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8.juin.20218.6.2021 // Les Crises

Sofagate, Mali et Plan de relance : dernières nouvelles de Bruxelles – par Eric Juillot

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Un tour d’horizon de l’actualité communautaire, où l’insignifiance le dispute à l’incompétence.

Sofagate

Faut-il réviser les traités européens pour le confort fessier d’Ursula von der Leyen ? Telle est, au fond, la grave question soulevée par la « crise du fauteuil » ouverte en avril dernier à la fin d’une rencontre à Ankara entre le chef de l’État turc, le « président » du conseil européen — Charles Michel — et la « présidente » de la Commission européenne. Alors que tous s’installaient dans la salle prévue par le protocole pour l’habituelle séance de pose médiatique, Madame la Présidente décida de faire un caprice. Il lui sembla soudain que sa place ne pouvait être qu’à côté de son alter ego bruxellois, sur un fauteuil identique, face au président turc, plutôt qu’en retrait, reléguée sur un canapé avec le ministre des Affaires étrangères du pays hôte.

Un bruyant raclement de gorge, quelques secondes d’immobilité hiératique et un regard foudroyant en direction des deux mâles déjà confortablement installés : il n’en fallut pas plus pour créer un incident diplomatique que la sphère médiatique s’employa à gonfler en quelques heures. La sémillante Ursula n’avait-elle pas été maltraitée par le malotru Erdogan avec la complicité tacite et lâche de Charles Michel ? « L’Europe » n’était-elle pas tournée en ridicule par un tel traitement, « l’Europe » et, avec elle, les femmes, toutes les femmes ?

Passés quelques jours, une fois retombée l’émotion qu’une si grave affaire avait légitimement provoquée, et après que le coupable C. Michel eut publiquement et piteusement battu sa coulpe, on se rappela que le protocole habituel avait en fait été respecté ; que la présidente de la commission n’est que la cheffe de la bureaucratie communautaire et qu’elle ne saurait, sur la base de ce titre, prétendre figurer au même rang que Charles Michel dans les rencontres officielles — ce dernier jouissant, en tant que représentant des chefs d’État et de gouvernement de l’UE, d’une légitimité autrement plus forte, à caractère politique —. Aucune colère, si grande soit-elle ne saurait changer quoi que ce soit à cet état de fait.

Dans le passé, la commission a déjà tenté — en vain — d’imposer aux États membres sa mue politique, surtout à l’époque où elle était dirigée par Walter Hallstein (1958-1967). Encore ses dirigeants étaient-ils mus alors par une vision de ce que devait être « l’Europe ». Le sofagate laisse à l’inverse penser que Mme von der Leyen croit pouvoir se revendiquer de sa fonction pour obtenir de dérisoires satisfactions narcissiques, ridiculisant au passage les institutions européennes dans leur ensemble.

Cela ne va pas sans poser question : Paris et Berlin, qui ont imposé sa nomination en 2019 doivent se demander une nouvelle fois si leur choix a été le bon. Car s’ils devaient se produire, quelques coups d’éclat du même ordre suffiraient à placer, par les fous rires qu’ils déclencheraient, la colérique Ursula au même niveau que son désopilant prédécesseur, le très regretté Jean-Claude Juncker.

L’Europe plus ou moins unie

Dans une interview récemment donnée au Figaro et à Die Zeit, les ministres français et allemand de l’Économie et des Finances simulent avec conviction l’entente cordiale et l’unité de vue dans tous les domaines. Bruno Le Maire s’autorise même à être grandiloquent : « Pour la première fois, l’Europe agit unie » affirme-t-il — au risque d’offenser ces prédécesseurs — à propos du modeste plan de relance porté par l’UE, plan toujours dans les limbes près d’un an après son lancement. Le ministre français plastronnait pourtant en juillet dernier, en évoquant de l’argent « immédiatement disponible » !

Lorsque l’on songe par ailleurs que la France devra rembourser des sommes nettement supérieures à celles qu’elle aura touchées — et dont le montant à ce stade n’est toujours pas connu —, il faut bien constater une fois de plus que, pour acheter un peu de temps encore au glorieux projet européiste, les dirigeants français sont prêts à toutes les contorsions politiques et à tous les sacrifices financiers.

L’occasion de cette interview est d’ailleurs donnée par la présentation conjointe par les Français et les Allemands des détails de leur plan de relance respectif à Bruxelles. L’accord de juillet dernier a en effet pour conséquence d’accroître le pouvoir de contrôle de la commission sur les budgets nationaux, ce dont il faut se réjouir selon M. Le Maire.

Sans doute estime-t-il que l’UE lui avait laissé jusque-là trop de pouvoir. Il entend d’ailleurs faire le nécessaire pour corseter davantage le peu de prérogatives dont son successeur pourra se prévaloir. Dans un magnifique assaut de vertu destiné à complaire à son homologue d’outre-Rhin, il se fait en effet le défenseur du vote en France d’une loi organique destinée à imposer une trajectoire de dépense pluriannuelle : « le niveau de dépense sera limité à cette trajectoire », précise-t-il solennellement. La proposition ne manque pas de sel, au moment même où les dispositifs d’une stupidité comparable ont été suspendus au niveau européen en raison de la crise sanitaire.

À ce sujet, précisément, la cacophonie règne au sommet de l’État. Au moment où B. Le Maire se fait le chantre d’un ordolibéralisme à la française, l’Élysée et Matignon reçoivent avec intérêt un rapport prônant l’abandon pur et simple des critères de Maastricht au profit d’une approche moins rigide des trajectoires budgétaires des États, selon une logique étonnamment peu européiste : il s’agit d’« en finir avec le micromanagement de la Commission européenne sur les budgets nationaux pour renationaliser l’objectif », en prenant acte de « l’hétérogénéité » des États de l’UE.

Pas sûr que ce jargon crypto-nationaliste soit accueilli avec bienveillance à Bruxelles… pas sûr non plus que cette velléité d’émancipation à l’égard des dogmes monétaires et financiers dont elle est la gardienne plaise à l’Allemagne ! Si Berlin, sous le poids des circonstances, a accepté le principe temporaire d’une suspension du « pacte de stabilité et de croissance », son abandon officiel signifierait qu’elle renonce à voir dans l’euro autre chose qu’un mark dilué à l’échelle continentale. Qui peut croire sérieusement qu’il sera possible de lui imposer une telle mutation ?

De Bruxelles à Bamako

« L’Europe de la Défense » avance à grands pas. Cela a été confirmé par un récent rapport parlementaire consacré à la Mission de formation de l’UE au Mali (EUTM Mali), dont l’objectif est de former les soldats des forces armées maliennes pour accroître leur efficacité au combat contre les milices islamistes. L’enjeu est d’importance : il s’agit de permettre à l’État malien d’assurer lui-même, sur son sol, la protection de ses ressortissants et la défense de ses institutions, dans l’espoir qu’à terme la France puisse passer en seconde ligne dans ce combat, sinon se désengager complètement.

On s’étonnera donc que cette mission ait été confiée à l’UE ; car il n’est pas de voie plus certaine vers l’échec que de demander à cet ensemble baroque, sans culture ni vocation géostratégique, d’assurer la montée en puissance de l’armée d’un pays lointain.

Aussi ne faut-il pas s’étonner qu’il soit impossible aujourd’hui de « savoir ce que sont devenus les 16 000 soldats formés par l’EUTM » depuis 2013. Au chapitre des problèmes constatés, les parlementaires auteurs du rapport s’étonnent que la mission ne forme aucun sous-officier, dont le corps forme pourtant l’ossature de toutes les armées de la planète. Ils s’étonnent aussi que ces soldats perçoivent leur solde en liquide, quand il était convenu qu’ils devaient tous à terme disposer d’un compte en banque. Cela ne va pas sans poser problème puisqu’une telle pratique autorise bien des détournements. Enfin dès 2018, un précédent rapport avait insisté sur le problème posé par la rapide rotation des formateurs et la rareté en leur sein des locuteurs francophones, les auteurs déplorant un effet « tour de Babel ».

Comment assurer une formation efficace avec des militaires venues des quatre coins de l’UE, dont le séjour au Mali n’excède pas quelques mois et qui ne parlent pas la langue de leur stagiaire ? Tous les ingrédients sont ici réunis pour que la mission échoue. Une fois de plus, Paris a préféré l’affichage européen à l’efficacité opérationnelle, au détriment de ses intérêts bien compris et de ceux du Mali.

En bref

Emmanuel Macron serait-il devenu un affreux protectionniste ? Il appelle en effet publiquement les restaurateurs à privilégier la viande française, déplorant que celle qu’ils servent à leurs clients provienne très majoritairement de l’étranger. Est-ce bien le même président qui a soutenu le CETA, l’accord de libre-échange avec le Canada ?

Ratifié par la représentation nationale en 2019, cet accord autorise en effet la multiplication par seize des exportations de viande de bœuf canadien vers l’UE sans droits de douane. Conscient, tout de même, qu’il y a là une contradiction intenable, le président insiste sur le fait que cette viande étrangère ne vient pas de loin, mais plutôt d’Allemagne et des Pays-Bas. Un tel manque de foi européiste a de quoi surprendre !

Car ce n’est en effet rien moins que le Marché unique qui se trouve ainsi mis en cause… que la libre circulation des marchandises au sein de l’UE procure un avantage concurrentiel décisif aux pays qui pratiquent l’élevage industriel à grande échelle, c’est une chose ; que le chef de l’État appelle ses concitoyens à s’y opposer par leurs choix en matière de consommation en est une autre, fort troublante pour les partisans sincères de « l’Europe ».

Quoi qu’il en soit, éleveurs français, réjouissez-vous ! Notre bien-aimé président a clairement conscience de vos problèmes et se propose de vous en consoler par la magie de son Verbe. En échange, il vous demande seulement de rester d’honnêtes pratiquants de la religion européiste, « quoi qu’il en coûte ».

Macron a également participé, le 9 mai dernier à Strasbourg, au lancement de la « Conférence sur l’avenir de l’Europe ». Au menu de cette opération de communication, la réunion d’une assemblée plénière de 433 membres dont le continent attend avec ferveur les propositions d’ici quelques mois, et le lancement d’une vaste « consultation citoyenne ». L’Élysée et les institutions européennes entendent mettre le paquet pour impliquer le plus grand nombre possible de citoyens ordinaires. Il est notamment prévu de s’intéresser tout particulièrement aux « jeunes », « pour recueillir leurs attentes à l’égard de l’Europe », étant entendu que lesdits jeunes en ont nécessairement.

La journée a été l’occasion d’un discours présidentiel qui a atteint, en matière de propagande, les sommets que seul autorise un état de transe idéologique. Sans doute le cadre solennel du parlement de Strasbourg a-t-il inspiré notre président « C’est ici que bat le cœur de la démocratie européenne », a-t-il en effet affirmé, faisant l’éloge, devant un parlement à peu près vide — fâcheux symbole imputable au Covid — de l’étrange démocratie sans démos dont l’UE a accouché.

Au comble de l’enthousiasme, ne reculant devant aucune audace, il s’est ensuite autorisé à dire que, face à la pandémie, « un modèle européen » était. Si la gestion de la crise sanitaire par l’UE et les États membres relèvent authentiquement du « modèle », il est à craindre que le concept même d’« avenir de l’Europe » relève de la chimère, pour ne pas parler de celui de l’UE.

Enfin, au titre de la prétendue « démocratie européenne », les députés du parlement européen « exigent un contrôle démocratique des efforts nationaux de relance » dans une résolution votée le 20 mai. Leur exigence est double : « Afin de garantir une plus grande transparence et la responsabilité démocratique des plans nationaux de relance, les députés devraient recevoir de la Commission […] un résumé des réformes et investissements prévus dans les plans nationaux qu’elle a reçus ».

La mise en œuvre du plan de relance n’étant pas assez complexe, il faut aussi que le parlement européen s’octroie un droit de regard à son sujet, au nom d’une responsabilité démocratique inutile (les pouvoirs nationaux étant eux-mêmes issus du suffrage universel) et présomptueuse (parmi les eurodéputés, combien y en a-t-il qui ont été élus par ne serait-ce que 30 % des inscrits ?).

Pire encore, le parlement souhaite placer sous tutelle les dirigeants nationaux : « Afin de garantir la participation de la société civile et des autorités locales et régionales à la mise en œuvre des plans, les députés demandent à la Commission d’inciter les États membres à consulter toutes les parties prenantes nationales et à les surveiller afin de s’assurer que la consultation a bien lieu pour toute future modification des plans ou pour tout nouveau plan ».

Un parlement hors-sol et illégitime demande donc à une commission non élue de « surveiller » le fonctionnement de la démocratie à l’intérieur des États, alors que ces États sont en Europe le cadre exclusif de déploiement de la démocratie : voilà qui oblige, une fois de plus, à se demander comment les peuples du continent peuvent tolérer l’existence d’institutions aussi ineptes…

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

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LibEgaFra // 08.06.2021 à 09h09

« voilà qui oblige, une fois de plus, à se demander comment les peuples du continent peuvent tolérer l’existence d’institutions aussi ineptes… »

Tout simplement parce qu’il n’y a aucune démocratie que ce soit au niveau de l’ue ou de chacun des pays membres. Et que la dictature impériale mise en place fonctionne très bien avec la participation des médias détenus par des milliardaires.

Bonne nuit les petits!

13 réactions et commentaires

  • James Whitney // 08.06.2021 à 08h39

    « « L’Europe de la Défense » avance à grands pas. Cela a été confirmé par un récent rapport parlementaire consacré à la Mission de formation de l’UE au Mali (EUTM Mali) »

    On se débarrasse de l’OTAN ?

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    • Davout // 08.06.2021 à 15h50

      Disons qu’elle avance à grand pas dans l’OTAN et pour mieux soumettre chaque État.

        +3

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  • Patrique // 08.06.2021 à 08h59

    On a l’impression de lire un article écrit en 1942 avec la construction d’une nouvelle Europe, l’amitié franco-allemande, le nazi Walter Hallstein et la collaboration entre nos macron-pétainistes et la fière Allemagne.

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    • Patrick // 08.06.2021 à 13h29

      Finalement, l’UE n’est qu’un nouvel essai d’un projet qui a déjà foiré.

        +3

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  • LibEgaFra // 08.06.2021 à 09h09

    « voilà qui oblige, une fois de plus, à se demander comment les peuples du continent peuvent tolérer l’existence d’institutions aussi ineptes… »

    Tout simplement parce qu’il n’y a aucune démocratie que ce soit au niveau de l’ue ou de chacun des pays membres. Et que la dictature impériale mise en place fonctionne très bien avec la participation des médias détenus par des milliardaires.

    Bonne nuit les petits!

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    • Brigitte // 08.06.2021 à 11h16

      Ne pas tout mettre sur le dos de nos dirigeants. Vous en connaissez beaucoup autour de vous des gens qui veulent quitter « l’Europe », comme ils l’appellent? Si oui, vous avez de la chance car moi je n’en connais pas. Des euro-sceptiques, oui à la rigueur mais qui s’empressent de plébisciter les partis europhiles lorsqu’il faut aller aux urnes.
      Les gens ont peur du changement. Ils ne voient que le bon côté du machin, même quand ils sont du mauvais côté, c’est dire s’ils ont la vision réfléchissante…
      Les frontières c’est pas bon pour les vacances, la monnaie unique c’est bien pratique pour ramener des souvenirs….
      Le tourisme de masse a ramolli la conscience politique des gens. Du Wifi et des vacances !
      A tel peuple, telle politique et réciproquement.
      La désindustrialisation, la perte des fleurons, Alstom, EDF, Technip, etc…ça leur échappe complètement. Qu’importe le patron pourvu qu’on ait la paye!
      Cliquer vite et pas cher pour consommer plus. La complainte du progrès de Boris Vian n’a pas pris une ride. Il faudrait juste rajouter internet!
      Cet outil a dématérialisé le rapport au temps, aux autres et à l’espace. Il va en falloir des « black-out » électriques avant que les gens comprennent.

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      • Davout // 08.06.2021 à 15h55

        Oui, d’accord avec vous. Jusqu’aux Grecs sous Tsipras avec leur référendum débile :  » voulez vous que l’Europe arrête d’être des méchants qui font rien qu’à exiger le remboursement des dettes? » Mais surtout ,surtout pas de sortie de l’euro, de l’UE . Inepte. Un peu facile d’accuser Tsipras et Varouflakis de trahison.
        Je me rappelle des députés de Syriza qui couraient de TV en radios pour affirmer bien fort qu’il n’était pas question de quitter l’euro ou l’UE, n’ayant AUCUN SOUTIEN POPULAIRE ni mandat pour ça.
        Inepte.

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      • LibEgaFra // 08.06.2021 à 19h28

        « Le tourisme de masse a ramolli la conscience politique des gens.  »

        Quelle conscience politique? Pour qu’elle se ramollisse, il faudrait d’abord qu’elle existe.

        Dans une société marchande et spectaculaire il n’y a pas de place pour une conscience, politique ou autre.

        Chaque peuple a finalement ce qu’il mérite.

        Pour votre première question, ma réponse est: OUI.

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  • pseudo // 08.06.2021 à 10h52

    de toutes façons si vous prenez le problème de cette UE par le bout du modèle énergétique, ou climatique, vous tombez à chaque fois sur à une impasse à l’horizon 10 ou 30 ans.
    La conclusion est simple, à continuer d’accepter le statuquo, on laisse faire des gens qui préparent la guerre totale.
    Ce sont les mêmes à qui on ne peut même pas laisser sans notre alimentation sans que celle ci ne se dégrade au point de nous filer le cancer (quand ce n’est pas un prion), qu’en sera t’il lors de la prise de décision plus importante aux conséquences plus immédiate ?
    Car lorsque la situation va se tendre, les décisions des uns impacteront la vie des autres le lendemain, ou le surlendemain…. pas dans un horizon lointain.

    mon avis étant qu’on ferait mieux d’en sortir tant que la situation apparaît calme.

      +7

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  • Davout // 08.06.2021 à 12h05

    A LES CRISES
    Peut être un sujet d’article.
    A propos de la présidente de la (grosse)Commission Européenne, est ce que je suis le seul à remarquer qu’elle est Allemande?
    Parce qu’avant de devenir député européen macroniste, notre europologue le plus célèbre, Bernard Guetta, jurait ses grands dieux à longueur d’antenne que les règles non écrites de l’UE ne permettait JAMAIS, au grand jamais, que, depuis Lisbonne, le président de la commission ne puisse être originaire d’un grand pays et ce pour une raison d’équilibre. Visiblement, qu’une ressortissante du pays le plus riche, le plus peuplé et le plus hégémonique de l’UE devienne présidente ne gêne ni les féderastes ni les sceptiques puisque personne ne s’insurge ni ni même ne s’émeut d’un tel coup d’état européen.
    Encore une félonie de la macronie.

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  • Vercoquin // 08.06.2021 à 15h44

    Au rédacteur:
    « « Pour la première fois, l’Europe agit unie » affirme-t-il — au risque d’offenser ces prédécesseurs »
    Merci de nous indiquer de quels prédécesseurs vous parlez.

      +1

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  • Pierre // 09.06.2021 à 14h13

    Bref, l’UE serait un gros machin merdique qui empêcherait la grande France éternelle de montrer son génie à la face du monde….
    Vivement que l’on soit comme le RU….Au fait, c’est quoi les derniers chiffres commerciaux du Royaume Uni vis à vis de l’UE?????Quelqu’un me souffle que nos amis Britanniques auraient un déficit commercial de 36 Milliards d’Euros avec l’UE au 1er trimestre 2021++++>
    https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/11563091/6-18052021-BP-FR.pdf/62804a63-f4c6-2425-0e48-739e984c9bfe?t=1621266972685
    Comme quoi, faire cavalier seul n’est pas toujours la bonne solution……

      +1

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    • Davout // 10.06.2021 à 06h56

      C’est idiot. Voulez vous voir le déficit de la France avec le reste de l’UE?

        +7

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