Source : The 4th media, David Barsamian, 02-12-2014

jeanbaptisteparis

Les États-Unis se sont depuis longtemps arrogé le droit d’utiliser la violence pour atteindre leurs objectifs, mais ils n’ont plus maintenant les moyens de mettre en œuvre leurs politiques. Cet article est une adaptation de Soulèvement, un chapitre de Systèmes de pouvoir : conversations à propos du soulèvement général contre l’empire US, le recueil d’interviews de Noam Chomsky par David Barsamian paru début 2013 (avec nos remerciements pour l’éditeur, Metropolitan Books). Les questions sont de Barsamian, les réponses de Chomsky.

Barsamian. Les États-Unis ont-ils toujours le même niveau de contrôle qu’autrefois sur les ressources énergétiques du Moyen-Orient ?

Chomsky. Les grands pays producteurs d’énergie sont toujours fermement sous le contrôle des dictatures soutenues par l’Occident. Donc,  effectivement, le progrès réalisé par le Printemps arabe est limité, mais il n’est pas négligeable. Le système dictatorial contrôlé par l’Occident est érodé. En fait, il est érodé depuis un certain temps. Ainsi, par exemple, si vous retournez cinquante ans en arrière, les ressources énergétiques, principale préoccupation des planificateurs américains, ont été pour la plupart nationalisées. Il y a toujours eu des tentatives pour changer cela, mais elles n’ont pas réussi.

Prenez l’invasion américaine de l’Irak, par exemple. Pour tout le monde, sauf un idéologue borné, il est assez évident que nous avons envahi l’Irak, non pas par amour de la démocratie, mais parce que c’est la deuxième ou troisième  plus grande source de pétrole dans le monde, et que l’Irak se trouve au cœur de la plus importante région productrice. Vous n’êtes pas censé le dire. Ce serait considéré comme une théorie conspirationniste.

Les États-Unis ont subi une sérieuse défaite en Irak de la part du nationalisme irakien , la plupart du temps par une résistance non-violente. Les États-Unis pouvaient tuer les insurgés, mais ils ne pouvaient pas faire face à un demi-million de personnes manifestant dans les rues. Étape par étape, l’Irak a été en mesure de démanteler les contrôles mis en place par les forces d’occupation. En novembre 2007, il devenait assez évident que les objectifs des États-Unis seraient très difficiles à atteindre. Et à ce moment là, curieusement, ces objectifs ont été explicitement dévoilés. Donc, en novembre 2007, l’administration Bush II a présenté une déclaration officielle à propos de ce que devrait être tout arrangement futur avec l’Irak. Il y avait deux exigences majeures : l’une, que les États-Unis soient  libres de mener des opérations de combat à partir des bases militaires qu’ils conserveront ; et l’autre que soient encouragés les flux d’investissements étrangers vers l’Irak, en particulier les investissements américains. En janvier 2008, Bush a explicité cela clairement dans une de ses déclarations. Quelques mois plus tard, face à la résistance irakienne, les États-Unis ont dû renoncer. Le contrôle de l’Irak est en train de s’évanouir sous leurs yeux.

La guerre en Irak était une tentative de rétablir par la force quelque chose comme l’ancien système de contrôle, mais elle a été repoussée. En règle générale, je pense que les politiques américaines restent les mêmes depuis la Deuxième Guerre mondiale. Mais la capacité de les mettre en œuvre décline.

Barsamian. Le déclin est-il dû à la faiblesse économique ?

Chomsky. En partie parce que le monde est en train de se diversifier. Il dispose de centres de pouvoir multiples. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis étaient vraiment à l’apogée de leur puissance. Ils avaient la moitié des richesses du monde, et tous leurs concurrents avaient été  gravement endommagés ou détruits. Ils avaient une position de sécurité incroyable et élaboraient des plans pour diriger le monde, ce qui n’était pas irréaliste à l’époque.

Barsamian. Est-cela qu’on a appelé la grande aire de planification?  [zone à subordonner aux intérêts économiques des US, NdT]

Chomsky. Oui. Juste après la Seconde Guerre mondiale, George Kennan, chef du personnel de la planification de la politique du département d’État des États-Unis, et d’autres, en ont esquissé les détails, puis ils ont été mis en œuvre. Ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans une certaine mesure en Amérique du Sud nous ramène tout droit à la fin des années 1940. Le premier grand succès de la résistance à l’hégémonie américaine a eu lieu en 1949. C’est lorsque se produisit un événement appelé la perte de la Chine, cette expression est significative.

C’est une formulation très intéressante, et jamais contestée. Il y eut beaucoup de discussions pour savoir qui était responsable de la perte de la Chine. C’était devenu un problème national énorme. Mais c’est une phrase très intéressante. Vous ne pouvez perdre que quelque chose qui vous appartient. Cela était tout simplement pris pour un fait acquis : nous possédons la Chine et si elle se dirige vers l’indépendance, c’est que nous l’avons perdue. Plus tard apparurent les préoccupations au sujet de la perte de l’Amérique latine, puis la perte du Moyen-Orient,  la perte de…certains pays, le tout basé sur la prémisse que nous possédons le monde et que tout ce qui affaiblit notre contrôle est une perte pour nous et nous nous demandons comment le récupérer.

Aujourd’hui, si vous lisez, disons, des revues de politique étrangère ou si vous écoutez les débats républicains ridicules, vous verrez qu’ils se demandent : Comment pouvons-nous éviter de nouvelles pertes ?

Par ailleurs, la capacité de préserver le contrôle a fortement diminué. En 1970, le monde était déjà ce que l’on appelait tripolaire économiquement, avec un centre industriel en Amérique du Nord, aux États-Unis, un centre européen basé en Allemagne, à peu près comparable en taille, et un centre en Asie de l’Est, basé au Japon, qui était alors la zone de croissance la plus dynamique dans le monde. Depuis cette époque, l’ordre économique mondial est devenu beaucoup plus diversifié. Il est donc plus difficile pour nous de mener à bien nos politiques, mais les principes sous-jacents n’ont pas beaucoup changé.

Prenez la doctrine Clinton. La doctrine Clinton disait que les États-Unis avaient le droit de recourir à la force unilatéralement, afin d’assurer un accès sans restriction aux marchés clés, à l’approvisionnement en énergie et aux ressources stratégiques. Cela va au-delà de tout ce que George W. Bush a dit. Mais c’était dit posément , sans arrogance  ni agressivité, donc cela n’a pas causé beaucoup d’émoi. La croyance dans cette vocation persiste jusqu’à ce jour. Elle fait aussi partie de la culture intellectuelle.

Juste après l’assassinat d’Oussama ben Laden, au milieu de toutes les acclamations et des applaudissements, il y eut quelques commentaires critiques remettant en question la légalité de l’acte. Depuis des siècles, il y avait quelque chose appelé la présomption d’innocence. Si vous appréhendez un suspect, c’est un suspect et non un coupable, jusqu’à preuve du contraire. Il doit être traduit en justice. C’est un principe essentiel de la loi américaine, vous pouvez remonter à la Magna Carta [Grande Charte,promulguée en Angleterre en 1215 pour protéger les libertés, NdT].

Donc quelques  voix se sont élevées disant que nous ne devrions peut-être pas jeter aux orties les fondements de la loi anglo-américaine. Cela a conduit à un grand nombre de réactions furieuses de colère et de mécontentement, mais les plus intéressantes sont venues, comme d’habitude, de l’extrême du centre-gauche du spectre politique.

Matthew Yglesias, un commentateur de gauche-libéral bien connu et très respecté, a écrit un article dans lequel il se moque de ces points de vue.  Il a dit qu’ils étaient incroyablement naïfs et stupides. Puis il a expliqué la raison. Il a dit : L’une des principales fonctions de l’ordre institutionnel international est précisément de pouvoir légitimer l’utilisation de la force militaire meurtrière par les puissances occidentales.

Bien sûr, il ne parle pas de la Norvège. Il vise les États-Unis. Donc, le principe sur lequel repose le système international est que les États-Unis ont le droit d’utiliser la force à volonté. Parler de la violation du droit international par les États-Unis ou quelque chose du même genre est incroyablement naïf et complètement stupide. Incidemment, j’étais la cible de ces remarques, et je suis heureux de reconnaître  ma culpabilité. Je pense que la Magna Carta et le droit international valent la peine qu’on leur accorde une certaine attention.

Je mentionne simplement que pour illustrer cela, aussi bien dans la culture intellectuelle, que dans ce qu’on appelle l’extrême du centre-gauche de l’échiquier politique, les principes à la base de ces pratiques prédatrices n’ont pas beaucoup changé . Mais la capacité de les mettre en œuvre a été fortement réduite. Voilà pourquoi vous entendez tout ce discours sur le déclin américain. Jetez un oeil à l’édition de fin d’année de Foreign Affairs, le journal phare del’establishment.

Sa page de couverture demande, en caractères gras, L’Amérique est-elle finie ?  C’est la plainte classique de ceux qui croient que tout leur appartient. Si vous croyez que vous devriez  tout posséder et si quoi que ce soit vous échappe, c’est une tragédie, et le monde s’effondre. Donc, l’Amérique est-elle fichue ? Il y a longtemps nous avons perdu la Chine, nous avons perdu l’Asie du Sud-Est, nous avons perdu l’Amérique du Sud. Peut-être que nous allons perdre le Moyen-Orient et les pays d’Afrique du Nord. L’Amérique est -elle finie ? C’est une sorte de paranoïa, mais c’est la paranoïa des super-riches et des super-puissants. Si vous n’ avez pas tout, vous n’avez rien, c’est une catastrophe.

Barsamian. Le New York Times dit que le  dilemme de la politique des Printemps arabes vient de la difficulté à concilier les objectifs américains contradictoires, que sont le soutien à un changement démocratique, le désir de stabilité, et la crainte des islamistes, qui sont devenus une force politique puissante. The Times identifie ces trois objectifs des États-Unis. Qu’en pensez-vous ?

Chomsky. Deux d’entre eux sont exacts. Les États-Unis sont en faveur de la stabilité. Mais vous devez vous rappeler ce que signifie la stabilité. Stabilité signifie se conformer aux ordres américains. Ainsi, par exemple, l’une des accusations contre l’Iran, la grande menace pour la politique étrangère, prétend que ce pays cherche à déstabiliser l’Irak et l’Afghanistan. Comment ? En essayant d’étendre son influence dans les pays voisins. Alors que nous, par contre, nousstabilisons les pays en les envahissant et en les détruisant.

J’ai parfois cité une de mes illustrations favorites de ce fait, qui me vient d’untrès bon analyste libéral de politique étrangère, James Chace, très connu et ancien rédacteur en chef de Foreign Affairs. En s’exprimant au sujet du renversement du régime de Salvador Allende et de l’imposition de la dictature d’Augusto Pinochet en 1973, il a écrit que nous devions déstabiliser le Chili dans l’intérêt de la stabilité. Cela n’est pas perçu comme une contradiction, et ce n’en est pas une. Nous avons dû détruire le système parlementaire, afin d’obtenir la stabilité, ce qui signifie qu’ils font bien ce que nous disons. Donc, oui, nous sommes en faveur de la stabilité dans ce sens technique.

La préoccupation par rapport à l’islam politique est comme la préoccupation qui naît de tout développement indépendant. Vous devez vous préoccuper de tout  ce qui est indépendant, car cela peut vous ruiner. En fait, c’est un peu paradoxal, parce que, traditionnellement les États-Unis et la Grande-Bretagne ont fortement soutenu le fondamentalisme islamique radical, pas l’islam politique, en tant que force pour contrer le nationalisme laïc, qui est la véritable préoccupation. Ainsi, par exemple, l’Arabie saoudite est l’État fondamentaliste le plus extrême dans le monde, un État islamique radical. Il a un zèle missionnaire, propage l’islam radical au Pakistan et finance la terreur. Mais ce pays est le bastion de la politique américaine et britannique. Ils l’ont toujours soutenu contre la menace du nationalisme laïc venant  d’Égypte avec Gamal Abdel Nasser, ou d’Irak avec Abd al-Karim Qasim, parmi beaucoup d’autres. Mais ils n’ aiment pas l’islam politique, car il peut devenir indépendant.

Le premier des trois points, notre aspiration à la démocratie, a les mêmes accents de sincérité  que Joseph Staline parlant de l’engagement de la Russie pour la liberté et la démocratie dans le monde. C’est le genre de déclaration qui vous fait rire quand vous l’entendez des bouches des commissaires ou des religieux iraniens, mais vous hochez poliment la tête, peut-être même avec crainte, quand vous l’entendez de la part de leurs homologues occidentaux.

Si vous regardez les faits, l’aspiration à la démocratie est une mauvaise plaisanterie. C’est même reconnu par les plus grands savants, même s’ils ne l’expriment pas de cette façon. L’un des principaux chercheurs sur la soi-disant promotion de la démocratie est Thomas Carothers, plutôt assez conservateur et très respecté, un néo-reaganien, pas un libéral flamboyant. Il a travaillé au département d’État de Reagan et écrit plusieurs livres étudiant le cours qu’a suivi la promotion de la démocratie, qu’il prend très au sérieux. Il dit, oui, c’est un idéal américain profond, mais il a une histoire cocasse. Toutes les administrations américaines sont schizophrènes. Elles ne soutiennent la démocratie que si celle-ci satisfait leurs intérêts stratégiques et économiques. Il décrit cela comme une étrange pathologie, comme si les États-Unis avaient besoin d’un traitement psychiatrique ou quelque chose de ce genre. Bien sûr, il y a une autre interprétation, mais qui ne peut pas venir à l’esprit d’un intellectuel bien formaté et bien éduqué.

En Egypte, plusieurs mois après sa chute, le président Hosni Moubarak se retrouvait dans le prétoire, faisant face à des poursuites pour des activités criminelles. Il est inconcevable que des dirigeants américains soient un jour tenus de rendre compte de leurs crimes en Irak ou au-delà. Est-ce que cela va changer un de ces jours prochains ?

Il s’agit essentiellement du principe Yglesias : le fondement même de l’ordre international réside dans le droit des États-Unis à  utiliser la violence à volonté. Alors, comment pouvez-vous incriminer quelqu’un ?

Barsamian. Et personne d’autre n’a ce droit ?

Chomsky. Bien sûr que non. Mais peut-être nos clients le font-ils ? Si Israël envahit le Liban et tue mille personnes en détruisant la moitié du pays, alors d’accord, ça va. C’est intéressant. Barack Obama était sénateur avant d’être président. Il n’a pas fait beaucoup en tant que sénateur, mais il a fait  certaines choses, dont une qui le remplit de fierté. En effet, si vous regardez son site Web avant les primaires, il a souligné le fait que, lors de l’invasion israélienne du Liban en 2006, il avait co-parrainé une résolution du Sénat demandant que les États-Unis ne fassent rien pour empêcher les actions militaires d’Israël tant qu’elles n’avaient pas atteint leurs objectifs, et demandant aussi de censurer l’Iran et la Syrie parce qu’ils soutenaient la résistance à la destruction du sud Liban par Israël (pour la cinquième fois en vint-cinq ans). Donc, Israël hérite du droit à la violence. Les autres clients aussi.

Mais les droits résident vraiment à Washington. Voilà ce que signifie posséder le monde. C’est aussi naturel que l’air que vous respirez. Cela ne peut pas être remis en question. Le principal fondateur de la théorie contemporaine des relations internationales, Hans Morgenthau, était vraiment une personne tout à fait décente, un des très rares politologues et spécialistes des affaires internationales à critiquer la guerre du Vietnam, pour des raisons morales, non tactique. C’est très rare. Il a écrit un livre intitulé Le but de la politique américaine. Rien qu’avec le titre vous pouvez deviner ce qui va suivre.

Les autres pays n’ont pas de buts. Le but de l’Amérique, par contre, est transcendant, il s’agit d’apporter la liberté et la justice au reste du monde. Mais c’est un bon élève, comme Carothers. Alors il a étudié les dossiers. Il a dit que, après avoir analysé le cas, il semblait  que les États-Unis n’avaient pas été à la hauteur de leur finalité transcendante.

Mais ensuite il dit que critiquer notre but transcendant, c’ est tomber dans l’erreur de l’athéisme, qui nie la validité de la religion pour des motifs similaires, ce qui est une comparaison pertinente, car c’est une croyance religieuse profondément ancrée.

C’est si profond que cela devient difficile à démêler. Et remettre cela en question provoque une quasi-hystérie, et mène souvent à des accusations d’anti-américanisme ou de haine de l’Amérique, concepts intéressants qui n’existent pas dans les sociétés démocratiques, mais seulement dans les sociétés totalitaires, et chez nous, où ils sont simplement considérés comme acquis.

Noam Chomsky est un théoricien politique et activiste américain, professeur de l’institut de linguistique au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Outre son travail en linguistique, Chomsky est internationalement reconnu comme l’un des intellectuels publics les plus critiques en vie aujourd’hui. Chomsky continue d’être un critique sans complexe à la fois de la politique étrangère américaine et de ses ambitions d’hégémonie géopolitique et du tournant néolibéral du capitalisme mondial, qu’il identifie en termes de guerre de classe menée par les élites contre les besoins et les intérêts de la grande majorité.

David Barsamian est un journaliste radio arméno-américaine, écrivain, fondateur et directeur de Radio Alternative, un programme hebdomadaire d’entretien syndiqué du Colorado Boulder, relayé par quelque 150 stations de radio dans divers pays. 

Source : The 4th media, David Barsamian, 02-12-2014

35 réponses à [2014] Les États-Unis pensent que le monde leur appartient, par Noam Chomsky

Commentaires recommandés

babelouest Le 16 août 2016 à 08h52

Il est terrible de se dire la même chose que Caton l’Ancien.

Washingto delenda est

Je pense qu’avec le temps, comme l’empire romain, l’empire de Washington s’effondrera, de l’intérieur, de ses contradictions, de ses pourritures, de ses entêtements de gamin baraqué soudain transformé en échalas stupide.

  1. Macarel Le 16 août 2016 à 08h44
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    “Saudi coalition airstrike on hospital in Yemen kills at least 11”

    http://www.wsws.org/en/articles/2016/08/16/yeme-a16.html

    Voilà un événement qui ne fera pas les gros titres de la presse “mainstream”. Il est vrai que l’Arabie des Saouds est protégée par l’Empire.


  2. babelouest Le 16 août 2016 à 08h52
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    Il est terrible de se dire la même chose que Caton l’Ancien.

    Washingto delenda est

    Je pense qu’avec le temps, comme l’empire romain, l’empire de Washington s’effondrera, de l’intérieur, de ses contradictions, de ses pourritures, de ses entêtements de gamin baraqué soudain transformé en échalas stupide.


    • madake Le 16 août 2016 à 11h29
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      @babelouest
      Votre logique m’échappe:
      il est étrange de citer un militaire, consul et sénateur romain, qui finissait tous ses discours par

      “Carthago delenda est” = Carthage doit être détruite

      Phrase destinée à convaincre le sénat romain de détruire militairement ce rival.
      Ce qui fut fait.

      D’adapter sa citation:

      “Washingto delenda est”, qui est un appel à la mobilisation contre Washington.

      Pour ensuite faire un parallèle entre la chute de l’empire romain (qui lui a détruit Carthage) et l’empire de Washington (que vous appelez à détruire), de par leur propre déliquescence, donc un appel à ne rien faire, en espérant que le temps suffira.
      Donc vous vous dites que Washington doit être détruite, mais vous pensez qu’il s’effondrera tout seul avec le temps?
      Rien n’étant éternel, tout, hors le temps finit par disparaître… des va-t-en guerre aux contemplatifs.
      Où donc voulez vous en venir????


      • tepavac Le 16 août 2016 à 20h22
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        Peut-être à simplement ceci;
        Extrait d’une opinion Wikipédia

        “La formule de Caton n’est jamais rapportée au discours direct par les sources qui mentionnent cet épisode (Cicéron, Pline l’Ancien, Plutarque). Il est ainsi probable que la phrase restée dans les mémoires soit en réalité une simplification séduisante de la conclusion systématique des discours de Caton en 150 av. J.-C. L’expression s’emploie aujourd’hui pour parler d’une idée fixe, que l’on poursuit avec acharnement jusqu’à sa réalisation ; elle peut signifier aussi la nécessité de détruire une institution ou une structure devenue néfaste mais qui persiste.”
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Delenda_Carthago


  3. valles Le 16 août 2016 à 09h03
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    Je ne pensai pas qu’Erdogan me ravirait un jour, mais son rapprochement spectaculaire avec la Russie pourrait être le début d’un changement dans l’équilibre des forces géopolitiques.
    Le comportement hystérique des États-Unis et de ses alliés ne peut qu’obliger les autres pays à trouver des alliés un peu plus convenables aux us et coutumes de civilisations matures, et quand la Russie, la Chine, l’Inde et nécessairement beaucoup d’autres mettront leurs forces en commun, le tigre de papier redeviendra petit poney.


    • Le modéré Le 16 août 2016 à 10h45
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      Le droit international est utilisé quand il sert les intérets et écarté quant il va contre. Tout peuple est en droit d’opter pour le régime de son choix et d’établir librement les relations avec les autres sujets du droit international. Mais à notre époque il semble que la phrase de M G-W- Bush transcende ce droit. “Celui qui n’est pas avec Nous est contre Nous”


  4. Macarel Le 16 août 2016 à 09h13
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    Vladimir Poutine et le nouvel ordre Mondial

    “Un diktat unilatéral et l’imposition ses propres modèles produisent le résultat opposé. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade, au lieu de la création d’ États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos, et au lieu de la démocratie il y a un soutien pour des factions très douteuses allant de gens ouvertement néo-fascistes à des islamistes radicaux “.

    http://en.kremlin.ru/events/president/news/46860

    Une vision très lucide et éclairante des enjeux géostratégiques contemporains.


    • Le modéré Le 16 août 2016 à 10h51
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      Croyez vous que la démocratie sert les intérets des puissances occidentales? Qu’en sera-t-il le jour où les richesses du pays seront sous le controle d’un parlement et non pas propriété privée du ririgeant qui en dispose selon son gré. Exemple recent? C’est celui du Président Egyptien Sissi qui a rétrocedé discrétionnairement les deux iles à l’Arabie Saoudite. Contre quoi et quel pour quel motif?


  5. carmabar Le 16 août 2016 à 09h33
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    nuance, les capitalistes mondiaux (a fortiori Américains) pensent que le monde leur appartient.

    Toute la reglementation sociale economique repose sur cette sacralisation de la propriété d’exploitation. En sortir est faire preuve d’une evolution certaine de l’esprit.


  6. Macarel Le 16 août 2016 à 09h33
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    Les USA sont la réalisation du rêve de puissance unilatérale et d’absence de limite dans la puissance, à laquelle les oligarchies européennes ne sont jamais arrivés en Europe (l’ Europe a une histoire riche, souvent tragique, et des traditions culturelles diverses, qui ont accouché d’une mosaïque de nations en conflits quasi-permanents). Il n’est que voir l’échec patent de l’UE.

    Les USA ont été créés par de riches colons européens, qui étaient animés par le mythe de la “destinée manifeste” de la grande nation qu’ils se sont employés à créer sur des territoires vierges sur lesquels ils n’avaient aucun droit. Cette “grande nation a-historique” a été créée par l’usage de la force brute, elle ne survit que par l’usage de la force brute (même si elle est souvent recouverte par les paillettes du “soft power hollywoodien”), et périra par la force brute, ou simplement par dislocation interne.


    • Macarel Le 16 août 2016 à 10h18
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      Car il est vrai, que le territoire américain, qui est devenu les USA, n’appartenait même pas à ceux (colons européens) qui devenus “les américains, prétendent “posséder” le monde dans sa globalité.
      En fait, tout cela n’est qu’à replacer dans la longue histoire de l’aventure coloniale des Etat-Nations de la vieille Europe.
      Ironie de l’histoire, aujourd’hui Trump, descendant de ces colons, veut interdire l’accès de ce territoire aux nouveaux “envahisseurs” non européens.


      • babelouest Le 16 août 2016 à 10h33
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        En fait “les Etats-Unis” ne sont que l’extension d’une Compagnie des Indes Occidentales anglaise sans le nom, ce qu’on appelle encore la Nouvelle-Angleterre. Ces territoires hirsutes pour beaucoup sont encore en cherchant bien sous la coupe de la Kouine, et à coup sûr de la City de Londres. Une colonie bien cachée, emplie de paradis fiscaux divers et de ressources gaspillées.


        • Macarel Le 16 août 2016 à 11h02
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          Pour faire bonne mesure, il faut dire que les européens n’ont pas été les seuls colonisateurs dans l’histoire du monde. Des peuples se réclamant du Prophète ont été aussi de grands colonisateurs (et esclavagistes). Il n’est qu’à penser au grand mouvement d’expansion guerrière qui a suivi l’Hégire. Expansion jusqu’au nord des Pyrénées, arrêtées par les armées franques à Toulouse ou à Poitier sous les Omeyaddes, avec une longue période d’Islam andalou (période d’un Islam plutôt “éclairé”). Ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui, avec l’Islam intégriste des wahabbistes saoudiens, ou des mouvements dérivés.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Omeyyades

          Ou, expansion de l’Empire Ottoman, jusqu’aux portes de Viennes sous le règne de Soliman le Magnifique, et reflux vers la Turquie d’Asie Mineure. Avec une présence plus longue dans les Balkans, qui a laissé un héritage historique difficile à assumer par ces régions.


          • Ailleret Le 16 août 2016 à 13h12
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            Les Etats-Unis ne sont qu’une fondation coloniale… Et là, ce sont les colons qui se sont séparés de la métropole (1776).

            Prenons une comparaison : c’est comme si les Pieds-Noirs avaient proclamé, en 1958 ou 1961, les « Etats-Unis d’Algérie » en coupant les liens avec la République française. Dans leur déclaration d’indépendance, ils auraient accusé Paris de favoriser les attaques des « fellaghas cruels et sans pitié » , exactement comme la Déclaration de 1776 accuse le roi George de favoriser les attaques des « merciless Indian savages ».

            Et ensuite, les cinéastes des Etats-Unis d’Algérie auraient tourné des westerns (ou southerns) où les « Algériens » résistent courageusement aux attaques des fellaghas, comme les Américains résistent aux attaques des Indiens.


            • Macarel Le 16 août 2016 à 14h55
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              Vu le rapport démographique, qui existait entre population maghrébines et populations européennes, j’aurais plutôt vu une comparaison plus pertinente avec l’Afrique du Sud. Maintenant, est-ce que les pieds-noirs auraient pratiqué l’apartheid, je ne sais pas ?
              L’Apartheid, c’est plus dans la tradition des pays anglo-saxon, qui n’ont pas de problème avec le communautarisme. Pour, autant, même sans apartheid institutionnel, il est vrai que même du temps de l’Algérie française, les populations autochtones et européennes, ne se mélangeaient pas vraiment.


          • BEYER Michel Le 16 août 2016 à 16h51
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            “pour faire bonne mesure, les européens n’ont pas été les seuls colonisateurs….”
            Les Aztéques étaient des colonisateurs qui maltraitaient depuis plus de 2 siécles les autres peuples indiens; C’est aussi, une des raisons, pas la seule, qui a fait qu’ils n’ont pas eu beaucoup de soutien lors du débarquement d’ à peine 500 espagnols avec Cortes.
            Je m’égare, je m’égare…..


  7. Le modéré Le 16 août 2016 à 10h33
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    J’aimerais faire une remarque concernant la situation en Irak. L’intervention des USA n’a nullement été un echec. Au contraire, elle dépassait toutes leurs espérances. C’est vrai que le but essentiel est de mettre main basse sur le pétrole. Mais l’objectif principal est de détruire le pays et de semer le chaos afin d’ atteindre plusieurs résultats à la fois: le pétrole est entre leurs mains, suppression d’une menace pour Israel, anéantissement d’un pouvoir susceptible de constituer une intimidation envers les monarchies pétroliéres, détruire toute puissance dans la région pour n’en laisser qu’une seule totalement inféodée à Washington et à Israel enfin diviser l’indivisible (le vrai sens des zones d’exclusion aerienne)
    La théorie “du chaos constructif” est toujours en vigueur. Elle est magnifiquement décrite par M Donald Rumsfeld “Laisser la poire pourrir jusqu’à ce qu’elle tombe d’elle méme”


    • Jean Le 16 août 2016 à 10h51
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      On peu ajouter le développement du terrorisme pour enrichir les profiteurs de guerres et faire avaler la pilule des lois liberticides. Effectivement, de leur point de vu, c’est une formidable réussite. Aussi n’ont-ils pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin et Killary s’est déjà engagée à réaliser leur agenda pour un nouveau désordre mondial.


    • RGT Le 16 août 2016 à 14h06
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      La théorie “du chaos constructif” est toujours en vigueur. Elle est magnifiquement décrite par M Donald Rumsfeld “Laisser la poire pourrir jusqu’à ce qu’elle tombe d’elle même”

      Cette stratégie semble actuellement utilisée par la Russie avec l’Ukraine.
      Les russes se contentent d’observer la déliquescence de ce pays sans rien faire (malgré toutes les affirmations occidentales).

      Et quand l’Ukraine se sera totalement délitée il ne leur restera plus qu’à donner un “petit coup de pouce” pour éloigner ce pays de l’OTAN et de l’UE…
      Afin de préserver leur frontières sud de la présence agressive de l’OTAN.

      Éventuellement ce pays artificiel créé de toutes pièces par les bolcheviks éclatera, avec la Gallicie rattachée à la Pologne (bonne chance), et d’autres régions rattachées à la Hongrie, la Roumanie… Et surtout l’est et le sud-est qui redeviendra allié traditionnel de la Russie…
      Après tout, ces territoires étaient Russes avant 1920.

      La réponse du berger à la bergère ?


    • madake Le 16 août 2016 à 15h17
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      C’est une logique de prédation, avec les défauts propres à cette logique.
      On prend les ressources, et on les thésaurise par tout moyen, déstabilisation et guerre civile inclues, sans se préoccuper d’équilibre, ni des conséquences dans le temps.
      A moyen terme, on voit déjà les conséquences de cette politique en Irak, en Lybie, et en Syrie.

      Cette logique a de nombreux défauts, car quel est l’intérêt de récupérer une poire, quand elle a pourri et que les vers l’ont colonisée et la dévorent?
      N’est-ce pas là ce que l’on voit en Syrie?

      Se dire que les autres n’en profiteront pas, est la plus stupide des réponses.

      Devons nous accepter d’être considérés comme des poires à faire murir?
      Ou devons nous apprendre à gérer sainement les ressources du verger?


  8. Jean Le 16 août 2016 à 10h43
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    “Les États-Unis pensent que le monde leur appartient” et ceux qui possèdent les États-Unis pensent que tous les être humains leurs appartiennent.


    • tepavac Le 16 août 2016 à 21h19
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      “Les États-Unis pensent que le monde leur appartient” et ceux qui possèdent les États-Unis pensent que tous les être humains leurs appartiennent.”

      pas vraiment, “ils” voudraient qu’on leur ressemble,
      …..que l’on vivent comme eux, à leur manière.

      Il faut l’avouer c’est un choix personnel qui nous lie à un “idéal de vie”;
      Souhaitons-nous, populations européennes et méditerranéennes, vivre selon le mode de vie des États-Unis ?
      Un sondage sur la question aurait le mérite de clarifier la situation et d’éviter des conflits inutiles par des rapports de force entre opinions sociales “mal” identifiées.


      • Eyen Le 17 août 2016 à 00h18
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        “L’incapacité des Américains à imaginer qu’on puisse ne pas être américain, qu’on puisse être autre chose et en être fier.

        Les Américains cherchent toujours à se faire aimer sous des formes qui n’existent pas et en des lieux impossibles. Il doit y avoir là une survivance de l’ancien esprit de la Frontière.
         
        La plus haute trahison consiste à dire aux Américains qu’on ne les aime pas partout dans le monde, où qu’ils aillent et quoi qu’ils fassent. La politique étrangère américaine devrait tenir compte de ce fait plutôt que de se bercer de l’illusion que les Américains sont partout aimés.

        En bien des endroits, on déteste les hommes. En trouvant devant eux de l’hostilité, les Américains ne font que subir les conséquences inhérentes à leur condition d’hommes. Ils sont stupides de croire qu’ils devraient en être exemptés.”

        D’après un extrait tiré du livre “Le Berceau du Chat” (1963) de Kurt Vonnegut Jr.

        Et malheur à tous les rabat-joies qui sont assez fous pour ne pas reconnaître que “tout le monde rêve d’être américain”, assez bêtes pour ne pas communier dans cet “amour universel” pour les US…


  9. Ailleret Le 16 août 2016 à 12h58
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    Malgré toutes ses qualités, on a parfois l’impression que Chomsky surestime la puissance de l’Amérique impérialiste. Ce n’est pas le cas dans cet entretien, et c’est heureux. Oui, en 1949, les Etats-Unis ont « perdu » la Chine, ce qui n’est pas rien ; et comme ils sont mauvais perdants, ils ont refusé jusqu’en 1971 que la Chine populaire siège à l’ONU.

    Et oui, les Américains ont perdu la guerre d’Irak. Grâce à la résistance non-violente de millions d’Irakiens, comme le souligne Chomsky ; grâce aussi à une résistance armée qui a tué plus de 4 000 soldats des forces d’occupation. Sans cette résistance irakienne qui les a fixés durant plusieurs années, les Américains auraient pu déclencher d’autres guerres d’agression, contre la Syrie et contre l’Iran notamment.


  10. yoananda Le 16 août 2016 à 13h40
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    Alors les états-unis ont raison !

    Je ne suis pas américain, ni américanophile (ni phobe). C’est juste un constat objectif.
    Est-ce qu’il en sera toujours ainsi ? Non. Mais pour l’instant, c’est comme ça.


    • petitjean Le 16 août 2016 à 15h54
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      “Alors les états-unis ont raison”

      ???

      faites vous dans le dogmatisme ? aveuglement idéologique ?

      argumentez svp

      pour votre gouverne et pour mémoire, l’intervention US en Iraq a causé directement et indirectement la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes ! (aujourd’hui estimé à un demi million)

      excusez du peu !

      tout ça pour la démocratie et les droits de l’Homme ??………………………..


      • yoananda Le 16 août 2016 à 17h07
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        l’intervention en Irak montre justement que le monde appartient aux US …
        entre autres choses.
        Les arguments ? really ???
        C’est un peu le B A BA de l’empire.

        L’OTAN, budget militaire = budget militaire du reste du monde, Europe totalement vassalisée, dollar monnaie d’échange international unique (Bretton woods), contrôle de l’OPEC via le pacte de Quincy, etc…

        Le monde leur appartient, objectivement, pour ces raisons et plein d’autres.

        Mais c’est contesté (seulement contesté pour l’instant) par la Chine et sa nouvelle route de de la Soie avec la Russie.


        • yann Le 17 août 2016 à 10h14
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          Cet argument du budget militaire ne tient pas la route. D’abord parce que le cout du travail n’est pas le même en Chine ou aux USA par exemple. Ensuite la gabie de l’armée US est phénoménale. Ils ont dépensé 1500 milliards de dollars pour la création d’un avion défectueux qui n’est toujours pas près pour équiper leurs armées. Le budget de l’armée US ressemble plus au tonneau des danaïdes qu’à autre chose. D’autre part la faiblesse des interventions US ces dernières années malgré la soi-disant surpuissance US démontre assez largement leur incapacité militaire réelle. Les Américains ne savent pas faire la guerre, ils savent juste bombarder des pays qui n’ont pas de défense antiaérienne.


          • yoananda Le 17 août 2016 à 15h41
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            Si vous voulez, mais c’est pareil en terme d’armement, par exemples de navires de guerre. Les US ont “plus” de (capacité de) porte avions que le reste du monde réunis.
            Ne pas confondre la capacité militaire, et la volonté, ou la volonté politique qu’elle cache.


            • yann Le 17 août 2016 à 16h01
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              Les porte-avions ne valent rien. Ce sont surtout les bases sur le sol étranger qui permettent des interventions. Si les USA perdent leur allié turc, ce ne sont pas quelques boites de conserve flottantes qui compenseront. Continuez à penser que les USA sont tout puissants si cela vous chante, cela ne l’empêchera pas de perdre leurs guerres à répétition en attendant la faillite générale de leur empire.


  11. petitjean Le 16 août 2016 à 16h02
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    Les USA se sont bâtis sur un génocide, celui des amérindiens

    la suite ce fut d’innombrables interventions visibles ou occultes pour dominer le monde et défendre leurs intérêts et leurs furieux délires

    j’en suis arrivé à la conclusion qu’il faut que les USA s’effondrent de l’intérieur ou se prennent une bonne raclée qui les calmera pour toujours.

    j’attends avec impatience ce moment…………………………


    • Caliban Le 16 août 2016 à 22h09
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      Le génocide des Amérindiens n’est pas la seule explication caractérisant la “mentalité” Yankee. Et elle ne me semble pas en tout état de cause la plus pertinente pour comprendre le sentiment universaliste que partagent les Etats-Uniens.

      Je crois que le fondamentalisme religieux / protestant donne des clés plus intéressantes. Il y a une mission originelle évangélisatrice des Pères fondateurs qui s’est perpétuée au cours des siècles et au fur et à mesure que les nouvelles frontières de l’Ouest ont été repoussées.

      Des cow-boys (littéralement des gardiens de vaches) armés d’un colt et d’une bible. Et je crois qu’on caricature à peine en décrivant ainsi la mentalité Yankee. Suffit de songer au 2nd amendement barbare de leur constitution. Constitution à laquelle leur Président jure fidélité tout en posant la main sur la Bible.


  12. Louis Robert Le 16 août 2016 à 16h04
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    Le pire, c’est que nous ne semblons même plus nous rendre compte de tout ce dont Chomsky nous parle a de parfaitement monstrueux. Cette “nouvelle normalité” que nous ne remarquons même plus devient ainsi chaque jour toujours plus renversante et perverse… comme si de rien n’était.

    Que sommes-nous donc devenus pour qu’il en soit ainsi?


  13. SanKuKai Le 18 août 2016 à 16h46
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    Sans vouloir paraitre pro-US je pense que si on retire toute considération morale, les USA, tout comme la Russie ou la Chine ne font que défendre leurs interêts et les peuples ne sont que de la chair à canon (comme ils l’ont toujours été).
    Pour cela ils utilisent les moyens qu’ils ont à leur disposition pour y arriver.

    Je pense que la différence avec les autres pays cités est que les USA sont un pays très jeune qui a des moyens considérables suite à l’après guerre puis au coup de maitre qu’a constitué l’instauration du pétrodollar.
    Pour moi, Ils sont un peu comme un adolescent sans controle parental qui aurait gagné au Loto.
    Le Justin Bieber de la diplomatie: leurs compétences diplomatiques se limitent à vous coller un révolver sur la tempe si vous n’êtes pas d’accord.
    Cela n’excuse rien mais nos pays n’étaient-ils pas tout aussi belliqueux au même age?


    • babelouest Le 18 août 2016 à 17h16
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      Euh, SanKuKai, je pense que rien n’est pire que cette arrogance bestiale d’ado sorti d’un bidonville armé d’une escopette, qu’on remarque chez la caste dirigeante US : même le Grand Jeu qu’ont joué leurs aînés British au Canada et dans l’empire des Indes était un peu plus policé ; même chose pour les grands tenants de la Françafrique, bien que tout cela ne fût jamais joli, joli. Bon, on peut dire que ce que Léopold a fait au Congo Belge dépassait aussi les limites, sans arriver aux aberrations du District de Columbia.

      Après tout, ce sont des gens de ce coin-là qui ont déjà causé deux guerres mondiales (à elles deux 70 millions de morts). On se souvent que la première a commencé six mois après qu’ils aient réussi à créer cette banque privée nommée “la Réserve Fédérale” : il fallait bien la faire fructifier, puisqu’elle avait le droit de battre monnaie ! Et la seconde était déjà en gestation avec les 14 Points de Wilson, dès 1919 : vingt ans après, rebelote.


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