Je remercie les auteurs qui ont choisi ce blog pour publier leur réaction.

Cet article fait partir d’une longue série visant à discuter les opinions diverses en lien avec l’élection du 7 mai.

Elle ne reflète pas forcément l’opinion du site Les-crises – qui n’aura d’ailleurs aucune position officielle pour cette élection.

En ces heures nous gens ordinaires mais réputés insoumis, récalcitrants, utopistes, sommes priés par une avalanche de « républicains » dont on ignorait jusque-là qu’ils l’étaient, de « faire barrage ». Lourde tâche, faut jouer le béton. Donc on nous commande de choisir entre « l’extrême droite et l’extrême finance ». Avouez que la supplique à considérer le vote Macron –donc Wall Street- comme un geste de « gauche » n’est pas une évidence pour qui n’est pas Alain Minc. Il faut réfléchir.

Regardons quelques tristes chiffres : le 23 avril 7,6 millions de citoyens français ont mis d’ans l’urne un bulletin brun. Un record. En 2002, au premier tour contre Chirac, il avait déjà récolté l’incroyable moisson de 4,8 millions de « patriotes ». Presque 3 millions d’électeurs en plus en quinze ans ! Si rien ne vient entraver la courbe infernale, Marine Le Pen le sait, elle sera forcément présidente. Plutôt que perdre du temps, et des amis, dans un pingpong joué sur une table tournante par des joueurs qui procrastinent, il serait plus utile de définir comment couper l’herbe qui pousse de plus en plus verte sous les pieds du Front National, pardon le mouvement « Bleu Marine ».

Dans notre malheur nous avons de la chance. Pendant que les politiciens au pouvoir depuis longtemps poussaient le char des dérèglementations et du libéralisme, nos universitaires et experts en sciences sociales ou économiques ont fait leur travail. Les causes du développement du vote FN sont là, contenues dans leurs rapports, leurs thèses et leurs livres.

Pour cette démonstration et pour éviter toutes polémiques, nous resterons dans le banal, l’ordinaire les sources ordinaires, nous allons citer essentiellement des travaux de prix Nobel, des rapports publiés dans Le Monde, des Echos et Libération. Ce qui ne signifie pas pour autant que tous ces supports n’impriment que des paroles d’Evangile. Nous allons aussi nous appuyer sur la dernière étude d’Emmaüs, glaçante..

Comme la grenouille s’élève au-dessus de son bocal, la cote du FN grimpe à l’échelle du chômage. Les cartes du vote FN et celle du non emploi de longue durée se superposent comme des calques. Produire un drame n’est pas difficile, la recette est imparable : délocalisation, désindustrialisation, chômage, pauvreté et donc montée du FN. La mécanique d’un loto perdant. La plupart des économistes en conviennent -et la profession ne compte pas que des salauds ou des crétins- tout commence avec la « mondialisation », autour de 1990. Aux Etats-Unis Paul Krugman (longtemps un des grands défenseurs de ce système de globalisation), rendu lucide à partir de 2007, évoque soudain « la face sombre de la mondialisation ». Quatre ans plus tard il souhaite que les Etats-Unis augmentent de 25 % les droits de douane sur les produits chinois. Idem pour Maurice Allais, un Nobel en

Economie de souche, aussi libéral que Jean Tirole (Nobel de Toulouse), mais bien plus pragmatique, écrit : “le chômage de masse des pays occidentaux est lié à la libéralisation incontrôlée des échanges”. Plus proche de nous, Stéphane Beaud, Gérard Mauger et de jeunes chercheurs en sciences sociales montrent que depuis 2008 le phénomène décrit par leurs savants confrères s’est accéléré. Les petites industries pointues qui avaient pu résister jusque là, se sont effondrées. Le phénomène de paupérisation s’étend aujourd’hui « bien au-delà des classes populaires, comme le montrent le déclin des classes moyennes et la fuite accélérée des jeunes expatriés 1». Et l’auteure de la postface, Florence Weber, de conclure : « la France est en manque d’une politique industrielle volontariste qui tienne compte des potentialités propres à sa culture « nationale » 2». Il faut donc s’attaquer à la cause du problème : la mondialisation. Or, pour en revenir à notre mouton, rien dans le programme d’Emmanuel Macron ne laisse prévoir d’inflexion dans ce domaine. Nous en restons aux temps de Clinton I, Schröder et Blair (avec un zeste de Maggie). Ni les réformes libérales que le candidat s’est engagé à intensifier, et encore moins les ordonnances prévues pour juillet prochain, ne vont dans le bon sens. Le lendemain de la petite victoire du 27, et du pot de la « Rotonde », la hausse de 10 % du cours des multinationales nous indique que la mondialisation a voté pour frère Emmanuel.

Pas besoin d’être un chômeur en fin de droit pour être pauvre. De plus en plus de ces malheureux, à sec le 10 du mois, travaillent, et ceux-là ajoutent le désespoir au désespoir. Dans son rapport « Le Combat

continue » Emmaüs écrit : « un tiers de la société française lutte, au quotidien, contre le déclassement 3 ». Pour ceux qui préfèrent les mathématiques à la géographie deux chiffres devraient retenir l’attention. On constate qu’il y a un peu plus de citoyens pauvres que d’électeurs du FN. En effet, « Il y a, en France, près de 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Un million de plus qu’il y a dix ans 4 ». Ce million de voix que le FN a gagné en cinq ans. Quand ces chômeurs ou « travailleurs pauvres » votent encore, c’est le plus souvent un bulletin du FN qu’ils introduisent dans l’urne. Pour être plus précis, « Les électeurs dont le foyer touche moins de 1 250 euros par mois sont 32% à être séduits par madame Le Pen 5». Emmanuel Macron ne parle pas de cette plaie purulente sur son beau système… Que peut-il dire sans mettre en cause la validité de son programme, celui des banques et du Cac 40 ? Sans jamais l’évoquer il n’est pas assez aveugle pour connaitre qu’il devra, autrement qu’en lançant des lignes de bus qui ont échoué, lutter un peu -au moins avec des mots gadgets- contre la « précarité ». En attendent l’émeute, l’ex associé de Rothschild, pour sortir de la misère, nous propose l’ubérisation, la micro entreprise, le développement du travail indépendant. Un moyen de diviser un peu plus le monde du travail et de faire du travailleur un loup pour le travailleur. Si l’on revient à des choses sérieuses, aux travaux de nos efficaces et modestes savants qui étudient notre société qui va si mal, ce morcellement, cette mise en concurrence crée encore plus de misère. C’est démontré, avant de naître la politique Macron a échoué. Ainsi, selon Emmaüs, si les « indépendants » représentent 9 % de la population active française, ils représentent 24 % des travailleurs pauvres 6. La messe est dite. Parfois lui-même un peu étourdi par ses mots, oubliant sa ligne générale qui est d’airain, le candidat Macron convient de l’aléatoire de sa solution : « Ils travaillent 60 ou 70 heures pour toucher le smic. » Mais, pour vendre son projet malgré tout, malgré nous, il retourne la douleur en ajoutant : « Mais ils entrent dans la dignité, […] ils mettent un costume, une cravate… Qu’est-ce qu’on leur a offert de mieux depuis 30 ans ? 7». Ah le costume ! Nous vivons l’élection du costume, de l’habillage.

Dans cette montée générale de la pauvreté, tragédie dans le drame, un phénomène devrait retenir toutes les attentions : son développement chez les jeunes. C’est une explication première du vote Marine Le Pen « en tête chez les 18-258 », avant que Mélenchon et ses Insoumis ne viennent leur secouer le cocotier bleu Marine. Toujours et encore, référons nous à ce rapport d’Emmaüs : « Celles et ceux qui poussent les portes de nos communautés, en quête d’espoir et de réconfort sont de plus en plus jeunes 9 ». Quelques pages plus loin on apprend que les moins de 18 ans vivant en dessous du seuil de pauvreté, est la population la plus importante chez les jeunes, et celle qui a le plus augmenté en dix ans… Le rapport de remarquer : « On a beaucoup parlé de la chance et de la malchance d’être né ici ou ailleurs. Mais il faut aussi parler de ceux qui ont eu la malchance d’être nés au mauvais moment : des enfants de la crise qui devront payer toute leur vie le fait d’avoir eu 20 ans en 2008 10 ». Et la réponse d’Emmanuel Macron ne se fait pas attendre. Peu téméraire, lui ne souhaite pas, créer un « Smic jeune », mais se verrait bien augmenter la durée du travail : « Quand on est jeune 35 heures ce n’est pas assez, On veut travailler plus… 11». Une solution dont Gattaz a rêvé sans oser la demander.

Autre variable, celle de « la montée des inégalités »12. « L’aigreur » gagne cette fois la classe moyenne. La description du phénomène est beaucoup plus récente que celle des délocalisations. Avant le magistral travail de Thomas Piketty, Paul Krugman dans « L’Amérique que nous voulons 13 » estimait déjà que la société de 2010 ressemblait énormément à celle des années 20, temps si favorable à la montée de l’extrême droite. Dans ce magnifique livre, il explique avec des tonnes de références que, depuis trente ans, le partage de la valeur ajoutée entre capital et travail privilégie largement les actionnaires. Les exigences des fonds de pension, celle de leurs quinze pour cent de retour sur investissement, ont laminé les revenus du travail. Krugman analyse ensuite les évolutions de l’impôt, « Le taux le plus élevé d’imposition sur le revenu (qui de nos jours est de 35 % seulement) était monté jusqu’à 63 % sous le premier mandat Roosevelt et jusqu’à 79 % sous le second, au milieu des années 1950… pour atteindre 91 % 14 ». La conclusion est sans appel. Elle recoupe en grande partie celle de Thomas Piketty : « aujourd’hui, l’inégalité des revenus est aussi forte que dans les années 1920 », et il en appelle à un nouveau New Deal, une réforme fiscale qui devrait permettre de limiter sa progression. Quelle gueule aurait l’impôt sous Macron ? Le gouvernement de François Hollande avait aligné la fiscalité des revenus du capital sur celle du travail. Alors que son fils Emmanuel souhaite sortir le capital financier de l’ISF. Ne voyez pas là le moyen de protéger les plus riches ! Non, non, il le proclame l’objectif n’a d’autre but que de « favoriser l’investissement ». Là le banquier oublie qu’il y a déjà un excès d’épargne dans notre pays ; et que les catégories aisées paient, en valeur relative, bien moins d’impôts que les classes moyennes.

L’idéologie de cette évolution porte un nom, le néolibéralisme, et a pris corps dans une institution : l’UE.

Le néolibéralisme a des visages multiples, mais Pascal Lamy, l’ancien patron de l’OMC, le résume très bien. Le visage du libéralisme, c’est le sien : « Le principe de réalité c’est l’économie, le principe de plaisir, c’est la politique 15 ». Fermez le ban ? Non, notre homme sûr de sa puissance n’a peur de rien et en rajoute : « le capitalisme sous cette forme est douloureux parce qu’efficient, et efficient parce que douloureux 16 ». L’avenir sera donc celui de la pauvreté et d’une double violence, celle de la misère et de l’injustice. Or dans l’entourage d’Emmanuel Macron certains rêvent que ce faux Lamy devienne son premier ministre. Purges et saignées prises pendant l’été pour « réformer » le code du travail ne seront que de premiers missiles de cette idéologie guerrière et antidémocratique.

Nous l’avons dit et ce n’est plus original, l’Europe est également une pourvoyeuse de vote FN. Invention américaine, portée par Jean

Monnet qui ne comptait que des amis à la CIA et à Washington, et par Robert Schuman (qui fut ministre de Pétain après lui avoir voté les pleins pouvoirs), cette Europe ne s’est jamais libérée de sa curatelle américaine. Les sceptiques pourront se convaincre en lisant « Aux origines du carcan européen » de l’historienne Annie Lacroix-Riz (Editions Delga). Inutile de rêver. La « belle idée » Europe n’existe qu’au moment de l’exécution de son hymne, « à la joie ». La ligne générale, historique et continue de Bruxelles est claire : « mondialisez-vous ». Déjà en 1957 Pierre Mendes France avait mis en garde les députés français, le traité de Rome allait, disait-il, entrainer une abdication de la démocratie : « Au nom d‘une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, financière, sociale ». Cet homme, qui représentait alors la conscience morale de la gauche, s’opposait à d’autres visionnaires beaucoup moins sociaux. Eux applaudissaient des deux mains à la création de la CEE. Jacques Rueff par exemple s’en réjouissait, il voyait là « l’aboutissement et le couronnement de l’effort de rénovation de la pensée libérale »17. Aujourd’hui constatons qu’il n’y a pas de place pour une politique humaine et sociale qui serait compatible avec l’Europe, les plus modérés en conviennent. Ainsi Michel Rocard a déclaré à Bruxelles le 18 et 19 Novembre 2015 ” L’Europe, c’est fini, on a raté le coche, c’est trop tard, ” et de rajouter ” l’Europe s’est dotée d’un système d’institutions paralytiques “. Quant à la possibilité d’infléchir les traités même Benoit Hamon, avec la candeur et la générosité qui ont construit son engagement, en convient : “Le passage d’une Europe allemande à une Europe française, personne n’y croit. Cette stratégie est vouée à l’échec 18». Emmanuel Macron sait tout cela, il est conscient et prépare déjà les paroles de sa capitulation devant Merkel et les fantômes de Washington : « d’abord je ne suis pas face à Berlin, je suis avec Berlin. Qu’on le veuille ou non. Parce que notre destin est là. Nous avons des différences. Nous aurons des désaccords. Mais je ne vais pas dire aujourd’hui aux Françaises et aux Français que je vais défendre leurs intérêts face à Berlin. Non. 19»

Puisque les pauvres sont nombreux, le mépris social est devenu une pratique ordinaire, celle que l’on voit dans les films de Ken Loach. Emmaüs mesure cela aussi : « les membres de ce tiers en lutte quotidienne s’épuisent de ne pas être entendus, d’être moqués, insultés, stigmatisés 20 ». Par petites pointes la plupart des medias, une grande partie des intellectuels et le monde politique ont abandonné le peuple, le monde ouvrier. Puis ils en sont venus progressivement à les mépriser, le fameux « esprit Canal » prémisse des « sans dents » avec ses Deschiens a fait son œuvre. A partir de là tout est permis. Il suffit d’ouvrir Le Monde pour s’en rendre compte. Voilà comment le journal analyse le second tour de la présidentielle… Résumons par l’image donnée par la feuille vespérale au lendemain du 23 avril. Que vivons nous ? « monde fermé contre la société ouverte 21 » titrent les journalistes de Niel Bergé et Pigasse (soutiens de Macron). Société ouverte ? Ouverte comme une porte de chez Whirpool ? La suite, celle du mépris, est connue… les salariées de Gad traitées « d’illettrées », les jeunes de banlieue associés à des dealers : « Allez à Stains [Seine-Saint-Denis] expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber qu’il vaut mieux ça qu’aller tenir les murs ou dealer 22».

Vous l’aurez compris il nous semble incohérent de faire barrage à Marine Le Pen en votant Emmanuel Macron. Impossible de dire « oui » à ce qui fait fructifier le FN depuis 20 ans. Impossible de glisser dans l’urne le nom d’un candidat qui va le faire progresser plus encore et conduire la fille du parachutiste au pouvoir en 2022. Pour lutter contre le racisme (le mal) il faut lutter contre les causes : la pauvreté, le rejet, la stigmatisation. En utopistes lucides, et fatigués d’être bernés à force d’avoir été trop souvent « utiles » à l’instant de l’urne, notre objectif est de faire baisser le vote d’extrême droite, de le voir s’en retourner à ces temps où « Jean-Marie » s’affichait avec l’œil en bandeau sur de petites affiches que le monde ignorait.

Pour ceux qui se sentent plus à l’aise avec la philosophie qu’avec les sciences sociales, et qui nous proposent de voter Macron « avec des gants » ou encore « avec un tisonnier s’il le faut », voici une brève citation d’Hannah Arendt, les mots du courage et de la morale (pour employer un mot disparu), elle tombe à pic : « Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal 23 ».

Notes :

104 réponses à [Refuge] Il ne suffit pas de « faire barrage » au FN, il faut lutter contre l’origine du mal. Par Jacques-Marie Bourget, Gérard Mordillat, Bertrand Rothé et Kevin Victoire

Commentaires recommandés

Bruno Le 03 mai 2017 à 08h51

“Mais je ne vais pas dire aujourd’hui aux Françaises et aux Français que je vais défendre leurs intérêts face à Berlin. Non.”

Tout est dit. Un président français qui ne veut pas défendre les intérêts des français. Ca en est presque comique. Ne manquait plus que finir la phrase par un “pas ça, pas ça, pas ça” !

  1. qui cio Le 03 mai 2017 à 05h39
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    Que fait-on quand son salaire ne suffit plus à se loger se nourrir et payer ses factures obligatoires ?
    Vivement le retour de l’esclavage, je veux bien travailler gratos (sans fouet svp), mais alors je ne paye plus rien à personne …


  2. jp Le 03 mai 2017 à 06h22
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    vous travaillez déjà gratis en consommant. Cf le livre “Le travail du consommateur
    De Mac Do à eBay : comment nous coproduisons ce que nous achetons” de la sociologue
    Marie-Anne DUJARIER
    Quant à l’esclavage, il se répand sous des formes légales en visant les jeunes : bénévolat, stage, service civique et les détenus qui gagnent 1,80 € de l’heure en travaillant en prison.


    • Haricophile Le 03 mai 2017 à 22h55
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      Pour les détenus qui gagnent 1,80€ tu oublie de dire : 1,80€ qu’on leur repique immédiatement dans certaines taules s’ils veulent manger décemment. (par décemment je ne parles pas de ce qu’on appelle décent à Neuilly ou on ne va jamais en taule quelque soit le nombre de millions ou milliards escroqués ….)

      D’ailleurs s’ils y allaient, le budget de la justice et des prisons serait tout autre et ils feraient moins les singes avec la préventive, la surpopulation carcérale, la conditionnelle et le reste…


  3. Dizalch Le 03 mai 2017 à 06h44
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    Tout est dit… un Grand Merci aux auteurs, et à toi Olivier. Si seulement les “idiots utiles” du vote Macron (ceux qui vont s’ajouter au 24% de base en votant “contre” par réflexe “pavlovien”) pouvaient réaliser à quel point ils vont être “eux” la cause de la montée du FN… et, qu’en ayant “adoubé leur Monarque” (cf. itw de Macron où il regrette les Rois), bien qu’ils le fassent par “peur” (en partie fabriquée par les msm, etc), ils vont en fait élire une autre forme de “totalitarisme” qu’ils craignent tant… une forme de “fascisme économique” (puisque le mot est à la mode en ce moment…) qui ne dit pas son nom, mais qui va faire encore plus de ravages dans les classes moyennes et ouvrières… en marche! vers le déclin programmé…
    Comme le dit de façon très à propos Hannah Harendt citée dans leur dernier paragraphe: «Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal»… cqfd


    • christian gedeon Le 03 mai 2017 à 10h30
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      Ce n’est pas du fascisme économique,mais bien la forme la plus achevée du totalitarisme. L’ultralibéralisme s’adapte à toutes les cultures…c’est une sorte de taxifolia colerpa sociale et politique. Son objet et son but est la destruction des tissus sociaux et nationaux,façon Attila…pour qu’à la fin,il n’en reste plus qu’un…le marché,et rien d’autre. C’est la guerre de tous contre tous,dans tous les sens du terme.


    • Fritz Le 03 mai 2017 à 15h08
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      “Le 23 avril 7,6 millions de citoyens français ont mis dans l’urne un bulletin brun”

      Le 23 avril, en entrant dans mon bureau de vote, je n’ai vu que onze piles de bulletins qui n’étaient pas de couleur brune : les noms des candidats étaient écrits noir sur blanc.

      Maintenant, c’est vrai que ma vue baisse. Et vous, avez-vous voté avec des bulletins de couleur ?


      • lvzor Le 03 mai 2017 à 18h04
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        “je n’ai vu que onze piles de bulletins qui n’étaient pas de couleur brune …”

        Oui, je me suis fait la même réflexion.

        Décidément, les aspirants éditocrates ne valent pas mieux que les éditocrates en fonction. A-t-on vraiment besoin de ceux-ci pour savoir quoi faire? Ou d’autres comme le médiocre chroniqueur à gages qu’est ce pauvre Caron?


    • Ouallonsnous ? Le 03 mai 2017 à 23h18
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      Il faut dépasser Anna Harendt qui s’exprimait à une autre époque, etb réaliser que l’on user de tactique en votant sans adhésion pour MLP/NDA afin de fragiliser le vote Micron !


  4. obermeyer Le 03 mai 2017 à 07h26
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    Une des meilleure analyse depuis le résultat du premier tour . également dans médiapart , une tribune de Francis Daspe , que je trouve édifiante :

    https://blogs.mediapart.fr/francis-daspe/blog/030517/contre-le-deshonneur-et-le-lache-soulagement-des-pyromanes-la-vertu-republicaine-de


    • Macarel Le 03 mai 2017 à 08h48
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      Très bon billet, en effet.
      Le déshonneur est du côté des pompiers pyromanes qui appellent à voter Macron, non pour vraiment faire barrage au FN, mais pour mater la “révolte des gueux”, victimes des politiques libérales que leur classe inflige au corps social français sans discontinuer depuis plus de 3 décennies.
      Et c’est l’honneur de Mélenchon, et des insoumis que d’avoir échoué de peu à faire trébucher MLP pour l’accès au second tour. En 2022, sans un mouvement des insoumis encore plus puissant, MLP sera assurée d’accéder au pouvoir, tant “les gueux” n’en pourront plus des purges amères du “bon docteur Macron”.


    • azertt Le 03 mai 2017 à 13h22
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      Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre.

      churchill


  5. Stalker Nadine Le 03 mai 2017 à 07h28
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    Citer Hannah Arendt pour justifier de ne pas faire barrage au fascisme, fallait oser !
    À moins d’avoir gobé le fait que le FN “a changé” et n’est plus un parti d’extrême droite…
    Pourquoi tous ces “pauvres gens” ont voté FN et pas Mélenchon ? Par racisme peut-être…
    Oui, je sais, le discours habituel, “mais non, tous les votants FN ne sont pas racistes”. Mais non, bien sûr… Ce n’est pas ce que j’entends au café du coin…..


    • Alfred Le 03 mai 2017 à 09h35
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      Nadine. Le fait que le militant FN de base soit raciste aura très peu d’impact sur votre vie quotidienne (même si vous êtes un algérien descendant d’esclaves noirs et transgenre) en comparaison de l’impact qu’aura sur votre vie l’élection de macron.
      C’est bien d’avoir lu Hannah Arendt mais ça ne sert à rien si on n’est pas capable de voir le racisme latent derrière les décisions d’un valls ou d’un sarkozy.
      Franchement à vous lire nous aurons bien mérité en tant que peuple le choc néo-tchatchérien qui nous attend. Si vous êtes retraitée votre retraite va baisser. Votre patrimoine immobilier va fondre de manière à ce qu vous le placiez en bourse où il sera pillé. Votre contrat de travail sera requalifié de façon précaire.Si vous êtes fonctionnaire d’état vous allez passer à la territoriale qui sera saignée à blanc. Ne parlons pas de votre santé.
      J’ai presque envie de dire tant pis pour vous. Vraiment désolé d’être dans le même bateau.


    • christian gedeon Le 03 mai 2017 à 10h23
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      racistes donc…le grand mot est lâché. Oui,il y a certainement des “racistes ” au FN.mais bien entendu aussi,tous ceux qui au nom de leur religion ou de leur race(oh pardon) de leur couleur excluent les autres(cf le cran et les indigènes,entre autres) ne sont pas des racistes,hein? juste des communautaristes,n’est ce pas?les bobos bien pensants qui traitent de blaireaux ceux qui ne veulent pas vivre dans leur monde chatoyant,ce ne sont pas des racistes,hein? juste une caste supérieure,n’est ce pas? les “artistes ” qui se réunissent à la Philarmonie,club de millionnaires,pour faire descendre leur bonne parole sur le bas peuple ne sont pas des racistes hein? Juste des êtres éthérés qui crachent sur 40% des français,mais pas sur les subventions que les mêmes payent,n’est ce pas? racistes,donc… les “militants de base du FN”.mais pas les autres,hein? Juste des gens supérieurs,ou “différents”,n’est ce pas?


      • Tig Le 03 mai 2017 à 10h36
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        Prenez une courbe de Gauss et vous les avez vos racistes.

        Quel que soit le groupe considéré.

        Après il reste l’anathème, l’insulte, chacun sa manière de débattre.


      • lvzor Le 03 mai 2017 à 18h14
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        “mais bien entendu aussi,tous ceux qui au nom de leur religion ou de leur race(oh pardon) de leur couleur excluent les autres”

        A ma connaissance il n’y a qu’une religion qui fait du racisme un de ses dogmes fondamentaux, et il est interdit d’en dire du mal.


    • koikoi_koi Le 03 mai 2017 à 11h19
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      Chère
      Stalker Nadine, si vous pensez que la France regroupe 7 000 000 de racistes, alors il est temps de changer de café.
      La question est: pourquoi les “pauvres gens” qui ont voté pour d’autres candidats que Lepen n’ont pas voté Mélenchon? Et qu’est ce qui fait que JLM conscient de la gravité de la situation, conserve son discours du TOUT sauf le FN lorsqu’il s’adresse aux “Insoumis”, alors que le “TOUT” représente précisément la soumission aux néo-libéralisme?
      Les “Insoumis” qui iront voter Lepen au second tour (dont le programme est plus proche de FI que de EM) se voient déjà écarté de la consultation engagé par FI, alors que les 34% des “Insoumis” qui se prononcent pour le vote Macron ne semblent déranger personne… En proposant cette consultation “faussée”, JLM crée plus de division que de rassemblement.
      C’est peut être une piste pour répondre à votre question.


      • Haricophile Le 03 mai 2017 à 23h16
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        Je pense que il est d’une génération ou “par pitié tout sauf voter FN” a un sens. Ceci étant c’est une prière et pas une injonction. Il ne dit pas non plus “votez Macron” et encore moins “rangez vous derrière Macron”.

        Et je ne me permettrais jamais de critiquer sa position,

        premièrement parce que je suis moins jeune que certains et que mon père a vécu les 2 “grandes” guerres (et les suivantes plus extra-territoriales qu’on “oublie”). Il n’était pas très bavard sur le sujet mais quand même.

        Deuxièmement parce que tout ne s’arrête pas à cette élection, de toute manière elle est perdue, complètement et définitivement perdue avec 2 candidats d’extrême droite, autant ne pas empirer les choses et se préparer pour la suite, c’est pas comme si M. Mélenchon allait rester le cul sur sa chaise après ces élections présidentielles, et c’est pas comme s’il n’y avait pas eu *enfin* du mouvement sur le paysage politique.


    • bm607 Le 03 mai 2017 à 11h37
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      Cette citation dont vous parlez :
      “Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal “,
      certes doit conduire à s’interroger : il faut éviter de s’habituer à quelque chose de détestable, pour de nombreuses raisons qu’il serait trop long de développer.

      Mais dans le cas présent, dimanche on l’applique comment ?
      – en ne choisissant pas “le moindre mal” et donc en votant pour “le pire mal” et en le laissant s’installer ?
      – en ne choisissant pas et donc en laissant le pire mal s’installer (pour moi EM! est le pire mal du moment), ce qui effectivement permet de ne pas se “corrompre”,
      – en choisissant volontairement “le moindre mal” ? (ce qui était a priori exclu)

      Nous n’avons que 3 choix. Ensuite il pourra y avoir des choix complémentaires, mais dimanche seules 3 possibilités existent.

      Donc il va falloir y aller, et ce pourrait être voter pour le moindre mal, les 2 autres choix conduisant au pire mal.
      Mais c’est vrai qu’ensuite il faudra rapidement se remettre en question, faire une remise à zéro, ne pas se laisser entraîner sur une mauvaise pente.


      • ErJiEff Le 03 mai 2017 à 16h06
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        Voter FN serait voter pour des “débutants en gouvernance” ne disposant d’aucune des structures institutionnelles de la République. Mme Le Pen trouverait un Élysée vide, une justice récalcitrante, un parlement un Conseil d’état hostiles…
        Face à elle
        une droite exangue vidée de toute substance par le crash merdeux de Fillon,
        un centre libéral écartelé entre tendances inconciliables ramassées autour de l’insignifiant Macron,
        un PS en état de décomposition avancée.
        Tout pour réussir l’essor d’une gauche épurée de ses éléments ultra libéraux et dopée par la superbe campagne de Mélenchon.
        Rien n’est perdu, jlm a très bien fait de ne pas donner de consigne pour permettre à chaque insoumis de faire de son vote une affaire personnelle qui n’interviendra pas dans la sincérité de son adhésion au mouvement.


      • Haricophile Le 03 mai 2017 à 23h31
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        Mais dans le cas présent, dimanche on l’applique comment ?
        [couic]
        Nous n’avons que 3 choix. Ensuite il pourra y avoir des choix complémentaires, mais dimanche seules 3 possibilités existent.

        ===
        Je n’ai pas 3 choix mais 2 :
        – Voter pour un des deux candidats choisis par les acteurs de “la main invisible du marché” et cautionner cette élection post-démocratique.
        – Voter “blanc ou nul” ou m’abstenir pour ne pas voter POUR un de ces deux candidats qui sont viscéralement à l’opposé de toutes mes idées et de mes idéaux et que assurément je n’ai pas choisi et ne choisirais jamais.

        Les choix je les ai eu avant et ça n’a pas suffit. J’ai encore le choix de décider de que je vais faire après. Le présent ne doit pas me faire oublier l’avenir.


    • Vassili Arkhipov Le 03 mai 2017 à 12h24
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      Franchement, des racistes vous en avez partout. Personne n’a été choqué de la sortie de Valls sur “la belle ville d’Evry, hin hin hin”, digne des meilleurs dérapages de JMLP, et régulièrement les caciques des deux principaux partis sortent des horreurs sans que personne ne les reprennent. Ce qui importe aux gens, ce n’est pas ce qui est dit mais qui les dit. Mettez les mêmes mots dans la bouche de le Pen et ça fera les gros titres.
      Ensuite, je pense que vous mélangez “vouloir contrôler l’immigration” et “renvoyer les noirs et les arabes”. Ce qui fait que beaucoup de gens ont voté Le pen et pas Mélenchon, c’est que l’immigration massive a de réelles conséquences sociales et que personne d’autre qu’elle ne veut le voir, préférant la version romantique de l’Humanité des Frères. Si les autres partis acceptaient de voir cela, le Pen ne réunirait en effet alors plus que les authentiques racistes.


      • Haricophile Le 03 mai 2017 à 23h41
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        Si : les discours d’incitation à la haine raciale dans la bouche d’un ministre, en particulier celui contre les Roms qui a pulvérisé sur ce plan les discours de Sarko, ça m’a considérablement choqué, au plus haut point choqué. Je me demande encore comment de tels discours sévèrement sanctionnés par la loi n’ont donné lieu à aucune poursuite ni en France, ni en Europe. La justice et vraiment à plusieurs vitesse.

        Et je ne suis pas le seul a avoir été choqué, les journaux mainstream ne sont pas les gens, que ce soient des pourritures à l’indignation sélective ne signifient pas qu’ils sont la conscience du monde. Ils ne sont plus rien que des outils de la propagande que l’on reproche aux Russes et aux Chinois. Ah, pardon, ce n’est pas une propagande GOUVERNEMENTALE, c’est une propagande PRIVÉE au service d’une certaine gouvernance…


        • Vassili Arkhipov Le 04 mai 2017 à 11h33
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          Reste que pendant les primaires personne n’à appelé à “sortir le raciste”, et qu’aucun journaleux n’à été capable de le confronter à cette vidéo et demander des explications


    • Jaga Le 03 mai 2017 à 12h53
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      Bah voyons … Sauf qu’un parti c’est aussi un appareil politique et des tendances avec lesquels on compose lors de la formation du gouvernement et qui pèsent plus lourd que l’avis de Mme Duchmol qui a juste voté FN pour garder son boulot.

      Liste non exhaustive des cadres “conservateurs” et des “forces vives” du FN avec lesquels MLP va “devoir” composer (en admettant qu’elle le fasse par devoir et non par plaisir):
      Les proches de l’Oeuvre Française: Gollnisch, Jalkh, etc.
      Les tradi de la FSSPX: Saint Just, Lacoste-Laraymondie, etc
      Les moins tradi de Civitas: Arnautu, Bay, etc.
      Les “exclus” et les transfuges: Benedetti (ex-FN, PNF), co-organisateur du voyage au Liban, Vardon (ex Bloc Identitaire), etc.
      Les anciens d’Assas, ex GUD: Chatillon, Loustau, Peninque, Lacapelle, etc. chargés de tenir les mouvements de chauves à distance raisonnable (pas trop près ni trop loin).

      Je passe sur la pseudo tragédie familiale des 2 dernières années et sur les déclarations du menhir et de la nièce, chargés de donner des gages aux exaltés trop bas du front pour adhérer à la stratégie de normalisation (les lecteurs de Rivarol).

      Notons que ces gens détestent tous viscéralement Philippot, les opportunistes “mous” genre Chenu et le FN “émasculé” de 2017. On verra après la nuit des longs couteaux en juin, mais l’algérien transgenre aura quand même du soucis à se faire.


    • Renard Le 03 mai 2017 à 14h10
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      Si les électeurs FN voulait voter contre la mondialisation sans voter pour le racisme, il y avait le choix JLM mais ils ne l’ont pas fait.

      Maintenant le FN va se prendre une branlée électorale contre une biquette (Macron) et le système sera bloqué 5 ans de plus.

      Merci le FN ! Vous avez sauver les libéraux une fois de plus, fiouuu c’était juste cette fois-ci.


    • thierry dechambre Le 04 mai 2017 à 00h10
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      En fait pour l’espèce humaine, on ne parle pas de race mais de groupe ethnique. Oui, depuis environ 40000 années il n’y a plus qu’une seule espéce humaine homo sapiens ce qui n’était pas le cas avant puisque l’on avait aussi néandertal, l’homme de flores, pekinensis … c’était le bon temps.


  6. benmussa Le 03 mai 2017 à 07h31
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    donc, concrètement, lutter contre la situation pourrie “lepen ou macron” c’est voter blanc pour “espérer” faire annuler le résultat, pour que l’évidence de l’opposition soit visible?


    • basile Le 03 mai 2017 à 07h42
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      Voter blanc ? 🙂

      après avoir tout essayé : Marchais en 81, sans résultat, Sarko en 2007, sans résultat (karchër ® en panne), maintenant qu’on veut essayer autre chose « pour voir », on nous demande de voter blanc ?

      C’est le coup classique, le peuple vote bien quand il vote dans le bon sens, puis quand il vire de bord, on lui dit de ne pas voter.


      • tepavac Le 03 mai 2017 à 12h46
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        C’est tout à fait cela!
        Ce penchant, de “Tout” nos politiques à donner systématiquement une réponse antagoniste aux choix de sociétés, provoque inéluctablement la division de l’unité Républicaine, elle même prenant ses racines dans la Déclaration de 1789, ainsi que du serment Du jeu de Paume.

        Le respect de Lois est essentiel, et il l’est encore davantage dans nos institutions.
        Il ne peut y avoir de catégorie de Citoyen qui serait au dessus des autres.
        Sans ce principe, la voie de la dictature se développe naturellement, sans contrainte.
        Or un fait ressort de cette “campagne” électorale, la violation généralisé sur tout le territoire National de l’article L-97 et suivants du code électoral;
        Voici le point de vu du Conseil d’État, ainsi que du Conseil Constitutionnel :
        http://www.conseil-etat.fr/Decisions-Avis-Publications/Etudes-Publications/Dossiers-thematiques/Le-juge-administratif-et-le-droit-electoral

        “la fraude électorale au sens de l’article L. 97 du code électoral constitue un délit réprimé par le juge pénal.”


        • tepavac Le 03 mai 2017 à 13h07
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          Rappel Art L 97 du code électoral:

          Ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages, déterminé un ou plusieurs électeurs à s’abstenir de voter, seront punis d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros.
          https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070239&idArticle=LEGIARTI000006353232

          Ainsi, la Loi nous ramène sur le dossier des “fakes news” qu’Olivier défend.

          Quelle recours avons-nous contre la corruption d’un scrutin électoral en vertu de l’art L 97 ?

          L’art L 248 du code électoral ordonne ;
          “Tout électeur et tout éligible a le droit d’arguer de nullité les opérations électorales de la commune devant le tribunal administratif”

          Les Maires de France ont mis à disposition du public toute information utile;

          http://www.courrierdesmaires.fr/32991/la-contestation-des-operations-electorales/


          • tepavac Le 03 mai 2017 à 13h56
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            Si par conséquent
            – vous estimez qu’une très mauvaise publicité des opinions vous a empêché de prendre une décision de choix électoral,
            – que l’ingérence des médias à propagé trop d’opinion calomnieuse et contradictoires,
            -que ni les médias ni les prétendants à l’élection, ne répondent vos attentes,
            Alors vous devez contester le scrutin en application de l’article L 248 du code électoral sur la base et en vertu de l’art L97

            Il semble évident que le Citoyen qui n’a pas pris vote, ne peut en contester le déroulement et le résultat.

            Résumé;
            Nous devons tous aller voter, et le pouvoir en notre âme et conscience. en connaissance de cause.
            Qu’importe le bulletin ou l’absence de bulletin que vous aurez glissé dans l’urne, le faire c’est se donner le choix de contester légalement le résultat lorsque la situation l’exige.

            Si vous ne contesté pas en la forme, alors inutile de la ramener après.


            • Alfred Le 03 mai 2017 à 15h02
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              Vous avez l’air de bien connaître votre affaire. Si vous lancez quelque chose sur ce thème merci de faire connaître un canal par lequel on puisse vous suivre voire vous soutenir.


            • Bamboo Le 03 mai 2017 à 16h39
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              Je n’avais nullement envisagé cet aspect. Si nous estimons que le jeu a été faussé par des manipulations de l’information (par les médias ?) il y a un recours. Alors, il faut que la FI se mobilise pour contester sur la base de l’analyse des temps aux uns et aux autres et de la façon de traiter les candidats interviewés (ex. : Pujadas avec JLM).


            • thierry dechambre Le 03 mai 2017 à 23h35
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              Cela marche aussi pour les électeurs du FN ? Je trouve que les médias ont un léger parti pris. Oh, léger, quasiment indétectable mais quand même.


    • Manant2 Le 03 mai 2017 à 15h08
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      Le vote blanc n’étant pas comptabilisé, il n’apparaît pas dans les résultats, au contraire des abstention. Mieux vaut faire partie du Parti des abstentionnistes pour compter en étant comptés!


  7. subnihilo Le 03 mai 2017 à 07h50
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    Article glaçant. Devant l’effroi qu’il provoque il nous recommande vivement de bien réfléchir dimanche prochain en entrant dans l’isoloir pour glisser ou ne pas glisser un bulletin dans l’enveloppe du désespoir.


    • Bruno Le 03 mai 2017 à 08h42
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      C’est presque indécidable, sauf à pile ou face : pile je reste à la maison, face je vote Macron.

      De toute façon, le capital appellera Le Pen (ou son équivalent) dès qu’il en aura besoin. Comprendre : lorsque Macron ne lui suffira plus.


      • Tig Le 03 mai 2017 à 10h42
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        Le capital qui soutiendra une politique protectionniste, et de bras de fer avec l’union de Bruxelles alors que les accords commerciaux (tafta) sont à porté de main?

        Il faut résoudre cette incohérence avant d’aller plus loin.

        En même temps, en marche, c’est pas un appel à la résistance, mais à la marche au pas^^


      • TAFman Le 03 mai 2017 à 16h19
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        Et si la pièce tombe sur la tranche, on vote Le Pen ?

        Plus sérieusement, il ne nous reste plus qu’à espérer que Macron mente autant que les autres : le contraire de son programme serait peut-être une bonne chose pour la France.


        • lvzor Le 03 mai 2017 à 18h29
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          ” il ne nous reste plus qu’à espérer que Macron mente autant que les autres : le contraire de son programme serait peut-être une bonne chose pour la France.”

          Macron hélas fera le job pour lequel il est missionné, sans quoi il sera réduit à rien très rapidement.


  8. basile Le 03 mai 2017 à 08h13
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    C’est curieux, on a voulu faire du Français un consommateur tous azimut, on lui fait tout essayer : Paic, Omo, Ariel, Bonux. On lui fait essayer les week end à Londres, Amsterdam, les vacances aux Sèchelles, au Japon, en Chine (mais pas en Russie et encore moins en Crimée). On lui fait essayer x femmes au cours de sa vie (voire des hommes, parce que c’est moderne). On lui fait essayer diverses drogues, parce que douces, et que c’est fun.

    Et ce français qui après avoir tout essayé, de De Gaulle à Hollande, a envie d’essayer la fille du parachutiste (sic) (et pourquoi pas de cro-magnon) pour voir ce que ça fait, là ça ne marche plus, on lui dit que c’est pas bon pour sa santé ?


  9. Macarel Le 03 mai 2017 à 08h17
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    Macron sera élu dimanche prochain, l’homme choisi par les oligarques pour faire barrage à la “révolte des gueux” qui votent FN, va pendant cinq ans amplifier la politique libérale voulue par l’UE, et le capital global. Il va commencer par mettre en place l’équivalent des lois Hartz, celles mises en oeuvre sous le “social-libéral” Schröder.
    Mais il y a un “hic”, la France a subi une désindustrialisation massive, depuis les années 60 (l’Allemagne a gardé un tissu industriel puissant), et l’euro est surévalué par rapport à ce que serait le cours du franc (pour l’Allemagne c’est l’inverse).
    En conséquence, le chômage ne baissera pas probablement pas, risque de continuer à augmenter, et les emplois créés seront des emplois de services précaires et mal payés (ubérisation massive).
    La défiscalisation des riches n’ira pas à la création de vrais emplois, mais à la spéculation.
    Les comptes publics et sociaux en subiront les conséquences, justifiant des coupes sombres dans les aides sociales et les services publics. La rue sera le lieu d’une agitation chronique.
    Dans de telles condition, il quasi assuré qu’en 2022, la montée des eaux du vote FN, alimenté par la “colère des gueux” fera céder le barrage du “front républicain”.
    Triste époque, pauvre France…


    • Patrick Le 03 mai 2017 à 13h31
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      En tant que chef d’entreprise, le programme de Macron m’arrange.
      Je me dis que j’ai 2 ou 3 ans peinard pour en profiter et mettre le pognon à l’abri.
      En tant que citoyen, ça ne me plaît pas du tout.


      • thierry dechambre Le 03 mai 2017 à 23h21
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        En effet, c’est un cruel dilemme. Je n’aimerai pas être à votre place Monsieur. Heureusement, moi je suis au RSA.


  10. DUGUESCLIN Le 03 mai 2017 à 08h20
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    Si Marine est élue, les insoumis pourront organiser des manifestations qui marqueront leur opposition pour apparaître comme chefs de file de l’opposition.
    Mais si Macron est élu, les mêmes pourront manifester mais au côté du front national qui, lui, pourrait apparaître comme principal parti d’opposition. Il est évident qu’une majorité d’insoumis ne le veut pas. Il s’agit d’une abstention “utile” et même peut-être de reports non avoués. D’autant plus que les législatives vont suivre et que le combat continue.
    Les tactiques électorales ont toujours existé.
    Aléa jacta est !


    • Josephine Le 03 mai 2017 à 09h40
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      Vivi. La haine viscérale des militants fn pour les ” gauchistes” ne se traduira absolument pas par des ratonades. Ces petites factions dans l’orbite du FN sont pacifistes.


      • Alfred Le 03 mai 2017 à 12h01
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        Ces gens existent mais pour l instant qui brule d’autres bipèdes? Les bas du front qu’on excite et qu’on prépare pour un maidan ont pour nom black bloc et certains se prétendent de gauche. Je suis de gauche et je me désolidarise des ces idiots utiles violents, outils du capital.
        Votre argument peut se retourner: la haine se propage et elle n’est pas dans une seule direction. Elle vient de gauche comme de droite.


      • Flizz Le 03 mai 2017 à 12h52
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        de quelles ratonades vous parlez ? vous avez des articles ? des témoignages ?
        Ha oui pardon, vous parlez de celles à venir parce que le FN “laissera faire” ?

        en gros vous parlez des mecs qui foutent actuellement, et littéralement le feu à nos flics quoi… au final ça changera rien.

        la paille, la poutre, la haine.


  11. STOP Le 03 mai 2017 à 08h22
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    Stop-là !

    Ce que nous devons comprendre impérativement.

    Macron n’est qu’un porte-parole, un simple physique agréable pour annoncer un désastre connu, celui des politiques françaises LR-PS (UMPS) depuis plus de 30 ans vis-à-vis de la construction européenne et de la zone Euro.

    C’est le plan Holland, accepté par la fausse opposition Droite-Gauche LR-PS.

    Nous ne parlons plus de “l’ascenseur social ” mais du “vide-ordures social ” en marche actuellement.

    Voilà pourquoi Macron n’a pas de consistance, pas de discours cohérents, pas d’idées fortes, pas de programme clair et rassembleur…bref, il est là pour faire la voiture balaie pendant que le LR-PS puisse sauver leurs meubles avec la bénédiction et les moyens de l’État.

    L’€ tel que nous le connaissons est mort par déséquilibre chronique et l’objectif de ce quinquennat est de pérenniser cette construction européenne par ceux qui nous ont mis dans cette panade de Mitterand-Delors à Holland aujourd’hui.

    Nous sentons bien que quelques choses ne va plus et Marine Lepen reste la seule en liste à se battre contre vent et marrée avec ceux qui souhaitent préserver la souveraineté des nations dans une communauté EU en pleine débâcle.

    La Grèce, l’Italie, les pays du sud en font de plus en plus les frais et avec Macron, c’est à notre tour d’accepter la soumission aux fonctionnaires de bruxelle, aux financiers de Francfort et à la BCE qui fabrique 80 milliards de fausses monnaies par mois pour maintenir la zone € à flot, le temps des turbulences électorales dans cette zone Euro. C’est colossal, plus de 6 trillons depuis 2008, avec, non seulement, AUCUN résultat significatif à ce jour, mais en plus, avec une aggravation de la situation !

    Et ce n’est pas tout ! l’objectif est d’empêcher toute marche arrière et d’enfermer toutes contestations possible en imposant un fédéralisme sans démocratie.

    Attention la casse arrive, ils n’osent même pas nous l’expliquer . Fonctionnaires, le modèle c’est l’Allemagne, pas la France, la santé, c’est l’Allemagne, pas la France, les retraites c’est l’Allemagne, pas la France, l’immobilier, c’est l’Allemagne pas la France, les salaires c’est l’Allemagne, pas la France,…

    France insoumise, Droite républicaine, réveillez-vous ou couchez-vous, ce n’est plus à Paris que cela se joue. Désolé.

    Non aux chantages et aux combines Hollandesque, ici et maintenant, ensemble pour la France.

    Bon courage, comme pour le Brexit…Sauvons notre République-Démocratique d’abord, après c’est une autre histoire que nos enfants écriront comme nous écrivons la nôtre aujourd’hui… ou pas.


  12. Alain Hache Le 03 mai 2017 à 08h50
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    Il y aurait eu 8 millions de néo-nazis au premier tour qui auraient glisser un “bulletin brun”. Stop au ridicule.
    Décidément il y a à gauche des gens qui racontent n’importe quoi. Ils devraient plutôt se demander pourquoi on est arrivé là.
    C’est une longue série de trahisons qui a commencé avec Mitterand,le porteur de la Francisque auquel la gauche a – toute honte bue – fait amende honorable pour pouvoir prendre le pouvoir.Le but était simple : les places! toutes les places!
    Naturellement, il faudrait peut-être remonter plus loin dans le temps. Le socialisme français ne s’est jamais relevé du ‘jauresisme”, funeste alliance entre le socialisme et le libéralisme de gauche (radicalisme).
    Lire et relire Michéa.


  13. Bruno Le 03 mai 2017 à 08h51
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    “Mais je ne vais pas dire aujourd’hui aux Françaises et aux Français que je vais défendre leurs intérêts face à Berlin. Non.”

    Tout est dit. Un président français qui ne veut pas défendre les intérêts des français. Ca en est presque comique. Ne manquait plus que finir la phrase par un “pas ça, pas ça, pas ça” !


    • Jaga Le 03 mai 2017 à 10h22
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      L’idée générale du discours de Macron que vous citez est qu’il compte défendre les intérêt des Français en partenariat avec l’Allemagne, sans aller au “clash” frontal. C’est suffisamment ridicule et naïf en tant que tel pour qu’il ne soit pas nécessaire de tronquer le discours.

      D’ailleurs, la réaction du macroniste moyen est beaucoup plus amusante si vous posez la question en ces termes: comment son candidat chéri compte-t-il faire bouger Merkel et Schäuble dans le sens des intérêts français ? En faisant appel à leurs bons sentiments et à leur générosité ? A leur francophilie peut-être ?


      • Didier Le 03 mai 2017 à 18h15
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        Non, il y a mieux que ça: l’inénarrable Paul Jorion (un auteur pour lequel j’ai eu du respect et de l’admiration avant qu’il ne se mêle de politique) propose que tous les États faisant partie de l’union monétaire aillent en délégation à Berlin pour supplier l’Allemagne de bien vouloir… sortir de l’euro.

        Un remake des bourgeois de Calais que j’attends avec impatience…


      • meurant Le 07 mai 2017 à 11h46
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        comme ses prédécesseurs il dira “ou est ce qu’on signe”


    • christian gedeon Le 03 mai 2017 à 10h39
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      Quand je dis que l’élection de Macron fera de la France un länd allemand! On se demande bien qui est le Laval ou le Doriot actuel.C’est censé être Marine,non? ben faut croire que non…Quelle belle déclaration d’amour au Gross Deutshland que ce cri du coeur macronien. Défendre la France contre l’Allemagne? mais quelle drôle d’idée! Herr Macron ou le petit télégraphiste de Frau Merkel. A quand le papiere bitte?


    • toff de aix Le 03 mai 2017 à 12h22
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      On atteint ici l’essence du projet microniste : moi d’abord, chacun pour sa gueule, et seuls les plus forts, les “ouinneurs”, survivront.

      Effectivement, de cette société de cauchemar, nous sommes beaucoup à ne pas la vouloir…


      • thierry dechambre Le 04 mai 2017 à 10h45
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        En fait son programme n’a qu’un seul but : essayer de contrer la baisse tendancielle du taux de profit mais c’est un combat perdu d’avance selon mon avis … et celui de Marx


  14. bruno Le 03 mai 2017 à 09h11
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    Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours sur le partage de la
    richesse produite.
    Sous le quinquennat de Hollande mon ennemi c’est la pompe a finance on
    constate une progression de l’indice du CAC 40 + 64,40% (Sans jeu de
    mots ou de chiffres)
    https://investir.lesechos.fr/cours/indice-cac-40,xpar,px1,fr0003500008,isin.html
    Ça donne une petite idée pour son poulain qui lui est un bon ami de la
    finance !!
    Posez vous la question, est ce que la France se porte mieux,
    socialement, économiquement ou en sont les inégalités, la précarisation,
    le chômage …
    A qui profite ce hold up sur la répartition Capital Travail.


    • JNX75 Le 03 mai 2017 à 12h47
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      L’évolution d’un indice comme le CAC 40 a peu à voir avec la répartition Capital/Travail.
      Je vous renvoie au graphique wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Partage_de_la_valeur_ajout%C3%A9e#/media/File:Partage_va.png et à l’article qui va avec. Vous remarquerez la hausse de la VA travail à la fin des 30 glorieuses, suivie d’une correction dans les années 80. Une comparaison avec nos voisins européens vous rassurera.

      Vous auriez préféré un effondrement de la capitalisation boursière française ? Étrange raisonnement. Des entreprises peu valorisées sont facilement “OPAble” (de Pechiney à Alstom énergie). Une entreprise qui dégage des bénéfice investira toujours plus (ou paiera toujours plus) que la même entreprise qui se crache.

      Et la France ne se porte vraiment pas si mal. Franchement voyagez, faîtes un tour d’Europe de l’est, ouvrez les yeux, repensez à tout ca, et n’oubliez pas d’ouvrir un PEA 🙂


    • madake Le 03 mai 2017 à 13h12
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      Juste pour corriger la phrase exacte qui était, “mon adversaire….”

      Sans doute parce que ce n’était pas vraiment un ennemi…

      Aquilino Morelle, auteur du discours du Bourget, et expert en chaussures bien cirées, avait le sens du détail…


    • Patrick Le 03 mai 2017 à 13h36
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      La hausse du Cac40 est juste due aux brouettes de pognon déversées par les banques centrales, c’est du virtuel et ça se finira en pur virtuel.


  15. petouille Le 03 mai 2017 à 09h41
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    Une question se pose, Les insoumis et JLM , se disent prêts à faire face à l’Europe entière , et c’est ce qui nous attend si Macron est élu. L’Europe entière plus notre propre gouvernement contre lequel rien n’a été possible (loi travail ..etc) c’est vraiment un très gros morceau .
    Le petit parti de MLP ( en terme de cadres et de soutiens institutionnels) ne serait il pas plus facile à ” contenir” et contrer ???


  16. Emin Le 03 mai 2017 à 09h56
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    Bravo à l’auteur. Il à exprimé clairement les choses tout en ne versant pas immédiatement dans la politique castor (cf faire barrage au FN).
    Il à sur nommer efficacement les choses et il est revenu sur quelque un des tabous du révisionnisme historique de nos élites notamment les origines de la construction européenne et le lien entre Europe et collaboration.
    C’est dur les amis mais je crois finalement même si j’ai de nombreux moments de doute que la folie européiste ne pourra jamais aller jusqu’au bout de ses ambitions. Car heureusement nous pouvons conter sur la dignité d’autre peuple que le nôtre. Les italiens, les grecs par exemple. Et on sera sans aucun doute les cocus du siècle lorsque les Allemands déclareront ne plus vouloir de l’euro (C’est une hypothèse).
    Pour en revenir à l’élection présidentielles c’est un trou noir organisé de la bonne conscience bourgeoise. Je m’explique. Lorsque je vois les débats entre Macron et Le pen J’ai l’impression de voir la chamaillerie entre deux membres d’une même famille, entre membre d’une même classe bourgeoise dont aucun ne remet en cause l’existence et le principe de supra-normalité européenne


  17. Toff de Aix Le 03 mai 2017 à 10h01
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    Hollande a très bien joué le coup, en effet : un vrai machiavel, dont on se souviendra encore longtemps.
    Il faut analyser le vote FN pour se rendre compte que c’est un vote “cri d’alarme, cri de colère”.

    Mais aujourd’hui ils feignent de ne pas l’entendre… Les 7, 6 millions d’électeurs frontistes se sont transformés en fantômes, ne reste que Marine “la fasciste” en face de macron le “sauveur” : comme analyse, on touche le néant absolu, là.

    Ce refus d’entendre la colère des déclassés, des licenciés, des abandonnés de la politique mondialiste et européiste va se traduire par un désastre.

    Il faut regarder le documentaire “envoyé special” sur whirlpool, il est tout à fait parlant à ce titre : on y voit clairement que les syndicats, qui étaient traditionnellement le dernier rempart des ouvriers, sont impuissants et inefficaces. Le Pen remplit l’espace vacant sans problème, car les accusations de “fascisme” et de “peste brune” ne fonctionnent que chez ceux qui ont eu la chance d’avoir eu une éducation politique. Pas chez cette mère célibataire épuisée par ses 2/8,qui a pour seul horizon sa chaîne de montage et sa télévision.
    C’est ce qu’on voit dans le reportage : des gens qui ne se comprennent pas. Des gens que l’on refuse de comprendre.
    Pourtant, je croyais qu’ils faisaient partie du même pays que le nôtre ?


    • Alfred Le 03 mai 2017 à 10h58
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      On est presque d’accord. Mais si on n’est pas condescendant et on a un peu de respect pour les gens, plutot que de dire ” ar les accusations de “fascisme” et de “peste brune” ne fonctionnent que chez ceux qui ont eu la chance d’avoir eu une éducation politique. Pas chez cette mère célibataire épuisée par ses 2/8,qui a pour seul horizon sa chaîne de montage et sa télévision.”;
      on pourrait dire inversement que l’accusation de “fascisme” et de “peste brune” ne fonctionne que chez ceux qui sont objectivement ou s’imaginent dans une position de sécurité relative (leur travail n’est pas délocalisable, leur réseau professionnel est très étendu, etc…). Il faut arreter de prendre les gens pour des imbéciles et au contraire une culture politique approfondie permet de mesurer l’écart entre le fantasme brun (ou la REALITE historique) et la réalité contemporaine (la réalité du racisme, la concentration réelle des pouvoirs, la présence de la violence politique (aux mains de qui, etc…).


      • toff de aix Le 03 mai 2017 à 12h17
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        je suis(presque) d’accord aussi ;). C’est toute la difficulté de décrire la situation actuelle, sans paraître faire part de mépris de classe ou de condescendance comme vous le dites.

        Telle n’était pas mon intention : je suis moi même fils d’ouvrier, mon père à travaillé plus de 30 ans chez rhone Poulenc avant de se faire jeter comme un malpropre pour cause de délocalisation. A l’époque, c’était à Lyon qu’on lui a proposé de partir, mais mon père l’a vécu comme une véritable trahison, lui et ses 300 collègues : il avait sa vie ici, et non pas là-bas, et il n’a pas voulu partir. Il a fini au RMI, et est mort à 59 ans avant sa retraite. La délocalisation a eu lieu malgré la rentabilité du site, car c’était déjà, en 1991, un rachat et un déménagement suite à la volonté des actionnaires (oui, la fameuse rentabilité à deux chiffres).

        Tout ceci non pas pour raconter ma vie mais pour essayer de vous faire comprendre que mon père a voté FN jusqu’à sa mort, et qu’il avait peu d’armes, peu de bagage intellectuel (il savait à peine lire) pour comprendre que c’étaient les “socialistes”, avec en première file Bérégovoy, qui auraient dû prendre sa défense. Au lieu de cela ils ont encore plus dérégulé….et ont abandonné ces classes moyennes à leur sort.

        Donc je ne suis pas méprisant, juste factuel : c’est ainsi que ça se passe, et que le reportage le montrait, avec toute l’humanité possible.

        PS : mon père est décédé d’un cancer qui ne fut jamais reconnu en lien avec son travail…30 ans dans les cuves de produits chimiques…


        • Alfred Le 03 mai 2017 à 12h43
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          Cette tranche de vie est exemplaire et votre réaction aussi: mais pourquoi donc auriez vous voulu que votre père vote pour ceux là même dont vous dites vous même qu’ils l’on trahi? c’est illogique. La réaction de votre père était celle d’un homme en colère et digne AMHA. Au moins il ne s’est pas abaissé à caresser la main qui lui tapait dessus. Peut être bien qu’il avait une expérience de vie qui lui permettait de sentir suffisamment les choses. Après on peut certes discuter de l’efficacité. Et pour cela il faut reconnaitre que chaque élection est différente.
          J’ai parfois l’impression que le “haut niveau intellectuel” ou socio-culturel ou ce que vous voulez n’arme vraiment pas systématiquement les gens hein…
          Cordialement.


  18. Dizalch Le 03 mai 2017 à 10h08
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    Du grand Onfray (et qui colle très bien avec ce texte et tous les autres…)

    https://www.youtube.com/watch?v=f0oYzeC17Lg

    A méditer… 😉


  19. Olposoch Le 03 mai 2017 à 10h21
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    Le billet est remarquable, mais très franco-français, on peut lui reprocher un manque de recul pour élargir le champ à l’ensemble de l’UE dont nous allons voter le quitus.
    http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/cette-nouvelle-vague-d-emigres-jeunes-qualifies-et-europeens_1504092.html
    Je ne sais pas vous, mais autour de moi à Paris je vois de plus en plus de jeunes espagnols diplomés dans les postes “à jeunes”… et pas que les espagnols, tous les pays mis à genoux par l’UE voient leurs forces vives abandonner leur pays pour venir là ou la foudre n’est pas encore tombée (en France) ou là ou ils sont chaudement attendus (Allemagne), on parle ici de plusieurs centaines de milliers de gens, de 10% de la population irlandaise (et d’ailleurs es chiffres du chômage baissent en Irlande, preuve de la réussite du bail-out des banques).
    Reste à évaluer pour un jeune architecte français DPLG s’il accepte un salaire de portugais ou s’il va devoir aller chercher un revenu digne dans un autre pays (pouvant toujours revenir se faire soigner en France)…


    • Olposoch Le 03 mai 2017 à 10h33
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      J’oubliais, la grande réussite de l’UE…erasmus… passer un an à faire la fête à Barcelone est vraiment un truc que j’aurais adoré faire…


      • Alfred Le 03 mai 2017 à 11h03
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        Je l’ai fait aux débuts d’erasmus (à l’époque il fallait quand même un peu travailler, pas que faire la fète, maintenant je sais pas). C’est la seule réussite que je reconnais à l’UE. En conséquence je souhaite la fin de l’UE et la poursuite de ces echanges étudiants (à travers des conventions multilatérales). C’est effectivement un facteur de paix entre les peuples.


    • JNX75 Le 03 mai 2017 à 13h04
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      ” tous les pays mis à genoux par l’UE” : mais de quelle manière l’UE a t-elle mis à genoux l’Espagne ? Outre les fond structurels généreusement versés (avant l’arrivée des 10 PECO) elle a ouvert à l’Espagne le premier marché du monde.

      L’Espagne s’est fourvoyé dans la bulle immobilière et le crédit privé facile, rendu possible par l’euro, mais les espagnols ont adhéré en connaissance de cause. Sans l’UE, à qui l’Espagne va vendre ses produits (http://www.tresor.economie.gouv.fr/13286_le-commerce-exterieur-de-lespagne-en-2015) ?

      Vous pensez que l’Espagne aurait mieux surmonté la crise avec la peseta ? Si eux le pensaient en tout cas libre à eux de tenter une sortie. Mais peut-être faudra t’il envisager un jour que les problèmes de la France ou de l’Espagne viennent avant tout d’eux même et non pas de l”UE” 🙂


      • Patrick Le 03 mai 2017 à 13h43
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        Tout à fait
        L’UE et l’euro peuvent parfaitement fonctionner, il suffit de réformer et d’aligner tous les pays sur le moins disant dans tous les domaines.
        En gros, c’est un problème politique, il faut créer un seul pays avec les mêmes règles partout.
        C’est pour ça que l’UE et l’euro vont échouer.


      • christian gedeon Le 03 mai 2017 à 13h54
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        Hohoho…Sors de ce corps Macronus maximus! Il est vrai que se sont déversées sur l’Espagne des sommes “communautaires ” formidables.C’est tout à fait juste. Ah çà,on en a construit des autoroutes,des routes,d’autres routes,des gares et des aéroports clinquants,de merveilleux(sic!) hôtels qui appartiennent à des groupes financiers et qui ont si joliment décoré la Costa del Sol et la Costa Brava…on a bien endetté l’Espagne jusqu’aux oreilles ,queue comprise…et quand çà n’a plus été assez immédiatement juteux,couic,on a coupé les robinets et jeté à la rue des millions d’espagnols,abrutis de prêts”généreux” à taux évidemment variables(mais ne vous inquiétez pas M.le client çà ne peut que baisser!)fait fermer et racheter par les grands groupes l’essentiel des PME PMI espagnoles efficaces après leur avoir coupé la trésorerie,fait de Barcelone un dégueuloir à touristes où l’ubérisation chère à macronus jette les habitants des vieux quartiers à la rue et livre la ville à des hordes “d’investisseurs ” sans foi ni loi…En effet,qu’aurait fait l’Espagne sans l’Europe,hein? ben beaucoup mieux,je crois.


        • Chris Le 03 mai 2017 à 15h03
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          Votre description de l’Espagne que je connais particulièrement bien pour la fréquenter depuis 1972, est particulièrement réaliste.
          Il en est de même de la Grèce…


      • thierry dechambre Le 03 mai 2017 à 23h01
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        L’Europe n’étant pas une zone monétaire optimale (ZMO) une monnaie unique ne peut mener qu’à un désastre. Pour plus de renseignements sur ce sujet, je vous conseille de lire les articles excellents du blog de Monsieur J. Sapir (russeurope.hypotheses.org)


  20. marcvador Le 03 mai 2017 à 11h08
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    Je ne vous cache pas que je vais m’abstenir. Franchement je partage entièrement l’analyse mais en même temps le FN à les mains sales de la collaboration, ma ville est une ville martyre de la deuxième guerre mondiale et j’ai vraiment mal à la conscience. J’en veux vraiment au PS, ce parti devenu de droite, à la droite des LR devenue extrême, ces deux présentations d’une même politique qui nous a volé le référendum de 2005 sans honte et qui appellent aujourd’hui au vote républicain. Je vais m’abstenir mais je me sens mal.


    • Alfred Le 03 mai 2017 à 12h57
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      Les mains sales??.. La France a les mains sales au Cameroun, à Madagscar et les villages martyrs d’Algérie se comptent en nombre tout cela APRES la collaboration. Et j’en oublie. Cela ne vous a pas empêché de voter jusqu’à présent? Quelle tristesse que cette mauvaise conscience selective.
      Vous oubliez par ailleurs aussi que les descendants de collabos se trouvent très très bien dans le “camp du Printemp”. Contrairement à vous je ne crois pas qu’ils ont hérité de la culpabilité de leurs aieuls. Par contre ils ont bien hérité du fric.
      Enfin j’ai longtemps habité comme vous une ville rasée en 1944. Cela m’a rendu encore plus insoutenable que la politique de Hollande-Macron-Fabius contribue activement à la disparition de la vieille ville d’Alep.


      • thierry dechambre Le 03 mai 2017 à 22h43
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        Et moi, j’habite à 30 km d’Oradour. A un moment, il faut laisser les morts enterrer les morts et s’occuper du présent.


    • thierry dechambre Le 03 mai 2017 à 22h49
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      Le Fn a les mains sales de la collaboration ? Mais le FN a été crée le 5 octobre 1972 et plutôt en réaction à l’issue de la guerre d’ Algérie.


  21. moshedayan Le 03 mai 2017 à 11h45
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    “Comme la grenouille s’élève au-dessus de son bocal, la cote du FN grimpe à l’échelle du chômage.”
    J’ajouterai la fin remarquable de la citation d’Hannah Arendt.
    Je suis dans un milieu professionnel, encore protégé, et j’entendais les discussions du petit groupe “d’entre-soi” socialo, qui, maintenant se gargarise, se justifie “, “se rassure” sous le slogan “faire barrage au FN”. Il se faisait peur en proclamant qu’il y a risque. J’ai tenté de leur glisser :”pas de risque, Macron cherche seulement à être bien élu (n’osant surtout pas dire le mot “plébiscite”).” Mais ce fut l’ignorance de “l’entre-soi”. Si vous êtes soupçonné “d’opposant à l’UE”, de FN ou de même de “chevènementiste attardé”. C’est le mépris. En ce sens Arendt avait vu juste. Et je crois que le pire alors arrivera , tôt ou tard.
    ps. L’entre-soi que je fréquente se fout éperdument de l’industrie française, de savoir si on aura de bons ingénieurs et de bons produits en France; il consomme bio…
    ps. Tout mènera


    • Chris Le 03 mai 2017 à 15h24
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      Votre paysage social est le mien. Ma famille et amis à qui j’envoie régulièrement des articles me font la grâce de ne pas commenter en direct, connaissant ma résistance native… mais pas vraiment rassurés, car mes révoltes ont toujours débusqué leur objet.
      Difficile de résister au courant quand par paresse intellectuelle, on s’abandonne au fast-food idéologique, même si, visiblement, les résultats sont autres que ceux attendus et/ou promis.
      J’attends le vote. Ensuite, je leur demanderai ce qu’ils ont voté, histoire d’alimenter mes statistiques et d’en reparler d’ici 4 ans si je suis encore de ce monde.


  22. Antoine Le 03 mai 2017 à 13h11
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    Très bonne analyse. Je partage en tout point vos arguments. Cependant, je me permets de faire deux remarques. La première, c’est qu’avec Emmanuel Macron et ses soutiens nous risquons de continuer dans la même politique menée par les quinquennats Sarkozy et Hollande. La seconde, c’est que s’il faut arrêter cette mondialisation alors il faut sortir de l’UE. C’est parfaitement possible par l’article 50 du traité de Maastricht. Malheureusement, le FN ne le propose pas et les contradictions de Marine Le Pen sur l’euro n’arrangent pas les choses. Le cadre juridique européen ne permet pas de renégocier car il faut l’unanimité des Etats membres (27 pays) de l’UE pour ça. Donc Mme Le Pen sera contrainte de faire comme M. Tsipras qui s’est plié à la Commission européenne pour faire la politique économique demandé dont on sait les résultats que ça donne en Grèce.


  23. DUGUESCLIN Le 03 mai 2017 à 13h28
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    Au fait à propos de racisme. Est-ce que le mépris du peuple, péjorativement traité de populiste, insulté par une classe bobo sûre de sa supériorité, de sa bien-pensance, condescendante envers les plus pauvres en leurs refourguant leur vieilles fringues pour avoir bonne conscience au lieu de leur donner du travail et la dignité n’est-ce pas du racisme? Le populiste Jésus qui n’était pas athée mais laïc disait” ce que vous faites aux plus petits d’entre vous, c’est à moi que vous le faites”.
    Ceux qui sont coupés du monde dans leur bulle faussement républicaine et anti-démocratique sont eux aussi des racistes refoulés qui cachent leur mépris.


  24. krystyna hawrot Le 03 mai 2017 à 13h36
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    Merci beaucoup pour l’article et les commentaires. La question du racisme et de son corollaire doit être posée. Dans mon milieu professionnel ouvrier dégradé à 1200 euros par mois les deux tiers de mes collègues ont voté le Pen. Ce sont eux qui ont l’hégémonie de la parole par exemple en répétant des inepties que les sans papiers touchent des allocations. Ces discours viennent des sites internet d’ extrême droite qui ont pris visiblement le pouvoir culture.


  25. Maud Le 03 mai 2017 à 14h04
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    On nous dit qu’il est primordial de lutter avant tout contre le fascisme. Soit. Mais le fascisme n’aurait il pas deux facettes. Le fascisme coercitif du XXè et celui, nouveau, du XXIè réservé aux pays développés dits occidents sur lesquels l’ancien fascime aurait aujourd’hui du mal à prendre. L’un utilise la force et la prise de conscience rapide allant jusqu’à la dissidence. L’autre l’adhésion de façon bien plus subtile. Ce n’est pas pour rien que dans les universités fleurissent les départements de sciences comportementales dont les principaux clients sont les politiques ou leurs communicants. Faire agir de telle sorte et provoquer la satisfaction d’avoir agit ainsi. A étudier de près dans toutes ses composantes : consommez ! votez !
    L’abandon du traitement des problèmes sociaux pour focaliser sur les problèmes de société n’en ait pas la moindre des composantes. La foi et la jouissance dans la consommation également. Venir pleurer aujourd’hui des larmes de crocodile fait partie du spectacle


  26. Jules Vallés Le 03 mai 2017 à 15h10
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    “et conduire la fille du parachutiste au pouvoir en 2022. Pour lutter contre le racisme (le mal) il faut lutter contre les causes : la pauvreté, le rejet, la stigmatisation(……) de le voir s’en retourner à ces temps où « Jean-Marie » s’affichait avec l’œil en bandeau sur de petites affiches que le monde ignorait.”
    Pour lutter contre la stigmatisation, rien de tel que rendre héréditaires les travers des uns et des autres, genre :ton père était para en Algérie, avec circonstance aggravante ,un bandeau sur l’œil, donc tu vaux pas mieux que lui…
    Pourquoi ne pas étendre le raisonnement aux enfants et petits enfants des vrais nazis, cad la plupart des Allemands du temps du moustachu à mèche, tiens d’ailleurs, il faudrait ostraciser TOUS les moustachus à mèche!!
    Merci pour cette leçon de déstigmatisation


  27. Candy Le 03 mai 2017 à 16h48
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    “Vous l’aurez compris il nous semble incohérent de faire barrage à Marine Le Pen en votant Emmanuel Macron. Impossible de dire « oui » à ce qui fait fructifier le FN depuis 20 ans. Impossible de glisser dans l’urne le nom d’un candidat qui va le faire progresser plus encore et conduire la fille du parachutiste au pouvoir en 2022. Pour lutter contre le racisme (le mal) il faut lutter contre les causes : la pauvreté, le rejet, la stigmatisation.” Bah oui, c’est sûr que c’est facile d’écrire ce genre de choses, mais ça sert à quoi ? Que font donc ces gens pour arriver à ce but “utopique”. Ne pas voter Macron, c’est très compréhensible, mais que diront ces gens adeptes de l’humanisme quand Marine Le Pen sera élue, quand le budget de la recherche sera dilapidé plus encore qu’il ne l’est aujourd’hui, quand la ‘présomption de légitime défense sera la règle, quand “l’environnement” sera plus encore maltraité…?


    • Didier Le 03 mai 2017 à 18h25
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      Le peuple, je sais pas.

      Les “zélites”, je n’ai aucun doute: après quelques semaines (jours ?) de flottement, ils se rangeront comme un seul homme derrière sa bannière, Gattaz en tête, disputant sa place à Valls, Parisot et Cohn-Bendit courant juste derrière, sous les encouragement époumonés de BHL.

      Seul compte l’accès au fromage. Le reste… “words, words, words”, comme disait l’ami Guillaume.


    • Subotai Le 03 mai 2017 à 21h52
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      Ce qu’il faut comprendre c’est qu’une la partie de la population qui se sait la cible de l’idéologie FN n’a pas peur de la confrontation physique avec le fascisme. Nous ne sommes plus en 1940. Ils votent Le Pen en étant prêt à la confrontation.
      Avec Macron Président c’est la Finance et l’Oligarchie qui les étranglent alors qu’ils n’ont aucun moyen de les combattre.
      Aussi pour eux, un vote Le Pen c’est se donner une chance de survie – Sans garantie, mais une chance.


      • Candy Le 04 mai 2017 à 19h47
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        En effet. Cela est très juste. Toutefois, pour ma part, le programme social de Le Pen est une horreur si grande qu’elle dépasse toutes les considérations que l’on peut avoir sur l’un ou l’autre candidat. Je dis ça car moi je peux “tenir” encore 5 ans avec Macron, même si tout le système financier mondial me révulse, et que je sais qu’avec Macron des lois antisociales vont arriver, et qu’on va assister à la destruction de ce qui faisait encore la France. Mais je préfère me dire que dans 5 ans, peut-être quelqu’un de rationnel sera en mesure de gagner. Car la marque que Le Pen laissera en tant que présidente m’effraie encore plus. C’est peut-être une erreur, mais j’estime que la Pologne et la Hongrie sont de bons exemples (rien que la remise en cause de l’IVG ça me rebute encore plus que tout le programme de Macron). Mais après je sais bien que le problème de Le Pen, c’est qu’il y ait des gens qui votent pour elle (à cause de gens comme Macron et leur politiques, je sais bien…)


    • thierry dechambre Le 03 mai 2017 à 22h30
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      Quand nous n’aurons plus le contrôle de notre armement nucléaire, quand nous n’aurons plus notre place au conseil de sécurité de l’ONU.


  28. Yamael Le 03 mai 2017 à 17h58
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    Magnifique article!! Il synthétise tout ce que je pense depuis 2/3 mois mais avec un phrasé que je n’ai pas.

    Un grand MERCI aux auteurs!


  29. Sandrine Le 03 mai 2017 à 18h55
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    Ne pas oublier que la recette économique des Nazis dans les années 30 consistait à faire du protectionnisme (d’où les fameux Ersatz…) et à faire un tour de passe-passe monétaire qui consistait en fait à faire marcher la planche à billet pour financer le réarmement (Cette dévaluation devant être compensée par les vols massifs d’or dans les banques centrales des pays conquis une fois la guerre venue-donc une façon de financer la dette publique par l’impérialisme et la colonisation).
    Comment Marine Le Pen compte-t-elle financer ses projets de soutien des services publics et de revalorisation des faibles revenus sans augmentation des impôts (donc en se mettant à dos toute l’oligarchie financiarisee)? À mon avis, une fois élue (si c’est le cas) elle va vite oublier les classes populaires qui l’auront mise au pouvoir. Et pour faire passer la pilule, il faudra désigner un bouc émissaire. Qui sera-t-il ?


    • thierry dechambre Le 03 mai 2017 à 22h24
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      La planche à billet, ce n’était pas plutôt la république de Weimar ? Mais je peux me tromper. Il me semblait que le national-socialisme, c’était plutôt une politique de grands travaux (construction d’autoroutes) et une relance de l’industrie de l’armement entre autre.


  30. fanfan Le 03 mai 2017 à 22h41
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    Les Echos – L’automatisation pourrait faire disparaître près de 70 % des emplois, selon la Banque mondiale
    Plus tôt cette année, on apprenais que Aux Etats-Unis, l’introduction d’un robot pour 1.000 salariés détruit 5 à 6 emplois, selon une étude de chercheurs du MIT et de la Boston University. Hé  bien la Banque mondiale remet une couche, et le constat est alarmant .
    https://resistanceauthentique.net/2017/05/02/lautomatisation-pourrait-faire-disparaitre-pres-de-70-des-emplois/

    Le FMI, la Banque mondiale et l’OMC défendent plus que jamais un commerce ouvert.Ils recommandent aux Etats de prendre en charge les perdants du libre-échange.
    https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0211960425750-fmi-omc-et-banque-mondiale-a-la-rescousse-du-libre-echange-2078903.php


  31. fanfan Le 03 mai 2017 à 22h44
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    Trouble Fait – Mécanisation, Néo-libéralisme, Loi « El Khomri »
    Alors que de plus en plus d’emplois sont occupé par des machines, le gouvernement nous « invite » à travailler plus, plus longtemps, et pour moins cher… – Décryptage d’une schizophrénie qui nous envoie dans le mur.
    https://www.youtube.com/watch?v=6Q4khLN4ePE


  32. Leopold Le 03 mai 2017 à 22h51
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    Voici un commentaire qui aimerait répondre aux quelques posts qui disent en substance “La France ne va pas si mal”. La France peut-être, mais les Français ? A quoi bon un pays riche et puissant si ses citoyens sont pauvres et faibles ?

    Je suis jeune fonctionnaire, et j’observe depuis quelques années que la barrage au FN et les politiques mises en place me font chaque fois perdre un peu de dignité dans mon travail. C’est ténu, c’est sourd, chaque année on accepte un peu plus sans s’en rendre compte, l’ambiance se dégrade, on pointe si on veut survivre (c’est mon cas), on burn out si on n’est pas assez résilient (ma compagne), dans tous les cas, on s’assoit sur sa fierté, pff même pas, sur son amour-propre, qui vient rejoindre bien profond toutes les couleuvres qu’on nous a fait passer.

    Après tout ce bazar dans ma tête depuis quelques jours, et ce sentiment de culpabilité rampante,
    voilà un article qui me rassérène, malgré la réalité sordide qu’il décrit. Car en la décrivant, il laisse entendre qu’une action est toujours possible, pas dans un sens fataliste, mais dans le sens qu’on veut donner à notre vie. Quel que soit le résultat du vote, aujourd’hui et demain je m’engage.

    Le vote qui arrive est primordial. Et je ne parle pas du 2nd tour…

    Et tant pis si ce commentaire ne paraît pas parce que trop long.


  33. Serge Sandor Le 04 mai 2017 à 15h04
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    Bien sûr que tout ce qui est écrit est bien l’une des causes de l’effondrement de la pensée. Mais si nous n’avions pas abandonné les territoires sinistrés, que nous avions continué à propager et partager la culture avec les ouvriers, les paysans comme c’était le cas jusqu’aux années 80′ quand des Brassens, Lavilliers et autres artistes allaient bénévolement partager leur musique dans les bassins ouvriers, les prisons… Le lien est cassé entre les artistes et les oubliés de la culture. A nous de retisser ce lien et de faire que d’autres nous suivent. C’est bien sur la Misère du Monde (Bourdieu) que fleurissent les idées les plus radicales, les plus dangereuses. C’est beau de mettre un bulletin dans une urne une fois tous les 5 ans pour s’engager à gauche, mais quelle hypocrisie, car cet engagement doit être de tous les jours. Je demande donc que notre culture soit partagée par un grand nombre, que des stars osent se déplacer pour peu d’argent et un peu de temps. Ils seront mieux perçus que sur les plateaux de télévision. Retroussons nos manches et regardons nous, car nous sommes tous responsables. Moi qui travaille dans des déserts culturels en homme de théâtre, j’ai vu de jeunes homophobes changer d’avis sur les homos, j’ai vu des racistes avoir honte de l’être, j’ai vu des jeunes de quartier accepter les vieux du quartier, mais j’ai vu aussi que le Théâtre est aussi un lieu d’exclusion contre lequel je me bats depuis 30 ans. L’ignorance nous rongera, cessons de la partager et soyons généreux.


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