une lettre de Georges Soros au président Porochenko et au premier ministre Iatseniouk, daté du 23 décembre 2014, créé par Douglas York, assistant personnel de Georges Soros


                                                                     GEORGE SOROS23 décembre 2014

 

Son Excellence Petro Poroshenko

Président de l’Ukraine

Kiev

UKRAINE

 

Son Excellence Arseniy Yatsenyuk

Premier Ministre de l’Ukraine

Kiev

UKRAINE

 

M. le Président, M. le Premier ministre, Mes chers amis,

Je veux vous appeler à vous rassembler derrière les réformateurs au sein de votre gouvernement pour apporter votre soutien enthousiaste à une approche du type “big bang”. Ce qui signifie une approche où les contrôles administratifs seraient supprimés et où l’économie passerait au “prix de marché” rapidement plutôt que graduellement.

Comme vous le savez, je n’ai pas ménagé ma peine, lors du dîner du sommet européen du 18 décembre, pour susciter un soutien à une aide financière plus importante. Vous avez vu dans le communiqué final que je n’ai guère eu de succès, même si les présidents Tusk et Juncker ont été de bonne volonté. Le sentiment le plus répandu était que le gouvernement ukrainien manque de coordination et n’est pas vraiment décidé en faveur de réformes radicales. Hier matin, j’ai parlé à Christine Lagarde, qui a clairement soutenu mes arguments, et elle a exprimé une opinion similaire.

Voilà qui met en péril la “nouvelle” Ukraine qui s’oppose avec vigueur à la “vieille” Ukraine avec sa corruption endémique et son gouvernement impotent. Les gens sont prêts à s’accommoder d’un certain niveau de sacrifices pour une Ukraine nouvelle, mais il lui faut un soutien financier plus important que les 15 milliards de dollars actuellement envisagés pour contenir la baisse du niveau de vie à un niveau tolérable. Et pour justifier un soutien plus important, il faut que le gouvernement présente un budget convaincant avec des économies significatives. Le nombre de fonctionnaires doit être réduit de bien plus de 10% ; et Naftogaz doit être réorganisé avec un “big bang” qui remplace les subventions cachées fournies par Naftogaz par des aides directes pour les plus faibles. Comme Youri Vitrenko me l’a expliqué, cela pourrait fonctionner en assurant aux gens que leurs demandes d’aide seraient garanties la première année, qu’ils y aient droit ou pas (en utilisant la pression sociale pour décourager les demandes abusives) et en ne leur demandant pas de payer plus que l’année précédente. Cela donnerait une année aux autorités pour organiser une transition ordonnée des subventions cachées aux aides explicites. Voilà pourquoi je vous exhorte à adopter l’approche “big bang”.

Vous avez la chance d’avoir nommé trois “nouveaux Ukrainiens” ministres et plusieurs locaux qui s’investissent dans cette approche. Ils pourraient réorganiser leurs ministères, y réduire les effectifs à une fraction de leurs tailles actuelles tout en augmentant les salaires des fonctionnaires restants. Ce qui pourrait constituer un exemple à suivre pour les autres ministères. Les ministres qui ont entrepris des réformes radicales pourraient être tenus responsables en cas d’échec, mais on doit leur donner leur chance de réussite en les laissant choisir leurs adjoints.

Quand j’ai demandé au conseiller diplomatique du président Juncker ce qu’il avait en tête en évoquant le manque de progrès, étonnamment il a souligné les réformes constitutionnelles. De fait, l’Ukraine connaît un moment unique où le public s’intéresse passionnément aux problèmes constitutionnels et il ne faut pas laisser passer ce moment. La société civile doit être effectivement engagée dans ces discussions. Ce qui soulève la question du rôle du Conseil National de la Réforme que j’espère vous clarifierez entre vous deux.

Comme vous le savez, j’ai demandé à Andrès Velasco, un éminent économiste qui a très bien réussi comme ministre des finances du Chili de 2006 à 2010, de visiter Kiev où il a rencontré le Premier ministre ; le Président étant à Varsovie à ce moment-là. Velasco en est revenu avec une vision très sombre de la situation financière. La Banque Nationale d’Ukraine n’a pratiquement plus de réserves en devises. Ce qui signifie que la hryvnia n’a plus d’ancrage. En cas de panique et d’effondrement de la monnaie, comme il y en a eu en Russie, la Banque Nationale d’Ukraine ne pourrait pas stabiliser le taux de change, même temporairement comme l’a fait la Russie en injectant 90 milliards de dollars.

Votre première priorité doit être de reprendre le contrôle sur les marchés financiers – dépôts bancaires et taux de change. Sinon vous n’aurez aucun moyen de vous lancer dans des réformes plus profondes. Je crois que la situation pourrait être stabilisée en obtenant du Conseil Européen qu’il s’engage sur le principe d’accorder ce nouveau paquet de 15 milliards de dollars que le FMI exige pour libérer la prochaine tranche du paquet d’origine à la fin de janvier 2015. Sur la base de cet engagement, on pourrait demander à la Réserve Fédérale de prolonger pour trois mois son accord de swap de 15 milliards de dollars avec la Banque Nationale d’Ukraine. Ce qui rassurerait les marchés et éviterait la panique.

Je crois que le communiqué de Bruxelles et les commentaires des présidents Tusk et Juncker ont un effet apaisant pour les marchés. C’est à vous de décider si vous considérez le danger de panique financière suffisamment réel pour prendre des mesures préventives. Si c’est le cas, vous devriez appeler la Chancelière Merkel pour lui demander un engagement sur le principe du paquet de 15 milliards de dollars. Je suis prêt à appeler le secrétaire d’état au Trésor US, Jack Lew, pour essayer de connaître ses intentions sur cet accord de swap.

Je dois partir en Asie le 27 décembre et j’aimerais discuter avec vous de cette question par téléphone, ou mieux par Skype, avant de partir. Je vais devoir réduire l’intensité de mon implication en Ukraine pour les trois prochaines semaines. Je prévois de passer à Kiev après Davos. Mon adjoint Chris Canavan est prêt à venir plus tôt si nécessaire.

En vous renouvelant nos vœux de succès

 

un document d’assistance militaire à Kiev, non daté, rédigé par Yasin Yaqubie de l’International Crisis Group

 

Nous partageons la vision du Président Obama sur ce qui se joue en Ukraine, mais nous pensons que la situation nécessite que les États-Unis en fassent davantage. Le Président a dit la chose suivante à Tallinn :

Malgré cela, aujourd’hui même où nous nous retrouvons, nous savons que cette vision est menacée par l’agression russe contre l’Ukraine. C’est une attaque éhontée contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine – une nation européenne souveraine et indépendante. Cette attaque remet en cause le plus fondamental des principes de notre système international : que l’on ne redessine pas les frontières aux canons des fusils ; que les nations ont le droit de décider de leur propre avenir. Elle ébranle un ordre international dans lequel les droits des peuples et nations sont respectés et dont ils ne peuvent tout simplement pas être privés par la force brute. Voilà ce qui se joue en Ukraine. Voilà pourquoi nous nous tenons aux côtés du peuple ukrainien aujourd’hui.

A la lumière de ces faits, il faut empêcher la Russie d’user de force militaire et de menaces militaires pour imposer davantage de changements en Ukraine. Nous apprécions qu’un cessez-le-feu soit en place. Malgré tout, nous demeurons sceptiques sur le maintien du cessez-le-feu sur le long terme par les Russes et leur marionnettes séparatistes, ou sur leur consentement à un règlement politique qui préserverait l’intégrité territoriale et politique de l’Ukraine.

Pour dissuader les Russes de reprendre le combat ou d’exiger que Kiev ne donne son accord à des conditions inacceptables, il faut plus que des sanctions et autres actions directes des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN. Il faut également former et équiper en matériel les forces militaires ukrainiennes, afin qu’elles puissent neutraliser les séparatistes soutenus et renforcés par des forces russes clandestines. Le Président Obama devrait maintenant faire clairement comprendre à Poutine la détermination des États-Unis à engager des actions dans ce sens. Cela encouragerait Poutine à prolonger le cessez-le-feu et à ne pas reprendre l’escalade car la Russie sait qu’elle ne peut surenchérir sur les États-Unis en matière de sophistication des armements.

Ainsi donc :

  • L’Ukraine devrait bénéficier d’une dotation militaire en armes létales, ce qui lui permettrait de résister à la puissance militaire écrasante de la Russie. Sinon Poutine atteindra ses objectifs par l’usage de la force armée.
  • Les États-Unis devraient doter l’Ukraine d’armes défensives aussi sophistiquées que les forces adverses. En termes de poker, les États-Unis doivent “suivre, non pas surenchérir”.
  • Les forces ukrainiennes devraient être entraînées hors de l’Ukraine, par exemple en Roumanie, ainsi les militaires américains ne seraient pas visibles et il n’y aurait pas de force de l’OTAN en Ukraine.

 

un projet de “stratégie globale à court et moyen terme pour la nouvelle Ukraine”, daté du 12 mars 2015, créé par Tamiko Bolton, troisième épouse de Georges Soros

 

Draft Non-Paper / v14

Stratégie globale à court et moyen terme pour la nouvelle Ukraine

Court terme : les trois à cinq prochains mois

Moyen terme : les trois à cinq prochaines années

I. Le point de départ

  1. Poutine préfère un effondrement financier et un conflit politique intérieur qui déstabiliserait toute l’Ukraine à une victoire militaire qui lui donnerait le contrôle d’une partie du pays. Cela est corroboré par le fait qu’il a, par deux fois, transformé une victoire militaire en un cessez-le-feu qui reconnaissait la réalité des faits sur le terrain sans le priver de son avantage d’initiative.
  2. Minsk 2 permet à Poutine d’être très proche du résultat qu’il souhaite. Maintenant, il se dirige vers une désescalade militaire en ayant la conviction qu’il a accompli sa mission et dans l’espoir qu’il pourra éviter un renouvellement des sanctions économiques qui prennent fin en juillet.
  3. La détérioration politique et financière de l’Ukraine fait de Poutine le vainqueur. Tant que l’Ukraine et ses alliés ne se seront pas mis d’accord sur une stratégie globale qui privera Poutine de son avantage d’initiative, toute poursuite ou accélération des choses sera vouée à l’échec. De la même manière que Poutine n’a pas obtenu la signature de Merkel et de Hollande avant de mettre en œuvre sa stratégie, on peut inverser les choses avec la stratégie décrite ci-dessous.

II. La stratégie

Les Ukrainiens et leurs alliés doivent s’accorder sur les principes suivants :

  1. En l’absence d’un soutien suffisant de ses alliés, la nouvelle Ukraine ne fait pas le poids face à la Russie de Poutine.
  2. Dans leur propre intérêt collectif, les alliés de l’Ukraine doivent permettre à la nouvelle Ukraine, non seulement de survivre, mais aussi de prospérer ; et pourvu qu’ils puissent être d’accord sur une manière de fournir un soutien approprié sans s’impliquer dans un conflit militaire direct, ils devraient être capables de l’emporter sur la Russie de Poutine.
  3. Alors qu’il serait préférable d’avoir en la Russie un partenaire plutôt qu’un ennemi, c’est une situation impossible tant que Poutine poursuivra sa politique actuelle.
  4. Il en coûtera bien plus, en particulier pour l’Europe, de se défendre contre la menace que le régime d’un Poutine victorieux posera en cas d’effondrement de l’Ukraine, que de fournir un soutien conséquent à la nouvelle Ukraine tant qu’elle existe.
  5. Garder la nouvelle Ukraine en vie et l’aider à réussir doit avoir la priorité sur les sanctions contre la Russie. Les sanctions doivent être maintenues et renforcées si nécessaire tant que Poutine persiste dans ses attaques militaires manifestes sur le sol ukrainien ; mais elles touchent non seulement les Russes mais aussi les Européens et l’économie mondiale. Elles renforcent également le discours de Poutine selon lequel les problèmes de la Russie sont de l’entière responsabilité de l’hostilité implacable de “l’Ouest”. Cela l’aide à garder le soutien du peuple russe et à renforcer son pouvoir. En revanche, une démocratie qui fonctionnerait en Ukraine en réussissant à réformer l’économie, alors même que le pays subit les agressions russes, transformerait le discours de Poutine en un mensonge qu’aucune propagande ne pourrait dissimuler. De plus en plus de Russes voudraient suivre l’exemple de l’Ukraine.
  6. Ainsi donc, les alliés de l’Ukraine doivent considérer l’Ukraine comme une priorité de la défense, et pas comme une autre Grèce. Ils devraient annoncer qu’ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour aider la nouvelle Ukraine, à l’exception de l’implication dans un nouveau conflit direct, ou de la violation des accords de Minsk.

III. Le court terme : les trois prochains mois

A. Ce que l’Ukraine doit apporter

  1. Rétablir la capacité militaire de l’Ukraine, sans violer les accords de Minsk.
  2. Rétablir un semblant de stabilité monétaire et un système bancaire fonctionnel.
  3. Maintenir l’unité entre les différentes branches du gouvernement.
  4. Préserver la viabilité des institutions et l’indépendance de la Banque Nationale d’Ukraine (BNU)
  5. Fournir la preuve solide que le gouvernement sait où se situent les fuites budgétaires, et qu’il sait comment les résorber.
  6. Elaborer et mettre en place un programme de réformes politiques et économiques convaincant, à même d’attirer à la fois les donateurs et les investisseurs.
  7. Produire un dossier qui puisse impressionner lors de la conférence des investisseurs et des donateurs dans trois mois, dans une fourchette de deux mois.

B. Ce que les alliés doivent apporter

  1. Aider l’armée ukrainienne à rétablir sa capacité de combat, sans violer les Accords de Minsk. Les alliés doivent imiter Poutine dans sa pratique du déni afin de lui ôter l’avantage de l’initiative.
  2. L’Europe doit parvenir à un nouvel accord-cadre qui permettra à la Commission Européenne de verser jusqu’à un milliard d’euros par an à l’Ukraine, dont seuls 9% seraient à la charge de son budget [NdT : cf. infra, B l’union européenne, 1., explications sur le MFA], et aussi de l’utiliser pour d’autres soutiens que celui de la balance des paiements. Ceci demande une décision politique de la Chancelière Merkel et du Président Hollande, en tant que signataires de l’accord de Minsk, et la dépense d’un considérable capital politique pour surmonter les obstacles légaux et parvenir à l’unanimité.
  3. Être prêts à remettre tout ou partie de ces fonds si le programme de réformes de l’Ukraine le justifie. Afin de prendre sa revanche sur Poutine, l’Ukraine doit se transformer de générateur de risque politique en destination attractive pour l’investissement. Cela nécessitera des MEDC (Mécanisme élargi de crédit ou EFF Extended Funds Facility) plus importants et la réassurance à des taux attractifs des assurances contre le risque politique.

IV. État des lieux

A. Ukraine

  1. Le général Wesley Clark, le général polonais Skrzypczak et quelques spécialistes sous les auspices de l’OTAN conseilleront le président Porochenko sur la façon de rétablir les capacités de combat de l’Ukraine sans violer l’accord de Minsk.
  2. Le programme MEDC (Mécanisme élargi de crédits) du FMI, qui n’en porte pas la faute, arriva trop tard. La Banque Nationale Ukrainienne (BNU) commença à épuiser ses réserves fin 2014 et la devise n’était soutenue que par l’espoir. Mais la dégradation de la situation militaire a sapé la confiance et la devise décrocha fin février, passant de 16 à 33 [NdT : Hryvnia ukrainiens pour 1 euro] en quelques jours. Le paroxysme fut atteint le 25 février lorsque la BNU mit en place un contrôle des importations, élevant les taux d’intérêt à 30%. Depuis, les pressions soutenues du président ont ramené le taux de conversion près du niveau de 21,7, niveau sur lequel le budget 2015 est basé. Mais les progrès sont extrêmement fragiles. L’effondrement temporaire a ébranlé la confiance du public et fragilisé le bilan des banques et des entreprises possédant de fortes dettes en devises. Cela a aussi ruiné les estimations sur lesquelles se basent les programmes du FMI. Il est impossible pour l’Ukraine de réaliser 15,4 milliards de dollars d’économie par une restructuration de sa dette. Le Mécanisme Élargi de Crédit est insuffisant avant même d’être mis en place. Les états membres de l’UE n’ont montré aucun empressement à envisager une aide bilatérale supplémentaire du fait de leurs propres contraintes budgétaires (c’est pourquoi les dirigeants ukrainiens hésitent tellement à proposer la stratégie dessinée plus haut). La nouvelle Ukraine est littéralement au bord de l’effondrement.
  3. Après bientôt une année de préparatifs, tous les ingrédients d’un programme de réformes radical sont disponibles ; il suffit simplement de les réunir. La trame d’une union des différentes branches du gouvernement s’est dessinée. Le National Reform Council (Conseil National de la Réforme NRC) réunit l’administration présidentielle, le conseil des ministres, la Rada centrale [NdT : équivalent du parlement] et ses comités, et la société civile. Il a été constitué par décret présidentiel, ce qui a naturellement causé des frictions entre le Président et le Premier ministre. Yatsenyouk considéra le NRC comme une ingérence anticonstitutionnelle de Porochenko dans la politique économique. Les résultats du gouverneur de la BNU ont été une autre source de frictions. Yatsenyouk et Porochenko sont les dirigeants de partis politiques différents et les élections locales de cet automne se profilent.
  4. Néanmoins, le NRC est opérationnel. Il fonctionne plutôt bien dans la définition des priorités législatives, et le Président et le Premier ministre ont travaillé ensemble pour soumettre des projets de loi à la Rada. Un désaccord persistait concernant la mise en œuvre et le fonctionnement du PMO (Bureau de gestion des projets), mais il a été résolu le 5 mars. En bref, le conflit entre Porochenko et Yatsenyouk a été grandement exagéré en Ukraine comme à l’étranger.
  5. L’International Renaissance Foundation [NdT : littéralement “Fondation Internationale Renaissance”], branche ukrainienne des fondations Soros, était jusqu’à présent le seul soutien financier du NRC et elle sera l’un des principaux soutiens du PMO qui a en charge dès maintenant le financement du NRC et la mise en œuvre de divers projets de réforme. La structure du PMO mérite d’être évoquée parce qu’il est assez nouveau, et parce qu’il n’est pas encore légalement établi, bien qu’une petite équipe y ait travaillé ces deux derniers mois. Il fonctionnera sous le contrôle d’un comité tripartite composé de Dmytro Chymkiv représentant le président, d’Aivaras Abromavičius, ministre de l’économie, représentant le conseil et d’Hanna Hopko ou de quelqu’un d’autre pour représenter la Rada. Le ministre Abromavičius aura aussi à sa charge la coordination des financeurs et l’organisation sous trois mois d’une conférence des financeurs et investisseurs. Tout semble donc s’assembler parfaitement. Il y a un contraste flagrant entre la réalité extérieure dégradante et le processus continu des réformes intérieures.
  6. La pièce maîtresse des réformes économiques sera la réorganisation de Naftogaz et l’introduction d’une “tarification de marché” pour toutes les formes d’énergie, remplaçant les aides dissimulées par des aides visibles aux ménages nécessiteux. Le PMO a engagé le cabinet McKinsey Consulting afin d’assister Naftogaz et les autres parties concernées dans la préparation d’un plan qui sera présenté à la conférence des financeurs.
  7. Les réformes institutionnelles doivent comprendre trois éléments essentiels : premièrement, mettre en place des agences anticorruption, telles que le National Anti-Corruption Bureau (Bureau National Anti-corruption) et la National Agency for Prevention of Corruption (Agence Nationale pour la Prévention de la Corruption), et finaliser la législation anticorruption en conformité avec les standards internationaux. Deuxièmement, mettre en œuvre la première étape de la réforme judiciaire, comprenant l’installation du Haut Conseil de Justice et initiant les procédures de renouvellement des juges. Troisièmement, initier le programme des réformes constitutionnelles avec la décentralisation comme but premier. Le processus a été ralenti par l’insistance mise par la Rada fraîchement élue sur les procédures justes et la totale transparence.
  8. La caractéristique distinctive de la nouvelle Ukraine est que, alors que les oligarques sont influents dans les partis politiques, les ministres et autres responsables sont choisis non pas sur la base de leur adhésion à un parti, mais sur leur intégrité personnelle et leurs qualifications professionnelles. Cette caractéristique doit être préservée. De plus, le budget est un tonneau percé. L’origine des fuites est bien connue – Naftogaz et le système bancaire ; le gouvernement doit colmater ces fuites afin d’inciter les financeurs à verser de l’argent dans le tonneau. Il est essentiel que le gouvernement fasse une démonstration claire durant les trois mois à venir, afin de changer l’image dominante et répandue d’une Ukraine comme un pays totalement corrompu.

B. L’Union européenne

  1. Puisque les états membres n’ont pas les ressources financières suffisantes, il faut trouver une façon de se servir de la note AAA attribuée aux crédits de l’Union européenne elle-même. La recherche s’est concentrée sur un instrument financier bien connu, le dispositif MFA (Macro-Financial Assistance). Le MFA a une caractéristique inhabituelle : seuls 9% des fonds alloués sont à la charge du budget de l’Union européenne ; l’Union emprunte le reste sur les marchés, en profitant de sa note AAA. Ceci en fait un instrument très populaire. L’Union européenne s’en est servi pour apporter sa contribution au premier paquet de secours du FMI et aussi pour sa contribution au MEDC. Ils avaient eu de grandes difficultés à réunir 2,5 milliards d’euros pour le MEDC parce leurs engagements dépassaient déjà leur budget pour 2015.
  2. La Commission européenne entreprendra en 2016 une révision à mi-mandat du budget de l’Union européenne dans l’intention d’attribuer 1% de son budget ou un milliard d’euros à l’Ukraine.
  3. Si la somme entière était acheminée par le moyen du MFA, 11 milliards d’euros seraient rendus disponibles annuellement pour l’Ukraine à partir de 2017. Malheureusement ce n’est pas possible, parce que l’accord cadre qui fixe la taille du fonds de garantie du MFA a expiré à la fin de 2009. Depuis lors le Parlement et le Conseil ont pris des mesures législatives relatives à des opérations MFA particulières selon la procédure législative ordinaire (co-décision), avec pour conséquence la lenteur du processus de prise de décision. La Commission a essayé d’introduire un nouveau cadre réglementaire en 2011 pour rationaliser la manière dont les décisions sont prises, mais il a été retiré en 2013 parce que les co-législateurs ne pouvaient pas s’entendre. Depuis lors, l’Union européenne travaille dans un brouillard légal quand elle étend son assistance à des états non membres de l’Union.
  4. Pour augmenter le fonds de garantie, le Commission européenne doit introduire un nouveau cadre réglementaire du MFA et obtenir sa validation par le Conseil. Malheureusement, cela requiert une approbation unanime. Les dirigeants doivent arriver à un accord politique et utiliser un capital politique considérable pour obtenir l’unanimité. Une fois ceci réalisé, l’allocation à l’Ukraine de un milliard d’euros pris sur le budget européen pourra se faire sous la forme d’un budget complémentaire qui ne demande qu’une majorité qualifiée et pourrait entrer en application en 2016.
  5. Une dotation annuelle d’un milliard d’euros à l’Ukraine, dont 9% seulement à la charge du budget, pourraient permettre de dégager 11 milliards d’euros par an. Ce qui serait plus que suffisant pour fournir une assurance contre le risque politique exhaustive ; en complément des aides budgétaires et autres soutiens à l’Ukraine. Cette assurance serait vendue via des institutions nationales et internationales reconnues, telles que Euler Hermes en Allemagne, OPIC aux États-Unis et MIGA à la Banque Mondiale ; mais ces institutions seraient remboursées par l’UE, via le MFA, pour rendre cette assurance commercialement attractive. L’utilisation du MFA dans un but autre que le soutien à la balance des paiements, et dans l’objectif d’établir une assurance contre le risque politique commercialement attractive présente un certain nombre d’obstacles juridiques, qui devront être surmontés dans les trois à cinq prochains mois.
  6. Plus le volume disponible sera important, moins les probabilités d’en appeler au fonds de garantie seront élevées. Mais on ne peut pas demander à l’Union européenne de supporter le risque additionnel sans que l’Ukraine ait montré sa détermination et sa capacité à remplir les conditions citées plus haut. Les réformateurs ukrainiens soutiennent avec vigueur les principes de conditionnalité et de responsabilité.
  7. Une fois cette assurance disponible, je suis prêt à investir jusqu’à un milliard de dollars dans des affaires ukrainiennes. Il est probable que cela attirera l’attention de la communauté des investisseurs. Comme je l’ai déclaré plus haut, l’Ukraine doit devenir une zone d’investissement attractive. Ces investissements seront à but lucratif, mais je m’engagerai à en reverser les profits à mes fondations. Ce qui devrait dissiper les soupçons selon lesquels je ne prône cette politique que dans un but de profit personnel.
  8. Si possible, la présence à la fois du régime d’assurances et de mon fonds d’investissement devrait être annoncée à la conférence des financeurs. Ce serait une surprise pour le monde des affaires et changerait pour le mieux les perspectives de l’économie ukrainienne.

V. Un scénario gagnant

  1. Poutine sera probablement impressionné par une déclaration de style “quoi qu’il en coûte”. La principale entrave en ce qui le concerne était qu’il ne pouvait se permettre de laisser tomber les nationalistes russes, parce qu’ils s’en retourneraient au pays et l’accuseraient de les avoir trahis ; mais il s’est défaussé de cette charge lors des seconds accords de Minsk. En conséquence, il est probable qu’il s’abstienne de toute escalade militaire jusqu’en juillet, dans l’espoir que l’on laisse les sanctions économiques s’éteindre.
  2. D’ici juillet, l’Ukraine aura présenté un programme de réformes convaincant, et les alliés l’auront récompensée en mettant sur pied une nouvelle rallonge budgétaire, et en annonçant leur intention d’introduire un régime d’assurance contre le risque politique. La réforme constitutionnelle restera probablement au point mort, étant donné que les séparatistes insisteront sur une constitution fédérale, et que Kiev y renâclera.
  3. Les alliés conditionneront alors la levée des sanctions à l’acceptation par la Russie de la mise en dépôt par l’Ukraine des 3 milliards de dollars dans un dispositif destiné à garantir le régime d’assurance contre le risque politique. Si un événement couvert par l’assurance se produit au cours de ces cinq années, alors les parties lésées seront indemnisées par ce dispositif. Si aucun évènement couvert ne s’est produit, alors les Russes récupéreront leur argent, mais au bout de cinq ans seulement.
  4. Dans le même temps, les alliés proposeront des mesures permettant de sauver la face, sans reconnaître toutefois l’annexion illégale de la Crimée et d’une partie de l’Ukraine orientale.
  5. Puisqu’il est hautement probable qu’une ré-escalade militaire déboucherait sur la résistance militaire de l’Ukraine et une forte opposition interne en Russie, Poutine pourrait bien accepter ces propositions lui permettant de sauver la face. Le rapport de forces sera inversé, et l’Ukraine deviendrait une zone d’investissement attractive.

 

George Soros

Défenseur autoproclamé de la nouvelle Ukraine

12 mars 2015

Source : Politis, le 02/06/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

47 réponses à Fuites : comment le milliardaire Georges Soros tire les ficelles US en Ukraine

Commentaires recommandés

Nico 13 Le 28 août 2015 à 01h18

J’ai envie de dire, on le savait déjà (malheureusement) que ce type est une ordure et que lui ainsi que l’Occident n’allait pas lâcher aussi facilement l’Ukraine.
Il y a beaucoup trop d’enjeux dans ce pays.

Sachant que l’économie de l’UE, des USA ainsi que de la Chine ralentissent, faut bien aller chercher les profits ailleurs.
Et avec une main d’oeuvre qui coûte 30 % de moins qu’un salarié chinois “lambda”, il y a de quoi faire.

Tout à l’heure, j’ai parlé de la décote de 20 % sur la dette ukrainienne.
Je viens de lire un article du journal les échos qui m’a fait bondir.
Apparemment, en plus de la décote, le pays pourra suspendre le paiement des intérêts si la croissance est inférieure à 3 % (mais en contrepartie augmenter les intérêts en cas d’expansion de l’économie).

Donc en gros le remboursement de la dette se fait à la carte.
Et pourquoi on n’appliquerait pas ça à la Grèce ?
C’est absolument hallucinant de voir ce deux poids deux mesures.
Je ne sais pas ce que les fonds de pension et les dirigeants Occidentaux ont reçu en retour, mais
mon petit doigt me dit que le peuple ukrainien va laisser des plumes dans l’histoire.

  1. dupontg Le 28 août 2015 à 00h27
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    85 ans….
    le temps joue contre l’Ukraine mais aussi contre lui


    • B ubble Le 29 août 2015 à 18h15
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      Pour répondre à votre commentaire suivant sur les marchés et la comparaison entre l’endettement France / Grèce :

      D’une part la Grèce ne se finance plus sur le marché mais grâce au FMI et aux mécanismes mis en place par l’UE, à des taux d’intérêts ridiculement bas.

      D’autre part votre comparaison est biaisée car calculer un endettement par habitants sans tenir compte de la capacité de remboursement n’a pas de sens. Hors aujourd’hui l’état grec n’a pas de capacité de remboursement (l’administration ne sait pas levé l’impôt) à la différence de la France.


      • dupontg Le 29 août 2015 à 20h20
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        pour faire rouler une dette à taux zero voire negatif ,la capacite de remboursement n’a aucune influence..
        c’est de la simple cavalerie


  2. Nico 13 Le 28 août 2015 à 01h18
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    J’ai envie de dire, on le savait déjà (malheureusement) que ce type est une ordure et que lui ainsi que l’Occident n’allait pas lâcher aussi facilement l’Ukraine.
    Il y a beaucoup trop d’enjeux dans ce pays.

    Sachant que l’économie de l’UE, des USA ainsi que de la Chine ralentissent, faut bien aller chercher les profits ailleurs.
    Et avec une main d’oeuvre qui coûte 30 % de moins qu’un salarié chinois “lambda”, il y a de quoi faire.

    Tout à l’heure, j’ai parlé de la décote de 20 % sur la dette ukrainienne.
    Je viens de lire un article du journal les échos qui m’a fait bondir.
    Apparemment, en plus de la décote, le pays pourra suspendre le paiement des intérêts si la croissance est inférieure à 3 % (mais en contrepartie augmenter les intérêts en cas d’expansion de l’économie).

    Donc en gros le remboursement de la dette se fait à la carte.
    Et pourquoi on n’appliquerait pas ça à la Grèce ?
    C’est absolument hallucinant de voir ce deux poids deux mesures.
    Je ne sais pas ce que les fonds de pension et les dirigeants Occidentaux ont reçu en retour, mais
    mon petit doigt me dit que le peuple ukrainien va laisser des plumes dans l’histoire.


    • luc Le 28 août 2015 à 10h24
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      20% de la dette ukrainienne ont ete effaces, ce qui fait 3,6 milliards seulement… somme qui representerait donc 1% de la dette grecque…


      • Nico 13 Le 28 août 2015 à 12h33
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        Oui et ?
        Le fait est que l’Ukraine a bénéficié de conditions extrêmement avantageuses, qu’aucun pays n’a bénéficié jusqu’à présent.
        Même Iatseniouk s’est vanté que le pays ait bénéficié d’une décote de 20 % alors qu’en général, ça tourne plus autour des 10 %.
        Et tu en penses quoi du fait qu’ils peuvent stopper le paiement des intérêts si la croissance est inférieure à 3 % ?
        Ils ont eu ça la Grèce comme conditions dès le départ ?
        T’as pas un peu l’impression que d’un côté, les financiers sont plus que cléments et que de l’autre côté ils s’acharnent ?


        • luc Le 28 août 2015 à 14h07
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          j’ai l’impression que les sommes en jeu sont différentes

          le traitement de faveur vis a vis de l’ukraine dans de nombreux domaines est une évidence pour moi ne t inquiete pas, tout comme l’acharnement sur la grece


          • Nico 13 Le 28 août 2015 à 14h32
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            Mais j’ai envie de te dire que si la Grèce est arrivée à ce niveau d’endettement, c’est parce que l’UE a exigé immédiatement de tailler sévèrement dans les dépenses publiques.
            Cela a aggravé les difficultés économiques.

            Et en ce qui concerne la somme économisée, hier soir j’ai vu une vidéo d’euronews.
            Le journaliste interrogé a déclaré que cette somme servira pour améliorer les pensions ainsi que le salaire de certains fonctionnaires (il n’a pas précisé mais bon on peut être sûr que ça sera destiné à la pop de l’ouest majoritairement).
            Bizarrement là, les dirigeants de l’UE ne taxe pas le gouvernement ukrainien de populiste…


            • dupontg Le 28 août 2015 à 19h33
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              les grecs sont moins endettés que la France….
              300 milliards pour 10 millions d’habitants et en France 2000 milliards pour 65 millions….
              La seule difference c’est que les marchés nous pretent de quoi rouler notre dette à zero pourcent,alors qu’ils ne le font pas pour la grece..


    • B ubble Le 29 août 2015 à 18h04
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      Bonjour,
      il ne faut pas oublier que la Grèce en 2012 a bénéficié d’une restructuration de sa dette de 100 milliards d’euros, soit 30% de sa dette totale. Les 3.6 milliards de l’Ukraine sont infimes à coté.

      http://www.francetvinfo.fr/economie/crise/crise-europeenne/la-grece-obtient-l-aval-de-83-5-de-ses-creanciers-prives-pour-restructurer-sa-dette_70535.html

      A cela il faut rajouter la rétrocession des intérêts sur la dette grecque d’environ (de mémoire) 25 milliards d’euros (qui ont donc été rendue à l’état grec)

      Mais aussi l’apport conséquent des fonds structurels de l’UE à la Grèce, environ 5 milliards d’euros par an depuis des dizaines d’années…

      Bref, la Grèce a très largement bénéficié de nombreuses aides, bien plus que l’Ukraine, au point que ce soit quasiment incomparable : des centaines de milliards pour la Grèce contre 3.6 milliards pour l’Ukraine.
      2 poids, 2 mesures ?


      • Anne-Marie Le 29 août 2015 à 21h31
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        Quand même, un bémol dans ce panégyrique :

        ” cette restructuration de dette peut être considérée comme totalement contraire aux intérêts de la population grecque et de la Grèce en tant que pays”

        http://cadtm.org/L-echec-de-la-restructuration-de


  3. wesson Le 28 août 2015 à 02h03
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    Soros est extraordinaire, il sait vraiment protéger son investissement.

    Toutefois Il y a beaucoup d’hypothèses hasardeuses dans son pensum. J’en extrait une seule:

    Poutine voudrait la fin des sanctions. Je pense que c’est tout le contraire. Ces sanctions sont une aubaine qui lui permet de faire du protectionnisme et réorienter son économie dans des secteurs ou elle peut énormément progresser.

    Et d’ailleurs il faut voir que un peu avant cet été, les Allemands ont effectivement “testé” la Russie pour savoir à quel point elle voulait la fin des sanctions, et quelles concessions elle était prête à faire pour aller dans ce sens. Si j’ai bonne mémoire, la réponse a été cinglante, en forme de fin de non recevoir. En gros, “Les sanctions c’est vous qui nous les avez mises sans nous demander notre avis, vous saurez nous les enlever tout seuls ça ne nous concerne pas”. Quand à mettre les 3 milliards Russes sous séquestre comme fond d’assurance, là on est dans le rêve c’est une dette souveraine, la confisquer unilatéralement serait vraiment très mal pris par les Russes, qui ne tarderaient pas à saisir des avoirs étrangers sur leur propre sol pour se rembourser.

    Bref, c’était une belle tentative pour Soros de marquer une victoire contre Poutine, puisqu’il s’estime jouer dans sa cours, mais ça semble quand même un peu mal barré. Il n’y a qu’à voir la difficulté qu’a Kiev pour respecter Minsk 2 au moins en apparence.


  4. wesson Le 28 août 2015 à 02h08
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    Ceci dit, avec l’effacement de 20% de la dette Ukrainienne, ainsi que les conditions très avantageuses qu’ils ont obtenu (remboursement des intérêts que si leur croissance annuelle dépasse les 3%, extension de la durée du prêt de 4 ans), ils sont repartis pour un petit moment à pouvoir entretenir leur milices de soudard à l’Est du pays.

    La clé est vraiment financière: tant que le FMI, l’UE et les USA paieront pour l’Ukraine, la guerre civile continuera.


    • tepavac Le 30 août 2015 à 00h32
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      “La clé est vraiment financière: tant que le FMI, l’UE et les USA paieront pour l’Ukraine, la guerre civile continuera.”
      Pas nécéssairement, selon RT, après avoir écouté les doléances du virtuel président de l’Ukraine, les dirigeants Allemand et Français semblent s’être entendu pour informer le troisième garant, le président Russe, que dorénavant; “il était urgent de protéger éfficacement les observateurs de l’Osce”
      http://francais.rt.com/international/6213-poutine-merkel-hollande-ukraine-crise

      et pour ceux n’ayant pas trop le temps ou l’envi, il y a fortruss qui traduit à sa façon en indiquant que si le Gvt de Kiev ne respect pas les termes de la résolution de l’onu, alors les garants s’accordent le droit d’utiliser des opérations militaires conforméments aux accords de Minsk 2

      http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=&to=fr&a=http%3A%2F%2Ffortruss.blogspot.fr%2F2015%2F08%2Fbreaking-hollande-and-merkel-back.html

      Cette photos des trois Présidents, face……… à la “troïka”, à de quoi éveiller notre intérêt.

      Pendant que les uns financent le Gvt de Kiev, l’autre partie demande spécifiquement à une troisième entité qui est personnellement visé par les premiers, d’assurer la protection des casques blancs, ces derniers se faisant cannarder par les alliés du Gvt de Kiev
      Et ceci, alors qu’au même moment, les premiers ont réuni la plus grosse concentration militaire depuis la fin de la WW2.

      Cette nouvelle configuration donne à elle seule des migraines, pourtant à cela s’ajoute un flanc sud en pleine-ébulition et qui se prétend en guerre contre tous les autres.

      Pour ceux qui aiment les sensations, ils sont servi pensez-vous?, bah non, parce qu’il est dit dans les commissions d’enquête, que ce sont les premiers de la liste qui controlent les énergumènes du sud !
      Espérons que cela soit vrais et qu’ils tiendront loin leur meutes tout droit sorti avec leurs clones “azov” des cavernes de l’humanité. Dailleurs ceux-la sont aussi controlé….
      finalement,
      Bien malin, celle ou celui qui prétend lire l’avenir avec tout ces protagonistes.


  5. Nico 13 Le 28 août 2015 à 02h25
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    Perso, je pense qu’au-delà de la guerre, le premier but des dirigeants occidentaux est de faire main-basse sur certaines entreprises.
    Vu l’état du pays et le faible coût de la main-d’oeuvre, il y a de quoi se gaver.
    Les médias n’ont quasiment pas parlé de cela, mais Iatseniouk a quand même établit une liste de 300 entreprises qui peuvent être privatisées.
    Donc il y a du choix pour les Occidentaux…


    • B ubble Le 29 août 2015 à 18h28
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      Bonjour,
      Intégrer l’Ukraine à la zone d’influence politique, idéologique et militaire (OTAN) occidentale, permet de ce point de vue de la soustraire à la zone d’influence russe (ce qui est un enjeu géo stratétigique considérable à long terme). L’Ukraine est peuplée (donc un grand marché de consommateurs potentiels) et est surtout une des plus grande zone de production céréalière du continent. L’Ukraine c’est environ 60% de son territoire en terre cultivées. Le reste c’est du “petit bonus”, comme le jouet en plastique dans le boite de céréale du matin…


  6. GLEB Le 28 août 2015 à 03h55
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    Mes respects à tous les contributeurs du site, qui arrivent à n’écrire aucune insulte sur Soros, face à de tels courriers, face à une telle ingérence. Mais qui est-il ? Mais il est quoi ? “Je passerai vous voir à mon retour de Davos” … C’est juste à vomir.
    Et les deux benêts à la tête de l’Ukraine .. Soros s’adresse à eux comme à des demeurés ..
    Autant de suffisance, aussi ouvertement … sans réaction des manants, et nos médias qui cautionnent .. Les bras m’en tombent


    • Renaud 2 Le 28 août 2015 à 09h11
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      “Une fois cette assurance disponible, je suis prêt à investir jusqu’à un milliard de dollars dans des affaires ukrainiennes. Il est probable que cela attirera l’attention de la communauté des investisseurs. Comme je l’ai déclaré plus haut, l’Ukraine doit devenir une zone d’investissement attractive. Ces investissements seront à but lucratif, mais je m’engagerai à en reverser les profits à mes fondations. Ce qui devrait dissiper les soupçons selon lesquels je ne prône cette politique que dans un but de profit personnel.”
      Pourquoi insulter un tel philanthrope ?


    • Alfred Le 28 août 2015 à 11h16
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      Ce qui est le plus sidérant je trouve et que comme le faisait remarquer un contributeur plus haut, le niveau d’analyse est très faible pour ce niveau de pouvoir. On peut supposer que tout n’est pas dit ou même que ce n’est pas un texte authentique mais quand même ça reste un peu de niveau cours d’école. Pas étonnant que Poutine et Lavrov passent pour des génies.
      S’il existe un complot mondial comme le pensent certains il est ourdi par des demeurés. Ca laisse penser que si on avait des verbatim de Davos ou du bilderberg on tomberait de l’armoire: nos grands méchants sont des idiots, tout en habileté manœuvrière (quoique) mais avec une compréhension très limitée du monde et de ses dynamiques.


      • tepavac Le 30 août 2015 à 00h50
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        mauvaise analyse, ils ne sont pas “idiots”, ils sont infantils. Développement de la conscience sociale, 10/12 ans, l’age de tous les rêves, de wal-dysney à stars-war.

        Ils ont trouvé le pays de peter pan, et depuis ils s’amusent….


    • luc Le 28 août 2015 à 15h27
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      je trouve que l’insulte est un manque de maitrise de soi…


      • Alfred Le 28 août 2015 à 17h17
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        Idiot n’est pas une insulte c’est un constat (et ça n’est pas une vérité mais une appréciation toute relative).
        Et comme dirait l’autre “c’est moi qui le dit mais c’est lui qui le prouve”.
        Franchement vous avez vraiment l’impression d’être confronté à une mécanique brillante et implacable en lisant ce texte supposé émaner d’un des individus les plus puissants et les mieux informé partis 7 milliards (avec un staff de conseillers et des connexions partout). C’est plutôt sidérant de vacuité et de suppositions chancelantes. C’est vaseux. On décerne une logique dans les actions et les dires des chinois et des russes mais pas là.
        Je ne sais pas si c’est une opportunité pour nous ou si cela ajoute à la menace mais mince c’est notable quand même.


    • languedoc30 Le 28 août 2015 à 19h48
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      “Soros s’adresse à eux comme à des demeurés.” Là, franchement on ne peut lui donner tort, ce sont des abrutis finis. Ils ont raconté et répété inlassablement, depuis plus d’un an, tellement de mensonges qu’ils ont fini par y croire. Si les américains étaient un peu compatissants envers ces dirigeants ukrainiens, ce ne sont pas des armes, létales ou non, qu’ils devraient leur envoyer mais un bataillon de psychiatres dont ils ont le plus grand besoin.


  7. Patrick Luder Le 28 août 2015 à 06h26
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    Cette lettre donne la mesure de toute la corruption qui est en cours …
    Un genre d’esclavage très subtile et bien plus violent que les apparences le laisse croire.


  8. DUGUESCLIN Le 28 août 2015 à 06h33
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    Voilà au moins une clarification qui confirme ce que nous avons déjà compris les uns les autres depuis un certain temps.
    Profiter de l’incompétence des dirigeants ukrainiens et de leur naïveté, ou utiliser leur cupidité pourrait ne pas durer. Il existe certainement des gens suffisamment avertis en Ukraine pour attendre le moment de se débarrasser de toutes ces petites cervelles qui ne rêvent que de leur gloire personnelle.
    Le paragraphe “un scénario gagnant” est, d’un autre côté, révélateur d’une vision très primaire de la politique russe. Les hommes d’affaire ne sont pas des politiques ce qui les rend dangereux car ils ne savent pas que tous ne fonctionnent pas comme eux. Leur système de compréhension ne leur permet pas de comprendre que des vrais politiques peuvent avoir d’autres systèmes de compréhension et des moyens de défense qui peut les surprendre.
    Mais en attendant ce Soros est convaincu de sa victoire, ce qui le rend encore plus dangereux pour les peuples d’Ukraine.
    Croire ou faire semblant de croire que le Président Poutine espère la levée des sanctions ne fait qu’entraîner les pays d’Ukraine vers plus de souffrance.
    Il ne peut pas y avoir que des rêveurs dans les pays d’Ukraine. Le “lissage” pratiqué par les fanatiques de Galicie ne peut avoir raison des compétences en sommeil qui se révéleront le moment venu.
    Il me semble évident que ce “scénario gagnant” est déjà un échec. La Russie a contourné tous les pièges, et utilisé les sanctions à son avantage. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Les incorruptibles sous la présidence de Poutine sont en Russie et ne se laisseront pas acheter. Désormais, seule la Russie peut aider les territoires d’Ukraine à se libérer de ce cauchemar.


  9. Boubanka46 Le 28 août 2015 à 07h37
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    L’implication de Soros est connue et nos média zélés ont transmis la bonne parole de cet humaniste à de nombreuses reprises. Les grecs devraient se rapprocher de lui, car obtenir 20% d’annulation de la dette ukrainienne sous les applaudissements de l’aristocratie mediatico-financière est assez remarquable.


  10. Georges Clounaud Le 28 août 2015 à 09h34
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    Si je lis bien, d’après le point de départ du projet de “stratégie globale à court et moyen terme pour la nouvelle Ukraine” :
    “Poutine préfère un effondrement financier et un conflit politique intérieur qui déstabiliserait toute l’Ukraine à une victoire militaire qui lui donnerait le contrôle d’une partie du pays…Minsk 2 permet à Poutine d’être très proche du résultat qu’il souhaite. Maintenant, il se dirige vers une désescalade militaire en ayant la conviction qu’il a accompli sa mission et dans l’espoir qu’il pourra éviter un renouvellement des sanctions économiques qui prennent fin en juillet.”

    Dans leur stratégie, ces authentiques défenseurs de la démocratie affirment eux-même que Poutine ne veut pas la guerre et envahir l’Ukraine militairement ! C’est quand même fort de café !

    Agissons et diffusons ces documents à tous nos journalistes mainstream préférés !

    Je me charge de Bernard Bozo Guetta qui ce matin sur France Inter Bobo à affirmé que la stratégie de déploiement d’armements en Europe centrale de l’Otan et la création d’un camp d’entrainement en Géorgie était une mauvaise stratégie car elle allait aggraver la paranoïa de Poutine et sa crainte de l’encerclement ! De plus en plus fort Nanard !


    • Georges Clounaud Le 28 août 2015 à 18h40
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      Chose promise, chose due.
      Je mets en copie le courrier que je viens d’envoyer à B. Guetta via le site de France Inter. Ça ne va pas changer grand chose et cette démarche sera surement accueillie avec dédain mais peu importe !

      “Cher Bernard Guetta,

      Je suis un auditeur régulier de la matinale de France Inter que j’écoute uniquement pour me tenir informé sans avoir à souffrir d’interminables séquences de publicités. Mais l’écart grandissant entre un journalisme équilibré, intelligent destiné tout simplement à informer un auditeur qu’on ne prend pas pour un demeuré et un journalisme de propagande devient insupportable. En ce sens Votre chronique d’aujourd’hui m’a particulièrement courroucé et je ne parle pas de celle d’hier d’où cette modeste tentative épistolaire de ma part.

      Vous êtes loin d’être le seul à souffrir de ce symptôme. Vous travaillez dans une radio publique et il va de soi que pour garder votre place il vous faut œuvrer dans le sens du gouvernement et ne pas créer trop de remous. D’autres journalistes dans le privé doivent également satisfaire aux exigences des groupes industriels ou financiers qui les emploient et par conséquent s’autocensurent.

      Pour illustrer mon propos je vais procéder à une analyse de votre chronique de ce matin. Vous commencez celle-ci en agitant le chiffon rouge « Parce que les pays sortis de l’URSS ou du bloc soviétique et donc géographiquement proches de la Russie vivent dans la peur de Moscou depuis l’annexion de la Crimée, parce qu’ils pressent tous les Etats-Unis de les protéger et que les Américains ne veulent pas ignorer ces demandes au risque de perdre leur aura en Europe centrale, Washington est en train d’armer cette région… » A aucun moment vous allez émettre le moindre doute. Mais est-il judicieux de comparer la situation des pays baltes ou d’Europe Centrale avec la Crimée, territoire historiquement russe et composé très majoritairement de russes. Est-il raisonnable de croire Poutine assez stupide pour se lancer dans une aventure qu’il sait d’avance impossible à réaliser compte tenu du déséquilibre existant entre les forces de l’Otan et l’armée russe ? Est-il hasardeux de supposer que les américains dans leur politique étrangère toujours avisée ne pressent pas ces pays pour déployer leur arsenal militaire et que par conséquent ils sont directement les initiateurs de ces déploiements ?

      Le seul point sur lequel je suis d’accord avec vous c’est que cette situation est dangereuse pour la paix en Europe mais aucunement pour le reste.

      Ainsi plus loin vous affirmez : « Ils ne feront que conforter Vladimir Poutine et une bonne partie des Russes dans l’idée que les Etats-Unis voudraient encercler la Russie en étendant l’Otan à ses frontières occidentales et méridionales » ce n’est pas simplement une idée Monsieur Guetta, ce sont des faits, rien que des faits…

      Ensuite : « Ces déploiements ne relèvent pas d’une vision stratégique mais d’une politique à la petite semaine alors que l’urgence serait bien plutôt de mettre Vladimir Poutine au pied du mur en lui proposant l’ouverture de nouvelles négociations sur la sécurité et la coopération en Europe. ». Ce n’est pas une politique à la petite semaine mais le prolongement d’une autre plus souterraine et insidieuse qui a commencé peu avant Maïdan. Mais ça vous refusez de le voir et de l’admettre.

      Même si in fine vous retombez sur vos pieds en affirmant que l’Union européenne doit renouer économiquement ses relations économiques avec la Fédération de Russie, le cheminement que vous prenez est totalement erroné. Vous refusez de voir que l’UE, votre chère UE (je refuse d’utiliser le terme d’Europe car je me reconnais en tant que français et européen mais pas dans cette UE au service d’intérêts qui ne sont pas ceux des peuples européens) a choisi d’être le vassal des Etats-Unis et que par conséquence cette évolution n’arrivera jamais tant la russophobie états-unienne est congénitale.

      Vous concluez votre chronique par «Il ne faut pas gesticuler mais voir haut et loin. » Vous feriez bien de commencer par vous appliquez à vous-même ce principe car vos analyses bancales, vos positions caricaturales vous font perdre toute crédibilité. Mais je l’ai dit, vous n’êtes pas le seul et nombreux sont les journalistes et médias dans cette même situation. Rien que pour la presse écrite les analyses du Monde ou de Libération sur la crise ukrainienne sont totalement ridicules. Tout lecteur un tout petit peu avisé qui sait se servir d’un ordinateur verra que la situation en Ukraine n’est pas tout à fait celle qu’on lui présente. La menace nazi en Ukraine n’est pas seulement le fruit de la propagande russe, propagande d’ailleurs qui n’est pas un monopole de Poutine. Attention en affirmant cela, je ne m’affiche pas comme un pro-russe tout autant fanatique, je dis seulement que l’analyse de la situation mériterait davantage de retenue et d’analyse que la logorrhée anti-russe qu’on nous assène quotidiennement. Il n’y a pas de gentils ukrainiens et un gentil Poroshenko contre de méchants russes et un ignoble Poutine. Il y a des acteurs qui défendent des points de vue, des stratégies et il important dans une démocratie qui fonctionne correctement que l’ensemble des ces éléments soient présentés pour que le citoyen puisse se faire un avis aussi proche soit-il de la réalité. En présentant une information biaisée, vous faites le jeu des extrêmes, car les citoyens français se rendent compte de plus en se rendant sur Internet que la réalité est souvent différente de la façon dont les médias officiels les présentent. Vous pouvez certes crier au complotisme et avancer que l’information circulant sur le net relève bien souvent du délire. Détrompez-vous, sur internet des blogs de réinformation de qualité existent et ceux qui les animent réalisent un formidable de travail. Sur la crise ukrainienne lescrises.fr est à mon sens une référence incontournable.

      Comme bons nombres de professions, la votre n’échappe pas à ce que l’on appelle l’ « ubérisation » de l’économie. Le journalisme « mainstream » devenu suffisant, bien-pensant, et surtout au service des puissants doit faire face à une nouvelle concurrence rendue possible grâce à internet. Elle devra s’y adapter en retrouvant ses fondamentaux, c’est-à-dire une information fiable et équilibrée, ou disparaitre à moins que la loi sur le renseignement concoctée par le gouvernement Valls y mette bon ordre. Mais dans ce cas on aura définitivement basculé dans la dictature molle et dans un univers Orwellien. Dans quel monde voulez-vous vivre M. Guetta ?

      Bien à vous ”

      lien :

      http://www.franceinter.fr/emission-geopolitique-stupide-engrenage-en-europe-centrale


    • Dominique Le 31 août 2015 à 12h06
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      Oui, et pendant qu’il traitait Poutine de paranoïaque, il ne trouvait rien à redire à la peur des anciens pays soviétiques d’être envahi par la Russie.
      Selon lui, donc, l’envahissement d’un pays par Poutine est bien plus probable que l’encerclement de la Russie par l’OTAN (peur contre paranoïa). On se demande qui l’informe ? Si toutefois on peut appeler ça de l’information…
      Il parait qu’on a les dirigeants qu’on mérite. Est-ce pareil pour les chroniqueurs de la radio d’état ?


  11. CouCou Le 28 août 2015 à 09h36
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    Par contre, avez-vous lu des choses convaincantes sur les raisons pour laquelle Soros fait cela ?
    Pour tenter un coup d’investissement financier, pour que sa femme puisse faire mumuse ? Ca ne me parait pas crédible. Par idéologie ? J’avoue que j’ai du mal à comprendre.
    Si quelqu’un a trouvé des choses convaincantes sur le sujet ?


    • midoso Le 28 août 2015 à 11h26
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      Bonjour,

      Une des théorie serait que George Soros suit effectivement une doctrine idéologique de domination du monde par les anglo saxons et developpée par Halford Jon Mackinder au début du 20eme siècle. Celle ci reprend thèse selon laquelle pour dominer le monde il faut certes controler l’espace maritime (comme ce fut le cas de l’empire britanique) mais que la clef se trouve dans la domination d’un Espace appelé HeartLand, zone qui recouvre peu ou prou le territoire de l’empire russe de l’époque.

      C’est évidement une thèse parmi d’autres mais dont le concept est intéressant au regard des évènements des 50 dernières années.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Halford_John_Mackinder
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_Heartland


      • Iskander Zakhar Le 28 août 2015 à 20h20
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        Le concept du contrôle du Heartland, c’est une théorie de Mckinder :
        « Qui contrôle l’Europe de l’Est contrôle l’Heartland;
        Qui contrôle l’Heartland contrôle l’Île Monde;
        Qui contrôle l’Île Monde contrôle le Monde ».
        À l’époque de Mackinder, le Heartland était l’espace occupé par l’Empire russe et l’Union soviétique.
        C’est ce que reprend Brzezicki dans le grand échiquier. La seule menace à l’hégémonie mondiale US, c’est la Russie qui reconstituerait un empire. Or, d’après lui, la Russie sans l’Ukraine n’est qu’une puissance régionale, mais pas un empire. Dès 1991, tout ce que les US ont pu mettre en œuvre pour empêcher l’Ukraine de se rapprocher de la Russie a été entrepris (annulation des élections, “révolutions de couleur”, investissements massifs dans des ONG destinées à préparer un “regime change” – ce qui est arrivé en février 2014).
        Il faut donc qu’il y ait un “glacis” occidental de la Baltique à la mer noire, c’est à dire une intégration forcée des pays qui relient l’ancienne route des Varègues aux Grecs (https://fr.wikipedia.org/wiki/Route_commerciale_des_Var%C3%A8gues_aux_Grecs – de la Pologne actuelle à Istanbul) dans une double union : UE et OTAN. Comme l’OTAN est contrôlé par les USA, cette intégration a pour but d’empêcher une Russie impériale qui contrôlerait le fameux Heartland.
        Un coup d’œil à une carte permet de voir que l’Ukraine occupe une position stratégique dans le “glacis” et donc elle doit se trouver du “bon côté”. Sinon…


  12. georges glise Le 28 août 2015 à 11h06
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    mais soros n’est pas que soros, il est aussi juncker, lagarde,draghi, il est aussi washington, paris, londres, berlin, il est wall street, city, bourses de paris, de francfort, etc…il est également l’otan. soros est le nom de tout cela, de ce capitalisme impérialiste qui prépare la guerre contre la russie. en attendant la guerre armée, il organise la guerre économique, quitte à prévoir un welfare state transitoire pour enfumer le peuple ukrainien.


  13. nobody Le 28 août 2015 à 11h08
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    Le problème n’est pas Soros (qui a le mérite au moins d’afficher clairement la couleur = c’est lui le patron), le problème ce sont ces peuples qui veulent absolument continuer à dormir à poings fermés (ne pas s’éveiller et persévérer dans l’inconscience).

    Soros ne fait qu’exploiter à sa guise un pouvoir que les gens lui ont abandonné.

    Par ailleurs Soros ne ferait pas ce qu’il fait si les individus ne le valorisaient pas constamment par leur adoration du pouvoir et de l’argent en lui donnant le respect qu’il recherche,il cesserait son cirque (pour un peu je dirais que c’est sans doute Soros la victime dans l’histoire (perdu qu’il est dans son ghetto pour riches avec impossibilité d’engager des rapports sincères avec qui que ce soi, son agitation doit probablement exprimer son manque d’équilibre affectif).


  14. RGT Le 28 août 2015 à 12h38
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    “Soros ne fait qu’exploiter à sa guise un pouvoir que les gens lui ont abandonné.”…

    NON : Soros exploite la situation qu’il a créé de toutes pièces en enfumant les peuples grâce aux “Médias Indépendants” qu’il contrôle directement ou indirectement sur la planète entière.

    Les peuples sont cons, certes, mais ce n’est pas de leur faute : Ils sont abrutis depuis bien trop longtemps par tous les canaux d’informations, et leur niveau de réflexion au ras du parquet est bien causé par les systèmes éducatifs dégénérés qui ne leur permettent plus d’avoir la moindre réflexion personnelle sur leur propre intérêt.

    Je connais de nombreuses personnes âgées qui n’ont qu’un certificat d’études comme bagage scolaire.
    Elles ont quitté l’école à 10/11 ans mais le peu qu’elles ont appris leur a permis de développer leur intelligence sans avoir eu le temps d’avoir accès à la “culture”.

    Je vous garantis que leurs raisonnements et leurs analyses “décoiffent” et sont largement plus réfléchis que les “Réflexions” de “Grands Penseurs” qui ont des bagages type BAC+10… Qui se contentent de réciter la leçon qu’on leur a appris.

    Pour réussir en occident, il ne faut SURTOUT PAS être intelligent, il suffit simplement d’avoir une mémoire qui, à l’instar d’une éponge idéale, absorbe sans limite les dogmes et les principes que l’on souhaite nous inculquer de force.

    Dans cette absorbsion sans limites de savoir mal compris (voire pas du tout, mais répété mot pour mot) certaines personnes excellent : On les appelle les débiles hypermnésiques.

    Regardez autour de vous, je suis certain que vous en détecterez beaucoup. Surtout chez les “Grands Penseurs” médiatisés.

    Ils récitent bêtement des “principes” ou des “théorèmes” qu’ils n’ont absolument pas compris. Mais si vous essayez de gratter un peu, vous vous appercevez rapidement que leurs discours sont vides.

    Et c’est bien tout ce qu’on attend d’eux, servir de courroie de transmission entre leurs maîtres et la populace inculte.
    Et surtout qu’ils soient strictement incapables de réfléchir par eux-mêmes, ils pourraient se retourner contre leurs maîtres.

    Des imposteurs qu’il est impossible de dénoncer publiquement car toutes les informations sont habilement filtrées.

    Bref, des marionettes idéales pour Georges Soros et ses copains…


    • nobody Le 28 août 2015 à 14h07
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      @rgt

      1. Les médias sont soumis aux exigences de leur ligne éditoriale et donc de leur actionnaires quels qu’ils soient. Il n’y a rien à attendre de la presse qui n’a jamais défendu l’intérêt général mais toujours des intérêts particuliers: par définition la presse “ment”. Peu importe que Soros achete tel ou tel titre, s’il ne l’avait pas fait un ou plusieurs autres l’auraient fait à sa place.

      2. Vous avez raison de signaler que l’aptitude à percevoir la Vérité ou du Mensonge n’ont rien à voir avec l’intelligence et le bagage culturel: c’est uniquement affaire de sincérité, humilité, bon sens, et ouverture d’esprit.

      Vous pensez que les gens sont manipulés, c’est dans la plupart des cas faux. Qui cherche la Vérité la trouve: encore faut il avoir envie de chercher.

      Je suis frappé dans certaines discussions de voir les gens commencer à s’éveiller pour ensuite les retrouver plus enfermés que jamais dans leurs fausses certitudes lors d’une prochaine rencontre. Nous voyons tous la même réalité, certains chercherons à l’oublier car elle dérange, les pousse à agir, ce dont il ne veulent pas! Ils préféreront au besoin partir à la boucherie (comme en 1914) plutôt que de se réveiller, ils ne sont pas ignorants, mais faibles (= ils ne peuvent pas voir la réalité telle qu’elle EST si celle-ci est trop moche).


    • Inox Le 28 août 2015 à 16h12
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      “Les peuples sont cons”, oulala grave erreur.

      Ils sont simplement vautrés dans le confort, sans aucune envie d’en sortir. C’est très différent. Si le prix a payer pour ça est d’accepter 2 ou 3 propagandes, bah pourquoi pas finalement, qu’est ce qu’ils en ont à faire de l’Ukraine?

      Par contre, quand le peuple ne sera plus vautré dans confort à cause d’un chômage ou paupérisation de masse ( avoir un emploi c’est bien, à condition qu’on puisse vivre avec le salaire… ), soudainement, la réaction aux conneries qu’on leur raconte à longueur de journée sera très différente.


      • Dominique Le 31 août 2015 à 12h15
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        « Ils sont simplement vautrés dans le confort, sans aucune envie d’en sortir. »
        C’est exactement ça ! Et la peur de perdre une partie de ce confort fait qu’on préfère une mer sans vague. Il m’arrive de me reconnaitre dans cette description.


  15. Inox Le 28 août 2015 à 14h12
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    “que l’on ne redessine pas les frontières aux canons des fusils ; que les nations ont le droit de décider de leur propre avenir.”

    Et bien voila, qu’on fasse revoter si nécessaire la Crimée et l’Est du pays, qu’ils choisissent ou pas de faire partie de cette “nouvelle Ukraine” et terminé, on passe à autre chose. Cette guerre d’intérêts privés, saturée d’une propagande aussi subtile qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine, commence à devenir lassante.


  16. Nouréiev Le 28 août 2015 à 14h41
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    Bien sûr que Soros et les autres veulent s’acheter l’Ukraine ; mais l’Ukraine sans le Donbass n’a pas l’intérêt souhaité, et une fédéralisation fout tout par terre. Les bombardements vont donc continuer bon train.


  17. zorba Le 28 août 2015 à 15h17
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    quelqu’un se souvient-il de la tribune publiée dans le monde ou dans libération, tribune de soutien à la politique européiste en Ukraine, cosignée Soros et BHL ?????


  18. nouche Le 29 août 2015 à 04h40
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    Soros, on est dans le cliche de l’oligarche moderne :
    il est joueur, il a eu la baraka sur quasi tous ses gros coups, il continue de jouer gros

    le voila rendu au stade ou il se sent dieu, tireur de ficelles, et rien ne l’arrete, surtout pas la raison


  19. Horzabky Le 29 août 2015 à 11h44
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    Olivier, votre site est indispensable pour voir le dessous des cartes. Bravo aussi pour les commentateurs. Certains commentaires sont très pertinents et me sont bien utiles.

    L’aliénation cesse quand on en devient conscient, paraît-il. Espérons de tout cœur que ce soit vrai.

    Je pense, comme Wesson, que Poutine utilise les sanctions et les contre-sanctions au profit de la Russie.

    D’une part, elles obligent l’agriculture russe à produire de quoi nourrir toute la population. La Russie dispose des ressources nécessaires, mais c’était difficile lorsque les produits agricoles occidentaux, moins chers, étaient disponibles dans tous les magasins russes.

    D’autre part, elles obligent la Russie à accélérer son découplage économique vis-à-vis de l’UE, des USA et de leur allié le Japon, sur le plan énergétique mais aussi technologique et industriel, au profit de la Chine et des BRICS dans son ensemble. Je ne pense pas que les Russes aient une confiance absolue dans les Chinois, mais pour l’instant ce sont les Américains qui essaient de les encercler et de les déstabiliser, pas les Chinois.

    La logique de la politique du gouvernement russe est claire : réduire autant que possible les liens économiques avec un Occident devenu hostile.

    Actuellement, les gouvernements européens montrent leur incapacité à contrôler leurs frontières et à intégrer leurs minorités. Cette double incapacité commence à devenir ingérable. Elle a aussi pour effet de rendre l’UE moins attirante (et pas seulement pour les Russes, à mon avis).

    J’ai d’ailleurs l’impression qu’en France, on parle moins de l’Ukraine depuis que la crise migratoire ne peut plus être ignorée. L’hiver prochain risque d’être dur, si le flot ne se tarit pas. En 2016, nous risquons d’avoir un peu partout en Europe plusieurs centaines de milliers de migrants vivant dans des camps de réfugiés, totalement coupés par la langue, la religion, la culture, et même l’aspect physique, des populations locales. Question zones de non droit, on n’a encore rien vu.

    L’Ukraine va être oubliée, et n’aura donc pas le choix : normaliser à tout prix ses relations avec la Russie, pour éviter l’effondrement économique et social. L’UE aura trop de problèmes internes pour s’en soucier.


  20. Max Le 30 août 2015 à 14h26
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    Envers la population ukrainienne dans son ensemble, Sorros appel a des sacrifices, toujours plus de sacrifice, dans le cadre d’une Ukraine nouvelle.
    Sorros admet une évidence, les caisses de l’Etat ukrainien sont vides.
    En filigrane Sorros admet que la Russie a réussi à transformer les problèmes qui secouent l’Ukraine en boulets pour les occidentaux.
    En lisant l’article, j’ai plutôt le sentiment que Sorros veut parvenir à retirer sa mise financière et celles de ses associés. Les phrases de Sorros commencent toutes pas du conditionnelles.
    Sur l’aide militaire a l’Ukraine
    La aussi du vent, toutes les phrases de Sorros sont aussi aux conditionnelles
    Le budget militaire de l’Ukraine, a la louche, est d’environ 2 milliards de $ somme péniblement atteinte soit dit en passant.
    Quand on constate que l’armée irakienne formée, équipée par les USA n’a pas tenue face a l’état islamique qui elle n’a pas d’instructeurs de l’armée des USA et ont peut dire la même chose des talibans, de l’armée vietnamienne, aucune de ces armées n’a eu de formation venant de l’armée américaine et elles ont toutes mis en échec l’armée des USA.
    J’ai donc des doutes sur l’efficacité de l’armée ukrainienne avec ou sans les USA.
    Même sur sa méthode pour contrer la Russie on sent l’incertitude, son espoir reposant sur une défaite électorale de Poutine ou son retrait de la vie politique qui n’aura sans doute pas lieu avant 2024.
    A ce qu’il parait il a fait tomber la monnaie Britannique en 1992.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/09/17/1992-george-soros-fait-sauter-la-banque-d-angleterre_1761289_3234.html
    Encore une image d’Epinal


  21. Franck Le 31 août 2015 à 11h02
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    Le Tsunami Financier approche parce que la Chine et les émergents vendent leurs bons du trésor Américain pour du cash.

    http://www.businessbourse.com/2015/08/30/les-implications-deventuelles-ventes-massives-de-bons-du-tresor-americain-par-la-chine-et-dautres-pays-emergents-pourraient-etre-enormes/

    Ce qui provoque l’incompréhension du directeur adjoint de la Fed 🙂

    http://www.businessbourse.com/2015/08/31/le-vice-president-de-la-fed-ne-comprend-pas-tout-ce-qui-se-passe-mais-tout-va-bien/

    Un nouveau QE, vous êtes sûre madame la marquise ?


  22. Franck Le 31 août 2015 à 11h04
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    C’est tout frais, ça vient de tomber… Pour une fois, ils ne veulent pas prendre le risque d’être ridiculisés, comme en 2008, avec leur triple A des SubPrimes…
    .
    http://www.businessbourse.com/2015/08/31/fitch-lukraine-se-rapproche-du-defaut-de-paiement/


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