La Fed venant de fournir les chiffres de la dette pour trimestre précédent, les deux graphiques suivants font un état des lieux de l’endettement de l’ensemble des agents économiques États-Unis depuis 1916 :

Dette totale des USA depuis 1916

La folle croissance de la dette totale américaine (publique + privée) depuis le début des années 1980 saute aux yeux. Exprimée en % du PIB, elle a largement dépassé son pic historique d’endettement de 300 % du PIB de 1933 (dû alors essentiellement aux entreprises, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui) pour atteindre 370 % en 2009. (NB. Je précise pour les puristes que j’ai évidemment inclus dans la dette publique la dette intragouvernementale officielle – nous y reviendrons…).

Dette totale des USA depuis 1916

La hausse récente a d’abord été due au secteur financier (développement du financiarisme) et aux administrations publiques (reaganisme coupant les recettes), puis à partir de 1995, aux ménages (boom immobilier). On observe également la hausse continue de l’endettement du secteur financier dans les 50 dernières années avec une forte accélération au milieu des années 1980. Près de la moitié de cette dette est émise par les Government-Sponsored Enterprises (GSE), entreprises financières comme Fannie Mae ou Freddy Mac, qui disposent de la garantie implicite publique. Au vu de l’état de ces structures, une bonne partie est en fait de la dette publique.

Analysons la situation depuis 2000 :

Dette totale des USA depuis 2000

Dette totale des USA depuis 1990

On observe d’abord que globalement la dette totale diminue modérément depuis mi-2009.

En fait, la croissance de la dette des ménages a brutalement stoppé en 2008 ; elle diminue depuis lors. La dette publique a explosé : il est flagrant que l’État a en fait repris à sa charge une partie de la dette des établissements financiers (ABS) pour sauver le système financier. Depuis deux ans, c’est bien l’État qui s’endette pour maintenir l’économie à une vitesse inconnue depuis 1940.

Mais il convient d’être vigilant : on observe ici un ratio dette/PIB, or le PIB augmente un peu. Pour bien analyser, il convient de revenir à une dette en dollars :

Dette totale des USA depuis 2000

Dette totale des USA depuis 1990

En fait, exprimée en dollars, la dette totale s’est simplement stabilisée – et elle repart très légèrement à la hausse depuis 2010. On est très loin d’un début de remboursement ! La faiblesse des efforts, rapportée à la rapidité des hausses passée, est sidérante.

Si on regarde simplement l’évolution de la dette chaque trimestre, on obtient le graphique suivant :

Evolution de la Dette totale des USA depuis 2000

On observe bien le timide désendettement de 2009 (principalement du fait du secteur financier) et surtout le soutien colossal du secteur public à partir de 2008…

On note d’ailleurs que le désendettement n’est principalement dû qu’au secteur financier. Or, pour bien percevoir l’impact de la dette sur l’économie réelle, il convient souvent de ne regarder que la dette du secteur non financier, qui, elle, reste plutôt stable (et à un niveau inconnu jusqu’à présent), les dépenses du gouvernement  empêchant une chute de l’endettement, donc de l’activité :

Dette secteur non financier des USA depuis 1916

Dette secteur non financier des USA depuis 2000

En fait, la dette n’est tout simplement plus remboursable vu le niveau atteint. Tenter de le faire va plonger le pays en récession. Mais comme les États-Unis ne peuvent plus continuer à s’endetter, le modèle économique de “consommation à crédit” est mort.

Comment la machine américaine va-t-elle pouvoir tourner quand le gouvernement va couper (très prochainement) ses dépenses ?

Billet à suivre dans les prochains jours par celui-ci, sur la dette privée aux États-Unis.

Cartoon Crédit

Cartoon Crédit

Cartoon dette

59 réponses à 0380 La dette totale américaine

  1. Choupinet Le 12 décembre 2011 à 12h09
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    Heu, l’armée américaine n’est plus qu’une guenille bureaucratique, désormais en retard de plus de 10 ans, avec un Pentagone dévoré par les luttes intestines et la corruption des entreprises d’armement. Mais elle a de la gueule, une réputation hollywoodienne et une politique de communication bien huilée. Ca prendra du temps avant de voir à quel point elle est en ruine. Quelques exemples publiquement connus (il faut chercher un peu plus loin que les grands titres, dans la presse spécialisée internationale, mais c’est là) :

    - Les F22 si vantés sont TOUS au sol depuis plus de 4 mois (!!) pour cause de défaut logiciel dans le système d’oxygène du pilote. Aucune solution en vue actuellement. Sans précédent.

    - La flotte complète d’avions ravitailleurs KC135 est au bord de l’interdiction de vol pour cause de vétusté. La lutte délirante autour des appels d’offre, entre Boeing et Airbus, pour leur renouvellement a tout retardé d’une dizaine d’années : les avions ravitailleurs actuels datent de 1960, ils sont devenus presque inutilisables et font peur à leurs pilotes, mais ne seront pas remplacés avant au moins 10 ou 15 ans, sans aucune solution ttransitoire.

    - Un drone RQ 710 a été piraté et arraisonné par l’Iran ces derniers jours (même s’il y a un gros flou de versions contradictoires, le fait est reconnu) alors que c’est censé être la fine fleur de la technologie furtive

    - le système de contrôle des drones Reapers a été infecté par un virus – sans gravité d’après les officiels US. Ca n’a été découvert que cet automne, alors que c’est peut-être là depuis plus d’un an. On a découvert à ce moment là que le système de ces drones n’est pas crypté.

    - les missiles Patriots qu’on nous vante n’ont jamais fonctionné correctement

    - le bouclier anti-missiles qu’ils essaient de fourguer partout autour de l’Europe est une escroquerie complètement inefficace, et sans stratégie, un simple gouffre à juteux contrats industriels

    - L’avion F35, qui doit succéder au F22 et prétendumment ridiculiser tout ce qui vole durant les 30 prochaines années, n’est toujours qu’un prototype de plus en plus improbable, dont les défauts ne sont plus dissimulables, dont le budget a doublé, les délais triplés, et les capacités requises ont été diminuées. Les gouvernements étrangers qui y ont contribué s’en mordent les doigts et se débinent autant et dès qu’ils le peuvent. On n’est pas sûr qu’il volera un jour en opération. De plus, les déboires logiciels du F22 ne font qu’ajouter aux inquiétudes sur le F35 : le logiciel de ce dernier est 10 ou 20 fois plus complexe et n’est toujours pas au point, même pas en prototype. Dans l’attente, l’USAF et la Navy sont en train de décider de “remodernier” pour la Xème fois leurs F16 et F15 datant des années 70 et eux aussi d’une vétusté conséquente. Ces avions même modernisés resteront en retard sur les avions étrangers actuels. Le F18, à peine plus récent, pose un problème à la modernisation, j’ai oublié quoi.

    Et ce sont là les cas officiellement reconnus uniquement.

    Sans mentionner le découragement des soldats dont les conditions de salaire, de reconduction de contrat, de retraite et d’indemnité de blessure se dégradent toujours plus, alors qu’eux risquent leur vie et leur santé chaque jour.

    Sans mentionner non plus l’état opérationnel des soldats US. Ils sontr recrutés de moins en moins instruits, parfois directement chez les gangs. Il en résulte une perte de niveau énorme, obligeant à se reporter toujours plus sur une technologie envahissante et de moins en moins intégrée, faute de temps de réflexion avec deux guerres ininterrompues et dévotreuses de budgets depuis 10 ans.

    Les trumatismes psys des soldats dépassent tout ce qu’on peut imaginer (la taux de suicide le plus élevé des USA est chez les vétérans d’Afpak et d’Irak, mais ça avait déjà commencé avec le Kosovo) Entre autre, la guerre mafieuse conduite au joystick, contre des gens qui ne menacent pas l’Amérique, finit par rendre fous : ce n’est plus la guerre, c’est du meurtre.

    Sans mentionner l’incapacité croissante des USA à intervenir dans une guerre de plus, politiquement, économiquement, avec leur opinion publique et diplomatiquement (elle perd ses alliés les uns après les autres – de manière feutrée mais indéniable –  par incapacité à lire l’évolution de l’image US dans les pays avec lesquels ils traitent, et incapacité à lire l’évolution de ces pays. Exemple basique et crucial, la Turquie qui est de moins en moins coopérative dans l’OTAN. Les USA ont même réussi à froisser l’Inde !)

    La guerre ne dépend pas tellement du matériel, le Viet Nam et l’Afpak en sont les preuves. La compréhension du terrain, de l’adversaire et des forces en jeu sont les vitales clés du succès. La technologie sert à multiplier ces compréhensions, elle ne les remplace pas. La débauche de technologie US en regard de leurs résultats en dit long sur le sujet.

    Il en va de même avec la R&D : verser des tonnes d’argent dans une organisation qui se phagocyte elle-même en concurrence interne, intrigues de couloirs, promotions personnelles, stratégies de communications etc. avant de répondre à un besoin opérationnel, ne va nulle part et ne développe que de l’illusion. Le F35 en est la preuve.

    Dernier point, tout ceci fait un mal incroyable à l’image de l’allié US auprès des pays qui le soutiennent, et face à leurs adversaires moins prestigieux mais informés et stratèges. (la vitesse avec laquelle la Russie a bousillé tout le système de communication données et voix géorgiens en 2008, est encore aujourd’hui un sacré problème pour le USA : le matériel géorgien était US et récent, et le personnel formé, face à une russie prétendumment arriérée et lourde. Voilà le genre de choses qui arrivent aux Américains, à force de regarder le monde avec l’idéologie de leur supériorité “intrinsèque”)

    Faut arrêter de regarder l’Amérique comme un pays en inox éternel, tout comme il faut arrêter de les voir comme les grands complotistes diaboliques. C’est un pays copnstitué d’êtres humains. Il a été très puissant et il l’est encore par inertie psychologique, car eux comme les autres ne supportent pas plus qu’une certaine dose de changement à la fois, ça aussi, c’est humain. Ils ont été très puissants, ils le sont moins et ça empire, et ça leur est insupportable, à eux comme à leurs alliés. Voilà

    Désolé pour les fautes de frappe.


    • askarine Le 20 mars 2012 à 09h00
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      merci bcp choupinet pour votre temoignage, c’était très interessant. il y a quelque chose dans votre post qui me rappelle la decrepitude militaire de l’ex urss… bonne journée 


    • Mario Le 20 mars 2012 à 15h27
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      Le sujet était la dette américaine ou l’équipement militaire américain? Excuse-moi Choupinet, je ne comprends pas la pertinence de votre commentaire. 


    • Deres Le 21 mars 2012 à 15h56
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      Dans vos rêves …
      Les américains ont leur problèmes, qu’ils soient techniques, organisationnelles  ou venant de leur système politique ou du gigantisme de leur armée. Mais cela ne les empêche pas d’avoir de l’excellent matériel, moins cher et renouvelé plus souvent principalement par effet d’échelle. Leur domination militaire est écrasante et personne ne peut la leur contester actuellement.

      Le F22 est un avion monstrueux équipés des meilleurs radars et missiles et personne ne conteste sa supériorité … Comme souvent, les américains défrichent les technologies ce qui coûte cher et est complexe.

      Pour mémoire, les Nord vietnamiens n’ont jamais battu les américains dans aucune bataille. Ils ont échoués face au sud vietnamiens tant que l’aviation américaine les soutenait. Ils n’ont réussi à envahir le sud Vietnam que quand les américains ont arrêtés leur soutien. Au mieux en Afghanistan, les talibans font des coups de mains avec au mieux quelques dizaines d’hommes et s’enfuit après leur défaite. le gros des morts provient des attentats et IED.


  2. Jacques Coeur Le 12 décembre 2011 à 14h34
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    Tout à fait d’accord avec les arguments et la conclusion de Choupinet : l’armée US périclite à grande vitesse.
    Pour autant, il n’est pas question pour qui que ce soit d’envahir la patrie de l’oncle Sam. Mais cet affaiblissement ne va pas sans conséquence.

    1- Incertains de leur avenir les yankees en viennent à des solutions de plus en plus radicales, et aux conséquences de plus en plus incertaines du fait de cette radicalité.

    2- Les pays qui leur étaient assujettis sont de plus en plus réticents à le rester encore. Le plus symptomatique à cet égard est l’Amérique du Sud, qui ne cesse de s’émanciper depuis une dizaine d’années. Après la mise à mort de l’Alca par l’Alba, verra-t-on l’OEA subir le même destin par la faute du CELAC ?

    3- Cet isolement va de pair avec un approvisionnement problématique en énergie et en matières premières qui va crescendo.

    4- Sans ces approvisionnements, une économie d’empire ne peut survivre par ses propres ressources. Cette évidence nous renvoie au point 1.

    Alors oui, la crise économique actuelle est  une crise essentiellement dû au modèle américain. Et la crise de l’UE, ou de l’euro, c’est au choix, nous est légué par notre leader. Mais ne soyons pas étonné, ce système a été mis en place dès après guerre, ce qui a fait dire au Général de Gaulle : “Nous payons les américains pour qu’ils nous rachètent.”

    Merci à OB, pour ces articles éclairants.


    • chris06 Le 20 mars 2012 à 11h01
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      “l’armée US périclite à grande vitesse.”

      ouais, bon, c’est sans doute vrai puisque choupinet et vous le dites…

      toujours est il que les américains réussissent quand même l’exploit de gaspiller en dépenses militaires plus que tous les autres pays de la planète réunis et je me demande bien quel(s) pays vont les obliger (et comment?))) à réduire leur part de gloutons extra-ordinaires dans leurs approvisionnements en pétrole? 


  3. Choupinet Le 13 décembre 2011 à 15h41
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    Sur les coûts de maintenance, la maintenabilité du Rafale n’est pas seule en jeu, il y a aussi les procédures d’intervention et la culture des pays. C’est flagrant sur les Tarmacs de base aérienne, lorsque des escadrilles de différents pays font des exercices ensemble.

    Les techniciens français sont polyvalents, les différents métiers coopèrent en souplesse. Ca permet -entre autre- de pallier les moyens et le personnel réduits. Résultat, c’est souple et ça va vite.

    Les Américains sont très différents : pour une même campagne de tir, ils emmènent le double d’avions et de techniciens autour + une infrastructure partielle “2è échelon” (maintenance lourde) Ils sont très procéduriers et chaque intervention demande beaucoup d’étapes et de signatures. Le nombre d’avions disponible compense le nombre d’avion consigné au sol.

    La pléthore de matériel et de spécialiste US fait à la fois envie et pitié aux techniciens français, condamnés qu’ils sont à se débrouiller avec la b… et le couteau (l’expression officielle n’a pas de pointillés) Voir tous ces outils, ces véhicules et ce personnel, ça fait envie. Voir le peu qu’ils font avec, ça fait pitié.

    La différence entre France et USA est la même dans le ciel et au sol : les pilotes français sont adaptatifs et insolents, exactement comme leurs mécaniciens (qu’on appelle les Arpêtes, même lorsqu’ils ont quitté l’école depuis longtemps) alors que les pilotes et techniciens US comptent sur le nombre et le respect de procédures très strictes.

    Cet esprit français se retrouve dans toutes les armes. ‘Insolent’ n’est pas le mot qu’on imagine en premier pour les qualifier, pourtant comparés aux Américains, ils le sont : la plus grande des insolences, c’est le talent (ben quoi ?)

    Ces remarques sont le fruit de l’expérience personnelle, et de celles partagées avec les collègues de différentes bases. Ca date des années 90, mais en la matière, l’évolution US a toujours été vers le “toujours plus”. Il est donc probable que cet écart de rendement entre les armées des deux pays, soit encore plus vrai aujourd’hui. Si quelqu’un est en mesure de confirmer ou infirmer cette suposition, ce sera avec, plaisir.
     


    • Jack Le 20 mars 2012 à 02h50
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      Je ne peux parler que de mon service militaire dans les FFA (Forces Françaises en Allemagne) en 1987 / 1988. Plus d’une manœuvre avec les américains, notamment leurs “Marines”. Ces types avaient une logistique impressionnante qui les suivait partout. Sans elle, ils n’étaient bon à rien. L’exemple le plus parlant à mes yeux, ce sont les chiottes. Chez nous, c’était la pelle-bêche et le rouleau de papier, chez les américains, des chiottes de chantier que des camions venaient leur déposer directement sur le terrain! Leur armement était impressionnant, le reste…
       


    • Marcus Le 20 mars 2012 à 02h56
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      Je ne sais pas si l’armée américaine périclite, mais ce qu’ils savent très bien faire depuis la deuxième guerre mondiale inclue jusqu’à récemment c’est bombarder, bombarder et bombarder. Je ne pense pas que les populations irakiennes ou autres (voir la Serbie en son temps) ont particulièrement  apprécié de recevoir les bombes US sur la tronche …


      • Un_passant Le 20 mars 2012 à 12h00
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        Un bombardement ne fait pas la victoire. Et la victoire est loin d’apparaître flagrante. On a juste changé la nature et la dimension du problème. Exemple : l’Afghanistan, c’est curieux quand même, la production de pavot n’a jamais autant prospéré que ces dernières années. Quant aux Talibans, ils sont toujours là. Et la condition des femmes et des enfants n’est en rien meilleure. Et l’Irak…c’est une victoire? La Libye, c’est une victoire?

        Sérieusement, les EUA c’est pas WonderWorld… 


        • Deres Le 21 mars 2012 à 15h46
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          Depuis la première guerre mondiale, c’est l’artillerie qui fait le gros des pertes. Le bombardement/aviation tactique n’assure peut être pas la victoire mais il en est la condition indispensable. Depuis le Vietnam personne n’a réussit à mener d’attaques sérieuses d’infanterie contre les américains suite à leur domination en artillerie et en aviation. A Khe Sanh, seules des troupes peu nombreuses nord vietnamienne ont réussi à atteindre les abords de la base pour se faire massacrer par ses défenseurs en surnombre … L’apparition des drones et des bombes/obus/roquettes guidés où les américains ont beaucoup d’avance conforte encore plus leur domination.


      • chris06 Le 20 mars 2012 à 12h13
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        “Un bombardement ne fait pas la victoire.”

        Tout à fait! Mais …

        … l’idée de recevoir quelques dizaines de milliers de bombes sur son sol, voir ses villes et ses infrastructures détruites et quelques centaines de milliers de morts dans sa population civile (comme en Irak), même si cela n’assure pas la victoire des américains, ça peut avoir tendance à en dissuader pas mal de s’opposer trop ouvertement aux américains.  


        • Un_passant Le 20 mars 2012 à 12h31
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          Sauf si les EUA font de plus en plus l’unanimité contre eux. C’est juste de nature à faire empirer les choses en passant du statut de gendarme du monde à celui de dictateur maintenant sa situation -précaire- par le chantage.


  4. Michel Peyret Le 20 mars 2012 à 03h11
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    Il serait intéressant de savoir qui achète cette dette et combien cela rapporte à ceux qui l’ont achetée.


  5. Incognitototo Le 20 mars 2012 à 03h48
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    Est-ce que vous connaissez, Olivier, les créances qu’ils ont à mettre en face ?


  6. Patrick Luder Le 20 mars 2012 à 04h30
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    Les USA étaient et sont encore un peu le modèle à suivre par le reste du monde.
    Ils ont pu bâtir leur empire sur le dos des autres (extérioriser leurs dettes).
    L’arrêt du soutien des autres pays forcera les US à un boulversement.
    Rien n’est durable, même les civilisations « modernes » …


    • un suisse Le 24 mars 2012 à 20h05
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      Patrick Luder : “Ils ont pu bâtir leur empire sur le dos des autres (extérioriser leurs dettes)”
       
      Vous avez raison. Mais n’est-ce pas le concept même du capitalisme d’extérioriser (je préfère le terme d’externaliser) les coûts ?
      On peut le voir avec :
      - les dettes des agents financiers privés “externalisées” auprès des États (et donc in fine chez le contribuable)
      - les profits “externalisés” vers les paradis fiscaux alors que la structure sociale qui a permis ces mêmes profits n’en profite pas (impôts diminués, salariés sous-payés, emplois précaires).
      - la non prise en compte des coûts écologiques qui sont “externalisés” auprès des pays émergents ou alors envers l’ensemble de la population (pollutions diverses).
      Je ne suis pas très optimiste sur la perpétuation d’un tel système…
       
       


  7. amorgos Le 20 mars 2012 à 08h37
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    les US s’en sortiront après coup pour une seule raison fondamentale, ils ont le culte des valeurs TRAVAIL ET RISQUES D’ENTREPRENDRE ,  terreau des éternels optimistes qui rebondissent quoiqu’il leur arrive … tout ce que nous comprenons pas en France ! 


    • Christophe Vieren Le 20 mars 2012 à 10h42
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      @Amorgos : j’aime ton optimisme ! De nombreuses civilisations semblant insubmersibles ont pourtant sombré, parfois après quelques millénaires. Alors croire que la civilisation US va s’en sortir parce que ce serait ” le terreau des éternels optimistes qui rebondissent quoiqu’il leur arrive”, est un peu hatif. Qu’attendent-ils pour faire ce rebond ? Après avoir épuisé rapidement tout leur pétrole, cela fait trente ans qu’ils s’enfoncent ! Et ce n’est pas les gaz de schistes qui vont les tirer d’affaire. Bien au contraire, ils paieront cette technologie mortifère très rapidement. Aux 45 millions d’HYPER-PAUVRES, viendront s’ajouter des milions d’hyper-malades. Relire sur ce site les articles d’Orlov. C’est du vécu.


  8. askarine Le 20 mars 2012 à 08h58
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    merci ob pour la photo prise sur le vif du probable mega tsunami deflationnistte (bien pire qu’en 1929) en cours de formation. Mieux que bcp de paroles, voilà une illustration du monstre que notre merveilleux systeme monetaire a créé ! vous méritez le prix capa olivier ;) !!!


  9. chris06 Le 20 mars 2012 à 09h43
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    @Olivier,

    Petites remarques:

    il y a une erreur sur l’avant dernier graphique où vous incluez la dette des entreprises financières semi publiques alors que vous parlez de la dette non financière, puis vous l’ôtez justement sur le dernier graphique.

    En ce qui concerne le quatrième graphique n’aurait il pas fallu corriger ces données par l’inflation pour voir l’évolution de la dette en valeur réelle et non nominale? (comme vous le faites d’ailleurs si bien d’habitude)

    Enfin, une question (la même que l’autre jour quand on parlait du Japon), vous dites que le gouvernement américain va devoir couper très prochainement ses dépenses. Qu’appelez vous “très prochainement”? Et pourquoi? Je vous rappelle que les USA détiennent ce privilège exorbitant de pouvoir régler toutes leurs importations dans la monnaie qu’ils émettent (du pétrole saoudien en passant par les gadgets électroniques chinois ou les chaussures indonésiennes) et que Ben Bernanke semble déterminé à continuer à en émettre autant qu’il juge nécessaire. Quel évènement très prochain va faire en sorte de les arrêter?


  10. Un_passant Le 20 mars 2012 à 10h30
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    Pourquoi les USA ne peuvent pas continuer? Justement parce que Chine en tête, les pays qui le peuvent s’affranchissent du dollar, vaille que vaille autant que faire se peut, dans le désordre et la discrétion (enfin l’aveuglement des journaux français).

    L’Inde compte payer son pétrole à l’Iran en Or.
    La Chine signe à la qui mieux mieux des accords de SWAP.
    Les pays qui avaient ralenti la diversification de leurs réserves en Euro recommencent à les augmenter.

    En fait l’info est disponible mais les médias français dans la droite ligne de leur maître le Financial Times s’abstiennent d’en parler. Même si le front se fissure (L’express, la Tribune ou L’économiste commencent à parler de “sujets qui fâchent”)


    • chris06 Le 20 mars 2012 à 11h17
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      “Justement parce que Chine en tête, les pays qui le peuvent s’affranchissent du dollar”

      ouais, bof, attendons de voir quand les chinois, les mexicains, les canadiens ou les saoudis vont exiger des américains d’être payés en quelque chose d’autre qu’en dollars pour leurs exportations en gadgets électroniques, blue-jeans, jouets divers et variés et pétrole…

      vous pouvez continuer à essayer de vous convaincre que “les pays qui le peuvent s’affranchissent du dollar” mais le américains, eux, continueront d’assouvir leurs besoins de gloutonneries dans la monnaie qu’ils peuvent imprimer comme bon leur semble et je ne vois pas pour le moment qui va s’amuser à les en empêcher…

      mais peut être avez vous une idée? 


      • Un_passant Le 20 mars 2012 à 11h54
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        Le dollar jusqu’à récemment servait dans la plupart des transactions internationales, rendant les besoins en dollars sans commune mesure avec la dimension réelle de l’économie  des EUA.

        Si les pays commercent entre exu en Euro, en Renminbi, en Rouble, en Real ou même en Or, la demande en dollar baisse puisqu’il ne sert plus AUTANT. De facto, cela entraînera une inflation catastrophique aux EUA.

        Pourquoi les pays achèteraient des dollars s’ils en ont moins besoin? Or les accords de SWAP c’est exactement ça : s’affranchir du dollar entre les autres pays. Bon sang les EUA NE SONT PAS le monde. Certains continuent de raisonner comme si tout était immuable. Le monde change à grande vitesse devant vous. Reveillez-vous! Les EUAne seront plus qu’une puissance parmi d’autres et le dollar un monnaie parmi d’autres.


        • chris06 Le 20 mars 2012 à 12h55
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          “Or, la demande en dollar baisse puisqu’il ne sert plus AUTANT. De facto, cela entraînera une inflation catastrophique aux EUA.”

          Eh hop, toujours la même erreur… ce n’est pas parce que la part des transactions internationales faites en dollars va diminuer (pour le moment c’est loin d’être le cas mais on peut toujours espérer…) que le cours du dollar va automatiquement diminuer. Vous semblez, comme de nombreuses personnes, oublier une chose, dans la “loi de l’offre et la demande” une diminution de la demande n’entraîne pas automatiquement une diminution du prix (ou de celui de la paire de change)… tout dépend de ce qui arrive à l’offre!

          Si l’Inde se met à commercer avec l’Iran en or plutôt qu’en dollar cela n’aura aucune influence sur le cours du dollar.

          Le jour où vous verrez un fabricant chinois de télés ou un fabricant indonésien de chaussures exiger de Walmart qu’il les règle en autre chose qu’en dollars, faites moi signe…  ou que le cours du brent à Londres ou du WTI à Chicago ou de l’or et de la plupart des matières premières ne seront plus côtés en dollars mais dans une autre monnaie et que les Etats Unis devront s’approvisionner, comme tous les autres pays aujourd’hui, dans une monnaie qui n’est pas la leur, faites moi signe aussi.

          D’ici là, vos désirs n’en seront pas pour autant des réalités… 


          • Un_passant Le 20 mars 2012 à 13h32
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            Votre raisonnement ne tient qu’en maintenant une vision occidentale et même américano-centrée de l’économie mondiale. Or si vous suivez un peu l’actualité, vous sauriez que les EUA ne sont pas loin s’en faut les seuls clients des Chinois (tiens les africains vont dépasser l’Europe en matière de matériel électronique consommé). Si tous les clients chinois autres qu’américains décident de payer en Euro, en Renminbi en Real ou en Rouble (pour information, la Chine a des accords des SWAP avec le Brésil, la Russie et le Japon et les pays du Moyen-Orient semblent s’ouvrir à des paiements hors dollar, le processus est en route, mais une telle chose n’est JAMAIS instantanée), de facto, ceux qui achetaient du dollar pour se fournir n’en achèteront plus, pouvant échanger dans leur monnaie locale ou une autre monnaie plus intéressante. Non?

            Pourquoi les Africains iraient acheter des dollars pour acheter chinois s’ils peuvent directement payer en Yuan(ce qui de plus est plus intéressant pour les Chinois et actuellement favorisé par le gouvernement, progressivement)? C’est exactement le processus en cours. Non pas mon souhait, UN FAIT en cours de mise en place. De même que la Chine et la Russie sont en passe de commercer non plus en dollar mais en s’échangeant des Yuan et des Roubles. Même chose entre la Chine et le Brésil. Tous les dollars cédés pour ces transactions, s’ils ne servent plus à rien, à quoi vont-ils servirent sinon à alimenter une bulle en dollar qui ne va impacter que… les américains?

            “Si l’Inde se met à commercer avec l’Iran en or plutôt qu’en dollar cela n’aura aucune influence sur le cours du dollar.”

            A cette seule échelle, peut-être, mais diriez vous de même en étendant cela à la Chine, à l’UE (qui est en train de passer à des paiements internationaux tout dollar à des paiements dollar ET euro), la Russie… WalMart à l’échelle du monde n’est RIEN pour ce qui est de la valeur du dollar, comparé aux accords de SWAP qui se mettent en place et qui couvrent de plus gros volumes.

            WalMart n’est pas le monde, les EUA non plus… 


          • chris06 Le 20 mars 2012 à 15h18
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            “Votre raisonnement ne tient qu’en maintenant une vision occidentale et même américano-centrée de l’économie mondiale. ”

            Non, ce raisonnement dépend uniquement du fonctionnement du marché des changes. 

            Vous vous entêtez à croire que le cours d’une monnaie par rapport à une autre dépend de l’évolution de leurs parts respectives dans le volume des échanges commerciaux internationaux, la monnaie dont la part diminue par rapport à l’autre voyant son cours diminuer par rapport à l’autre. 

            Si c’était le cas on aurait dû voir le cours du franc suisse diminuer grandement par rapport à l’euro au cours des dix dernières années.

            Ou bien pourquoi le dollar a t’il perdu plus de 40% de sa valeur par rapport au Yen au cours des cinq dernières années alors que leurs parts respectives dans les échanges internationaux n’a pratiquement pas changé?

            Vous affirmez que si la part du dollar dans les échanges commerciaux internationaux diminue fortement dans les années à venir, le dollar va s’effondrer par rapport aux autres monnaies. Il peut tout aussi bien apprécier.  Cela dépendra de beaucoup d’autres facteurs que simplement du fait qu’un nombre grandissant de pays se mettront à échanger en d’autres monnaies que le dollar.

            Posez vous juste la question : pourquoi l’euro a t’il perdu 25% de sa valeur par rapport au dollar en 6 mois en 2008?


          • Un_passant Le 20 mars 2012 à 16h06
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            Mais je me fiche complètement du cours Euro-Dollar. Ce que je vois, c’est que par rapport à un panier de devise, le dollar ne cesse de baisser, même la FED le reconnait… Pour le coup, c’est bien plus représentatif que le cours Euro-Dollar qui ne montre rien d’autre que le fait que l’Euro est la cible d’une guerre économique, contre nous par les EUA. Il suffit de lire la propagande à laquelle se livrent périodiquement les anglo-saxons et le Financial Times le premier d’entre eux. Si vous voulez vous fier à eux et à des cours de bourse dominés (manipulés) par les institutionnels étasuniens… Grand bien vous fasse.
             


          • chris06 Le 20 mars 2012 à 18h32
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            “Ce que je vois, c’est que par rapport à un panier de devise, le dollar ne cesse de baisser, même la FED le reconnait… ”

            De quoi voulez vous parler? Le DXY (index du dollar par rapport à un panier de devises correspondant au volume des échanges internationaux) est monté de 5% en un an, la même chose en 2 ans, et depuis le début de la crise mi 2008 de plus de 10%. C’est vrai qu’il a aussi baissé si on prend d’autres intervalles de temps, mais dire, comme vous “qu’il ne cesse de baisser” (sans même se donner la peine de vérifier) c’est vraiment faire oeuvre de propagande.

            Ah, à propos de propagande vous m’indiquerez, entre celle à laquelle vous semblez adhérer (anti US) et sa contraire (pro US) pourquoi l’une vaut mieux que l’autre?


        • chris06 Le 20 mars 2012 à 13h35
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          “Bon sang les EUA NE SONT PAS le monde.”

          qui ici ou ailleurs a suggéré une idée aussi insensée? 

          “Reveillez-vous! Les EUAne seront plus qu’une puissance parmi d’autres et le dollar un monnaie parmi d’autres.”

          c’est fort possible, mais “réveillez vous” c’est généralement une interjection qui  appelle à prendre conscience de la réalité telle qu’elle se présente, or, présentement, et je dirais même “réveillez vous!”, les USA  ne  sont pas une puissance parmi d’autres et le dollar une monnaie parmi d’autres. 

          Tout autant que vous, j’espère que cela changera dans la ou les décennies à venir, mais je doute fort que les Etats Unis abandonneront leur statut de première puissance économique et militaire mondiale et le dollar celui de la monnaie dominante pour les réserves de changes et les transactions internationales, aussi facilement et subrepticement que vous semblez le croire… et je vous le répète encore une fois, au cas où vous ne l’auriez oublié, “les désirs ne font pas la réalité”.  


          • Un_passant Le 20 mars 2012 à 15h50
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            “mais je doute fort que les Etats Unis abandonneront leur statut de première puissance économique et militaire mondiale et le dollar celui de la monnaie dominante pour les réserves de changes et les transactions internationales”

            c’est déjà en train…  Je ne le spécule pas, c’est factuel, pour peu que l’on sorte des médias français ou anglosaxons (et encore, sur le complexe militaro-industriel, c’est édifiant, voir le poste de Choupinet dont les sources sont américaines mais plus “locales”): accords de SWAP et divers démarches et processus pour passer à l’après dollar. Allez lire, je sais pas moi… RIA Novosti, XinHua, Al Jazeera… On a souvent des informations internationales complètement passées sous silence en France ou reléguées à l’anecdotique alors que ça montre que l’ordre mondial est complètement en train d’être chamboulé (et que l’économie ne va pas mieux, quoique certains en disent -> annonces récurrentes de perspectives moins favorables que prévues en 2011 pour 2012, bulles divers craintes -comme l’immobilier chinois et j’en passe). On voit aussi explicitement que la Chine compte s’affranchir du marché Etatsunien pour se recentrer sur son marché intérieur tout en se plaçant petit à petit comme un concurrent technologique sérieux pour l’Occident… Enfin bref, strictement rien de nature à croire que les  Etats-Unis vont pouvoir continuer comme avant. Je sens venir un Japon bis mais en pire… et qui aurait en partie retenu les leçons du Japon (ne pas devenir dépendant des EUA, justement).


          • chris06 Le 21 mars 2012 à 03h10
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            “Je ne le spécule pas, c’est factuel’

            ce qui est factuel, c’est qu’aux dernières nouvelles, le dollar représentait 85% de toutes les transactions de changes mondiales et le Rouble, le Renminbi, ou le Real respectivement 0,9%; 0,9% et 0,7% 

            Ce sont les chiffres du dernier rapport triannuel de la BRI sur le marché global des changes
            link to bis.org(voir table page 12)

            Alors maintenant, si vous avez des chiffres, des rapports ou des informations qui contredisent ceux là et qui montrent que le dollar est en train d’abandonner sa position dominante dans le marché des changes plutôt que de vagues spéculations, je suis preneur. En attendant, je vous confirme, encore une fois, qu’il ne faut pas confondre vos désirs, ou vos spéculations, et la réalité.


      • Michel Peyret Le 20 mars 2012 à 12h16
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        J’ai posé une question, elle est toujours sans réponse: qui possède la dette des Etats-Unis?
        Qui a acheté la dette des Etats-Unis et à quelles conditions?
        Les organismes financiers chinois ne sont-ils pas toujours les principaux acheteurs et détendeurs de cette dette?
        S’ils sont confirmés aujourd’hui, ces achats ne peuvent-ils être un instrument de discussion dans les politiques de chacun de ces pays? Dans le mode: “Je te tiens, tu me tiens par la barbichette!”
        Cordialement.


  11. yoananda Le 20 mars 2012 à 10h50
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    Finalement la situation s’améliore.
    Il n’a jamais été question de rembourser la dette, puisque la dette c’est la monnaie qu’on utilise tous les jours. Plus de dette, plus de monnaie, plus d’économie. Par contre, ce qui compte c’est de pouvoir la faire rouler. Et la, si en plus le ration dette/PIB diminue, c’est qu’ils sont en voie de rétablissement. Car en réalité, il faut déflater la dette en dollar constant pour savoir ou ils en sont vraiment.
    De plus si on rajoute a cela les gaz de schiste et le renouveau énergétique, le fait qu’ils redeviennent auto suffisant (ils exportent du pétrole pour la première fois)énergétiquement …
    et bien, il n’y a plus grand chose à dire. Les USA sont en train de sortir (difficilement) de la crise.
    Conclusion : c’est l’Europe qui va morfler.


    • Un_passant Le 20 mars 2012 à 11h17
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      Ils exportent à besoin constants ou ils exportent parce que la demande intérieure à baissé? D’ailleurs je m’étonne fortement qu’ils puissent exporter du pétrole alors que j’avais oui dire que quand ils allaient bien, leur production couvrait… 30% de leurs besoins?

      Une source? 


      • Valérie Le 20 mars 2012 à 15h12
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        @Un_passant
        Yoananda fait probablement référence à un article du Monde paru il y a qques jours :

        link to lemonde.fr

        Bien lire l’article : les USA sont exportateurs nets de *produits pétroliers*, pas de pétrole ! Pour le pétrole brut ils extraient sur le sol US ~40% de leurs besoins seulement. L’article veut simplement dire que les capacités des raffineries américaines sont excédentaires. Comme on peut dire que la France est exportatrice nette de produits à base de cacao, même si pas un seul cacaoyer ne pousse en France! 

        Cet article du Monde était à la limite du titre trompeur, voire mensonger : d’ailleurs, la plupart des gens ont retenu la même chose que Yoananda, à savoir que les USA étaient redevenus exportateurs nets de pétrole ! Rien n’est plus faux…Leur choix de fuite en avant “allons chercher toutes les énergies fossiles que l’on peut” va probablement se révéler faux à moyen terme. Les gaz et pétrole de schiste, ainsi que les pétroles issus de sables bitumineux, ne pourront compenser le déclin des champs traditionnels. Leur rendement énergétique est catastrophique et les investissements nécessaires sont incroyablement lourds. Sans parler des dégâts environnementaux qui finiront bien par devoir se payer un jour…


        • Un_passant Le 20 mars 2012 à 15h40
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          En bref, on pourrait même en déduire le contraire… ça laisse à penser que la consommation d’essence à baissé, signe que ça va moins bien plutôt que mieux.


        • Christophe Vieren Le 20 mars 2012 à 15h52
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          @Un passant : depuis 2010 je sais pas , mais le 6 octobre 2011, selon lester Brown, la consommation baisserait depuis 2 ans et continuerait probablement.
          Il faut dire qu’aux USA comme il n’y a pas de taxes à valeur constante aussi importantes que notre TIPCE (et TIPGN), la variation relative dépend quasiment exclusivement du prix du brut. Ce qui induit un impact bien plus fort sur la consommation qu’en France (ou la consommation a également baissé)


        • yoananda Le 20 mars 2012 à 16h56
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          Merci Valérie, j’ai en effet lu trop vite. L’EROEI des gaz de schiste a l’air très bas en effet (entre 1 et 2) mais aucune étude officielle.
          Certains parlent de bulle … mais pour l’instant, les chiffres de la production sont la eux … donc difficile d’y voir clair sur le long terme, mais pour le court terme, l’amélioration est notable.


        • Christophe Vieren Le 20 mars 2012 à 18h31
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          @Yoananda : j’imagine que tu as vu le docu Gasland de Josh Fox sur l’exploitation des gaz de schistes aux USA. Une version de 45′ est visible en ligne sur la Télélibre. C’est ICI.
          Bon film !
           


    • erde Le 20 mars 2012 à 11h31
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      Quel optimisme ! Certainement engendré par une forme de naïveté et la foi en la sacro-sainte croyance en la croissance infinie.
      Vous oubliez le seul paramètre qui détermine cette pseudo croissance : notre planète ne pourra pas supporter cette féroce exploitation des ressources naturelles malgré la technologie actuelle et à venir !
      Les Américains sont pires que les Européens dans ce domaine, et leur “égoïsme” les mènera à leur perte.
      Un peu de bon sens et d’intuition devrait pouvoir pourtant vous faire prendre conscience du danger à poursuivre dans cette voie du productivisme et du consumérisme à tout va ! 
      Peut-être  me trouvez vous pessimiste, mais comme le disait si bien Yves Paccalet : “le pessimiste n’est au fond qu’un optimiste lucide”
       


    • chris06 Le 20 mars 2012 à 11h55
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      c’est marrant comme, dès qu’on parle des américains  sur un  blog en français, on peut lire exactement tout et son contraire…

      les américains s’en sortiront grâce à blablabla… les gaz de schistes vont les sauver!
      les américains sont irrémédiablement foutus à cause de blablabla… ça va aller très vite! les chinois ceci, l’inde va payer son pétrole à l’iran en or…

      que d’émotions! 


  12. askarine Le 20 mars 2012 à 12h04
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    tout a fait d’accord avec toi. je pense que les chinois sont loin d’être cons et qu’ils sont plutot du genre patients. ils sont a mon avis en train de conferer au yuan le statut de monnaie de reserve unique avec toutes les enormes avantages qui en decoulent…


  13. Patrick Luder Le 20 mars 2012 à 13h34
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    Si intérêts et inflation sont au même niveau,
    la monnaie pourrait être considérée comme gratuite
    sinon l’argent-dette avec intérêt
    n’est un moyen de faire payer !
        Eh les pigeons,
    vous n’aimeriez tout de même pas
    avoir une monnaie gratuite ?


  14. Patrick Luder Le 20 mars 2012 à 13h37
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    Oups, erreur … l’inflation troue mon porte-monnaie … Ouaip, nous sommes des pigeons dans tous les cas :-(


  15. DAN Le 20 mars 2012 à 15h21
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    La décadence du modèle américain , de son économie , de son armée etc…. est une réalité , ce déclin se caractérise principalement par le déclin du dollar qui n’est plus  ni une monnaie forte , ni une devise pour les échanges internationaux puisque les pays de la BRICS et les les pays pétroliers n’en veulent plus. De plus la spéculation contre l’euro et les petits pays européens laissera beaucoup d’amertume et de changements dans les relations politiques avec les USA qui sont considérés comme un ennemi. Dans les prochains mois , nous assisterons à beaucoup de boulversement.


  16. Mario Le 20 mars 2012 à 15h46
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    Olivier Berruyer,

    Vous confondez dette et activité économique.  Rien ne montre, bien au contraire, qu’à une dette publique croissante correspond un taux de croissance proportionnel. Il semble que cela soit plutôt le contraire, lorsque la dette publique augmente, le taux marginal de croissance diminue.
    Je n’ose pas vous renvoyer aux graphiques lumineux de l’économiste Charles Gave sur ce sujet.

    Des les derniers chiffres de PNB américain de 2011, les US ont enregistré un taux de croissance positif malgré une contribution négative de l’État.
    Un pays peut croitre sans être sous la tutelle permanente de l’État. 

    Quant à l’endettement accumulé par les US jusqu’ici, les GSE mises à part, c’est aux velléités guerrières de M. Bush et programmes de M. Obama qu’il faut attribuer la part du lion, et non à M. Reagan. 


    • Christophe Vieren Le 20 mars 2012 à 19h52
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      Olivier, peut-être devrais-tu pour aider notre ami Mario, mettre sous le graphique la bobine des Présidents US. Parce que Mario il a l’air d’associer la croissance de la dette durant  la période de 1981 à 1989 aux successeurs de Reagan qui était pourtant le Pdt durant cette période !


  17. Marcel Le 20 mars 2012 à 15h50
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    Les américains ne rembourseront jamais leur dette… et ne seront pas les premiers.
    Mais ils ont noyauté toutes les classes politiques européennes,  qui au nom de leur pays achète de la dette U.S. Tant que cela fonctionne, les U.S. n’ont aucun intérêt à changer de politique. Mieux, c’est même la chose à faire. En effet, en écroulant demain le système économique européen, ils pourront racheter les fleurons de l’industrie et rapatrier la techno dans le pays. Comme disait Felix Faure: “il coute moins cher d’acheter un député que d’investir dans une entreprise à risque à l’étranger” .
    Dans le cas des U.S., je pense qu’ils ont carrément acheté un président.
    Il y a une certaine logique dans cette stratégie. :)

    Mais  je plains l’américain moyen, complètement dépassé par ces notions de géostratégie. Pour mémoire, on a vécu la même chose de 1129 à 1307


  18. P1800 Le 20 mars 2012 à 19h59
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    Qui possède la dette américaine : mais la FED bien sûr !!
    Et quelle importance que l’actif de la FED soit bourré d’obligations américaines qui ne valent plus une thune dès lors que la FED crée de la monnaie à volonté et que ce tour de passe passe qui dure depuis des années satisfait à peu près toutes les couches de la population US
    C’est d’ailleurs dans cette direction que lorgne aussi la BCE qui prête (donne ?) aux banques qui prêtent aux états européens en difficulté (c’est à dire à peu près à tous)
    En conclusion, ne vous leurrez pas , comme l’Hydre de lerne, le capitalisme financier redressera toujours  la tête au moment même où les candides de tous bords croiront l’avoir coupée
    Malheureusement !


    • chris06 Le 21 mars 2012 à 11h41
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      “Qui possède la dette américaine : mais la FED bien sûr !!”

      la FED en possède 10%. C’est beaucoup, mais c’est pas tout. 

      “d’obligations américaines qui ne valent plus une thune ”

      Si vous voulez, je vous échange pas une thune contre 10 000 $ en bons du trésor US, d’accord?

      PS: méfiez vous de ce genre d’affirmations péremptoires qui ne font qu’invalider le reste de votre propos 


  19. Un_passant Le 21 mars 2012 à 16h27
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    A propos de la dette américaine, j’ai malheureusement perdu un lien d’un journal américain qui présentait un diaporama des 10 premiers détenteurs de dette américaine. Si jamais quelqu’un voit de quoi je parle et a le lien, je suis preneur.


    • Un_passant Le 21 mars 2012 à 16h30
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      C’est toujours quand on s’apprête à renoncer que l’on trouve ce que l’on cherche :
      link to cnbc.com 


  20. Paulo Le 27 mars 2012 à 14h42
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    La dette du secteur financier est “normale” puisque la monnaie c’est une dette (au passif du bilan des sociétés financières)
    Il me semble donc qu’il faudrait enlever sensiblement 6000 md$


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