Source : Le Figaro, Fabrice Balanche, 07/11/2016

FIGAROVOX/TRIBUNE – Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes syriens, ont lancé l’offensive contre Raqqa, capitale syrienne de Daech. Mais pour Fabrice Balanche, la situation est encore très incertaine sur fond de rivalité entre Kurdes et Turcs.

Dimanche 6 novembre, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes syriens, ont annoncé officiellement le début de l’offensive contre Raqqa, capitale syrienne de l’État islamique. Cela fait suite aux déclarations de la Turquie, qui elle aussi souhaite s’attaquer à Raqqa avec l’aide des rebelles arabes qu’elle a utilisés pour sécuriser sa frontière entre Azaz et Jerablous au Nord de la Syrie. Cette course à Raqqa dans le discours a-t-elle des chances de se traduire dans la réalité? Le but principal de la Turquie, à travers son intervention en Syrie, est d’empêcher les Kurdes syriens du PYD (Parti de l’Union Démocratique) de réaliser l’unité de leurs territoires dans le Nord de la Syrie sous la forme de ce qu’ils appellent le Rojava. Face à la menace turque, le PYD syrien espère obtenir la protection des États-Unis en promettant enfin de se diriger vers Raqqa, au lieu de tenter de relier l’enclave kurde d’Afrin au reste du Rojava, comme ce fut le cas en août dernier avec la prise de Manbij.

Nous pouvons donc douter sérieusement de la volonté des Kurdes syriens, comme de la Turquie du reste, de vouloir lancer une offensive sérieuse sur Raqqa. Néanmoins accordons aux deux acteurs le bénéfice du doute et tentons d’examiner comment le PYD et la Turquie pourraient tenter de s’emparer de Raqqa comme ils le prétendent.

xvm15546a6c-a4dd-11e6-9c99-b1f71e963387-417x600

Les Forces démocratiques syriennes, dominées par les Kurdes, ne sont qu’à trente kilomètres de Raqqa

Les FDS ont conquis la partie nord de la province de Raqqa (district de Tel Abyad) depuis le printemps 2015, après leur victoire à Kobané contre Daech. Depuis cette date, les forces pro-kurdes ne sont qu’à une trentaine de kilomètres au nord de Raqqa, sur une ligne de front très étendue, qui peut leur permettre de lancer une offensive de différents endroits. Entre les lignes des FDS et Raqqa, le territoire est peu peuplé et sans obstacle physique. Les villages sont très clairsemés et ne se concentrent que le long de la vallée du Baligh, une rivière à sec désormais une partie de l’année.

Raqqa est située à quelques kilomètres au nord de l’Euphrate, sur un plateau qui domine le lit majeur du fleuve. Ce dernier ne présente donc pas une défense naturelle pour toute attaque venant du Nord. Raqqa est une ville champignon donc la population a explosé en raison d’un exode rural massif depuis les années 1970 et d’une croissance naturelle galopante (doublement de la population tous les vingt ans), comme dans le reste de la vallée de l’Euphrate. En 2011, la ville comptait 260,000 habitants contre seulement 37,000 en 1970. La population est désormais quasi-exclusivement arabe sunnite avec la fuite des Chrétiens (1% de la population) et de la plupart des Kurdes (20% de la population). Leur départ a été compensé par l’arrivée d’une centaine de milliers de réfugiés de la région d’Alep et de plusieurs milliers de djihadistes étrangers avec leur famille, telle que la sœur de Mohamed Merah.

Raqqa est une ville très étendue avec une faible densité de population: la terre ne manque pas dans la région et les quartiers illégaux représentent plus de la moitié de l’espace urbain. Ces derniers sont constitués de petites maisons de plain-pied entourées par de vastes cours qui permettent de construire des pièces supplémentaires à mesure que les enfants se marient, comme dans les villages voisins. Les immeubles de plusieurs étages se trouvent au centre-ville mais là encore, ils sont séparés par de larges avenues comme c’est la tradition chez les urbanistes formés dans l’ex-Union Soviétiques. Cela complique la défense de la ville pour Daech, car il sera facile à des véhicules blindés de pénétrer par les larges artères et les djihadistes ne pourront pas utiliser la population civile comme bouclier anti-aérien dans les quartiers périphériques puisque les maisons n’ont pas d’étage.

Le barrage sur l’Euphrate est la clé de Raqqa

Néanmoins avant de lancer une attaque sur Raqqa, les FDS auraient intérêt à s’emparer de Tabqa et du barrage sur l’Euphrate (Thaoura), situés à 40 km à l’Ouest. D’une part, ils pourront ainsi utiliser le pont sur l’Euphrate pour menacer aussi la ville par le Sud et couper toute retraite des djihadistes sur la rive sud. D’autre part, il s’agit de la principale source d’électricité de la vallée de l’Euphrate. En revanche, la menace de la destruction du barrage par l’État Islamique, pour provoquer un raz de marée meurtrier, semble écartée. Il s’agit un barrage de type «bulgare»: un amoncellement de terre et de roches qui soutient un mur en ciment, une construction basique mais extrêmement résistante.

Les FDS sont donc très bien positionnés pour lancer une offensive sur Raqqa. Ils peuvent attaquer sur plusieurs fronts à la fois pour encercler Raqqa, notamment en visant le pont de Halabyah à 50 km à l’Est de Raqqa et le barrage de Thaoura qui fait également office de pont. Ils seront ainsi protégés par le fleuve d’une contre-attaque de l’État islamique en provenance de la rive sud et pourront s’approcher de Raqqa par le nord, l’est et l’ouest. La proximité de leur territoire limite la longueur des lignes de communication ce qui permet de ne pas bloquer trop de forces à l’arrière, plus utiles sur la ligne de front. Ce qui n’est pas le cas de l’armée turque et de ses alliés locaux.

xvm36ba6972-a4dd-11e6-9c99-b1f71e963387-805x453

Une longue marche turque depuis al-Bab

Lire là suite sur Le Figaro, Fabrice Balanche, 07/11/2016

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

19 réponses à Syrie : marche turque vers Raqqa et marche funèbre pour les Kurdes ? Par Fabrice Balanche

Commentaires recommandés

Midoso Le 23 novembre 2016 à 08h19

Pour compléter l’article, en voici un autre sur la situation d’ Al Bab.
http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/11/matriochkas-syriennes-et-sun-tzu.html

Cela permet de prendre en compte un acteur plutôt oublié dans l’article du Figaro, L’armée syrienne, qui elle aussi a son mot à dire et qui pourrait servir d’arbitre ou récolter les fruits d’un conflit entre ASL/Turc et les Kurdes du FDS.

  1. Midoso Le 23 novembre 2016 à 08h19
    Afficher/Masquer

    Pour compléter l’article, en voici un autre sur la situation d’ Al Bab.
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/11/matriochkas-syriennes-et-sun-tzu.html

    Cela permet de prendre en compte un acteur plutôt oublié dans l’article du Figaro, L’armée syrienne, qui elle aussi a son mot à dire et qui pourrait servir d’arbitre ou récolter les fruits d’un conflit entre ASL/Turc et les Kurdes du FDS.


    • Jack Le 23 novembre 2016 à 18h31
      Afficher/Masquer

      D’arbitre, oui. En interdisant l’espace aérien du nord syrien aux F16 turcs, ce qui a été fait récemment mais visiblement pas longtemps…
      Je ne vois pas ce que la Syrie aurait à gagner d’un conflit (déjà bien entamé) entre la Turquie et les FDS. A part retarder l’échéance d’une Syrie fédérale que l’autocrate de Damas refuse obstinément malgré l’insistance de la Russie.
      Ce qui laisse penser qu’Assad n’est pas tout à fait le pantin de la Russie décrit par certains. Possible qu’il s’amuse à jouer la Russie contre l’Iran, ces deux pays n’ayant pas le même agenda en Syrie.
      Pour un conflit ASL/Turc, je ne vois pas du tout de quoi il est question? Les ASL en question sont les dévouées caniches de la Turquie… qui a bien du mal à les tenir. Quand ils ne s’entretuent pas entre arabes et turkmènes ou factions arabes salafistes rivales, ils menacent de marcher sur Alep…


    • amer Le 24 novembre 2016 à 22h21
      Afficher/Masquer

      Je vois qu’on a les mêmes bonnes références, celle-ci plus récente complète la vôtre :

      http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/11/dans-les-dents-du-sultan-et-autres-nouvelles.html


      • Jack Le 25 novembre 2016 à 01h12
        Afficher/Masquer

        Le blog est sympathique, mais il ne s’abreuve visiblement qu’auprès de sources loyalistes ce qui augmente sérieusement les chances de se faire intoxiquer.
        De la propagande, tout le monde en fait sur place, c’est pourquoi il vaut mieux multiplier les sources.


  2. Pierre Bacara Le 23 novembre 2016 à 10h40
    Afficher/Masquer

    LES YPG KURDES

    Petit rappel terminologique simplifié :
    PKK : plus puissant parti politique kurde
    PYD : parti des Kurdes irakiens : marxiste, dit-on, en tout cas laïc (un tiers au moins des 111 sièges du Parlement kurde irakien est réservé aux femmes, 11 sièges réservés aux minorités)
    YPG : armée du PYD, qui serait passée sous contrôle du direct du PKK. Les officiers y seraient élus, à confirmer.

    La clé première de l’action des YPG (=”unités de protection du peuple” en kurde) est leur pacte de non-agression tacite avec le gouvernement syrien.

    Les YPG seraient sous-équipées relativement aux forces combattant généralement au Moyen-Orient : uniquement des armes légères, pas d’artillerie, pas de missiles antichars américains comme en aurait probablement possédé el-Qaïda et surtout pas de chars lourds pour couvrir l’infanterie en zones urbaines. Sous l’administration néo-conservatrice, les YPG ont été ponctuellement soutenues par l’US Air Force, et efficament puisque la coordination air-sol a été assurée par des forces spéciales U.S. “embedded” dans les YPG. Il est évident qu’à ce dernier égard, l’élection de Donald Trump pèse d’un poids très fort.


    • Jean Le 23 novembre 2016 à 13h48
      Afficher/Masquer

      YPG = Les Russes les aident aussi un peu et le gouvernement Syrien leur file des armes et munitions de temps en temps (valable pour les kurdes d’Efrin).

      D’un point de vue général, les Kurdes Syriens sont divisés. Il semble qu’il faille différencier les kurdes du Nord Ouest de la Syrie (Efrin) avec ceux de Kobané/al-Hasakah au Nord Est de la Syrie. Ceux d’Efrin sont pour une “autonomie régionale” dans le giron de l’état Syrien. Ceux de Kobané et al-Hasakah, sont pour le fédéralisme. Tout ce petit monde ne s’entend pas très bien, et cela ne date pas de la guerre.


    • shuppy Le 23 novembre 2016 à 13h50
      Afficher/Masquer

      je coupe les cheveux en quatre mais le fait que :”un tiers au moins des 111 sièges du Parlement kurde irakien est réservé aux femmes, 11 sièges réservés aux minorités” n’est pas un signe de laïcité mais plutôt de parité et de prise en compte des diversités (religieuses, linguistique ??) .
      Sinon à sa création le PKK est clairement marxiste-léniniste, je ne sais pas ce qu’il en ait (ortho?) aujourd’hui.


      • Jack Le 23 novembre 2016 à 19h19
        Afficher/Masquer

        Le PYD est le principal parti des kurdes syriens, pas irakiens.
        L’orientation du PKK est plus moderne aujourd’hui. Une idéologie égalitaire, écologiste et laïque partagée par le PYD souvent présenté comme la branche syrienne du PKK. Si il y a bien des liens entre les deux, le PKK reste un parti turc avec un agenda en rapport alors que le PYD ne s’intéresse qu’à son pré-carré syrien.

        L’armement des YPG s’est amélioré avec l’offensive sur Raqqa avec entre autre des livraisons de missiles antichars Milan mais ça reste insuffisant.
        Les YPG viennent de menacer de stopper l’offensive sur Raqqa si les turcs ne cessent pas leurs lâches attaques sur les villages kurdes du nord syrien. Les USA et la France sont prévenus. Il y a un moment ou il va falloir choisir entre le “grand partenaire de l’OTAN” et ceux qui font le travail sur le terrain contre l’EI.


        • daniel Le 23 novembre 2016 à 22h48
          Afficher/Masquer

          Ouf, erreurs et approximations de Pierre Bacara réparées.
          Insistons : organisations syriennes kurdes :
          PYD, parti politique. Non marxiste. Idéologie suit préceptes de Murray Bookchin.
          Libération et l’égalité féminine mises en œuvre pratiquement.
          Les organisations politiques des kurdes turcs et le PYD sont indépendants. Ils n’ont pas les mêmes buts.
          YPG : unité militaire, masculine.
          YPJ: unité militaire, féminine.
          Existe aussi des commandos anti-terroriste et des forces de police.
          Caractéristiques: armement léger, jusqu’à 23 mm. Une vidéo montre que les forces spéciales française arment des postes de tir MILAN. Ils possèdent aussi des mortiers jusqu’à 81 mm. Quelques vh blindés de prise. Protection individuelle nulle: n’ont même pas de casque pour tous.
          La formation de base accorde beaucoup d’importance aux convictions politiques du genre “pourquoi nous combattons” et sans doute pas assez aux tactiques de combat , déficient selon un français sur place. Au total, troupes très disciplinées et efficaces. Beaucoup, à mon avis trop, de martyrs et blessés.
          Les chefs sont nommés pour leurs compétences révélées au combat.

          YPG/YPJ et PKK ont des interpénétrations: les cadres (“cadros”) sont formés dans la même zone refuge, le qandil, massif montagneux du Nord Irakien.


          • daniel Le 23 novembre 2016 à 22h49
            Afficher/Masquer

            [suite]

            Il y aurait beaucoup à dire et en bien. Pour ma part, je retiens l’implémentation de l’égalité des femmes dans ses moindres détails. Co-présidence, organisations sociales spécialisées promotion et protection des femmes. Interdiction mariage sous 18 ans, de la polygamie et de la dot ( achat de la femme…) Une vraie révolution au Moyen-Orient. En contre-partie, les YPJ font le même travail sinon plus que les YPG. Les YPJ ne manquent de volontaires, beaucoup par refus du mariage. Démocratique? oui mais tempéré par les nécessités de la lutte. Par exemple, la loi de conscription passe mal.
            Pertes: d’après leurs “balances sheet”, elles seraient de l’ordre de 3 à 5 morts chez Daesh pour 1 des leurs. C’est trop.


          • Pierre Bacara Le 24 novembre 2016 à 18h47
            Afficher/Masquer

            “Ouf, erreurs et approximations de Pierre Bacara réparées. Insistons : organisations syriennes kurdes […]”

            Merci ! Effectivement, le PYD SYRIEN a été engagé militairement contre l’organisation Etat islamique avant même la proclamation de ce dernier, et ce depuis 2011 puis plus massivement depuis 2013. J’ai pu recouper plusieurs fois l’info selon laquelle il y a communauté d’intérêts entre le gouvernement syrien et le PYD, dont les actions contre l’E.I. ont permis à l’armée syrienne de redéployer des unités sur le front d’Alep.

            En revanche je trouve des confirmations de liens très étroits entre le PYD et le PKK, même si l’un est syrien et l’autre turc, notamment en ce qui concerne les YPG, entre autres formées par des vétérans du PKK. Début 2015, les effectifs des YPG auraient été de l’ordre de 20.000 à 30.000 hommes et femmes, secondés par peut-être 50.000 Yézidis pour les tâches subalternes.


            • Jack Le 24 novembre 2016 à 20h57
              Afficher/Masquer

              Les yézidis sont un peuple en voie de disparition. De mémoire, il n’en reste que quelques centaines de milliers, le chiffre de 50000 me parait donc très exagéré. Et ils sont surtout présent en Irak au côté du PKK et des kurdes irakiens du PDK de ce maudit Barzani.

              A part ça, gros retournement de situation dans le nord syrien avec Assad qui entre dans la danse en attaquant directement l’occupant turc et ses mercenaires salafistes.
              Avec possible (seconde) coopération entre loyalistes et SDF qui marchent d’Afrin sur Al Bab.


  3. RGT Le 23 novembre 2016 à 19h54
    Afficher/Masquer

    J’ai comme une petite impression… Qu’une fois les positions totalement définies (en fonction ou pas des intérêts occidentaux) les kurdes seront “oubliés” car ils n’auront plus aucune utilité géopolitique.

    Ils ont encore été bien instrumentalisés et si les “barbus modérés” l’emportent (ce qui semble désormais très peu probable) ils auront leur “os à ronger” avec un territoire “autonome” (à condition que les cheikhs et Ergollum soient d’accord), ou ils retourneront dans le cas contraire à leur ancien statut (avec sans doute quelques avantages accordés par Bachar El Assad pour leur aide, mais dans le cadre d’une Syrie non démantelée.

    Ils se sont encore bien faits avoir sur ce coup là….

    Mais ce n’est pas la première fois et ils doivent désormais être habitués à la grande magnanimité des occidentaux.

    S’ils restent dans la Syrie unifiée ils échapperont sans doute à quelques “révolutions colorées” qui sont désormais des traditions locales au moyen orient.
    C’est déjà un moindre mal.


    • Jack Le 23 novembre 2016 à 21h33
      Afficher/Masquer

      Ils en vu d’autres, surtout sous le règne de la famille Assad… Ils ont une puissance militaire et un territoire impressionnant, le tout avec des moyens ridicules. Si ils ne peuvent plus compter sur les américains, ils joueront la carte russe… ou iranienne. Ce n’est pas leur problème si des attentats planifiés a Raqqa continuent à frapper la France.
      J’ai du mal à comprendre comment Assad pourrait réunifier la Syrie alors qu’avec un soutien massif de l’Iran et de la Russie il arrive à peine à tenir sa Syrie utile? Pour reprendre et tenir un pays qui n’existe plus, il faudrait des centaines de milliers de soldats sur place pendants des années. Personne ne peut ni ne veut aligner autant de troupes dans la région.


      • aleksandar Le 23 novembre 2016 à 23h34
        Afficher/Masquer

        ” Il arrive a peine a tenir la Syrie utile ? ”
        Procurez vous des cartes de la Syrie en 2013 et maintenant, il a fait bien mieux que “tenir ” la Syrie utile et si les occidentaux n’avaient pas financés et armés les djihadistes tout en imposant un blocus économique a la Syrie qui va jusqu’à l’empêcher d’acheter des médicaments, jamais la situation ne serait devenu aussi grave.


      • Catalina Le 23 novembre 2016 à 23h52
        Afficher/Masquer

        Jack,

        “J’ai du mal à comprendre comment Assad pourrait réunifier la Syrie alors qu’avec un soutien massif de l’Iran et de la Russie il arrive à peine à tenir sa Syrie utile?”

        il l’a quand même tenue pendant 4 ans…et tout seul à ce moment là ; sans doute parce qu’il avait été élu par son peuple qui l’a soutenu par la suite.


      • Nadia Le 24 novembre 2016 à 21h38
        Afficher/Masquer

        J’ai du mal aussi à comprendre votre point de vue car après toutes ces années de chaos et d’invectives occidentales, Bachar est toujours là et plus que jamais là!


  4. Pierre Bacara Le 24 novembre 2016 à 22h21
    Afficher/Masquer

    “gros retournement de situation dans le nord syrien avec Assad qui entre dans la danse en attaquant directement l’occupant turc et ses mercenaires salafistes”.

    Faites-vous allusion aux plaintes d’Erdogan au sujet des trois militaires turcs tués en Syrie ?


    • Jack Le 25 novembre 2016 à 01h09
      Afficher/Masquer

      Oui. Apparemment uniquement une seule frappe aérienne qui n’a été revendiquée par personne. Pas le premier avertissement. Il y a quelques semaines des hélicoptères “non identifiés” avaient déjà largués des barils d’explosifs sur deux positions des salafistes d’Erdogan.
      Il y avait aussi eu une offensive conjointe loyaliste/SDF ce qui ne semble pas être le cas cette fois. Les kurdes d’Afrin nient toute présence loyaliste dans ce secteur. Il est possible que cette avancée ne soit que de la propagande loyaliste.
      On verra si les frappes continuent dans les prochains jours…


Charte de modérations des commentaires