Les Crises Les Crises
18.mars.201818.3.2018 // Les Crises

[Vidéo] Là où les putains n’existent pas, par Arte

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Un intéressant reportage qui fait réfléchir à la puissance d’un Gouvernement..

Source : Arte, 06-02-2018

La tragédie d’Eva-Marree, privée de ses enfants pour prostitution puis tuée par leur père. Dans un réquisitoire convaincant, la réalisatrice Ovidie dénonce les abus de pouvoir commis par un État suédois prétendument protecteur.

Le 11 juillet 2013, Eva-Marree, alias Jasmine Petite, 27 ans, est tuée par le père de ses deux enfants de trente-deux coups de couteau, dans les bureaux des services sociaux suédois. Ce crime est l’aboutissement d’un cauchemar qui a commencé trois ans plus tôt, après que la jeune femme, ayant quitté son compagnon pour violences conjugales répétées, et ne sachant comment subvenir aux besoins de la famille, a confié à une proche avoir travaillé comme escort-girl. Sur simple dénonciation, Eva-Marree se voit retirer sa fille et son fils, alors âgés de 1 et 2 ans, sans discussion ni enquête préalables, les services sociaux en attribuant la garde exclusive à leur père, un homme dont ils avaient pourtant eux-mêmes diagnostiqué la violence. Après l’échec de plusieurs recours en justice, la jeune femme devient l’un des porte-parole du syndicat suédois des travailleurs du sexe, dénonçant les lois en vigueur et les abus de pouvoir des services sociaux, qui privent les prostitué(e)s de leurs droits élémentaires en prétendant les protéger. Ayant finalement obtenu un droit de visite auprès de ses enfants, puis encore bataillé pour que les services sociaux obligent le père à s’y soumettre, elle est assassinée lors du premier rendez-vous fixé avec ce dernier et leur fils.

Déni de justice
Aucune sanction n’est prise au sein du service concerné, même si la directrice en est discrètement mutée. Les parents d’Eva-Marree réclament toujours en vain le droit de voir leurs petits-enfants, dont ils ignorent jusqu’au lieu de placement, alors que le père meurtrier, bien que condamné à une longue peine d’incarcération, conserve son autorité parentale. Car, en Suède, dénoncent les interlocuteurs d’Ovidie (la mère d’Eva-Marree, Zenitha, son avocat, la responsable de son syndicat…), une “putain” ne saurait être une bonne mère. Si, comme cette jeune femme courageuse, qui témoigne dans un entretien d’archives avec une retenue et un charisme remarquables, elle ose refuser le statut de victime et d’irresponsable qu’on lui assigne, elle devient aussi une ennemie de la société. En un réquisitoire convaincant contre un État “providence” dont aucun représentant n’a souhaité s’exprimer, la réalisatrice expose en détail l’hallucinant déni de justice qui a frappé Eva-Marree et ses enfants. Nombre de pays membres de l’Union européenne, dont la France, rappelle-t-elle aussi, ont adopté la législation suédoise criminalisant les clients de prostitué(e)s, l’autre volet selon elle d’une vision puritaine et répressive qui fragilise les travailleurs du sexe tout en affirmant les aider.

Source : Arte, 06-02-2018

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Commentaire recommandé

Wakizashi // 18.03.2018 à 06h55

La dernière phrase est la conclusion éclatante d’un constat accablant : nous vivons dans des sociétés puritaines, pétries de moralisme hypocrite d’un autre âge, et ceci est valable dans quantité de domaines. Des séquences désastreuses comme la récente polémique à propos de la courageuse Brigitte Lahaie, montrent que la simple énonciation d’un fait peut vous clouer au pilori.

Nous nous pensons évolués, éclairés, nous faisons souvent preuve de condescendance à l’égard de notre lointain passé “obscurantiste” ; nous sommes en tout cas loin d’être des sociétés apaisées. Collectivement, nous sommes en réalité à peine sortis de la petite enfance. Dans mes rêves les plus fous, je rêve d’une humanité assagie, d’une conscience collective mature, adulte, sereine…

149 réactions et commentaires

  • Wakizashi // 18.03.2018 à 06h55

    La dernière phrase est la conclusion éclatante d’un constat accablant : nous vivons dans des sociétés puritaines, pétries de moralisme hypocrite d’un autre âge, et ceci est valable dans quantité de domaines. Des séquences désastreuses comme la récente polémique à propos de la courageuse Brigitte Lahaie, montrent que la simple énonciation d’un fait peut vous clouer au pilori.

    Nous nous pensons évolués, éclairés, nous faisons souvent preuve de condescendance à l’égard de notre lointain passé “obscurantiste” ; nous sommes en tout cas loin d’être des sociétés apaisées. Collectivement, nous sommes en réalité à peine sortis de la petite enfance. Dans mes rêves les plus fous, je rêve d’une humanité assagie, d’une conscience collective mature, adulte, sereine…

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    • placide // 18.03.2018 à 08h40

      Le puritanisme est un cancer, ses métastases sont les mafias,la notion de pureté est étrangère à l’humanité et mène aux massacres: Race pure, femmes pures ect….Le premier travail d’une démocratie est de gérer les aspect “dérangeants” des humains et non de les interdire (interdiction des discriminations ,gestion de la prostitution ect…. comme en Suisse,Allemagne,Pays-bas,Danemark ect…Quoique non utilisateur de drogues ,je pense qu’une gestion comme au pays -bas ou en Espagne serait une sage décision en outre la gestion de la prostitution et de la drogue remplirait les caisses ; en fait nos dirigeants semblent prendre des décisions favorisant les mafias ,Y aurait-il quelque intérêt?

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      • jean girard // 21.03.2018 à 00h14

        biens sur que les dirigeants prennent des décisions favorisant les mafias , car les liens entre les mafias et les gouvernements et même le Vatican ( histoire de la loge P2)sont notoires ! quelques exemples pendant la 2 e guerre mondiale les Usa se sont appuyés sur la mafia ,, pour assurer le calme et la surveillance des ports aux Etats Unis , idem pour le débarquement américain en Sicle et en Italie; Les réseaux Stay behind , en Europe , , pendant la guerre froide se sont appuyés sur les mafias locales! les circuits occultes de la drogue sont utilisés pas les services secrets ( CIA en tête ) pour se procurer des fonds secrets, en coopération avec les mafias qu’on ne dérangent pas trop etc etc , lles transports de drogue effectués par les millitaires Us pendant la guerre du Viet nam, tous les coups tordus sont permis

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    • fox 23 // 18.03.2018 à 13h19

      Non, non, non, Wakizashi, nous ne sommes pas dans une société puritaine, ce serait trop simple, mais dans une société coercitive, où seuls les “manants” sont réprimandés.
      Quand on lit, ici où là les performances des DSK, Gainbourg et autres, avec attribution des 2 oreilles et de la queue, comment encore croire au puritanisme ?
      Il y a 2 règles, la leur, permettant tout ou pas bien loin, et la VOTRE ou vous êtes censé relire votre missel avant toute idée lubrique.
      Toute autre interprétation serait une tentative d’enfumage, la préférée de nos dirigeants !

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      • Fritz // 18.03.2018 à 14h12

        Là où le titre dit “putains”, plusieurs lecteurs du blog ont lu “puritains”. Mais les puritains, appelés ainsi par leurs adversaires (ce n’était donc pas une revendication de “pureté” de la part des intéressés), étaient les dissidents ou “non-conformistes” anglais qui trouvaient l’église anglicane trop proche du papisme.

        Il n’y avait pas de puritains en Suède, où l’église officielle, épiscopale et luthérienne, groupait l’immense majorité de la population.

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    • Leïla // 18.03.2018 à 15h44

      La courageuse Lahaie…j’ai cru m’étrangler !!! Venez faire une nuit aux urgences psychiatriques et nous reparlerons des propos de Lahaie !!!
      Les soignants parlaient il y a 35 ans du ” Papy boom “, aujourd’hui c le psy boom. Sérieux toutes ces images chocs (guerres, tueries, viols…) les gamins ne vont pas bien aujourd’hui, pas besoin d’une Lahaie pour les perturber davantage. Un viol c dégueu .

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      • Wakizashi // 18.03.2018 à 16h14

        @ Leila

        “La courageuse Lahaie…j’ai cru m’étrangler !!!”
        Pourquoi ?

        “Un viol c dégueu”
        Tout le monde est d’accord là-dessus…

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        • Sandrine // 18.03.2018 à 18h04

          Pourriez-vous préciser en quoi vous trouvez les propos de B Lahaie courageux ?

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          • Wakizashi // 19.03.2018 à 06h57

            Parce qu’elle a levé un tabou inimaginable au sein de la bien-pensance, à savoir qu’une femme peut jouir lors d’un viol. Phénomène connu des spécialistes, mais dont l’énonciation lui a valu d’être condamnée par le tribunal médiatique.

            Plus généralement, elle contribue à combattre le cliché de la pauvre femme impuissante dominée par l’homme tout puissant (et donc à leur redonner confiance en elles et en leurs capacités). Ca dépend des situations, et dans nombre d’entre elles, notamment affectives et sexuelles justement, ce sont majoritairement les femmes qui mènent le jeu, et tout le monde le sait bien.

            L’homme a une forme de pouvoir, la femme a une autre forme de pouvoir, mais curieusement c’est difficile à reconnaître par notre société.

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            • V_Parlier // 19.03.2018 à 10h44

              La façon dont vous décrivez ça et le verbe “jouir” que vous employez révèlent bien votre pensée profonde masquée par vos pirouettes du tout premier commentaire du fil, et apparemment ça a bien embobiné les lecteurs qui ne l’ont peut-être pas assez relu.

              Il peut y avoir fonctionnement de l’appareil génital (en réflexe biologique en quelque sorte) et vous décrivez ça comme un quasi-consentement “après coup”. Je vais être cash cette fois: Je trouve que c’est dégoutant. (Ca me conforte dans mon autre commentaire d’ailleurs, sur ce que je pense des promoteurs de la “liberté de moeurs” antipuritains, et blablabla…). Prétendre combattre le violence envers les femmes par la décadence: Déplorer les effets dont on chéri les causes.

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            • Wakizashi // 19.03.2018 à 11h33

              Je n’ai fait que citer les mots de Brigitte Lahaie, qui pointait une réalité. C’est malheureusement vrai, et encore une fois les spécialistes en la matière le savent parfaitement, parce que ça complique d’autant plus la reconstruction de la victime. Le reste, votre procès d’intention et vos interprétations sur ma “pensée profonde”, tout cela n’engage que vous.

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    • v_parlier // 18.03.2018 à 18h07

      Je me demande bien ce que le puritanisme a avoir avec ces faits
      1) elle avait fini par obtenir la garde de ses enfants
      2) Le meurtrier n’est même pas suédois ni europeen donc pas puritanise!
      3) la Suède nous a été présentée pendant des années comme la vitrine de la “liberté de moeurs, il faudrait savoir
      4) le meurtrier faisait simplement partie d’une catégorie prioritaire particulière, sinon la mère aurait eu la garde comme toujours.
      Ce film est une manipulation a la hauteur de celles que ce site combat pourtant d’habitude. Du pur mainstream anti-tradition ou les promoteurs de dépravation refusent de mettre leur nez dans leur …

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    • Christian Gedeon // 19.03.2018 à 11h34

      Ah bon…c’est tout ce que le sort tragique de cette femme vous inspire? Battue,violentee probablement au vu et au su de bien des gens,et c’est la faute de la “société et de l’état” ? Massacrée dans une administration ( trente deux coups de couteau,ça donne le temps d’intervenir) et personne ne bouge? La société et l’état sont des paravents hypocrites pour expliquer la lâcheté individuelle. De ceux qui étaient juste à côté. Puritanisme? Quelle blague. Nos sociétés sont pourries par la pornographie avec des milliers de sites dédiés,et vous parlez de puritanisme? De lâcheté individuelle,oui.

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      • TuYolPol // 24.03.2018 à 18h12

        Mais la pornographie et le puritanisme vont très bien ensemble. Pour moi, le puritanisme est le déni de l’ambivalence et de la complexité incompatibles avec un idéal aseptisé et pur, entraînant culpabilité et perversité. Le déni est un obstacle à une dialectique et un self contrôle sain de l’individu. Les pathologies sociales et individuelles que cela induit sont nombreuses.
        La pornographie c’est quoi ? Finalement on la retrouve partout. C’est l’avilissement marchand, et pas seulement sexuel, mais toujours dégradant et parfois violent. Les publicités me font souvent penser à une forme admise de pornographie. Elles nous attrapent par la pulsion, la concupiscence, l’avidité, l’addiction. Le puritanisme est d’autant plus à l’aise là-dedans qu’il ne voit que les aspects miroirs de son pathos. C’est cela : le puritain a besoin du pathos chez les autres pour exister, car c’est sa façon de se valoriser, et de camoufler le sien.

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  • Duracuir // 18.03.2018 à 08h20

    Je ne vois pas le rapport entre le fait d’adopter une loi de pénalisation des clients et le fait de nier tout droit à une prostituée.
    Amalgame inacceptable.
    La loi de pénalisation des clients vise, au contraire, à stopper les traffics en tarissant la source et sans s’attaquer aux prostituées qui sont considérées comme victimes, pas comme parias.
    Ne pas confondre cette loi avec l’esprit de l’administration suédoise.
    La Suède est le pays de la fameuse social-démocratie qui se permettait des stérilisations administratives forcées de femmes considérées comme trop pauvres ou “asociales” pour avoir des enfants.

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    • Captain Lulu // 18.03.2018 à 08h37

      L’un des problèmes de cette loi est qu’il crée un rapport de force supplémentaire du client vers les prostituée. En prétextant qu’il prend des risques, il justifie des demandes pouvant mettre en danger la prostituée. Et certaines, si ce n’est la plupart d’entre elles sont dans des conditions financières précaires, et finissent par accepter, pour ne pas perdre le client.
      Je ne pourrai citer la source, hélas. Mais c’était dans une interview lors de la sortie de la loi. L’Interviewée y mentionnait notamment le refus de certain client à mettre un préservatif.
      La conclusion du reportage (de quelques minutes, hélas, il n’était plus plus développé) mettait en avant que meme si la loi visait à réduire ce genre de trafic, l’effet premier était une mise en danger augmentée des travailleurs et travailleuses du sexe.

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      • Duracuir // 18.03.2018 à 09h52

        Ben voyons. Exactement comme la loi sur l’abolition de l’esclavage mettait les esclaves en danger en leur otant la protection de leur maître et en les soumettant à tous les dangers de leur nouvelle liberté.
        C’est étonnant comme les arguments utilisés contre cette loi sont exactement les mêmes que ceux utilisés par les anti-abolitionnistes ou plus tard par les anti-décolonisation.
        Tartufe se porte bien.
        Vous noterez que dans tous les “reportages” sur la prétendue hostilité des professionnelles du sexe à cette loi, systématiquement, les prostituées interrogées ont plus de la cinquantaine.
        C’est marrant, on a jamais un seul témoignage de prostituée de moins de 30 ans hostile à cette loi.
        Par ailleurs, les exigences plus ou moins criminelles des clients ne datent pas de cette loi.

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        • redge // 18.03.2018 à 13h21

          Moi je pense qu’avant de créer une loi sur la prostitution qui punit il faudrait d’abord mettre en avant l’aspect sociétal et humaine et non un commerce. Hors les études sociétales sont pour moi trop orienté car dans un monde idéal si les cou…les sont vides et les femmes satisfaites alors la prostition serait beaucoup plus réduite. Mais ça le sexe dans le respect d’autrui est devenu un sujet commercial (regarder le nombre sujet de magasine..la pilulle etc..) et a echappé aux être humains lambdas. De plus est sous jassant la question de supériorité des femmes aux hommes sous couvert du detestatable mot “egalite” (une femme est différente d’un homme tant physiologiquement que mentalement et donc si on veux egalité il ne faut QUE des femmes ou QUE des hommes ou QUE des hermaphrodites) L’equite est la seule voie possible et souhaitable mais c’est moins commercial car il faudrait respecte l’être humain avec ses défauts et ses qualités du aux differents sexes, orientations et aléa de la vie. Regardez le nombre de pub sur le ventre plat alors qu’une mere a généralement un petit ventre

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      • Sandrine // 18.03.2018 à 12h15

        Pénaliser le client sans pénaliser en même la prostituee est tout à fait révélateur de notre puritanisme contemporain.
        Je suis opposée au concept de « travailleurs du sexe » même si certaines prostituees (les anciennes en général, celles qui ont peu de chances de se reconvertir) s’en réclament. Non, la prostitution n’est pas un métier comme un autre. Il faut arrêter de mettre ça dans la tête des jeunes filles. Et arrêtons aussi de dire que les prostituees sont toujours de pauvres victimes. L’esclavage sexuel existe, il faut lutter contre mais certaines prostituees font tout simplement du business avec quelque chose qui devrait rester hors du domaine marchand. L’ide de pénaliser le client est intéressante, mais alors il faut être conséquent et avoir le courage d’accepter aussi la pénalisation de la prostituee.

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      • Sandrine // 18.03.2018 à 12h16

        La prostitution n’est pas le plus vieux métier du monde. A Sparte pendant longtemps elle n’existait pas alors qu’elle proliférait à la même époque dans d’autres cités grecques. Pourquoi ? Parce que la circulation monétaire a Sparte était faible et que les proxénètes ne pouvaient pas faire d’affaires. Dès que l’argent a fait son apparition à Sparte, la prostitution s’y est développée comme ailleurs.

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        • patrick // 18.03.2018 à 13h38

          La supression de l’argent liquide est aussi dans les projets de notre société parfaite.
          Plus de traffic, plus de travail au noir, plus d’arrangements divers et toutes les transactions traçables .
          Un pas de plus vers le totalitarisme complet mais sans les rangers, ce sera plus doux.

          Il va falloir réinventer des monnaies libres , le bitcoin était un premier pas , il restera les pièces d’or et d’argent pour un monde parallèle.

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          • Un_passant // 18.03.2018 à 17h00

            En fait, la disparition de l’argent liquide va juste faire apparaître des monnaies liquides clandestines : drogues, médicaments, argent et or. Pire, les mafias pourront créer leurs propres monnaies “discrètes” et en plus, il se trouvera bien quelqu’un pour trouver le moyen de leur donner un cours “légal”.
            Le cybercrime a de beaux jours devant lui, de très beaux jours. Mais nos idéologues ne le comprennent, ne le voient pas. Ils croient qu’ils suppriment le problème, ils le déplacent et en créent d’autres.

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            • patrick // 18.03.2018 à 18h41

              pour ma part , j’habite pas très loin de la Suisse.
              On utilisera le Franc Suisse payer le travail au noir ( et autre ) et on ira faire des courses en Suisse.

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          • Papagateau // 18.03.2018 à 23h54

            Si on interdit le liquide, le vrai montant de toutes transactions devient visible… Certes, mais la vraie raison ?

            Le vrai résultat de l’interdiction du liquide, c’est que ça va entraîner les gens a être plus hypocrite, et a se méfier de l’état.

            Quatre coupes de mousseux a 30 euros la coupe, ben, ouais ça fait 120 monsieur l’inspecteur. Quoi d’autre?

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    • DocteurGrodois // 18.03.2018 à 11h25

      L’esprit de la loi Suédoise (ainsi que les lois Vallaud-Belkacem qui s’en inspirent) dépénalise la prostituée mais considère sa condition comme anormale et dégradante, ainsi que nécessairement victime et/ou partie d’un réseau de trafic de chair humaine.

      On retrouve la même logique à l’œuvre derrière la campagne féministo-hollywoodienne Stop Enabling Sex Traffickers Act (SESTA) qui consiste à vouloir bannir et criminaliser la prostitution sur internet. Le tout, bien sur, sans demander l’avis des intéressé(e)s.

      Ainsi les droits de garde et de visite ont été retirés a cette personne parce qu’elle “se faisait du mal a elle-meme”, de la même manière qu’on éloignerait un parent toxicomane.

      Personnellement, je ne trouve pas que la situation de prostituée soit l’idéal pour élever des enfants, mais le droit de visite est un minimum qu’on accorde régulièrement a des parents SDF et/ou toxicomanes.

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    • Wakizashi // 18.03.2018 à 16h04

      @ Duracuir

      “Je ne vois pas le rapport entre le fait d’adopter une loi de pénalisation des clients et le fait de nier tout droit à une prostituée.”

      C’est simple : pénaliser le client, c’est nier à la prostitution le droit d’exister. C’est considérer que la prostitution, c’est “mal” (je parle en termes triviaux exprès). Et évidemment, c’est s’attaquer au business des prostituées, puisqu’on leur interdit le droit d’avoir des clients.

      Toute l’hypocrisie est là : soit on accepte l’existence de la prostitution, auquel cas on accepte l’existence des clients. Soit on n’accepte pas l’existence de la clientèle, auquel cas on doit assumer de ne pas accepter l’existence de la prostitution… donc des prostituées.

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      • J M Parnet // 18.03.2018 à 18h13

        Vous semblez nier que la prostitution, c’est “mal” … Tenteriez-vous de nous dire que la prostitution, c’est “bien” ??? !!!

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        • Wakizashi // 19.03.2018 à 06h39

          Non. Je ne fais pas de jugement de valeur. Si une femme décide librement de gagner de l’argent de cette façon, je ne vois pas de quel droit j’irais la juger. Elle dispose de son corps comme elle l’entend, et ce n’est à mes yeux pas plus avilissant que caissière dans un supermarché ou boniche chez de riches particuliers, loin de là. D’autant que celle qui se prostitue va (en général) gagner bien plus d’argent… c’est d’ailleurs bien souvent ce qui guide leur choix dans ce monde où les petits boulots permettent à peine de survivre. Elle joue avec ses armes, et elle s’en sort bien mieux que nombre d’autres femmes qui font des boulots classiques.

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        • JBB // 19.03.2018 à 12h25

          Les gens sont libres de coucher avec qui ils veulent. Pourquoi le faire pour de l’argent serait “mal”?

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      • Duracuir // 18.03.2018 à 20h09

        Je ne savais pas qu’un viol tarifé était une bonne chose.

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        • Wakizashi // 19.03.2018 à 06h42

          D’une part si la femme est consentante ce n’est pas un viol. D’autre part on n’est pas obligé de voir le monde en noir et blanc. Enfin, faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas dit, ça s’appelle un épouvantail.

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  • Vladimir // 18.03.2018 à 08h52

    Pour ma part je suis favorable ,TOTALEMENT favorable a la pénalisation du client ,mais pas a celle de la prostituée !
    L ‘esclavagiste sexuel ne doit JAMAIS s’en tirer !
    Trop facile de se conduire comme un porc au droit de cuissage pour quelques liards et se permettre en plus de jouer les vierges outragées !
    Saloperie de société patriarcale moyenageuse !
    “je rêve d’une humanité assagie, d’une conscience collective mature, adulte, sereine…”
    Et donc d’une société ou personne ne devrait se prostituer pour gagner sa vie et ou le male prédateur persuadé de son bon droit n’existerait pas ?
    De toutes facons je ne me fais pas d’illusions il n’y aura que des males ici pour défendre leur droit de cuissage tarifé ,je me souviens trop bien du sort de l’article consacré aux violences subies par les femmes , l’ensemble des intervenants soutenaient ces pauvres males ;; les vraies victimes !!

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    • Sara // 18.03.2018 à 09h16

      La violence de votre réaction et la haine que vous exprimez face à 50% de l’humanité devrait vous pousser à une saine introspection…
      Méditez donc sur la phrase du premier commentaire, “une humanité assagie, d’une conscience collective mature, adulte, sereine”…

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      • Fritz // 18.03.2018 à 10h18

        “société patriarcale moyenâgeuse” ? Pour ne prendre qu’un exemple, les nobles méridionaux du XIIe siècle se disaient “fils de leur mère”. “Ego Beg, filius qui fui Poncie femine…” (serment de Bégon de Sévérac au comte de Barcelone).

        Quant à la démission des hommes, on en goûte chaque jour les bienfaits dans nos sociétés occidentales : pour les hommes, pour les femmes et pour les enfants.

        J’ironise, étant un mâle qui n’éprouve ni haine ni mépris pour les pu(ri)tains.

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        • patrick // 18.03.2018 à 13h40

          eh oui !! notre société était avant tout matriarcale mais les hommes sont en train de s’en libérer.
          Aux USA , les femmes posent la question “where have the men gone ? ” et les mecs répondent “on est parti , désolé, ne comptez plus sur nous”

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    • Kami74 // 18.03.2018 à 10h17

      “TOTALEMENT favorable à la pénalisation du client”

      100% d’accord avec vous, camarade ! Il faut punir le recours à tout travail qu’un individu fourni pour gagner sa vie plutôt que par plaisir.

      Hier au supermarché, j’ai vu de l’ennui dans les yeux de la caissière : elle aurait manifestement préféré rester chez elle ou partir en vacances que travailler ! Pareil pour le vendeur de fruits et légumes ce matin au marché, qui avait dû se lever à 4 heures du matin : c’est évidemment pour des raisons économiques qu’il ne fait pas la grasse matinée. Et mercredi dernier, ce chauffeur de taxi qui m’a confié qu’il faisait plus d’heures pour pouvoir s’acheter une deuxième licence : encore un exploité !

      Venez camarade, allons retrouver et arrêter tous les clients du supermarché, du maraîcher et du taxi, et jetons ces exploiteurs au cachot !

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    • Fred79 // 18.03.2018 à 10h26

      Et bien moi qui ne suis pas un mâle, je suis totalement défavorable à la pénalisation du client et de la prostituée et totalement pour la persécution sans pitié du proxénète, seul criminel à mes yeux.
      A l’heure du “mon corps m’appartient” qui légalise l’avortement, soit la destruction d’un fœtus qui biologiquement n’est pas partie intégrante du corps des femmes, qui ne tardera pas à légaliser la GPA, soit la “location” de son ventre, la seule chose qu’une femme (ou un homme) ne pourrait pas louer, c’est son Q?
      Arrêtons un peu l’hypocrisie! Pour masquer leur incapacité à éradiquer les mafias qui font fortune sur l’exploitation des femmes, les gouvernements à tour de rôle pénalisent soit la prostituée, soit son client, mais le maffieux, lui, peut continue son business lucratif.

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      • Tassin // 18.03.2018 à 11h10

        Ne mélangez pas tout : l’IVG est interdite en France au delà de 3 mois de grossesse, ce qui est justement situé bien avant les premiers signes de vie du foetus (qu’on peut associer aux premiers mouvements musculaires et réponses-réflexes).
        Évitez de raconter qu’on assassine des enfants de 8 mois de grossesse, c’est totalement faux.

        Pour le reste, le “client” qui exploite sexuellement une femme ou un homme est tout à fait responsable de ses actes. Ce n’est pas parce qu’il existe des proxénètes que les “clients” sont dédouanés de toute responsabilité. Ce serait comme demander à ne pas être pénalisé pour avoir giflé votre femme au seul prétexte qu’il existe des DSK ou assimilés.

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        • Dominique // 18.03.2018 à 11h43

          « Ce n’est pas parce qu’il existe des proxénètes que les “clients” sont dédouanés de toute responsabilité. »
          De quelle responsabilité parles-tu ? S’il impose quoi que ce soit par la violence ou l’intimidation, alors il doit passer par la justice, comme dans n’importe quelle autre situation. Si il échange un bien (argent, repas, etc…) contre une relation sexuelle librement consentie, alors je ne vois que le puritanisme pour justifier l’interdiction faites aux deux partenaires de disposer de leur corps. C’est la contrainte contre laquelle il faut lutter, pas la prostitution. D’ailleurs, je suis pour la réouverture des maisons closes, dans la mesure où elles seraient autogérées par les prostitués elles-mêmes. Elles seraient ainsi bien mieux protégées des violences, des maladies, de la précarité.

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        • Guillaume // 18.03.2018 à 15h38

          ” 3 mois de grossesse, ce qui est justement situé bien avant les premiers signes de vie du foetus (qu’on peut associer aux premiers mouvements musculaires et réponses-réflexes)”

          N’importe quoi!
          Les premiers mouvements musculaires interviennent bien avant 8 mois. Les femmes le ressentent vers le 5e ou 6e mois. Faiblement bien sûr mais ressenti quand même. Donc le fœtus doit bouger subreceptiblement avant.

          Si vous prenez 2 minutes pour regarder l’état du fœtus à la 12e semaine de grossesse, vous verrez qu’il a déjà tout de l’être humain.
          Avant de commencer à utiliser ses muscles, le fœtus utilisera son cerveau.

          2 pistes de réflexion :
          On parle du passage d’embryon au fœtus dans les premières semaines de grossesse.
          Une personne adulte dans le coma ne pouvant utiliser consciemment ses muscles ne devrait-il plus être considérer comme un être humain ?

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      • sempre // 18.03.2018 à 12h02

        Vous avez raison, je loue mon corps ou mon esprit comme bon me semble, pourquoi en faire une distinction ? un esprit est aussi physique qu’un corps, les sensations sont portées aussi par les neurones.
        C’est uniquement au nom d’un puritanisme ambiant hérité de nos sociétés chrétiennes ou musulmanes que le fait de louer un corps est considéré comme acte infamant. Le proxénète est le même qui exploite mon esprit, mais il est en cravate.

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      • patrick // 18.03.2018 à 13h42

        GPA : on peut louer son utérus pour 9 mois mais on ne peut pas louer son vagin pendant 15 minutes.

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      • Idomar Yasagof // 18.03.2018 à 16h00

        Fred79 10h26 : merci, enfin un peu de réalisme.
        Et n’oublions pas que jusque 1944 (droit de vote) et 1965 (capacité juridique) les bons pères de famille étaient ni plus ni moins que des “clients” qui en échange d’un “devoir conjugal” donnaient quelques émoluments à leur épouse.
        Quant aux services aux handicapés, il ne faut même pas en parler à nos prudes hommes politiques. Cachons les problèmes pour ne pas les traiter.

        Vladimir (8h52) : Comme l’écrivait Paul Valéry “le plus farouche orgueil nait surtout à l’occasion d’une impuissance” !

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        • patrick // 18.03.2018 à 18h53

          j’inverserais bien le sujet . La cellule de base de la soiété a toujours été la famille organisée autour de la mère , les hommes étaient formattés pour jouer le rôle de fournisseur pour la famille.
          Le gars allait bosser aux champs ou à l’usine pour nourrir sa femme et les enfants de sa femme ( qui pouvaient aussi être les siens mais il n’en était jamais sur ) et ensuite mourrir à la guerre.
          En échange , sa femme le rétribuait en “nature” de temps en temps pour ses services rendus.

          Je suis athée, un jour lors d’un mariage j’ai entendu un curé citer un truc religieux ” L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ” … ok compris , la société ( chrétienne ) est fondamentalement matriarcale. Le mec n’est qu’un accessoire de la famille.

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          • V_Parlier // 19.03.2018 à 11h04

            Vous allez faire des mécontents, et pas chez les chrétiens 😀

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    • Wakizashi // 18.03.2018 à 16h09

      @ Vladimir

      “Trop facile de se conduire comme un porc au droit de cuissage pour quelques liards”

      Contrairement à une idée répandue, les clients de la prostitution sont souvent des pauvres gens, vivant une misère sexuelle (et souvent affective aussi) que seules les prostituées justement sont à même de combler. Ils viennent chercher du sexe bien-sûr, mais aussi de l’affection. On est loin de l’image d’Epinal du prédateur…

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      • Sandrine // 18.03.2018 à 17h19

        Et comment expliquez vous que les femmes trop pauvres ou trop vieilles souffrant de misère affective et/ou sexuelle n’aient pas recours à la prostitution ?!

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        • Un_passant // 18.03.2018 à 17h38

          Les gigolos ça existe… Et sinon, c’est une question à poser à des psychologues. Mais le peu que j’en sais est lié à la “pénétration”. Les femmes seraient aussi plus sensible à l’aspect psychologiques d’une relation.
          Les femmes font l’amour quand elles ont le moral, les hommes quand ils ont le cafard (je synthétise à l’extrême mais c’est l’idée et c’est suffisamment récurrent comme explication pour être considéré comme fiable).

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          • Sandrine // 18.03.2018 à 20h12

            Je ne vois pas bien ce que la pénétration a à voir là-dedans…
            Et surtout si l’homme a besoin de pénétrer pour se rassurer, pourquoi ne pourrait-il pas le faire avec une partenaire gratuite ou avec son épouse ?
            Au bois de Boulogne, l’heure de pointe, c’est 18h, la sortie du bureau, avant d’aller retrouver bobonne et les enfants (lu dans un reportage, dont je ne retrouve pas la référence)

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            • Un_passant // 18.03.2018 à 21h33

              Sauf que toutes vos interventions trahissent des préjugés de niveau café du commerce. La réalité des prostitués et des clients est bien plus contrastée et complexe que votre manichéisme.

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            • Sandrine // 18.03.2018 à 22h33

              Vous avez visiblement plus d’expérience que moi en la matière…
              Cela étant, je vous copie ce lien qui confirme que la majorité des clients de prostituees sont des hommes mariés et jeunes… donc pas exactement des pauvres gars de socialisés et en détresse affective (même si il y a aussi ça, je ne le nie pas)
              Le client de prostituee lambda, même si il n’en as peut-être pas directement conscience, a avant tout le besoin de « dominer » en endossant un minimum de contraintes et de responsabilités… d’ou Le rôle capital de l’argent dans l’affaire.
              http://www.lejdd.fr/Societe/Prostitution-qui-sont-les-clients-639086

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            • Papagateau // 19.03.2018 à 00h27

              Le client étale aussi sa “réussite financière” , même si elle est modeste et qu’il n’a pas envie d’en avoir conscience.

              De ce côté là, c’est un pigeon. C’est plus le plaisir de payer qu’il recherche, que le plaisir sexuel.

              Par conséquent, il a des contraintes horaires.

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            • Wakizashi // 19.03.2018 à 06h49

              “Sauf que toutes vos interventions trahissent des préjugés de niveau café du commerce.”

              Je confirme, le cliché du bois de Boulogne est significatif à cet égard : pour votre information Sandrine, à notre époque, 80% de la prostitution se passe sur internet.

              Quant aux vieilles femmes qui n’auraient pas recours à la prostitution, dans les milieux fortunés c’est faux. Quand elles en ont les moyens (parce que c’est plus rare que dans l’autre sens, donc plus cher), elles n’hésitent pas à se payer les services d’hommes jeunes…

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            • Wakizashi // 19.03.2018 à 07h08

              “Et surtout si l’homme a besoin de pénétrer pour se rassurer, pourquoi ne pourrait-il pas le faire avec une partenaire gratuite ou avec son épouse ?”

              Parce qu’il n’en a pas par exemple ? Parce que les femmes le rejettent ? Et même s’il est marié ou qu’il vit avec une femme, nombre de couples vivent dans une misère sexuelle consternante.

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 09h28

              “nombre de couples vivent dans une misère sexuelle consternante.” Nous y voilà… La partie féminine des couples en question ne cherche pourtant pas pas à sortir de cette “misère sexuelle” en recourant aux services d’une personne prostituée. Pourquoi les hommes s’autorisent-ils à le faire?
              De plus, à notre époque de grande libéralisation sexuelle, l’argument de l’épouse coincée qui refuse des faire les trucs qui obsèdent monsieur ne tient plus! Si les hommes regardaient un peu moins de pornographie, peut-etre se sentiraient-ils aussi un peu moins en état de “misère sexuelle”.

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 09h40

              “80% de la prostitution se passe sur internet”
              Le bois, ça marche quand meme encore. La prostitution sur internet est certainement plus haut de gamme (au niveau tarif).

              D’autre part, soit dit en passant, sur internet, il y a maintenant plein d’applications qui vous permettent de savoir en temps réel les personnes autour de vous qui sont disponible pour un “plan Q” comme on dit – totalement gratuit (même si ces appli sont souvent trustées par les professionnels).
              Donc je confirme : les hommes mariés qui s’adonnent aux joies des pipes tarifées (c’est la majorité des cas, semble-t-il) le font la plupart du temps dans un souci de domination et d’affirmation de leur virilité.
              Je ne juge pas, je constate.

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            • Wakizashi // 19.03.2018 à 09h46

              “La partie féminine des couples en question ne cherche pourtant pas pas à sortir de cette “misère sexuelle” en recourant aux services d’une personne prostituée.”

              2 question :

              – Qu’est-ce que vous en savez ? Ces femmes cherchent peut-être à en sortir en allant voir ailleurs, relations tarifées ou pas. Vous me direz que si ce n’est pas tarifé c’est mieux ; libre à vous d’en juger, cela dit c’est intéressant parce que cela démontre peut-être aussi justement que les femmes ont plus de pouvoir à ce niveau-là que les hommes (autrement dit c’est plus simple pour elles de trouver un partenaire consentant, ce qui leur évite le recours à la prostitution).

              – Est-ce que c’est mieux à votre avis de ne pas chercher à en sortir ?

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            • Wakizashi // 19.03.2018 à 09h57

              “De plus, à notre époque de grande libéralisation sexuelle, l’argument de l’épouse coincée qui refuse des faire les trucs qui obsèdent monsieur ne tient plus! Si les hommes regardaient un peu moins de pornographie, peut-etre se sentiraient-ils aussi un peu moins en état de “misère sexuelle”.”

              Ceci est une illustration parfaite de vos préjugés en la matière. La misère sexuelle, ce n’est pas l’inassouvissement de fantasmes borderlines. La misère sexuelle, c’est l’absence de plaisir sexuel, ou bien l’absence de pratique sexuelle tout court.

              Et surtout, les hommes sont loin d’être les seuls à avoir des fantasmes borderlines. Cela concerne aussi bien les femmes, et j’en connais beaucoup qui reprochent à leur mec de refuser de s’adonner à certaines pratiques. Contrairement à ce que vous avez l’air de penser, nombre d’hommes sont beaucoup plus coincés que leur compagne.

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 11h59

              Je ne crois pas que ce soit plus facile pour les femmes. Elles sont généralement handicapées par la difficulté de faire les premiers pas (sans passer pour une pute justement).
              Est-ce que c’est mal de chercher à sortir d’une situation de « misère sexuelle » ? Evidemment non ; mais je ne crois pas que le recours à la prostitution soit une solution ; c’est un leurre ; après la passe, l’homme se retrouve confronté à sa solitude et à sa « soif » ( et susceptible de s’enfoncer dans une forme de dépendance au sexe)
              Je ne suis pas un homme et je ne peux évidemment juger que d’après des études faites par d’autres, mais il me semble que le problème vient du fait que les hommes ont beaucoup de mal à accepter le désir féminin. Peut-être par peur d’être englouti ou dominé. La prostituée, par définition n’a pas de désir, puisqu’elle est censé n’être motivée que par l’argent ; elle est donc plus « prévisible », plus sous contrôle. Se lâcher avec elle peut paraitre moins dangereux.
              De mon point de vue, les hommes devraient essayer de se confronter plus directement à la puissance du féminin et les femmes essayer de dépasser leur passivité, héritée de siècle de mise sous tutelle, afin de les y encourager.

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 14h34

              “La misère sexuelle, c’est l’absence de plaisir sexuel, ou bien l’absence de pratique sexuelle tout court”
              Et en quoi la prostitution est-elle une solution à ce problème quand on est marié et qu’on a une femme dans son lit tous les soirs?!
              C’est vous qui avez des préjugés et qui vous imaginez qu’une professionnelle connait des techniques et pourra faire des miracles qu’une épouse, par définition, n’est pas capable de faire!!
              Le dialogue dans le couple vaut mieux en la matière que mille films porno et autres prostituées.
              D’autre part, on peut tout à fait avoir des fantasmes borderline refoulés (ou non) et souffrir d’absence de plaisir ou de pratiques sexuelles…

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            • Wakizashi // 19.03.2018 à 16h15

              “Je ne crois pas que le recours à la prostitution soit une solution”
              “Et en quoi la prostitution est-elle une solution à ce problème ”

              On sort du sujet. Si vous cherchez à démontrer que la prostitution n’est pas la solution idéale à tel ou tel problème, ça ne sera pas difficile, et de toute façon personne ne prétend le contraire. Est-ce une raison pour l’interdire ? Faut-il interdire tout ce qui n’est pas idéal ?

              Si des gens veulent aller voire des prostituées par plaisir, pour combler un manque ou que sais-je, c’est leur affaire. Si des femmes veulent se prostituer pour gagner de l’argent, c’est leur affaire (à partir du moment où elles le font librement bien entendu).

              Ils ne font de tord à personne, alors je me demande bien pourquoi tant de monde les juge, et va jusqu’à prétendre vouloir l’interdire. Pour protéger les prostituées nous disent les bonnes âmes ? Mais les prostituées, elles n’ont rien demandé…

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            • Pinouille // 19.03.2018 à 16h35

              @Sandrine
              Votre tentative de comprendre les comportements masculins est tout à votre honneur. Quelques lignes n’y suffiront malheureusement pas car la variété des cas de figure est très large. De la même manière que quelques lignes n’arriveront jamais à synthétiser certains comportements féminins.
              L’article que vous citez a le mérite de faire certaines distinctions, alors que, il me semble, vous ne vous focalisez que sur certaines d’entre elles.
              Par exemple, la domination est certes une composante essentielle de la sexualité de certain(e)s, mais ne peut faire l’objet d’une généralisation.
              Autre exemple, on (H/F) peut être marié et avoir envie d’autre chose, indépendamment de la qualité de la relation conjugale: certain(e)s sont disposé(e)s à franchir le pas pour réaliser ces envies… D’autres pas.

              A noter aussi qu’il existe aussi un nombre non négligeable de femmes qui passent leurs vacances dans certains pays exotiques afin d’y vivre quelque “idylle” en compagnie de jeunes hommes attentionnés. Même si elle a son importance, la différence avec la prostitution du bois de Boulogne n’est que dans la forme.

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            • Pinouille // 19.03.2018 à 16h47

              @Wakizashi
              “Mais les prostituées, elles n’ont rien demandé”
              C’est peut-être vrai pour une minorité d’entre elles (et encore, je parierais qu’une bonne partie de celles-ci préfèreraient gagner leur vie autrement).
              Pour le reste, faire abstraction des réseaux de traite et d’exploitation sexuelle me semble un chouia hasardeux :
              http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/les-chiffres-cles-de-la-prositution/
              http://www.ouvertures.net/prostitution-en-france-portrait-en-chiffres-et-en-lettres/

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 16h55

              Comme pour le don d’organe ou les mères porteuses, avec la prostitution, on touche à un domaine essentiel de l’etre humain au sujet duquel il ne peut être simplement question de liberté de choix individuel et de consentement.
              1) Parce qu’il ne peut y avoir liberté que dans l’égalité or dans tous les cas cités, il y a inégalité économique entre celui qui achète et celui qui vent.
              2) Parce que la dignité de l’être humain est non négociable, elle ne peut pas fait l’objet d’un contrat ou d’un échange marchand. Or dans la prostitution la femme n’est plus sujet de désir mais objet de plaisir. Traiter un être humain en tant qu’objet est contraire à sa dignité (comme dans le cas de l’esclavage). Qu’une femme aux abois économiquement soit prête à renoncer à sa dignité et à sa qualité de sujet désirant ne signifie pas que l’état doive cautionner cela. Sinon pourquoi pas rétablir l’esclavage pour dettes pendant qu’on y est !
              3) La sexualité humaine ne se résume pas à une fonction corporelle naturelle ; elle est de l’ordre de la culture et elle est au cœur de la psyché humaine ; traiter la sexualité comme marchandise, c’est traiter l’humain comme marchandise.

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            • Wakizashi // 19.03.2018 à 17h16

              “C’est peut-être vrai pour une minorité d’entre elles (et encore, je parierais qu’une bonne partie de celles-ci préfèreraient gagner leur vie autrement).”

              Que dire alors des caissières, des ouvrières dans les usines, des femmes de ménages etc ? C’est sûr, tout le monde préfère être riche et en bonne santé que pauvre et malade…

              “Pour le reste, faire abstraction des réseaux de traite et d’exploitation sexuelle me semble un chouia hasardeux :”

              Je ne parle évidemment que des prostituées qui font cela librement.

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            • Wakizashi // 19.03.2018 à 17h31

              “Parce qu’il ne peut y avoir liberté que dans l’égalité or dans tous les cas cités, il y a inégalité économique entre celui qui achète et celui qui vent.”

              Même remarque qu’à Pinouille : que dire alors des milliers d’emplois aliénants et sous-payés ?

              “Traiter un être humain en tant qu’objet est contraire à sa dignité”

              Qui vous dit que les prostituées sont traitées comme des objets, qu’il n’y a aucun rapport humain d’instauré ? Dans certains cas oui, mais de là à en faire une généralité, c’est vraiment caricatural…

              “Qu’une femme aux abois économiquement soit prête à renoncer à sa dignité et à sa qualité de sujet désirant ne signifie pas que l’état doive cautionner cela.”

              Au profit des réseaux mafieux de traite des femmes. Donner un statut aux prostituées leur donnant droit aux mêmes droits que n’importe quel travailleur, c’est au contraire les protéger de ces réseaux. Vous êtes dans la théorie, vous tenez un discours de salon, qui ne tient aucun compte des réalités.

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            • Pinouille // 19.03.2018 à 18h57

              “Que dire alors des caissières, des ouvrières dans les usines, des femmes de ménages etc ?”
              Qu’elles ne se prostituent pas. J’ose espérer que vous saisissez la différence…

              “Je ne parle évidemment que des prostituées qui font cela librement.”
              Certes, mais cela concerne la minorité.

              “Qui vous dit que les prostituées sont traitées comme des objets, qu’il n’y a aucun rapport humain d’instauré ?”
              Les statistiques du premier lien que j’ai mis ci-dessus. Si elles ne vous convainquent pas, que dire…

              “Donner un statut aux prostituées leur donnant droit aux mêmes droits que n’importe quel travailleur, c’est au contraire les protéger de ces réseaux.”
              Pas faux. Mais manifestement le gouvernement n’est pas prêt à franchir le pas (ref dignité de la personne etc). Du coup, il compose comme il peut.

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 19h14

              @ pinouile.
              Vous avez raison de souligner la difficulté qu’il y a a faire des généralisations. En réalité, il n’y a jamais que des cas particuliers. J’ai lu dans différentes sources que les clients des prostituees étaient majoritairement des hommes mariés, d’où ma focalisation sur ce point. Sans doute est-ce aussi pour moi (en tant que femme) le plus difficile à « accepter ». Cela évoque tout de suite la polygamie – associé pour moi à un abus de pouvoir de la part de l’homme (avec complicité masochiste des femmes…). Bref le truc contre lequel il faut lutter si l’on veut tendre vers une société plus juste

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            • Pinouille // 19.03.2018 à 19h56

              “Cela évoque tout de suite la polygamie – associé pour moi à un abus de pouvoir de la part de l’homme (avec complicité masochiste des femmes…).”
              C’est une interprétation très personnelle. La prostitution ne se réduit pas qu’à cela. On peut y voir mille autres choses.

              “Bref le truc contre lequel il faut lutter si l’on veut tendre vers une société plus juste”
              Je doute que l’ont puisse espérer venir à bout d’une pratique aussi ancienne que l’humanité (cette ancienneté en dit d’ailleurs long sur la nature masculine, mais aussi féminine, ainsi que sur les relations H/F).
              Dans ce cas, la lutte ne revêt qu’un aspect symbolique, teinté d’une certaine hypocrisie.

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 20h22

              @wakizashi,
              – La comparaison avec les métiers aliénants comme celui d’OS ou de caissière ne me parait pas pertinente dès l’instant que l’on considère la sexualité comme une porte d’entrée vers l’amour.
              – L’objectivation de la prostituee, (même si le client projette toujours plus ou moins sur elle des affects) me paraît inévitable; une rencontre véritable entre deux personnes qui se reconnaissent une égale valeur (l’amitié, par exemple) nécessite de se situer d’emblée dans un temps long, indéfini (l’objectif, même si il est rarement atteint, c’est l’éternité). Bien sûr, certaines prostituees ont leurs habitués, mais le client peut switcher du jour au lendemain sur une autre sans avoir à lui rendre aucun compte. Comme un objet elle est là pour être consommée et abandonnée après usage

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 20h32

              @ Pinouille
              Non, prostitution n’est pas aussi vieille que l’humanité. Dans les sociétés de chasseurs -cueilleurs, elle n’existe pas. Elle apparaît avec avec la circulation monétaire (comme l’illustre bien le cas spartiate) et la concentration de la richesse dans certaines mains.
              Comme du reste la polygamie (c’est en tout cas la thèse de Todd).

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            • Wakizashi // 20.03.2018 à 07h25

              @ Pinouille

              “Qu’elles ne se prostituent pas. J’ose espérer que vous saisissez la différence…”

              Ce que je ne saisis pas, c’est la logique de votre argument : si les prostituées veulent gagner leur vie autrement, il faut dénoncer la prostitution, mais si les femmes de ménage veulent gagner leur vie autrement, on s’en fout ? Votre réponse est basée sur un jugement moral qui n’engage que vous : la prostitution, c’est mal.

              “Certes, mais cela concerne la minorité.”

              Et alors ? Si le débat sur la prostitution consistait uniquement à dénoncer la traite des femmes par les réseaux mafieux, nous serions tous d’accords. Mais ce qui vous gène, ce sont justement les autres cas, ces femmes qui se prostituent librement. La protection des femmes n’est qu’un prétexte ; c’est la prostitution en soi qui vous défrise, sur la base d’un jugement purement moral.

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            • Wakizashi // 20.03.2018 à 07h35

              @ Sandrine

              “L’objectivation de la prostituee [blablabla]”

              Je vous ai déjà répondu (contrairement à vous qui esquivez) : vous êtes dans la théorie de salon, vous tenez un discours de privilégiée n’ayant jamais été confrontée à certaines réalités, dont vous ne tenez aucun compte.

              Malheureusement, la conséquence de votre discours, c’est que les réseaux mafieux de prostitution (qui sont une réalité très concrète) vous gênent moins que la question morale de la prostitution. En refusant la légalisation de la prostitution en vertu d’un principe moral, vous cautionnez de fait la traite des femmes.

              Et le pire, c’est qu’à vous lire je suis persuadé que vous n’avez jamais connu de prostituée. Ce sont pourtant elles qui sont concernées au premier chef, mais vous parlez à leur place sans chercher à connaître leur avis…

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            • Un_passant // 20.03.2018 à 09h32

              @Wakizashi

              Merci. Je fais exactement le même constat que vous.

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            • Sandrine // 20.03.2018 à 09h39

              @ Wakizashi
              « Theorie de salon », blabla… « vous n’avez jamais connu de prostituée », bla,bla
              Et vous, vous en avez connu une autrement qu’à travers votre phantasme de consommateur béat ? J’en doute. Connaitre quelqu’un, ce n’est pas seulement coucher avec. Mais vous avez visiblement du mal à faire la différence.
              La vérité, c’est que vous ne cherchez pas à comprendre mes arguments parce que vous êtes aveuglé par la volonté (inconsciente, peut-etre) de défendre votre petit plaisir égoiste et vos privilèges (« libertés ») hérités d’un autre âge.
              Légaliser la prostitution ne permettra pas de lutter contre les trafics internationaux (les législations sont faites pour être contournées !!!) ; La pornographie est légale et pourtant les conditions de travail des actrices (et des acteurs) ne cesse de se dégrader (Ovidie le dénonce depuis longtemps sans jamais être entendue). Quand comprendrez-vous que c’est la demande qui génère tous ces trafics et qu’une réglementation ne fera pas mieux que l’hygiénisme du XIXe siècle (qui avait instauré la visite médicale obligatoire, tellement humiliante pour les filles, etc., etc.)

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            • Sandrine // 20.03.2018 à 09h57

              @ Wakizashi ( et @un passant)
              Pour tout vous dire, lorsque j’étais étudiante (en Allemagne) et dépourvue de moyens, j’ai été tentée de répondre à une annonce recrutant des call-girls ; Finalement, j’ai renoncé par peur de tomber sur des clients violents ou vicieux.
              Je constate, avec effarement, que 20 ans plus tard, les jeunes filles sont beaucoup moins effarouchées par cette perspective et que beaucoup se projettent tout à fait sérieusement dans des carrières relatives à l’industrie du sexe. Pour moi, il s’agit d’une dangereuse dérive qui relève du nihilisme.

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            • Un_passant // 20.03.2018 à 10h12

              Vous vous trompez sur un tout petit détail : la certitude que c’est la demande qui fait l’offre.

              Les filles qui tombent dans la drogue et finissent par se prostituer pour se payer leur dope (on a des cas dramatiques liés à la Vicodine aux USA), vous croyez qu’interdire la prostitution va résoudre le problème?

              Et pousser les prostituées dans la clandestinité, est-ce que ça les aide à en sortir? Non, ça rend leurs conditions de vie plus difficiles en :
              baissant le tarifs
              donnant plus de pouvoir au client (plus difficile d’imposer le préservatif)
              in fine ça les fait se poser la question d’avoir un mac pour un petit peu de sécurité

              Je ne veux pas défendre l’existence de la prostitution, vous m’avez lu de travers. Je défends le système suisse et non le système allemand car le système suisse :
              prévoit une aide pour en sortir
              la police et la justice sont véritablement formés pour les aider.

              Avec l’abolition… on a les “tour”, les “croisières”, le tourisme sexuel. Est-ce une amélioration?

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            • Un_passant // 20.03.2018 à 10h17

              On ne peut pas résoudre cette problématique en cachant la poussière sous le tapis en ayant une approche nationale.
              Le problème est tellement plus profond : il touche à la pauvreté, à l’éducation, aux rapports entre hommes et femmes… et il est mondial.
              L’approche nationale? Elle ne fait que déplacer le problème, refiler la patate chaude.
              Tant que des gens seront dans la misère, financière ou sexuelle, la prostitution perdurera et si elle est clandestine, alors elle favorise les mafias et rend encore plus difficile d’en sortir.
              Regardez les filles dans les favelas, quelles sont leurs perspectives, selon leur propre discours : se prostituer ou être avec un dealer. Qu’est-ce que l’abolition dans un pays apporte de positif quand il suffit de passer une frontière et que les problèmes de fond n’ont reçu aucune tentative de solution?

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            • Pinouille // 20.03.2018 à 10h21

              @Wakizashi
              Vous persistez à me faire rentrer dans vos cases qui ne sont pas les miennes.
              Indépendamment des jugement moraux que chacun peut porter sur la prostitution, les chiffres (les avez-vous regardés?) montrent l’extrême précarité de cette activité. Pour cette raison, le parallèle avec tout autre profession “légale” n’est pas approprié.
              Certains (j’en fais partie) pensent que les règlementations coercitives ne pourront jamais venir à bout de la prostitution. Elles ont pour conséquence de maintenir cette activité en dehors de tout cadre juridique, et entretiennent donc cette précarité et les activités mafieuses associées.
              Le pragmatisme m’incite donc à penser qu’il est préférable de légaliser et réglementer cette activité pour qu’elle devienne une profession. Plusieurs pays européens l’ont fait: je ne connais pas les potentiels effets pervers de ces mesures.

              Pour ce qui est de la morale, je vous retourne la question: accepteriez-vous que votre fille/fils se prostitue?
              Le malaise que provoque cette question révèle que l’on ne peut pas balayer ce point d’un revers de main.

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            • Wakizashi // 20.03.2018 à 10h43

              @ Sandrine

              Le point d’achoppement entre nous, c’est que je refuse d’aller régenter la vie des gens à partir du moment où ils ne portent préjudice à personne. A mes yeux, une société apaisée, évoluée, est une société où les gens sont considérés comme des adultes, et dans laquelle on accepte les différences. L’Etat-nounou qui prétend imposer une morale universelle et/ou interdire aux gens ce qui est prétendument mauvais pour eux ne fait rien d’autre qu’infantiliser sa population.

              Autrement dit, entre la liberté et la sécurité (qui sont inversement proportionnelles), je choisis la liberté. Ca engendre des abus ? Peut-être (quoi que si on les traite en adultes, les gens ont tendance à se comporter comme tels), mais je préfère les assumer plutôt que de vivre dans un monde totalement régenté… et désenchanté.

              Dernière chose : il n’est pas nécessaire de coucher avec des prostituées pour en connaître. Figurez-vous qu’elles ont une vie privée aussi… sinon fantasme, ça s’écrit avec un F.

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            • Wakizashi // 20.03.2018 à 10h57

              @ Pinouille

              “les chiffres montrent l’extrême précarité de cette activité. Pour cette raison, le parallèle avec tout autre profession “légale” n’est pas approprié.”

              Les prostituées sont loin d’avoir le monopole de l’extrême précarité. Sur ce thème précis, c’est le capitalisme que vous devriez dénoncer, non la prostitution.

              Sur le reste, notre désaccord est simple puisque personne ne cautionne l’exploitation ou la misère des femmes (et des gens en général). Reste donc la question de la prostitution en soi, quand elle est librement pratiquée.

              “Pour ce qui est de la morale, je vous retourne la question: accepteriez-vous que votre fille/fils se prostitue?”

              Je ne dis pas que je serais content, mais si c’est son choix, suis-je fondé à le lui interdire ? Lui donner un avis, un conseil, oui, mais ensuite c’est sa vie et je ne la jugerais pas. Chacun doit suivre son chemin et faire ses expériences ; les ressorts profonds de nos actes sont bien au-delà de tout discours rationnel…

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            • Un_passant // 20.03.2018 à 11h01

              A propos de nihilisme, le monde ressemble de plus en plus au “no hope”, “no future”, des descriptions futuristes, post-apocalyptiques ou non. Mais la morale ou les interdits ne sont pas un moyen de réenchanter le monde. L’idéalisme non plus, il provoque trop de désillusions et certaines sont destructrices pour le psychisme.

              Réenchanter le monde… pour le coup je n’ai pas la réponse.

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            • Sandrine // 20.03.2018 à 11h44

              @ Wakkizashi
              Phantasme peut s’écrire fantasme ou phantasme (http://www.cnrtl.fr/definition/phantasme)
              La liberté que vous défendez c’est celle du renard libre dans le poulailler libre.
              La régulation du monde par la seule vertu du consentement éclairé est, pour le coup, un phantasme, totalement aveugle au principe de réalité que sont les structures de domination économiques et symboliques.
              Je ne prétends pas que l’on puisse effacer plusieurs millénaires de domination symbolique par quelques lois plus ou moins bien ficelées. Mais ce n’est pas non plus une raison pour dire que tout est bien dans le meilleur des mondes. Vous me faites pensez à ce riche, dans l’évangile, qui voulait suivre le Christ, mais comprenant qu’il devait pour cela abandonner toutes ses richesses, s’en est allé tout triste.

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            • Wakizashi // 20.03.2018 à 13h30

              “La régulation du monde par la seule vertu du consentement éclairé est, pour le coup, un phantasme, totalement aveugle au principe de réalité que sont les structures de domination économiques et symboliques.”

              En caricaturant tout ce que l’on vous dit, vous vous éloignez de la morale que vous prônez. Entre une anarchie pure et dure d’un côté, et un Etat hyper interventionniste (et répressif) de l’autre, il y a un juste milieu. La nuance, vous connaissez ?

              “Vous me faites pensez à ce riche, dans l’évangile, qui voulait suivre le Christ, mais comprenant qu’il devait pour cela abandonner toutes ses richesses, s’en est allé tout triste.”

              Après le “consommateur béat de prostituées”, le bourgeois neuneu de la Bible… Je vous remercie de m’avoir appris que fantasme pouvait s’écrire avec PH, mais là vous vous égarez. Sinon pour information, le jugement n’est pas mieux que la richesse pour ce qui est de passer dans le chas de l’aiguille…

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            • Wakizashi // 20.03.2018 à 13h49

              @ Un Passant

              “Réenchanter le monde… pour le coup je n’ai pas la réponse.”

              Il y aurait bien un truc à faire, ce serait d’en finir avec le matérialisme philosophique, qui est le principal responsable du désenchantement du monde. C’est bien lui qui nous explique que ce que nous sommes se résume à un tas de cellules (voire de gènes luttant pour leur survie pour les plus extrémistes), que nous sommes arrivés par hasard dans un univers indifférent à notre présence, et finalement que la vie n’a aucun sens.

              C’est grâce à cette désacralisation de la vie que des idéologies comme le capitalisme ont pu légitimement tout marchandiser, y compris le vivant. C’est à cause de cette absence de sens, de dimension verticale, que la dimension horizontale (et donc le fric) est devenue prépondérante.

              Sauf que techniquement, le matérialisme est mort depuis que Bohr, Heisenberg, Schrödinger et consorts ont démontré que la matière n’est que la manifestation transitoire d’une réalité plus profonde et intangible.

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            • Pinouille // 20.03.2018 à 14h08

              @ Pinouille
              “Les prostituées sont loin d’avoir le monopole de l’extrême précarité.”
              Ce n’est pas une question de monopole. Aucune profession ne comporte 38% de risque se faire violer ou 61% de risque de violence physique par an, etc…

              “c’est le capitalisme que vous devriez dénoncer.”
              L’un n’empêche pas l’autre… Si tant est que je considère que dénoncer soit utile.

              “Je ne dis pas que je serais content”
              C’est bien sur ce point qu’il est intéressant de s’interroger: pourquoi a-t-on des réticences vis à vis de cette pratique? Quelques lignes n’y suffiraient pas, mais on peut facilement dire que ce qui touche au sexe/intimité revêt un caractère particulier. Certains y attachent une importance bien plus grande que vous: leurs avis ont aussi un poids.

              “Les ressorts profonds de nos actes sont bien au-delà de tout discours rationnel…”
              Je ne suis pas croyant 🙂
              Du coup, j’accorde à la rationalité une certaine force.

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            • Sandrine // 20.03.2018 à 14h20

              @ Wakizashi : Je ne caricature pas vos propos, je mets en évidence ce qu’ils impliquent ; Ce n’est pas parce que vous n’aviez pas envisagé ces implications qu’elles n’existent pas ; « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugez » ; certes. Mais je vous le répète, mon propos n’est pas de lancer des anathèmes sur qui que ce soit mais de dénoncer ce qui me parait injuste. « Ne pas juger » n’a jamais voulu dire fermer les yeux complaisamment devant l’injustice.
              Le riche de l’évangile n’est pas un “bourgeois neuneu” : il est l’image de nous tous qui ne voulons pas nous dépouiller de tout notre capital culturel, social, économique, de nos privilèges et de nos biens matériels, nous tous qui préférons, pour les conserver, que triomphent l’exploitation et l’abjection.

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            • Un_passant // 20.03.2018 à 14h30

              @Wakizashi

              Oui, enfin la religion, pour ce qui est de son rapport à la prostitution, historiquement… ça n’est pas à ce niveau là que l’on va réenchanter le monde.

              Parce que non seulement la prostitution semble avoir existé dans toutes les civilisations sur lesquelles on a suffisamment d’informations pour savoir, mais il me semble même avoir lu quelque part qu’il y a eu des civilisations avec une prostitution “rituelle”.

              Si je ne m’abuse, dans certaines civilisations grecques, le fait de ne pas être coiffée (càd ne pas avoir les cheveux attachés) et de porter une frange qui cache le front, indiquait une prostituée.

              Alors la religion, pour réenchanter le monde…pardonnez que je reste dubitatif. Surtout quand on voit certaine religion.

              Une forme de sacré? De transcendance? Difficile sans la religion et c’est tout le problème.

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            • Wakizashi // 20.03.2018 à 14h54

              “Je ne caricature pas vos propos, je mets en évidence ce qu’ils impliquent ; Ce n’est pas parce que vous n’aviez pas envisagé ces implications qu’elles n’existent pas”

              Non, vous me faites dire ce que je n’ai pas dit, c’est très différent. Et en plus, vous êtes manichéenne.

              “mon propos n’est pas de lancer des anathèmes sur qui que ce soit mais de dénoncer ce qui me parait injuste.”

              Trop tard, c’est déjà fait… Quant à l’injustice, je vous suggère d’aller demander leur avis aux premières concernées au lieu de prétendre décider à leur place. Faut-il aussi vous demander la permission pour telle ou telle pratique sexuelle ? Vous voulez légaliser sur la fellation ? C’est grâce à des gens comme vous qu’on ne peut même plus faire un feu sur la plage…

              “Le riche de l’évangile n’est pas un “bourgeois neuneu” : il est l’image de nous tous […]”

              Parlez pour vous… encore une fois ai-je envie de dire (ça semble être une tendance lourde chez vous), le débat est clos en ce qui me concerne.

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            • Wakizashi // 20.03.2018 à 15h02

              @ Un Passant

              “Oui, enfin la religion, pour ce qui est de son rapport à la prostitution, historiquement… ça n’est pas à ce niveau là que l’on va réenchanter le monde.”

              Aaaahhhh, mais je ne parle pas de religion. Plutôt de spiritualité disons. Personnellement je n’apprécie pas les religions, mais ça n’empêche pas d’avoir une forme de quête intérieure, ou d’être sensible à la dimension invisible de la vie.

              Les religions, en tout cas monothéistes, ont toujours détesté les femmes, et je ne parle pas des prostituées. C’est sûr qu’il ne vaut mieux pas compter sur elles…

              Mais les êtres sages, ça existe (même si c’est rare), et ils sont tellement détachés qu’ils sont capables de pratiquer un non-jugement quasi total. C’est cela qu’induit une authentique spiritualité (à mes yeux en tout cas). Tout le contraire de la morale que prétendent nous imposer les religions (et certains intervenants ici… suivez mon regard). J’ajoute que la nature est a-morale, chacun en déduira ce qu’il voudra.

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            • Sandrine // 20.03.2018 à 15h08

              @Un passant
              Chez les Pygmées d’Afrique équatoriale, chez les Bushmen, la prostitution n’existe pas… J’ai cité plus haut le cas de Sparte à une certaine époque de son histoire…
              Françoise Héritier explique l’apparition de la prostitution de la manière suivante : lorsqu’une famille (le père) donne sa fille en mariage, il reçoit de l’argent en échange : c’est le « prix de la fiancée », une tradition qui existe encore dans de nombreuses cultures. Dans la prostitution, on donne l’argent directement à la femme au lieu de le donner à son père (sa famille) ; certains pays musulman pratiquent ainsi le « mariage temporaire »(c’est un dire le mariage pour quelques heures) dans le cadre « légal » de la loi musulmane (qui théoriquement interdit la prostitution).
              La prostitution est une institution culturelle ancienne, tout comme l’esclavage. Mais les cultures ne sont pas éternelles ; qui nous interdit de les faire évoluer ?

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            • Sandrine // 20.03.2018 à 15h38

              @Wakizashi
              « Non, vous me faites dire ce que je n’ai pas dit » Ah bon. Et vous qu’est-ce que vous faites ? La paille, la poutre, ça vous rappelle quelque chose ? Vous passez votre temps à m’insulter et à dénigrer mes arguments.
              Manque de nuances ? Manichéisme ? Parce que je vous dis que vous n’assumez pas jusqu’au bout les conséquences de ce que vous prétendez défendre? Et vous prétendez que vous vous préoccupez du bien être des prostituées. Tu parles !
              Vos ambitions « spirituelles » confites d’égoïsme et de certitudes et de poncifs laicards sont une caricature. Et vous osez critiquer le matérialisme philosophique des autres ! Laissez-moi rire !
              Mais bon puisque vous avez décrété que le débat était clos !

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            • Un_passant // 20.03.2018 à 16h32

              @Sandrine

              Oui, enfin bon. Si vous allez par là, chez les indiens d’Amérique non plus, du moins en théorie. En pratique, il y avait le “vol de femmes”, la polygamie sinon autorisée, tolérée pour les guerriers. En fait si j’ai bien compris, il arrivait que les guerriers aient leur femme voire plusieurs et les autres des femmes “collectives”.

              Autant je peux vous rejoindre sur l’idée que l’on peut améliorer les choses, autant je m’abstiendrais d’idéaliser les tribus primitives comme a pu le faire Rousseau, qui est toujours pris inconsciemment par certains comme une référence, combien même les études anthropologiques battent en brèche ses assertions.

              J’irais même jusqu’à dire que les tribus et civilisations non citadines ne peuvent être prises comme une référence du fait que le mode d’organisation en “cité” a des conséquences structurelles qui changent passablement la donne sociale et logistique.

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            • Wakizashi // 20.03.2018 à 17h34

              @ Pinouille

              “Aucune profession ne comporte 38% de risque se faire violer ou 61% de risque de violence physique par an, etc…”

              C’est une des principales raisons pour lesquelles je préfèrerais que la prostitution soit légale. Avec un fonctionnement type maison closes, elles seraient bien plus protégées des violences.

              “Certains y attachent une importance bien plus grande que vous: leurs avis ont aussi un poids.”

              A partir du moment où ils ne prétendent pas régenter la vie d’autrui, aucun problème. C’est la demande de sécurité à outrance, et la judiciarisation afférente de notre société, qui me pose un problème. Les prostituées sont contre toutes ces interdictions : c’est leur avis qui me préoccupe le plus en la matière.

              “Je ne suis pas croyant 🙂
              Du coup, j’accorde à la rationalité une certaine force.”

              Pas besoin d’aller jusque là ; il suffit d’accepter l’influence prépondérante des émotions et de l’inconscient sur nos actes.

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            • Sandrine // 22.03.2018 à 12h31

              @Pinouille :
              « Le pragmatisme m’incite donc à penser qu’il est préférable de légaliser et réglementer cette activité pour qu’elle devienne une profession. Plusieurs pays européens l’ont fait: je ne connais pas les potentiels effets pervers de ces mesure »
              Un aperçu des « effets pervers » de ce genre de (dé-)réglementation de la prostitution en Allemagne
              https://christinedelphy.wordpress.com/2018/01/18/la-legalisation-a-fait-de-lallemagne-le-bordel-de-leurope-et-nous-devrions-avoir-honte/
              Après cela, que les tartuffes qui prétendent s’inquiéter pour les droits des personnes prostitués du fait des lois pénalisant les clients osent contester qu’en réalité, c’est uniquement leurs propres droits de consommateurs qu’ils défendent ! Dans la plus pure tradition neo-libérale !

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        • Dominique // 24.03.2018 à 12h54

          Elles le font ! Le tourisme sexuel de « couguars », ça te dis quelque chose ?
          Mais c’est vrai que c’est moins répandu que chez les hommes.

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          • Sandrine // 24.03.2018 à 15h48

            C’est moins répandu parce que ce n’ est pas encore rentré dans les mœurs. Les hommes qui « vont aux putes » le font généralement par « atavisme « (par ce que ça se fait et que ça s’est toujours fait).
            En France qu’environ 20% des hommes qui ont cette pratique contre 70% en Asie, ce qui montre bien qu’il s’agit d’une habitude culturelle.
            S’il n’y avait plus du tout de prostitution (c’est dire plus de possibilité d’acheter du sexe), les hommes s’en accommoderaient et adapteraient leur pratiques. Et leurs rapports avec les femmes en général s’en trouveraient profondément modifiés (améliorés🙂!)

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    • G. // 19.03.2018 à 12h34

      Et voilà le “chevalier blanc”, qui fait tant marrer les forums sociaux américains tant il est ridicule et cliché. A regrouper avec la notion de “nice guy”, ça va ensemble.

      Donc je résume; le fait que beaucoup de femmes soient forcées, pour ne pas être dans la misère, à nettoyer la merde des gens dans les toilettes publiques, ça ne vous gène pas, vous n’y pensez même pas. Mais dès que ça touche au sexe, oalalala vite c’est horrible, écumons et rageons!

      Alors d’une part, l’esclavage sexuel comme vous dites en prendrait un coup dans l’aile si l’Etat remplaçait la mafia. Non seulement les prostitué(es) toucheraient 100% de leur argent, mais ils/elles seraient protégées, auraient accès aux services sociaux, etc. D’autre part cela obligerait l’état à gérer la situation, et à se demander pourquoi certain(e)s sont obligés de faire ça pour vivre. Les statistiques officielles publiées mettraient le doigt sur combien de gens sont réellement prêts à se prostituer, et poserait donc la question de revoir à la hausse les minimas sociaux, à mieux gérer la détresse des gens.

      Mais non, soyons cons, continuons de jouer aux chevaliers blancs écumants. Le problème va se résoudre tout seul, le sort des prostitué(e)s va s’améliorer par la seule force de nos “bons sentiments”, c’est bien connu!

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      • Un_passant // 20.03.2018 à 09h38

        C’est exactement ça, faire l’autruche, cacher le poussière sous le tapis, s’épargner les questions qui fâchent sur les échecs et les insuffisances de la société, les idéalistes et leur incapacité à résoudre les problèmes du fait que leur idéal compte plus qu’affronter les réalités.
        Rien à faire de déplacer le problème, de refiler la patate chaude tant que les apparences idéalistes sont sauves…

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    • redge // 20.03.2018 à 12h44

      Si vous étiez plus simple a comprendre vous les femmes alors il y aurait beaucoup moins de prostitué. Je ne sais même pas si vous vous comprenez vous les femmes. Pour ma part j’ai eu la chance d’écouter une ancienne hardeuse qui essaye de réconcilier les deux sexes. Je vous conseille vivement d’écouter ces émissions car vous vous comprendriez beaucoup mieux car ce n’est pas en disant de tel propos que vous serez heureuse vous les femmes. Et aussi arrêtez de confondre la place de la femme au moyen age et la place de la femme au XIXeme siècle.

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  • Kilsan Aïtous // 18.03.2018 à 09h19

    Le problème n’est pas la loi criminalisant les clients des prostitués ni un quelconque puritanisme. Le problème ce sont les services sociaux notoirement incompétents et qui mettent en danger les enfants et les familles par leur incompétence et leur irresponsabilités. Ils peuvent en effet faire les plus graves erreurs sans jamais avoir à en répondre.

    J’ai personnellement subi leur incompétence. Je n’ose pas imaginer ce que j’aurai eu à subir en plus si je n’avais pas eu un travail en CDI bien comme il faut… Ces gens-là sont formatés, ils ne marchent qu’avec une grille de préjugés extrêmement indigente, qui loin de les aider, met les familles dans des situations kafkaïennes. J’aurais honte de travailler comme ils le font.

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  • Kilsan Aïtous // 18.03.2018 à 09h34

    Je vous mets le lien ci-dessous vers le travail universitaire d’une faculté de psychologie suédoise, malheureusement en anglais, qui permet d’aborder quelques éléments de réponses sur les dysfonctionnements des services sociaux (en France en 2018 comme en Suède en 1996) :

    Persecution strategies in a child care order investigation
    http://www.nkmr.org/en/import/2521-the-rhetoric-case-by-linda-arlig

    C’est un problème psychologique qu’il faudrait comprendre, car il explique à bien des égards, au delà du problème des Services sociaux, comment roule le monde.

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  • Duracuir // 18.03.2018 à 09h54

    C’est quand même dingue, tout un article sur la critique de services sociaux inhumains et imbéciles pour finir avec une conclusion où l’on critique la loi sur la pénalisation des clients. Malhonnête, scélérat et insensé.

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    • Pinouille // 19.03.2018 à 16h54

      “Malhonnête, scélérat et insensé.”
      Je dirais plutôt “hors sujet” qui a soulevé quelques commentaires intéressants.

      Pourquoi toujours-ou-en-tous-cas-trop-souvent pousser les jugements à l’extrême?

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  • Haricophile // 18.03.2018 à 09h58

    Rien de plus hypocrite que le puritanisme. A ranger au côté du racisme et du sectarisme. Au nom de la défense de la morale, on veille surtout a l’exclusion ; et au nom de “remettre les gens dans le droit chemin” on veille surtout a ce qu’ils n’aient aucun droit et qu’on puisse continuer a les manipuler au nom de sa supériorité morale/raciale/religieuse.

    A noter qu’ils se disent Chrétien tout en faisant le strict contraire de celui qui chassait les marchands du temple, garantissait aux riches qu’ils n’avaient pas plus de chance d’aller au paradis qu’a un chameau de passer par le chas d’une aiguille, et lavait les pieds a tous les rebuts de la société dont les prostituées. Vous vous en foutez peut-être de la religion, mais c’est histoire de montrer la légitimité qui fonde leur morale pourrie et perverse.

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    • Fritz // 18.03.2018 à 10h46

      Les puritains ont bon dos. Quoi qu’on en pense, ils ont établi la république en Angleterre. C’était en 1649, et ici on parle de la Suède en 2013. Pas de confusion possible, en dehors d’un amalgame qui relève de l’antiprotestantisme.

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      • Duracuir // 18.03.2018 à 12h55

        Oui, ces même puritains Suédois qui, il y a moins de 40 ans, procédaient aux stérilisation forcées. Merci de ne pas l’oublier.

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        • Sandrine // 18.03.2018 à 20h02

          Vous rappelez les stérilisations forcées. On pourrait aussi évoquer l’attitude de l’état norvégien (si proche culturellement et historiquement de la Suède) qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, a décrété que les enfants nés d’une relation entre une Norvégienne et un soldat allemand étaient forcément des déficients mentaux (comme leurs mère qui ne pouvait avoir couché avec un allemand que par déficience mentale…) et furent internés de force dans des asiles psychiatriques.
          http://www.lemonde.fr/europe/article/2007/03/13/la-plainte-des-enfants-de-boches-de-norvege_882368_3214.html

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          • Duracuir // 18.03.2018 à 20h13

            Attention Fritz va vous accuser de discours haineux.

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          • Fritz // 18.03.2018 à 20h18

            Vu d’ici, la condition faite à ces enfants est révoltante. L’influence d’un certain eugénisme, assez forte en Scandinavie, n’y est pas pour rien, mais aussi le fait que ces milliers d’enfants contredisaient la légende d’un peuple norvégien unanimement résistant.

            Remarquez, la condition des enfants nés en France de soldats allemands n’a pas été rose, comme le fils de la tondue de Chartres. Du moins ne les a-t-on pas internés. http://www.parismatch.com/Actu/Societe/La-veritable-histoire-de-la-tondue-de-Chartres-583028

            J’ajoute que Norvège et Suède se tournent le dos, par leur géographie, mais aussi quant à leurs mentalités…

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      • Duracuir // 19.03.2018 à 13h16

        Anti-protestantisme….
        A la fin du XIXe siècle encore, il était ILLEGAL en Suède de remettre en cause l’Eglyse officielle. Refuser de payer l’impôt religieux vous coutait des amendes et de la prison, quant au refus d’accepter les préceptes de l’église officielle, il vous menait (déjà) à l’hopital psychiatrique. Et à l’époque, ces hopitaux étaient bien pire que la prison.
        Et il me semble que c’est un certain Calvin qui a fait bruler vif le grand Michel Servais pour avoir oser affirmer que Jésus n’était pas d’essence divine.
        Et il me semble que les Tartufes qui ont executé une quinzaine de pauvres gens à Salem pour sorcellerie, après un procès honteux qui n’avait rien à envier à ceux de l’inquisition, il me semble aussi qu’il s’agissait de protestant.
        Il ne s’agit pas de faire de l’anti-protestantisme mais de remettre les pendules à l’heure de ceux qui voudraient nous les faire passer pour des croyants aimables, tolérants. Leurs propres calotins ne valent pas mieux que n’importe quel calotin de n’importe quel religion

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        • Fritz // 19.03.2018 à 19h35

          C’est le grand conseil de Genève qui a condamné Servet à mourir sur le bûcher. Calvin a joué un rôle fort antipathique dans cette condamnation, mais il n’avait pas le pouvoir de la prononcer. Les protestants de Genève ont élevé un monument à la mémoire de Michel Servet.

          En ciblant les “calotins” réels ou supposés des églises protestantes, vous reconnaissez que c’est bien le protestantisme qui vous hérisse au point d’amalgamer Anglais du XVIIe siècle et Suédois du XXe sous l’appellation de “puritains”. Vous pouvez cultiver cette antipathie, c’est votre droit. Vous pouvez même consulter cet ouvrage qui la mettait en perspective :
          http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k551908

          Et je n’ai pas la prétention d’être aimable ou tolérant. Luther et Calvin ont fortement dénoncé la prétention des croyants à être “justes” ou “bons” par eux-mêmes.

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    • Owen // 18.03.2018 à 13h59

      @ Haricophile,

      Si l’attitude des parents vous choque dans cette vidéo, même en supposant que la fille est d’accord, cela fait de vous un puritain et un hypocrite, selon vos propos.
      https://monq.biz/article-5493-Orientation+Vous+avez+pense+aux+metiers+du+sexe+.monQ

      Ici, une ancienne actrice du X revendique la normalité de ce métier et la liberté de faire ce qu’elle veut, mais elle déplore ne plus avoir une vie quotidienne normale.
      https://www.youtube.com/watch?v=YV5lNc9pJks
      Peut-être que la morale est comme l’huile de foie de morue: cela provoque grimace et haut de coeur, mais ça aide à réfléchir dans la vie et à éviter de faire des bêtises.
      Une société sans morale (ou surmoi, ou interdit, ou tabou, ou conventions sociales…), n’est guère viable non plus.

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    • V_Parlier // 19.03.2018 à 11h10

      La Suède est réputée pour être l’un des pays les plus athées du monde. Ah, il y en a qui ont bien du mal à accepter les réalités qui dérangent.

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  • Gérard // 18.03.2018 à 10h18

    Merci les crises d’alimenter ainsi nos réflexions individuelles.

    Ce reportage (glaçant et poignant) dissipe le “mirage” des “modèles” que beaucoup promeuvent à tort et à travers, modèles où bien souvent les valeurs humaines élémentaires sont absentes.

    Quand ces valeurs humaines élémentaires font défaut dans les idéologies, nous obtenons des caricatures sociétales.

    conclusion, que certain jugeront peut-être naïve mais personnellement je ne vois pas d’autre fondement moral de la société : aime ton prochain comme toi même et ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse…

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  • milsabor // 18.03.2018 à 10h34

    Je n’adhère pas du tout au paradigme “travailleuse du sexe”. Tout moralisme mis à part, d’un point de vue psychopathologique, la prostitution relève de la perversion, tant du côté de la prostituée, que de son mac ou du micheton. La prostitution de la mère ne constitue pas un modèle identificatoire valide pour l’éducation des enfants. Le placement ne constitue pas non plus une réponse valide à une telle situation. Ne victimisons pas les prostituées en les mettant au même niveau que les producteurs exploités par le capitalisme.

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    • Jonas061 // 18.03.2018 à 16h11

      “La prostitution de la mère ne constitue pas un modèle identificatoire valide pour l’éducation des enfants.”

      Certes. Mais on peut difficilement blâmer une mère de famille de négliger cet aspect des choses dès lors que la grande précarité de sa condition sociale ne lui permet plus de subvenir aux besoins alimentaires de ses enfants. Je ne vois pas bien où se trouve la perversion là dedans…

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    • Un_passant // 18.03.2018 à 16h44

      Perversion, c’est un peu facile. On ne vit pas d’amour et d’eau fraîche. Pour une mère de famille seule, entre la prostitution et SDF généralement, le choix est contraint par la situation financière mais est assez évident et ne repose pas sur une perversion, mais deux gros mots, de plus en plus, à notre époque, en Occident : le réel, la nécessité.
      Toutes les étudiantes qui font des “cams” ne le font pas par plaisir mais parce que c’est le meilleur moyen de financer leurs études dans certains pays (de l’Est en particulier).
      Avant de poser des jugements relevant de la moral ou d’une psychanalyse maison, vous seriez bien inspiré d’écouter ce que les jeunes femmes concernées en disent.
      Croire que les gens ont toujours “le choix”, c’est avoir visiblement un vécu où vous n’avez JAMAIS été confronté RÉELLEMENT au manque de choix, d’alternatives, face à un problème qui vous semble insumontable.

        +7

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      • Sandrine // 18.03.2018 à 17h48

        On a toujours le choix. Un homme dans la misère pense-t-il immédiatement à se prostituer pour ne pas devenir SDF?S’il n’est pas homo, je pense que ça ne lui viendrait même pas à l’esprit!!
        Cela vous parait normal qu’une femme gagne sa vie avec son Q. , que le cops des femmes soit un bien mobilier que l’on peut faire fructifier tant qu’il est encore rentable (et il faut faire vite car il se dévalorise très rapidement)…..
        Détestable matérialisme qui s’imagine que le corps est séparé de l’ame- surtout chez les femmes; mais les femmes ont-elles seulement une âme? « Mater » (la mère) a la même racine étymologique que « matière », c’est bien connu…

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        • Un_passant // 18.03.2018 à 21h25

          Vous n’avez donc jamais été dans la situation d’avoir à choisir entre la prostitution, voler ou dealer. Je vous souhaite de ne jamais être confronté à un tel manque d’espoir.
          Car croire que voler ou dealer n’a AUCUN impact sur le psychisme, c’est n’avoir jamais vécu la situation “de l’autre côté”. La forfanterie du voleur qui cache sa souffrance, visiblement, ça vous a échappé. De même l’existence des gigolos. Vous êtes remplie de préjugés qui trahissent somme toute une vie facile.

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        • Un_passant // 18.03.2018 à 21h47

          A propos de gigolos, il vous a échappé ces bourgeoises d’un âge “honorable” qui vont se chercher un jeune éphèbe bien membré en Afrique… Il y a pourtant eu des reportages on ne peut plus équivoques sur des chaînes généralistes tout ce qu’il y a de mainstream.

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          • Sandrine // 18.03.2018 à 23h02

            La différence entre le gigolo africain et la passe de quelques minutes, c’est que dans le cas du gigolo il y a simulacre de relation affective.
            Les maisons d’abattage à destination des femmes je ne connais pas.
            Vous connaissez certainement cette chanson de Jaques Brel « au suivant « -tout est dit.
            https://www.youtube.com/watch?v=zXBPeQiYxeI
            Ce que je reproche à la prostitution, c’est d’etre basée sur le mensonge, et l’illusion ; je me demande d’ailleurs, du client ou de la prostituee, qui est le plus trompé dans l’affaire. C’est en cela que je trouve que c’est un type de relation profondément pervers qu’il ne faut pas encourager (même je ne suis pas pour la répression pénale trop forte non plus; ça devrait rester de la responsabilité de chacun)

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            • Papagateau // 19.03.2018 à 00h59

              D’un côté, pour 100 euros, vous devez simuler pendant 20 minutes (femme européenne), de l’autre pendant 20 jours (gigolo africain). Où est la bonne affaire ?

              Mais bien sûr, c’est le gigolo africain, cet exploiteur !

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              Alerter
  • Owen // 18.03.2018 à 10h56

    C’est vraiment dommage de mélanger deux sujets de fond: le dilemme entre protection de la famille et protection de l’enfance et la législation sur la prostitution (ou travaillage du sexe, bref…).
    Les deux sujets peuvent se croiser, comme avec cette tragédie d’Eva Marree, mais la confusion que fait le documentaire est de s’appuyer sur un sujet pour justifier les arguments dans un autre.

    Et puis la télé-réalité qui va bien: on filme la mère qui plante la croix sur la tombe de sa fille et qui dit tout haut “je ne vais jamais y arriver”… Bon, oui… Le voyeurisme, on en discutera une autre fois, sans doute.

      +9

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  • Grub // 18.03.2018 à 12h13

    La prostitution c’est très compliqué et beaucoup interviennent ici sans connaître vraiment le sujet. Les lois que vous invoquez ou demandez ne vont pas améliorer la vie des prostitués qui à vos yeux sont systématiquement des victimes. Elles sont victimes parce que la société ne les acceptent pas et veux absolument les sauver. Lutter contre les proxénètes ? Alors un cadre sup pourra vivre avec une prostitué et pas un ouvrier car ce dernier est supposé profiter de sa compagne (déjà jugé en france).

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  • calal // 18.03.2018 à 13h46

    Apres quelques recherches sur le net sur l’identite du mari, j’en deduis plutot qu’on est la totalement dans le cas d’un etat schizophrene ou plutot menteur qui promet a chaque segment marketting de la population ( endo ou exogene…) monts et merveilles et qui est incapable dans la realite d’assurer simplement la securite de ses ressortissants.
    continuez de croire dans les promesses de l’etat et du papier monnaie…comment vous etes vous ruine? doucement au debut et vite a la fin…
    Attention tout de meme a ne pas se laisser diviser facon strategie du choc sur un cas individuel comme celui la.

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  • occitan // 18.03.2018 à 14h49

    La lutte des classes dans ce domaine comme ailleurs ! Les escorts-girls ou boys à plusieurs centaines d’euros la prestation qui servent d’oreillers dans les palaces lors de congrès, séminaires et autres ne sont pas des “prostitué(e)s ? et les bénéficiaires des prestations ne sont bien sûr pas des clients ?? A quand une enquête sérieuse sur ce sujet ?

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  • Un_passant // 18.03.2018 à 15h51

    Il n’y a pas de “bon” moyen de lutter contre la prostitution. La seule bonne chose à faire, c’est de s’assurer que les prostitué(e)s ont un maximum de pouvoir sur les conditions d’exercice de leur activité. Et l’un des modèles du genre, au risque de faire hurler, c’est la légalisation sur le mode Suisse.
    Plus vous placez les prostitué(e)s dans une situation clandestine, plus vous mettez en péril leur sécurité. Or leur accorder un véritable statut légal, une existence publique leur assure aussi un véritable droit à faire appel à la justice (et décider de leurs conditions). Si vous les placez dans la clandestinité, vous favorisez les clients et les mafias, les systèmes les plus opaques et les plus glauques.
    J’en veux pour preuve que depuis que le système en France a changé, elles gagnent moins, plus difficilement et, en plus, dans des conditions sanitaires qui se sont dégradées. A tel point que les prostituées françaises qui le peuvent préfèrent aller en Suisse.

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    • Sandrine // 18.03.2018 à 23h17

      Si vous légalisez la prostitution, vous êtes obligé de légaliser le proxénètisme aussi, comme en Allemagne actuellement ou des tenanciers de bars offrent à leurs clients la formule « à volonté « . Comme dans les restaurants où vous avez des buffets à volonté, le client paye un forfait pour la soirée et peut se servir de toutes les filles présentes « à volonté »; comme la formule marche bien et qu’il y a de la concurrence, les patrons de bar offrent des tarifs discount certains soirs… évidemment la prostituee salariée n’a pas son mot à dire; si elle n’est pas contente, elle n’a qu’a aller voir ailleurs.

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      • Papagateau // 19.03.2018 à 01h11

        Clause de retrait et démission, c’est toujours possible.
        Dans certaines profession privilégiée, comme journaliste, une démission ne prive pas des indemnités chômage.

        Pourquoi pas le même statut pour les prostituées que pour les journalistes ?

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      • Un_passant // 19.03.2018 à 08h47

        La barbe vos épouvantails. Vous avez vos préjugés, ils vous aveuglent, vous voulez décider pour les autres. Pourquoi celles qui ont le choix préfèrent la Suisse à la France?
        Le proxénétisme en Suisse est légal et pourtant, les prostituées y bénéficient de bien meilleures conditions d’exercice pour leur activité :
        le préservatif et imposé par la loi.
        les prostituées bénéficient d’une aide si elles veulent sortir de cette activité
        le proxénétisme est encadré et considéré comme sécurisant par les personnes qui se prostituent.
        Elles peuvent faire appel à la justice, à la police, elles y ont un véritable statut.
        Elles cotisent et payent des impôts.
        Elles y trouvent, à tout point de vue, de meilleures conditions de vie qu’en France.
        La Suisse luttent en parallèle contre la traite des êtres humains.

        Ça n’est pas parfait, mais ça marche, les réalistes ont clairement gagné face aux idéalistes.

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        • Sandrine // 19.03.2018 à 10h39

          « Vous avez vos préjugés, ils vous aveuglent, vous voulez décider pour les autres ». Ah bon ? Et moi je trouve que c’est les gens comme vous qui m’imposent un modèle de société dont je ne veux pas.
          Les rapport tarifés vous arrangent et vous préférez vous bercer d’illusions en pensant qu’un service sexuel n’est pas très différent d’un massage ou d’une séance chez le psy du moment que la fille est libre, consentante… et indemnisée par la sécu. Je ne vais pas essayer de vous faire changer d’avis, je n’y arriverais pas. Mais permettez-moi de vous dire que le monde que vous appelez de vos vœux, cette société de particules contractantes où les personnes sont interchangeables, où les corps s’échangent comme des choses, où l’idée de morale n’a plus droit de cité, cette société est une société nihiliste.
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        • Sandrine // 19.03.2018 à 10h39

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          Non, le sexe ne doit pas être une marchandise comme les autres, c’est la part la plus intime de l’être, la porte d’entrée vers l’amour, qui est la seule véritable part humaine en l’homme. Le sexe sans amour et sans rencontre véritable d’une personne est pervers ( Freud et Lacan l’on dit avant moi) ; Dans la prostitution, on ne rencontre pas une personne, on rencontre un phantasme.
          Légaliser la prostitution, c’est jeter encore plus de jeunes filles dans cette terrible condition « d’être fantôme » dont l’intimité est jetée en pâture au tout venant, en leur faisant miroiter de manière totalement fallacieuse qu’elles pourront mener une vie normale. C’est un crime et je ne veux pas que l’Etat où je vis se rende coupable de ce crime. Elles ne seront jamais des femmes comme les autres ; c’est une illusion de croire ça.

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          • Un_passant // 19.03.2018 à 11h05

            Et ne pas légaliser c’est les placer dans la clandestinité. Abstenez vous de juger ce que vous ne comprenez pas et expliquez avec un mauvais angle d’approche

            Je ne suis pas favorable à la légalisation au nom d’un libéralisme libertaire et libéré. Je suis simplement pour que l’on traite les prostituées de manière humaine, tout simplement, en leur accordant de vrais droits, un vrai statut, une réelle existence en tant que citoyen au lieu d’essayer de cacher ce que l’on ne veut pas voir : les échecs de la société a établir des rapports équilibrés entre les hommes et les femmes, d’une, entre les citoyens, en terme financiers, de deux.

            Tant que des hommes et des femmes souffriront de pauvreté, de solitude et des jugements à l’emporte de pièce de personnes qui n’ont rien connu de leurs difficultés, on n’aura que les solutions de juges et d’idéologues injustes.

            Les personnes qui se prostituent ont le plus souvent grandi dans un environnement qui les dénigrait. Et votre approche en rajoute.

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          • Un_passant // 19.03.2018 à 11h10

            D’abord la société doit les reconnaître en tant que citoyens à part entière, sans se voiler la face sur ses insuffisances et ses échecs, ensuite elle doit être capable de leur proposer des alternatives, notamment via des formations. C’est ce qu’essaye de faire la Suisse.
            La logique suédoise est non seulement injuste, mas cruelle et hypocrite.
            Les abolitionnistes ont non pas tort sur l’ambition, mais sur le principe et la méthode : s’attaquer à une conséquence plutôt qu’aux causes. La la seule véritable solution, c’est une ambition de plein-emploi où les gens ont accès à des emplois dignes. Et ça, c’est infiniment plus complexe et exigeant que la logique des abolitionnistes sectaires.

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 12h27

              “Abstenez vous de juger ce que vous ne comprenez pas”. Et vous bien sur, vous avez tout compris et vous avez été certainement contraint de vous prostituer suite à des difficultés financières…!!!
              Votre approche paternaliste et misérabiliste de la prostitution passe totalement sous silence les cas, de plus en plus nombreux, de femmes qui laissent tomber un emploi salarié bien payé pour se lancer dans la prostitution parce que finalement au lieu de partir gratuitement le soir avec un type rencontré dans un bar, c’est plus rentable de se faire payer pour faire la même chose… Et alors si en plus elles ont la sécu et elles touchent le chomage, vous pensez!
              https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/le-journal-de-maia-demain-jarrete-episode-1
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            • Sandrine // 19.03.2018 à 12h28

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              Et bien moi, je trouve que cette situation est une régression, une négation de la dignité des femmes et de leur combat pour accéder à une sexualité véritablement libre et épanouie.
              C’est rejeter la femme vers ce qu’elle a toujours été depuis des siècle : une marchandise au service du plaisir des hommes, sans désir propre.
              Mais ça, visiblement, vous avez du mal à le comprendre!

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            • Un_passant // 19.03.2018 à 12h45

              Vous prétendez vous attaquer à une conséquence au lieu de vous poser la question de la cause. Enfin si, pour vous, il y a des coupables, si commodes, les hommes, le principe sexuel masculin.

              Quand à la question que vous posez indirectement… OUI je me suis posé la question justement. Et dans le genre café du commerce sensationnaliste… votre article se pose là.

              Vous vous fichez des causes, ou plus exactement, vous croyez les connaître ce qui est manifestement faux. Et vous ne lisez que la moitié de ce que j’écris. Je stoppe là, j’en ai ma claque.

              Vous ne comprenez pas que tant que la véritable cause : la pauvreté, le chômage, grandir dans un environnement social et familiale qui vous ignore ou vous dénigre (ou est violent) ne sont pas résolu, la prostitution existera! Vous vous voilez la face et ne chercher qu’a obtenir que ça disparaisse de votre vue.

              Vous ne ferez pas disparaître la prostitution en l’interdisant. Algérie ou Suède, c’est la même conséquence : la clandestinité!

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            • Un_passant // 19.03.2018 à 12h52

              Et pour tout dire, ça fait maintenant plus de quinze ans que je me bats contre des pensées suicidaires, alors vos certitudes, vos jugements de m****, gardez-les pour vous!

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 13h48

              Désolée pour vos tendances suicidaires. Mais vous n’avez pas non plus le monopole de la souffrance, cher monsieur. Et puis votre façon de dire” moi j’ai tout compris” et les opinions des autres sont de la “m…” (je vous cite), c’est vraiment détestable. Et pour tout dire, un aveu de faiblesse.
              Deux remarques pour en finir :
              1° mon article “café du commerce” est juste là pour citer des chiffres produits par une étude. Vous, vous prétendez asséner des vérités contraires, mais vous n’apportez aucune preuve à l’appui.
              2° je viens de mettre en lien un témoignage qui n’a rien d’un truc sensationnaliste contrairement à ce que vous écrivez, mais vous n’avez évidemment pas pris la peine de l’écouter avant de déverser votre venin. Et après vous venez me dire que je ne vous lis pas correctement et que je ne prend pas en compte vos arguments!

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 14h11

              Et puis si vous aimez tant les prostituées et que vous vous faites tant de soucis pour leur conditions de vie matérielles, pourquoi vous n’en épousez pas une! Elle vous mettra du baume au coeur et vous la sortirez de sa situation difficile.

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            • Un_passant // 19.03.2018 à 14h25

              Vous voulez des sources? Le mouvement du Nid et ce genre d’associations qui œuvrent sur le terrain, pas les journalistes dont reportages après reportages, je ne crois plus à leur fiabilité.

              Et non, je n’ai certainement pas le monopole de la souffrance. Mais vous n’envisagez pas deux minutes ce dont ELLES ont besoin sur le terrain, dans LEUR réalité pour faire face à LEUR situation.

              Et toutes demandent une chose avant toutes les autres : un début de reconnaissance, un début “d’existence”. Les reléguer à la clandestinité n’est certainement pas le moyen de les aider. Et suite aux lois de Suède ou de France, leur première souffrance est là : la clandestinité forcée, une dégradation de conditions de vie déjà difficiles. Pire ça rend la sortie de la prostitution encore plus compliquée.

              Interdire la prostitution ne marche nulle part car ça néglige les phénomènes qui poussent à la prostitution. Sans alternative à proposer, c’est uniquement de l’idéologie. C’est ce que je vous reproche.

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            • Un_passant // 19.03.2018 à 14h34

              Quant à les aimer, il ni a ni haine ni amour. Je suis un réaliste à la recherche de solutions concrètes, les plus exemptes possibles de biais moraux. J’essaye de comprendre pourquoi ça arrive, comment le phénomène fonctionne pour voir comment apporter de modestes solutions. Je ne cherche pas les grands élans miraculeux des idéologues, pas une seule seconde je ne cherche à refaire le monde, c’est voué à échouer. Seules m’intéressent les petites actions utiles du quotidien. A aucun moment je ne vois du positif dans le fait de provoquer une clandestinité forcée. Sans solution apporté au problème initiale, la prostitution perdure, elle n’est conduite qu’à se cacher.

              Est-ce si difficile à comprendre?

              Je me fiche des considérations morales. Nulle part elles ne conduisent à quoi que ce soit de positif, trop de “faites ce que je dis, pas ce que je fais”.

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            • Sandrine // 19.03.2018 à 15h58

              Dans votre matérialisme a-moraliste (seul les problèmes matériels du quotidien des prostituée semblent avoir une existence pour vous), vous ne voyez pas que vos solutions sont des vieilles recettes qui ont été pratiquées… par la France pendant tout le XIXe siècle et jusqu’à la seconde guerre mondiale. Et ces recettes ont conduit à la prolifération des maisons d’abattage avec l’Etat pour proxénète. Au moyen-âge déjà, des bordels étaient installés près des couvents (et gérés par eux dans certains cas) puisqu’à l’instar de Saint Augustin, l’Eglise considérait que la prostitution était un mal nécessaire- Exactement ce que vous dites ! Les prostituées n’en étaient pas pour autant plus reconnues et moins malheureuses.
              Pour moi, l’abolition est le seul horizon acceptable ; Et pour que cela soit possible, il faut que les clients le comprennent. C’est la demande qui créé l’offre, pas l’inverse.

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          • Kami74 // 21.03.2018 à 15h14

            “Dans la prostitution, on ne rencontre pas une personne, on rencontre un phantasme.”

            La très grande majorité des biens et des services que nous consommons répondent eux aussi à cette belle description, et satisfont des désirs créés par les publicitaires. C’est tout à fait déplorable, mais en concluez-vous qu’il faut interdire la consommation de tout produit ou service non essentiel ?

            Votre meilleur des mondes me semble bien pire que celui, certes fort imparfait, que vous cherchez à corriger.

            Je déplore comme vous le nihilisme d’une société dans laquelle fleurissent l’amour tarifé et la surconsommation ostentatoire, qui tous deux cachent un mal-être qu’ils exacerbent, mais je ne peux pas vous suivre dans votre solution radicale qui consiste à interdire le symptôme en espérant faire disparaître le mal.

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  • Cruzz T. Batt // 18.03.2018 à 17h53

    Je ne suis pas étonné des errements suédois tant ce pays confond facilement protection et norme sociétale. D’autant qu’il tisse un cocon devenant, au fil du temps, carcan.

    Je suis par contre plutôt surpris de constater, au sein du lectorat des Crises, des positions très conformes à la doxa officielle… quitte à faire l’impasse sur des libertés individuelles pourtant évidentes.

    La prostitution n’est pas un drame, pas plus qu’un danger. Au contraire du proxénétisme, qui relève de l’esclavagisme et du viol combiné et qui devrait être condamné en conséquence.

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    • Cruzz T. Batt // 18.03.2018 à 17h54

      Criminaliser au recours aux services d’un ou d’une prostituée est un biais purement moral. Moralisateur, hypocrite et pervers, pour être précis. Car les personnes la plus touchées par ce genre de loi ne sont pas les clients, mais bien les travailleuses et travailleurs du sexe.

      Ces lois sont taillées sur mesure pour faire de la prostitution une activité clandestine. Transactions confidentielles et rencontres à huis-clos sont pourtant les pires ennemis des prestataires de sexualité tarifée. Ils créent un rapport de soumission envers les clients et donnent, par là-même, sens au “protectorat” des maquereaux.

      Le but n’est donc pas tant de “protéger les victimes” (comprendre les protitué(e)s) que de les rendre invisibles. Que celles-ci soient les proies du crime organisé importe finalement peu, pourvu que leur calvaire soit éloigné des yeux chastes.

      Une de mes proches a choisi cette profession. Elle n’est pas une victime, si ce n’est celle de ses choix, comme tout un chacun. Elle voudrait juste pouvoir l’exercer sans ostentation mais sans non plus avoir à rester dans la clandestinité…

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  • guzy // 19.03.2018 à 12h01

    Petite précision juridique. Dire qu’il faut dépénaliser la prostitution en France est une ânerie de personne mal informée au mieux.
    En France, depuis la Libération et la fermeture des maisons closes, la prostitutions n’EXISTE PAS légalement. Régime abolitionniste et non prohibitionniste. Vous pouvez avoir des rapports sexuels tarifés tout à fait légalement.
    Ce qui est interdit : les souteneurs car c’est faire commerce de l’être humain ; le racolage sur la voie publique car c’est un trouble à l’ordre public. Par extension racolage sur le web, mais ça doit pas être simple à qualifier, je connais pas les détails.

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    • Un_passant // 19.03.2018 à 12h47

      Non maintenant les clients sont passibles d’amendes, à minima.

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