence monothéiste” de Jean Soler paru aux éditions de Fallois.
              Autrement, l’argument ultime contre l’existence d’un dieu infiniment bon est toujours celui du Curé Meslier.
              Les animaux ne sont pas sauvés et n’ont pas de vie éternelle. Or, ils souffrent. Cette douleur n’est pas rachetable donc elle est absurde. Un dieu qui permet une souffrance absurde est soit pervers soit inexistant. Meslier préfère un dieu inexistant à un dieu pervers.
              Argumentation qui attend toujours sa réfutation depuis 1731. Avis à tous les mystiques qui hantent ce blog !

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            • Fabrice // 11.11.2014 à 12h37

              Onfray dit quand meme des aneries, du genre Jesus Christ n’a jamais existé( ou c’est une invention, c’est du pareil au même).

              je pense que mr Onfray devrait le dire à messieurs Tacite et Pline le jeune, pour qui le Christ était tout aussi réel que Charlemagne ou Napoléon.

              on ne joue pas dans la meme cour; Onfray est petit joueur par rapport a ces deux auteurs.

              2000 ans plus tard, on p

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    • Charles // 10.11.2014 à 10h13

      Il semble que la ministre de la Justice, Taubira, ait demandé que du temps dans son emploi du temps soit dégagé pour qu’elle puisse lire (un après-midi).

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      • Homère d’Allore // 11.11.2014 à 15h40

        Et encore, contrairement à Moïse dans Nombres 31-13 , Radko Mladic n’a massacré que les hommes. Moïse a insisté pour que l’on tue aussi les femmes. Seules furent épargnées les petites filles pour qu’elles “soient à vous”, bel euphémisme pour l’esclavage sexuel…

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        • Homère d’Allore // 11.11.2014 à 15h41

          Désolé, c’est Nombres 31-13.

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  • Lage // 09.11.2014 à 00h33

    « …longeant indéfiniment le bord de l’océan religieux que son génie ne quitte pas des yeux ni de l’âme, sans y pénétrer jamais. »

    Tiré d’une lettre de de Gaulle à propos de Montherlant – juste pour le contraste…

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  • ril // 09.11.2014 à 00h33

    Assez mauvais procès, la ministre de la recherche n’a probablement pas non plus lu les thèses des prix Nobel, pas plus que Sapin, Montebourg ou Macron lisent Tirole.

      +12

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    • ploi // 09.11.2014 à 02h34

      A noter que Tirole c’est de l’économie de laboratoire sans aucun lien avec la réalité. Tant mieux si aucun politique ne l’a lu et que ses délires ne nous sont jamais infligés.

      L’économie n’est pas une science exacte et le prix Nobel d’économie n’existe pas (si un prix d’économie du site les-crises.fr était créé en l’honneur d’Alfred Nobel, on est d’accord que ça deviendrait pas le prix Nobel d’économie, si?).

      L’économie est politique. Il doit donc revenir aux citoyens de décider, par l’intermédiaire de leurs représentants, de la politique économique à mener. Et pas à des savants fous.

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      • ril // 09.11.2014 à 10h01

        Que ce soit le Nobel ou le prix Tartempion qu’est ce que ça change ?

        Il n’y a pas de Nobel de maths, les médaillés Fields sont cependant reconnus comme ayant apporté des avancées.

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        • yann // 09.11.2014 à 12h40

          Sauf que l’économie n’a absolument pas la rigueur des sciences ou des mathématiques. Les économistes émettent des théories, mais ne s’inquiètent guère de la mesure des faits qui valide le raisonnement théorique. En fait l’économie est restée au stade de la métaphysique sans arriver au stade du positivisme si l’on use de la méthode épistémologique d’Auguste Comte. On émet des théories qui paraissent logiques dans leur cadre, mais dont on ne vérifie aucunement le lien avec le réel. Et l’on en déduit pourtant des politiques dans le monde réel, voilà qui prête à discussion tout de même. Bernard Maris compare souvent l’économie à la scolastique religieuse, il n’ a pas tout à fait tort.

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          • Michel Ickx // 09.11.2014 à 17h11

            Et que le prix Nobel de l’économie est une arnaque avec de très graves conséquences pour la créations des dogmes économiques dont nous souffrons les domages collatéraux.
            Créé par la banque de Suède (privée comme la FED) c’ était à l’origine un prix “en l’honneur d’Alfred Nobel” Ce que les médias ont vite renommé “Prix Nobel” ce qui n’a pas du tout plu à la famille de Nobel et ce qui a permis de promouvoir à grand battements de tambours de nombreuxs ignorants utiles (au système) parmi quelques sages .

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        • ploi // 09.11.2014 à 14h34

          @ril

          Ça change tout justement. Si l’image du prix Nobel est détournée, ce n’est pas par hasard.

          Vous prenez l’exemple des médailles Fields en maths qui sont bien la preuve que la reconnaissance peut s’obtenir par le mérite propre d’un prix. Il n’y a pas donc pas besoin d’usurper la reconnaissance de précédents lauréats (et donc aussi du prix lui-même) dans d’autres sciences pour être reconnu.
          Reconnu en tant que prix pour le prix de la banque de Suède mais aussi reconnue en tant que science pour l’économie au même titre que la physique ou la chimie.

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    • le Prolo du Biolo // 09.11.2014 à 21h10

      Cela dit, excuser l’incompétence de l’une par l’incompétence des autres …

      Quiconque l’a écoutée 5 mn de suite sait qu’elle a été choisie pour la souplesse de son échine et sa conformité au moule.

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  • bidule // 09.11.2014 à 00h37

    Mouais. Ca ressemble quand même un peu à du FUD. Quand le prix Nobel est décerné à de sombres suédois dont personne n’a jamais entendu parler, on n’a pas de sarcasmes assez virulents pour se moquer de l’eurocentrisme de ce prix. On arrive très bien à voir que ce prix est une farce et qu’on serait bien mal avisé d’en déduire quoique ce soit du lauréat.

    Mais là, cette année c’est un français. Donc on oublie tout. Maintenant le prix Nobel, il faut le considérer. Vous comprenez, c’est le prix Nobel, quoi. “On peut ne pas être d’accord avec les choix mais [mettre ici une proposition qui contredit la première partie de la phrase]”.

    Si la critique du Prix Nobel doit avoir une consistance (et je pense qu’on serait bien avisé de faire passer celui de Littérature avec celui de la Paix par la fenêtre), on ne peut pas subitement le réhabiliter parce que ça nous arrange pour basher Untel.

    S’il y a deux mois, il était acceptable qu’un ministre de la Qulture n’eût jamais lu Modiano, ça le reste encore aujourd’hui.

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  • maudit âne // 09.11.2014 à 01h44

    la classe aurait été de simplement citer ” Fleurs de ruine”

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  • casper // 09.11.2014 à 01h46

    Il s’enflamme un peu la, Askolovitch… Je lui recommanderait bien un calmant, mais il me dirait que ça lui rappelle des heures sombres de sinistre mémoire, ou un truc comme ca.

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  • JaySWD // 09.11.2014 à 02h04

    Askolovitch tel qu’en lui-mème,un con,voilà tout……………..Pour les suicidaires,tentez de survivre au delà d’une poignée de secondes à ses “analyses” sur I télé…..
    Pour le quadra provincial que je suis,il y avait à l’époque à la télé un certain Bernard Pivot,moine soldat de la culture pour tous pensant innocemment que la télé pouvait élever les hommes et donc les âmes….Les Cons stratosphériques façon Askolovitch ont placé la Culture sur un piédestal,un truc pour snobs initiés que les ploucs,pauvres et autres bouseux n’ayant ni la carte Gold ni le carnet d’adresses,ne sauraient approcher…et encore moins comprendre!!!…………….Lesquels,constatant une culture puante,méprisante et élitiste,en tout cas fermée pour eux,trouvent finalement leur compte chez les marchands de “temps de cerveau disponible”…….

    Et si les spécimens façon Askolovitch participaient eux aussi à la “fabrique du Crétin”????

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    • Homère d’Allore // 10.11.2014 à 17h37

      Je pense, en effet, que la disparition d’Apostrophes sur le service public fut une grave erreur.
      Toutefois, je ne vois pas dans le papier d’Askolovitch de morgue vis à vis des provinciaux ou des non possesseurs de carte Gold !
      Je ne comprends pas votre colère.
      Par ailleurs, comme je l’ai déjà indiqué sur le blog de M. Berruyer mais dans d’autres discussions, il existe avec ce gouvernement un réel risque de déclassement du Livre au profit d’autres supports du type tablettes.
      Ce n’est pas une évolution neutre.
      Fleur Pellerin est l’une des thuriféraires des tablettes à l’école. Cette mesure est devenue l’un des étendards de François Hollande lors de son dernier passage à la télévision.
      C’est tout l’avenir du Livre qui se joue actuellement, dans une indifférence totale ou, pire, avec l’acquiécement béat des médias devant tout ce qui vient de Google ou d’Apple…

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  • Jean // 09.11.2014 à 02h08

    Si vous êtes ministre et vous n’avez que le temps de lire des dépêches, des articles, alors choisissez Les.Crises.fr, vous serez plus en phase avec la réalité du Monde et du Peuple.

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  • boduos // 09.11.2014 à 02h26

    ouais… ou Zadig et Voltaire ..ou la princesse de Clèves..quand on voit Montebourg se reformater en un mois ,ça nous explique le niveau requis pour être selectionné puis vacciné made in US par une “french american fondation”.
    Faut surtout pas de culture générale et des idées trop larges ,ça fragiliserait le système.
    Rien d’illogique dans tout cela.

      +9

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  • Jean-Mouloud // 09.11.2014 à 04h37

    Donc la ministre de la culture doit lire beaucoup, du sport être un sportif, etc… Oui, bien sûr.

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    • Bruno // 09.11.2014 à 12h49

      Elle doit aussi être musicienne, savoir peindre à l’huile, sculpter dans son jardin, être bonne actrice et savoir danser, cela va de s’en dire…

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      • le Prolo du Biolo // 09.11.2014 à 21h18

        On ne lui demande pas d’écrire des livres, mais d’en lire …

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      • niethil // 10.11.2014 à 00h05

        Sans oublier quelle doit aussi être photographe, cinéphile et architecte. Ainsi que gastronome et calligraphe. Pratiquer également l’origami. S’y connaître en parfumerie. Et j’en passe …

        Malheur au chef d’orchestre qui deviendrait ministre de la culture et préférerait écouter de la musique plutôt que lire un livre ! Vous imaginez, avoir un tel inculte comme ministre ?

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      • Homère d’Allore // 10.11.2014 à 18h19

        Non, mais il est souhaitable qu’elle sache que Fidelio est le seul opera de Beethoven, que Braque et Picasso furent cubistes et même savoir que Baryshnikov n’était pas un cosmonaute…allez, on lui pardonnera si elle pense que McCarthy n’est pas un plasticien mais un escroc !

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  • maboiteaspam // 09.11.2014 à 04h37

    Le premier auteur délire un peu. Je préfère encore que la bêtise crasse s’affiche en public, que nous ayons une chance de la comprendre et de la percevoir qu’ils ne sont pas mieux que nous, que de perdurer dans un mythe lâche et faux de l’élu au dessus de, meilleur que, nous.

    Il n’y a qu’à voir comme il donnerait presque des lauriers à cahuzac d’avoir mentit pour justifier ce mythe dépassé.

    Belle prose issue d’un autre temps qui n’à plus sa place.

    De la même manière lorsqu’il prétend que la culture serait sacrée. J’ai envie de lui dire de se réveiller que c’est pas la faute de fleur pèlerin si les télé réalité pullulent, si les chanteurs sans convictions sont nos supers stars de temps modernes.

    Ce qu’il reproche à fleur pellerin ne me semble être que le bout de l’étendard de ce que nous jugeons, à tord, ou à raison, la bêtise ambiante.

    Bref, non.


    AH, je viens de lire mr Bilger, j’aurais voulu dire la même chose : )

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    • bobi // 09.11.2014 à 13h32

      la bêtise crasse c’est que personne au ministère de la culture ne lui ait fait une fiche du bonhomme Modiano ni inscrit une “pompe” dans le creux de la main. Comme disait Desproges “on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui”, donc si on a une bonne bouffe avec quelqu’un, la moindre des choses c’est de savoir de quoi on peut rigoler avec lui, au minimum jeter un oeil sur wikipedia de 1mn. Dans l’emploi du temps d’une ministre ça devrait être possible. Si j’ai un casting pour un rôle
      je me renseigne un minimum sur la Cie et le metteur en scène. Pour moi, c’est simplement du mépris de montrer un tel désintérêt pour son interlocuteur… chapeau l’artiste!

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  • Bruno // 09.11.2014 à 06h57

    Je soutiens à fond Fleure Pellerin. Comme elle, je ne lis jamais de livre ou alors un par an à la plage et c’est souvent une BD.
    Mme Pellerin doit être un peu comme tous ceux qui ne lisent pas : au fond, elle aurait le temps de lire. Mais elle n’aime pas cela ou alors elle a autre chose de plus intéressant a faire.

    Chacun son truc et ce monsieur Askolo-machin est un gros prétentieux.

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    • Bigtof // 09.11.2014 à 08h30

      Ce qui est symptomatique, c’est la montée en puissance dans nos élites de plus en plus de gens incultes.
      Ce n’est pas qu’ils sont moins intelligents, ils sont peut-être même plus affutés pour le combat politique qui nécessite toute leur énergie, c’est juste qu’à la fin, et on le voit aujourd’hui, nos politiques n’ont aucune idée de ce qui fait le sens de leurs décisions, ce qui est moralement inacceptable et ce qui est moralement supérieur.
      Oui, Sarko était le premier président inculte de notre pays. Il a en même temps été la représentation de la barbarie à plus d’un titre. Qui se souvient comme il a conchié les chercheurs, les plus grands auteurs ou penseurs de notre temps pour mettre en avant un imposteur comme BHL ? Grâce à ce barbare, le débat sur l’identité nationale (et bien d’autres saloperies) ont pu avoir lieu parce que gagner l’élection suivante était plus important que les dégâts infligés au pays.
      Pellerin n’est qu’une barbare parmi d’autres. Pas plus coupable, mais elle aussi dira peut-être bientôt que BHL ou Attali sont le sommet de la pensée, comme elle a gentiment remarqué que Modiano est rigolo…
      La culture aide à trouver en soi le sens profond de ce que l’on fait, et pourquoi telle ou telle décision doit, ou ne doit pas être prise ? Elle permet de ne pas laisser ses actes n’être que des décisions de gestion sans considération des conséquences humaines. Elle permet surtout de ne pas accepter ce qui est inacceptable, ou de savoir que le faire imposera d’en payer le prix. Elle permet de refuser d’aller soutenir un gouvernement allié avec Svoboda, parce qu’on sait que c’est moralement indéfendable.
      On peut ne pas aimer lire, ne pas aimer aller voir une pièce de théatre, ne jamais aller voir des oeuvres d’art. (Je dis bien aimer, et non pas y aller toujours car la culture est aussi très chère). Il ne s’agit pas de compétence. Il s’agit du sens.
      Cela me parait juste incompatible avec la responsabilité d’une fonction de gouvernement

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      • Milsabor // 09.11.2014 à 10h52

        Bigtof : “La culture aide à trouver en soi le sens profond de ce que l’on fait, et pourquoi telle ou telle décision doit, ou ne doit pas être prise ? Elle permet de ne pas laisser ses actes n’être que des décisions de gestion sans considération des conséquences humaines.”
        Les actes accomplis sans considération des conséquences caractérisent les fonctionnements pervers reposant sur le clivage et le déni. Je ne crois pas que la culture soit une prophylaxie efficace pour ce type de pathologie : nécessaire, indispensable, mais pas suffisante.

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        • Norbert // 09.11.2014 à 11h27

          Milsabor,

          Pathologie ? N’y allez vous pas un peu fort ?

          Combien de serveurs, de restaurateurs, lorsqu’ils débarrassent votre table au sortir d’un excellent repas, jettent pèle mêle l’organique et le synthétique dans un seul et même sac, sac qui une fois bien noué se retrouve en voie publique offert à la mafia chargée de récolter les ordures ménagères en même temps ques les taxes éponymes, en sus des taxes sur le conditionnement, celles sur la valorisation des déchets et j’en passe ?

          Il me semble qu’en ces termes :
          “La culture aide à trouver en soi le sens profond de ce que l’on fait, et pourquoi telle ou telle décision doit, ou ne doit pas être prise ? Elle permet de ne pas laisser ses actes n’être que des décisions de gestion sans considération des conséquences humaines.”

          Bigtof touche précisément le rôle de la culture dans son essence. La culture peut être un loisir, un divertissement, pour ceux et celles qui la cultive, tout comme d’autres peuvent avoir un petit jardin, un modeste potager. Mais ne pas oublier la dimension “alimentaire” de la culture spirituelle, intelectuelle. Elle est la nourriture essentielle du vivre ensemble. Sans culture nous sommes primitifs, vulnérables, impotents.

          La culture est non seulement alimentaire, mais élémentaire. Pour lutter contre la “pathologie” de l’insouciance, cultiver les individus et leur faire prendre conscience qu’ils sont des éléments du corps social.

          A noter qu’un pouvoir cherchera à controler la culture (agriculture) et la culture (individuelle) pour ensuite s’accommoder du reste.

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      • Andrea // 09.11.2014 à 12h05

        ..avec un clin d’oeil, car c’est une caricature..

        Les 10% (pouvoir financier, économique, les riches, les ex-aristos, les PDGs, hauts politiques, etc.) lisent très peu. Leurs lectures quasi uniques sont des textes spécialisés (souvent des rapports, en lien avec l’activité, parfois hobby comme le cheval, l’art) et des magazines. Eh oui, des magazines de luxe. Il’s n’aiment pas et n’utilisent pas internet sauf e-mail (PDG etc.) et le connaissent très mal – c’est pour les plebs. Quand ils ont un site ou une page face-book (twitter c’est un peu différent, pcq ca rejoint presque la communication orale) c’est juste pour la pub, la com, c’est un employé qui gère. Ils ne regardent jamais la télévision (les enfants ont l’interdiction presque absolue.) La culture, c’est l’art, les concerts, l’opéra, un show, un vernissage, c’est-à-dire des occasions sociales.

        Pas le livre, fiction ou non (histoire, sciences, etc.)

        Il s’agit donc d’une caractéristique de classe qui fonctionne en vase clos et qui ne s’intéresse pas au monde à l’extérieur de leur groupe. Fleur avec ses dépêches AFP est typique, car ils ne lisent pas autre chose que des très brève ‘nouvelles’ dite du ‘système’ ou ‘mainstream’ – p. ex. ce qui se passe véritablement en Ukraine, ils s’en moquent complètement, seul ‘la ligne’ (anti-Putin) de leur groupe compte. L’ignorance et le manque de réflexion sont presque une obligation.

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        • lon // 09.11.2014 à 12h58

          Bien vu, et d’ailleurs la taille de l’écran TV est inversement proportionnelle à la position sociale.

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        • bigglop // 09.11.2014 à 16h51

          Encore un écran de fumée et l’on en revient toujours à Pierre Bourdieu :
          La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d’une partie très importante de la population.
          Or, en mettant l’accent sur des faits divers, en remplissant ce temps rare par du vide, du rien ou du presque rien, on écarte les informations pertinentes que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques.

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    • pierre9459 // 09.11.2014 à 09h40

      En partie un tout petit petit peu d’accord avec ce que vous affirmez mais juste sur le constat qu’il y a des gens qui n’aiment pas lire.
      Mais nous sommes en France et je suis désolé de vous dire qu’une personne qui n’aime pas lire ne saurait prétendre à la fonction de ministre de la …culture.
      Je sais bien que la mode est au grand n’importe quoi, mais il ne faut pas exagérer non plus !!!

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    • Eleutheria // 09.11.2014 à 11h43

      D’accord, mais vous n’êtes pas ministre de la culture…

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    • le Prolo du Biolo // 09.11.2014 à 21h15

      D’un autre côté vous n’êtes pas ministre de la culture …

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  • Jourdon // 09.11.2014 à 07h23

    André MALRAUX fut un Ministre de la Culture légendaire, car l’inventeur du « musée imaginaire » montrait une intuition stupéfiante et d’autre part quel grand écrivain ! Mais on peut aussi rappeler que durant sa jeunesse il fut en partie un aventurier qui partit en Extrême-Orient piller des antiquités afin de les revendre sur les marchés en Occident…
    Jack LANG ce grand homme de théâtre et fidèle parmi les fidèles de François MITTERRAND me paraît être un de ceux qui ont pu donner à l’ancien Président de la République socialiste une « garantie d’homme de gauche » – quoiqu’il ne fasse pas de doute qu’il était un Président de gauche ; mais le personnage était si complexe et florentin que je pense cette façon de présenter est une des façons osables…
    Quand à la culture de son neveu il ne viendrait à l’esprit de personne de contester ni son ampleur ni sa profondeur (et je ne pense pas que « la culture soit ce qui reste quand on a tout oublié…].

    Ayant dit cela, je pense que la nomination de Fleur PELLERIN au portefeuille de la culture représente un choix parfaitement équilibré, et qui entre en résonance parfaite avec l’époque dans laquelle nous avons tous à effectuer une sorte de travail d’équilibrisme, menacés d’être atteints par des vagues plus ou moins grandes d’événements, arrivant seuls ou en séries…
    Notre époque est bien celle de la numérisation. Et la culture peut parfaitement se déployer, être mise en valeur, trouver, garder, défendre sa place dans notre société : par le truchement du numérique tout simplement !!!

    Non vraiment, indépendamment du fait que le texte de Claude ASKOLOVITCH est fort bien écrit, mon commentaire serait plutôt que, en dépit du proverbe « on peut mentir une fois à mille personnes, ou mille fois à une personne, mais on ne peut pas mentir mille fois à mille personnes », du fait de l’irruption du numérique ce ne serait plus par milliers mais plutôt par millions au moins qu’il faudrait raisonner. Dans ce cas, je pense que le fait de choisir de mentir – pour quelque raison que ce soit – constituera vite un choix strictement dominé sur le long terme, et je préférerais voir ce que le numérique va apporter à la culture : certainement beaucoup !!!!!!!

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    • Homère d’Allore // 10.11.2014 à 21h04

      Bonjour, Jourdon.
      Ma position sur le numérique est presque diamétralement opposée à la vôtre.
      Je pense, au contraire, que le numérique présente des facilités non négligeables pour la productivité marchande mais un danger fatal pour la Culture. Du moins, si il n’est pas contenu dans des domaines bien particuliers.
      D’abord et avant tout par la menace qu’il représente pour le Livre et son écosystème. La lecture d’un texte comme Ulysse de Joyce ou Jean-Christophe de Romain Rolland est impossible sur un support numérique. Essayez voir ne serait-ce que 10 pages !
      Le fait que n’importe qui et n’importe quoi puisse être diffusé sur la Toile entraîne une censure par pléthore qui ne permet plus d’avoir le filtre de l’éditeur et du libraire. Par exemple, je connais la ligne éditoriale de José Corti ou P.O.L et je connais mes libraires qui passe leurs vies à lire ( je sai
      s, c’est devenu rare).
      La lecture profonde d’un texte deviendra impossible sur un support numérique. La lecture sera détournée par des liens hypertexte, des notifications de mails, etc.
      Le livre est un objet d’échange social; il est souvent offert comme cadeau. Offrir un “livre numérique” revient à offrir un fichier avec lequel l’échange symbolique est très limité.
      Je ne suis pas allergique aux tablettes. J’écris ce texte sur ce support. Mais je parle “les deux langues” ! Si demain, les élèves de collège remplacent “les livres trop lourds pour le cartable” par une tablette qui fera doublon avec celle qu’ils ont déjà à la maison, ils ne parleront plus qu’une seule langue et la plus pauvre des deux.
      Je vous conseille de lire “Contre le colonialisme numérique” de Roberto Casati paru chez Albin Michel et “L’emprise numérique” de Cedric Biagini paru à L’échappée.
      Vous conviendrez, même en tant que contradicteur, que ce débat important a été escamoté et mérite d’être porté en place publique.

        +1

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      • Homère d’Allore // 10.11.2014 à 21h07

        Qui passent leurs vies à lire. Désolé de la faute mais l’envoi du commentaire est parti trop vite…

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      • Jourdon // 10.11.2014 à 22h19

        Bonsoir, @Homère d’Allore,
        Je conviens avec vous, même comme contradicteur – pour l’efficacité de notre débat – que les points que vous soulevez sont importants.
        Le fait que des éditeurs prennent le temps de lire les manuscrits qui leur sont soumis – il reste certainement des courageux dans notre pays … – est une tradition à défendre , sûrement …
        Mais je pensais à vous répondre sous un angle assez exclusivement juridique.
        D’abord, je suis parfaitement conscient des grandes difficultés juridiques aujourd’hui dans le métier même d’éditeur. POUR DEFINIR LE METIER EDITEUR (j’y suis moi-même soumis, car si je veux gagner ma vie, en dehors d’activité de recherche et autres d’enseignement, c’est sans nul doute avec la “casquette” d’éditeur que je devrais trouver une solution d’abord pour la défense de ma propriété intellectuelle, et aussi afin de diffuser mes œuvres, idées que l’on me reconnais nombreuses, et enfin éventuelles “lumières” ( si le public l’appréciait ainsi ) et afin aussi de participer à la CULTURE … ]
        De prime abord, la principale solution que je distingue: distinguer l’œuvre de son support. L’œuvre relève de l’art, de la culture, de l’écriture, etc. Le support relève de la technologie.
        Certes nous sommes aujourd’hui soumis à l’interactivité des relations sociales et celles-ci trempent certains de leurs pinceaux aussi dans la peinture – en Extrême-Orient, il est d’usage d’entretenir le doute quand la grue royale est représentée, de savoir s’il y en a trois ou bien quatre, sept ou bien huit. La conversation une fois qu’elle est partie peut nous éloigner de nos tâches et nous distraire ; mais aussi ( n’est-ce pas le sens du mot « culture » ) nous ramener dans le long fleuve tranquille de la vie qui nous enrichit et nous alertera mieux que quiconque quand il serait moins « tranquille » !!!
        L’ambiguïté est partout. Le nouveau support, la technologie numérique au sens le plus large, peut soit la masquer, la résorber, soit au contraire l’amplifier jusqu’à la caricature.
        Il paraît que dans les métros japonais, les jeunes étudiantes écrivent ou lisent sur des pages numériques verticalement comprenant une marge démesurée afin d’obliger à la prise de note, et que certains éditeurs n’accepteraient au Japon que ce format pour lire les produits de jeunes cerveaux étonnés par le spectacle de la vie moderne, urbaine, trépidante.
        La culture traite du contour, du paysage, du visage, mais aussi du code, de la texture, etc.
        Le métier peut aussi désigner un objet comme il peut désigner une activité.
        Les marchands d’art tout puissants agissent sur un marché de “défiscalisation” qui, parce qu’il aide à orienter, guider, en tous cas “conseiller”, ou même, sans aucune pression “faire découvrir” au public l’évolution de son goût dans vingt ans, nous détourne des polémiques sur les “diners de cons” mais au contraire nous fait prendre conscience du merveilleux qui existe dans notre époque.
        Franchement il y a de pires formes de dé-fis-ca-li-sa-tion !!!!!.?
        Ne pensez-vous pas que le Ulysse de JOYCE est une adaptation technologique du mythe grec à une lecture en VOD d’un espace-temps différent de celui pour lequel il avait été conçu à l’époque d’Homère d’Alors… ??? !!!
        Que “voyage dans ma chambre” de J. DE MAISTRE est une description des aventures que l’on peut faire dans une seule pièce, voire, dans sa tête.
        Pierre MAC ORLAN écrivait “il y a plus d’aventures sur un échiquier que sur toutes les mers du monde”.
        Ne croyez-vous pas que le “musée imaginaire” est là pour que nous résolvions au moins une énigme et qu’à cela la technologie peut aider à la fois l’humain et aider l’art.
        Mais personnellement, je garde le conservatisme pour ce qui en vaut vraiment la peine: de même que je gardais soin des méthodes naturelles pour mon entraînement quand j’étais sportif, de même je ne m’endors pas avant de lire quelque page pour accomplir “la diaison”…

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        • Homère d’Allore // 10.11.2014 à 23h06

          @Jourdon
          La qualité même de votre réponse prouve que vous êtes “bilingue”. Or, je ne conteste nullement la possibilité pour le numérique d’ouvrir des horizons nouveaux pour la connaissance humaine et même pour la création artistique et culturelle.
          En revanche, je combats avec énergie l’impérialisme numérique dont parle Caseti, c’est à dire la présence de tablettes remplaçant les livres scolaires et la mise en place programmée de disparition du livre en une génération. Car lorsque les oeuvres étudiées au collège et au lycée seront telechargées au lieu d’être sur papier, le phénomène sera irréversible.
          Les nouvelles générations sont déjà sursaturées de numérique. Le système scolaire devrait être un îlot de résistance.
          Et puis, il y a quand même un rapport intrinsèque entre l’oeuvre et le support. C’est évident pour les arts plastiques et la musique. Ça l’est aussi pour la littérature.
          Si Mac Orlan pourra encore être lu sur tablette, il sera difficile de lire Quai des Brumes sans lien vers le film éponyme. Les voyages intérieurs que ce soient celui de de Maistre ou ceux de Bloom et Dedalus seront interrompus par de nombreuses sollicitations.
          Enfin, le numérique recèle d’autres risques, déjà présents avec Amazon et ses algorithmes. C’est le fait qu’un lecteur ne recevera que des propositions édulcorées correspondant à ses goûts précédents et donc interdira ou oblitérera toute découverte que l’on peut faire sur l’étal d’un libraire. Un autre risque réside dans la collecte des données par différentes officines qui pourront ainsi savoir quels livres un citoyen a lu et quand ! Ce n’est pas une petite affaire.
          En tous cas, je vous remercie de la qualité de votre réponse et le débat que nous avons ne souffre pas d’invectives ou d’anathèmes comme c’est malheureusement le cas dans de nombreux forums.

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          • Jourdon // 22.11.2014 à 19h25

            Le problème est que bientôt – toutes les voies ayant été coupées – (exemple en politique le Président de la Commission européenne Jean-Claude JUNCKER prétend vouloir accélérer la lutte contre les paradis fiscaux alors que comme Premier Ministre de le LUXEMBOURG il est celui qui a organisé l’évasion fiscale en Europe en…] si on veut se déclarer éditeur il va falloir le faire « du côté du porno » : mais entendons-nous en se déclarant dans un site légal c’est-à-dire aux Etats-Unis : pas en Belgique où cela correspond trop souvent avec de la pédophilie ! La suite au prochain numéro…

              +0

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  • arnold99 // 09.11.2014 à 08h16

    L’attitude de Fleur Pelerin est peut-être compréhensible!!!! Elle a été effrayée.

    Si sa position de ministre de la culture lui imposait de lire, qu’aurait-elle du faire concernant la sculpture récemment exposée place Vendome (le truc géant vert).

    Parfois, il vaut mieux savoir que cela existe sans pratiquer!

      +5

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  • lon // 09.11.2014 à 08h41

    Et Askolovitch, il n’a que ça à faire, polémiquer sur des conneries ?

      +2

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    • renet // 09.11.2014 à 20h34

      Exact et il est grassement payé, en partie par les aides publiques à la presse.

        +0

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  • CLAUDE // 09.11.2014 à 08h41

    Encore une fois, on ne peut que constater que l’ENA et toutes ces grandes écoles sont des fabriques à crétins.
    Elle aurait quand même pu se renseigner un peu avant d’aller sur le plateau. Là aussi ses conseillers n’ont pas fait leur boulot.
    Bien loin des “anciens” qui citaient des oeuvres. Ils avaient le temps de lire eux.
    Je pense que Fleur Pellerin a préféré lire les notes du Bilderberg auquel elle a participé cette année.
    Aujourd’hui on ne demande plus aux ministres d’être cultivés mais d’être aux ordres ce qui fait une grande différence.

      +20

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  • LA ROQUE // 09.11.2014 à 09h06

    Je suis bien plus choqué voir même écœuré du retournement de veste de Mr Moscovici depuis qu ‘il est à Bruxelles.L’histoire avec Fleur Pellerin est un non-événement.

      +3

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  • Norbert // 09.11.2014 à 09h08

    Le fond et la forme.

    Asokolovitch est au journalisme ce que le renard est au corbeau; le sujet reste le fromage tant convoité qui valide une demarche au dépend de… Assurement il a piqué à la culture, et non pas au corbeau, une belle plume et il s’en sert pas trop mal pour bien dire ce qu’il pense, quoi qu’on en pense… ca dépend du fromage et du sens du poil.

    Bilger, lui, que je découvre, semble être le juge arbitre, validant le point, ou pas, indépendamment du fond, quoi que souvent il n’y en pas, alors pourquoi le chercherait il ? Ainsi, ne convoite t-il pas le même objet avec la même technique ? S’emparer du fromage !

    Mais l’un comme l’autre ne parviennent pas à mettre le doigt sur le fond réel, quoi que asko semble s’en approcher quelque peu, du pourquoi et du comment nous sommes gouvernés par des gens dont nous ne savons rien de leur réalité intellectuelle, sociale, politique, bref, de ce qui en font nos semblables.

    On peut donc voir une représentation de l’exécutif, avec un théorique COURANT (de pensée), comme ce courant alternatif qu’EDF nous “LIVRE” au compeur et que nous devons canaliser pour bien l’user.

    En tête de ligne, ou de pont, ou de c.., un interrupteur différentiel qui assure un contrôle des courants, entre autres ceux résiduels. C’est le premier d’entre tous. Un grod plomb en somme.

    Puis toute une serie de disjoncteurs, non moins différentiels, qui eux previennent d’une surconsommation de la ligne à laquelle ils sont affectés.

    Cette représentation faite de la répartition du pouvoir exécutif met en évidence qu’un ministre n’a pas besoin de conceptualiser le courant qu’il distribu, pas plus qu’un disjonteur différentiel de 10 ampères, généralement assigné à l’éclairage, n’a pas besoin de savoir si les dix ampères qu’il garanti sont distribués pour l’éclairage ou repiqué sur une prise (detournement d’affectation). Branchez un convecteur sur la prise en question, le disjoncteur disjoncte.

    Le ministre doit il donc connaitre ses dossiers, et accessoirement ce que cela implique pour l’usager. ?

    Selon Asko, il semble que l’accessoire est essentiel, tandis que Bilger semble se cantonner à la technique, qui de nos jours est bien malheureusement que economico-financiere.

    Je pense que l’accessoire est essentiel, tel un sèche cheuveux ou un laptop pour lire les-crises.fr, mais que l’usage que j’en fait ne regarde l’électricien uniquement pour me fournir et protéger le courant que j’importe.

    Hors, que savons nous réellement de nos “électriciens” (ministres) à l’heure ou ils investissent les lieux de pouvoir et acceptent de se porter garants du courant que va distribuer le gouvernement. Courant pour lequel nous avons préalablement voté d’après un programme dûment établi et débatu…(je souris…) ?

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    • Norbert // 09.11.2014 à 12h43

      Pour être plus dans le sujet, j’ai lu quelques avis en commentaire soulevent l’incompétence de la ministre à s’entourer de conseillés rompus à l’anticipation des questions pièges. Elle n’avait donc pas de “fiches” lui permettant de donner le change. Cest balo, hein.

      Mais qu’en était il du contexte ? Celui de cette rencontre entre la ministre et l’écrivain. Ce repas ou ils ont bien ris. De même du contexte mediatique ou elle livre cette “complicité”. Une anecdote par laquelle elle tente de briller en société ?

      D’un cas comme de l’autre je la trouve quelque peu légère, pour ne pas dire superficielle. Je serai invité à la table d’un lettré, ou d’un quelconque maître es machin chose, je googeliserai vite fait son nom pour mieux cerner “l’univers” dans lequel je vais me fondre.

      Par un autre raisonnement je me demande si cela ne fait pas partie de l’entreprise de démolition du Ps et plus largement de la démolition du rapport que l’on a au pouvoir démocratique.

      Si l’on fait l’inventaire des faits divers, dignes du grand guignol, de ce gouvernement, la liste rivalise amplement avec celles recensant les casseroles de l’opposition. Je voudrais éloigner le bon peuple de décisions en le décourageant d’y réfléchir, de s’impliquer, je ne ferais pas mieux.

      Bref, je ne suis toujours pas convaincu que nous sommes gouverné par des idiots incultes, et fleur Pèlerin n’est pas à ce poste par hasard. Des intriguants amusant l’agora ? Plus sûrement, Askolovitch en tête.

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  • Astrolabe // 09.11.2014 à 09h21

    Le pire peut-être c’est qu’il n’y a rien pour sa défense:
    “Depuis deux ans” elle n’a pas pas eu le temps de lire, admettons, mais Modiano a publié presque 30 romans depuis 1968…. C’est un peu différent. Il aurait fallu en lire un ou deux si on s’intéresse à la culture. Un haut-fonctionnaire ne peut pas tout savoir, certes, mais, sans être un savant dans tous les domaines, il se doit d’être ce que le Littré appelait autrefois un “polymathe”, c’est à dire qqn qui “touche sa bille” un peu en tout, qui a touché à tout. Donc, là ca pêche un peu.
    Pour faire ce boulot , chaque ministre a un cabinet avec environ 25 à 30 conseillers + experts, qui outre leur salaire “grille fonction publique” perçoivent une prime allant de 1.500 à 5.000 (grosso modo) euros par mois selon les ministères. Mais dans ce cas-là, ça veut dire qu’il y a un conseiller qui n’a absolument pas fait son boulot en préparant une fiche sur Modiano, ou bien qui ne connait pas lui-même Modiano, ou bien qui s’en fout, ou bien, le pire, un salaud qui envoie son boss au front en oubliant de mettre des cartouches dans sa besace. C’est donc aussi un ministre qui ne sait pas choisir ses collaborateurs.

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  • Lyonnais // 09.11.2014 à 10h08

    Bon, faut pas exagérer, Fleur Pellerin n’est pas Malraux et Modiano n’est pas Anatole France, ni Camus, ni Martin du Gard, ni Mauriac , ni Sartre….

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    • Léa // 09.11.2014 à 15h50

      Pour ne pas être prise au dépourvu, elle aurait du lire chacun des livres de tous les prétendants au Nobel de Littérature.

      En tant que Ministre , elle a peut être autre chose à faire , non ?

      Elle peut aussi avoir envie de préserver sa vie privée, c’est bon pour l’équilibre.

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  • Kiwixar // 09.11.2014 à 10h11

    Pas étonnant qu’un ministre n’ait pas eu le temps de lire un livre, mais vu qu’elle est ministre de la culture ça vaudrait quand même le coup de vérifier son niveau de culture générale, voire d’imposer un niveau minimum pour la fonction. Ou bien si on décide que la culture, ce n’est pas important pour un pays en faillite, qu’on passe le budget à 0.

    La question vaut pour tous les ministres : comme en entreprise, celui qui nomme (le 1er ministre) prend soin de ne pas nommer des subalternes trop brillants qui lui feraient de l’ombre. On se retrouve avec des gouvernements de bras-cassés incompétents sur tout, sauf sur la frénésie qu’ils mettent pour s’en mettre plein les fouilles rapidement.

    Le fonctionnement de cette république est complètement dépassé, il y aurait 1001 améliorations à apporter :
    – mode de nomination des ministres
    – niveau minimum des ministres (formation, expérience, publications)
    – la diversité de formation (on ne peut pas dire que le 90% ENA soit une réussite, hein)
    – des contraintes : pas de binationaux, pas de ministre avec un compte en banque à l’étranger, pas de casier judiciaire
    – la publication trimestrielle des dépenses de chaque ministère
    – la publication (réelle, publique, consultable, débattable) du patrimoine du ministre et de ses proches
    – des maximums de dépenses sur certains postes (salaires, voitures de fonction, etc), en fonction du salaire minimum
    – la possibilité populaire de révoquer un ministre
    – etc etc.

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    • Norbert // 09.11.2014 à 11h51

      @ Kiwixar,

      D’un coup d’un seul votre programe en 1001 améliorations invalide totalement la proposition, souvent faite ici, d’un tirage au sort des représentants du peuple pour ne voir nommés que des experts techniques, intègres et bla bla bla…

      Je vous rejoint pour partie sans perdre de vue qu’il n’y a pas de gouvernance sans gouvernés et qu’il y a interdépendance. Si les gouvernés démissionnent, le gouvernant se sur-missionnent un peu comme le feraient des cumulards 🙂

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      • Kiwixar // 09.11.2014 à 17h27

        Tirage au sort des candidats : j’ai n’ai pas d’opinion car je n’ai pas étudié le sujet (pour/contre), mais ça vaudrait le coup d’avoir un article sur ce blog sur ce sujet uniquement, qu’on puisse échanger nos points de vue en commentaire. Il y a beaucoup à dire, et je crois beaucoup à (1) l’intelligence collective car les bonnes idées viennent souvent des gens dont on attend le moins (2) aux améliorations graduelles d’un système.

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        • Norbert // 09.11.2014 à 21h00

          Tirage au sort, non pas des candidats, mais des représentants du peuple, base revendiquée pour une démocratie participative.

          Cela a été quelque peu abordé dans les fils de commentaires sous l’article concernant le décès, et surtout le silence politique, de Rémi Fraisse.

          http://www.les-crises.fr/remi-fraisse-et-le-silence-de-l-etat/

          Effectivement, un article sur le sujet ne ferait pas de mal et plaisir à beaucoup en plus de donner du grain à moudre.

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  • sadsam // 09.11.2014 à 11h49

    Je n’ai pas honte de dire que je n’ai encore jamais lu de livre de Patrick Modiano mais je ne suis pas Ministre de la culture. Ses conseillers auraient quand même pu lui faire une note.
    Voici la page Wiki de PM qui n’a pas encore été postée ici, me semble t il.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Modiano

    Cela ne donne pas tellement envie. Je viens de voir qu’il avait fait le scenario du film Lacombe Lucien, film que j’avais détesté à l’époque.

    Notre ministre a-t-elle lu Les mémoires d’Outre Tombe ?

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    • bocanegra // 10.11.2014 à 13h43

      lacombe lucien détestable ? …un des meilleurs louis malle et de loin 🙂 modiano n’a écrit que le scénario. après la mise en scène c’est exact c’est autre chose. il a écrit aussi “bon voyage”, plus récent.
      un fiche wikipédia pour décrire un auteur comme lui ?!…allez-donc sur des sites sérieux quant-il s’agit de littérature, mieux vaut déguerpir de wiki truc-machin-bidule ( en général d’ailleurs )…quant “aux mémoires d’outre tombe” je suppose que vous avez lu et aimer? donc vous adorerez modiano, sans aucun doute. lereseaumodiano.blogspot.fr , ça donne une idée du bonhomme auquel nous avons à faire, plus les vidéos pivot-modiano et là vs verrez l’admiration que lui témoigne pivot, c’est très rare à ce point. et lisez ce que disent ces pairs à son sujet, c’est encore plus rare. c’est un prix nobel d’exception que nous avons là !
      personnellement je ne suis pas ministre de la culture ! et je lis modiano depuis 32 ans, c’est donc largement plus de la moitié de ma vie. 🙂 il en est l’ami le plus ancien, sans l’avoir jamais rencontré. quant à cette pauvre Fleur, déguisée “en peau de chagrin”, elle me dépite et je n’ai pas honte d’avoir honte d’elle ! donc n’ayez pas peur de modiano. surtout pas ! c’est un homme adorable et sans aucune prétention autre que celle d’écrire le mieux qu’il peut et c’est déjà beaucoup 🙂

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  • l’âne // 09.11.2014 à 11h53

    Ce n’ est pas si grave … c’est vrai
    C’ est juste symptomatique de la classe politique actuelle.
    Après un petit président qui n’ a sans doute jamais lu un livre vu son incapacité à rester assis et concentré plus de 2 heures, on aurait pu croire à l’ exception .
    mais non…
    comment avoir une vision pour son pays, une expérience des personnages et des évènements passés si on ne lit pas ?
    Je lis actuellement ” les frères séparés, Drieu, Aragon, Malraux face à l’ histoire ”
    ce n’ est pas spécialement bien écrit mais c’ est d’une grande richesse pour éclairer le présent.
    On y parle notamment de la guerre d’ Espagne dont Camus disait qu’elle a été son institutrice.
    Si notre gouvernement lisait ce genre de livre , il pourrait être mieux inspiré pour aborder les sujets comme l’ Ukraine, l’ union Européenne ….etc.

    Bon, je vais continuer ma lecture.

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  • Jub // 09.11.2014 à 12h29

    Askolovitch préfère entendre Valls et Sarkozy mentir en faisant l’éloge de la pièce de BHL que eux on vu. Il voudrait que les français soient contents qu’on les prenne pour des imbéciles. Cela ne m’étonne pas de lui.

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  • Goldoni // 09.11.2014 à 13h24

    A propos de la dame Pelerin ci-devant ministre de la culture de la République, je vous recommande l’article de Jean Emmanuel Ducoin dans l’Humanité de vendredi.

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  • bourdeaux // 09.11.2014 à 13h46

    “Le pire est ailleurs: elle n’a pas voulu faire illusion. La barbarie est donc exquise, qui se drape d’honnêteté et s’exprime en transparence, vertu contemporaine…”Cette phrase d’ Askolovitch résume à mon sens très bien la pente vertigineuse sur laquelle dégringolent certains éditorialistes. Des types comme Asko naviguent sur la culture du “ouï-dire”, où il suffit d’avoir lu une critique ou la 4ième de couv’ d’un bouquin pour avoir le droit, et même le devoir d’en parler, et s’il s’agit d’un nobel, de l’encenser. Ne lisant jamais de roman, je n’ai rien lu de Modiano sans que cela fasse de moi un pithécanthrope pour autant, sauf bien sûr dans un dîner mondain chez Askolovitch…
    Bref, je préfère largement la réponse d’une Fleur pelerin à, par exemple “l’hommage” qu’avait rendu Mr de Villepin à JF REVEL à la mort de celui-ci, saluant “un grand gaulliste”, ce qui avait fait pleurer de rire tous ceux qui avaient lu ses bouquins et qui savaient, eux, que cet écrivain avait pourfendu la politique gaullienne et la 5ième république dans de redoutables essais.

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    • Norbert // 09.11.2014 à 15h17

      @Bourdeaux

      “Cette phrase d’ Askolovitch résume à mon sens très bien la pente vertigineuse sur laquelle dégringolent certains éditorialistes. Des types comme Asko naviguent sur la culture du “ouï-dire”, où il suffit d’avoir lu une critique ou la 4ième de couv’ d’un bouquin pour avoir le droit, et même le devoir d’en parler, et s’il s’agit d’un nobel, de l’encenser.”

      Bien vue, mais est ce une dégringolade ou une ascension ? Une ascension sur la pente vertigineuse qui conduit près du pouvoir ou l’on semble se dispenser de faire bien et ou l’on s’évertue à être “people”, avec toutes les pitreries chères à Closer, Gala etc et relayables sur tweeter et facebook.

      Nous sommes en démocratie que l’on vous dit, les élites s’adaptent au peuple, mise a niveau par principe des vases communicants.

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  • reneegate // 09.11.2014 à 15h05

    Cela fait penser aux neo’cons US qui assument financer via des ONG des mouvements contestataires pour le plus grand bien de la démocratie. Ce sont les premiers touchés de la propagande qu’ils diffusent. Fleur Pellerin est de cette engeance là, avec un coté hypnotique en plus, c’est à dire un cerveau reptilien sur dimensionné. Alors c’est sur que, le vague à l’âme, l’introspection, et j’irai jusqu’à l’étique, elle connait pas dans le sens où elle n’en a jamais entendu parler……..(ot choz a faire)..
    Pas étonnant qu’un chef de Novorossia résume la France à la tour effeil et aux parfums. Fleur ces domaines là elle en connait les chiffres et les stats

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  • Nerouiev // 09.11.2014 à 16h01

    Faut dire qu’au cabinet, à part une fleur en décoration il n’y a rien à lire sur le papier en rouleau.

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  • cording // 09.11.2014 à 19h51

    Le Ministre Fleur Pellerin a au moins un mérite c’est celui de la franchise quand elle dit que depuis 2 ans elle n’a pas le temps de lire. En effet je ne suis pas sûr du tout que ses collègues et tous nos chers élus aient ou prennent le temps de lire sinon ils diraient ou feraient moins de bêtises. Par exemple ils devraient lire ou relire Keynes pour apprendre ou réapprendre que la politique de baisse de la dépense publique en temps de crise et de tendance déflationniste est une connerie grave puisqu’il a bien démontré que cela ne fait qu’aggraver la crise des finances. Pour avis à cet inculte de Manuel Valls, à tous les socialistes et à tous les autres de droite et du centre, et leurs chiens de garde médiatique qui défendent et veulent accentuer une telle désastreuse pour notre pays, notamment.

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    • le Prolo du Biolo // 09.11.2014 à 21h28

      L’honnêteté de dire devrait s’accompagner de celle d’assumer que l’on est incompétent pour le poste et en partir …

      Sinon il s’agit plus de cynisme que d’honnêteté.

      Pas spécialement du fait de cet incident très mineur, mais pour l’ensemble de son oeuvre …

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      • cording // 09.11.2014 à 21h49

        Si tel devait être le cas ce serait tout le gouvernement qui devrait démissionner!

        Ce n’est pas du cynisme mais du réalisme.

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  • renet // 09.11.2014 à 20h31

    Elle aurait tout simplement pu dire : Modiano m’ennuie profondément, enfin ses romans car c’est un homme charmant. Je préfère Burroughs et George Bataille, merci , au revoir.

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  • Jeanne L. // 09.11.2014 à 22h12

    En Mars 2011 pour l’anniversaire de l’Italie, représentation de Nabucco à l’opéra de Rome.
    Berlusconi alors premier ministre est dans la salle. Juste à la fin de l’air des esclaves “va pensiero…” murmures dans la salle qui réclame un bis.
    Riccardo Muti prend alors la parole devant la salle et Berlusconi et dit:
    “Je n’ai plus 30 ans et j’ai vécu ma vie, mais en tant qu’Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j’ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j’acquiesce à votre demande de bis pour le “Va Pensiero” à nouveau. Ce n’est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait “O mon pays, beau et perdu”, j’ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l’histoire de l’Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment “belle et perdue”.”
    Toute la salle a chanté avec ferveur ce bis … L’italie et la musique de Verdi…
    La question n’est pas de savoir si Mme Pellerin est inculte, naïve, transparente ou imbue de soi, si Askolovitch en fait trop, la question est plutôt celle de la culture de notre patrie qui est belle et qui se perd, la culture française fondée sur la langue et la littérature et dont la préposée ministre ne peut plus rien dire.
    “Je n’ai pas lu Modiano”, pourquoi pas? On peut passer à côté d’un auteur particulier, mais “je n’ai pas le temps de lire, parce que je suis ministre” est une marque de quelque chose qui est une sorte de négation même de ce qui fait notre identité à tous, du moins je le croyais.
    Car une chose m’a frappée lors des dernières présidentielles, quoiqu’on pense de ces propositions politiques, c’est l’écho qu’avaient les lectures et citations que Mélenchon faisait de Hugo, par exemple lors de ses meetings, quelque chose d’un “bien commun”, notre littérature était partagé avec ferveur et fierté par tous les assistants.
    J’y vois l’importance de la culture et de la culture littéraire comme caractéristique d’une certaine représentation que les citoyens français se font d’eux -mêmes, c’est cela qui choque dans la phrase à la Saint Jean-Bouche d’or de la belle Flore.

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    • gerard Colin // 10.11.2014 à 12h01

      Oui, enfin, quand un auteur, Zemmour au hasard, cite sans cesse des auteurs, Giuly ou Maurras ou de Gaulle ou autres, on lui reproche de le faire et de donner de la contenance à ses propos en s’appuyant sur d’autres auteurs. J’ai une solution à votre problème: virez tous les journalistes, ou plutôt, non, cessez leur financement public (abonnements publics de la presse écrite, télé publique, radio publique). Et aussi, contrôlez la diffusion des contenus de rédactions de l’étranger par internet. … Oups, problème? … censure du Net? Oui Ok, mais d’un autre coté, est-ce normal que yahoo ou google news soient nos médias principaux?

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  • Guadet // 10.11.2014 à 00h25

    Le pire n’est pas que les hauts représentants de la politique culturel n’aient pas de culture, mais qu’ils ne travaillent qu’à imposer leur volonté à ceux qui en ont, sans vouloir prendre sérieusement leur avis.
    On expliquait au jeune Louis XIV qu’il ne devait pas espérer pouvoir juger dans tous les domaines, mais qu’il devait savoir s’entourer des personnes les mieux placées pour chaque domaine. Aujourd’hui, au contraire, les ministres et les hauts fonctionnaires estiment toujours qu’ils savent mieux que ce genre de personnes, parce que ce sont eux les chefs.

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  • gerard Colin // 10.11.2014 à 11h54

    Askolovitch fait partie de ces grands courageux qui défendent leurs grands principes par diatribes agressives, de préférence contre des gens qui ne peuvent se défendre, ou qui ne veulent pas se rabaisser à son niveau.
    .
    oui, parce que accuser une sous-ministre d’entraîner le pays vers la barbarie pour deux ans de non-lecture, c’est vraiment très bas. Qu’est-ce qu’on veut répondre á ca? Les ministres seront ils á présent obligés de publier la liste de leurs lectures, à coté de leur déclaration fiscale? Quel inquisiteur de rien du tout. J’ai déjà perdu du temps à la voir á la télé. Un baveux de plus.

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  • bocanegra // 10.11.2014 à 13h14

    un jolie vache déguisée en fleur 🙂 …

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  • Deres // 10.11.2014 à 14h19

    Moi, ce qui me choque, ce n’est pas qu’elle n’ait pas le temps de lire, mais qu’elle ait tout le temps d’aller déjeuner avec des auteurs et de passer à la télévision pour en parler. Si elle avait tant de travail technique à faire, elle pourrait couper sur ces mondanités inutiles pour le pays.

    Mais non, car ces mondanités sont en fait indispensables à sa carrière. C’est cela l’horreur du système politique actuel. Le gouvernement passe le plus clair de son temps à gérer son réseau social et sa stratégie communicationnelle en allant de cocktails en inaugurations, de remise de médaille en dîners officiels. Si il reste du temps, ils lisent les résumés d’un ou deux rapports de leurs services, signent quelques notes et décrets et font une réunion de suivi sur les futures projets de lois. Mais au final ce travail pour les intérêts du pays est anecdotique.

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  • Christophe Vieren // 10.11.2014 à 17h03

    Un ministre de la culture doit-il avoir été au cinéma combien de fois par an ? Avoir vu les films de quels prix ? Festival de Cannes ? La mostra ? Les oscars ? . . . Combien d’expo d’arts ? Moderne ? contemporain ? Brut ? Art primitif ? . . . .
    Un Ministre des sports doit-il avoir été champion olympique ? Prof de sports ? Avoir pratiqué combien de discipline ? A quel niveau ? En compétition ? En loisirs ? . . . .
    Un Ministre des finances doit-il avoir travaillé dans une banque ?
    Un actuaire pourrait être Ministre de quoi ? Pas de la culture à moins de lire tous les prix Nobel avant de commencer sa mission ? Et un ouvrier ? Ministre de l’Industrie c’est tout.

    Etre Ministre, c’est être l’exécutif de décisions POLITIQUES votées par l’assemblée nationale. Faut-il avoir lu Modiano pour comprendre et mettre en oeuvre l’esprit des lois décidées par des tiers qui à 577 doivent probablement disposer de toutes le compétences nécessaire à l’examen de toutes les lois, non ?

    On a vu des présidents de la République être généraux, avocats, . . . Ont-ils fait pire que des polytechniciens, des énarques, ….Probablement pas, bien au contraire.

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    • Homère d’Allore // 10.11.2014 à 18h41

      Là, pas d’accord, Christophe.
      Si De Gaulle ou Mitterrand furent meilleurs que les énarques actuels, c’est justement parce leur culture était vaste, étendue et profonde à la fois. Ainsi, ils purent avoir le recul nécessaire pour pouvoir prendre des décisions politiques sans être dans les rêts de l’urgence médiatique et des pressions des lobbies de toute sorte.
      Il est inimaginable que l’un de ces deux personnages se soit trouvé dans le type de situation de Fleur Pellerin.
      Car, pour eux, l’identité de la France se confondait avec la défense des Arts et Lettres.

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  • voronine // 10.11.2014 à 19h40

    Quand cette affaire a éclaté , la question que je me suis posé , est de savoir, parmi le jury du prix NOBEL de littérature, combien avaient lu les livres de MODIANO ?- Comme le prix Nobel de la paix, cette “récompense ” est éminemment politique . Et n’a , au final pas plus d’importance qu’une victoire lors d’un match de foot !

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  • thierry bruno // 10.11.2014 à 20h42

    Merci d’avoir mis ces deux articles en miroir. Ils sont de deux auteurs que je n’apprécie aucunement. Pourtant, Askolovitch touche juste, même s’il le fait avec emphase. Le problème n’est pas de savoir s’il faut ou non avoir lu Modiano – même si sachant qu’elle allait le rencontrer l’effort de lire au moins un ouvrage semblait s’imposer. Mais que Mme Pellerin juge préférable de lire exclusivement notes, textes de loi – souvent mal rédigés d’ailleurs -, les nouvelles, les dépêches de l’AFP n’est pas acceptable. Lire des romans de qualité, c’est probablement découvrir la vraie vie, c’est-à-dire s’arracher à la superficialité des choses et aller à la rencontre de l’Homme, et donc de soi-même. Peut-être les auteurs actuels ne répondent pas à cette exigence, mais il y a tellement de grands livres que nous n’avons pas lu, qu’il y en a toujours à découvrir. Et l’on peut y ajouter les essais, la poésie et le théâtre. Donc si ! un ministre, surtout de la Culture, se doit de lire.
    Et l’argument de dire qu’elle n’a pas le temps n’est pas recevable : soit elle est très mal organisée, soit elle est parfaitement incompétente, soit lire l’ennuie profondément.
    Pour ce qu’écrit M. Bilger, il est comme bien souvent, à côté de la plaque. Je crains que le syllogisme judiciaire déforme le sens commun des hommes de loi.

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  • David D // 11.11.2014 à 03h53

    Ce n’est pas le fait de n’avoir lu aucun roman de Modiano qui est dérangeant, je n’en ai jamais lu non plus et ce n’est pas l’attribution du Prix Nobel qui va m’y pousser, alors que j’ai lu tant et tant de classiques de la Littérature! Il y a une quantité phénoménale de romans à lire qui peuvent passer avant Modiano, sachant qu’il est rare de lire une page en moins d’une minute et que la culture c’est aussi la lecture de tant et tant d’autres types d’ouvrages, le problème n’est pas là! Ce qui est gênant, c’est d’avouer de manière décomplexée qu’on lit très peu ! La fausse crainte d’avouer n’avoir pas lu un roman de Modiano entraîne alors à la véritable boulette : pour ne pas léser Modiano, on concède qu’on n’est pas cultivée!

      +2

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