Les Crises Les Crises
17.octobre.202117.10.2021 // Les Crises

Revue de presse du 17/10/2021

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Merci à nos contributeurs habituels ainsi qu’aux veilleurs du collectif Émancipation pour les articles figurant dans cette revue de presse.

Bonne lecture.

CHINE

Chine, un an de reprise en main du numérique

"Amendes pour pratiques anticoncurrentielles, enquêtes pour mauvaises gestions des données, nouvelles lois en cascade, depuis près d’un an la fureur de Pékin s’abat sur ses puissantes entreprises technologiques."

Source : Siècle digital

DÉMOCRATIE

« Zemmour, symptôme du raidissement des dominants »

"De la France, Éric Zemmour donne une généalogie mensongère, et jette en pâture des fantasmagories à des ignorants sans boussole, nostalgiques d’un passé qui ne fut jamais. Néanmoins, la rigueur intellectuelle et la morale sont vouées à l’échec face à lui. Ce dont il est le symptôme c’est d’une tentative de relégitimation des dominations récemment mises à l’épreuve : celle des hommes sur les femmes, celle des « Français » sur les « sang-mêlés », etc. Le combattre ne sera pas aisé, avertit Alphée Roche-Noël."

Source : QG Media

ENVIRONNEMENT

Le bruit détruit plus la santé que la pollution de l’air

"Un rapport réalisé par le Conseil national du bruit et l’Agence de la transition écologique (Ademe), publié au mois de juillet de cette année, en donne la mesure. Selon ce document, hélas passé presque inaperçu dans la torpeur de l’été, le « coût social du bruit » en France est de 155,7 milliards d’euros annuels. Une somme astronomique, supérieure à ce que coûte la pollution atmosphérique : plus de 100 milliards d’euros, selon un rapport sénatorial de 2015. Supérieure, également, au coût du tabac : 120 milliards d’euros par an."

Source : Reporterre

La transition énergétique est « trop lente », un « sérieux avertissement » pour le monde

""La transition est trop lente": le monde subira le réchauffement climatique mais aussi des "turbulences" en matière d'approvisionnement, s'il n'investit pas plus massivement et rapidement dans les énergies propres, a prévenu mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). L'agence lance "de sérieux avertissements devant la direction que le monde prend", dans son rapport annuel publié à deux semaines de l'ouverture de la COP26 de l'ONU à Glasgow. Une "nouvelle économie émerge": batteries, hydrogène, véhicules électriques..., note-t-elle. Mais tous ces progrès sont contrés par "la résistance du statu quo et des énergies fossiles": pétrole, gaz et charbon forment toujours 80% de la consommation finale d'énergie, générant trois quarts du dérèglement climatique."

Source : Connaissance des énergies

20 ans de Google Earth : ces stupéfiants changements de la planète vus du ciel

" Google Earth a fêté le 11 juin son vingtième anniversaire. Pour l'occasion, l'application propose un édifiant voyage dans le temps grâce à sa fonction Timelapse, lancée en avant-première mi-avril et qui permet de visualiser les changements de notre environnement en 40 ans. Pour ce faire, Google a intégré pas moins de 20 millions de photographies prises par satellite (!)."

Source : Linternaute

EUROPE

Cartographie de la privatisation de la santé en Europe

"Elles s’appellent Orpea, Elsan, Helios... Ces entreprises à but lucratif possèdent de plus en plus d’hôpitaux et de maisons de retraite en Europe. Le Réseau d’observatoires des multinationales ENCO, dont l’Observatoire des multinationales est membre, a cartographié cette privatisation de la santé."

Source : Observatoire des multinationales

EVASION FISCALE

Lutte contre l’évasion fiscale : les Pandora Papers révèlent le chemin qu’il reste à parcourir

"Les Caraïbes, le Luxembourg, les îles Vierges, l’État américain du Delaware, où le président Joe Biden a fait sa carrière, restent les territoires sur lesquels la fraude peut s’épanouir. Le secret bancaire conjugué au secret des affaires, les sociétés-écrans et les sociétés d’investissement, comme BlackRock, ont pris des positions stratégiques attirant le produit de la fraude et de tous les trafics. La financiarisation des économies facilite les opérations."

Source : The Conversation

Drôle de planète

"Mais sur quelle drôle de planète vivons-nous ? Une planète dans laquelle 11 300 000 000 000 $ (9 400 milliards d’euros) sont dissimulés dans des paradis fiscaux. Un argent de la triche fiscale qui se mélange avec l’argent de la drogue et des trafics en tous genres. L’argent n’a pas d’odeur parait-il… Une somme folle. 2 % de celle-ci suffirait pour d’éradiquer la faim dans le monde. Un peu moins de 43 % permettrait d’endiguer le réchauffement climatique. Et quel manque à gagner pour nos services publics, nos hôpitaux et la protection sociale." [Quand même pas beaucoup d'entreprises estampillées USA...]

Source : Néocarto

FRANCE

Projet de loi de finances 2022 : le trompe-l’œil du gouvernement sur son bilan

"Si le PLF 2022 ne comporte pas de mesure fiscale d’ampleur, il traduit la volonté du gouvernement de poursuivre sur sa lancée, celle de l’injustice fiscale. Aucune correction n’est apportée à sa politique fiscale et ce, malgré la crise qui a notamment nourri une hausse de la dette publique. Celle-ci doit être remboursée pour le gouvernement, qui d’une part, refuse de procéder à une réforme fiscale et veut graver dans le marbre ses choix injustes, coûteux et inefficaces et, d’autre part, veut poursuivre sur la voie du repli des droits sociaux (à l’instar de la réforme de l’assurance chômage) et du service public. Tout ce qu’il ne faut pas faire…"

Source : Observatoire de la justice fiscale

Plan de relance : la technologie plutôt que l’écologie

"Les priorités du plan d’investissement de 30 milliards d’euros d’Emmanuel Macron ? Le nucléaire, l’agriculture numérisée, les voitures électriques et l’avion « vert ». Pour les ONG écologistes, le président privilégie le « tout technologique » plutôt que la sobriété."

Source : Reporterre

Les Français travaillent-ils moins que «les autres», comme l’affirme Emmanuel Macron ?

"Détaillant les propos du président de la République, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le temps de travail en France était bien inférieur à celui de la moyenne des pays de l’OCDE. Aucune étude, pour l’heure, ne permet cependant de comparer, de façon fiable, les durées du travail entre pays."

Source : Libération

Réforme de l’assurance-chômage : le "plan sécurité" de Pôle emploi face au risque d’"agressions"

"En Île-de-France, alors qu'entre en vigueur de la réforme de l'assurance chômage, Pôle Emploi semble s'inquiéter d'éventuelles agressions de ses agents et commande des boîtiers permettant de signaler une agression ou une incivilité. La direction évoque des décisions antérieures à la réforme."

Source : France Inter

Le conseil d'État condamne Macron pour son inaction climatique

"Que peut le droit pour l’environnement et sa protection ? Ces dernières années, les associations ont de plus en plus recours au droit pour contraindre les Etats à agir pour protéger les humains et la planète. Depuis quelques mois, en France, les premières grandes décisions tombent, souvent au détriment du gouvernement. Mais il faut bien reconnaître que quand on lit ces actualités, il est souvent difficile de comprendre, ce qu’elles signifient, quand le Conseil d’Etat donne neuf mois au gouvernement pour respecter ses engagements climatiques ou qu’il le condamne à une amende de 10 millions d’euros pour son incapacité à réduire la pollution de l’air, Qu’est ce que cela implique concrètement ? Est-ce que c’est efficace ? "

Source : Blast via Youtube

RÉFLEXION

« Le film d’horreur ira jusqu’au paroxysme final »

"Le point de non-retour a été dépassé pour l’humanité. Nous ne pourrons pas plus faire marche arrière en matière de réchauffement climatique, qu’en matière d’épuisement des terres rares, ou de recul de nos vertus les plus anciennes. Tout est à revoir de fond en comble, sans quoi la fin du monde interviendra « dans quelque temps » et ce ne sont pas les transhumanistes à la Elon Musk qui nous en sauveront. Un texte pessimiste et superbe du sociologue Alain Accardo."

Source : QG Media

SOCIETÉ

Les ados de plus en plus anxieux face à la crise climatique et « à un vide qui déclenche une énorme colère »

"C’est une inquiétude particulière qui touche les ados : une angoisse spécifique vis-à-vis de la crise climatique et de ses conséquences de plus en plus visibles, appelée « éco-anxiété ». Les premières études sur le sujet montrent qu’elle est beaucoup plus répandue qu’on ne le croit, que les jeunes se mobilisent ou non pour le climat. L’éco-anxiété demeure encore trop peu mesurée, avec des outils inadaptés aux enfants. Or, « la santé mentale est un critère majeur pour mesurer l’impact du changement climatique », défend Laelia Benoit, pédopsychiatre et diplômée en sociologie."

Source : Basta !

Le LSD, la nouvelle drogue de la productivité ?

"Cadres, directeurs artistiques, chefs d'entreprise... ils sont aujourd'hui nombreux à vanter les bienfaits de cette drogue hallucinogène, pourtant interdite."

Source : Slate

Commentaire recommandé

Jean // 17.10.2021 à 08h19

Police partout, médias nulle part

« C’est une véritable faillite de l’appareil médiatique local. Le 7 mars 2020, pour l’acte 69 des Gilets jaunes, la police blesse gravement au moins 26 personnes en plein centre de Lyon. Le soir même, la presse locale et nationale titrera essentiellement sur les « 24 policiers blessés » et les commerces « saccagés par les black blocs ». La palme de l’indécence revient sans doute au Progrès qui, sur le coup de 19h, fait réagir les candidats aux municipales à propos de la « violence qui frappe nos commerces » (essentiellement des banques). Les pensées du journal (propriété du Crédit mutuel), comme celles des candidats, vont aux « familles des vitrines ». »

Source : https://www.acrimed.org/Police-partout-medias-nulle-part

52 réactions et commentaires

  • Jean // 17.10.2021 à 08h07

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  • Jean // 17.10.2021 à 08h15

    « En France, selon les associations caritatives, ce n’est pas moins d’un million de personnes qui auraient basculé dans la pauvreté à cause de la pandémie. Une tendance sans précédent, illustrée par des chiffres alarmants : à l’automne 2020, le nombre de bénéficiaires à l’aide alimentaire était estimé à plus de 8 millions de personnes, alors qu’il se situe autour de 5,5 millions en temps normal.(…)
    Selon une étude du Conseil d’Analyse Economique, les 20% des Français-es les plus pauvres ont vu leur épargne diminuer de près de 2 milliards d’euros pendant le premier confinement, tandis que les 10% les plus riches voyaient leur fortune augmenter de plus de 25 milliards d’euros. »

    Source : https://www.oxfamfrance.org/inegalites-et-justice-fiscale/inegalites-et-pauvrete-en-france-les-voyants-au-rouge/

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    • LibEgaFra // 17.10.2021 à 13h02

      Excellente la pauvreté pour les capitalistes: pression sur les salaires à la baisse. Auto-entrepreneurs dont le salaire, pardon le revenu n’atteint même pas le smic. Etc.

        +8

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    • Fabrice // 19.10.2021 à 08h24

      Et pendant ce temps d’autres s’enrichissent de 300 milliards comme quoi la crise n’est pas pour tous le monde https://m.youtube.com/watch?v=uTfmDP3Erno

        +1

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  • Jean // 17.10.2021 à 08h19

    Police partout, médias nulle part

    « C’est une véritable faillite de l’appareil médiatique local. Le 7 mars 2020, pour l’acte 69 des Gilets jaunes, la police blesse gravement au moins 26 personnes en plein centre de Lyon. Le soir même, la presse locale et nationale titrera essentiellement sur les « 24 policiers blessés » et les commerces « saccagés par les black blocs ». La palme de l’indécence revient sans doute au Progrès qui, sur le coup de 19h, fait réagir les candidats aux municipales à propos de la « violence qui frappe nos commerces » (essentiellement des banques). Les pensées du journal (propriété du Crédit mutuel), comme celles des candidats, vont aux « familles des vitrines ». »

    Source : https://www.acrimed.org/Police-partout-medias-nulle-part

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    • j // 17.10.2021 à 10h03

      Les médias sont les premiers ennemis de la population.

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      • Patrick // 18.10.2021 à 08h11

        les médias sont largement subventionnés par l’état , ils sont donc sous le contrôle du gouvernement.
        Principe de base du journalisme : on ne mord pas la main qui nourrit.

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    • Fernet Branca // 17.10.2021 à 22h17

      Les médias prennent l’exemple de haut.
      Comme le préfet Lallement à l’origine de bien des violences policières contre les gilets jaunes s’empressant de déposer une gerbe aux victimes du 17 Octobre 1961 juste après Emmanuel Macron.
      Mais l’évènement a été très retransmis à la télévision.

      https://www.huffingtonpost.fr/entry/17-octobre-1961-un-premier-hommage-eclair-du-prefet-de-police-didier-lallement_fr_616bd9f9e4b06573572ee06b

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  • calal // 17.10.2021 à 09h00

    « la transition energetique est trop lente »
    on n’a pas fini de rigoler avec la taxe carbone et la speculation du secteur financier:

    Une taxe carbone est a payer sur chaque tonne de petrole ou de gaz produite.Les producteurs peuvent produire 50 tonnes,payer 50 fois la taxe carbone et vendre 2 e la tonne d’energie: ils gagnent 100- 50*le montant de la taxe carbone a la tonne. Ou ils peuvent produire 2 tonnes d’energie,payer 2 fois la taxe carbone et vendre 50 e la tonne d’energie: ils gagnent 100-2* la taxe carbone….

    la taxe carbone,c’est comme les crypto monnaies: l’equivalent de nouveaux marches de devises par ou les consommateurs sont ou seront obliges de passer (forces par les lois) et ou ils se feront scalper et frontrunner par les supercalculateurs des banques…

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    • Patrick // 18.10.2021 à 08h13

      le marché du carbone est une idée fabuleuse.
      Le nommé Al Gore a fait fortune avec ça , il suffit de temps en temps de sortir un petit film de propagande du style « on va tous mourir à cause du CO2  » .. et hop !! ça monte.
      Le gars s’est fait des c.. en or avec ça.

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  • Omg // 17.10.2021 à 09h03

    Les terres rares ne sont pas rares… Ça décrédibilise un article

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    • Jean // 17.10.2021 à 09h11

      @Omg,

      Il n’y a qu’une chose qui ne soit pas rare en ce monde et nous devrions ne pas trop souvent lui donner la parole.

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  • Paul // 17.10.2021 à 09h13

    deçu
    manif partout en europe
    refus du nouveau système numérique
    Sarko avait dit : rien ni personne ne pourra s’y opposer
    même pas les crises ?
    même les Suisses manifestent !

      +12

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    • LibEgaFra // 17.10.2021 à 13h07

      « même les Suisses manifestent ! »

      Démonstration que même la démocratie directe à des limites imposée par le capitalisme. La crise du covid est une bénédiction pour faire taire le peuple. Une loi covid passe en votation le 28 novembre. Elle va passer parce contre la peur il n’y a plus aucun argument raisonné qui tienne la route.

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      • john // 17.10.2021 à 22h36

        D’un point de vue démocratique la Suisse est certainement un des pays, sinon le pays, le plus démocratique qui soit.
        Mais ce n’est pas une démocratie parfaite :
        D’une part c’est un refuge pour les grandes fortunes qui s’y installent pour la qualité de la vie (abondance, sécurité, écoles, hôpitaux,…) et aussi plus probablement pour le forfait fiscal..
        D’autre part les Suisses sont aussi soumis que les autres à la propagande des puissants, car les votations populaires n’interdisent pas l’injection massive de publicités pour faire capoter une initiative qui prétériterait les intérêts des plus riches.

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        • Sylphe // 18.10.2021 à 12h48

          Je pourrai y ajouter autre chose :
          En Suisse les écoles primaires sont au plus bas niveau,peu d’histoire et pas du tout de philo.
          Il ne faudrait surtout pas que le menu peuple s’intéressent à la politique et développent l’esprit critique!

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  • Incognitototo // 17.10.2021 à 15h48

    Franchement, je ne crois pas beaucoup à cet article sur l’usage du LSD, comme « nouvelle » drogue pour améliorer la productivité et faciliter l’ascension sociale.

    Tous ceux qui en ont déjà pris savent que c’est impossible de travailler (sauf peut-être dans le domaine artistique) avec ce type de drogue hallucinogène ; et ne prendre que des « micro-doses » ne doit pas y changer grand-chose. Cependant, vu que les physiologies et psychologies peuvent y réagir très différemment peut-être que la journaliste a rencontré une exception et en a fait une généralité.

    En outre, jamais le LSD ne pourra devenir un enjeu de santé publique par rapport à la possibilité d’y devenir accro ; c’est impossible ; un « bad trip » (qui arrivera tôt ou tard) et ça calme très vite… Le pire qu’il puisse arriver est de commettre un acte déjanté sous hallucination (on en a vu notamment qui pensait pouvoir s’envoler d’un cinquième étage), ou de rester « en haut », et dans ce cas c’est le séjour psychiatrique assuré et de longues années pour en revenir…

    Bref, c’est un non-sujet monté en épingle, toujours dans la même ligne : c’est pas bien et ayez peur.

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  • Incognitototo // 17.10.2021 à 16h20

    Ces articles récurrents sur l’évasion fiscale me fatiguent… notamment parce qu’ils n’abordent jamais ce problème sous les bons angles et ne font qu’attiser la haine au lieu de désigner les véritables responsables que sont tous les États.

    Si ça vous intéresse, démonstration dans le chapitre 7, à partir de la page 63 : http://incognitototo.eklablog.com/la-fiscalite-pour-les-gilets-jaunes-a209590122

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    • Paul // 17.10.2021 à 23h38

      j’ai lu les 10 pages, le reste quand j’aurais le temps.

      pourquoi « tous les états » ?
      Cesont d’abord les hommes, remplacés, en place, (ou les prochains) qui sont responsables.
      L’état, n’est qu’une structure. Et ceux qui la manipule ne veulent d’abord pas que ça change.
      les panama ou les pandora pour moi ne sortent jamais par hasard, ils sortent quand certains le décident, pour nuire ou aider…
      https://twitter.com/i/status/1445421028998586378
      justement le système en place permet ainsi de vider les caisses de l’Etat, de favoriser certains et en prime de faire payer tout ça à la communauté.
      reportage LCP
      https://twitter.com/i/status/1449464464722567174

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      • Incognitototo // 18.10.2021 à 02h58

        Vous êtes sûr que vous avez bien lu ? Ce que je dénonce est le fait qu’en s’en prenant aux évadés fiscaux, on focalise le problème sur les « truands », sans voir (ou sans vouloir voir) :
        – Que nous avons déjà tous les moyens juridiques d’éradiquer l’évasion et la fraude fiscale. En conséquence, la seule vraie question qui vaille est : pourquoi l’État ne le fait pas ? Et je parle bien d’État et pas seulement des politiques qui sont à sa tête puisque les administrations sont complices (ce que je démontre aussi)…
        – Que tous les États ont eux-mêmes besoin de ces paradis fiscaux opaques et j’explique et démontre pourquoi. En conséquence, s’attaquer aux truands ne résoudra jamais rien si on ne demande pas d’abord aux États d’être exemplaires… ou comment l’État pourrait-il réellement s’attaquer aux truands puisqu’alors il devrait s’attaquer lui-même.

        Bref, les journalistes s’obstinant à pointer du doigt les méchants (ça fait vendre), à poser les mauvaises questions et à ne jamais confronter les États à leurs propres pratiques, nous ne risquons pas d’avancer sur ce problème… et dans quelques mois « on » nous ressortira un ixième scandale, et nos politiques feront les mêmes déclarations d’intention, et rien ne changera pour autant, puisque personne ne se sera attaqué aux causes systémiques de ces pratiques de voleur.

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        • Paul // 18.10.2021 à 08h26

          ben oui mais vous constatez une NON action.

          Que des hommes appliquent. une ma fia organisée
          LCP donne des noms. Après il y a les complices volontaires ou involontaires
          Même si les etats utilisent le système, ce sont bien des Humains qui le font tourner pour déplumer les Nations

          et oui, seule une 6eme rep avec des élus stile tiré au sort pourrait agir plus « librement » et peut-être modifier le système en place

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          • Incognitototo // 18.10.2021 à 14h44

            Vous énoncez des évidences, mais vous vous trompez de causes des problèmes. Ce n’est pas le « tous pourris » (ou presque) qui justifie que cette non-action perdure, c’est avant tout la « raison d’État », ainsi que les nombreux chantages susceptibles de faire sauter la plupart des gouvernements du monde, mais également de totalement déstabiliser économiquement des pays entiers (cf. page 68 du chapitre proposé à la lecture : « C – Soyons sérieux, les faits rien que les faits… »)

            Ou autrement dit, bien évidemment la corruption de certains politiques amplifie le phénomène, mais les raisons sont systémiques et dictées avant tout par la raison d’État. Même en imaginant que nous ayons un jour à notre tête des gens honnêtes (on peut rêver 🙁 ), s’attaquer réellement à la fraude et à l’évasion fiscale ne pourra se faire que par étape sous peine de faire imploser nos structures démocratiques et notre économie. Par rapport à ces contraintes précises, votre préconisation de changement de mode démocratique ne résoudrait absolument rien.

            Actuellement, outre le problème de corruption que vous pointez qui n’arrange rien, je pense que nous avons avant tout à notre tête des gens qui ne savent pas comment faire, ou autrement dit qui sont bloqués dans les doubles contraintes qu’ils auraient à affronter pour réellement résoudre les problèmes…. et c’est tellement enkysté dans le fonctionnement de l’État (et des politiques) que celui ou ceux qui s’y attaqueront vraiment devront vivre le reste de leur vie sous protection policière. Un risque que ne prennent jamais les journalistes qui se trompent de responsables et de responsabilités en dénonçant les « méchants fraudeurs ».

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        • Ernesto // 18.10.2021 à 20h07

          L’Etat c’est qui? Ceux qu’on a élus à sa tête et qui passent indifféremment du privé au public et réciproquement. Le mélange des genres fait que ceux qui décident pour le pays le font aussi parfois pour eux et leurs intérêts propres (Cahuzac, DSK et quelques autres), le conflit d’intérêt est donc permanent.

          La faute à qui? A nous qui continuons d’élire (ceux qui votent, de moins en moins nombreux) toujours les mêmes, issus de la même classe sociale (le bloc bourgeois), sortis du même moule de formation (ENA, haute fonction publique, direction de grandes entreprises privées).

          La solution? Renouveler en profondeur le personnel politique en veillant à ce qu’il corresponde un peu mieux à la réalité sociologique du pays (ouvriers + employés = encore 50% des actifs mais représentés par moins de 2% de députés, encore moins au sein du gouvernement.

          Et surtout, en finir avec cette tare de la délégation de pouvoir qui fait un mal fou à la démocratie: ne plus accepter le « votez pour moi, je m’occupe du reste »; exercer un contrôle exigeant, vigilant, permanent des élus qui doivent rendre des comptes sur leur gestion et le respect de leurs engagements, sous peine de révocation avant la fin du mandat. La démocratie est exigeante et réclame des citoyens engagés et présents, pas le laisser faire et la confiance aveugle.

          Enfin, solution encore plus radicale, complémentaire de la précédente, en finir avec le système capitaliste (vous n’en parlez jamais) dont la raison d’être est l’accumulation sans fin du capital, acquis de manière légale ou non.

            +0

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          • Incognitototo // 18.10.2021 à 22h31

            Je ne sais pas ce que certains d’entre vous ne veulent pas comprendre dans le fait que l’évasion et la fraude fiscale sont des problèmes systémiques qui ne se résoudront pas même en ayant 100% des personnels politiques honnêtes, incorruptibles et indépendants des lobbys (même si bien sûr ça aiderait quand même un peu beaucoup).

            D’abord il faut résoudre le fait (pour nous, mais tous les États sont concernés aussi) :
            – que l’État a lui-même besoin des paradis fiscaux opaques pour ses coups tordus, militaires, industriels et autres ; en conséquence, les paradis fiscaux opaques détiennent des secrets d’État susceptibles de faire sauter n’importe quel gouvernement,
            – que notre dépendance aux fonds étrangers pour financer nos dettes transite également par les paradis fiscaux,
            – que les entreprises importantes dans lesquelles l’État a des participations ont toutes des filiales dans des paradis fiscaux,
            – que le pouvoir de nuisance des puissances financières (banques et autres entreprises internationales) est considérable et susceptible de mettre à genou n’importe quelle économie et pays…

            Bref, comme je le propose avec des mesures concrètes (y compris pour récupérer tous les capitaux planqués ailleurs provenant de l’évasion fiscale), résolvez ça et vous verrez que la corruption n’aura plus aucune possibilité de s’épanouir. Et si les journalistes comprenaient les enjeux, ils cesseraient de jeter l’anathème sur les « méchants fraudeurs » (oui, même si ça ne résout jamais rien, ça fait vendre de désigner des méchants), pour s’attaquer au système étatique qui leur permet de prospérer.

            Les solutions magiques ça n’existe pas et en particulier sur ce sujet. En outre, croire qu’on pourrait supprimer le capitalisme qui est la forme de production que tous les humains ont adoptée en cessant d’être des chasseurs-cueilleurs est une pure construction idéologique qui mélange tout. Après bien sûr, on peut modifier qui possède le capital, qui décide et éradiquer le capitalisme prédateur ; mais continuer à penser qu’on pourrait se passer du capitalisme est en soi une illusion. Ne vous en déplaise, même les entreprises totalement autogérées, auxquelles j’ai participé, étaient capitalistes ; idem pour l’URSS (et autres) qui pratiquait le capitalisme d’État.

            Je me demande bien à quoi ça sert d’essayer d’être pédagogique en expliquant toutes les données du problème, pour être perpétuellement interpellé par des commentateurs qui parlent sans avoir lu quoi que ce soit et s’accrochent à leurs solutions magiques sans jamais prendre en compte toutes les réalités.

            Pour le reste de votre programme, oui, je suis d’accord, mais ça n’a pas de rapport direct avec le problème de l’évasion et de la fraude fiscale : et en tout état de cause, changer le fonctionnement démocratique ne résoudra pas de fait les contraintes que je listais (non exhaustivement) plus haut.

              +3

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            • Ernesto // 21.10.2021 à 22h41

              Votre raisonnement pose problème : si il existe déjà un arsenal de lois empêchant l’évasion et la fraude fiscale qu’il ne reste plus qu’à appliquer, comment expliquer que « 100% de politiques honnêtes, incorruptibles et indépendants des lobbys » ne le fassent pas ? Au nom de la raison d’Etat ? Au nom de contraintes indépassables ? Autant dire alors franchement que supprimer ce fléau est impossible, avouer son impuissance et le laisser prospérer.

              Ce que des hommes ont fait, d’autres hommes peuvent le défaire, juste une question de volonté et courage politiques.

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            • Incognitototo // 22.10.2021 à 00h24

              Non, ce qui pose problème ce n’est pas mon raisonnement, mais le fait :
              – que vous ayez lu probablement à peine 3 pages sur 18 de ce que j’explique sur la fraude et l’évasion fiscale,
              – que vous vous autorisiez à déformer ce que j’ai écrit, y compris de mes commentaires précédents,
              – et pour comble, que vous posiez de soi-disant questions auxquelles je réponds en détail dans mon texte pour aboutir à une conclusion qui ne tient au final aucun compte de la complexité du problème ; comme si sur celui-ci comme sur d’autres « quand on veut, on peut ». Désolé, mais c’est un peu plus compliqué que ça et il y a de nombreux préalables dans ce dossier pour « pouvoir », vous le sauriez si vous m’aviez lu.

              Bref Ernesto, vous êtes égal à vous-même et avez décidé que vous n’avez rien à prendre ni à apprendre de moi, et probablement de tous les autres aussi. Mais libre à vous. Évitez cependant de vous poser en sachant parce que visiblement dans votre vision du monde et des problèmes, il y a des réalités qui vous échappent totalement.

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  • Ernesto // 18.10.2021 à 00h30

    Pandora papers
    « Les sanctions applicables pourraient être renforcées en interdisant par exemple toute forme de négociation des amendes et des pénalités. La privation des droits civiques ou encore rendre publics les noms et qualités des fraudeurs pourraient également être mis en oeuvre ».

    Le verrou de Bercy n’a toujours pas sauté, c’est toujours à lui qu’échoie l’initiative de poursuivre en réparation les délinquants financiers. Les petits « arrangements » entre l’administration fiscale et les fraudeurs, s’opèrent dans la plus grande opacité permettant des « ristournes » sur les pénalités toujours négociables, avec la certitude de l’anonymat pour éviter l’exposition à la vindicte populaire, le maintien des droits civiques pour continuer à exiger le secret des affaires et la bienveillance pour les actes délictueux des cols blancs.

    Au niveau international, un petit pas vient d’être franchi en matière d’harmonisation fiscale avec l’accord sur l’impôt minimum mondial sur les multinationales à 15%,136 pays en ont accepté le principe. Aussitôt Le Maire a salué sur tweeter « un accord historique » qui rend la France fière ».

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  • Ernesto // 18.10.2021 à 01h10

    SUITE
    Il a simplement oublié de rappeler que c’est lui qui a refusé un taux supérieur, l’administration Biden proposait 21%, certaines ONG 25%. Pourquoi 15% quand seules trois économies de l’OCDE affichent des taux inférieurs (Irlande 12,5%, Hongrie 9%, Suisse 8,5%)? A l’échelle européenne, la mesure devra par ailleurs être adoptée à l’unanimité des vingt-sept. Quel intérêt pour l’Irlande, la Hongrie, principales pénalisées par la mesure de jouer le jeu? En outre, il suffit pour ne pas être pénalisé juridiquement contraint par une décision de l’OCDE, de s’abstenir au moment de l’adoption.

    Toujours cette mansuétude à l’égard des entreprises (en France l’impôt sur les sociétés a baissé de 33,3% en 2017 à 25% en 2022, manque à gagner pour l’Etat: 11 milliards d’euros), et de la finance, cette croyance en la confiance et l’autodiscipline pour réguler les dérapages illicites.

    Les enjeux sont pourtant considérables, on parle de sommes stratosphériques: 11 300 milliards de dollars (9400 milliards d’euros) sont dissimulés dans les paradis fiscaux. Un argent de la triche fiscale qui converge avec celui de la drogue et des trafics en tous genres. 2% de cette manne suffiraient pour éradiquer la faim dans le monde.Et quel manque à gagner pour financer des dépenses utiles aux populations!

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  • Jean // 19.10.2021 à 06h26
    • Paul // 22.10.2021 à 07h55

      intervention magistrale, mais bon, combien ont voté au final, surtout parmi les opposant ?

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  • Jean // 19.10.2021 à 08h01

    L’analyse systémique d’un mercenaire du Marché :

    https://www.youtube.com/watch?v=9AWeWkNhLnQ

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  • Grd-mère Michelle // 21.10.2021 à 14h52

    « Drôle de planète »: « L’argent n’a pas d’odeur… »
    Je me demande: en quoi consiste, finalement, « l’argent », les 9.400milliards d’euros planqués dans les paradis fiscaux? Ne sont-ce pas que des chiffres inscrits sur des supports magnétiques? Ou existe-t-il des « trésors », des « espèces » (de richesses sonnantes et trébuchantes- image de l’oncle Picsou ou de L.de Funès dans le film « La folie des grandeurs ») qui garantissent ces chiffres?
    Ou ces sommes folles représentent-elles les possessions de biens mobiliers et immobiliers rentables que les fraudeurs exploiteurs(de leur « fortune ») s’échangent « virtuellement »?
    Au cas où des lois arriveraient à les « coincer » et à participer au « bien public »…

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  • Ernesto // 22.10.2021 à 02h50

    Réponse à Incognitototo (22/10/21 à 00H 24)
    Vous jugez les gens sans les connaître et bien sûr vous vous trompez : j’en suis à la page 135 de votre ouvrage et j’étudie de près votre proposition de TVASS dont j’ai retrouvé beaucoup d’aspects dans l’article TVA sociale sur wikipédia. Je ne déforme rien, je ne fais que reprendre vos écrits, citations entre guillemets. La vérité c’est que vos propos sont bourrés de contradictions et ce qui vous irrite c’est que je les mette en évidence. Encore un exemple : dans votre commentaire du 18/10/21 à 22h 31 vous écrivez dans la même phrase qu’on peut « éradiquer le capitalisme prédateur » mais que « se passer du capitalisme est une illusion » ; si ça n’est pas une contradiction ! A moins que vous pensiez qu’il existe un « gentil » capitalisme acceptable, mais dans ce cas il faut le dire clairement et on comprendra mieux pourquoi vous n’êtes pas marxiste.

    Contrairement à vous je ne prétends rien vous apprendre et ce n’est pas moi qui écris qu’ « il y a des réalités qui vous échappent totalement ». Enfermé à double tours dans vos certitudes et votre statut de « sachant », vous ne supportez pas qu’on émette des remarques et même des interrogations sur vos analyses ou qu’on en défende d’autres. Vous ne respectez pas votre interlocuteur (qui n’est qu’un « croyant » inculte, le débat constructif est donc impossible avec vous.

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    • Incognitototo // 22.10.2021 à 04h13

      Quelles contradictions ??? Vous en voyez uniquement là où vous êtes bloqué dans vos définitions marxistes et votre vision imaginaire du monde.

      Je vous rappelle qu’il existe au moins 4 définitions du capitalisme et que celle qui fait appel au plus près à l’étymologie du mot est : « Système économique dont les traits essentiels sont l’importance des capitaux techniques et la domination du capital financier ». C’est-à-dire en fait, la façon dont tous les humains ont produit en accumulant du capital (quels qu’en aient été les propriétaires) à des fins d’optimisation productive ou de réserve en cas de disette, dès qu’ils ont cessé d’être des chasseurs-cueilleurs.
      D’ailleurs, vous ne pourrez pas me citer un seul système productif qui ne soit pas capitaliste. Aussi votre société sans capitalisme, personnellement je ne connais pas et je ne sais pas faire ; et si Marx vous a fait croire que c’est possible et bien il s’est fourvoyé… et l’Histoire a démontré elle-même qu’il s’est trompé.

      Les seules choses qui diffèrent entre les formes que le capitalisme peut prendre est : à qui appartient le capital, qui décide et les buts que celui-ci poursuit en préservant ou non l’intérêt général. Ce sont les seuls leviers sur lesquels nous pouvons agir ; donc oui, il est possible d’empêcher que le capitalisme devienne prédateur. Seulement c’est incompréhensible pour vous, parce que vos seuls intérêts et motivations sont de dénigrer qui selon vous je suis, sans jamais apporter le moindre argument qui ne serait pas issu de votre bible.

      Page 135 ? J’ai des doutes, parce que vous avez largement dépassé le chapitre sur la TVASS puisque d’après vous, vous en êtes à l’IR… Cependant, quand vous aurez de vrais arguments pour contredire ce que je propose, inutile d’encombrer ce site, écrivez sur le blog, je suis tout prêt à en discuter avec vous ou d’autres.

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  • Ernesto // 22.10.2021 à 17h40

    Vous avez votre définition du capitalisme que je ne peux m’empêcher de trouver succincte voire simpliste, j’ai la mienne, conforme à l’analyse de Marx :

    Le capitalisme est avant tout un mode de production dans le cadre d’une économie monétaire et marchande. Il induit un certain nombre de rapports sociaux au nom desquels : le rapport de propriété (les capitalistes détiennent les moyens de production), le rapport de production (c’est le capitaliste qui décide ce qu’on produit, où ? Comment ? Dans quelles conditions), le rapport salarial (le salarié loue sa force de travail contre un salaire à travers un contrat de travail totalement asymétrique qui crée un lien de subordination avec l’employeur, ce dernier décide de tout, le salarié obéit), un rapport monétaire et marchand (la vente de la marchandise est validée socialement par le marché, cette marchandise est vendue plus cher qu’elle n’a coûté la différence étant le profit.

    En fait le capital réalise l’avance monétaire pour créer les conditions de la production (bâtiments, machines, consommations intermédiaires, matières premières, salaires) , il anticipe une création future de richesses. En fin de cycle, il récupère sa mise plus le profit. C’est donc le travail et lui seul qui crée la valeur économique, le capital est stérile.

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    • Incognitototo // 22.10.2021 à 19h08

      Ha la la… ma définition n’est pas « ma » définition, c’est celle du Larousse et c’est la seule qui englobe toutes les autres et qui est la plus proche de l’étymologie du terme (bis). Dont acte, Larousse est succinct, voire simpliste ; car bien évidemment, il n’y a qu’une seule définition valable, c’est celle de Marx ; comme s’il avait été le seul à penser et écrire sur le capitalisme… Je rêve… quel orgueil, quelle prétention, quel mépris des autres… et peut-être même quelle ignorance.

      Bien sûr, si Marx a dit que le capitalisme qu’il décrit est ce que le capitalisme est, il faut le croire sur parole, et surtout éviter de lui rappeler que dans bien des cas le capitalisme ne fonctionne pas du tout comme il le décrit ; et je ne vais pas me répéter pour vous rappeler les innombrables cas de figure qui ne correspondent pas à sa définition et qui sont pourtant du capitalisme tel que le Larousse le définit.

      Aussi, je reste pantois devant tant de dénis et de refus de voir le monde dans sa complexité en restant fixé sur une définition qui n’est qu’une description d’une des formes du capitalisme.

      Vous voyez, c’est exactement ce genre d’attitude qui fait penser à tous ceux qui ne sont pas marxistes que ceux qui adhèrent à ses thèses sont dans un phénomène religieux. Et c’est sûrement cela également qui distingue les anars et les cocos. Même si nous serons toujours d’accord pour combattre et abattre tous les oppresseurs, très clairement nous n’avons pas le même projet de société : vous vous agenouillez devant Marx et tous ceux qui disent le représenter, et nous, devant personne… effectivement, ça fait une sacrée différence, qui explique sûrement pourquoi les cocos, après s’en être servis, ont toujours fini par massacrer les anars.

      Cela constaté, vous êtes totalement hors du sujet de mon commentaire initial (et même de ma réponse précédente), selon la stratégie bien rodée qui consiste à ne jamais discuter de ce que dit l’autre, mais à essayer de le pousser à la « faute » pour le dénigrer puisqu’il ne partage pas la même religion que vous. Aussi, je vous invite à lire ce que dit la littérature psy sur le « triangle dramatique », un jeu auquel adore jouer la plupart des gens dits de gauche.

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  • Ernesto // 22.10.2021 à 19h54

    Enfermez 1 million d’euros à double tours dans une pièce, revenez 1 an plus tard, non seulement ce capital n’a rien produit mais il a perdu en valeur du fait de l’inflation. On peut donc se passer des actionnaires propriétaires qui apportent le capital de départ (propriété lucrative),soit en socialisant 100% de la valeur créée par le travail et en finançant l’investissement par subvention, soit par endettement avec la création monétaire des banques, l’essentiel étant de créer une valeur économique nouvelle qui viendra éteindre la dette et ramener la masse monétaire en circulation à son niveau précédent (pour éviter l’inflation).

    Dans les deux cas, exit les parasites actionnaires capitalistes qui prélèvent indûment une partie de la richesse créée par le travail. Les salariés deviennent enfin maîtres de leur outil, de leur travail et de ses fruits. Le mode de production n’est plus capitaliste qu’on l’appelle comme on veut (je n’ai pas le fétichisme des mots), il traduit concrètement la fin de l’exploitation et le début de l’émancipation.

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    • Incognitototo // 22.10.2021 à 20h38

      Oui, et alors ? Ça vous sert à quoi de me dire ces évidences à moi ? Et votre système ne vous rappelle pas du tout ce qui s’est fait entre autres en URSS (avec le « succès » que l’on sait) ? En outre, si vous avez travaillé en entreprise (ce dont je doute au vu de ce que vous croyez), vous savez que pour une grande majorité de personnes, l’émancipation n’est pas du tout un projet de vie, et pire que pour certains l’angoisse de l’absence de « chef » (entre autres) les rend totalement hermétiques à toute « gestion différente ».

      Tout cela a « évidemment » un rapport direct avec l’évasion fiscale et la fraude fiscale, ainsi qu’avec ce que je vous répondais précédemment…

      Bon, c’est tout pour moi, il n’y a pas de discussion possible avec ceux qui récitent leur catéchisme.

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  • Ernesto // 22.10.2021 à 22h08

    Voici la définition que donne le petit Larousse illustré de 1999 que j’ai en ma possession : capitalisme: système économique et social fondé sur la propriété privée des moyens de production et d’échange (le capitalisme se caractérise par la recherche du profit, l’initiative individuelle, la concurrence entre les entreprises) – spécial Régime économique, politique et social qui, selon la théorie marxiste est régi par la recherche de la plus-value grâce à l’exploitation des travailleurs par ceux qui possèdent les moyens de production et d’échange.

    A l’évidence ces deux définitions sont très proches puisqu’on y retrouve quasiment les mêmes termes : propriété privée des moyens de production et d’échange / ceux qui possèdent les moyens de production et d’échange, recherche du profit  / recherche de la plus-value. J’attends donc avec impatience que vous nous en disiez un peu plus sur « les autres formes du capitalisme qui ne correspondent pas à la définition de Marx » et du petit Larousse illustré.

    Quoiqu’il en soit, je trouve que vous ne manquez pas d’air de vouloir comparer une définition de 3 lignes dans le dictionnaire et un travail colossal de toute une vie sur le sujet, consigné dans un ouvrage en plusieurs volumes. Ne vous déplaise, il est reconnu mondialement, y compris par ses adversaires, que nul autre que Marx n’a mieux analysé ce système mortifère qui règne sur le monde.

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    • Incognitototo // 22.10.2021 à 23h18

      Si en plus de parler tout seul et d’être perpétuellement hors sujet, vous mentez (ce que je vous ai déjà surpris plusieurs fois de faire) quel intérêt de continuer à parler ? Et qu’est-ce que vous voulez démontrer avec votre définition marxiste, alors que plein d’autres existent et que celle que je vous citais du Larousse les englobe toutes ?

      https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/capitalisme/12906

      Bref, si on n’accole pas un adjectif à ce terme pour dire de quel capitalisme on parle, il n’est à l’origine qu’un mode de production par accumulation adopté par tous ; et je ne vois pas pourquoi je devrais adopter la définition exclusive aux accents messianiques de Marx.

      « Nul mieux que Marx… » et pourquoi pas Jésus pendant que vous y êtes ? Proudhon, Condorcet, Robespierre, Bakounine, A. Schmith, Ricardo, Kropotkine, Allais, Pareto, Fourier, Weber, Keynes, Mella, Pouget, Samuelson… mais aussi pourquoi pas Darwin, Freud, Reich, de Gaulejac et tant d’autres comptent évidemment pour des prunes… mais c’est moi évidemment qui ne manque pas d’air…

      Rebref, amen.

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      • Ernesto // 24.10.2021 à 12h13

        Comment ne pas voir que les trois premières définitions sont minimalistes et passent sous silence les rapports sociaux qu’elles induisent ? La quatrième n’est que le développement des conséquences des trois premières mais il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. J’attends toujours des exemples de capitalisme qui ne correspondent pas à la définition marxiste mais je crois que je vais attendre longtemps.

        Tous ceux que vous citez ne comptent pas pour des prunes mais l’ampleur de leurs travaux n’est en rien comparable avec celle de Marx et c’est ce dernier qui est le plus connu et le plus étudié dans le monde. Votre déni est impuissant face à cette réalité. Vous m’accusez de mensonge sans avancer la moindre preuve, toujours cette volonté malsaine de déconsidérer l’autre.

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        • Incognitototo // 24.10.2021 à 14h06

          Ha, mais non, mais oui quand même ? Faites un procès (stalinien) en incompétence à Larousse et également à tous ceux qui ont une définition du capitalisme non conforme à celle de Marx… Je vous ai déjà amplement répondu, mais je vois que ça ne sert à rien… je vais néanmoins me répéter une dernière fois.

          Ce que Marx analyse existe, mais ça n’en fait pas pour autant la réalité de tous et de tout le système capitaliste ; ni même que ceux qui correspondent à l’analyse marxiste le vivent tels que Marx le dit (mais la relativité de tout point de vue ne doit pas vous être d’une familiarité évidente).
          Aussi votre obstination à faire de l’analyse du capitalisme de Marx la seule vérité est aussi absurde que si quelqu’un qui a la foi affirmait que Dieu existe même pour les athées… ha, mais suis-je bête, c’est exactement ce que vous faites ; ce qui donne la mesure de l’emprise dans laquelle vous êtes en refusant de considérer tous les autres penseurs, et surtout tous ceux qui invalident les thèses de Marx (qui évidemment ne méritent que le bûcher). Et pour information, c’est toujours la Bible qui est la plus étudiée dans le monde, bien loin devant Marx…

          Je répète : les entreprises autogérées et plus généralement toutes celles de l’économie sociale (10 % du PIB et près de 14 % des emplois privés en France), le capitalisme d’État, le capitalisme populaire, le fouriérisme, et même certaines entreprises individuelles… pratiquent le capitalisme au sens général que lui donne le Larousse. Et pourtant elles ne correspondent pas aux critères particuliers définis par Marx.
          Mais ce sont des réalités que vous ne devez pas connaître parce qu’il me semble de plus en plus évident que votre expérience des entreprises et de ce qui s’y passe réellement doit être assez faible.

          Aussi vous espérez quoi Ernesto ? Qu’à force de vous entendre radoter de manière obsessionnelle sur votre vérité révélée marxiste, je vais finir par dire : « bon sang, mais c’est bien sûr, seul Marx a donné la vraie et unique définition du capitalisme » ? Vous rêvez totalement.

          Alors comme je vous l’ai déjà dit plusieurs fois, ce n’est pas utile de poursuivre cet échange qui n’en est pas un, et qui depuis le début est à côté du sujet de l’évasion et de la fraude fiscale. D’autant que quand vous extrayez ce qui vous arrange des différentes définitions du Larousse, vous faites quoi si ce n’est mentir. Comme vous avez menti quand vous avez dit avoir lu mon texte sur la fraude ou encore celui sur la TVASS… et ne venez pas me dire que vous les avez réellement lus, parce qu’alors au vu de vos commentaires ça indiquerait juste que vous n’avez rien compris à ce que vous avez lu. Mais cette dernière hypothèse est possible puisque vous répondez toujours à côté de ce que je vous dis et en plus rarement en utilisant le bouton « répondre », et que votre seul souci est d’essayer de me prendre en défaut pour montrer comment je suis « mauvais » et comment vous avec Marx détenez la vérité, même contre le Larousse.

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          • Ernesto // 24.10.2021 à 18h50

            Puisque vous m’accusez (sans preuve) de mensonges et de manipulation sur les définitions de votre Larousse, je reprends la numéro 1 : statut juridique d’une société humaine caractérisée par la PROPRIETE PRIVEE des moyens de production et leur mise en œuvre par CEUX QUI N’EN SONT PAS PROPRIETAIRES .

            Quand l’Etat, entité PUBLIQUE, est propriétaire à 100% d’une entreprise publique, la propriété est PUBLIQUE et non PRIVEE ; parler de capitalisme d’Etat est donc un oxymore, on devrait parler plutôt de système nationalisé d’entreprises, mais le résultat revient au même, l’actionnaire est public mais les fonctionnaires subissent et obéissent , on retombe dans le schéma marxien.

            Quand l’entreprise est autogérée, comme Gémenos à Marseille (ex thé éléphant), les ex actionnaires privés ont mis la clé sous la porte, les salariés ont repris l’entreprise à leur compte en y investissant leurs primes de licenciement et leurs maigres économies ; ils sont devenus propriétaires (en même temps que salariés). Leur entreprise n’est donc plus capitaliste (au sens juridique) mais autogérée ou socialiste.

            Capitalisme populaire : système de collaboration capital travail ; un parti capitaliste populaire a été créé dont le manifeste « tous capitalistes » a rencontré un certain succès dans les milieux frontistes et chrétiens traditionalistes; Marine Le Pen propose un intéressement des salariés qu’elle qualifie de « capitalisme populaire. Ce capitalisme là n’est pas différent de celui de Marx, la collaboration de classe en plus !

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            • Incognitototo // 24.10.2021 à 21h57

              Ha, c’est donc vous le maître qui décide quelle définition doit s’appliquer et est juste ; et tant pis pour tous ceux qui ont oeuvré pour définir tous les avatars multiformes du capitalisme…

              Et pourquoi pas la 3 qui (ter) est la plus proche du sens étymologique et qui est la seule qui englobe toutes les autres définitions, on ne le saura jamais : « Système économique dont les traits essentiels sont l’importance des capitaux techniques et la domination du capital financier. »
              Ha, mais non, mais oui quand même ? Bé oui, sinon vos obsessions marxistes ne trouveraient plus de raison de s’exprimer… en tous cas pas vis-à-vis du capitalisme, juste à propos de ceux qui le pratiquent et ça demanderait un autre niveau d’analyse que Marx ne voulait surtout pas aborder (d’où son rejet entre bien d’autres de Darwin), mais que d’autres ont fait (voir la liste non exhaustive que je vous proposais).

              Et qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans : « ce n’est pas utile de poursuivre cet échange qui n’en est pas un… » (ce que vous démontrez encore avec vos réponses qui ne tiennent aucun compte de ce que je vous dis) ; d’autant que je ne sais vraiment pas à qui vous parlez et pas plus ce que vous espérez démontrer…
              Est-ce que vous vous rendez compte que ce type d’attitude démontre juste le mépris dont vous faites preuve pour la parole des autres et votre sectarisme ; bien à l’image de la doctrine que vous défendez et des horreurs qu’elle a engendrées (sans que ça n’interroge d’ailleurs aucun de ses adeptes sur le fait que cela pourrait être consubstantiel à sa perception déformée du monde).

              Quant à votre réponse (encore à côté du fils des commentaires) sur le fouriérisme, qu’en dire ? La seule chose qui gênait vraiment Marx dans ce capitalisme-là, c’est qu’il générait des salariés qui aimaient plus leur patron que lui et ça ce n’est pas bon pour espérer prendre le pouvoir.

              Mais je sais bien que dans ce genre de soi-disant débat, ce qui est surtout important et même vital, c’est de ne pas perdre la foi et de la justifier par tous moyens, sous peine d’effondrement psy. Donc je ne serai aucunement surpris si bien évidemment vous continuiez toujours et encore à me répondre à côté de ce que je vous dis.

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  • Ernesto // 24.10.2021 à 18h39

    Fouriérisme : ses théories ont attiré l’attention de bien des penseurs du socialisme, notamment Karl Marx et Friedrich Engels ; si ces derniers ont critiqué certains éléments de sa théorie (non égalitaire) jugées utopiques, ils en ont salué d’autres volets (notamment en matière d’éducation), (source wikipédia). Donc pas de franche opposition entre les deux analyses. Il semble que Fourrié ait plus travaillé sur le socialisme utopique que sur le capitalisme.

    En conclusion et selon moi, vos exemples ne sont guère probants et ne valident pas les formes différentes de capitalisme que vous croyez voir dans des définitions peu explicites.

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  • Ernesto // 25.10.2021 à 18h16

    [modéré] Je constate d’abord que sur mes remarques concernant le capitalisme d’Etat, celui autogéré, celui populaire, vous êtes muet comme une carpe : « vous ne démontrez rien, vous répondez à côté », un peu court comme réponse ! Pensez à Cyrano ! Ne reste plus comme corps de commentaire que le dénigrement, l’anticommunisme primaire (on sent nettement qu’il vous fait jouir), et l’apothéose : « les salariés qui aiment plus leur patron que Marx » !

    Bien sûr que ça existe ! On ne vous a pas attendu pour savoir que la servitude volontaire n’est pas une invention et qu’une bonne partie des ouvriers a toujours voté à droite voire à son extrême contre ses intérêts de classe. Ceux-là devraient visionner « merci patron » le film de Ruffin sur Bernard Arnault.

    Venons-en à la 3e définition qui parle de capital technique (on peut développer?), et financier, ça je connais : qui détient le capital financier ? Les salariés ? Non, sinon ils seraient patrons ; alors qui ? Les banques, les fonds communs de placement, les fonds d’investissement, de pension,les assurances, les rentiers, les très riches en général ; que souhaitent-ils faire de tout ce pognon ? S’en servir pour en gagner encore plus ; Comment ? En faisant trimer à leur profit ceux qui n’ont que leur salaire pour subsister . Et hop ! Retour à la définition Marxienne.

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    • Incognitototo // 25.10.2021 à 20h57

      Merci de m’avoir fait gagner mon pari avec moi-même… En outre, vous m’avez bien fait rire, mais en réalité c’est tragique.

      C’est étonnant que vous ne vouliez pas entendre que je me fous totalement des thèses marxistes (d’autant qu’il y a tellement de penseurs qui sont tellement plus intéressants, mais qui bien sûr n’existent pas pour vous) ; ça a commencé tôt (vers l’âge de 12 ans quand j’ai lu mes premiers ouvrages de la littérature communiste) et 50 ans après ça ne s’est vraiment pas arrangé.
      Par contre, je suis terrifié par ce que des gens comme vous ont fait du marxisme, selon des processus mentaux que Marx dénonçait pour les religions, mais qui sont malheureusement très exactement de même nature (cf. : Reich, Arendt, Watzlawick et tant d’autres).

      Je ne sais pas si c’est référencé comme procédé rhétorique, mais si ce n’est pas le cas, il va falloir l’inventer pour vous ; ça s’appellerait : ne se répondre qu’à soi-même afin d’avoir toujours raison et se conforter dans ses certitudes…
      Pour le reste de vos procédés, c’est très bien référencé, ça s’appelle un procès stalinien ; où quoi qu’on dise ou pas, on a toujours tort… Je réponds je suis coupable de répondre, je ne réponds pas non seulement je suis coupable, mais en plus c’est un aveu de ma culpabilité.
      L’accusation d’anticommunisme primaire fait évidemment partie de la panoplie pour s’éviter d’avoir à s’interroger, sur comment on pense ce qu’on pense et où ce qu’on pense nous conduit. Bref, vous êtes caricatural au possible, et je ne vais pas en rajouter sous peine que vous ne me dénonciez à l’ex KGB.

      Je n’ai plus rien à vous dire, d’ailleurs vous avez déjà (presque) tout fait pour démontrer comment votre idéologie doctrinale vous a totalement bouffé la tête… je regrette le temps que j’ai perdu à vous lire et à essayer (en vain) de vous ouvrir un peu à d’autres réalités et grilles d’analyses.

      Bonne nuit.

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  • Jean-Marc B // 26.10.2021 à 12h59

    Encore de bonnes lectures en vue ! Et puisque les veilleurs de Emancipation, dont je fais partie, sont remerciés en tête de cette revue de presse, je me permets d’inviter des lecteurs à devenir veilleurs dans une ou plusieurs de ses 24 rubriques. Le bébé qui n’a qu’un an, mais promet déjà…

    Emancipation! c’est ici: https://www.rdpemancipation.org

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  • Ernesto // 26.10.2021 à 15h39

    Le bon sens commande qu’il ne peut y avoir 36 définitions qui s’opposent d’un même concept. Pour qu’on puisse parler de capitalisme, il faut un capital privé, des propriétaires privés qui décident de tout et encaissent le profit, des salariés qui ne sont propriétaires de rien mais qui produisent par leur travail la valeur contre un salaire. Si ces critères ne sont pas remplis, on n’est pas dans un cadre capitaliste mais dans autre chose qui ne peut porter le même nom. A partir de cette base, Marx a analysé les conséquences qui en découlent en matière de rapports sociaux et de conflits d’intérêts sous-jacents.

    Arrivé là, deux attitudes possibles ; capitalisme= meilleur système de création de richesses et d’allocation des ressources / capitalisme=système mortifère qui exploite, aliène les humains, épuise la nature et menace notre existence. Pour ceux qui « croient » à la lutte des classes, chacun choisit son camp.

    Ce qui est vrai par contre, c’est qu’au cours de son histoire le capitalisme a revêtu des configurations différentes, mais toutes répondaient aux critères rappelés ci-dessus : Taylorisme, Fordisme, Toyotisme, à dominante industrielle, financière, nationale, mondialisée.

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    • Arturo // 27.10.2021 à 01h50

      Bonjour,
      Si je peux me permettre une remarque d’un très ancien lexicographe, vous vous disputez pour rien. Étymologiquement parlant , il existe rarement plus d’une définition d’un mot ; par contre au niveau des usages, il peut exister une multitude de sens, donc pourquoi pas 36.
      Il me semble que précisément au niveau du mot « capitalisme » son sens d’usage varie en fonction des courants de pensée économique ou idéologies politiques. C’est donc typiquement un mot qui a besoin d’être défini ou qualifier pour dire dans quel sens on l’utilise, par exemple dans votre cas : selon la définition marxiste.
      Je ne vois donc pas ce qui vous gêne que Toto puisse l’utiliser dans le sens étymologique premier, qui n’intègre pas toutes les caractéristiques que Marx attribue au capitalisme.
      Bien cordialement.

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