Suite des joyeuses aventures de l’euro à Chypre…

La dernière phrase de la 4e de couverture de mon livre, Les faits sont têtus (excellent livre que je vous recommande 😉 ) est :

À l’heure des comptes, il faudra choisir entre les contribuables (impôts) et les épargnants (restructuration ou inflation) pour régler la note.

J’ai d’ailleurs expliqué que le plus probable serait, in fine, la restructuration (= le défaut).

On y est.

Le plan pour Chypre est exactement dans cette lignée, et ouvre la voie à bien d’autres…

Le plan adopté hier

Le plan adopté hier, est consultable ici. Il est en anglais – et j’en profite pour protester de nouveau contre le fait que les décisions du Conseil européen & Co ne soient presque jamais traduits !!! Je m’y colle donc : il comprend 8 points, que je résume :

  1. La 2e banque du pays, Laiki, est mise en faillite (on parle de “résolution” maintenant, ne me demandez pas pourquoi…). Les pertes seront impactées sur les actionnaires, les créanciers obligataires et les déposants non garantis (au delà de 100 000 €), en utilisant le mécanisme de résolution bancaire adopté ce week-end à Chypre.
  2. Laiki va être scindée entre une banque saine et une banque pourrie (bad bank), cette dernière étant mise en extinction progressive.
  3. La banque saine sera fusionnée avec la 1ère banque du pays, Bank of Cyprus (BoC), en utilisant le mécanisme de résolution bancaire. Elle emportera avec elle les 9 Md€ dus à la BCE au titre du programme ELA (Emergency Liquidity Assistance – Soutien d’urgence à la liquidité bancaire). Seuls les dépôts non assurés de BoC resteront gelés jusqu’à ce que la recapitalisation ait été effectuée, et “pourront par la suite être soumis à des décisions appropriées” (“and may subsequently be subject to appropriate conditions”, c’est beau comme du technocrate dans le texte…).
  4. La BCE fournira des liquidités à la BoC dans les conditions habituelles.
  5. BoC sera recapitalisée en convertissant une partie des dépôts non assurés en capital, avec une contribution totale des actionnaires et des créanciers obligataires.
  6. La conversion aboutira à un ratio de capital de 9 %.
  7. Tous les déposants assurés de toutes les banques seront intégralement protégés conformément à la législation européenne.
  8. Le programme européen de prêts (allant jusqu’à 10 Md€) ne sera pas utilisé pour recapitaliser Laiki ni Bank of Cyprus.

Un contrôle des capitaux est également mis en place, l’impôt sur les sociétés passera de 10 à 12,5 %, des privatisations auront lieu et une législation sur le blanchiment des capitaux sera mise en place.

Je résume donc en français, à la lumière des informations complémentaires glanées ce jour :

  • on liquide la 2e banque du pays, Laiki, en rinçant les actionnaires, les créanciers et les gros déposants, qui perdront une grande partie de leur épargne ;
  • on met ce qui tient la route + les petits dépôts et la dette de 9 Md€ à la BCE dans la première banque, BoC, qu’on recapitalise en rinçant aussi les actionnaires, les créanciers et les gros déposants (mais on leur distribue des actions de cette magnifique banque pour faire semblant de compenser). Les gros déposants perdront ainsi environ 30 % de leurs dépôts ;
  • l’UE et le FMI prêtent 10 Md€ à Chypre, principalement pour financer l’État.

Commentaire / Perspective

Autant dire que c’est la mort du modèle d’économie bancaire de Chypre – que nous ne regretterons pas…

Ce plan est un grand progrès par rapport à celui de la semaine dernière.

ENFIN, nous revenons sur Terre et à une règle de base du capitalisme : oui, une banque est une entreprise comme une autre, et elle peut (et doit) faire faillite, impactant ses parties prenantes, actionnaires et créanciers.

De toute façon, les États n’ont plus les moyens de sauver les banques désormais, c’est terminé… Et comme, là encore, il n’y a aucune réelle solidarité européenne, les jeux sont faits pour la suite des opérations.

Même le président de l’Eurogroupe a lâché le morceau aujourd’hui (avant de se dédire au vu de l’impact de son propos sur les marchés financiers – comme il est tout récent, il dit encore ce qu’il pense…)

Le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et d’autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire, a déclaré lundi Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe. «Ce que nous avons fait la nuit dernière, c’est ce que j’appelle repousser les risques», a-t-il ajouté lors d’une interview à Reuters et au Financial Times.

«S’il y a un risque dans une banque, notre première question devrait être ‘d’accord, qu’allez-vous faire, vous, dans la banque? Que pouvez-vous faire pour vous recapitaliser vous-mêmes?’», a-t-il expliqué, avant de préciser que «si la banque ne peut pas le faire elle-même, alors nous discuterons avec les actionnaires et les créanciers obligataires, nous leur demanderons de contribuer en recapitalisant la banque et, si nécessaire, (nous le demanderons) aux détenteurs de dépôts non garantis.»

Questionné sur la faisabilité de cette nouvelle approche pour d’autres pays de la zone euro où le secteur bancaire est similaire à Chypre, comme Luxembourg ou Malte, voire d’autres pays où les banques sont en difficultés comme la Slovénie, Jeroen Dijsselbloem a estimé que ces pays devaient envisager une réduction du poids de leur secteur bancaire. [Le Figaro]

Bien entendu, tout n’est pas rose : nous prêtons encore 10 Md€ à Chypre – probablement pour rembourser les créanciers de l’État, car il ne va désormais plus se trouver grand monde pour alimenter le Ponzi de la dette publique… C’est 60 % de son PIB ou 25 000 € par ménage !!! Bien entendu, autant dire que c’est de la perte pure, et que nous ne reverrons pas cet argent (comment l’île pourrait-elle rembourser cette somme, alors que viennent d’être ruinés ses habitants les plus riches et détruite une partie de son économie ?). Bon, notons que ce seront simplement 10 Md€ de plus à imputer à nos créanciers lors de notre propre défaut à venir…

Fait étrange, il semble que les créances interbancaires ne soient pas impactées, ce qui n’est pas normal. Les déposants ne doivent être touchés que quand tout le reste a été utilisé.

Soulignons aussi au passage le terrifiant pouvoir du mécanisme de “résolution bancaire”, qui autorise tout en dehors de tout cadre véritablement judiciaire ou démocratique. En effet, le Parlement n’a pas à revoter, le mécanisme de résolution est désormais autonome, le gouvernement fait (quasiment) comme bon lui semble. Pour la taxe, il fallait un vote du Parlement, pour la résolution, non…

“Bonne nouvelle”, c’est exactement ce mécanisme qui représente la moitié de la loi bancaire actuellement en discussion à l’Assemblée – vous savez à quoi vous attendre désormais…

L’avantage est peut-être que cela poussera enfin les gros (et donc influents) déposants à se bouger à propos de la séparation des activités bancaires et donc à exiger des banques sures, donc sans traders…

Pour information, l’amendement présenté par Diacrisis consistant à introduire un juge dans le collège de résolution de l’ACP a été accepté au Sénat la semaine passée. Merci donc aux groupes écolo et radical pour l’avoir soutenu avec force (pensée amicale au sénateur Jean-Yves Collombat qui s’est bien battu) – le combat a été très dur pour mettre cette goutte de démocratie. Mais rassurez-vous, notre amendement visant à séparer l’argent du fonds de garantie des dépôts de celui du fonds de résolution (visant à recapitaliser des banques mourantes) a été rejeté une 4e fois : j’ai peu de doutes, l’argent du fonds sera utilisé en priorité pour les banques et pas pour les déposants, cela a été dit clairement dans les débats. RIP votre épargne…

Enfin, de nombreux problèmes sont devant nous :

  • gérer les Russes – pas gagné ça, mais nous ne saurons pas ce qui se trame en coulisse… “De mon point de vue, le vol continue“, a déclaré le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev,
  • faire survivre Chypre, son économie étant atomisée
  • QUI dans le monde va désormais être assez fou pour laisser son argent à l’étranger, surtout en Europe du Sud ?
  • QUI en Europe du Sud va être assez fou pour laisser plus de 100 000 €(voire 50 000 €) dans sa banque – et dans son pays ?

Sacrés transferts en perspective, et donc problèmes de liquidités pour les banques du Sud… Un 3e plan de prêts LTRO de la BCE est donc probable.

J’attends aussi qu’on m’explique comment Chypre, maintenant qu’on lui coule son économie et ses entreprises (dont la trésorerie va être impactée comme les particuliers) va pouvoir rembourser sa dette publique et sa dette privée qui est, disons, conséquente – étant la plus importante d’Europe :

Chypre crise dette

Bref, les ennuis continuent… Suite au prochain épisode de “la fin de l’euro”, acte VI.

P.S. je précise aussi pour les inquiets que ce ne sont que des ennuis relatifs. Plaie d’argent n’est pas mortelle, et Chypre montrera qu’on peut survivre après un défaut…

Du côté de la BCE

Terminons par quelques graphiques…

Tout d’abord, rappelons la taille relative gigantesque des banques à Chypre :

Chypre crise dette

Ensuite, qu’a fait la BCE depuis plusieurs années dans l’île ? Rappelons que la BCE ne prête jamais d’argent, c’est l’EuroSystème qui le fait, à savoir la banque centrale nationale, avec la garantie des autres BC. Analysons donc l’actif de la Banque centrale de Chypre :

Chypre crise dette

Chypre crise dette

On note bien le programme d’aide ELA qui atteint 9 Md€…

Voici donc la situation :

Chypre crise dette

Maintenant, pourrait-on nous expliquer pourquoi la BCE prête-elle 9 milliards d’euros à une banque avec 600 M€ de fonds propres et qui a fait 3 Md€ de pertes l’année précédente, le tout dans un pays de 18 Md€ de PIB ??? En France, cela reviendrait à un prêt unique de 1 000 Md€ !!!! Même s’il y a du collatéral en garantie (que j’imagine être des obligations chypriotes et grecques – et encore, les prêts d’urgence ELA de la BCE ont des conditions très légères sur ce point), c’est de la folie

Mon dernier mot sera donc, en lien avec le billet précédent, pour dénoncer le manque total de transparence de la BCE. Nous ne savons en effet pas quelles banques ont emprunté quoi à la BCE lors de l’opération à 1 000 Md€.

Secret, circulez, il n’y a rien à voir. La BCE fait ce qu’elle veut, en toute “indépendance”. Gageons donc que ces folies se sont produites plusieurs fois – peut-être même sur les 120 Md€ que doivent toujours nos banques françaises à la BCE… Si on peut comprendre qu’il faille de la confidentialité, il n’est pas acceptable :

  • qu’aucun élu ne puisse contrôler ce qui se passe ;
  • qu’aucun élu n’ait son mot à dire face à la BCE – qui a failli nous conduire aux pires difficultés avec la Russie la semaine passée avec sa menace de blocus de Chypre, “en toute indépendance”…

dessin humour Chypre crise dette

dessin humour Chypre crise dette

dessin humour Chypre crise dette

148 réponses à [Inconséquence ordinaire] Le plan pour Chypre & “Mario Draghi ou le pouvoir de dire oui”

  1. Patrick Luder Le 26 mars 2013 à 06h27
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    quel monde … on se croirait dasns un mauvais film de science-fiction …


  2. Vénus-Etoile du Berger Le 26 mars 2013 à 06h46
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    vous exprimez “La BCE fait ce qu’elle veut, en toute “indépendance””

    Je ne partage pas votre avis sur ce point pour le plan Chypre.
    Concernant le plan Chypre, même si Mario était présent “physiquement”, ce n’est pas lui qui décide.

    Le FMI était bien présent et n’a pas fait office de simple “figuration”.

    Le FMI prête 10 Md€ à Chypre(avec l’UE(Angela Merkel)), pour financer l’État chypriote.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 26 mars 2013 à 07h01
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      FMI et l’UE. Christine et Angela

      Il manque une troisième Drôles de dames…

      As for Charlie, je vous laisse deviner qui tient le rôle


    • Vénus-Etoile du Berger Le 26 mars 2013 à 18h32
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      Témoignages

      1. Dwight D. Eisenhower et Charles de Gaulle se retrouvent à Paris, le 3 septembre 1959
      « Roosevelt pensait que je me prenais pour Jeanne d’Arc. Il avait tort. Je me prenais pour le général de Gaulle ». Charles de Gaulle.

      2. « Au fond, vous savez, mon seul rival international, c’est Tintin ! Nous sommes les petits qui ne se laissons pas avoir par les grands. On ne s’en aperçoit pas, à cause de ma taille. » Charles de Gaulle.
      (D’après André Malraux.)


  3. elgringo Le 26 mars 2013 à 06h55
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    bonjour, et merci Olivier pour cet excellent travail.

    “Résolution bancaire”, “restructurations” “haircut”, on se rend compte du travail à faire pour déconstruire le vocabulaire des technocrates pour nous enfumer, alors que la langue française a des mots qui vont très bien : “ne pas rembourser”, “partager la faillite”, “solder les comptes”, “constater et répartir les pertes”…

    Vous êtes l’un des rares à faire ce travail au milieu des “experts” qui nous endorment, merci encore, en attendant la suite.


  4. burgf Le 26 mars 2013 à 07h56
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    le vrai scandale- qui monte – c’est que les filiales londoniennes de Laiki et bank of Cyprus (ainsi que toutes les autres opérant à Chypre ) n’auraient jamais été fermées!
    http://www.zerohedge.com/news/2013-03-25/have-russians-already-quietly-withdrawn-all-their-cash-cyprus

    Il faudra bien que les technocrates fous de Bruxelles (ou Francfort) finissent par s’expliquer sur le sujet..
    Le chypriote de base risque d’ètre pas vraiment content quand il apprendra la manip!


    • Balthazar Le 26 mars 2013 à 09h28
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      Oui, si OB pouvait nous apporter quelque éclairage sur ce qui se passerait entre une grande banque d’un pays X en faillite et les filiales étrangères de ce grand groupe bancaire, elles à priori moins touchées par un défaut partiel de la dette du pays X ? Qui décide quoi ?
      Ici c’est les deux grandes banques de Chypre, et les filiales à l’étranger (Angleterre, Russie).
      Autre exemple : Dexia et sa filiale turque Denizbank. Aurait on pu tondre nos amis turcs si les contribuables français et belges n’avaient pas été sollicités pour éviter la liquidation du groupe ? En plus, ils n’avaient pas la garantie UE de 100k€, eux… Oui, je sais, c’est vicieux comme raisonnement. En même temps, c’est des banquiers dont on parle.


      • BIGGLOP Le 26 mars 2013 à 12h44
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        Une partie de la réponse se trouve dans cet accord du 22/03/2013.
        Le Fonds Hellénique de Stabilité Financière a donné son accord pour la reprise des filiales grecques des banques chypriotes par la Banque du Pirée.
        Cette reprise sera financée par un prélèvement sur les 50 mds € reçus du FMI et de la zone euro pour la recapitalisation des banques grecques.
        http://www.journaldunet.com/economie/actualite/depeche/afp/24/1093496/grece_la_banque_du_piree_va_acquerir_les_filiales_grecques_de_banques_chypriotes.shtml


        • Balthazar Le 26 mars 2013 à 16h29
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          Merci de votre réponse.
          Utiliser l’argent “prêté” par le FMI et l’UE (à des fins de recapitalisation, pour les rendre plus solides) pour acquérir d’autres banques, dont je ne connais pas la situation financière mais que j’imagine compliquée vu qu’elles sont sises en Grèce , est ce bien ?


          • BIGGLOP Le 26 mars 2013 à 18h11
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            Hé Bin, le problème est que ces fameuses filiales ont largement distribué des crédits aux particuliers et aux entreprises en Grèce, lesquels, en grand nombre, ont des difficultés pour les rembourser.
            CADTM (juin 2012) :
            ”Il faut y ajouter la valeur des « mauvais » crédits que les filiales grecques des banques chypriotes ont accordé à des ménages et à des entreprises en Grèce. La valeur de ces derniers varie de 5 à 10 milliard selon les estimations”


    • Marc Le 26 mars 2013 à 13h45
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      http://www.zerohedge.com/news/2013-03-25/have-russians-already-quietly-withdrawn-all-their-cash-cyprus

      Merci beaucoup pour ce lien, ça faisait longtemps que j’avais pas lu quelque chose qui m’avait autant dépité:
      sur l’incompétence des élus / le show politique mis en place “on a puni les mafieux”
      Olivier savez-vous si on peut trouver des chiffres sur les retraits bancaires de Chypre, de 1 semaine avant à pendant le gel bancaire ? Ca m’intéresserait bcp
      Cette histoire de Chypre est vraiment sordide !


  5. BG Le 26 mars 2013 à 08h06
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    Il y a les contribuables, les épargnants (personnes physiques), et aussi les entreprises (personnes morales).

    Question : les entreprises ont-elles leur compte ponctionné au delà du seuil des 100 000 euros ?
    En l’absence de mention spécifique dans l’accord, ce serait oui… sans en être sûr.

    Je suis affreusement curieux de voir l’effet sur l’économie : 100 000 euro pour une entreprise c’est extrêmement peu.
    C’est surtout la trésorerie des entreprises qui va connaître des transferts massifs, il me semble…


    • Surya Le 26 mars 2013 à 08h29
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      Y avait Patrick Artus ce matin sur Radio Classique, il ne semble pas qu’il y ait de distinction dans le plan de résolution entre les comptes des personnes physiques et des personnes morales, il expliquait que son économiste spécialiste de Chypre s’attendait à une contraction de 10% du PIB sur les 2 ans à venir vu la quantité d’entreprises qui vont couler suite à ces ponctions sur leur trésorerie


  6. amorgos Le 26 mars 2013 à 08h27
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    Quand vous écrivez que Chypre se relèvera, comment est-ce possible puisqu’elle vivait sur sa seule activité bancaire qui s’est effondrée ! Il faudra des années pour reconstruire une réelle économie . Le cas est identique pour l’Espagne, la Grèce, sauf que pour ces pays le défaut n’est pas encore effectif ! gageons que quand ce sera le cas, ils sortiront de l’Euro, sans doute l’acte VI qui fait votre conclusion de votre billet.


  7. Gribouille Le 26 mars 2013 à 08h46
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    On ne comprend pas très bien à quel titre les 10 milliards d’€ seraient accordés à l’Etat Chypriote. Si cet argent n’est pas utilisé à la restructuration du système bancaire, quels seraient les besoins pour Chypre d’emprunter 10 milliards à l’Europe ?. Y aurait-il, un lien entre les prêts de la BCE au système bancaire et ce futur prêt de l’Etat Chypriote (comme une manière de transférer la dette à l’Etat) ? et je ne parle pas du programme de privatisation. On a l’impression qu’il y a des infos qui n’ont pas été révélées et qu’on se focalise uniquement sur la restructuration du système bancaire pour essayer de détourner l’attention.


    • yvan Le 26 mars 2013 à 10h55
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      Ces 10 milliards “devraient” leur permettre de continuer à payer l’intérêt sur leur dette et/ou éviter d’avoir trop besoin de retourner sur les marchés.
      Il ne faut pas oublier qu’aucun pays sur terre n’a le droit de faire faillite. Le FMI a été créé pour cela.
      En effet, il faut impérativement montrer que le système en place fonctionne “parfaitement”.


    • Mathieu Le 26 mars 2013 à 11h25
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      Il aurait fallu que Chypre fasse défaut dans la foulée, *et puis* reçoive les 10 milliards de l’Europe. Qu’au moins cet argent n’aille pas rembourser les imbéciles qui ont prêté à Chypre, paradis fiscal notoire.

      De toutes manières, la Grèce a déjà fait défaut sur sa dette, pourquoi pas Chypre? Sa situation n’est pas meilleure, loin de là…


    • Julian Le 26 mars 2013 à 13h52
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      Très juste. Je partage votre soupçon.


  8. Fabrice Le 26 mars 2013 à 09h02
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    Olivier le défaut n’est pas mortel si les gens y sont préparés, beaucoup seront désarçonnés si il arrive, j’ai entendu et vu les effets secondaires de ce que cela à fait en Argentine, même des gens qui se pensaient à l’abri (un chirurgien pour être exact) n’ont réussi à se sortir de la nasse que grâce à une personne énergique de leur entourage mais tous le monde n’a pas été dans ce cas.

    Toutefois un point positif c’est que beaucoup se trouveront une énergie qu’ils (ou elles) ne se pensaient pas capable. C’est pourquoi j’abonde dans le sens d’un des commentaires précédent votre travail est important car “un homme averti en vaut deux” même si par bonheur cela ne se produisait pas (on peut rêver), c’est un aiguillon intéressant pour notre vigilance.


  9. Cédric Le 26 mars 2013 à 09h27
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    Bonjour,
    j’aimerais connaître le nombre de personnes titulaire d’un compte avec plus de 100 000 €, à Chypre, en France et à tout prendre dans la zone €. Si quelqu’un a l’info, merci beaucoup
    Cordialement


    • Balthazar Le 26 mars 2013 à 09h38
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      En même temps, il y a t il une différence entre M. X qui a un seul compte bancaire pourvu de 200k€ dans sa banque locale (genre le CA) et Mme Y qui suivant les bons conseils prodigués par son conseiller en patrimoine a 5 comptes bancaires, de différentes banques, dont un au Luxembourg, l’autre en Suisse, un en Andorre, deux en France ( genre CM-CIC et CE ) ?


      • Cédric Le 26 mars 2013 à 10h13
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        Alors je précise la question : combien de personnes ont plus de 100 000 € de côté quelque soit la répartition?
        Merci


  10. BA Le 26 mars 2013 à 09h46
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    La BCE est devenue une gigantesque fosse à purin.

    La BCE a dans ses livres des centaines de milliards d’euros de soi-disant “actifs” , qui n’ont en réalité aucune valeur.

    La BCE, les Etats européens, et les banques européennes sont tous complices d’un système qui fait penser au système Bernard Madoff ou au système Charles Ponzi.

    Lundi 25 mars 2013 :

    L’internaute “MEDOCAIN” a levé un lièvre :

    La phrase du jour, c’est à la BCE qu’il faut aller la chercher :
    « à partir du 1er mars 2015, les obligations bancaires garanties par l’Etat, mais sans hypothèques réelles, ne pourront pas être présentées comme collatéral (garantie) dans l’eurosystème »

    http://www.ecb.int/press/pr/date/2013/html/pr130322.en.html

    En clair :

    la pantalonnade des obligations émises par les banques, avec la garantie de l’Etat, et rachetées le jour même par ces mêmes banques pour être déposées en garantie à la BCE, pour obtenir des emprunts … qui servent à acheter des obligations d’Etat (vous suivez toujours la cavalerie…) continue encore 2 ans.
    Les grands spécialistes, les banques grecques et italiennes :
    il y a un an j’ai découvert le pot aux roses grâce à Bloomberg :

    la correspondante à Rome indiquait que Unicrédit émettait 10 milliards d’euros d’obligations, garanties par l’Etat italien, que la banque allait présenter en garantie à la BCE pour obtenir un emprunt. Elle donnait le lien du bulletin officiel italien…
    Je suivis le lien et à ma grande surprise, il n’y avait pas de coupon !!
    10 milliards sans coupon ….
    J’écrivis aussitôt à cette correspondante (chez Bloomberg ils donnent presque toujours le mail de l’auteur de l’article) pour lui exprimer ma stupéfaction : des obligations émises dans la nature – sans coupon – présentées comme garanties ??

    C’est une procédure nouvelle, me dit-elle : inaugurée par les grecs et continuée par les italiens.
    Unicrédit émet des obligations garanties par l’Etat – sans coupon en effet cela ne sert à rien – que la banque rachète le jour même, et présente à la BCE, qui à son tour….
    C’est le financement perpétuel : Madoff est un amateur.

    Medocain.


    • Julian Le 26 mars 2013 à 14h01
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      Votre annonce devrait soulever une tempête de protestations indignées…!

      Mais depuis 9h46, heure de sa publication, l’encéphalogramme des euro-béats et des BCE-philes reste plat. Mystère…


      • Balthazar Le 26 mars 2013 à 16h38
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        Déjà dénoncé par Olivier Delamarche en 2011 je crois, il apparentait cela à un délit financier, en parlant de jeux d’écriture d’un des “fleurons” de notre industrie bancaire, celui que tout le monde convoite.
        Après, il a ressorti sous forme d’anecdote à propos de la FED, avec l’argent qui passe de la poche gauche à la poche droite ( j’ai 20 € dans la poche gauche, je les prête à la poche droite. Je suis une et même personne et pourtant je dis que maintenant j’ai 40 €!! Majax les ingénieurs de la finance)


    • prb Le 26 mars 2013 à 16h47
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      Sans coupon? Vous voulez dire à coupon zero, capitalisé? Ou bien de l’argent gratuit?

      Finalement ça aboutit à ce que la BCE prête à très bon marché (ou gratuitement) aux banques, grâce à la garantie de l’Etat, pour que les banques reprêtent aux Etats avec une marge? C’est ça? Mais ça il me semble qu’on le sait depuis longtemps, ou je n’ai pas compris quelque chose?


      • Balthazar Le 27 mars 2013 à 19h09
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        D’après moi, c’est la banque qui émet une obligation ( tu lui donnes 1 M€, elle donne un bout de papier qui dit qu’elle te doit 1M €).
        Ensuite ce bout de papier sert de collatéral à présenter à la BCE en échange de billets “frais”.
        Si la banque fait défaut, ce bout de papier vaut zéro. Il n’y a rien derrière à saisir, juste du vent.


  11. Dami1Fr Le 26 mars 2013 à 10h41
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    Merci Olivier c’est vraiment limpide.
    Et merci aussi de nous tenir informer des actions de Diacrisis.


  12. Biloutte Le 26 mars 2013 à 10h59
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    Oui, merci monsieur Berruyer.

    Enfin, je comprends le plan chypriote, voilà 2 jours que j’écumais les journaux à la recherche d’une explication claire.

    On ne peut pas dire que tout ça a bien été expliqué par les chiens de garde.

    Peut-être que la vérité crue pourrait inquiéter les citoyens.

    Il vaut mieux parler de France / Espagne et de la mise en examen de Sarkozy.

    Que le peuple s’amuse ;o)


  13. Benjamin Franklin Le 26 mars 2013 à 11h25
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    Je vais être optimiste, et retenir surtout l’évolution des esprits sur le statut des banques.

    Oui ! Une banque est une entreprise comme une autre, on la met en faillite quand elle coule, et ses propriétaires encaissent toutes les premières pertes ! Bienvenue dans le capitalisme réel !


    • Gribouille Le 26 mars 2013 à 11h39
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      Ça doit être génial de vivre dans un monde aussi simple.


      • Benjamin Franklin Le 27 mars 2013 à 09h24
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        Ca a existé, mais il y a longtemps, c’est vrai…


    • Surya Le 26 mars 2013 à 11h47
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    • Inox Le 26 mars 2013 à 13h13
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      Dans ce cas, allons jusqu’au bout de la logique, et sur tous les contrats d’épargnes et autres, bien marquer en gros: “Attention, tout argent déposé chez nous peut être perdu s”


      • Benjamin Franklin Le 27 mars 2013 à 09h25
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        Mais 100% d’accord. Le risque zéro dans la nature ça n’existe pas.


  14. Helios Le 26 mars 2013 à 11h43
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    HS mais en lien avec ce blog : Les Echos mesurent correctement et avec ironie la “réforme bancaire”

    http://www.lesechos.fr/opinions/chroniques/0202663136516-le-coup-genial-de-la-reforme-bancaire-552558.php


  15. Casquette Le 26 mars 2013 à 11h52
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    J’ai encore en tête le graphique d’Olivier sur le taux d’endettement hallucinant des particuliers chypriotes , une fois que cette opération de toilettage sera terminée et que Chypre se sera débarrassée de sa principale source de revenu , vers quoi le pays va t-il se diriger pour assurer sa survie ?
    Encore vers des plans d’aide ?


    • Gbalou Le 26 mars 2013 à 12h10
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      Chypre questionne la zone euro et son harmonisation fiscale et sociale ! Que pensez par exemple de l’économie luxembourgeoise ? Evoquer l’inconséquence supposée de M


      • Gbalou Le 26 mars 2013 à 12h18
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        Evoquer l’inconséquence supposée de M Draghi est faire peu de cas sur son sauvetage de la zone euro en 2012. Sa vision du rôle de la BCE n’est pas conforme au Traité de Lisbonne. En clair, monsieur Draghi est un voyou qui ne respecte pas l'”a-démocratie européenne” ! Il nous fait comprendre que l’euro est irreversible. En outre, les marchés de l’emploi sont tels qu’il est difficile d’envisager une politique dont le but serait de baisser le chomage en Europe.

        Négocier à 17, en une nuit, des solutions pour Chypre n’est pas normal mais votons alors “OUI” aux Européennes ! Il est trop facile de critiquer et de ne pas s’engager. Pour rappel, l’Inde est un pays ou l’on parle plusieurs langues !

        MERCI


        • BIGGLOP Le 26 mars 2013 à 12h57
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          La pensée unique des eurocrates nous martèle que l’euro est ”irréversible” avec en tête Draghi, Merkel, Hollande et Rajoy, en août 2012.
          http://lexpansion.lexpress.fr/economie/pour-hollande-et-rajoy-l-euro-est-irreversible_329456.html


          • Vénus-Etoile du Berger Le 26 mars 2013 à 13h35
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            @bigglop”avec en tête Draghi, Merkel, Hollande et Rajoy”

            Non, vous pouvez enlever Angela Merkel de votre liste.

            Cf.Non, M. Draghi, l’euro n’est pas irréversible.

            http://www.les-crises.fr/non-m-dragui/

            “La préservation de l’euro fait partie de notre mandat. […] L’euro est irréversible.” [Mario Draghi, Le Monde, 21 juillet 2012]

            L’euro est donc toujours en danger ?

            “Non, absolument pas. On voit des analystes imaginer des scénarios d’explosion de la zone euro. C’est méconnaître le capital politique que nos dirigeants ont investi dans cette union et le soutien des Européens. L’euro est irréversible !” M. Dragui.


    • Patrick Luder Le 27 mars 2013 à 02h07
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      “vers quoi le pays va t-il se diriger pour assurer sa survie ?” …
      Une sortie de la zone Euro permettrait d’avoir une monnaie favorable au tourisme, qui est tout de même le principal revenu de ce pays, si l’on ne tienspas compte de sa particularité “paradis fiscal”, qui ne profites qu’à des banques en faillites !


  16. prb Le 26 mars 2013 à 12h05
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    Analyse de Bruno Bertez, que je partage (la responsabilité de la BCE et des eurocrates est écrasante):

    “Nous sommes pour le bail-in, ceux qui ont pris des risques, actionnaires, obligataires juniors et seniors doivent payer. Nous sommes formellement contre le bail in par les dépôts qu’ils soient garantis ou non .
    Pourquoi? Parce que les comptes des banques sont faux. Les comptes des banques sont faux, archi faux, on comptabilise les dettes souveraines comme si elles valaient le pair, comme si elles étaient sans risque : Mieux même certaines banques les revalorisent.
    Ceci empêche les déposants de choisir leur banque en toute connaissance de cause. Les pouvoirs, la Banque Centrale, le gouvernement dissimulant les risques, ils n’ont pas le droit de dire : Vous saviez !!!
    Tous les dépôts sont sacrés dès lors que les comptes des banques sont frauduleux et que les institutions de supervision et le pouvoir politique sont complices ET couvrent. ”

    http://leblogalupus.com/2013/03/26/a-chaud-du-mardi-26-mars-2013-chypre-le-danger-se-precise-pour-les-autres-europeens-par-bruno-bertez/


    • BIGGLOP Le 26 mars 2013 à 13h10
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      Effectivement, Bruno Bertez nous livre d’excellentes analyses (même si je ne partage pas toutes ses convictions).
      Mais une autre, à propos de la crise de Chypre, révèle des enjeux mondiaux sur une guerre des monnaies à travers l’analyse, le contrôle des flux de capitaux mondiaux par les Etats-Unis.
      Pour le pouvoir russe (banques publiques, oligarchie), Chypre était un ”havre de paix”.
      Ce que les chinois ont bien compris en créant la place financière de Hong-Kong, et les pays de l’OPEP avec Dubaï.
      http://leblogalupus.com/2013/03/25/les-clefs-pour-comprendre-chypre-la-vraie-currency-war-est-declaree-par-bruno-bertez/#more-52567


  17. Lozere Le 26 mars 2013 à 12h15
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    Merci pour ce billet, très clair.

    Par contre je ne suis pas sûr que Chypre arrive à s’en sortir, le secteur marchand va être durement touché et les capitaux/entrepreneurs étrangers vont quitter le pays.

    Les pertes d’emploi vont être énormes, sans doute plusieurs dizaines de milliers, ce qui va entraîner des incidents de crédit en cascades.

    Cette affaire est en tout cas l’occasion de constater que les politiques ont tous les droits et peuvent prendre en otage le fruit du travail des gens.


    • Patrick Luder Le 27 mars 2013 à 02h02
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      pas “prendre en otage” … mais => voler en toute impunité !!!


  18. prb Le 26 mars 2013 à 12h42
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    “pourquoi la BCE prête-elle 9 milliards d’euros à une banque avec 600 M€ de fonds propres et qui a fait 3 Md€ de pertes l’année précédente, le tout dans un pays de 18 Md€ de PIB ??? ”

    Parce qu’il fallait à tout prix maintenir Chypre dans la zone euro et la soustraire à l’influence russe. Rappelons que quand en 2011 Chypre a emprunté 2,5 milliards à la Russie, les eurocrates étaient furibonds.

    http://www.europarl.europa.eu/RegData/bibliotheque/briefing/2012/120353/LDM_BRI(2012)120353_REV1_FR.pdf

    http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-chypre-un-porte-avions-russe-en-mediterranee-96344989.html


  19. Balthazar Le 26 mars 2013 à 13h02
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    Bonjour à tous,
    Je vois beaucoup de commentaires prédisant des années sombres pour Chypre, quoi pour remplacer son modèle économique, un appauvrissement généralisé, le retour 20 ans en arrière etc… Bref c’est terrible pour ces pauvres chypriotes qui vont manger des pâtes et boire de l’eau pour un long moment.
    M’enfin, n’allez pas croire que c’est plus réjouissant pour nous. Comme le dit Olivier Delamarche, que je regarde avec plaisir chaque mercredi sur ce site, quand la note va tomber, pour nous aussi cela va faire mal.
    Et on reparlera du secteur bancaire surdimensionné, des fonds propres dérisoires, de la banque casino, de la dette de 90% du PIB, d’une décroissance qui “bouleverse” les prévisions de nos gouvernants, mettant en danger ce merveilleux modèle social français, le pays des droits de l’homme, héritier du siècle des Lumières.
    Regardez les grecs, les chypriotes, les roumains, etc… C’est eux, c’est nous !


  20. Kiergaard Le 26 mars 2013 à 13h05
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    Concernant les implications globales j’actualise avec les informations de ce matin, un billet publié hier.
    Bruno Bertez parle d’atteinte à la souveraineté russe, il n’a pas tellement tort.

    http://points-de-vue-alternatifs.over-blog.fr/article-le-sauvetage-de-chypre-l-europe-et-l-empire-revue-globale-116510057.html

    Merci pour cet article très clair.


  21. BA Le 26 mars 2013 à 13h23
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    Ah, l’Union Européenne qui fait converger les peuples européens …

    Ah, l’Union Européenne qui rapproche les peuples européens …

    Ah, l’Union Européenne qui crée l’amitié entre les peuples européens …

    Crise de l’euro : l’Allemagne inquiète d’être renvoyée à son passé nazi.

    L’Allemagne a réussi à imposer sa vision dans la résolution de la crise à Chypre, mais elle en sort meurtrie et inquiète pour son image après avoir été durement critiquée et renvoyée à son passé nazi par des manifestants.

    “La bataille pour sauver Chypre a laissé des blessures profondes dans la zone euro. Le prix du sauvetage est élevé : l’Allemagne est de nouveau le bouc émissaire”, commentait mardi l’hebdomadaire Spiegel sur son site internet.

    “C’était déjà comme cela en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Grèce, et c’est le cas maintenant à Chypre”, estimait encore le Spiegel. En Italie, la dernière campagne électorale a été marquée par l’exploitation de sentiments anti-allemands, notamment par Silvio Berlusconi et l’homme politique et ancien humoriste Beppe Grillo.

    Angela Merkel doit pourtant assumer une responsabilité personnelle dans la mauvaise image de l’Allemagne. “Le désastre à Chypre porte sa signature”, avait lancé la semaine dernière Sigmar Gabriel, chef des sociaux démocrates (SPD).

    Il y a deux ans, elle avait attisé des préjugés sur les Européens du Sud sensés être moins travailleurs en affirmant : “il faudrait que dans des pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal, on ne parte pas à la retraite plus tôt qu’en Allemagne, que tous fassent un peu les mêmes efforts”.

    Fin 2011, le chef du groupe conservateur au Bundestag, Volker Kauder, avait été ovationné lors d’un congrès en vantant la toute puissance d’Angela Merkel : “désormais, l’Europe parle l’allemand”.

    http://www.boursorama.com/actualites/crise-de-l-euro-l-allemagne-inquiete-d-etre-renvoyee-a-son-passe-nazi-78bc6f8e60e30515dac80dd27ff129f5


    • Vénus-Etoile du Berger Le 26 mars 2013 à 13h47
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      “Crise de l’euro : l’Allemagne inquiète d’être renvoyée à son passé nazi.”

      Tu parles Charles, il faut arrêter le délire, encore un article à 7€ avec un titre frappant pour appâter les consommateurs.

      Aujourdhui, le nazisme se développe en Grèce à une vitesse plus inquiétante.


    • Gbalou Le 26 mars 2013 à 17h31
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      Et pourquoi l’Europe ne devrait-elle pas parler en allemand ? C’est une belle langue !


  22. Coligny Le 26 mars 2013 à 13h29
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    Le cynisme de nos oligarques est décidément sans limite, mais Ils ont t fat une petite erreur de casting en choisissant le nouveau président de l’Eurogroup….qui lui en néophyte du système vend la mèche.Ou l’art de rendre insupportable l’idée européenne!


    • Gbalou Le 26 mars 2013 à 17h32
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      MORT DE RIRE !


  23. niethil Le 26 mars 2013 à 13h44
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    Ça fait un moment que j’y pense, mais…
    Si on libéralise les mouvements de capitaux, qu’on met en interconnection les marchés financiers, etc, est-ce que ce n’est pas normal que la taille des institutions financières se trouve homogénéisée dans le monde entier, donc que les petits pays se retrouvent avec des systèmes bancaires sous stéroïdes ? Il me semble que la taille des institutions financières doit avoir plus à voir avec la taille du marché sur lequel elles opèrent qu’avec la taille de l’économie réelle du pays depuis lequel elles opèrent, non ?


  24. yvan Le 26 mars 2013 à 13h49
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    Monsieur Berruyer.
    “De toute façon, les États n’ont plus les moyens de sauver les banques désormais, c’est terminé… Et comme, là encore, il n’y a aucune réelle solidarité européenne, les jeux sont faits pour la suite des opérations.”
    J.Sapir, sur BFM, pronostique, lui, que vu que l’Italie a une forte contraction du crédit, 30% des PME pourraient fermer.
    Que pensez-vous de ce pronostique..??


  25. René Le 26 mars 2013 à 14h13
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    Prendre le fric “sale”….Après leur dire qu’on change de modèle ok , et donc après on emprunte 10 milliards, pour moi c’est tout autant des emprunts Toxiques…

    ça ne sent pas bon .


  26. Tikehau Le 26 mars 2013 à 14h41
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    Soyez tous prêts à resserrer la boucle de votre ceinture car la suite du “vol” ne devrait pas se poursuivre sans de très sévères turbulences.

    Merci Olivier pour ta phrase de conclusion “Plaie d’argent n’est pas mortelle”.


    • Marcus Le 26 mars 2013 à 15h41
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      Tikehau, c’est trop tard, il aurait fallu ne pas monter dans l’avion qui va se scracher …

      Cela dit avec des si …

      Il n’est toutefois pas interdit d’avoir des liquidités ! Pour le moment …

      Amicalement.
      Marc


    • step Le 26 mars 2013 à 16h30
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      “Plaie d’argent n’est pas mortelle”….sauf pour les vampires 🙂


  27. BA Le 26 mars 2013 à 15h05
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    Mardi 26 mars 2013 :

    Le Cac 40 réduit ses gains, Bruxelles jette un froid.

    La Bourse de Paris réduit la voilure à la suite d’un projet de la Commission européenne évoquant la possible contribution des dépôts supérieurs à 100.000 euros en cas de sauvetage d’une banque.

    A l’instar des autres places européennes, la Bourse de Paris réduit sa progression à la suite d’informations évoquant une contribution des détenteurs de comptes dans le cadre du sauvetage d’une banque. La proposition de la Commission européenne, actuellement en discussion, n’exclut pas « que les dépôts de plus de 100.000 euros puissent être des instruments susceptibles d’être utilisés pour un sauvetage », a indiqué une porte-parole de Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur.

    Cette annonce a semé le trouble alors que Benoît Coeuré et Ewald Nowotny, respectivement membre du directoire de la BCE et du conseil des gouverneurs, ont insisté ce matin sur le fait que Chypre est un cas particulier et que son plan de sauvetage n’est pas un modèle pour les autres pays fragilisés.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/le-cac-40-reduit-ses-gains-bruxelles-jette-un-froid-865826.php

    Bruxelles veut que les contribuables arrêtent de payer pour les banques.

    La Commission européenne a rappelé mardi que son ambition est à terme que le contribuable arrête de payer pour les banques en difficulté au sein de la zone euro grâce à sa proposition de résolution bancaire, une mise au point qui intervient au moment où les termes du sauvetage de Chypre inquiètent.

    “Nous voulons nous retrouver dans une situation où le contribuable arrête de payer pour les erreurs des banques”, a affirmé Chantal Hugues, la porte-parole du commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier.


  28. Marvin Le 26 mars 2013 à 15h32
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    Bonjour Olivier,

    merci pour cet excellent article!

    En effet, ce plan semble un progrès par rapport à ce qui se faisait jusqu’ici.

    Je me pose qd même une question: fusionner Laiki et BoC, c’est peut-être nécessaire dans l’état actuel des choses, mais n’est-ce pas aussi rendre BoC encore plus “too big to fail” pour l’Etat chypriote?

    D’un côté, on admet -enfin!- qu’une banque puisse faire faillite (laiki), mais d’un autre côté, on renforce le mastodonte (à l’échelle de l’île) Bank of Chyprus dont le bilan ne doit pas être aussi mignon qu’un livre de Petit Ours Brun. Cette fusion ne risque-t-elle pas de poser problème à l’avenir, si/quand BoC fait faillite -j’entends là le fameux pb du “too big to fail”?

    Merci


    • Fabrice Le 26 mars 2013 à 15h56
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      si j’ai bien compris la banque restante sera recapitalisée donc les actionnaires existant voient la valeur de l’action diminuer et perdre les éventuelles position majoritaire et minoritaire, ce qui correspond pour eux à une perte nette et les épargnants de plus de 100k de cette banque ne seront pas épargnés donc à priori une fuite (au moins externe) d’une bonne part de ses clients qui auront perdu 40%.


      • yvan Le 26 mars 2013 à 16h43
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        J’aurais dit plutôt dans 2-3 mois.
        En principe, dans l’intervalle, nous devrions avoir des “événements” en Italie et Espagne.

        En gros, c’est la course à l’échalote : le vainqueur est une surprise complète.

        EDIT : ce commentaire devait être en-dessous de celui de Berruyer. Erreur de tir, désolé.


  29. BA Le 26 mars 2013 à 15h49
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    Mardi 26 mars 2013 :

    1- D’abord, il y a eu la Grèce.
    2- Ensuite, l’Irlande.
    3- Ensuite, le Portugal.
    4- Ensuite, l’Espagne.
    5- Ensuite, Chypre.
    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.

    Slovénie : Moody’s abaisse la note de la deuxième banque du pays NKMB.

    L’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a abaissé mardi la note de la deuxième banque slovène NKMB, en raison des craintes concernant l’économie du pays membre de la zone euro, qui pourrait être contraint de demander une aide européenne.

    La note à long-terme de la NKMB, détenue par l’Etat, a été abaissée de deux crans de B3 à Caa2 par Moody’s, la faisant passer au rang de valeur ultra-spéculative.

    L’agence de notation a associé sa décision d’une perspective négative en raison des craintes d’un nouvel affaiblissement du porte-feuille de crédit de la banque.

    Moody’s avait déjà dégradé le 13 mars la note de la plus grande banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB), de B2 à Caa2, également au rang de valeur ultra-spéculative.

    La NKMB, détenue par l’Etat, pourrait avoir besoin d’une nouvelle injection de capital pour remplir les exigences de l’Autorité européenne des banques (EBA).

    En raison des problèmes de son secteur bancaire acculé par une montagne de mauvaises créances (7 milliards d’euros selon un rapport du Fonds monétaire international), la Slovénie pourrait devenir le prochain pays de l’UE à demander une aide de l’Union européenne, après Chypre.

    En 2012, la NKMB a réalisé 205,5 millions d’euros de perte nette, contre 81,1 millions de perte en 2011.

    Les craintes d’une demande d’aide financière de la part de la Slovénie ont fait bondir les taux d’intérêt des emprunts slovènes à 10 ans sur le marché secondaire. Ils sont passé de 5,04% la semaine dernière à 6,10% mardi.

    En octobre 2012, ils avaient franchi la barre symbolique des 7%, alors que les syndicats menaçaient de bloquer par référendum les réformes du gouvernement de centre-droit du Premier ministre conservateur Janez Jansa.

    Le FMI et l’UE ont demandé au nouveau gouvernement de centre-gauche du Premier ministre Alenka Bratusek de s’attaquer à la crise du secteur bancaire du pays.

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_Moody_s_abaisse_la_note_de_la_deuxieme_banque_du_pays_NKMB16260320131540.asp


  30. Marcus Le 26 mars 2013 à 16h11
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    Merci BA pour les infos !

    Pour ce qui est des marchés boursiers que tu as évoqué dans un précédent message, ils sont complètement déconnectés de la réalité économique.

    Le pire ce sont les marchés US … au plus haut … tant qu’ils ont programmé leurs ordinateurs pour que ça monte, ça monte … et Ben est là pour leur assurer des liquidités sans fin … pour le moment car quand on marche sur la tête il y a toujours un moment où on retombe sur ses pieds !

    Gros poisson mange petit poisson : fuyez les marchés boursiers pour un bon moment.

    Amicalement.
    Marc


  31. Winslow Leach Le 26 mars 2013 à 16h13
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    Au peuple de dire NON par les différent vote en France dont on se fous royalement. Au pouvoir Mario Draghi de dire OUI Cela veut dire que les cons ont raison çà fait peur!


    • yvan Le 26 mars 2013 à 16h50
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      Pour info, dans l’Oise, pour cause de 67% d’abstention, au deuxième tour, le FN est arrivé 2nd derrière l’UMP qui a failli se faire battre.

      Soit, ne pas voter profite toujours à la droite voire la pire.


      • Winslow Leach Le 26 mars 2013 à 17h19
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        Voter pour le Fn n’ importe quoi je suis con mais pas débile SVP et c’est quoi le pire selon vous?


        • yvan Le 26 mars 2013 à 19h03
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          Je n’ai jamais écrit que vous pouviez être con, ni même débile. Nous ne nous connaissons pas suffisamment.
          Seule chose que je puisse affirmer, est que la “mesure” de l’ “intelligence” est déjà en soi une débilité profonde.

          Le pire, selon moi, est de ne pas voter. Car ceux de droite ou de l’extrême, eux, votent. Soit, pas la peine de leur offrir une porte ouverte dont ont profité trop de dictateurs.


          • yvan Le 26 mars 2013 à 19h17
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            Je complète car c’est justement là que nous sommes pris en otage :

            – dictature de l’argent..?
            – dictature style Hitler, Mussolini, autres ordures du même style..?

            Et là, franchement, je le sens très mal.

            Les Soviets ont dirigé la Russie. Et ça marchait très bien. Pendant UN an. Avant de se faire exterminer.
            Les Grecs ont inventé la Démocratie qui a fonctionné pendant bien plus longtemps.

            Qu’est-ce qu’on fait..??


          • Winslow Leach Le 26 mars 2013 à 19h51
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            Si je vous comprend bien ce que vous déplorer c’est que les idée un peu a gauche s’exprime par une abstention du système. Je suis tellement a gauche que mes abstention je les trouve valable .le pouvoir prétend s’intéressez au peuple ,il ne connait même pas son avis cqfd Et la droite gagne elle gagne quoi la merde.Je vous rappelle qu’il a fallut 2008 et la crise que nous vivons tous, que les thermes telle que capitalisme, luttes des classes,peuple voit le jour comme par enchantement.Et ca fait du bien. Ne vous enfaite pas pour les termes de con que je m’inflige je déconnais mais on se connait vous laissiez des commentaire sur le site de Jorion je croit.


          • Winslow Leach Le 26 mars 2013 à 21h01
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            Le problème c’est le productivisme qui existe tant dans le marxisme le communisme et le capitalisme. Du taylorisme au stakhanovisme le problème c’est comment s’en débarrasser


  32. TZYACK Le 26 mars 2013 à 16h47
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    Voici un important chapitre de la Convention de Compte de la BNP :

    “Garantie des dépôts
    En application de la loi, la Banque est adhérente du Fonds de
    garantie des dépôts.”

    Très explicite sur leur engagement à ce sujet.


  33. Mme Oscar Le 26 mars 2013 à 16h54
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    Question de vocabulaire svp : “dépôts assurés”, ça veut uniquement dire dépôts < 100 000€ ou il y a d'autres formes de dépôts "assurés" (par exemple selon le type de placement) ?

    Dans un billet précédent il me semble avoir lu que cette limite de 100 000€ de dépôt garantis dans l'UE est au fond assez théorique puisque c'est chaque pays qui assure (ou prétend assurer) cette "garantie"; donc ce seuil a-t-il un sens réel, autre que d'être l'objet d'une intense application de la méthode Coué ?


    • yvan Le 26 mars 2013 à 17h19
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      Pas méthode Coué. Simplement, comme une financiarisation globale de la planète, il suffit de s’assurer.

      Il y a, en effet, pire voleurs que les banques : les assurances.

      Les banques, ne “ponctionnent” en France, que 40 milliards. Voyez les assurances qui jouent sur la peur et engrangent bien plus.
      Car elles connaissent les chiffres réels des risques.
      Soit, elles jouent sur du velours.


      • Mme Oscar Le 26 mars 2013 à 17h34
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        heu là je comprends encore moins en fait : ça voudrait dire que dans “Seuls les dépôts non assurés de BoC resteront gelés”, on parle des dépôts pour lesquels le client n’a pas souscrit une assurance privée particulière ? ça ne me semble pas logique, vu que justement dans ce cas l’assureur devrait subir la perte liée à l’avoir gelé, non ? Et le créancier ne se fiche-t-il pas que ce soit le client ou l’assureur qui paye ?


        • yvan Le 26 mars 2013 à 19h37
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          Mais, en effet, l’assureur subit. Mais peu.

          Pourquoi croyez-vous que les banques soient notés..? Et que cette note ait autant d’importance pour eux.
          Dans le commerce réel international, voyez l’importance d’une notation COFACE pour un pays…

          Vous avez quelques informations encore à connaître.

          Tiens, on va parler de “Kapital Risk”.
          Si vous avez de l’argent, il suffit d’ “investir” dans des sociétés naissantes en ayant la pertinence de mettre dans les 2/3 des entreprises qui réussissent.
          Les pertes seront largement couvertes.

          Que le crash d’AIG ait suivi Lehman est donc parfaitement logique : AIG s’est fait complètement trompé par les agences de notation.
          Et comme c’était l’assurance des assurances…

          A+ (rhésus courant)


          • Mme Oscar Le 26 mars 2013 à 21h17
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            je ne vois pas en quoi ça expliquerait que le plan prévoit de ne pas faire payer les dépôts s’ils sont assurés ?


  34. Gbalou Le 26 mars 2013 à 17h36
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    L’exemple chypriote nous montre qu’il est possible de créer une “bad bank” au niveau européen et faire ainsi baisser la dette de l’ensemble des pays à 60% ! Vous n’y étes pas, l’EURO n’est pas mort !


    • Gbalou Le 26 mars 2013 à 17h42
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      Précision : Le choix d’une dette bleue et d’une dette rouge (passée 60%) implique de respecter certains fondamentaux ! Mais tout est possible !


    • prb Le 26 mars 2013 à 17h59
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      C’est ironique, ou vous allez nous expliquer?


  35. Maud Le 26 mars 2013 à 17h40
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    Il semblerait que les russes aient réussi à sortir leur épingle du jeu en récupérant 5 à 6 M d’euros pendant la fermeture des banques. A qui la faute, comment ? Nous ne saurons, bien sûr jamais, “secret défense” comme dirait la cour européenne.
    La Chypre sortira de l’Europe, la Slovénie etc….
    Pas d’inquiétude la Croatie arrive en juillet.
    Est-ce vraiment ce type d’Europe qui faisait rêver ?


    • Gbalou Le 26 mars 2013 à 17h48
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      Sur un plan théorique, l’euro peut être viable. Vous sous estimez la force politique de nos dirigeants. Les peuples suivront ! De gré ou de force !…Et même en perdant 10 milliards d’euros ! Es muss sein ! Es muss sein ! oOh Ode ! oOh Ode !…


  36. prb Le 26 mars 2013 à 17h55
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    Les russes auraient-ils retiré en douce toutes leurs billes de Chypre grâce aux succursale anglaises des banques chypriotes?

    http://www.zerohedge.com/news/2013-03-25/have-russians-already-quietly-withdrawn-all-their-cash-cyprus

    Selon zero hedge: “it would become clear that the only entities truly punished by this weekend’s actions are not evil Russian billionaires, but small and medium domestic companies, and other moderately wealthy individuals, hardly any of them from the former “Evil Empire.”
    “In other words, by now any big Russian funds in Cyprus are long gone, and the only damage accrues to the locals: for one reason because their money over the critical EUR100K threshold has been “vaporized”, and for another because the marginal driving force and loan demand creator in Cyprus, the Russians, are gone and are never coming back again.”

    C’est Olivier qui va être déçu… Mais contrairement à Tyler Durden, je crois que les russes reviendront.. en sauveurs, lors de l’exit..

    Je précise qu’un autre article, que j’ai la flemme de poster, expliquait que pour les entreprises russes Chypre est une place permettant , pour des raisons réglementaires, d’avoir accès aux marchés financiers européens. La Russie de Poutine n’est pas celle d’Eltsine, ni économiquement, ni stratégiquement , ni démographiquement etc etc… Le cliché du méchant-méchant-mafieux-russe-trafiquant-de-drogue est un peu simpliste, mais je renonce à en convaincre les rédacteurs et commentateurs ici. Et vous savez quoi, il y a plein de méchants trafiquants en tous genres hors de Russie, à la City , à Francfort, à Miami et même à Paris. Cf mon post d’hier relatif au classement en matière de lutte anti-blanchiment…


    • Gbalou Le 26 mars 2013 à 18h20
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      Il faut tout expliquer :

      La question qui se pose aujourd’hui est donc double. Il s’agit à la fois de faire revenir les spreads à des niveaux raisonnables, et d’éviter de réitérer le phénomène de crédit facile qui a fragilisé la zone euro.

      C’est dans ce contexte que la proposition de Jacques Delpla et Jakob von Weizsäcker prend tout son sens.

      Le principe proposé est simple : pour les futures émissions d’obligations, chaque pays de la zone euro diviserait sa dette souveraine en deux. Jusqu’à 60 % du PIB, on trouverait une partie « senior », que Delpla et Weizsäcker nomment dette bleue, et dont la qualité (la notation) serait identique aux obligations fédérales allemandes : elle serait toujours remboursée avant les autres dettes publiques et serait implicitement notée AAA. Au-delà des 60 % du PIB, serait émise une dette « junior » (ou « rouge »), plus risquée.

      Les Etats pourraient, en s’engageant à une plus grande orthodoxie budgétaire, pourraient mettre en commun l’ensemble de leurs dettes bleues, chaque pays étant responsable de l’ensemble des dettes bleues des autres pays. Les dettes rouges resteraient nationales et continueraient d’être émises par les Trésors nationaux, tandis que la dette bleue serait fédéralisée, émise par une agence européenne. Cette dette bleue serait nécessairement plus liquide et bénéficierait d’un marché plus large et plus profond.

      Bon une fois Merkel virée puisqu’elle est méchante, des mécanismes de restructuration de la dette seront mis en oeuvre MAIS à la condition que des fondementaux soient RESPECTES !


      • prb Le 26 mars 2013 à 22h24
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        Et si le PIB baisse comme en Grèce, en Italie au Portugal etc? La dette bleu devient rouge?
        C’est plus l’usine à gaz c’est Fukushima ce truc!


  37. Tony A Le 26 mars 2013 à 18h26
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    Comparer l’actif des banques d’un pays de la zone euro avec son PIB est-ce cohérent avec les principes :
    – de solidarité entre pays de la zone euro ;
    – de libre circulation des capitaux ?
    La réponse est dans la question.
    A titre de comparaison : le secteur bancaire des hauts de seine est-il surdimensionné par rapport au PIB de ce département ? Oui s’il n’existait pas de solidarité nationale et/ou de libre circulation des capitaux sur le territoire national.
    Si le Luxembourg, dont le système bancaire représente 24 fois le PIB, ne constitue pas un problème pour l’Eurogroupe, c’est parce que ses partenaires compte bien respecter, à son égard, les deux principes ci-dessus. Ce qu’ils ont refusé à Chypre.
    Il est bien évident que les arguments comptables évoqués pour ce petit pays sont fallacieux.
    La crise chypriote est une crise provoquée par la Troïka pour des motifs politiques (pas très clairs) et non pour des motifs financiers.


    • BA Le 26 mars 2013 à 18h59
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      Aucun rapport.

      1- La France est une nation.

      2- L’Union Européenne est un groupe de 27 nations différentes.


      • Tony A Le 26 mars 2013 à 20h44
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        Tout à fait.
        Mais 27 ou, en l’occurrence, 17 nations devraient pouvoir coopérer et organiser une certaine solidarité. Une zone monétaire, comme la zone euro,. est en théorie faite pour cela.
        Mais elle est devenue une arme au service d’une oligarchie (à géométrie variable d’ailleurs).


        • Letaulier Le 26 mars 2013 à 20h54
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          La zone euro n’a jamais été faite pour “pouvoir coopérer et organiser une certaine solidarité”, sinon cela serait dans les textes fondateurs de la BCE.
          C’est même le contraire qui a été prévu, pas de bail-out (sauvetage) d’un pays.
          De plus j’ai pas envie d’être solidaire d’un pays qui sert de blanchisseuse de l’argent sale et qui demande aux contribuables européens qui gagnent 2.000 ou 3.000 euros par mois de se saigner pour un ancien du KGB qui a une fortune de 100millions d’euros.


        • BA Le 26 mars 2013 à 21h20
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          Tony A écrit :

          “Mais 27 ou, en l’occurrence, 17 nations devraient pouvoir coopérer et organiser une certaine solidarité. Une zone monétaire, comme la zone euro,. est en théorie faite pour cela.”

          En théorie, oui.

          Mais dans le monde réel ?

          Dans le monde réel, les nations européennes riches ne veulent pas donner d’argent aux nations européennes pauvres pour les sauver de la faillite.

          Dans le monde réel, la soi-disant “solidarité européenne”, c’est du pipeau pour les bisounours.


    • Letaulier Le 26 mars 2013 à 19h04
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      Si le Luxembourg rencontrait le même problème que Chypre(ce que je ne crois pas, les situations sont vraiment différentes), l’Ue agirait de la même manière car le R.U. serait trop content de torpiller un grand concurrent, Paris et Berlin de récupérer une partie des fonds placés de ce pays et enfin les pays du Sud se vengeraient sur un pays du Nord de toutes les humiliations qu’ils subissent.


  38. Mathieu Le 26 mars 2013 à 18h34
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    “elle serait toujours remboursée avant les autres dettes publiques”

    D’où lapalisse déduirait que la dette rouge est remboursée après.

    Imaginons qu’un vilain pays du sud (parcequ’il n’y a pas que Merkel qui soit méchante) souhaite emettre 100 de dettes… enfin souhaite… il n’a pas vraiment le choix puisque sinon il ne peut plus payer sa police et son armée… ce qui on en convient est facheux pour un gouvernement qui souhaite rester au pouvoir… (on se rassure, j’aurai pu prendre un autre exmple).

    Les investisseurs, dans leur aversion au risque se ruent sur les 60 de dettes bleu pour un taux défiant toute concurrence. Youpi!

    Mais qui donc va acheter les 40 qui reste (notre état ne souhaite pas choisir entre les salaires de la police et ceux de l’armée). Qui ne seront remboursés qu’aprés la fameuse dette bleu et non couvert par la solidarité européenne? Et si on trouve des courageux, à quel prix?

    J’ai quand même du mal à comprendre comment on a fait avancer le Schmilblick


  39. Sylvain Le 26 mars 2013 à 19h42
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    Bonjour et merci beaucoup pour la qualité de vos recherches, Mr Berruyer, et votre simplicité à nous les faire partager.

    Vous rappelez en conclusion que les décisions de la BCE sont opaques, parfois secret-defense comme l’affirme mediapart et de ce fait je rejoins le commentaire de burgfLe 26 mars 2013 à 07h56 :

    L’article de ZH fait état de capitaux Russes ayant été retirés sans limite des banques Chypriotes pendant la période de restriction via leur banque Uniastrum Bank. J’ai également vu passer ce week-end des articles britanniques faisant état d’un délit d’initié du président Chypriote auprès d’amis fortunés pour qu’ils retirent leur argent il y a un mois.

    Si j’ai bien compris, une partie des capitaux Russes auraient même été déjà placés à des conditions offrant des avantages similaires en Grande Bretagne.

    N’étant pas spécialiste, je suis tant bien que mal cette affaire mais j’imagine difficilement qu’il n’y ait pas un enjeu beaucoup plus important derrière le cas Chypriote.

    Je n’ai pas oublié la punition des Russes en janvier 2009 qui avait simplement coupé le gaz à une partie de l’Europe de l’Est. Je comprends mal comment on prendrait le risque d’un conflit avec la Russie étant donné notre dépendance énergétique, tout cela pour “sauver” le confetti Chypriote.

    Comme vous le rappelez, Chypre est également rentrée dans la zone euro pour des raisons géo-stratégiques et j’ai l’impression qu’il manque des clés à ce niveau pour comprendre le problème dans sa globalité.


    • prb Le 26 mars 2013 à 22h21
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      Les capitaux russes placés à la City sont de bons capitaux puisqu’il sont à la City; Pas comme ceux placés à Chypre qui étaient de vilains capitaux et dont les détenteurs méritaient qu’il soient confisqués. Olivier vous l’a bien expliqué : ) .


  40. jducac Le 26 mars 2013 à 20h20
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    Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères a reproché mardi à l’Allemagne d’avoir dicté à Nicosie le modèle économique à suivre.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0CI4N520130326


    • Letaulier Le 26 mars 2013 à 20h30
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      Les Luxembourgeois ont peur que le signal donné, pas de cadeau au paradis fiscaux, ne fragilisent la position de la place financière de Luxembourg.


  41. Alex Hanin Le 26 mars 2013 à 20h45
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    “Bien entendu, tout n’est pas rose : nous prêtons encore 10 Md€ à Chypre – probablement pour rembourser les créanciers de l’État, car il ne va désormais plus se trouver grand monde pour alimenter le Ponzi de la dette publique…”

    Tout déficit public se traduisant par une épargne privée (au centime près), il n’y a pas de “Ponzi de la dette publique”. Ce qui ne veut pas dire que la crise n’est pas gérée n’importe comment.


  42. Macarel Le 26 mars 2013 à 23h02
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    L’euro est devenue une “monnaie unique” à valeur variable selon les lieux et les circonstances.

    Actuellement, à Chypre dans certaines banques au dessus de 100000€, 1€ ne vaut plus que 0,70€

    Donc selon les circonstances, désormais on n’est plus sûr de la valeur réelle d’un euro, alors pourquoi conserver une monnaie unique, si ce n’est par masochisme ?

    Sans une Europe politique démocratique et une solidarité entre états – via un budget européen digne de ce nom et une harmonisation fiscale -, une monnaie unique n’est pas viable, on s’en doutait, mais maintenant l’actualité nous en fournit la démonstration magistrale et douloureuse.


  43. medomai Le 26 mars 2013 à 23h12
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    Bonsoir Olivier.

    Je suis désolé de jouer un peu le rôle du “grain de sable”! Votre livre ‘Les faits sont têtus” et ce site montrent que vous vous souciez du bien public, davantage sans doute que bien d’entre nous. Mais vous ne semblez guère ému de voir sombrer l’Europe politique et économique devant vous. Vous proposez des remèdes pour la France, mais guère pour repenser l’Europe et son fonctionnement – puisque vous plaidez essentiellement pour la disparition de l’euro, non au delà…

    Certainement d’autres vont jusqu’à se réjouir de la même chose, mais pour de tristes raisons je crois. Je crains qu’ils ne voient jamais se manifester les avantages tant espérés de cet effondrement. Leur joie, l’aube prochaine la fera pâlir…

    Comme j’ai de jeunes enfants, personnellement je me demande ce qu’ils vont penser quand je leur expliquerai que ma génération a vu disparaître sous ses yeux l’idée d’Europe sans rien proposer d’autre. Divide et impera : d’autres puissances n’attendent que cela pour dominer les peuples européens. Les cités grecques de Thucydide, les principautés de Machiavel, sont tombés dans l’impuissance, dans la servitude et dans l’oubli, exactement pour les mêmes raisons. L’histoire sera impitoyable si nous continuons à croire à nos isolements mortels. Détruire est toujours plus facile que construire.

    Amicalement.


    • Alex Hanin Le 26 mars 2013 à 23h25
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      C’est une très belle chose, la construction européenne. L’ennui, c’est que la “construction” se fait en dépit du bon sens.

      Il n’y pas de raison particulière que les pays européens disparaissent de l’histoire. La Corée, l’Australie ou la Norvège ne sont sont pas lancées dans un grand projet utopique, et elles ne s’en portent que mieux.

      Personnellement, je crois que l’avenir de vos enfants serait plus positif sans cette bêtise de monnaie unique.


      • medomai Le 27 mars 2013 à 19h04
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        Bonjour @Alex Hanin,

        Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce que vous dites :

        “Il n’y pas de raison particulière que les pays européens disparaissent de l’histoire. La Corée, l’Australie ou la Norvège ne sont sont pas lancées dans un grand projet utopique, et elles ne s’en portent que mieux.”

        On peut rester dans l’histoire par son progrès intelligent. On peut aussi marquer l’histoire par sa décadence et son effondrement…

        La Corée et l’Australie ne sont hélas pas de très bons exemples. La Corée ne se lance pas dans l’utopie, ce qui ne veut pas dire qu’elle ne cherche pas des alliances stratégiques. L’Australie à mon sens se rend de plus en plus compte de sa dépendance à l’Asie. Il n’est pas exclu elle aussi qu’elle ait quelques arrières pensées stratégiques…

        La Norvège est si riche par son pétrole qu’elle peut pratiquement pour l’instant se passer du monde entier. Vous me permettrez de ne pas comparer sans sourire la situation de la Norvège avec celle de nos pays…

        Quant à l’Europe elle a cessé d’être une utopie, et maintenant on commence à parler sérieusement des intérêts de chacun, naïveté mise à part. Elle est maintenant, sous certains aspects, une nécessité stratégique. Allez demander aux pays de l’est ce qu’ils en pensent…


  44. Laurent Le 26 mars 2013 à 23h52
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    Je ne comprend pas trop. Depuis une semaine, ou un mois des capitaux Russes ont fuits de Laiki et Banque of Cyprus , on n’est en 2013 , les opérations sont enregistrées ; il n’était pas possible de stopper ça ? … impossible à croire. impossible de rattraper maintenant? on sait ou ils sont.. arrête arrête.. mais non bien sûr ; ça sent la volonté de laisser filer le fric Russe en douce , faut être con pour en douter.


  45. BG Le 27 mars 2013 à 15h18
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    Dans cet article, l’auteur a retrouvé un document de la commission européenne concernant le projet de garantie des comptes à 100 000 euros, avec le pourcentage des comptes concernés, et le pourcentage des encours concernés par la garantie en question, avec des exemples seuils différents, et par pays,
    Ce calcul date certes de 2007, mais c’est très intéressant :
    http://pawelmorski.wordpress.com/2013/03/27/europe-no-need-to-worry-the-fires-downstairs/


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