Sur ce coup-là, on doit une fière chandelle à Merkel…

Source : Romaric Godin, La Tribune, 24/06/2016

Selon le Handelsblatt qui s’est procuré un “plan secret” du gouvernement allemand, Berlin voudrait faire un exemple du cas britannique pour décourager les autres pays tentés par la sortie, dont la France. Mais l’Allemagne refusera tout approfondissement de la zone euro, ne voulant pas entendre parler d’une plus grande solidarité financière

Angela Merkel l’a dit ce vendredi 24 juin : le vote britannique en faveur du Brexit est une « rupture » dans le processus d’intégration européen. Selon le Handelsblatt, le quotidien des affaires allemand, les services du ministère fédéral des Finances ont déjà préparé une feuille de route pour définir la « stratégie allemande » de gestion du Brexit. Un document de huit pages qui dresse quelques idées clé et devraient en décevoir certains.

Quel statut pour le Royaume-Uni ?

D’abord, le traitement du Royaume-Uni. Les services de Wolfgang Schäuble veulent « proposer des négociations constructives » à Londres avec comme objectif un « accord d’association ». Le Royaume-Uni ne serait pas dans l’Espace économique européen, comme la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, mais aurait un statut plus particulier, entre celui de la Suisse et de l’Ukraine qui devra être défini plus précisément. L’avantage de ce statut serait de permettre un accès au marché unique européen limité. « Il ne faut pas offrir d’automatisme dans l’accès au marché unique », indique la note. Autrement dit, les relations seront libres là où les deux parties trouveront un intérêt partagés et Londres ne pourra pas « choisir » son accès.

Le but de ce choix est d’éviter l’effet « d’imitation » qu’une sortie facilitée créerait, selon le document. « La mesure et l’ampleur de l’effet d’imitation seront proportionnels au traitement du Royaume-Uni », indique le texte qui explicite les pays menacés, selon le ministère allemand par l’envie de quitter l’UE : la France, l’Autriche, la Finlande, les Pays-Bas et la Hongrie. Rien de vraiment neuf de ce point de vue : le problème de l’UE désormais est de trouver un équilibre entre sa tentation de faire un exemple et celui de protéger l’unité de l’union. Un élément n’est cependant pas pris en compte : si ce traitement “dur” de Londres provoque une vraie crise financière, Berlin pourra-t-il maintenir sa position ?

Pas plus d’intégration en zone euro

L’élément le plus important de ce texte est la position allemande sur la future réforme de l’UE. Les services de la Wilhelmstrasse, siège du ministère des Finances, mettent en garde contre le danger que France et Italie « utilisent après le Brexit l’incertitude pour demander plus de solidarité », par exemple par la mise en place d’une garantie commune des dépôts au niveau de la zone euro. Ceci conduirait, selon le texte, à plus de « socialisation des dettes » dans la zone euro et serait rejeter par les opinions publiques d’Europe du nord.

Le projet central de “l’Europe” : faire porter par les citoyens les conséquences des bêtises des banques…

Berlin trace donc ses conditions à une plus grande intégration de la zone euro : un changement de traités pour « renforcer le contrôle sur la politique financière et économique », bref une mise sous tutelle européenne des budgets nationaux. Logiquement, les services de la Wilhelmstrasse s’attendent donc à ce qu’il n’y ait pas de « grands accords sur le sujet ». En résumé : l’Allemagne n’entend pas s’engager dans une zone euro plus intégrée. Rien d’étonnant à cela à un an des élections françaises et allemandes. La réponse européenne au Brexit ne devrait donc se faire que par une tentative d’impressionner ceux qui seraient tentés de suivre l’exemple britannique et non par un nouveau projet européen.

Source : Romaric Godin, La Tribune, 24/06/2016

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Brexit : Hollande et Merkel s’affrontent déjà

Le « Divorce » du Royaume-Uni avec la famille européenne est « douloureux ». En déplacement vendredi à Colmar, François Hollande n’a pas eu de mal à filer la métaphore sur le Brexit. Et assurer qu’il veut rassembler « ceux qui restent ». En replaçant la France au cœur du dispositif européen. Quitte à prendre quelque distance avec la chancelière Angela Merkel qui n’a jamais vraiment cru à une victoire des « brexiters ».

A l’Elysée, on planche sur ce scénario depuis des semaines. Car, pour Hollande, le Brexit est une occasion de bousculer les rapports de force au sein de l’Union européenne (UE) et de prendre l’initiative. Selon nos informations, une réunion des sociaux-démocrates européens se tiendra à Paris en fin de semaine prochaine, en présence notamment de l’Italien Matteo Renzi, qui dînait déjà hier soir avec le président à l’Elysée. François Hollande avait reçu dans l’après-midi les chefs de parti du pays. Les coups de fil avec les dirigeants européens n’ont pas cessé hier et continueront d’ici au sommet européen de mardi et mercredi.

Des alliances semblent déjà se former au sein de l’UE. Avec un premier désaccord : quand couper le cordon avec le Royaume-Uni ? Là où la chancelière appelle au calme et à la modération quant aux modalités de rupture avec son allié libéral et partenaire économique de poids, Hollande plaide pour une séparation rapide. « Il faut agir vite et bien pour ne pas donner le sentiment que l’UE est molle. Sinon, cela pose des problèmes démocratiques. Le vote doit être respecté », décrypte un proche du président.

« Les conséquences sont extrêmement graves », dramatise le chef de l’Etat, qui veut mettre les Britanniques devant leurs responsabilités. Et adresser un message clair aux partis populistes europhobes qui, à l’instar du FN, rêvent d’imiter les Britanniques. « Quand on prend une décision, il faut en assumer les conséquences. C’est une opération vérité pour tous ceux qui appellent tout le temps à sortir de l’Europe », insiste-t-on à l’Elysée. Une opération vérité pour Hollande aussi, qui a là une occasion de tenir un de ses engagements de campagne, et de « réorienter la construction européenne ».

Source : Le Parisien

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“Pas besoin d‘être trop durs” lors des négociations (Angela Merkel)

Angela Merkel a choisi de calmer le jeu, suite aux déclarations inamicales de certains responsables européens vis à vis du choix des Britanniques de quitter l’UE. La chancelière allemande s’est notamment montrée plus conciliante que son homologue français, qui avait réclamé la veille que le Brexit soit “rapidement appliqué”.

“J’ai le sentiment qu’il ne faut pas essayer de faire peur pendant les négociations sur la séparation. Nous sommes tristes des résultats du vote d’hier, mais ce n’est pas une raison pour être trop durs lors des négociations. Elles doivent se dérouler dans les règles”, a affirmé la chancelière devant la presse.

Déclarations opposées des ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l’UE réunis dans la matinée, également à Berlin. Pas question à leurs yeux d’attendre octobre et la nomination d’un nouveau Premier ministre britannique, pour que Londres applique l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui lancera la procédure de sortie.

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Brexit : divergence de points de vue entre Merkel et les sociaux-démocrates

Sur le Brexit, en Allemagne, les positions à adopter face à Londres et les changements institutionnels ou programmatiques pour l’Union européenne traduisent des points de vue différents entre Angela Merkel et ses alliés sociaux-démocrates au sein de la grande coalition droite-gauche au pouvoir.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Angela Merkel ne veut pas de réponses rapides et simples. Fidèle à elle-même, la chancelière privilégie une analyse sereine de la situation à des effets d’annonce. Et celle qui a perdu un allié auquel elle tient ne veut pas, après le référendum britannique, mettre Londres sous pression. Cela ne doit pas durer une éternité, c’est vrai, mais nous ne devons pas être obnubilés par les délais et rester en bons termes, a déclaré Angela Merkel.

Des propos qui tranchent avec ceux des ministres des Affaires étrangères des pays fondateurs de l’Union européenne réunis au même moment à Berlin qui, eux, souhaitent que les négociations sur le Brexit commencent le plus vite possible. Une position défendue par le chef de la diplomatie allemande, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier.

Son parti, le SPD, plaide dans un texte intitulé « Refonder l’Europe » pour des réformes institutionnelles profondes, dont Angela Merkel ne veut pas. Les critiques contre la politique d’austérité en Europe égratignent au passage la ligne de la chancelière, figure emblématique de ces positions. Et le plaidoyer pour une Europe à différentes vitesses, avec des groupes d’Etat allant de l’avant sur certains thèmes, contredit les premières déclarations d’Angela Merkel vendredi évoquant des réponses des 27 pays européens.

Source : RFI

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Merkel ne veut pas précipiter la sortie de la GB

HERMANNSWERDER, Allemagne, 25 juin (Reuters) – La Grande-Bretagne ne doit pas se précipiter pour entamer la procédure de sa sortie de l’Union européenne, a estimé samedi la chancelière allemande Angela Merkel, souhaitant laisser une marge de manoeuvre aux autorités britanniques après le référendum de jeudi.

“Tout à fait franchement, il ne faudrait pas que cela prenne des années, c’est vrai, mais je ne vais pas militer pour un calendrier serré”, a dit la dirigeante allemande devant la presse lors d’une réunion de son parti, la CDU, près de Berlin.

“Les négociations doivent se tenir dans un bon climat de coopération”, a commenté la dirigeante allemande”, ajoutant que la Grande-Bretagne “restera un partenaire proche avec lequel nous sommes liés économiquement”.

Cette position de la chancelière allemande intervient alors que les ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de la communauté européenne ont appelé samedi à entamer la procédure de séparation sans tarder.

“Nous attendons maintenant du gouvernement du Royaume-Uni qu’il fasse preuve de clarté et qu’il mette cette décision en application dès que possible”, indique un communiqué commun de la réunion.

Il appartient à la Grande-Bretagne de mettre en mouvement la procédure de sortie de l’Union européenne en invoquant notamment l’article 50 du traité européen de Lisbonne.

Il semble toutefois que les Britanniques souhaitent avancer sans précipitation. Le chef de file du “Leave”, Matthew Elliott, a estimé samedi que son pays devait d’abord entamer des négociations informelles sur un cadre complet fixant les futures relations avec l’UE avant d’invoquer l’article 50.

Source : Reuters

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brexit-88

C’est beau le respect des élections…

Admirez ici non seulement l’article, mais la liste à droite des “plus populaires”…

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72 réponses à Brexit : l’Allemagne refuse plus d’intégration de la zone euro

Commentaires recommandés

Albert Le 26 juin 2016 à 11h27

Ce qui est terrible avec la démocratie c’est qu’une voix de londonien jeune hipster qui jogue à Hyde Park en poussant la mc laren où dort sa progéniture le guardian dans le filet vaut celle d’une ménagère de plus de 70 ans au chômage depuis 20 ans et qui habillée comme Vicky pollard descend sa neuvième bière. Et ce qu’il y a d’encore plus terrible c’est qu’avec tout ça elle comprend plus de choses que le jeune hipster

  1. Albert Le 26 juin 2016 à 11h27
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    Ce qui est terrible avec la démocratie c’est qu’une voix de londonien jeune hipster qui jogue à Hyde Park en poussant la mc laren où dort sa progéniture le guardian dans le filet vaut celle d’une ménagère de plus de 70 ans au chômage depuis 20 ans et qui habillée comme Vicky pollard descend sa neuvième bière. Et ce qu’il y a d’encore plus terrible c’est qu’avec tout ça elle comprend plus de choses que le jeune hipster


    • Amsterdammer Le 26 juin 2016 à 22h53
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      Et ce qui est terrible, aussi, c’est de voir que ce sont les socio-démocrates/socialistes qui se comportent le plus en salauds. Ce sont eux les eurocrates plus fanatiques.

      Heureusement qu’ils seront balayés lors des prochaines élections, un peu partout.

      Aux Pays-Bas, le PvdA est menacé de perdre 80% de ses sièges, et ce depuis des mois.
      En France, on peut espérer que les électeurs de gauche sauront été vaccinés contre le ‘veaute utile’ en faveur des faucialistes. Merde, avec Mélanchon, y a une alternative aux sirènes de la Marine, quand même!
      En Allemagne, le SPD est également mal
      Etc…


  2. Henri Tanson Le 26 juin 2016 à 11h33
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    Comment faire pour défendre les intérêts des pays restants sans être trop sévères avec les partants pour éviter le sauve-qui-peut ?
    Et comment permettre à l’UE de survivre encore un peu sans basculer vers une dictature affirmée et visible ?
    La marge de manoeuvre est étroite…
    Certains voudraient appliquer des sanctions envers les Britanniques afin de les punir de leur affront; mais tout en respectant les règles internationales de l’OMC vers qui le Royaume n’hésiterait pas de se tourner en cas de maltraitance de la part de l’UE…
    On ne sait pas si ceux qui restent, en veulent aux Britanniques de les laisser seuls gérer les problèmes, ou bien s’ils leur en veulent d’être partis les premiers…?
    La seule chose de sûre, c’est que le château de cartes européen n’a jamais été aussi proche de s’effondrer; à moins de recourir à quelques tubes de colle…. Ce qui est à craindre !


  3. John Le 26 juin 2016 à 11h45
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    L’Allemagne ne peut pas être dur avec le RU car elle a un excédent commercial vis à vis du RU. Et aussi comme toutes les ailes des Airbus sont produites au RU, et que ces éléments sont fabriqués en flux tendu, il ne faudrait pas longtemps pour bloquer toute la production d’Airbus.


    • Georges Clounaud Le 26 juin 2016 à 12h09
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      Il me semble également que la France ait un excédent commercial avec la Grande-Bretagne mais cela n’empêche pas notre président de jouer les fier-à-bras et de vouloir se montrer intransigeant avec les britanniques…Cette posture va une nouvelle fois certainement aller dans le sens des intérêts de la France…


      • some Le 26 juin 2016 à 12h13
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        oui mais celui là on est certain d’une chose, il ose tout. Et c’est bien à cela qu’on le reconnaît.


      • John Le 26 juin 2016 à 12h43
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        C’est justement la différence entre Hollande et Merkel, où l’une défend les intérêts de son pays quand l’autre brasse de l’air.


    • chollez jean jacques Le 26 juin 2016 à 13h23
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      Eh non…au temps du Concorde, l’UE n’existait pas…


    • Feubeuh Le 26 juin 2016 à 17h26
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      bah et alors ? excédent commerciale + droits de douane c’est pas incompatible, surtout quand comme la GB tu ne produits que du cheddar…

      Le pdg d’Airbus n’est pas content.
      http://www.touleco.fr/Decu-par-le-Brexit-Tom-Enders-va-revoir-la-strategie-d-Airbus,19586

      Tout comme Toyota et Nissan qui va même attaquer les répresentants du Brexit qui ont distribué des tracts de propagande avec le sigle Nissan alors que Ghosn était contre.


      • Vareniky Le 26 juin 2016 à 19h03
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        Et si le Tafta avait été déjà signé, est ce que les entreprises auraient eu le droit d’attaquer le Royaume-Uni pour perte de bénéfices?


        • Feubeuh Le 26 juin 2016 à 20h35
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          honnêtement j’en sais rien. Mais par contre, pas besoin d’un TAFTA si c’est possible, un simple accord de résolution des conflits investisseurs / états suffit…
          Par exemple quand la société suédoise Vattenfall attaque la décision de l’Allemagne de se passer du nucléaire et réclame 4.7Mds, pas besoin de Tafta…


  4. Henri Tanson Le 26 juin 2016 à 11h52
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    Puisque tout est fait pour que rien ne puisse changer, puisque tout est contraintes, normalement, le système devrait fonctionner tout seul…
    Manque de pot, quand un pays remarque qu’il est possible, démocratiquement, d’utiliser un article du TUE (50) pour prendre la porte de sortie, démentant l’affirmation de Juncker voulant nous faire croire qu’il n’y aurait pas de solution démocratique hors des traités, c’est la panique…
    C’est tellement la panique que le château de cartes pourrait se retrouver n’être plus qu’un éparpillement de bouts de cartons sur un coin de table dans moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.
    Il va peut-être être temps pour certains de retirer leurs billes, au cours d’un prochain week-end de foot… Histoire de bloquer les banques le temps que chaque Etat puisse revenir à une monnaie nationale, en évitant la panique financière.
    Je dis ça…
    Tout ça pour ça.
    Comme dirait ma petite soeur : il s’en passe !
    🙂


  5. Korgman Le 26 juin 2016 à 11h55
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    Et si, on ne sait jamais même si je n’y crois pas trop, l’Allemagne venait à concéder, à l’issue d’un rapport de force, certains éléments comme plus d’harmonisation fiscale et sociale, une relance budgétaire européenne, ou une union de transfert; il y aurait fort à parier que les échéances électorales suivantes se traduiraient par une très forte montée de l’AfD ou de la CDU-CSU ligne Schäuble. Et là, c’est l’Allemagne elle-même qui risquerait de partir de l’UE.

    Mais peut être que certains ici connaissent mieux l’état de l’opinion allemande et me donneront tord…


    • John Le 26 juin 2016 à 12h22
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      Tous les pays composants l’UE ont placé le droit de l’UE au dessus du leur sauf l’Allemagne qui dispose du super Joker de la cour de Karlsruhe. A la seconde où l’Allemagne n’est plus bénéficiaire de l’UE, elle l’a quittera.
      Pour l’instant l’industrie allemande a pris l’ascendant sur les industries françaises et italiennes (grâce à l’Euro) et sa monnaie est dévaluée par rapport au niveau qu’aurait un mark.


    • UltraLucide Le 26 juin 2016 à 22h04
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      Il me semble que la position dominante qu’occupe l’Allemagne en Europe et les avantages qu’elle en retire (au détriment de ses “partenaires”, et de son toutou docile, la France) bloque toute évolution vers un véritable fédéralisme financier et économique.
      Au même moment, la caste du Comité Central du Parti Unique Européiste proclame qu’il faut à la fois “plus d’Europe” et une “refondation de l’Europe”. Cette gesticulation de communication qui peine à masquer le vide abyssal de ces concepts s’oppose sans le dire à l’Allemagne, qui a décidé de s’arquebouter sur sa position de force, et ne rien modifier aux conditions economico-financières qu’elle impose aux autres.
      Ca s’appelle une impasse. Et faire marche arrière à 27 états engagés dans une impasse, ça risque de prendre du temps. Pendant lequel le reste du monde évolue et avance.


  6. sergeat Le 26 juin 2016 à 12h08
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    Si j’ai bien analysé Merkel travaille,réfléchit pour son peuple et les intérêts économique de son pays,pendant que “monsieur repentance tous azimuts” veut sanctionner le Royaume Uni,comme il l’a fait avec “succès” pour la Russie.
    Quand la France va t elle trouver ses grands serviteurs?
    Quand la France va se réveiller ?
    Quand reprendra t elle son destin et son futur?


    • NeverMore Le 26 juin 2016 à 12h22
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      Oui Sergeat.

      Le but de l’Allemagne est d’entretenir avec le royaume uni un partenariat privilégié et profitable (profitable d’abord à l’Allemagne), et d’envoyer la France avec Hollande au casse pipe pour lui faire encore perdre des parts de marché (industriels, agricoles, tertiaires …)

      Avec Hollande, Merkel est quasiment sûre de faire un pari gagnant.
      *
      Vivement le Frexit.


      • sergeat Le 26 juin 2016 à 15h09
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        Oui toute personne RESPONSABLE et INTELLIGENTE:1)analyserait la nouvelle situation pour en voir surtout les nouvelles opportunités.2)étudierait les inconvénients pour préparer une nouvelle dynamique .3)ne jugerait pas un grand pays fier.4)préparerait son industrie à ce changement 5)………
        Mais nous avons un monsieur qui a fait ses classes sur des motions à la fête du boudin à Tulle,et qui n’a jamais connu un travail intellectuel productif pour son pays.


    • Jeannot57 Le 26 juin 2016 à 22h43
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      Allez France …. Les sanglots longs Des violons De l’automne
      Blessent mon coeur D’une langueur Monotone.

      Merci M. sergeat 🙂


    • Spiridon Le 27 juin 2016 à 04h27
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      “Après des temps de malheur et de gloire, un peuple est enclin au repos; et pour peu qu’il soit régi par des institutions tolérables, il se laisse facilement conduire par les plus petits ministres du monde ; cela le délasse et l’amuse: il compare ces pygmées aux géants qu’il a vus, et il rit. il y a des exemples de lions attachés à un char et menés par des enfants, mais ils ont toujours fini par dévorer leurs conducteurs.”
      François-René de Chateaubriand


  7. Jules Vallés Le 26 juin 2016 à 12h22
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    Et encore de la germanophobie??
    Ou alors un retour sur la lucidité de Tous nos grands anciens, hommes d’état souverainistes, parfaitement conscients et au fait de la géopolitique européenne et de la nécessité que l’ Allemagne ne soit pas réunifiée, et par la même trop puissante et tentée par sa volonté de puissance ,plus dans son aspect psychologique que philosophique , comme cité dans Wikipédia:”On assiste là à une pensée magique au service de l’illusion, de la réduction des autres à de simples marionnettes, là où la liberté de leur désir met en péril la volonté de contrôle.”
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Toute-puissance_(psychanalyse)
    Je me prépare à la volée de bois vert!


    • eole Le 26 juin 2016 à 12h50
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      Pas de volée de bois vert, certainement pas de moi, dont le mari est allemand et me dit tous les jours, l’Allemagne a BESOIN de la France et ne VEUT absolument pas jouer le rôle qu’on lui prête.
      Mais, il faut quand même avouer que c’est difficile de travailler avec la France et surtout avec ses
      “chefs”, qui se complaisent à donner des leçons à tout le monde sans être capables de suivre
      leurs propres préceptes.,


      • LS Le 26 juin 2016 à 17h40
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        Besoin pour faire quoi ?
        Le problème de la France est interne et lié à la fracture peuple/élite, qui me semble plus prononcée qu’ailleurs en Europe et qui ne date vraiment pas d’hier. D’une certaine façon, depuis 1940, l’Allemagne, les USA et l’UE ont été instrumentalisés par cette élite comme outil/moyen de domination.
        Cette fracture ne permet pas à la France d’être d’un poids suffisant pour rééquilibrer les rapports de forces et ne lui permet pas de répondre à quelque attente que ce soit. Malheureusement, je ne voie pas comment on pourra résoudre ce problème au sein de l’UE/euro, les choses sont allées trop loin.
        Ceci dit, Jules, la réunification allemande était légitime, juste et inévitable. Aucune illusion de toute puissance dans cette constatation. Elle est plutôt dans la croyance qu’on peut construire une communauté juste en mettant en place une structure politique intégrée.


    • Pascalcs Le 26 juin 2016 à 16h02
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      Pas de volée de bois vert pour vous Jules Vallés, mais certainement une bonne volée de bois vert pour Mme Merkel qui mérite un grand bravo pour être le leader dont le règne verra le démantèlement de l’Europe. Résultat de sa petitesse de vue et de ses 10 années de pouvoir et de stratégie digne d’une épicière de quartier, totalement dénuée d’ambition, arc boutée sur la défense de son mercantilisme germano centré.
      De là naissent des déséquilibres profonds et non durables en Europe et qui se termineront tôt ou tard par, non pas seulement un départ de l’UE d’un autre pays mais, pire encore, un départ de la zone euro. Là ce sera le véritable début de la fin de ce qui reste encore de l’UE. Oui vraiment bravo Mme Merkel. Rarement un leader européen de premier rang n’aura été aussi défaillant et toxique pour l’idée européenne.
      Quant aux insignifiants présidents français qui ont totalement abdiqué durant ces 10 années de Chancellerie Merkel, personne ne se souviendra de leurs noms dans 50 ans.


      • UltraLucide Le 26 juin 2016 à 19h47
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        Faudrait tout de même pas oublier le rôle de Herr Shauble dans cette histoire….L’Allemagne a objectivement établi une véritable hégémonie sur l’Europe. Elle décide seule sur l’Euro, la Grèce, les migrants, la Turquie. L’Allemagne profite à fond de ses avantages au détriment d’une véritable union. Je regrette cette réalité qui me déplait. Le couple franco-allemand est mort. La France s’est mise en position de soumission volontaire, et ne semble plus pouvoir sortir de cette posture.
        Et ce n’est pas le discours d’un germanophobe, j’ai été europhile et germanophile toute ma jeunesse et ma vie d’adulte mur, mais je suis devenu réaliste.
        Il me parait fort probable que la position intransigeante de l’Allemagne sur l’intégration monétaire (pour conserver ses avantages) va constituer un obstacle infranchissable à l’établissement d’une véritable Fédération Européenne. Il n’y aura pas de refondation, tout est bloqué, figé, gelé. L’UE est un monde mort. “Les Etats Désunis”.


      • pascalcs Le 27 juin 2016 à 08h33
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        En complément:
        Commentaire cruel mais oh combien vrai de Die Welt dans son édition du 25.06:

        “En qualité de chef d’un parti gestionnaire de l’héritage européen de Konrad Adenauer et Helmut Kohl, ceci est une révélation. Dans le fond, les électeurs britanniques ont également rejeté Angela Merkel par leur vote de Jeudi. Avant de devenir définitivement la fossoyeuse de l’UE, elle devrait prendre exemple sur David Cameron” (qui démissionne, – note de traduction)

        http://www.welt.de/debatte/kommentare/article156541722/Die-Briten-haben-auch-Merkels-Alleingaenge-abgewaehlt.html

        “Für die Chefin einer Partei, die das europäische Erbe von Konrad Adenauer und Helmut Kohl verwaltet, ist das ein Offenbarungseid. Im Grunde haben die britischen Wähler am Donnerstag auch Angela Merkel abgewählt. Bevor sie endgültig zur Totengräberin der EU wird, müsste sie sich an David Cameron ein Beispiel nehmen.”


  8. Olympi Le 26 juin 2016 à 12h53
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    Je résume: « On continue comme avant les amis, ça marche tellement bien. »

    Pour ce qui est du future de Royaume-Uni, il dépendra du choix des électeurs britanniques en octobre. La séparation ne pourra pas être dur, l’Angleterre est un membre de l’OTAN, a la bombe nucléaire et membre permanent à l’ONU, son premier allié sont les US qui feront pression sur l’Allemagne pour que ça se passe bien. Tous les pays européens et en premier lieu l’Allemagne commerce avec les britanniques, beaucoup de français vivent à Londres (200 000 ?). L’économie fera gardé la raison aux dirigeants (enfin j’espère).
    Exemple concret: Airbus fabrique ses ailes en Angleterre, un avion ça vole mieux avec des ailes.

    Après il reste un scénario antidémocratique possible : faire trainer les négociations pendant 2 ans, puis encore deux autres années, et abandonner le brexit…

    J’espère que les travailliste vont se saisir de cette chance pour montrer la voie au monde vers une gouvernance plus juste envers les pauvres.


    • MinL Le 26 juin 2016 à 18h06
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      Attention, pour l’instant (et sauf surprise) le parlement reste le même. Il n’y aura pas d’élection générale en octobre, juste l’élection (interne) du nouveau leader des Tories, qui sera nommé Premier Ministre par le parlement en vertu de leur majorité. Boris Johnson est évidemment favori, mais son élection n’est pas jouée d’avance. Theresa May et Michael Gove (ainsi que quelques autres) sont aussi sur les rangs.


    • UltraLucide Le 26 juin 2016 à 19h52
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      Il y a belle lurette que l’ensemble des partis socialistes d’Europe ont perdu tout contact avec le monde réel des ouvriers. Ils sont devenu l’instrument politique le plus docile de tous aux mains des maîtres mondialistes.


    • anne jordan Le 27 juin 2016 à 14h49
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      et si c’était exactement le contraire ?
      je veux dire et si on assistait à une totale dérégulation des services d’état du R.U. et à une ” uberisation ” généralisée ?
      n’est ce pas ce que souhaitent les Farage et cie ?


  9. Fabrice Le 26 juin 2016 à 13h37
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    Hollande devrait faire preuve d’intelligence, l’exemple de la “fermeté avec la Russie” devrait lui servir de leçon.

    Le Royaume Uni est l’un des principaux exportateurs de l’alimentaire français, les anglais sont les premiers à nous apporter leurs touristes et possède une importante immigration française, vouloir jouer encore une fois au gros bras pourrait nous coûter plus qu’autre chose.

    Il est question je crois de mettre des droits de douane certes mais rien ne justifierait d’en mettre plus que sur les produits importés de Chine ou autres qui ne sont pas nos voisins.

    La raison devrait l’emporter la politique du Bâton est stupide et desservira nos intérêts, je n’aime pas les britanniques outre mesure mais l’hystérie de certains m’effraie vraiment.

    Un point m’intrigue aussi vu que l’anglais dominait nos institutions, certains pousseront-ils la logique si loin poussant à revenir à un certain équilibre dans tous les échanges diplomatiques, scientifiques et économiques, ce serait sur ce point adapté.


    • Julie Le 26 juin 2016 à 20h47
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      Si l’EU pouvait faciliter le rôle des bureaux de traductions spécialisées un peu partout en Europe en les subventionnant par exemple, au lieu de compter sur Googletranslate, cela aiderait grandement les chercheurs auxquels on demandait jusque là de tout rédiger en anglais. La facilité de faire traduire/vérifier une traduction automatique pourrait inciter les polyglottes des états membres à ne pas tout faire en anglais.


  10. Samuel Le 26 juin 2016 à 13h50
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    je n’arrive pas à comprendre le sens de cet article: en effet, en haut on nous dit que Shaubble veut sanctionné le ru pour en faire un exemple, plus bas on nous dit aussi que Merkel, sa chef de gouvernement, veut au contraire sortir en douceur le RU de l’UE pour préservé les intérêts de l’Allemagne vis à vis de ce pays. article contradictoire, peu clair, aux sources floues, de plus en plus fréquent dans “les crises” ces derniers temps: il est vrai que depuis quelques mois le site a connu et connait un développement exponentiel, tant mieux je m’en félicite mais je pense qu’l faut vraiment analysé les articles avant de les publier afin d’éviter ce genre de contradiction au sein d’une même page.


    • Feubeuh Le 26 juin 2016 à 16h15
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      bah c’est le début des négociations, chacun place ses pions, mais faut bien justifier son salaire de journaliste.


    • John Le 26 juin 2016 à 16h33
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      Avec la Grèce, le duo Merkel/Schäuble a joué la même partition du Good cop/bad cop, sauf que le RU n’est pas la Grèce.


    • Geneviève B 30 Le 26 juin 2016 à 16h43
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      Comme dans certaines négociations, Merkel joue la gentille et Schaubble le méchant.
      De toutes façons, indépendamment de toutes les postures, ce seront les intérêts économiques et financiers qui l’emporteront. Quoiqu’il arrive, tout se résoudra dans ce sens comme par miracle.


    • Olivier Berruyer Le 26 juin 2016 à 17h00
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      “afin d’éviter ce genre de contradiction au sein d’une même page.”

      Et il ne vous vient pas l’idée que c’est simplement que les dirigeants sont eux-même tiraillés par les contradictions ?

      Les sources sont indiquées, ce n’est que du mainstream en plus…


    • Ty89 Le 26 juin 2016 à 21h18
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      L analyse c est a vous de la faire. Les crises vous apporte une série d articles qui vous permet de mieux comprendre les forces en présence. C est tout. Un lecture passives de ces article ne sert effectivement à rien.


  11. Cam Le 26 juin 2016 à 13h57
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    Je crois que les velléités de l’UE de punir le Royaume-Uni est contraire…aux traités européens !

    Article 3.5 du TUE :
    Elle [l’UE] contribue à la paix, à la sécurité, au développement durable de la planète, à la solidarité et au respect mutuel entre les peuples, au commerce libre et équitable, à l’élimination de la pauvreté et à la protection des droits de l’homme, en particulier ceux de l’enfant, ainsi qu’au strict respect et au développement du droit international, notamment au respect des principes de la charte des Nations unies.

    Article 8.1 du TUE :
    L’Union développe avec les pays de son voisinage des relations privilégiées, en vue d’établir un espace de prospérité et de bon voisinage, fondé sur les valeurs de l’Union et caractérisé par des relations étroites et pacifiques reposant sur la coopération.

    PS : remarquez avec quelle rigueur cet article 8.1 a été appliqué avec la Russie


  12. philbrasov Le 26 juin 2016 à 14h04
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    Quatremer qui voit plus loin que son flair légendaire a propos de l’UE et qui se regale d’avance de l’
    indépendance de l’Ecosse.
    Ou va t’il habiter une fois que la Flandre aura demande son indépendance?
    que va t’il penser de la separation de la catalogne et du pays basque de l’Espagne
    que vociféra t’il lorsque le Tyrol du sud demandera son rattachement a l’Autriche
    que pensera t’il des vetos espagnols italiens et belges, face a de telles demandes?

    Quand a la France de Hollande, et de JM0, quelle claque encore face a une Merkel, qui elle defend les intérêts de l’Allemagne, meme si son ministre des AE se la joue gros diseux face a la GB.


  13. Chris Le 26 juin 2016 à 14h55
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    “Angela Merkel ne veut pas de réponses rapides et simples”
    La ligne allemande est très simple et invariable : elle restera dans et contribuera à maintenir l’Union Européenne -à moindre coup- aussi longtemps qu’elle sert ses intérêts mais aussi ceux du parrain US qui entend garder la main-mise sur l’Europe et manipuler l’OTAN en faveur de ses intérêts géostratégiques.
    L’été passera, voire l’automne en attendant les élections américaines : car le noeud gordien est là. Il faut prendre en compte le fait que les USA sont entrés en récession et que la FED ne peut plus agir.
    En attendant Godot…
    Si Trump est élu, la politique OTAN/EU sera revue de fond en comble. C’est seulement là que les vassaux bougeront prudemment, afin de retarder/décaler au maximum l’effondrement de l’économie virtuelle financière. Pour l’instant, ils se réunissent pour échafauder des scenari et évaluer, si faire ce peut, la fiabilité des partenaires sous pression d’intérêts divergents.
    (Suite) ->


    • Chris Le 26 juin 2016 à 14h56
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      Suite
      En attendant, le RU continue le business as usual. Au pire (pour la galerie), il reviendra dans l’AELE qu’il a quitté pour l’UE en 1973. Mais je gage que Bruxelles concoctera un régime “copié-collé” à l’intérieur de l’UE pour garder la face… en attendant les prochaines départs.
      Une certitude : l’Union Européenne ne survivra pas, tout comme l’URSS s’est effondrée, mais aussi comme les Etats-Unis d’Amérique dans leur version farWest/East vont caler !
      Nous vivons une époque riche en rebondissements et dangers car elle clôture les comptes bouillonnants de l’Occident du XXe siècle et ouvre ceux du XXIe.

      Par contre si Hitléry est élue, préparez-vous au pire : tous aux abris.


  14. globule rouge Le 26 juin 2016 à 15h11
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    les anglais auraient raison de chercher a temporiser et a chercher a tirer avantage de leur position, ca serait idiot de commencer a negocier avec les esprits embrouiller par l’emotion de part et d’autre.

    N’oublions pas que le referundum en lui-meme n’est pas la demande formelle, qui reste a l’initiative de celui qui veut partir. C’est d’autant plus stupide de la part de certains politiques d’etaler leurs nervosités et frustrations, alors que si les anglais le decident, ils peuvent paralyser la machine, le temps qui le veulent…. en faisant poireauter tout le monde, en essayant de tirer avantage des dissensions sur la marche a suivre tout en laissant planer une certaine incertitude sur le moment.

    Ils vont partir, mais pour ma part, je souhaiterais qu’ils prennent leur temps, qu’ils nous rendent “service” en jouant la carte de la “chienlit”.


    • Feubeuh Le 26 juin 2016 à 16h51
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      c’est clairement pas a l’avantage du Royaume Uni de se lancer dans une bataille procédurière et de bloquer l’Europe, les résultats s’avèreraient potentiellement désastreux, car une fois la demande effectué il y a 2 ans au maximum de négociations et si au bout des 2 ans rien n’est signé à l’unanimité des 27, la GB est virée et les accords de l’OMC s’appliqueront : droit de douane sur tout => mort du RU (enfin de l’Angleterre par le RU aura disparu bien avant).


      • globule rouge Le 26 juin 2016 à 18h38
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        Je ne crois pas, il est difficile de “punir” la GB sans prendre de contre coup, l’exemple des sanctions contre la Russie est parlant. Avoir un voisin dont l’economie deprime n’est bon pour personne, surtout parce qu’il est de cette importance, et quand on est soi-meme loin d’etre en “pleine forme”….
        On peut etre en colere (pour ceux qui le sont), mais au final, a tete reposee, personne a interet a “la mort du RU”.
        Apres si l’intention est de punir quelque soit les consequences, alors on est dans l’irrationnel, et a ce moment la, ils auraient interet a empecher un front uni et essayer de peser pour faire douter les “indecis” (27 contre 1 c’est desastreux seulement si les 27 arrivent a se mettre d’accord).
        Il y’a aussi des raisons geostrategiques qui feront qu’un acteur comme les USA pesera pour mettre fin aux exces… Le casse-tete pour moi, est moins pour le RU que pour les 27 qui ont aussi pleins d’autres problemes… et a ce jeu la, si ils donnent le temps a leur partenaire de tergiverser….


        • Feubeuh Le 26 juin 2016 à 19h42
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          la Russie c’est un embargo, rien à voir ( et entre parenthèse la GB voulait alourdir les sanctions y-a 1 mois encore).
          Punir, je suis d’accord le mot est trop fort
          C’est un pays de 60M de personnes qui traite avec un marché de 450 M.
          La loi du marché.
          Comme se sont quand même des alliés certains produits seront probablement exempt de taxes ( Whisky, cheddar ) mais faut rêver non plus, ça ne sera pas un free trade comme cela est actuellement. Si on peut gratter 2 ou 3% tout en restant compétitif, ça sera fait, c’est une évidence.
          C’est pas l’économie des bisounours n’ont plus l’Europe contrairement à ce que laissait supposer les déclaration des responsables Brexiter.


          • globule rouge Le 26 juin 2016 à 20h11
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            oui, donc si on est au minimum rationnel, au mieux/pire ce que peut proposer comme accord l’ue, c’est de “gratouiller” en marge mais rien au point de bouleverser profondement les equilibres.
            (et si l’exemple russe a a voir, punir economiquement un pays partenaire souhaiter sa chute ca finit par avoir un effet chez soi, surtout si on tape sur un bon client….).
            Le RU a tout interet a mener une politique de division, ce qu’elle sait deja bien faire, avec une UE des 27, terreau fertile en la matiere,( rejoignant sa traditionnelle politique etrangere contre les blocs continentaux).
            Le probleme est moins la vision bisounours que le fait que les membres de l’UE n’ont que peu les moyens de leurs discours economiques bellicistes envers le RU, la vitalité des echanges UE-RU sont necessaires aux deux.
            et je parle meme pas des questions geostrategiques (des industries a l’obsession poutine and co….).

            Ca a le verbe haut, mais l’UE est un colosse au pied d’argile…


            • Feubeuh Le 26 juin 2016 à 21h20
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              Le RU a surtout besoin d’aller rapidement pour pouvoir se concentrer sur les 7200 traités et réglementations qu’elle souhaite jeter aux oubliettes ( techniquement elle est encore dans l’ue tant qu’elle n’a pas envoyé sa demande et doit les respecter, tous, sous réserve de sanctions). Le temps ne joue clairement pas pour elle, surtout si les dirigeants ont véritablement l’envie de suivre leur peuple ( ce dont je commence à douter …)
              Quand à gratouiller des marges sur des dizaines de milliards, moi je veut bien.
              il est évident que les embargos ne sont pas bon pour les économies… mais rien à voir avec l’instauration de droit de douanne sur certains produits dont on sait qu’ils resteront compétitifs.
              D’un point de vue géo-stratégique obsession Poutine, je me demande soit les Ex républiques soviétiques, soit le RU ? J’me tâte … en fait, pas vraiment. Les USA vont plutôt dire “hey les Brits vous vous depechez un peu là ?”
              Le RU a de l’eau jusqu’au cou, on n’a pas a enfoncé la tête je suis d’accord, juste a regarder l’eau montée.
              Et là seule manière de faire baisser le niveau c’est de rapidement trouver des accords billateraux (et pas qu’avec l’UE)
              On verra demain en bourse si la £ continue sa chute…


            • globule rouge Le 27 juin 2016 à 03h57
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              rapidement ? pourquoi ? si il deposait leur demande demain, oui faudrait aller vite…. Si ils le font dans 2 ans par exemple, ca leur donne du temps pour se preparer, pour negocier avec tout le monde UE ou autre… Au contraire tant qu’ils n’ont pas un semblant de modus vivendi post UE, ils n’ont aucun interet a se precipiter

              Apres sur qu’on peut leur voler leur referundum, comme on dit les cons ca ose tout etc… mais j’ai quand meme de gros doutes, on n’a pas affaire a des grecs ou irlandais, ou meme des francais, ca serait lourd en consequence politique et meme les eurolatres en ont, je crois, conscience.

              Ensuite oui ils perdront des avantages et en gagneront ailleurs, inutile de faire du catastrophisme, pour l’instant ceux qui ont un reel probleme c’est les 27, et c’est de savoir quelle sera la ligne sur laquelle tombé d’accord, et les RU doivent se choisir le representant et la ligne politique pour mener cette sortie.
              Bref ils n’ont aucune obligation a se depecher, la precipitation serait une betise, alors que le temps joue en leur faveur.


            • Feubeuh Le 27 juin 2016 à 17h07
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              Et une dernière chose, parceque c’est quand même fort de retourner ainsi la réalité.
              “Apres sur qu’on peut leur voler leur referundum, comme on dit les cons ca ose tout etc…”

              Ben oui hein, c’est pas comme si les ministres des affaires etrangères, Juncker, les presidents FR, ITA, Merkel etc etc ont tous pris acte de la decision du RU de vouloir partir, et demandent cette sortie.

              Si quelqu’un leur volent leur referendum, ça sera uniquement le camp du Brexit qui n’a qu’une lettre a envoyé.


  15. Lisbeth Levy Le 26 juin 2016 à 15h20
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    Scoop ! La seconde pétition demandé par un anglais pro européen William Oliver Healey aurait été préparé à l’avance par crainte du Brexit :

    http://www.huffingtonpost.co.uk/entry/william-oliver-healey-referendum-petition_uk_576f8b28e4b0232d331e1b39

    Scoop 2 il y aurait “fraude” au niveau des “votants” de cette pétition demandant un nouveau vote pour le remain :http://www.huffingtonpost.co.uk/entry/second-eu-referendum-petition-investigated-mps-fraud_uk_576fbc52e4b0d2571149c95e?5kgm8fmlrrwv78pvi

    Ca parait un Hors sujet mais je pense important de dénoncer ce stratagème….


    • MinL Le 26 juin 2016 à 18h23
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      Non, c’est encore plus croquignolet que ça 🙂

      Oliver Healey est membre des English Democrats – un groupuscule proche de l’extrême droite qui fait campagne pour … l’indépendance de l’Angleterre au sein du Royaume Uni !

      Il a lancé la pétition, originellement, en pensant que le Remain allait l’emporter, afin que si un autre référendum était lancé par la suite (pour une fédéralisation complète, par exemple), les règles soient plus restrictives pour que le vote soit accepté !

      http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-eu-referendum-36634407

      Ironie quand tu nous tiens 😀


  16. Observer Le 26 juin 2016 à 15h22
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    “Pas besoin d‘être trop durs” lors des négociations (Angela Merkel).
    Rien de surprenant , vu que l’Allemagne a un excédent commercial annuel d’environ 50 milliards d’euros avec le RU.

    F. Hollande se montre plus dur que Mme Merkel , élections présidentielles obligent.
    On pourrait imaginer que l’un de ses adversaires dise : quand je serai président(e) , j’organiserai
    un referendum sur notre appartenance à l’Union Européenne et à l’Euro. Dans cette hypothèse , il est crucial que les électeurs se rendent compte que hors EU et Euro point de salut.

    Le patronat français pourrait vite rappeler à F. Hollande que les exportations françaises vers le Royaume Uni c’est environ 30 milliards d’euros par an (hors matériel militaire , avec un solde positif +12 milliards en 2015).
    Solde du commerce extérieur de marchandises de la France au mois d’avril 2016 : déficit de -5,2 milliards d’euros. Faut-il creuser un trou encore plus profond ??


    • DIDIER Le 26 juin 2016 à 17h32
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      Ces irresponsables de députés européens ont bien frappé la Russie de sanctions économiques.
      C’est eux qui prennent les décisions, c’est nous qui payons. Ils sont capables de tout!


  17. Charlie Bermude Le 26 juin 2016 à 15h50
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    Les Allemands ont vraiment mauvais esprit . Ils veulent pas payer . Alors vous étes avec des colocataires , dans votre immeuble , là , ils veulent pas payer plus de charges , sous prétexte qu’ils ont des petits moyens , et un petit appartement et que vous vous avez un gros et des gros moyens , vous devriez payez pour tous le monde , pour qu ils aient le méme confort , chauffage , ascensceur tout çà … Et puis il s’en fichent des sacrifices que vous avez fait pour étre gros ( régression de la population par exemple ) . Alors ce serait fraternel , mais est que ce serait juste !?
    Merkel elle a un pb de plus , mais c’est çà l’Atlantisme maintenant , c’est de plus en plus de pbs .
    Est t il temps qu’elle aille prendre son parachute doré à l’ONU ? A mon avis oui , mais , elle a pas l’air décidée . Et puis quand méme les Allemands paieront pas . Alors c’est non seulement l’Europe , qui va partir en sucette , mais l’Otan et puis le leadership US , c’est grave ? Je crois que non .


  18. François Lacoste Le 26 juin 2016 à 16h01
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    L’Allemagne défend ses intérêts. C’est le moins que l’on puisse dire.
    La réalité ne peut pas être niée par décret, directive ou tout autre stratagèmes, à parure légale.

    Cette vidéo de l’INA en témoigne, la fin est particulièrement intéressante.
    http://www.ina.fr/video/CAF88041302/charles-de-gaulle-video.html


  19. dc Le 26 juin 2016 à 17h51
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    L’UE va voir baisser son budget de 10 a 12 % c’est le poids de la contribution de la BG dans le budget de l’union. Pour les pays bénéficiaires les aides vont diminuer a moins que les pays contributeurs nets n’augmentent leurs participation. Mais là il ne faut pas trop y compter.

    Par contre quand je vois les irresponsables qui se prennent a jouer au risk avec des parties d’Etats voire même avec Londres il y a de quoi tomber. Je vois très bien Londres indépendante avec des octrois tout autour et des taxes sur tout ce qui l’alimente…et buckingham palace au milieu façon vatican…
    IL va falloir très vite faire atterrir ces dangers publics et leur rappeler l’histoire de la Yougoslavie et la façon dont démarrent des guerres civiles.


  20. Lisbeth Levy Le 26 juin 2016 à 18h41
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    Oui, j’ai voulu rectifier mais trop tard et en plus c’est très douteux cette histoire il en serait à 3 millions de vote, mais qui dit que c’est vrai cette histoire car celui qui l’a fait passer est pro UE son (nom est connu) a voulu dénoncer les “magouilles des racistes, anti européens” !!! Alors comme rien n’est joué ???.


  21. Feubeuh Le 26 juin 2016 à 19h15
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    On n’a pas fini de se marrer
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/brexit-le-droit-de-veto-de-l-ecosse-coup-de-bluff-de-nicola-sturgeon_1806239.html#xtor=AL-447

    Alors veto écossais pour sauver du désastre les 40 millions d’habitants du royaume uni (ça rime avec charpie) qui n’ont pas voté le brexit ?


  22. Ray Le 26 juin 2016 à 19h55
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    Breaking News les amis

    Peter Sutherland annonce qu’il va falloir annuler le Brexit d’une manière ou d’une autre.
    (je vous laisse aller chercher son CV pour ceux qui ne savent pas qui est Peter Sutherland.)

    Je sens qu’un truc ENORME va arriver.


  23. Krystyna Hawrot Le 26 juin 2016 à 21h07
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    C’est évident que l’Allemagne et l’UE sous sa domination voudront rendre la souveraineté de la Grande Bretagne aussi douleureuse que possible pour empécher les autres pays de prendre le même chemin. Ils voudront empécher que la Grande Bretagne signe des traités bilatéraux avec les autres pays européens. Mais cela ne peut pas marcher – parce que cela va accentuer le désir de souveraineté… et donc peut accélérer une implosion de l’UE. A mois d’un petit Maidan à Londres…


  24. Betty Le 26 juin 2016 à 21h46
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    Dans tous les cas il me semble qu’il ne faut pas trop s’inquiéter pour les Britanniques ils ont en poche quelques scenarii notamment au travers des travaux réalisés dans le cadre de l’I.E.A. (Institute of Economic Affairs à Londres) Brexit Prize de 2014 http://www.iea.org.uk/publications/research/brexit-prize-final-shortlisted-entries

    Un des essai des finalistes : Britain outside the European Union by Ben Clements, consultable ici: http://www.iea.org.uk/sites/default/files/publications/files/Clement%20BREXIT%20entry_for%20web_0.pdf


  25. FDM Le 26 juin 2016 à 21h55
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    Aller un Mélenchon bashing ?

    Juste au moment où il ose parler souveraineté, plan B etc., comme par hasard:

    Jean-Luc Mélenchon : L’homme qui n’aimait pas les médias:

    http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20160621.OBS3095/melenchon-l-homme-qui-n-aimait-pas-les-medias.html

    Il a son caractère (ce qui est mieux que d’être une poire ou une fraise des bois) mais cet article ne tombe pas par hasard…


  26. argos Le 26 juin 2016 à 22h16
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    Nous avons prévu cela de longue date…notre plan se déroule à merveille.

    Nous voulons a) un émiettement de cette Europe, b) une Europe des régions c) Tafta et Tipp à volonté pour la plèbe. L’absence d’état et d’armée nous permettra d’avoir autant d’esclaves que nous voulons.


  27. Ailleret Le 26 juin 2016 à 22h30
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    Écœurant de courtisanerie et de guimauve européiste, l’article du Parisien. Et dire que je lisais dans les années 1990 ce « journal populaire de qualité »… Le Parisien plus du tout libéré pratique l’intox grand public : en 2002-2003, il vantait discrètement la guerre programmée contre l’Irak ! Et sa couverture de la guerre israélo-libanaise de l’été 2006 fut d’une partialité abjecte.


  28. Crinck Le 27 juin 2016 à 00h25
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    Ce qui est émouvant, avec Quatremer, c’est qu’il ne s’émeut pas de voir encore une fois Hollande en parfait accord avec Sarkozy, surtout sur la question de la sécurité et de l’immigration.


  29. Alain Le 27 juin 2016 à 10h08
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    Faut-il être stupide pour vouloir “punir” les britanniques qui sont clients nets du reste l’UE. Ils vont recommencer les mêmes bêtises qu’avec la Russie: sanctionner un bon client et croire qu’il n’y aura pas de représailles

    De plus ils ne feront qu’apporter la preuve que ceux qui comparent l’UE à l’URSS (prison des peuples) ont raison et que seule la coercition maintien l’UE

    Quand au clown (bon certains le nomment encore journaliste ou envoyé spécial) qui voit déjà la Royaume-Uni éclater, il faudrait lui rappeler que dans toute élection, les différentes régions votent différemment sans éclater; et en particulier les votations suisses où les cantons ne votent pas tous pareils


  30. DVA Le 27 juin 2016 à 13h06
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    Les marchés abandonnés par les particuliers depuis 2008…) ont bien de la chance , les valeurs surfaites des actions ne représentant plus du tout la réalité par rapport à l’économie réelle…retournent vers des ‘ valeurs’ plus représentatives de ces dernières. Le ‘ Brex exite ‘ ceux -ci…les spéculations vont bientôt pouvoir reprendre sur des bases ‘ plus saines’ !!!
    Pourtant, il ne se passera rien dans les mois et les années qui viennent …, à part quelques spéculations juteuses ici ou là…Tout le monde va se précipiter lentement vers le Brexit…Mais en attendant, l’amertume engendrée par cette situation de la population en Angleterre ainsi qu’ailleurs en Europe…ira grandissante et sera utilisée pour brasser cette population vers les partis extrêmes droitiers qui ne manqueront pas de les entuber davantage!


  31. xc Le 27 juin 2016 à 14h14
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    Il semble que le référendum ne soit que consultatif, et que la procédure de sortie ne puisse être enclenchée qu’après vote dans le même sens des Communes.
    http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2016/06/26/brexit-attention-le-referendum-n-etait-que-consultatif-929896.html
    On n’a pas fini d’en parler!


  32. Serge Palestine Le 27 juin 2016 à 23h09
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    C’est un non sens ! Le “peuple européen” cela n’existe pas .


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