Source : The American Conservative, le 19/05/2016

Si Hillary Clinton gagne, attendez-vous à trouver, à ses côtés, Victoria Nuland.

Par PHILIP GIRALDI • 19 mai 2016

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Ambassade des États-Unis, Géorgie

L’autre jour, une question a surgi sur un fil de Facebook que je commentais : « Où est donc Victoria Nuland ? » On peut, bien sûr, répondre brièvement qu’elle est toujours à son poste comme sous-secrétaire d’État pour les affaires européennes et eurasiennes.

Mais se pose aussitôt une question connexe qui appelle une réponse plus détaillée. Où sera Victoria Nuland après janvier ? Nuland est l’une des protégés d’Hillary Clinton au secrétariat d’État et elle est aussi fort admirée par la branche dure des Républicains. Ceci laisse entendre que le Congrès approuverait sans problème sa nomination comme secrétaire d’État ou même comme conseillère pour la sécurité nationale, ce qui, en retour, suggère qu’il vaut la peine d’examiner de plus près ses opinions en politique étrangère.

Victoria Nuland vient de ce qu’on pourrait appeler la Première famille des interventionnistes militaires. Son mari, Robert Kagan, est un éminent néoconservateur qui a cofondé le Projet pour le Nouveau siècle américain en 1998 alors au milieu des demandes pour « un changement de régime » en Irak. Non seulement c’est actuellement un membre important du Conseil d’administration du groupe de réflexion, l’Institution Brookings, mais c’est aussi un écrivain et il contribue aux pages d’opinion d’un grand nombre de journaux nationaux. Il a déjà déclaré qu’il allait voter pour Hillary Clinton en novembre, se détachant ainsi du Parti républicain, ce que beaucoup ont vu comme une façon avisée de donner une impulsion à sa carrière et à celle de sa femme.

Son frère, Fred, travaille dans le belliciste Institut de l’Entreprise américaine, et sa belle-sœur, Kimberly, dirige l’Institut de l’étude de la guerre, subventionné, en grande partie, par des marchands d’armes. Les Kagan travaillent à encourager les actions militaires, à la fois grâce à leurs postes gouvernementaux et à leur influence dans le débat public par l’entremise de groupes de réflexion et des articles dans les pages d’opinion. C’est une entreprise familiale qui est représentative du complexe militaro-industriel dans son ensemble, avec des groupes de réflexion. Ces derniers trouvent des raisons d’augmenter les dépenses militaires et fournissent un soutien d’« expertise » aux responsables gouvernementaux qui, eux effectivement, promeuvent et mettent en œuvre les politiques. Les marchands d’armes, quant à eux, tirent profit de ces dépenses et rétrocèdent certaines sommes aux groupes de réflexion qui, alors, trouvent de nouvelles raisons de faire encore d’autres dépenses d’armement.

Les Kagan pensent fondamentalement que les États-Unis ont à la fois le pouvoir et le devoir de remplacer les gouvernements dont on considère qu’ils ne coopèrent pas avec Washington, le Leader du monde libre, ou qu’ils sont hostiles aux intérêts américains. Ces intérêts peuvent, bien sûr, changer. Ils incluent des valeurs comme la démocratie et la primauté du droit aussi bien que des considérations pratiques comme la concurrence économique et politique. Compte tenu de l’élasticité de ces intérêts, de nombreux pays peuvent être et sont considérés comme des cibles potentielles pour l’aide impitoyable de Washington.

On rapporte que le président Obama apprécierait énormément les livres de Robert Kagan, où ce dernier soutient que les É-U doivent maintenir leur puissance militaire pour faire face à « leurs responsabilités mondiales ». On a souvent fait remarquer que les opinions néoconservatrices continuaient à prévaloir dans l’administration Obama, même si les Démocrates et les Républicains se rallient, pour des raisons différentes, à l’interventionnisme militaire. Le Parti républicain le considère comme un impératif pour un leadership international qui repose sur le caractère exceptionnel de l’Amérique tandis que les Démocrates sentimentalisent « l’intervention libérale » et la voient comme un mal parfois nécessaire auquel il faut se résoudre, la plupart du temps pour des raisons humanitaires. Le résultat, cependant, est le même. En effet, aucune administration ne veut avoir l’air faible dans ses rapports avec le monde extérieur. Les échecs catastrophiques de George W. Bush en Afghanistan et en Irak continuent à porter leurs fruits dans une administration démocrate, même si le président a ajouté une série d’interventions au sol en Libye, en Syrie, au Yémen, aux Philippines et en Somalie.

Et Victoria Nuland elle-même, beaucoup s’en souviennent, était celle qui a tout fait pour déstabiliser le gouvernement ukrainien de Victor Ianoukovitch en 2013-2014. Ianoukovitch, de l’avis général un autocrate corrompu, a pris ses fonctions après des élections libres. En dépit des relations ostensiblement amicales de Washington et de Kiev, Victoria Nuland a souvent fourni un soutien aux manifestants de la place Maidan opposés au gouvernement de Ianoukovitch, distribuant des cookies aux protestataires assemblés et organisant des opérations photos avec un sénateur McCain rayonnant.

Victoria Nuland a commencé sa rapide ascension comme conseiller du vice-président Cheney. Par la suite, elle a été régulièrement promue par les secrétaires d’État, Hillary Clinton et John Kerry, jusqu’à atteindre son poste actuel en septembre 2013. Cependant ce sont ses agissements en Ukraine qui ont fait d’elle un personnage médiatique. Il est difficile d’imaginer qu’une administration étatsunienne tolérerait qu’un pays étranger essaie de cette façon d’intervenir dans sa politique intérieure, surtout avec un budget de 5 milliards, mais Washington adhère depuis longtemps au principe du double standard quand il s’agit d’estimer sa propre conduite.

Victoria Nuland est bien connue pour le langage cru qu’elle utilise pour évoquer le rôle éventuel que pourrait jouer l’Europe dans la gestion des troubles en Ukraine qu’elle-même et le Natural Endowment for Democracy ont contribué à créer. Elle a même discuté avec l’ambassadeur Geoffroy Pyatt de l’identité du nouveau dirigeant de l’Ukraine. « Yats (elle parlait de Yatsenyuk) est l’homme qu’il nous faut », a-t-elle dit, tout en réfléchissant à la façon dont elle pourrait « bricoler la chose » alors que Pyatt, dans le même temps, pensait à la manière d’« accoucher » de cette nomination. Leur conversation téléphonique non sécurisée a été interceptée et fuitée, peut-être par le service de renseignement russe, mais, de toute façon, n’importe qui, équipé d’un laser, aurait pu le faire.

L’inévitable remplacement du gouvernement de Kiev, qui est, en fait, un coup d’État vendu aux médias comme un triomphe de « la démocratie » n’était que le prélude d’une rupture brutale et d’une escalade du conflit avec Moscou qui s’efforçait simplement de protéger ses propres intérêts en Ukraine. Le nouveau régime de Kiev, aussi corrompu que son prédécesseur et soutenu par les néonazis, a toujours été blanchi dans les médias occidentaux et le conflit décrit comme opposant des forces « en faveur de la démocratie », résistant à une « agression russe » délibérée.

Effectivement, l’intervention en Ukraine a eu, depuis le départ, comme véritable objectif d’installer un régime hostile à Moscou. Carl Gershman, le dirigeant du National Endowment for Democracy, subventionné par le contribuable, a dit de l’Ukraine qu’elle représentait « le plus grand succès » dans ce qui pouvait contribuer à la chute du régime du président Poutine. Sans doute ce dernier « allait-il être le perdant non seulement dans un territoire proche de son pays mais dans son pays lui-même ». Carl Gershman et Victoria Nuland, cependant, jouaient avec le feu dans leur appréciation, alors qu’il y allait pour la Russie, dans cette crise, d’intérêts vitaux, et qu’elle est la seule nation capable militairement de détruire les États-Unis.

Et ne vous y trompez pas : Victoria Nuland a clairement l’intention d’étendre le conflit vers une confrontation directe avec Moscou. Dans sa déposition devant le Sénat, en mai 2014, elle a mentionné la façon dont l’administration Obama « fournissait un soutien aux autres États frontaliers de la Russie comme la Moldavie et la Géorgie. »

Victoria Nuland et ses alliés néoconservateurs ont célébré leur « changement de régime » à Kiev, en ignorant le fait que Poutine allait se rendre compte de la menace stratégique posée à son propre pays et réagir, surtout pour protéger l’historique base navale de Sébastopol en Crimée. Barack Obama a répondu comme on pouvait s’y attendre en déclenchant ce qui n’allait pas tarder à apparaître comme une nouvelle Guerre froide contre la Russie et en risquant une escalade vers une éventuelle confrontation nucléaire. C’est là une crise qui n’aurait jamais existé sans Nuland et ses alliés.

Bien qu’il n’y ait aucune preuve que Poutine soit à l’origine de la crise ukrainienne, et beaucoup de preuves du contraire, la machine de la propagande du gouvernement des É-U s’est mise en branle et a prétendu que les agissements des Russes en Ukraine étaient la première étape d’une invasion de l’Europe de l’Est. L’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton a comparé Poutine à Adolf Hitler. Et Robert Kagan a fourni l’argument pour étendre l’intervention en publiant, dans le New Republic, un texte intitulé « Superpowers don’t get to retire (les superpuissances ne peuvent pas prendre leur retraite) » où il a critiqué le président Obama pour son échec à maintenir la domination américaine dans le monde. Le New York Times a révélé que ce texte faisait partie manifestement d’un projet conjoint où Victoria Nuland remaniait régulièrement les articles de son mari, même si cet article en particulier attaquait l’administration pour laquelle elle travaillait.

Alors que la situation en Ukraine a continué à se détériorer en 2014, elle s’est donnée beaucoup de mal pour anéantir plusieurs tentatives européennes de cessez-le- feu. Quand on a rapporté que le commandant de l’OTAN, le général Philip Breedlove, était favorable à l’envoi de davantage d’armes au gouvernement ukrainien pour « augmenter le coût des combats pour Poutine », Nuland a commenté : « Je vous prie instamment d’utiliser l’expression “systèmes de défense” pour évoquer ce que nous allons livrer et qui va s’opposer aux ” systèmes offensifs ” de Poutine ».

Pour en revenir à notre question initiale « où est donc Victoria Nuland ? », nous pourrions répondre que même si on ne parle pas beaucoup d’elle dans les médias, elle continue à fournir un soutien à des politiques que manifestement la Maison-Blanche approuve. À la fin du mois dernier, elle se trouvait de nouveau à Kiev. Elle a critiqué la Russie pour son manque de liberté de la presse et ses « fantoches » de la région du Donbass tout en déclarant devant l’assistance ukrainienne : « les États-Unis s’engagent avec force à se montrer solidaires de l’Ukraine tant qu’elle reste sur la voie d’un avenir juste, démocratique et européen … Nous demeurons résolus à continuer les sanctions en vigueur à cause de la situation en Crimée jusqu’à ce que la Crimée soit rendue à l’Ukraine. » Avant, elle se trouvait à Chypre et en France et elle discutait avec de hauts responsables gouvernementaux d’une série de problèmes régionaux et mondiaux. »

On doit cependant penser qu’en ce moment elle attend surtout de voir ce qui va arriver en novembre. Et elle se demande où elle pourrait bien se trouver en janvier.

Philip Giraldi, ancien agent de la CIA, est directeur général du Council for National interest (Conseil pour l’intérêt général).

Source : The American Conservative, le 19/05/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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25 réponses à Le faucon à l’affût derrière Hillary Clinton, par Philip Giraldi

Commentaires recommandés

Ailleret Le 29 juin 2016 à 02h29

Si par malheur une Troisième Guerre mondiale devait éclater, et s’il était possible de réunir ensuite un tribunal de Nuremberg, Victoria Nuland devrait figurer au premier rang des accusés, pour crime contre la paix : ce crime qui « ne diffère des autres crimes de guerre que du fait qu’il les contient tous ».

Ne nous laissons pas intimider par l’impunité américaine, elle ne change rien aux questions de principe.

  1. Ailleret Le 29 juin 2016 à 02h29
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    Si par malheur une Troisième Guerre mondiale devait éclater, et s’il était possible de réunir ensuite un tribunal de Nuremberg, Victoria Nuland devrait figurer au premier rang des accusés, pour crime contre la paix : ce crime qui « ne diffère des autres crimes de guerre que du fait qu’il les contient tous ».

    Ne nous laissons pas intimider par l’impunité américaine, elle ne change rien aux questions de principe.


    • philbrasov Le 29 juin 2016 à 10h10
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      malheureusement cela n’arrivera pas .. on sera tous vitrifie….


    • Rémi Le 29 juin 2016 à 21h37
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      Je dirais que l’avance de Trump montre une volonté d’une large partie de l’électorat américain de faire le ménage.
      Je ne sais si ils réussirons, mais en tantque francais je me contenterais éjà de l’honneur de mon pays en netoyant les traitres neo con chez nous. Rappellez vous que dans la république bananière francaise (Depuis 1995) le successeur de l’artisant du changement de régime en France (R.Dumas) est un neo con (L.Fabius)


  2. Pascalcs Le 29 juin 2016 à 02h42
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    Oui avec Clinton au pouvoir, on héritera en prime de cette harpie belliciste et, en cadeau surprise, du sinistre Cheney qui est aussi son mentor.
    Clinton, Nuland -(Mme Kagan et la clique des Neocons) et papy Cheney…. On va déguster avec ce trio (quatuor) d’enfer.


    • UltraLucide Le 29 juin 2016 à 16h01
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      Ils sont plus nombreux et puissants qu’on l’imagine. Tous les anciens de l’époque Bush vont revenir: Wolfowitz, Rice, Zackheim, Rumsfeld, Armitage. Ils sont toujours là en arrière-plan, l’Ukraine, Daech et la Syrie sont la preuve de leur liberté d’action et de leur malfaisance.
      Ils représentent plusieurs centaines de personnes au plus haut niveau, banque, armée, industrie high tech d’armement, médias, politique, services secrets, avec le pouvoir d’agir impunément derrière le rideau. Une puissance colossale. Et des feux-follets comme BHL pour préparer le terrain.
      En ce moment, il travaille à soulever les kabyles en Algérie. Leur prochaine cible?


      • eole Le 03 juillet 2016 à 12h44
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        Ne pas oublier non plus, bien qu’il vient de prendre sa retraite, le général Breedlove OTAN qui veut déclarer la guerre au monde entier mais surtout à la Russie, et qui continue à conseiller le Congrès US.


  3. Caliban Le 29 juin 2016 à 03h19
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    Article très instructif sur le clan familial Kagan et les circuits qui le lient aux complexe militaire. Dans un pays démocratique, cela s’appellerait du népotisme je crois. En Italie, le mot mafia recouvre une réalité similaire.

    Donc si on résume :
    • Sanders va appeler à voter Clinton, qui elle-même va nommer Nuland ministre des affaires étrangères… gâtisme.
    • Et si Trump est le fou dangereux qu’on nous vend, l’élection américaine est donc un concours pour élire le milliardaire le plus malade.


  4. Guillaume Besset Le 29 juin 2016 à 04h03
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    Pour ma part, je pense qu’aucune personnalité politique n’est parfaite, sur quelque continent que ce soit. Il est préférable je pense, au delà des querelles de personnes, de comparer les avantages des différentes organisations politiques, en terme statistiques (et de bonheur perçu des citoyens, “Prosperous Human Dignity & Respect of Life” index par ex)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_perception_de_la_corruption


    • Theo Van Creyers Le 29 juin 2016 à 09h01
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      Wilhelm Besset parle d’or… Il n’y a pas d’empathiques aux manettes,seulement des socio-psycho-pathes…Les gouvernements, toute hiérarchie, sont leur milieu naturel. Les sociopathes, sous-espèce des prédateurs, ne peuvent pas être soignés(Hors manipulation génétique). Inutile donc de leur parler et de tenter de les convaincre de se tenir bien…
      Personne n’imagine Socrate,Ghandi, J.Christus aux manettes temporelles…


    • UltraLucide Le 29 juin 2016 à 16h12
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      @Guillaume Besset
      ??? En comparant les avantages immédiats du Nazisme sur la République de Weimar, effectivement la balance penchait logiquement vers Adolf….bien sûr, il n’était pas parfait….:)


  5. Sami Le 29 juin 2016 à 04h04
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    Voyons voir…
    Les conserves, c’est fait. Stocks de médicaments de 1ere nécessité. Un peu de pâtes pour améliorer le quotidien. Réservoir d’eau pour tenir 6 mois…
    des bougies, la totale de Balzac…
    Bon, après, je sais pas. On verra bien, si l’air ambiant est de nouveau respirable…
    En attendant, surtout pas sortir.


  6. Homère d'Allore Le 29 juin 2016 à 07h19
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    Donc, le 20 et le 21 avril, Nuland est venue en France pour”discuter avec des officiels”.

    On ne peut pas dire que cette nouvelle ait fait les gros titres de notre presse même spécialisée.
    Quelqu’un aurait il entendu parler des “officiels” rencontrés et des sujets à l’ordre du jour ?


  7. Theo Van Creyers Le 29 juin 2016 à 08h08
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    L’arme fatale de tous ces psychopathes est plus “l’exorbitant avantage”du $ que leurs canons; Chinois et Russes, s’ils veulent sauver leur peau, doivent (par le passage obligé de l’or) y mettre fin.


  8. diox Le 29 juin 2016 à 08h17
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    Il serai interessant de connaitre l’identité de son homologue coté Trump, histoire de savoir si c’est charybde ou scylla qu’on va hériter en novembre.


  9. Philippe30 Le 29 juin 2016 à 08h19
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    Profitons de ce dernier été 2016

    Profitons du plaisir de l’insouciance de la vie comme en 1914 et 1939.

    Les psychopathes US ont juste oublié que la Russie dispose de la capacité militaire à réduire les USA en tas de cendres radio actif.

    Par contre si on arrive à ces extrémités alors la planète sera sauvé de la folie humaine.
    L’espèce humaine sera éradiquée de la surface du globe.
    La terre souffrira pendant plusieurs siècles pour mieux renaitre.

    Ce grand projet de destruction massif , mieux encore que les les pseudos armes de Sadam Hussein , ce grand projet est le résultat de quelques fous dans le monde coté atlantique.

    La folie de d’une centaine de personnes peux conduire la monde à se destruction.
    Encore un bel exemple de démocratie ….

    Il est évident qu’aucun référendum ne sera réalisé demandant si “Vous êtes pour ou contre un conflit avec la Russie dont l’issue pourrait être la destruction de la terre ? ”
    Les gens voteraient encore de la mauvaise manière ……

    Philippe


    • Ailleret Le 29 juin 2016 à 10h16
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      Heureusement, une pétition sur Internet et les commentaires de nos médias auraient vite fait de corriger le mauvais résultat d’un référendum aussi populiste.


    • UltraLucide Le 29 juin 2016 à 16h16
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      Pour une fois les historiens auront un peu d’avance pour comprendre le déclenchement d’une 3ème Guerre Mondiale.
      On saura reconnaître dès leur apparition les Adolf, Benito, Daladier et Chamberlain. En fait ils sont en train de se mettre en place.


  10. Téhèf Le 29 juin 2016 à 09h35
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    A noter que Kissinger a dit que Poutine n’était pas Hitler, que c’est une erreur d’analyse de l’affirmer. On peut et il faudra renvoyer cela dans les dents de ces neocons.


    • Sabine Ferguson Le 29 juin 2016 à 09h59
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      C’est limite inquiétant une telle déclaration de la part de Kissinger. Ou bien -serait-ce une énième manoeuvre pour ternir l’image de Poutine?
      Quant à Nuland, faucon vraie dingue, elle s’est rendue célèbre par son “Fuck the EU ” en Ukraine. .. cela en dit long sur le sinistre personnage.


  11. Tutu Le 29 juin 2016 à 09h58
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    L’état normal de l’impérialisme américain est l’état de guerre.
    L’état normal de l’empirisme européen est la vassalisation.

    http://democratisme.over-blog.com/


  12. Tong Le 29 juin 2016 à 13h00
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    Mon état de pensées n’a que peu d’importance…
    Ce que je sais, depuis quelques pans de temps incalculables, les Américains, quelle que soit la couleur du parti, sont de guerriers à l’infini et ni Trump, ni Clinton n’y changeront…La Nuland et son Kagan de mari, certes sont bellicistes connus et notoires, mais de toutes les façons, l’Etat américain est façonné dans trois pans, non loin d’être indépendants du pouvoir, c’est du côté Finances, Armée et Politique internationale!
    Les interventions des présidents dans ces cas, ne sont que formelles…!


  13. Joanna Le 29 juin 2016 à 13h04
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    A propos des récentes initiatives d’Erdogan vis-à-vis des Russes et d’Israël, j’ai relevé ce commentaire :
    « Les grands perdants pourraient aussi être les Américains, du moins la branche néocon et Hillary Clinton. On pourrait d’ailleurs assister à des coups de théâtre dans la campagne américaine et le retrait de sa candidature empêtrée dans ses affaires judiciaires. Une voie royale de Trump soutenu par le lobby israélien? De quoi purger l’appareil d’État US? On comprend mieux l’arrivée d’un général Flynt comme vice-président possible de Trump… » (source : site du sak. fr.)

    Je pense que les élections américaines peuvent encore réserver des surprises.
    Contrairement à ce qu’annoncent ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités je pense que rien n’est joué.


  14. tchoo Le 29 juin 2016 à 21h29
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    Renaud s’est beaucoup trompé avec sa chanson sur Maggie


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