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5.février.20155.2.2015 // Les Crises

[Reprise] L’imposture de la célébration de la “liberté d’expression” en Occident, par Glenn Greenwald

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Par Glenn Greenwald (avocat et journaliste américain qui a révélé l’affaire Snowden)

Quarante-huit heures après la manifestation massive en faveur de la liberté d’expression, la France a ouvert une enquête pénale contre un comédien français controversé ayant commenté sur Facebook l’attaque de Charlie Hebdo. Ce matin, il a été arrêté pour ce motif sous l’accusation « d’apologie du terrorisme ». Ce comédien, Dieudonné (voir ci-dessus), qui s’est présenté récemment aux élections en France avec ce qu’il appelle un programme “antisioniste”, a vu son spectacle être interdit dans plusieurs villes de France par de nombreux membres du gouvernement, et a été poursuivi pénalement plusieurs fois pour avoir exprimé des idées proscrites dans ce pays.

Le point de vue, apparemment répréhensible, qu’il a posté sur Facebook, était le suivant : “ce soir, en ce qui me concerne, je me sens Charlie Coulibaly”. Les enquêteurs ont conclu que c’était dans le but de se moquer du slogan “Je suis Charlie” et d’exprimer un soutien à l’auteur des meurtres dans le supermarché à Paris (dont le nom de famille était “Coulibaly”). Exprimer cette opinion est évidemment un crime dans la République de la “Liberté” [NdT : en français dans le texte], si fière de ses intellectuels du 20e siècle (de Sartre à Genet, et de Foucault à Derrida) dont la marque de fabrique était de ne pas laisser les conventions ou l’orthodoxie en paix, aussi sacrées soient-elles.

Depuis cette magnifique marche pour la « liberté d’expression », on rapporte que la France aurait ouvert 54 enquêtes criminelles pour « apologie du terrorisme ». AP a déclaré ce matin que « la France avait ordonné à tous les procureurs de sévir contre les propos haineux, l’antisémitisme et la glorification du terrorisme ».

Aussi pernicieuse que soit cette arrestation, ainsi que la répression de certains discours, elle a une valeur essentielle : en fait, elle souligne l’arnaque totale qu’a été cette semaine de célébration de la liberté d’expression en Occident. Le jour précédent l’attaque de Charlie Hebdo, je m’étais, à tout hasard, documenté sur les nombreuses affaires qui dans les pays occidentaux, y compris les États-Unis, mettent en cause des musulmans ; ceux-ci subissant des poursuites pénales voire la prison pour leurs discours politiques. Aucun de nos audacieux experts en liberté d’expression de ces dernières semaines n’a eu le moindre mot de protestation pour ces cas, que ce soit avant, ou depuis, l’attaque de Charlie Hebdo. C’est parce que la « liberté d’expression », pour de nombreux occidentaux, signifie en fait : il est primordial que les idées que j’approuve soient protégées, et que le droit d’offenser les groupes que je n’aime pas soit conforté ; tout le reste peut être puni.

C’est sans doute vrai : les opinions et les déclarations de Dieudonné sont délétères, même si ses supporters et lui insistent sur le fait qu’il s’agit de « satire » pratiquée dans la bonne humeur. À cet égard, ils provoquent des controverses proches de celles des désormais-tant-aimées caricatures de Charlie Hebdo (un membre de la gauche française insiste sur le fait que les dessinateurs étaient plus dans la raillerie que dans le racisme ou la bigoterie, mais Olivier Cyran, un ancien rédacteur du magazine ayant démissionné en 2001, a écrit en 2013 une lettre percutante et bien documentée, accusant Charlie Hebdo d’être tombé, après le 11 septembre, dans une bigoterie antimusulmans totale et obsessionnelle.

En dépit des réelles menaces sur la liberté d’expression dues à cette arrestation, il est inconcevable qu’une quelconque personnalité des principaux médias occidentaux se mette à twitter “#JeSuisDieudonné” ou mette en ligne des photographies d’elle-même répétant son horrible geste rappelant celui des nazis en “solidarité” avec son droit à la liberté d’expression. Cela resterait vrai même s’il avait été assassiné pour ses idées et non “seulement” arrêté et poursuivi pour elles. C’est pour cela que les manifestations de la semaine dernières, en mémoire des dessinateurs de Charlie Hebdo (et bien au-delà du deuil lié à leur horrible et injuste assassinat), étaient plus proches d’une approbation de leurs messages antimusulmans que de la défense de la liberté d’expression qui fut invoquée par leurs soutiens ; au moins tout autant.

L’immense majorité des vibrants hommages en faveur de la “liberté d’expression” a été un peu plus qu’une tentative pour protéger et révérer un discours qui avilit les groupes défavorisés, tout en rendant hors de portée un discours du même genre sur les groupes favorisés, une escroquerie absolument déloyale transformée en un ambitieux fondement de la liberté. En réponse à mon article de lundi dernier comprenant des dessins anti-juifs (que j’avais écrit pour démontrer à quel point cette toute nouvelle adoration du discours offensif manquait d’authenticité et était hautement sélective), j’ai essuyé des commentaires sans fin, justifiant en quoi les textes antimusulmans étaient grands et nobles alors que les textes anti-juifs étaient affreusement brutaux et méchants (la différence la plus fréquente étant : “les juifs sont une race/une ethnie, et les musulmans non” – ce qui ne manquera pas de surprendre les juifs du monde entier : asiatiques, noirs, latinos, et blancs, autant que ceux pour qui être “musulman” fait partie de l’identité culturelle même s’ils ne prient pas cinq fois par jour). Comme d’habitude : on parle de liberté d’expression si cela concerne des idées que j’apprécie ou si cela attaque des groupes que je n’apprécie pas, mais la situation change si c’est moi qui suis offensé.

Pensez au crime “d’apologie du terrorisme” pour lequel Dieudonné a été arrêté. Est-ce que dire quelque chose de ce genre doit être vraiment considéré comme un crime – entraînant l’arrestation, des poursuites et l’emprisonnement de son auteur : les pays occidentaux comme la France ont déchaîné une telle violence dans les pays musulmans pendant si longtemps qu’il est justifié de provoquer des violences en France afin de les faire cesser ? Si vous voulez que les cas « d’apologie du terrorisme » comme celui-ci soient poursuivis pénalement (plutôt que rejetés socialement), que dire de ceux qui justifient, encouragent et glorifient l’invasion et la destruction de l’Irak, avec sa doctrine de « choc et de stupeur » signifiant l’intention de terroriser la population civile pour la soumettre, et les tactiques monstrueuses de Falloudjah ? Ou que dire des appels psychotiques d’un présentateur de Fox News, en parlant des musulmans radicaux, à « les tuer TOUS ». Pourquoi une de ces opinions serait permise et l’autre proscrite car criminelle – sinon parce que la force de la loi est utilisée pour contrôler le discours politique et qu’une forme de terrorisme (la violence dans le monde musulman) est commise par, plutôt que contre l’Occident ?

Pour ceux que cela intéresse, mon argument complet contre toute loi limitant « les propos haineux » et les autres tentatives de recours à la loi pour contrôler le discours politique est là. Cet essai a été écrit en particulier pour dénoncer la proposition d’une ministre française, Najat Vallaud-Belkacem, de forcer Twitter à collaborer avec le gouvernement français afin de supprimer les tweets que différents hauts fonctionnaires comme cette ministre (et de futurs ministres inconnus) considèrent comme « haineux ». La France est à peu près aussi légitime comme symbole de la liberté d’expression que Charlie Hebdo, qui a viré l’un de ses rédacteurs en 2009 pour une seule phrase prétendument antisémite au sein de la publication d’une orgie de contenu antimusulman (et non seulement anti-Islam). Les célébrations de cette semaine en France – et la brochette de dirigeants tyranniques qui s’y sont joints – avaient peu à voir avec la liberté d’expression et beaucoup avec la suppression des idées qui leur déplaisent, tout en vénérant les idées qu’ils préfèrent.

Le personnage le plus corrompu intellectuellement est peut-être, sans surprise, l’intellectuel public le plus célébré de France (et aisément le plus surévalué du monde), le philosophe Bernard-Henri Lévy. Il exige la répression judiciaire de toute opinion de près ou de loin anti-juive (il a demandé l’interdiction des spectacles de Dieudonné « je ne comprends pas pourquoi quiconque verrait le besoin d’un débat » et a soutenu le licenciement en 2009 d’un rédacteur de Charlie Hebdo pour propos haineux contre les juifs) tout en paradant de manière éhontée pendant toute la semaine passée comme le champion churchillien de la liberté d’expression lorsqu’il s’agit de dessins antimusulmans.

Mais ceci, inévitablement, est précisément le but et l’effet des lois qui criminalisent certaines idées et de ceux qui soutiennent de telles lois : codifier un système où les vues qu’ils apprécient sont sanctifiées et les groupes auxquels ils appartiennent sont protégés. Les opinions et les groupes qu’ils n’aiment pas – et eux seulement – sont les victimes désignées de l’oppression et de l’insulte.

L’arrestation de ce comédien français si peu de temps après l’extraordinaire marche dans Paris pour la liberté d’expression souligne ce point plus fortement que tout ce que j’aurais pu écrire sur le caractère sélectif et frauduleux de cette parade de la liberté d’expression. Cela montre aussi – encore une fois – pourquoi ceux qui veulent criminaliser les idées qu’ils désapprouvent le plus fortement sont au moins – au moins – aussi dangereux et tyranniques que les idées qu’ils ciblent.

Photo: Chesnot/Getty Images

Source : The Intercept, le 14/01/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

akpoonne // 05.02.2015 à 07h35

Fabius: “Bachar ne mérite pas de vivre” => incitation au meurtre
Fabius: ‘Al nosra fait du bon boulot” => apologie du terrorisme (Al Nosra n’est qu’une filiale d’Al Quaida)
Hollande: “Il faut punir Bachar Al assad” => incitation à la violence, (au minimum)
Que des Français suivent leurs “conseils” qu’y a-t-il de surprenant ?, surtout qu’une fois arrivé en Syrie c’est la France qui leur fournit leurs armes.
On vit en pleine schizophrénie, et il faudrait que chaque citoyen ait le niveau mental suffisant pour savoir ce qui est un mensonge, pour le moins, et ce qui est réel.
On sait que ceux qui suivent les conseils de nos dirigeants n’ont pas un niveau intellect très développé, mais ces dirigeants en question le savent aussi et se servent de ces gens lorsqu’ils parlent sciemment de la sorte. Les Imams et autres ne sont pas les seuls à prôner le Djihad, nos politocards aussi.
On a vécu le même scénario en Lybie, et on en voit le résultat.
Où sont sont les vrais responsables ??? à vous de de juger

46 réactions et commentaires

  • georges dubuis // 05.02.2015 à 02h40

    Est il même nécessaire d’ajouter un comment taire ?

      +40

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    • Mélissa // 05.02.2015 à 10h26

      Oui,…j’ajouterais qu’une société d’adultes conso-infantilisés qui prétend soigner sa progéniture mineure plutôt que remettre en question ses propres égarements moraux et ses propres faiblesses,dénie sa responsabilité de la plus lâche des manières et compromet encore davantage son futur.
      Brandissant ses “Charlies”,sur le boulevard de la bien-pensance,cette société puérile s’engouffre comme un seul homme derrière ses maîtres,…maîtres à penser,…maîtres à s’absoudre,…et premiers bénéficiaires de ce déni.

      On n’´est pas dans merde…!

      Valable également pour le sujet précédent dont les commentaires sont fermés.

        +18

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    • Louve Bleue // 05.02.2015 à 10h35

      La demande de BHL est une insulte à l’intelligence. Ce type est-il une réincarnation d’un lointain inquisiteur ? Qui a la possibilité de demander quelque chose à l’ONU concernant le vocabulaire ?

        +17

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      • Lamonette // 05.02.2015 à 11h06

        Je recommence

        Lui.

          +2

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    • Eg.O.bsolète // 05.02.2015 à 12h35

      Ou comment enterrer le ‘Comment Taire’

        +3

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    • Lamonette // 05.02.2015 à 15h14

      Je ne déteste, en aucune manière, briser de l’épaule des portes ouvertes.

      Je souffre moins .. de l’épaule.

        +0

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  • balt // 05.02.2015 à 06h09

    Le prix nobel de la paix a Snowden,ça aurait été logique…

      +30

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    • Homère d’Allore // 05.02.2015 à 09h02

      Les lauréats du Prix Nobel de la Paix sont nommés par une commission issue du parlement norvégien, pays bastion de l’OTAN.

      Il est donc impossible d’imaginer un scénario tel que vous le rêvez…

        +19

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    • Choupinet // 05.02.2015 à 13h15

      Heu, ben en fait, non, donner le Nobel à Snowden n’aurait pas été logique.
      Sauf s’il existait un vrai prix de la paix, alors là oui, sûr.

      Le prix Nobel de la paix, dans les faits, c’est le prix du bon élève des USA.
      Démontage de l’escroquerie dans le détail, là :

      http://www.dailymotion.com/video/xymu69_prix-nobel-de-la-paix-francois-asselineau_news

        +10

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      • Lamonette // 05.02.2015 à 21h54

        Bon ben ok, Poutine y avait davantage droit.

          +3

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  • Renaud 2 // 05.02.2015 à 06h30

    Les choses sont assez simples en fait. La croissance n’étant plus, le confort matériel (carotte) peine à rendre docile la population. Ainsi, les mesures anti-libertés (bâton) prolifèrent. Il est donc à prévoir que tout ce processus s’accélère dans les années qui viennent, à mesure que l’économie mondiale décline, entraînant la population à perdre ses illusions sur les “valeurs” du système en place.

      +46

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    • Laurent // 05.02.2015 à 11h50

      J’arai plus loin :
      – le dérèglement climatique et l’épuisement des ressources remettent en question, voire condamnent, le modèle de civilisation actuel
      – l’internet permet la diffusion d’idées et le regroupement de forces contestataires voire alternatives qui du temps de la télé toute puissante n’auraient jamais pu avoir lieu avec une telle ampleur ni une telle rapidité.
      – le grand retour de l’Asie renverse le leadership occidental.

      Alors ceux qui sont au sommet du système se rendent compte que leur gloire appartient au passé et beaucoup d’entre eux ne savent rien faire d’autre que gouverner. Cette perspective les effraient et va les rendre aussi violent et désespéré que disons les nobles avant 1789.

      Quand à la disparition des carottes et la multiplication des bâtons, elles peuvent être à l’origine de bien des éveils de conscience.

        +13

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      • Nicolas // 05.02.2015 à 15h30

        Une petite panne d’électricité et il n’y a plus d’internet.

        Restera des flics et des militaires pour contrôler les allées et venues des terroristes comme vous et moi pour les empêcher de faire un monde meilleur.

        Un conseil, c’est le moment de marquer sur du papier les coordonnées de vos contacts…

        Bonne Chance !

          +4

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  • Julie // 05.02.2015 à 06h39

    Et la meilleure c’est que les syndicats enseignants ou autre n’ont pas appelé à protester contre ces mesures vichystes. En lisant les commentaires sur les articles qui concernent des gamins arrêtés, on voit que le peuple, en majorité, redemande du sécuritaire et trouve cela parfaitement normal.
    L’argument: si les enfants disent ça, c’est que cela vient des parents, et il faut donc les identifier, me semble parfaitement identique à “il faut que les enfants dénoncent leurs parents”.
    Les enfants seraient donc imperméables aux discours qu’ils entendent ailleurs? Si tant est que les provocations de quelques-uns puissent être tenues de “discours”.

    Quelle époque!

      +36

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    • Crapaud Rouge // 05.02.2015 à 07h21

      Oui, les parents n’ont plus le droit d’éduquer leurs enfants comme ils veulent. Leur fourrer dans le crâne toutes ces bondieuseries qui finiront tôt ou tard en violence, c’est permis et encouragé : on appelle ça “la religion”. Mais leur dire que certains se font un honneur de se rebeller contre la violence étatique, c’est interdit.

        +11

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    • Suzanne // 05.02.2015 à 10h24

      à Julie :

      Si, le SNES, la FCPE au moins, et sans doute d’autres syndicats, ont protesté et en général pris la défense des enseignants suspendus pour “propos déplacés”. Ce que dit le SNES d’Aix en Provence par exemple :

      “les personnels ont été surpris d’entendre notre
      Ministre évoquer devant le Parlement ces “questions insupportables que nous poseraient les élèves” :il n’y a pas de question insupportable venant d’un élève pour un professeur dans un Etat laïque. Si tant est qu’on lui donne les moyens de faire son travail de pédagogue et d’amener l’élève, les élèves à construire leurs propres réponses républicaines.”

      Une très belle intervention je trouve .

      Lien :
      https://www.aix.snes.edu/IMG/pdf/20150120_declaration_liminaire_au_CTA.pdf

      D’autres témoignages de profs qui ont essayé de faire leur travail de prof, bouleversés et perturbés comme ils l’étaient sans doute aussi par l’attentat. J’adore ce travail de fourmi, généreux, qui essaye de comprendre et d’éduquer :

      http://aggiornamento.hypotheses.org/2538

        +11

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      • anne jordan // 05.02.2015 à 23h35

        peut être , @suzanne , peut être !
        mais je comprends la colère de Julie et je la partage ;
        voici mon post d’hier – qui est plus à sa place ici –
        croyez vous qu’il est inutile ou secondaire pour un citoyen français de savoir et de lire l’affligeante histoire du ” petit poisson ” ???
        ( voir ” j’ai levé la main … ” Les Crises , le 5 2 )
        Je dirais ” même combat ” : je tente de faire passer les infos sur l’Ukraine , avec un tout petit crédit , d’ailleurs , et je tente , également de faire passer ce besoin de réflexion sur l’hystérie collective post charlie , avec beaucoup moins de succès ! dans certains milieux , il est beaucoup plus facile d’accepter le leit motiv : ” néo nazi et la main de Washington ” que “luttons contre le 2 poids , 2 mesures ” ou , si vous préférez : ” Non , le déclin de l’Occident n’est pas du à mon voisin Ahmed ! ”
        La phrase : ” On est sous le regard des médias, de l’opinion publique. » , s’applique parfaitement aux proviseurs ( celui de l’article de Rue 89 est une honte pour l’E.N )
        et explique leur trouille , leur attitude de collabo ; ce n’est pas nouveau , de toute ma vie de prof du secondaire , je n’ai connu que 2 chefs d’établissement – sur 10 – qui n’étaient pas obsédés par ce que diraient ” les parents ” ( certains parents , of course) , le journal – local – voire les INSPECTEURS….

        J’ajoute que les parents – certains parents – ont la capacité de nuisance de dénoncer un prof à la presse locale , sur la foi de propos mal compris ou d’un différend entre un élève et le professeur ; ça s’est vu et pas plus tard que … récemment avec ce prof de philo dénoncé parce qu’il organisait un débat post cahrlie , qui risque sa radiation et une amende de 75.000 euros !
        Ceci étant dit , j’ajoute que mes pauvres collègues ont été investis d’une charge beaucoup trop lourde pour eux : du jour au lendemain , on pouvait entendre tous les journaleux , les plus putassiers , en particulier , s’époumoner sur la responsabilité de l’école REPUBLICAINE , sur la nécessaire vigilance qui incombe aux profs et aux instits , sur l’échec de cet enseignement , etc , etc …
        Comme si eux , les pisse papiers n’avaient joué aucun rôle dans ce merdier !

          +3

        Alerter
    • Balthazar // 05.02.2015 à 17h29

      Donnez moi votre définition de “enfant” svp.
      Non, parce que spontanément, je pense à ma fille de 6 ans, pas au tordu qui n’est pas majeur et qui terrorise une ville (la terreur de Limoges) parce que pénalement irresponsable.

        +2

      Alerter
      • Vallois // 06.02.2015 à 08h27

        Pour la mémoire, je parle d’enfants délinquants ou en voie de marginalisation qui étaient dans des colonies pénitentiaires (Mettray, Belle-île, etc.). Ca ne les rendait pas forcément bon le bagne, il sortait souvent les deux pieds devant avec brimades, coups et tortures.

        Il y en a toujours qui vivront avec une tare comme la terreur de Limoges, mais la plupart, je pense que c’est une erreur d’aiguillage et de compagnonnage, d’avoir fréquenté très tôt l’école du vice, ce qui peut provoquer des troubles mentaux et comportementaux. Surtout à l’époque de la vie où l’homme est une éponge.

        On est d’accord, un malade incurable qui est un danger pour les autres et pour lui-même, qui induit la maladie chez les autres par réaction, devrait être enfermé le temps de trouver une solution viable et non au-dépens des autres.

        Chacun est responsable de ces actes, cela s’apprend, et beaucoup même adultes ne le sauront jamais, n’auront jamais accès à cette humanité soit parce qu’ils n’en sont pas capables, soit qu’on ne leurs montrent pas le chemin, ou plus grave, on leur a fermé la porte pour y accéder.

        Je ne digresserais pas plus. Merci d’avoir attiré mon attention sur le non-dit.

          +0

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    • georges glise // 06.02.2015 à 22h05

      sous vichy, il n’y avait plus de syndicats, interdits, tous.

        +0

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  • Kelao Kelenn // 05.02.2015 à 07h25

    Merci à M. Glenn Greenwald pour ce petit réajustement. Comme il est étranger, il peut de plus se permettre sans grand risque de citer des noms. Pour nous, ça devient douteux…
    Le langage a ce pouvoir miraculeux de permettre, comme nous l’a montré entre autres Orwell, d’utiliser les mots pour dire le contraire de leur point de départ. Par exemple, effectivement, appeler “liberté d’expression” le droit qu’ont tous ceux qui sont d’accord avec mes idées de le dire tout haut.
    Comme pour la liberté tout court, le critère serait, à l’opposé, chacun (à commencer par moi-même) est-il prêt à tolérer que l’on tienne des propos qui heurtent (éventuellement profondément) ses convictions ? Evidemment, comme à chaque fois qu’on ne caricature pas, ce n’est pas simple…

      +9

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  • akpoonne // 05.02.2015 à 07h35

    Fabius: “Bachar ne mérite pas de vivre” => incitation au meurtre
    Fabius: ‘Al nosra fait du bon boulot” => apologie du terrorisme (Al Nosra n’est qu’une filiale d’Al Quaida)
    Hollande: “Il faut punir Bachar Al assad” => incitation à la violence, (au minimum)
    Que des Français suivent leurs “conseils” qu’y a-t-il de surprenant ?, surtout qu’une fois arrivé en Syrie c’est la France qui leur fournit leurs armes.
    On vit en pleine schizophrénie, et il faudrait que chaque citoyen ait le niveau mental suffisant pour savoir ce qui est un mensonge, pour le moins, et ce qui est réel.
    On sait que ceux qui suivent les conseils de nos dirigeants n’ont pas un niveau intellect très développé, mais ces dirigeants en question le savent aussi et se servent de ces gens lorsqu’ils parlent sciemment de la sorte. Les Imams et autres ne sont pas les seuls à prôner le Djihad, nos politocards aussi.
    On a vécu le même scénario en Lybie, et on en voit le résultat.
    Où sont sont les vrais responsables ??? à vous de de juger

      +51

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    • Vallois // 05.02.2015 à 09h51

      C’est tout le paradoxe dans lequel sont nos hommes politiques, ils souhaitent former les écoliers à l’analyse critique des médias pour lutter contre ce qu’ils appellent en fourre-tout “les théories du complot”, mais ce faisant ils risquent de lutter contre leurs propres auxiliaires médiatiques capables aussi de déployer aussi des “théories du complot” – ce qui est courant – en accusant “machin” d’avoir fait cela pour provoquer cela.

        +3

      Alerter
      • achriline // 05.02.2015 à 13h33

        Pas du tout, il est dangereux de former les gens à réfléchir, cela peut leur donner des idées. Ne dit-on pas dans l’armée “réfléchir c’est commencer à désobéir”.
        Il s’agit plutôt d’imposer la version officielle.

          +9

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      • ty89 // 05.02.2015 à 21h24

        “ils souhaitent former les écoliers à l’analyse critique des médias…”
        ou
        ils souhaitent que les écoliers aient la conviction d’avoir une analyse critique des médias
        ?

        C’est un placebo éducatif ce machin…

          +3

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        • Vallois // 06.02.2015 à 08h36

          C’est bien l’idée qui me fait rire, parce ce que s’il le faisaient sérieusement, par ricochet, les médias des chiens de garde seraient aussi sous la coupe de l’analyse critique, et je ne crois pas que cela soit l’objectif d’un état qui a une tendance au totalitarisme.
          Donc soit ils n’en feront rien, soit il feront comprendre que pour être un bon citoyen, il ne faut pas trop réfléchir et fermer les portes de la pensée.

            +3

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    • Van // 06.02.2015 à 00h55

      la politique a court terme se paiera cher, il ne suffit pas d’avoir les faveurs des plus forts (usa) pour être a l’abri durant les prochains siècles, la France a perdu gros en jouant a l’ancien colonialiste du 16eme siècle, agresseur et pacificateur des populations indigènes ( ces mêmes indigènes qui ont plusieurs millénaires de civilisation au compteur de plus que nous ) c’est a se demander qui est le sauvage dans l’histoire.
      nous ne vivons plus a cette époque de pillages et de meurtres de masse, la loi du plus fort n’est pas une constante des civilisations qui perdurent mais bien des barbares criminels politiques et vendeurs d’armes qui disparaitront dans la poubelle de l’histoire.
      laissons ces politiques se gargariser de leurs crimes et se grouper dans leurs prestigieux clubs de monstres, leur vie de mendicité n’en sera que plus misérable.

        +3

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  • Pascalcs // 05.02.2015 à 08h53

    Excellent texte dans sa simplicité d’approche de l’évidence. Hélas, combien de citoyens lobotomisés devant leur hypnotique petit écran vont y avoir accès ? Combien de profs vont en faire un sujet de dissertation? Combien de membres de l’élite vont le reprendre dans leur savantes diatribes? Combien de prêtres vont en faire un point de réflexion dans leurs sermons? Vous comme moi en connaissez déjà la réponse. Le penser correct est une nécessité centrale pour une élite affairée à la défense de ses seules prébendes. Un tel texte n’a aucune place dans cette stratégie de formatage journalier des masses.

      +9

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  • Arnaud // 05.02.2015 à 09h13

    Grand merci Olivier pour tous ces post sur l’affaire Charlie !

    qu’est-ce que ça fait du bien de trouver un site d’information qui donne réellement à réfléchir !
    Grace à vous nous sommes plusieurs à se sentir moins à la marge, moins cons aussi !

    et oui l”opinion a beau être un fleuve bien canalisé, il existe encore des petits tourbillons sur les côtés qui réfléchissent avant de prendre le chemin imposé…

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  • Pascalcs // 05.02.2015 à 09h14

    Hélas la file des commentaires concernant l’article précédent, “folie collective” est fermée. Je voulais pour la part partager mon immense déception de réaliser qu’après avoir renoncé à ma résidence illimitée aux États-Unis, ne reconnaissant plus du tout dans ce pays, les valeurs originelles qui m’y avaient attirées, je me retrouve désormais en France, dans un pays en pleines épousailles de ce modèle de société policière et obligatoirement dans la ligne de pensée dictée par la médiocrité qui se prêtant gouvernante. De plus en plus, la copie conforme de ce que les US sont devenus. Quelle déchéance, quelle faillite de nos élites, quelle médiocrité rampante. Décidément peu de progrès depuis Vichy.

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    • Marie Genko // 05.02.2015 à 09h56

      Mon mari a fait un masters à Caltech, et il vient de retourner en pèlerinage dans les locaux de son ancienne école.
      Son appréciation de l’ambiance en Californie (janvier 2015) est que tout respire le TRAVAIL !

      Il est tout aussi impressionné aujourd’hui par la dynamique intellectuelle et le niveau des ingénieurs qu’il l’était lorsqu’il travaillait dans ce pays, il y a quarante ans…

      Maintenant il est vrai qu’il est difficile de juger de l’éthique et des valeurs d’une population lorsqu’on fait un séjour de deux semaines parmi des retraités…

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      • achriline // 05.02.2015 à 13h58

        Le problème n’est pas les américains en tant que peuple mais comme chez nous leurs dirigeants, que se soit l’état officiel ou l’état dit “profond”.

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      • georges dubuis // 05.02.2015 à 14h14

        Oui Marie , c’est bien connu “le travail c’est la liberté”……avec un gros sous titre “d’ignorer les autres” mentalité ordinaire de bunker dans les boîtes( toute l’essence de l’ intelligence artificielle à sens machinal binaire).

        Imaginez(bis) ce qu’il faut de divertissement dans le privée pour compenser, sous traiter, ce possible,ce virtuel, c’est fabuleux le Par(t)i Sociétal.
        Le living theater, c’est maintenant. MAIS il y a encore des théâtres non subventionnés, financés directement par la présence du public, du bio dynamique culturel, publicité du bouche à oreille qui échappe aux antennes média tiques !

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        • Lamonette // 05.02.2015 à 22h08

          Zêtes plus agacé que moi…Et pourtant, le sans “comment taire” était génial….

          Faut faire gaffe, un peu néanmoins. Au moins pour les crises, le décret de liquidation des sites sur “opinion” du ministère de l’intérieur est en place….Et en plus, depuis ce matin, vers 2h, vous le savez.

          Demain sera un autre jour…. ou disparaîtra.

          C’est vrai que je m’en fiche

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  • Lamonette // 05.02.2015 à 10h32

    J’ose un dernier post.
    La délicieuse décision de la BCE d’hier soir et le bordel qui s’en suit en Grèce…..
    La Russie est là, elle piaffe d’impatience surtout après la première visite officielle du nouveau gouvernement grec à Chypre…(z y vas que Poutine va peut-être pouvoir faire rapatrier les fonds russes qui cherchaient l’évasion fiscale…).
    Allez, encore un effort de la part de l’UE, qu’elle pousse définitivement la Grèce dans les bras de la Russie et qu’on rigole un peu. Même si ce rire sera amer.

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    • Chris // 05.02.2015 à 17h53

      BCE/Grèce/Troïka… et les autres !
      En fait, c’est une politique pur jus US, autant dans la motivation (taper sur les têtes qui dépassent), que la finalité (accepter le joug néo-libéral), sauf que ces derniers mois, la rébellion devient ouverte et s’organise poussant les BRICS à une alliance de plus en plus étroite et cohérente.
      J’ai relevé une phrase très explicite de Sir Josiah Stamp, qui fut Directeur de la Banque d’Angleterre 1928-1941, 2ème fortune du pays :
      “Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d’argent pour la racheter.
      ôtez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux.
      Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage, laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits. »
      Car la lutte actuelle réside bien là : résister à l’asservissement des nations au nouvel ordre mondial par la finance.

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  • Clair // 05.02.2015 à 10h36

    Très juste ! Dommage qu’il faile généralement des journalistes étrangers pour relever ces évidences. Remarquez que ce n’est pas forcément différent dans les universités françaises…
    Exemple récent, un livre d’histoire sur l’URSS a été refusé “a priori” (je cite) par la bibliothèque de Paris 1 parce qu’il ne collait pas avec les canons franco-français sur le sujet (ainsi que son éditeur)… Ce, malgré le fait que ce livre ait été écrit par un grand historien britannique, publié dans sa version d’orgine par Yale University Press et qu’il ait reçu de nombreuses critiques très favorables :
    http://yalepress.yale.edu/reviews.asp?isbn=9780300112047

    Pour en savoir plus :
    http://www.historiographie.info/debats.html
    Une pétition a été lancé contre la censure à l’université (déjà 1000 signature en 24h) :
    http://www.petitions24.net/petition_contre_la_censure_dans_les_bibliotheques_universitaires

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  • Tonton Poupou // 05.02.2015 à 11h19

    C’est pas la France des lumières 1789 des philosophes ! (Les vrais). C’est la France de l’obscurantisme 1984 d’Orwell !!!!!!!!!
    Pour qu’il y ait “apologie” il faut qu’il y ait “incitation au passage à l’acte”. Sinon c’est condamner un “suspect” par “induction de pensée ». 
Et dans ce cas tous ceux qui ne “pensent pas sainement” se voient de facto dans l’auto censure sinon ils risquent un procès sans être sûrs si leurs propos vont être “interprétés” ou non comme “apologiste de crime”.
    
Mais à ce moment là, comment interpréter les desseins de Charlie ?????? Hein ??????!!!!!!
CQFD .
N’est ce pas ?
    Comme disait si justement Machiavel : « La haine s’acquiert autant pas les bonnes œuvres que par les mauvaises.

      +7

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  • Lamonette // 05.02.2015 à 14h16

    Super,

    Il est enfin dédouané…

    Notez bien que tous les vieux, dont je fais partie, le savaient.

    Pardon de la violence de ma réponse mais voui, cela use le neurone encore utile de répéter pareilles évidences.

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  • Louis // 05.02.2015 à 17h08

    L’article perso il ne m’inspire rien du tout. Mais alors rien de rien. Le message c’est “il y a du 2 poids 2 mesures en France”. Du grand enfonçage de porte ouverte qui pourrait passer pour du Chomsky en gros.

    Moi dans toute cette histoire ce qui me gêne c’est cette histoire d’esprit du 11 janvier qu’on nous rabâche sans cesse. Non pas simplement la récupération politique qui en est faite mais surtout l’essence même de l’événement. Bâtir une philosophie de vie, une politique, un esprit de groupe, une conscience collective … sur un évènement tel qu’un massacre et la réaction de douleur qui s’en est suivie, je ne suis pas sûr que ce soit très sain. En fait je trouve tout ça très morbide. Est ce que l’esprit du 11 septembre 2001 a apporté quelque chose de positif et pérenne aux USA? Je n’en suis pas convaincu … Et au delà de ça tout le concept d’entretenir la mémoire d’une douleur … ça me parait tordu … quand on a mal on a vite envie de se débarrasser de la douleur, c’est la réaction naturelle … l’entretenir ne me viendrait pas à l’esprit … est ce que ça permet vraiment d’avancer vers quelque chose de positif?

    Je dérive vers la philosophie … =)

      +2

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  • Grégoire // 05.02.2015 à 19h09

    Seul responsable… l’ultralibéralisme…qui veut des peuples désinformés et soumis… comme du bétail. Les intégristes ne sont que le prétexte.

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  • Eg.O.bsolète // 05.02.2015 à 22h59

    Qui des joueurs de poker ou des joueurs d’échecs, des défenseurs des oligarques ou des défenseurs de peuples auront le dernier mot ?

    Nous avons atteint les limites à la croissance au niveau mondial. Le système productiviste encore en lice et promu par les dominants est sur la sellette. Les premiers bénéficiaires du-dit système se sentent menacés. Les premières victimes des limites à la croissance et du système en place disent non et demandent de tout remettre à plat. Faire diversion quitte à aller à la confrontation semble la solution la plus évidente pour ceux qui ont la main de garder la main. La confrontation a déjà lieu. La question est de savoir jusqu’où ira cette confrontation.

    En tous cas je ne prendrai jamais les armes pour aller défendre ma vision des choses quelque part où je ne suis encore jamais allé. C’est ma limite.

      +2

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  • JOURDAIN // 06.02.2015 à 10h28

    il est primordial que les idées que j’approuve soient protégées, et que le droit d’offenser les groupes que je n’aime pas soit conforté ; tout le reste peut être puni.
    Oui, c’est vrai ; mais tout n’est pas vrai non plus dans votre article : ce que vous appelez antimusulman ne l’est pas pour moi !

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  • georges glise // 06.02.2015 à 22h17

    l’auteur de ce texte a raison de montrer que la liberté d’expression est limitée en france; mais dans son pays, les usa, elle l’est en fait encore plus: on n’a pas le droit de s’en prendre à dieu, car la devise est “in god we trust. en france, la situation est plutôt que comme chante brassens: mais les brav’es gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux, et ça s’est aggravé avec l’obligation “non réglementaire” de faire la “minute de silence : des agents municipaux,une à paris et 3 à lille, sont en train de perdre leur emploi pour non-respect de cettesacrée minute(même nom que le journal facho!)

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