I. Emmanuel Todd – au Club de la Presse d’Europe 1

10/11/2014 :

II. Emmanuel Todd – Jean louis Bourlanges

7/11/2014

Hollande sur TF1 : a-t-il convaincu ?


Hollande sur TF1 : a-t-il convaincu ? par franceinter

Quel bilan pour François Hollande à mi-mandat ?


Quel bilan pour François Hollande à mi-mandat ? par franceinter

119 réponses à [Recommandé] Emmanuel Todd au Club de la Presse : “On est passé en régime oligarchique”

  1. Un naïf Le 13 novembre 2014 à 11h39
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    Ah oui, Bourlanges, de la commission trilatérale, comme sa copine Guigou…

    Pour rappel :
    http://youtu.be/VkbYw9IMODU


  2. philbrasov Le 13 novembre 2014 à 11h58
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    Tood pense exactement comme disons Philippot ( avec lequel apparemment il entretient de belles relations complices)… ou le FN new look…

    Mais la ou ça devient comique c’est que Tood nous explique que MLP avec le programme que cautionne Tood en QUASI TOTALITÉ, notamment sur l’économie, Schengen voire même l’immigration sans contrôles… etc etc….. la France se divise..
    et avec le même programme MAIS par des hommes de gauche comme Tood la France est unie…
    Un naif ou un faux C..L?
    bon la seule utilité de Tood personnage médiatique , c;est qu’il fait avancer l’idée que l’Euro est un fiasco, que Schengen une passoire que la Russie n;est pas le grand méchant loup notamment poutine.
    Dans la doxa ambiante, c;est déjà pas si mal..


    • Charles Michael Le 13 novembre 2014 à 14h14
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      Non, cette injonction de ne pas critiquer Hollande, les connivences UMPS au sommet, ou l’UE, pour ne pas apporter de l’eau au FN, ne marche pas.
      et la menace FN ne résucitera pas ce fameux front républicain.

      Dire cela ce n’est pas approuver la famille LePen, c’est dire la vérité de la situation.


    • theuric Le 13 novembre 2014 à 14h18
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      Penser simple ou penser composé, ne faudrait-il pas choisir?
      La question sur le F.N. est triple:
      Pour qui roule ce parti?
      Des forces internes, centrifuges et centripètes, ne le rongeraient-elles pas?
      Pourquoi tient-il un double discours, celui pour ses adhérents et celui pour les électeurs?
      Cela se résumant à une seule question: que cache donc ce parti politique et, surtout, ses dirigeants?


      • Chris Le 13 novembre 2014 à 14h32
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        Un parti, qui s’il parvient à la présidence, s’empressera de faire ce qu’a fait Hollande : filer illico à la City et Wall street pour dire discrètement “meeuuuu, non c’était pour rire, business as usual !”.
        Que peut faire un parti français, si plébiscité soit-il, dans un pays sans souveraineté monétaire ? D’autant plus que pour sortir de l’Euro, il faut sortir de l’Union Européenne en application de l’article 50 du traité de Lisbonne.
        L’autre version, celle de De Gaulle, qui affirmait benoitement : si un traité te couillonne, tu ne demandes pas de sortir, tu sors ! Question traités, ce gars en connaissait un rayon. Mais que peut-on attendre de nos larves biberonnées au coca-cola et Young Leaders ?
        Les Français n’ont pas encore compris qu’à tous les niveaux, la France a perdu sa souveraineté, son indépendance : elle n’a même plus le droit de surveiller ses frontières. C’est table ouverte pour tous… et tout !


        • nebul_eu Le 13 novembre 2014 à 17h02
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          Inutile de focaliser sur la prochaine élection, dont la loi électorale n’est même pas encore sèche.
          La politique ne change pas en fonction des élus, elle change sous la pression.
          Reste à identifier ce qui fait pression, pour l’augmenter où la diminuer.
          Exemple même le président de la commission européenne peut prendre des mesures radicales en termes de fiscalité s’il y a une conjonction d’intérêts suffisamment forte.
          Si les états unis ont besoin que les multinationales rapatrient leurs bénéfices
          aux usa, ce sera fait dans les dix minutes avec une surtaxation des bénéfices planqués au Luxembourg par l’Europe, ou des amendes ciblées à partir d’une législation sur mesure.

          Après ce n’est pas parce que la politique change , que c’est mieux pour vous.


    • bourdeaux Le 13 novembre 2014 à 15h16
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      permettez-moi de vous reprendre, car ce que dit Todd est plus subtil, et je vous invite à le réécouter. Il dit que la sortie de l’euro est souhaitable, mais pas si c’est MLP à l’Elysée, parce que le FN étant porteur, dans ses analyses et dans certains de ses projets, d’une division nationale, il ne pourra pas mener à bien une sortie de l’euro qui requiert, elle, un resserrement de la solidarité nationale. Autrement dit, pour Todd, la sortie de l’euro serait un choc que le corps social ne pourrait encaisser qu’à la condition qu’il soit conscient de sa cohésion et assuré de sa solidité, alors que l’élection de MLP à l’Elysée ferait justement éclater cette condition.
      Chapeau à Todd sur sa fusée contre FAFA, “rantanplan qui court d’erreur en erreur” !


      • philbrasov Le 13 novembre 2014 à 17h20
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        on dit la meme chose avec des mots differents… dans ce cas Tood selon votre analyse est un naif…
        Naif de croire que la sortie de l’euro ne sera pas clivant en France.. et naif de croire qu’il faille une extreme majorite de convergeances d’idees sur ce sujet, pour que la France politique se resolve a sortir de la zone euro.
        En realite la position de MLP est … elle…plus subtile, car consistant a dire aux francais … si je suis elue, je m’en refere au peuple francais….
        Mais bon tout cela est de la basse politique politicienne… je pense que l’euro sera mort avant 2017 et ce ne sera a cette condition seulement que le peuple francais se resignera, comme du reste il s’est resigne a adopter l’euro comme monnaie nationale.
        Sans un choc economique .. qui ne saurait tarder… ( sapir,berruyer, delamarche, bechade etc etc…) les francais camperont sur la position officielle mediatico-politique…
        rataplan pour fabius est sans doute le meilleur moment de ce non debat entre grabataires d’un cote et un Tood iconoclaste.


      • Nerouiev Le 13 novembre 2014 à 19h26
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        J’ai bien entendu ceci très clairement et à mon sens il a parfaitement raison. Mais qui voyez-vous pour casser ce cycle vicieux dont on n’arrive pas à sortir. Ne faudrait-il pas d’abord commencer par ça sinon dans 20 ans on aura encore les clones de Sarko et Hollande.


        • bourdeaux Le 13 novembre 2014 à 20h07
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          boff…je pense modestement qu’il vaut mieux laisser la grande ferme ovine des marchés financiers le soin de fermer le rideau. Lorsqu’ils comprendront enfin que les économies de la ZE sont trop dissemblables pour conférer un quelconque sens à leur monnaie unique, la devise s’effondrera; il n’y aura plus qu’à souffler dessus pour la voir se désagréger. Ou bien attendre la prochaine grosse tension sur une dette souveraine, qui pourrait d’ailleurs bien venir de chez nous, pour que notre chère BCE implose sous la pression de ses actifs toxiques.


          • Surcouf Le 15 novembre 2014 à 09h08
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            Que se passerait-il si le dollars s’effondrait avant ? La tension sur l’Euro serait énorme ? Non?


    • emmanuel Le 13 novembre 2014 à 17h12
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      On dirait du Olivier Duhamel. Todd (et non Tood) n’est pas responsable que le FN fasse du name dropping à mauvais escient. Todd pense, ce parti sans doute pas beaucoup et pas aux mêmes fins en tout cas.


      • philbrasov Le 13 novembre 2014 à 19h07
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        vous avez raison, c’est pas parce que MLP dit qu’il fait chaud en ete qu’elle a tort…

        mais a un moment lorsqu’on pose les questions essentielles, faut choisir son son camp politique et non celui de la parlotte politicienne…fusse la parole d’un intellectel
        pour Tood ou Todd , ca n’a aucune importance a mes yeux….


    • cording Le 13 novembre 2014 à 19h00
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      Todd pense comme Philippot? Plutôt le contraire! En tout cas il est vigoureusement hostile au FN même tendance Philippot-Marine Le Pen!

      Il a déclaré que Marine Le Pen souillait les idées en reprenant ses idées et celle de Sapir.


    • miclav Le 13 novembre 2014 à 22h12
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      Faudrait pas tout inverser non plus. Si la gauche et le fn ont des vues assez proches sur certains points d’économie c’est que lepen est allé faire son marché à gauche.
      Et pour le côté diviseur du fn qu’il trouve incohérent avec une démarche de sortie de l’euro, c’est bien de sa xénophobie qu’il parle, point sur lequel la gauche est en totale opposition.
      C’est dingue de tenter de tels sophismes!
      Prenez nous pour des buses…


  3. gil Le 13 novembre 2014 à 13h37
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    Bonjour

    Moscovici à la concurrence ?
    Aucune trace de ça dans l’actualité, vous êtes sur ?

    Cordialement


  4. Casquette Le 13 novembre 2014 à 13h48
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    Je suis étonné que le paysage intellectuel français ne compte qu’un seul E.Todd , je veux dire par là que la défense de l’intérêt national que ce soit par la sortie de l’euro , l’UE , l’OTAN ou autre chose devrait mobiliser plus d’esprits , qui ne manquent pas en France…Bon vous me direz qu’il y’a Zemmour , mais je pense qu’on peut être patriote sans être mysogine ou vouloir recoller les homos dans la clandestinité … n’est-ce pas ?
    Todd a en partie déminé le débat sur l’euro , il devrait maintennant y avoir plus d’intellos qui s’emparent du sujet …économistes mis à part.
    A un certain moment on a beaucoup raillé la figure de l”intellectuel qui l’ouvre sur tout , sauf qu’avec le recul , lorsqu’on regarde ceux qui les ont remplacés (experts , representants associatifs , artistes) on a clairement pas gagné au change.
    Michel Onfray est en train d’évoluer dans ce sens mais le mouvement est extrêmement lent et timide je trouve , vu la période …enfin faut dire que le traitement que subit le philosophe depuis qqs temps doit en calmer plus d’un.

    Et bravo pour sa charge contre Le Monde , même si je dois avouer que le matraquage ultra liberal du journal a réussi à me convertir à leurs thèses , puisque maintenant je milite pour le non financement public des entreprises déficitaires…c’est pas normal qu’un journal que plus personne ne lit continue d’être soutenu , c’est même totalement absurde , qui veulent-ils convraincre au bout du compte ?
    Quand on vent des dizaines de milliers d’exemplaires comme Libé la fabrique du consentement n’opère même plus à ce stade !


    • Chris Le 13 novembre 2014 à 14h39
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      Vous avez de Villiers, Sapir, Chevènement, Asselineau… Il faut dire qu’on leur donne parcimonieusement la parole dans les médias dominants. Mais il semble que ça se dégèle un peu


      • emmanuel Le 13 novembre 2014 à 17h27
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        Villiers est écoutable depuis qu’il n’est plus en politique. Asselineau roule pour son petit parti, aux orientations pas très différentes des toutes les politiques néo-libérales passées ou en cours il me semble.


        • Epaminondas Le 13 novembre 2014 à 21h02
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          Je me souviens d’un type d’extrême gauche : impossible de le convaincre de la nécessité de la sortie de l’euro : pour lui, soit on sortait du capitalisme, soit rien du tout !
          C’est sans doute un raisonnement semblable qui vous permet de dire que les orientations d’Asselineau (définanciarisation de l’économie, renationalisations, contrôle des capitaux) ne sont “pas trop différentes des politiques néo-libérales passées ou en cours”.


        • farigoulette Le 17 novembre 2014 à 01h59
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          Emmanuel, en lisant et écoutant Asselineau, j’ai eu l’impression qu’il militait pour l’union de toutes les forces y compris de la gauche de la gauche qui souhaitaient se défaire de l’emprise de l’UE. Il a des positions assez Gaulliennes de ce point de vue, et l’on sait que De Gaulle, même s’il n’a pas éliminé l’hégémonie de la Finance, a toujours défendu l’indépendance de la France vis à vis des USA et d’une Europe telle qu’elle est aujourd’hui. Il met aussi en avant les conquêtes sociales du Conseil National de la Résistance. Se méfier de critiquer sans connaître exactement les sources dont on parle.


  5. gerard colin Le 13 novembre 2014 à 14h10
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    Emmanuel Todd au club de la presse – vidéo 3:
    Sur la question de Jouyet:
    ” [todd] – Mais je n’ai pas d’éléments. On ne sait que ce que Jouyet a dit
    – [carrère/duhamel/poincaré] mais si c’était vrai! Qu’est ce que vous pensez de ce que Fillon aurait demandé á Jouyet de taper sur Sarkozy?
    – [todd] Je vous dis que je sais pas. On sait juste qu’il y a une combine Le Monde/Jouyet. On sait pas c qui s’est passé.
    – [carrère/poincaré] Oui, mais si c’était vrai qu’il a demandé à jouyet de taper?”
    !!!!!!!! Ils ne se cachent même pas. Après Outreau et la condamnation sans procès, ils jugent maintenant sans même qu’il n’y ait de plainte.

    Et ensuite carrère: “vous faîte le jeu du front national parce que vous défendez les même thèses qu’eux. ”
    Là, il joue le point godwin.


  6. P.Lacroix Le 13 novembre 2014 à 14h45
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    P’ tain ils les ont sortis de la naphtaline, Carrerou, Gildas, Duhamel, c’ est impressionnant quand même ! Il n’ y a pas un(e) jeune journaliste en France ?


    • sadsam Le 13 novembre 2014 à 15h28
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      @merci pour la remarque sur le trio d’interviewers, P. Lacroix

      Effectivement tout cela commence à faire un peu conférences 4ème âge.

      Todd précise dans l’émission que l’âge médian du corps électoral en France est de 50 ans (et celui de la population en général de 40 ans). Il est sûr que des 70+ peuvent avoir des choses intéressantes à dire mais le fait que de nombreux 70+ du microcosme accaparent des postes qu’ils avaient eux-même commencé à occuper vers la quarantaine, est vraiment l’une des manifestations du déclin de notre pays et le signe avant-coureur de crises plus graves.

      Ce phénomène ressemble assez à la “stagnation” brejnevienne.


      • dvd Le 14 novembre 2014 à 13h13
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        Même réflexion sur le gâtisme, pardon l’âge avancé des interviewer.
        Une gêne de voir que ce club ressemble de plus en plus à un spectacle aussi (rires, applaudissements).

        Ce qui est dur pour les (plus) jeunes générations, c’est que non seulement on va payer pour l’indigence de ces papyboomers qui auront TOUT eu pour eux, mais qu’ils ont verrouillé les “clubs de pensée et de pouvoir” (la pensée étant en option en général) pour sauvegarder leurs arrières des sales combines et tout cela sous couvert de nous protéger de la bête immonde… Qu’ILS ont créée !

        Il y a là une truc insupportable car franchement AUCUN d’entre eux n’a la déontologie propre.

        Je crois Todd trop gagnant du système encore pour oser dire le fond de sa pensée, que tout cela est du cynisme, que ces gens savent (même séniles qu’ils sont) qu’ils ne sont que des employés du système. Quand Duhammel dit que Sarkozy ou Fillion n’ont rien à gagner il ment éhontément :
        1) ils ont une vie pépère et peuvent attendre leur retraite
        2) ils doivent veiller à ce qu’on ne gratte pas trop dans leurs dossiers

        Il est temps que cela change et qu’on admette que l’argument d’incompétence est faux, c’est pour éviter la rupture que la réalité de la trahison des élites qui ont cru au progrès ou à la croissance et qui n’ont pour s’accrocher à ces dogmes que le jeu du terrorisme intellectuel en diasnt que c’est soit ça soit le chaos en agitant ad nauseam l’islamisme et le fascisme.

        A nous de comprendre que ce terrorisme intellectuel est une sorte de fascisme light en apparence mais dont les effets nous assommeront bientôt.


  7. olivier69 Le 13 novembre 2014 à 14h48
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    Bonjour,
    Attention les atlantistes font pression pour nous faire évoluer vers un modèle plus conforme à leurs exigences. La suppression de la fonction présidentielle est dans les tuyaux !
    http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0203923220352-le-buzz-des-etats-unis-la-france-doit-supprimer-lelysee-selon-un-rapport-de-washington-1062828.php
    Cdlt
    ps : beaucoup de gens qui ont soutenu le président passe à la vitesse supérieure. Il n’était qu’un instrument (mais cela on le savait)


  8. Alae Le 13 novembre 2014 à 15h04
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    En avril dernier, les médias américains fait leurs gros titres sur une étude de l’université de Princeton selon laquelle les USA avaient basculé de la démocratie à l’oligarchie. Ce qui s’applique aux USA est bien entendu, à copier-coller dans tous les pays BAO.
    Ici, personne à l’époque ne s’était intéressé à cette étude. RAS dans nos médias.
    De toute évidence, Todd l’a lue à sa sortie, l’a gardée au chaud et la sert aujourd’hui. Pas très dur.. sauf qu’ici, il faut avoir le courage de briser le silence et de parler aux autistes qui nous servent de journalistes.
    Lien vers un article d’avril 2014 sur l’étude de Princeton :
    http://journal-neo.org/2014/11/11/princeton-makes-it-official-usa-has-become-oligarchy-no-democracy/
    Et sur l’étude elle-même :
    http://journals.cambridge.org/action/displayAbstract?fromPage=online&aid=9354310


    • gracques Le 13 novembre 2014 à 17h25
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      Mouai , Alae , encore eu t il fallu lire “Apres la démocratie” du meme TODD , l’étude de l’université en question n’est peut être que la validation de ce qui était dit dans le bouquin.


      • Papagateau Le 13 novembre 2014 à 18h59
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        “Après la démocratie” paru en 2008, il y a 6 ans. Donc, à priori, c’est les américains qui s’en sont inspirés.


        • olivier69 Le 13 novembre 2014 à 21h22
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          Bonjour papagateau et gracques,
          Faudrait peut-être arrêter de nous prendre pour des idiots. Oser dire que les américains se sont inspirés de Todd, c’est se moquer du monde.
          c’est une inversion supplémentaire dans la compréhension.
          Il y a assez de documentations bien plus anciennes pour comprendre la programmation. Et savoir notamment quels sont les adeptes de ces inversions par la tromperie permanente….Une culture du mensonge !
          Aujourd’hui, ils sont démasqués aux yeux de nombreux français. Et le nombre ne cessera de croître….
          Cdlt


        • Xavier Le 14 novembre 2014 à 09h54
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          Pour sortir de la démocratie, encore faut-il avoir été un jour en démocratie. Ce qui n’a jamais été le cas.


  9. David D Le 13 novembre 2014 à 15h09
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    Qu’est-ce que j’aurais aimé être à sa place au micro pour dire “je souhaite une victoire de la Russie”! La première des quatre vidéos commence par une critique juste du caractère exaspérant particulier à Hollande, problème d’image donc, il y a aussi dans une autre l’image de Fabius en Rantanplan et quelques autres ce qui amuse beaucoup le public présent autour de la table. Le cas ukrainien est traité sur deux des quatre vidéos et avec justesse. Je suis également convaincu par la nécessité de sortir de la zone euro et je suis sensible au fait que les institutions européennes posent un problème redoutable : il faut que l’exercice du pouvoir soit mené par des gens compétents, donc à un moment donné les décisions ne sont plus l’expression des urnes, c’est normal et inévitable, mais il faut quand même un cadrage démocratique des institutions avec une adhésion du peuple au projet : les institutions européennes n’ont pas la légitimité et le cadrage démocratique des Etats, je n’y crois pas deux secondes.
    Après, je ne comprends pas pourquoi Todd se dit pro-américain, ni son portrait accablant de l’Allemagne, et bon j’ai du mal à le suivre sur certains sujets, mais ça c’est l’ouverture du débat avec la place pour les idées de tout un chacun, je suis très content que le coeur parle et dise “Sur la crise ukrainienne, assez de mensonges qui nous indignent et souhaitons la victoire de la Russie!” (ceci n’est pas une citation) Car ça c’est un point d’accord fondamental.
    Pour ce qui est du problème posé par l’air de famille qui rapproche PS et UMP, quelqu’un m’a rapporté que dans des réunions écolos ou d’un parti d’extrême-gauche, je ne sais plus, l’expression UMPS avait été utilisée par une militante qui expliquait ensuite que ce sigle était une invention de gauche reprise par le FN. Je n’ai pas vérifié.
    Pour la politique de la France, on va forcément dans le mur. Les gouvernants continuent de penser que le pays peut être piloté et ils font donc essentiellement de la politique budgétaire, sans prendre à bras-le-corps le problème de la crise, comme si aucun danger ne pesait sur les têtes. Leurs politiques sont également contraignantes et font fi de l’adhésion : je me demande combien de temps on peut faire de la politique sans adhésion.
    Les milliardaires eux-mêmes disent publiquement que leurs profits sont abusifs et régler la crise en touchant les acquis sociaux me paraît devoir engendrer de l’indignation légitime et surtout me semble ne pas du tout être un procédé adéquat pour résoudre un problème spécifique. Malheureusement, j’ai du mal à suivre les débats et à me positionner, n’étant pas armé en théories économiques, si ce n’est que à la différence des gens qui résolvent les équations économiques avec brio j’ai conscience que le modèle est en lui-même une hypothèse qui n’épuise pas la réalité, et je constate une balance entre d’un côté une idée de l’économie où il faut tenir compte de la nature humaine et de la question du profit, et de l’autre un positionnement économique à forte composante éthique, pour l’instant je ne me place ni dans l’un ni dans l’autre mais je ressens très fortement la nécessité d’une éthique pour notre époque.
    Enfin, tous nous sommes passés ou passons par l’école, et dans trente ans les générations actuelles encore bien formées seront à la retraite et remplacées par de nouvelles générations qui promettent le désastre, et réagir dès aujourd’hui n’aura d’effet que dans vingt ans, or personne ne réagit, donc nous sommes foutus.


    • emmanuel Le 13 novembre 2014 à 17h24
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      Todd se définit comme “sociologiquement” pro-américain, vous devez pouvoir retrouver ce type d’auto-analyse. Il a dû étudier là-bas aussi. Bref tout ça pour dire au public qu’il n’est pas un anti-américain de base…


      • Lage Le 14 novembre 2014 à 00h27
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        Todd a étudié en Angleterre – son directeur de thèse (le second papa de tout universitaire qui se respecte), Peter Laslett, est un anglais.

        Tout ce que dit Todd, c’est que système familial qui lui convient le mieux, à lui, individu Todd, c’est le système nucléaire, présent en France du Nord et dans le monde anglo-saxon (ainsi qu’au Philippine et au fin fond de la Sibérie – soyons précis…).


  10. Incognitototo Le 13 novembre 2014 à 15h18
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    C’est quand même dommage que Todd ait en permanence ce ton condescendant et méprisant pour tous ceux qui ne pensent pas comme lui… tandis que son “moi, je” narcissique rend tout ce qu’il dit inaudible et imbuvable…

    Mais si on veut quand même se pencher sur ses “arguments”…

    J’aimerais bien qu’il m’explique en quoi les pays qu’il a cités (les USA, la GB, les Suédois, les Japonais, les Suisses) vont tellement mieux que nous… sans que cela ne puisse s’expliquer par d’autres facteurs qui n’ont absolument rien à voir avec le fait qu’ils aient leur souveraineté monétaire…
    Par exemple, la GB, fait baisser son chômage (en créant essentiellement des emplois de service sous-payés, mais en continuant à faire moins bien que l’Allemagne) et a un taux de croissance légèrement meilleur que celui de la ZE, mais tous ses autres indicateurs s’aggravent !!! Sa dette augmente (malgré des coupes budgétaires drastiques) ; les investisseurs se font la malle ; elle perd son triple A et les taux d’emprunt augmentent ; sa productivité baisse ; son inflation dérape (comparativement aux autres) ; … Tout ça, sans même réussir à améliorer sa balance commerciale, ni a fortiori à reconstituer son tissu industriel…
    Bref de la politique de court terme (faite en plus sur le dos de l’UE) qui ne règle rien sur le fond et aggrave même les problèmes à moyen terme…

    Quant à invoquer la théorie économique de Knapp (chartaliste) pour justifier une sortie de l’euro, là les bras m’en tombent… Knapp voulait (je cite) “une monnaie sans valeur intrinsèque” !!! Rien à voir avec le système monétaire mondial actuel et absolument rien qui puisse justifier qu’on re-rentre dans une guerre des monnaies… et donc rien à voir avec ce que propose Todd…

    Bref beaucoup d’esbroufe et pas beaucoup de fond…

    Je précise pour les inévitables thuriféraires de Todd, que pour autant je partage certaines de ses analyses sur l’horreur que constitue actuellement l’UE et la ZE… nous ne sommes juste pas du tout d’accord sur les moyens de résoudre ces graves problèmes.


    • yann Le 13 novembre 2014 à 16h40
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      Parce que la liberté monétaire est une condition nécessaire, mais non suffisante d’une bonne politique macroéconomique. Elle est loin de tout faire, mais sans liberté monétaire vous ne pourrez rien faire du tout. La Grande-Bretagne comme le Japon ou les USA font des politiques pseudo-keynésiennes. Ils n’ont retenu de Keynes que la nécessité de parfois injecter de la monnaie dans l’économie lorsqu’il y a stagnation économique. Ils oublient le plus important c’est la nécessaire hausse de la demande. Une hausse de la demande qui ne peut pas exister en régime de libre-échange et de liberté de circulation du capital. En injectant comme ils le font de la monnaie dans le système actuel ils ne font que gonfler des bulles spéculatives. Ils feraient bien mieux de donner directement de l’argent à leurs citoyens pour que cet argent se retrouve réellement dans le circuit économique plutôt qu’en prêtant toujours plus d’argent à des banques qui n’investissent plus.

      Une politique intelligente consisterait à coupler une hausse de la demande intérieure avec une politique de dévaluation et de protectionnisme pour faire en sorte que cette hausse de la demande se fasse surtout pour les produits nationaux. C’est çà une vraie politique keynésienne et cela nécessite une indépendance monétaire. Mais l’indépendance monétaire seule ne résoudra effectivement pas le problème. Les Britanniques ne sont pas dans l’euro, mais ils sont toujours ultralibéraux.


      • Alae Le 13 novembre 2014 à 17h33
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        Exact et bravo, yann. Sans demande, pas de reprise possible. Petit rappel d’un article magistral de F. Lordon publié par OB en avril dernier, avec un important passage sur le rôle fondamental de la demande.
        http://www.les-crises.fr/entreprises-creent-pas-emploi/


        • P.Lacroix Le 13 novembre 2014 à 18h44
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          Livre intéressant sur le sujet : ” Jacques Généreux explique l’ économie à tout le monde ” sorti début 2014, je crois. Un peu difficile au début, mais très clair sur les derniers chapitres.


      • Volkoff Le 14 novembre 2014 à 16h54
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        <>
        Pour résumer, faire une politique de préférence nationale.
        Vous serez donc taxé de vilain pessimiste/passéiste/populiste/souverainiste/nationaliste replié sur lui-même, parce que probablement ringard réac xénophobe, c’est-à-dire:
        – au mieux, un vieux facho qui s’ignore,
        – au pire, un affreux crypto-nazi assoiffé de sang, si votre politique de préférence nationale inclue aussi une politique immigrationniste intelligente, parce qu’aussitôt requalifiée en préférence ethnique par la doxia, donc en racisme, comme l’a vécu un Georges Marchais dès les 80’s, ou comme le vit un Florient Philippot aujourd’hui.
        Au final, vous serez un ennemi du Progrès, de la Démocratie, etc…. éventuellement issu du “ventre mou mais toujours fécond de la bête immonde qui sommeille etc….”.


      • Surcouf Le 15 novembre 2014 à 10h30
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        @yann

        En quelques sortes c’est ce que fait la Russie, parfois “involontairement”. Dévaluation du Rouble, en partie due aux attaques spéculatives de wall Street, “protectionnisme” et développement de la production intérieur suite aux sanctions du bloc BAO pompeusement dénommé communauté internationale, etc.


    • Incognitototo Le 13 novembre 2014 à 17h16
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      C’est là où fondamentalement nous divergeons, vous pensez tous deux qu’il n’y a que la politique monétaire qui puisse nous donner les leviers nécessaires aux changements… or tout démontre dans notre système globalisé, que la valeur de la monnaie est une conséquence pas une cause… et que quand on agit dessus on provoque en chaîne des réactions systémiques qui annihilent et même aggravent les problèmes qu’on voulait résoudre.

      Je démontre qu’on peut obtenir les effets attendus (par exemple d’une dévaluation compétitive et d’un système protectionniste) sans jamais toucher à la monnaie, juste par des politiques fiscales, légales et de réformes structurelles qui iront taper aux endroits qui ont réellement besoin d’être traités… et sans les effets associés aux tripatouillages de monnaie.

      Après que nous nous dirigions, vu l’immobilisme de nos politiques, vers une destruction du système, c’est une évidence ; mais nous ne résoudrions pas plus les problèmes en tuant l’euro et en nous remettant dans une logique de compétition inter-monétaire.


      • olivier69 Le 13 novembre 2014 à 19h23
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        Bonjour Incognitototo,
        « la valeur de la monnaie est une conséquence pas une cause » et « et que quand on agit dessus on provoque en chaîne des réactions systémiques …. » est complètement paradoxale dans votre ‘argumentation. Vous dites une chose puis son contraire ?
        La monnaie est le cœur du nœud justement ! Du moins, sa conception et sa propriété….
        Vous démontrez qu’il y a un niveau que vous ne voulez pas affronter. Manque de courage ? Pour résoudre les problèmes, il faut en connaître les causes. Le reste, c’est du « tripatouillage ».
        Un manque pragmatisme ?
        Cdlt
        ps : je pense que mr Berruyer sait également ce qu’est une politique budgétaire. L’arme fiscale est celle des oppresseurs à la gâchette facile.


        • olivier69 Le 13 novembre 2014 à 19h37
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          Si la valeur de la monnaie n’était pas ce qu’elle est, nous n’en serions pas là. Car pour en estimer une quelconque idée ou système de représentations, il faut en avoir une définition qui ne se limite pas à la comparer à d’autres (instantanément biaisée).
          Non, la monnaie ne se réduit pas à une variable monétaire (une simple expression nominale) à cause de ses dimensions spatiales (géographiques) et temporelles (donc individuelles, collectives).
          Cdlt


          • Incognitototo Le 13 novembre 2014 à 23h00
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            Il n’y a absolument aucune contradiction dans ce que je dis, c’est juste que vous ne voulez pas (ou ne pouvez pas) comprendre ce qu’est un système “qui se défend”, où tout est lié, en interconnexion dynamique et où toute action sur un des paramètres produit des rétroactions…

            Quand on fait un benchmark des différentes réalités monétaires, la seule chose qu’on peut constater, c’est que tous ceux, qui pensent résoudre des problèmes en agissant par le levier monétaire, se créent de nouveaux problèmes qui vont annihiler les effets espérés et pire, créer de nouveaux problèmes.
            Trouvez-moi un seul contre-exemple qui infirmerait ce constat de base et après on en reparlera…
            C’est donc bien que dans notre système globalisé actuel, la valeur monétaire est une conséquence, parce que sinon si on traitait vraiment une “cause” par ce levier, il n’y aurait pas de réactions systémiques qui empêchent la résolution des problèmes en générant de nouveaux problèmes…

            D’ailleurs, à aucun moment le système actuel ne vous permet de contrôler concomitamment par les politiques monétaires suivies (et ce quelles qu’elles soient) : votre compétitivité, l’attractivité financière et pour les investisseurs, vos dettes, le taux de chômage, votre croissance, le pouvoir d’achat de votre population, l’inflation, et cetera, et cetera… ça n’existe tout simplement pas ! Mais ça, les thuriféraires du retour aux souverainetés monétaires ne le disent jamais…
            Parce que si vous faites comme la GB (et d’autres) des QE pour faire de la dévaluation compétitive, immédiatement (et entre autres) les investisseurs se font la malle, vous payer plus cher l’argent, vous créez de l’inflation, et cetera, et cetera… et ça se vérifie partout et toujours depuis 43 ans maintenant !!!!!!… Et en plus, qu’est-ce qui se passera quand après retour aux souverainetés monétaires, tous les pays se mettront à faire de la dévaluation compétitive ??? C’est bête, hein, tous les effets espérés même les plus basiques seront anéantis…

            Enfin, si les postulats qui “justifient” les positions de ceux qui sont pour le retour aux monnaies nationales étaient vrais, j’aimerais aussi qu’ils m’expliquent pourquoi l’Espagne (entre bien d’autres) est toujours à 24,4 % de taux de chômage… Voilà un pays qui, compte tenu de ses faibles coûts salariaux, de sa proximité géographique et de la productivité de ses salariés, est plus intéressant pour un investisseur (qui vend dans l’UE) que d’aller faire produire en Chine ou dans les pays de l’Est, et qui ne décolle pas pour autant… C’est quoi l’idée ? Qu’avec sa propre monnaie, elle pourrait (enfin) rejoindre le niveau du Bangladesh et que c’est seulement après qu’elle pourra recommencer à attirer ou créer du boulot ?… Ce serait risible, si ce n’était pas si grave d’entretenir de telles illusions…

            C’est quand même dingue de ne pas se servir de l’histoire et de nos expériences et de continuer à penser que ce qui a échoué hier et continue d’échouer aujourd’hui, pourrait fonctionner demain…

            Toutes les politiques économiques qui entre guillemets “fonctionnent” sont toujours dues à des réformes et/ou à des contextes qui n’ont strictement aucun rapport avec les politiques monétaires suivies ; c’est ça la réalité ! Maintenant si vous voulez continuer à croire au Père Noël et faire en sorte que tous les pays de la ZE se livrent, encore plus qu’aujourd’hui, à une guerre sans merci, je n’y vois aucun inconvénient… mais ça sera sans moi.

            Cependant, je ne suis pas contre les armes de destruction massive, il faut simplement les utiliser en dernière intention… par exemple, si nos partenaires européens s’opposaient aux politiques et réformes structurelles que nous pourrions faire, si nous avions des dirigeants politiques moins cons et moins vendus au système global.


          • olivier69 Le 13 novembre 2014 à 23h27
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            Bonjour incognitototo,
            vous en êtes encore à savoir si la monnaie est endogène ou exogène ? Et vous prenez parti en choisissant la conséquence….
            Attendez un peu, il y a une perméabilité entre le réel et le monétaire dans le temps. Et elle dépend du contexte économique mais également de la création monétaire réalisée par des institutions privées et mafieuses. Vous allez nous faire croire que le shadow banking ou la hausse de la masse des agrégats n’ont pas d’incidences ? Vous qui nous avez fait le couplet de l’enfance dans la cité ?
            Par ailleurs, si vous avez suivi les interventions de mr Berruyer, vous auriez compris lorsqu’il dit que l’inflation ou la déflation ont tendance à tuer la monnaie. N’attribuez donc pas des propos qui ne sont pas à la personne s’il vous plait.
            Lui comme moi savons bien ce qu’est l’instrument monétaire.
            Enfin, si vous voulez prendre un cours sur le financement de l’économie, je vous renvoie au billet du 30 octobre 1973, François Mitterrand parle du socialisme
            Cdlt
            ps : solide, liquide, gazeux !


          • Incognitototo Le 14 novembre 2014 à 00h16
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            Rien à répondre… D’abord, vous changez de sujet et je ne vois pas le rapport. Mais surtout comme vous êtes dans l’incapacité de réfuter le moindre de mes arguments, vous en êtes donc réduit à faire des supputations sur ce que je saurais ou pas, je penserais ou pas… un peu grossier, non ?

            Vous voulez qu’on discute de Knapp, et en quoi le fait que Todd l’invoque le ferait rire ?…

            Il n’y a absolument rien à attendre pour démontrer qu’aucune politique monétaire souveraine depuis 1971, n’a jamais pu changer quoi que ce soit à l’économique… sauf pour faire du pire…

            P.-S. aux modos : il doit y avoir un bug parce que je ne reçois pas les significations de nouveaux commentaires, alors que j’ai coché la case, pour…


          • olivier69 Le 14 novembre 2014 à 01h41
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            Dernier point :
            Le solide, liquide, gazeux (un contenu) sont les états de la monnaie et non une moquerie (j’ai bien peur que vous n’aviez pas saisi). De même, la GB n’est pas la France puisque son économie est basée principalement sur le monétaire (la city). Enfin, combien de brevets nous nous faisons piller !
            Cdlt


      • bourdeaux Le 13 novembre 2014 à 20h19
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        J’adore votre petite phrase contre le “tripatouillage de la monnaie”, et j’y souscris. C’est un peu injuste de prêter à OB cette vision-là; je ne l’ai jamais entendu défendre une telle position.
        Quant au tripatouillage, je le vois bien davantage dans le fait de réunir ensemble les monnaies de 17 pays très différents, contraignant la BCE à des acrobaties d’une intrigante bizarrerie pour maintenir le bouzin à la surface, que dans le désir de faire renaître une monnaie nationale. Après, cette monnaie nationale, on peut en faire n’importe quoi ou la gérer intelligemment, c’est une autre question…


        • Incognitototo Le 13 novembre 2014 à 23h08
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          Je ne dis nulle part que la situation actuelle me convient (et en cela, je partage les analyses d’Olivier, et même de Todd pour certaines)… et à aucun niveau… Je dis juste qu’on n’a nullement besoin de tout casser, de sortir de la ZE et/ou de l’UE (du moins pas en première intention), pour faire les politiques qui changeraient tout du tout au tout…


          • Xavier Le 14 novembre 2014 à 10h14
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            Le problème, c’est que pour changer de politique du tout au tout, il faudrait changer les traités du tout au tout. Ce qui est politiquement impossible.
            D’où la nécessité de sortir de la ZE et/ou de l’UE !


          • Incognitototo Le 14 novembre 2014 à 14h06
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            Hé non… ça c’est encore une belle illusion. Aucun traité ne nous empêche de faire quoi que ce soit. Et si vous avez des doutes penchez-vous sur la diversité des politiques faites par les autres pays de l’UE. Vous constaterez qu’absolument rien n’empêche rien, y inclus au niveau des politiques protectionnistes (le Danemark, l’Allemagne et la Suède sont particulièrement significatifs à ce niveau-là).

            De plus, c’est un problème fondamental de stratégie politique offensive et cohérente : on ne peut pas a priori casser la ZE et/ou l’UE, sans avoir préalablement confronté nos partenaires à toutes les contradictions mortifères que nous subissons (tous) depuis 43 ans, en leur montrant que nous aussi on peut faire une politique qui « se fout des autres » et qui protège ses propres intérêts… Et si vraiment nos partenaires ne nous suivent pas, alors que nous avons tous les arguments pour justifier notre « ça suffit » – et que je pense qu’un certain nombre de pays seraient tout à fait prêts à nous suivre – alors là seulement, on peut sortir « l’artillerie lourde » de la remise en cause de l’UE et de la ZE, sans oublier l’OMC…

            Nous manquons juste de politiques prêts à aller à la bagarre.


          • olivier69 Le 14 novembre 2014 à 15h13
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            Bonjour Incognitototo,
            Vous oubliez volontairement ou pas, les marchés. Leurs réactions ? Et vous la connaissez d’avance, donc arrêtez les sottises….
            Nous en revenons donc au point de départ. Et toujours pas de lecture du billet indiqué (donc entêtement constaté)….
            Cdlt
            ps : Anticipation.


          • Incognitototo Le 14 novembre 2014 à 15h59
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            Cher Olivier69,

            Vous voudrez bien arrêter de vous adresser à moi. Merci… Vos perpétuelles digressions et votre impossibilité à discuter concrètement des faits rendent impossible tout échange.
            En tout état de cause, je ne suis pas assez intelligent pour comprendre ce que vous me dites, ou vos propos sont totalement incohérents… au choix…


    • franckmilan Le 14 novembre 2014 à 10h42
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      bravo vous vous y connaissez en économie….mais bon il reste que l’économie est politique non ?? on veut ou on ne veut pas point barre .- vous pouvez toujours croire ou nous faire croire le contraire mais la réalité privilégie toujours la volonté politique….il n’ y a qu à ouvrir les yeux sur le monde d’aujourd’hui, d’hier….


      • Incognitototo Le 14 novembre 2014 à 15h23
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        Absolument, l’économie est totalement politique… Par contre, je n’essaye absolument pas de vous faire “croire” quoi que ce soit. Je parle de faits vérifiables, aucune croyance là-dedans.

        Ce qui certain, c’est qu’au vu des postions des uns et des autres, il y a une méconnaissance totale des leviers possibles qui est assez inquiétante… comme si chacun réfléchissait en fonction d’une “logique” binaire qui depuis toujours démontre pourtant que ça ne fonctionne pas comme ça.


    • etienne Le 21 novembre 2014 à 19h48
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      TCAM du PIB réel 2010-14:

      France: +1%
      Japon: +1.7%
      Suède: +3%
      Suisse: +2%
      GB: +1.6%
      E-U: +2.3%

      Zone Euro +0.7%

      Il est absurde de nier que la zone Euro est complètement à la ramasse depuis 5 ans par rapport à ses partenaires: c’est tout simplement le BOULET de l’économie mondiale, la zone où la demande intérieure ET extérieure est la PLUS DEPRIMEE, ce que tout le monde reconnaît à commencer par le FMI.
      L’absence de souveraineté monétaire n’est évidemment pas la seule explication du marasme, mais on voit bien que le cumul de politiques budgétaires très restrictives (austérité) ET de mesures d’assouplissement monétaire (LTRO, rachat de titres) par la BCE toujours soit trop timides soit trop tardives soit encore arrêtées TROP TOT (le bilan de la BCE, 2200 milliards d’euros, s’est CONTRACTE depuis deux ans de 25%) par rapport à ce qui est fait ailleurs relève purement et simplement du SUICIDE économique.

      Si la GB a une croissance modeste, elle reste plus du DOUBLE de celle de la zone euro, alors que le gouvernement y pratique une cure d’austérité plutôt sévère: il faut bien se rendre compte qu’en cumul, cet écart modeste de 0.7 points de croissance annuelle représente 3,5 points de PIB sur 5 ans, ce qui a des effets non négligeables, en particulier sur les plans du chômage et du déficit public.

      La prévision de croissance réelle pour 2014 est de +0.9% pour la France et +3.2% pour la GB, soit 2,3 points d’écart de PIB SUR UNE SEULE ANNEE: or en dessous de 2% de PIB réel par an, le chômage ne PEUT PAS baisser en France, au-delà des “réformes structurelles” de la propagande néolib. Il est évident que la baisse du chômage en GB est une conséquence directe de la reprise économique.
      Certes, la GB use et abuse de la flexibilité sur le marché du travail, mais pas beaucoup plus que ses partenaires européens: tout le monde s’y est mis, à commencer par la France où les emplois précaires ont doublé en 30 ans.

      De même, il faut AU MOINS +2% de PIB nominal (y compris inflation) pour stabiliser les déficits publics: or si ce taux est de +2.1% en moyenne en France sur la période 2010-14, on est EN DESSOUS depuis 3 ans, donc la dette publique ne peut QUE continuer à augmenter du fait de la quasi-déflation, et c’est évidemment encore pire dans les autres pays du Sud, dont les économies sont tout simplement en train de CREVER tandis que les déficits continuent à se creuser et que la dette publique poursuit sa progression.
      Or la croissance nominale (PIB réel + inflation) dépend DOUBLEMENT de la politique monétaire, l’expansion monétaire se traduisant soit par de la croissance réelle (effet multiplicateur keynésien) soit par de l’inflation (effet “monétariste”), soit un mélange des deux. Il est évident que les QE massifs pratiqués par la FED et par la BOE ont eu un impact non négligeable sur la reprise de l’économie réelle dès 2010 aux E-U et en G-B, tandis que l’UE s’enfonçait tranquillement dans la quasi-déflation.

      Si l’on regarde l’évolution de l’indicateur de la compétitivité-coût dans la zone euro, on voit bien que le marasme économique n’est pas dû à un problème STRUCTUREL (salaires trop élevés, coût des transferts sociaux).
      Le meilleur indicateur de la compétitivité-coût est l’évolution de l’écart entre le coût unitaire de la main d’oeuvre et les gains de productivité: or la zone euro – en dehors de l’Allemagne où le coût salarial réel augmente fortement – est la zone où les coûts unitaires de la main-d’oeuvre ont LE MOINS augmenté depuis 2010 – sans parler du Japon où ils baissent (déflation), alors que les gains de productivité sont sensiblement plus élevés qu’ailleurs – à l’exception des Etats-Unis (+3,2% contre +2% dans la zone euro).

      Ecart entre l’indice du coût unitaire de la MO et l’indice de PIB réel par actif occupé en 2014 (base 2010):

      France: 105.1 – 102.5 = +2.6
      Allemagne: 108 – 101.7 = +6.3
      Japon: 99.8 – 101.7 = -1.9
      Suède: 109.2 – 101.4 = +7.8
      Suisse: 104.3 – 99.1 = +5.2
      GB: 106.3 – 100.2 = +6.1
      E-U: 106.1 – 103.2 = +2.9

      Zone Euro: 104.7 – 102 = +2.7

      La comparaison Etats-Unis/Zone euro montre bien que l’écart coût salarial/productivité est sensiblement le même et modeste dans les deux cas: si la croissance aux Etats-Unis est trois fois plus forte (+2.3% contre +0.7% en moyenne) et le chômage deux fois plus faible (6,1% contre 11.5%), c’est essentiellement dû à des politiques budgétaire et surtout monétaire (multiplication du bilan de la Fed par 1,5 en un an en 2014, de 2800 à 4400 milliards de $!), beaucoup plus accommodantes que dans la zone euro, et non pas à une meilleure compétitivité et/ou des conditions économiques “structurelles” plus saines que dans la zone euro.

      De même, il est faux de dire que la GB a baissé son taux de chômage (6.3% en 2014) par une baisse du coût du travail et une multiplication des emplois faiblement rémunérés, puisque le coût du travail a significativement AUGMENTE – l’écart coût salarial/productivité s’y élève à +6.1 points (contre seulement +2.7 points pour la zone euro): il est évident que c’est la reprise économique en GB qui a permis cette baisse, la politique monétaire très expansive (multiplication par 1.7 du bilan de la BOE entre 2012 et 2013, de 240 à 400 milliards de livres) venant compenser les effets négatifs de la rigueur budgétaire.

      Cela montre que la crise actuelle de la zone euro est avant tout CONJONCTURELLE et non pas STRUCTURELLE: c’est une conséquence directe des politiques budgétaires et monétaires mises en oeuvre depuis 2011.

      Personne n’a dit que la sortie de l’Euro, à commencer par Todd, était la panacée: c’est simplement la CONDITION NECESSAIRE pour pratiquer une politique de relance de la demande intérieure, accompagnée d’une dépréciation de change ET de mesures protectionnistes limitées.

      Ce qui disent Todd et d’autres (Sapir par exemple), c’est que de toutes façons, à terme, la zone Euro explosera si un “gros” pays du Sud de la zone s’effondre – Espagne, France ou Italie, cette dernière étant aujourd’hui la plus inquiétante, ce qui finira par se produire puisque ces pays sont d’ores et déjà dans un cercle vicieux déflationniste (baisse du PIB/baisse des salaires réels/baisse de la demande/chute des investissements/baisse des prix/baisse des recettes socio-fiscales/hausses d’impôts/baisse du PIB etc…)

      Le seul problème est qu’on NE SAIT PAS QUAND, c’est tout.


  11. yt75 Le 13 novembre 2014 à 15h51
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    Todd à la fin s’accroche à son leitmotiv “c’est la faute à l'”euro” ” forme de pensée magique, si ça n’était que ça ….
    http://peakoilbarrel.com/opec-momr-october-production-data/
    (ce qui ne veut pas dire que ça n’ait aucune importance)


    • K Le 13 novembre 2014 à 20h39
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      Todd se penche en premier lieu sur les problèmes solubles.
      La différence fondamentale entre le problème de l’euro et le problème du pic pétrolier, c’est que l’un est un problème politique et l’autre un problème géologique.
      C’est tout naturel qu’un historien/démographe/anthropologue se penche sur les questions politiques sur lesquels on peut agir et apporter des réponses plutôt que sur un phénomène géologique contre lequel on ne peut rien, si ce n’est le constater.


      • Xavier Le 14 novembre 2014 à 10h06
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        On ne peut rien, c’est vite dit !
        Consommer moins, consommer différemment, investir dans la recherche… On peut tellement de choses avec un peu de volonté !


  12. Grim Le 13 novembre 2014 à 16h23
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    C’est marrant, au début, on commençait sur des choses sérieuses puis il y a duhamel qui lâche son vieux potin, ces gens ne se rendent pas compte que ce n’est pas Todd qui fait monter le FN, qui n’est pas si connu du grand public en plus, mais l’incompétence de ceux qu’il dénonce avec, en prime, ces malheureux débats sur celui qui promettra le plus d’austérité (tout ça pour ne même pas l’assumer une fois au pouvoir)

    Et puis les arguments sur la défense de l’euro qui sont totalement ahurissants, pourquoi pas la fin du monde ?


    • grub Le 13 novembre 2014 à 20h19
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      Duhamel est un incompétent notoire au même titre qu’un BHL.
      Tout le monde le sait, tout le monde se tait.
      Il doit avoir les clés des rédactions, ça doit être pour ça.
      En tout cas, on voit que Todd ne l’aime pas et il lui fait bien savoir.


  13. Julian Le 13 novembre 2014 à 16h26
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    Todd fonde ses raisonnements politiques sur l’histoire et ce qu’on peut appeler la “longue durée des peuples”.

    Cela lui donne une avantage écrasant face aux ignares de service, tels que ceux d’Europe 1.

    Après, sur les moyens, tout peut se discuter.

    Mais son “moment”, le “moment Todd”, est toujours un appel à l’intelligence, un refus du trivial.


  14. PA.Québec Le 13 novembre 2014 à 16h35
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    Le bélahoute ! C’est le renflouement, renflouage, sauvetage, etc. en franchouillard.

    Sinon Bourlanges parle vite et bien, mais sa défense de l’euro c’est le panurgisme (aucun des partis traditionnels ne veut sortir, même la Grèce ne veut pas sortir, comme si la Grèce n’était pas « achetée » sous la menace).


  15. pierre9459 Le 13 novembre 2014 à 16h41
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    Dommage que Todd dans la dernière partie affirme que le FN est le seul parti qui parle de sortir de l’€.
    Avec cette affirmation MENSONGÈRE, il démontre que lui aussi est un pion du système au pire et au mieux un gars qui ne regarde pas bien autour de lui …
    Le M’pep, le PRCF et surtout l’UPR proposent et pour l’UPR BIEN avant que la mère Lepen ne trompe les gens en déguisant les choses sur la sortie de l’€ ! Car e nous y trompons pas et il y a un pari qui tourne affirmant de payer une caisse de champagne à qui trouvera DANS LA PROFESSION DE FOI de la candidate Lepen l’engagement formel de sortir de l’€, de l’UE et de l’OTAN !
    Le FN comme l’a fait remarquer l’autre gars sur le plateau propose …un référendum sur la sortie, ce qui est totalement du grand n’importe quoi !!! Donc affirmer que le programme du FN implique la sortie de l’€ est purement et simplement un MENSONGE !
    Sur cette intervention, Mr Todd se discrédite en bonne partie, dommage !


    • K Le 13 novembre 2014 à 21h02
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      A bon, il y a des partis à gauche pour la sortie de l’euro ?! Il ne doivent être pas être très médiatisés car je n’en ai jamais entendu parlé.

      A ce jour, le PS (que je classe à gauche par habitude seulement), les verts, le front de gauche, le NPA et lutte ouvrière sont tous pour le maintient de l’euro.

      Chaque parti à ses raisons :

      – Le NPA et lutte ouvrière sont contre la sortie de l’€ au nom de l’internationalisme (ils ne manquent pas une occasion de traiter Mélanchon de nationaliste et rappelle à qui veut l’entendre que la sortie de l’euro “est une idée du FN”).

      -Le PS et les verts ont l’européisme comme moteur de leur idéologie.

      -Le parti communiste ne veut pas se brouiller avec son allié socialiste et donc le suit sur toutes les questions fondamentales (voir la position très claire de Pierre Laurent sur l’€).

      La seule parole favorable à une sortie de l’€ que j’aperçoit à gauche, c’est celle du front de gauche, mais elle ne peut pas prendre son envole car le le parti de gauche doit lui aussi ménager son allié communiste.

      Au final, je crois que la parole de gauche hostile à l’€ est confidentielle


      • Garnier Le 14 novembre 2014 à 17h41
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        Malheureusement, ce qui tend à accréditer que l’idée de sortir de l’euro est une idée du FN (ce qui est faux!). Par contre, le M’PEP et le PRCF sont bien de gauche…Renseignez-vous.


    • anne jordan Le 14 novembre 2014 à 18h54
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      le M’pep , combien de divisions ?
      ce M’pep qui écrit ( lui aussi ) que seul le F.N veut sortir de l’euro ( en dehors de lui même – M’pep )
      n’est tout simplement pas crédible : il a appelé à l’abstention aux européennes !


  16. Patrick-Louis Vincent Le 13 novembre 2014 à 17h06
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    Bourlange a tout de même raison sur un point. L’on ne peut tout mettre sur le dos de l’euro, ni même de l’UE. Les politiques régaliennes dépendent uniquement du législatif et de l’exécutif de l’état national : défense, justice, police, affaires étrangères. Même chose pour la Sécurité Sociale, la santé et l’éducation nationale. L’on pourrait aussi ajouter nos institutions qui ne dépendent que de nous-mêmes.

    Même l’immigration n’est pas du ressort de l’Europe. Rien n’interdit au chef de l’état de nous faire sortir de Schengen et de rétablir un contrôle aux frontières. Rien ne nous interdit non plus d’initier une politique de remigration. Tout n’est que volonté politique. Hollande n’a pas cette volonté. Il ne sait que suivre.

    Bourlange a donc raison lorsqu’il dit que Hollande est insignifiant, qui, au sens propre, veut dire qu’il ne sait pas donner de sens à sa politique.


    • franckmilan Le 14 novembre 2014 à 11h00
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      j’en étais sur : Bourlanges a fait le prof et en a endormi plus d’un visiblement !!! c’est trop drôle son couplet sur la politique de l’éducation nationale la sécu l’armée etc..mais bon visiblement certains s’endorment alors je vais me faire un plaisir de juste vous souvenir lorsque vous étiez enfant et que vous alliez faire les courses avec maman : vous vouliez tout ? mais qui avait le porte monnaie ? qui payait ?? sans argent aucune politique possible !!! on vzut un nouvea


      • franckmilan Le 14 novembre 2014 à 11h05
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        aucune souveraineté possible et donc toute volonté politique est annihilée..


    • Olivier M Le 14 novembre 2014 à 23h10
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      “nos institutions qui ne dépendent que de nous-mêmes”

      La constitution française a été modifiée pour ratifier le traité de Lisbonne, en tout point identique au projet de constitution européenne, pourtant rejeté par les français à 55% lors d’un référendum en 2005.

      Dans ces conditions, non, je ne pense pas que nos institutions ne dépendent que de nous-mêmes.

      Contrairement à ce que prétendent nos élus, les votes qu’ils ont obtenus ne leur donnent absolument pas la légitimité de faire des choses pour lesquelles ils n’ont pas été élus ou que leur peuple n’approuve pas. Le seul fait qu’ils osent le penser les place au côté des dictateurs.


  17. arnold99 Le 13 novembre 2014 à 17h09
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    Visiblement pour les journalistes et les médias, l’économie est un sujet trop important la confier à des économistes!

    Il est stupéfiant de constater la propension à toujours tout ramener à la politique même si elle ne correspond plus aux attentes du peuple. car depuis 30 ans elle fournie aucune solution.

    Quant au Front National, d’ici peu, la bonne question qui va se poser à nos députés et autres élites c’est de savoir ce qu’il vaut mieux : une foule exaspérée prête à les égorger un par un ou ce parti au pouvoir.

    La deuxième solution seule peux leur permettre une résurrection politique et c’est scénario déjà tracé pour se débarrasser de deux problèmes, Les nécessaires décisions sur l’Europe, l’euro, et tutti quanti et surtout conserver l’espoir de retourner à la gamelle.


    • Un naïf Le 13 novembre 2014 à 18h23
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      Oui, et c’est là qu’interviendra le fameux “front républicain” pour “contrer le fascisme”…
      On n’est pas sorti de l’auberge…


      • olivier69 Le 13 novembre 2014 à 21h27
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        Bonsoir un naïf,
        vous avez raison, le front républicain européen….
        Puis le front républicain mondial, puis….
        Cdlt 🙂
        ps : politique de l’étau à l’américaine.


    • theuric Le 13 novembre 2014 à 18h32
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      Que les miroirs aux alouettes sont beaux et tout beau parleur vit au dépend de celui qui l’écoute.
      Combien de fromages faudra-t-il qu’on nous vole?


  18. DUGUESGLIN Le 13 novembre 2014 à 17h11
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    Pour qu’un régime oligarchique puisse assurer son pouvoir, il doit inévitablement faire disparaître tout ce qui pourrait résister à son emprise. La première chose évidente à faire disparaître c’est l’opinion du peuple.
    Faire disparaître tout ce qui culturellement nous permet de choisir notre destin.
    Tout se passe comme si nous étions membre d’une association dans la quelle les statuts sont secrets mais la cotisation obligatoire.
    Nous sommes embarqués dans un “changement de civilisation” dont nous ignorons où elle nous mène. Pourtant nous avons déjà les prémices de ce qu’elle devient.
    Poutine dans un discours a parlé de l’amour. Celui de la famille, des amis et de la patrie. C’est justement cette capacité d’aimer qui se développe dans la famille auprès des amis, dans la patrie et nous conduit au respect de l’autre.
    C’est aussi cette capacité d’aimer qui nous ouvre au monde.
    Mais dès lors que ces valeurs sont systématiquement ringardisées, nous perdons nos repères et nous sommes désorientés.
    Ce sentiment que la maîtrise de notre destin nous est retirée, créée une angoisse, et nous essayons de compenser la frustration dans les plaisirs de l’immédiat pour avoir une sensation illusoire de liberté. Parce que la vraie liberté, celle de choisir nous, est retirée.
    Nous n’avons plus la maîtrise de notre destin. les décisions sont prises sans nous et parfois en catimini. Les référendum sont contournés. Tout se passe comme si, quoi que nous fassions et quel que soient les politiques au pouvoir, les décisions sont inéluctables, incontrôlables, déjà inscrites.
    Les enfants sont petit à petit retirer à l’éducation de leurs parents, pour recevoir les prémices d’une autre “civilisation”.
    C’est pourquoi des intellectuels de gauche comme de droite veulent le retour à la souveraineté.
    A savoir reprendre possession de notre destin. La mondialisation est réductrice à partir du moment où elle nous détruit dans nos fondements et en premier lieu la liberté d’aimer et de choisir.
    Mais ces intellectuels ont du mal à se faire entendre.
    Les idées que je trouve bonnes qu’elle viennent de la gauche ou de la droite je les soutiens. Je ne me laisse pas prendre au piège des anathèmes culpabilisants et aliénants. Si ces idées viennent du Front national ou du Front de gauche je privilégierais le bon sens, car l’arme de l’anathème est destinée à m’empêcher de choisir et de m’exprimer.


    • Anne Le 13 novembre 2014 à 19h16
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      Je suis d’accord. D’autant plus que souvent après l’oligarchie c’est la dictature.

      Dictature de l’oligarchie puis dictature de celui parmi les oligarques qui a réussi à bouffer les autres requins, bref le plus gros des requins.


  19. BA Le 13 novembre 2014 à 17h29
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    A propos de notre régime oligarchique :

    Une forte odeur de pourriture généralisée.

    En France, ça pue.

    C’était quand, la dernière fois où les élites françaises se sont effondrées ?

    C’était quand, la dernière fois où les élites françaises se sont déshonorées ?

    C’était quand, la dernière fois où les élites françaises se sont discréditées ?

    Réponse :

    La dernière fois, c’était en 1940.

    Et la Troisième République en est morte.

    Aujourd’hui, c’est la Cinquième République qui agonise.

    Le scandale de la semaine :

    Euh, non …

    Le scandale du jour :

    Déclarations de patrimoine : trois parlementaires UMP dans le viseur de la justice.

    La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé jeudi 13 novembre avoir saisi le parquet concernant trois parlementaires UMP dont les déclarations de patrimoine ont omis des “avoirs détenus à l’étranger”.

    Il s’agit des députés Bernard Brochand (Alpes-Maritimes) et Lucien Degauchy (Oise), ainsi que du sénateur Bruno Sido (Haute-Marne).


    • Kiwixar Le 13 novembre 2014 à 20h13
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      Ca c’est la plâtrée de la journée, mais (si je ne m’abuse) il me semble que la plâtrée précédente n’est pas encore digérée :
      – Cahuzac toujours pas en prison
      – Thevenoud toujours député
      – DSK toujours pas sur la liste des délinquants sexuels


      • Garnier Le 14 novembre 2014 à 17h30
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        Sarkozy toujours libre comme l’air!


    • erde Le 13 novembre 2014 à 20h50
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      Et n’oublions pas que pour faire face au Front Populaire et les gains de 1936, le “grand capital” de l’époque ont préféré les Nazis et la guerre….
      Et ensuite le CNR , ben ! On l’a un peu oublié !


    • anne jordan Le 14 novembre 2014 à 18h59
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      ouais , mais en fait il y en aurait 60 ( parlementaires) !


    • achriline Le 14 novembre 2014 à 19h19
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      Et quand vont-ils s’intéresser à Manuel Carlos Valls qui ne possèderait qu’1% de la Sci qui détient en plus de son appartement, 16 lots de copropriété, pour un total de 210 à 250m² valorisés entre 1,6 et 2 millions d’euros ?
      Les autres incohérences de sa déclaration devraient inciter la HATVP a y regarder de plus près.

      http://www.les-crises.fr/manuel-valls-millionnaire-masque-expert-en-optimisation-politico-fiscale/


  20. Laurent Dup Le 13 novembre 2014 à 18h19
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    A propos de souveraineté:
    Qui a dit ces gros mots?:
    “Je suis un SOUVERAINISTE européen”
    “Nous devons récupérer la souveraineté que nous ne pouvons plus exercer seuls”
    http://www.dailymotion.com/MouvementEuropeen-France


    • bourdeaux Le 13 novembre 2014 à 20h36
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      “européen”, mais pourquoi cet adjectif ? ah…cette manie qu’ils ont tous d’ajuster à tout bout de phrase leur nœud de cravate “européen”, pour se rappeler au bon souvenir de leur clientèle !


      • olivier69 Le 13 novembre 2014 à 21h03
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        Bonsoir Bordeaux,
        Oui, où quand le sujet “nous” fait passer pour un objet. 🙂
        Cdlt
        “Absorber”
        Indigestion ?


  21. skio Le 13 novembre 2014 à 18h45
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    E. TODD , nous fait entrevoir , la collusion entre la presse merdstream et le front national , et de quelle façon cette presse de propagande interdit
    En le diabolisant le débat sur l’UE et l’euro ,
    La réplique de Todd est remarquable face à la secte des journaleux parisiens asservis :
    « Hitler à dit que l’angleterre était une île , ce n’est pas parce que c’est Hitler qui l’a dit que ce n’est pas une île . »
    Il y a une contradiction d’E. TODD dans le fait qu’il se dit pro-américain , Car la sortie de l’euro et de l’UE , va à l’encontre des intérêts américains
    Et de leur stratégie depuis 1945.
    Il serait utile de connaître ce qu’il entend par être pro-américain.
    Pour mémoire pour l’historien qu’est E.TODD
    Ambrose Evans-Pritchard – Bruxelles
    Daily Telegraph, le 19 septembre 2000

    . Les documents montrent que l’ACUE a financé le Mouvement européen, l’organisation fédéraliste la plus importante d’après-guerre. En 1958, par exemple, l’ACUE a assuré 53,5 % du financement du mouvement.
    Les dirigeants du Mouvement européen – Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien premier ministre belge, Paul-Henri Spaak – étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des États-Unis fut tenu secret. L’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que de milieux d’affaires ayant des liens étroits avec le gouvernement américain. »

    http://www.upr.fr/wp-content/uploads/dossiers/DEPARTEMENT-D-ETAT-AMERICAIN-Note-du-11-juin-1965-V15.pdf
    La réunion secrète du 11 juin 1965 au département d’état américain sur l’union monétaire européenne

    http://www.upr.fr/dossiers-de-fond/reunion-secrete-11-juin-1965-departement-etat-americain-union-monetaire-europeenne


    • Joseph Le 13 novembre 2014 à 21h49
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      Bonjour
      Todd a déjà proclamé qu”il se réfugiera au USA en cas de guerre en Europe d’où son pro américanisme, il ne cesse de montrer patte blanche.


      • anne jordan Le 14 novembre 2014 à 19h03
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        oh là là ! bassement intéressé le Todd !
        peut être , tout simplement qu’il connait ( comme moi ) des centaines d’endroits aux Etats Unis où les gens sont :
        serviables , joyeux , solidaires
        pas racistes , écolos – en pratique , pas en mots-
        partisans d’une VRAIE démocratie
        en lutte contre l’oligarchie , justement !


      • Surcouf Le 15 novembre 2014 à 12h00
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        Je pense qu’il dit cela pour se protéger. Ainsi, il garde sa liberté de parole sans être inquiété, mis au banc. Dans le cas contraire, il ne serait plus bcp invité sur les merdias.

        Car, il n’argumente jamais bcp.


  22. Yann Le 13 novembre 2014 à 18h48
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    Voila une excellente idee.
    Un shadow cabinet d’intellectuels qui ne seraient pas la pour obtenir le pouvoir, mais pour argumenter et contredire les absurdites de l’oligarchie en place.
    Restera a faire en sorte qu’ils soient ecoutes sur les medias mainstream afin que le peuple soit informe. Je doute fort que les merdias y trouvent leur interet.


    • Anne Le 13 novembre 2014 à 22h46
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      On pourrait aussi demander à Jean Claude Michéa.


  23. skio Le 13 novembre 2014 à 19h00
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    kiwixar : qu’ils aient une plateforme commune pour l’aprés sortie de l’UE et de l’euro, avec

    un programme économique, social, énergétique , diplomatique, géostratégique, copié sur le

    CNR de 45 , sur la base de l’union pour l’intérêt du pays , puis organiser des élections

    sur des bases nouvelles réellement démocratiques , l’UNION face à une mort programmée

    est toujours dans le domaine du possible , un débat entre les parties que vous citez en vu d’une union serait le bienvenu !


    • Abemus Le 13 novembre 2014 à 23h39
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      Une premiere étape pourrai etre une rencontre/debat de type CSOJ, filmé et diffusé sur le net (Au vu des scores de chacun, le nb de vues devraient etre bon) avec une question/thème pointant sur la necessité d’un tel “rapprochement” face a la recherche de solutions DÉMOCRATIQUES


  24. Barberousse Le 13 novembre 2014 à 19h21
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    Soyons sérieux, nous n’avons jamais vécu en démocratie. En fonction des conditions, l’oligarchie peut déserrer ou ressèrer son étreinte et avec la fin du communisme, elle a décidé de transformer nos sociétés pour son plus grand profit, sans avoir besoin de changer fondamentalement de régime politique.


  25. vérité2014 Le 13 novembre 2014 à 19h49
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    Quand on voit l’âge moyen des journalistes qui interviewent Todd…on se demande s’ils ne devraient pas enfin prendre leur retraite et laisser la place aux jeunes.Marre d’entendre ces gens depuis des dizaines d’années,eux qui n’ont jamais rien compris,jamais rien vu venir et visiblement qui ne comprennent toujours rien à la crise actuelle.Ce sont des courtisans et des idéologues.


    • pierre9459 Le 13 novembre 2014 à 21h51
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      Pathétique en effet de voir Gildas tenter d’exister ….
      Heureusement que le gros larbin Zitrone a cassé sa pipe ….imaginez la scène….
      Ici Longchamps…. à vous Cognac Jay 🙂


    • Xavier Le 14 novembre 2014 à 10h34
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      Rassurer-vous (ou pas), ils seront bientôt remplacés par des jeunes tout aussi incompétents.
      L’âge ne fait rien à l’affaire, quand on est …


  26. Anne Le 13 novembre 2014 à 19h56
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    Le fond est intéressant dans ce que dit Emmanuel Todd, la forme l’est aussi tout autant.

    On sent chez lui ce que l’on peut ressentir devant la dégringolade de plus en plus rapide de notre pays lorsqu’on est un brin conscient.
    On sent que Todd en est épouvanté.
    Et ça sur tous les sujets abordés :

    – Mensonges et propagande contre la Russie et orchestration du lavage de cerveau, idiotie du rabâchage convenu sans réflexion sur ce qui risque d’en résulter.

    – Un type qui nous sert de président et qui a plus de ressemblance avec un mollusque qu’avec un être humain.

    – Une presse dite de référence, le Monde, tombée au niveau d’un torchon et n’ayant pour but que de la propagande à un niveau de la presse de caniveau.

    – Un milieu politico journalistique complètement dépourvu
    d’intelligence et d’honnêteté et courage, et qui a déjà vendu le pays et s’en fout tout en continuant les bons gueuletons avec les copains.

    E. Todd est révolté contre cette attitude “après nous le déluge” et “en attendant empiffrons nous”, qui est l’attitude de nos politiques et des journalistes mainstream supposés être nos élites, et qui ne sont que d’ultra médiocres nuisibles ignorants.

    On a eu le discours de Villepin à l’ONU pour refuser la guerre en Irak, avec :

    “la France est un vieux pays plein d’expérience et qui sait que la guerre est la pire des solutions….”,

    On en est maintenant à la France vieille, mais atteinte d’Alzeimer et dont la fin est proche, et qui est en triste état, la pauvre vieille, …et elle ne s’en rend même pas compte l’expérience elle ne sait même plus ce que c’est, elle a oublié la pauvre vieille, elle est trop occupée à laper sa soupe dans sa maison de retraite.

    Je pense malheureusement comme lui, sa révolte bien visible, je pense qu’elle est due au constat insupportable pour la conscience de celui qui aime son pays, et qui est un être humain qui se tient debout, et qui a un cerveau et non du mou entre les oreilles.


    • Kiwixar Le 13 novembre 2014 à 20h31
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      Votre commentaire et le précédent (vérité2014) me font penser à un problème transgénérationnel sur la crise actuelle. Sans vouloir jetter la pierre sur la génération précédente et la génération des seniors actuelle (trop facile), il y a peut-être un problème dans le fonctionnement de la démocratie, avec ses 50.1% = tous les pouvoirs.

      Avec ce mode de fonctionnement à la majorité, on pourrait imaginer une société inique où les femmes (majoritaires) décideraient que les hommes sont des esclaves, y compris au niveau des pièces détachées (organes). Conclusion : une démocratie n’est pas forcément morale.

      La société actuelle me fait un peu penser à ça : les vieux ont construit un système de retraite qui fonctionnait il y a 30 ans (nombre d’actifs > nombre de retraités), permettant pour certains privilégiés de prendre leur retraite à 55-60 ans (j’en connais) avec une espérance de vie de 85 ans. Quand le système a commencé à ne plus être viable, on a eu recours à la Dette, en alourdissant encore plus le poids sur les générations suivantes, pour que les seniors puissent prendre leur retraite à 65 ans avec 90 ans d’espérance de vie.

      On aboutit à une large génération de privilégiés absolus (30 ans à la retraite), alors que les générations suivantes sont déjà à la limite de la survie (aucune possibilité de mettre de l’argent de côté) mais en plus devront travailler jusqu’à leur mort…. Et ceci est rendu possible parce que la pyramide des âges fait qu’il y a de plus en plus de vieux cherchant à protéger la promesse qu’ILS se sont fait… Car aucun jeune actuel n’a signé ce contrat transgénérationnel.
      Conclusion : une démocratie n’est pas forcément morale.


      • K Le 13 novembre 2014 à 21h41
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        En effet.
        Vous abordez 2 sujets : la démocratie et le conflit entre générations.

        Sur le conflit de générations :
        Le contrat entre générations est une belle idée mais le terme même de contrat est trompeur car un contrat signé par une seule des 2 parties n’est pas un contrat mais un ordre.
        De plus, je remarque qu’une fois de plus que le vocabulaire “du privé” à remplacé le lexique traditionnel de l’état-nation : on ne parle plus de solidarité intergénérationnelle mais de contrat intergénérationnel, on ne parle plus de pouvoir publique mais de gouvernance, etc…

        Sur la démocratie :
        Il ne faut pas confondre démocratie et scrutin majoritaire. La première ne se limite pas au second.
        La démocratie, c’est le scrutin majoritaire + le respect de de la minorité + la liberté de la presse + la séparation des pouvoir et l’instauration de contre pouvoir + le droit de changer d’avis +++.
        Et on voit qu’on a reculé sur toutes ces composantes de la démocratie.


      • pierre9459 Le 13 novembre 2014 à 22h05
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        La retraite, la sécu, les congés, et tout le reste … toutes ces avancées sociales sur lesquelles vous semblez allègrement cracher de manière déguisée sont dues au combat des anciens , de tous ceux qui sont morts pour que ça existe … ainsi que de ceux qui se sont battus et SE BATTENT ENCORE pour les protéger . Affirmer comme vous le faites que VOUS (vous parlez en VOTRE NOM et non en celui des jeunes) n’avez pas signé de contrat me semble pour le moins déplacé.
        Nous pouvons être fiers d’avoir encore un semblant de modèle social …mais à vous lire, on devine que ce système a bien fait son travail et qu’il a de bons auxiliaires pour la démolition de ces conquêtes sociales (et non acquis sociaux)
        Alors, au lieu de parler comme les patrons et les politiciens de droite, réfléchissez bien à une chose : je ne vous souhaite pas d’être malade ni de vieillir trop vite, je vous souhaite encore moins d’avoir un job qui fait de vous un vieillard à 55ans !!! L’espérance de vie des ouvriers….on va en parler si vous le voulez !!!!!!!!!!!!!
        Doit-on vous souhaiter aussi de bonnes vacances ainsi qu’à vos proches ?
        Maintenant, si notre système social ne vous convient pas, allez aux States ou ailleurs, ils n’attendent que vous et ça nous fera…des vacances !
        Désolé pour le ton, mais y’a des choses qui ne passent plus !!!!!!!!!! lire des mômes écrire ce genre d’ineptie ultra libérale et patronale, ça commence à me courir sur le haricot !


        • Kiwixar Le 14 novembre 2014 à 08h47
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          Je ne crache pas sur les acquis sociaux (acquis de haute lutte, on est d’accords), et je pense au contraire qu’on pourrait avoir une société harmonieuse où tout le monde travaillerait 10 heures par semaine et aurait une vie de sobriété (exemple. sans changer de téléphone portable tous les 6 mois), si les 1% n’avait pas décidé de tout s’accaparer en montant la moitié des 99% contre l’autre moitié, et en profitant de la privatisation de la création monétaire à leur profit.

          Mais avec 2000 milliards de dette et la pyramide des âges comme elle est, la solidarité intergénérationnelle est une arnaque pour les jeunes : la majorité des retraités actuels vit bien (revenus + protection médicale) même si bien sûr une petite partie ne vivront pas longtemps (ouvriers usés que vous mentionnez). Mais d’un autre côté l’intégralité des jeunes actuels n’auront ni revenus de retraite ni protection médiale. Zéro. Et aucune épargne non plus puisqu’ils sont tondus pour payer les privilèges des retraités actuels.

          Dans les luttes sociales, il a manqué le plus important : interdire la Dette (et garder la création monétaire comme privilège régalien), car cette Dette permet un plus grand confort de la génération actuelle, et une calamité sur celle d’après.

          A titre personnel, cette solidarité intergénérationnelle dans un seul sens ne me convient pas et je suis sorti du système social français depuis longtemps. Dans 30 ans je n’aurai pas de retraite ni de protection médicale (comme les autres personnes de mon âge) mais au moins j’aurai un peu d’économies mises de côté en économisant sur les cotisations. Ca ne m’empêche pas d’être triste pour les jeunes qui n’ont pas le choix (tondus + no future) et de pester sur cette génération de vieux privilégiés.


          • Garnier Le 14 novembre 2014 à 17h22
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            Si les “vieux privilégiés” sont votre seul problème, ne comptez pas sur moi pour me suicider! Je milite aujourd’hui pour NOUS sortir de la merde dans laquelle on nous a plongé depuis des décennies, maintenant des propos tels que les vôtres pourraient bien m’en dégoûter si je n’avais des enfants et petits-enfants! Au lieu d’éructer contre les femmes et les vieux (j’appartiens aux deux catégories), prenez-vous en main, renseignez-vous et battez-vous! Ne rendez pas les autres responsables de votre situation, la solution ne tombe pas du ciel.


      • Anne Le 13 novembre 2014 à 22h32
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        A Kiwixar,

        D’accord avec vous sur le dysfonctionnement de la démocratie avec
        50,1 %,
        mais pour moi le problème c’est que celui qui est élu avec 50,1 % (et son parti) est comme un monarque absolu pour cinq ans, et cela n’a rien à voir avec l’âge ou la pyramide des âges de l’électeur.

        Comme le dit E Todd : le pouvoir du pdt de la république française a plus de pouvoir que tous les autres chefs d’état en Occident, pratiquement pas de contrepouvoir pendant son mandat et un chèque en blanc exigé des citoyens.

        J’ai vu le commentaire de Vérité2014, je suis tout à fait d’accord avec elle, j’irai même plus loin : ces trois interviewers sont de vieux c… satisfaits d’eux mêmes alors qu’il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser dans leur cas…
        Ils seraient peut-être remplacés par des jeunes c… mais il y aurait tout de même une toute toute petite chance que le changement apporte quelque chose de mieux, pourquoi pas, si l’on est très optimiste?

        Pas trop bien compris l’histoire homme/femme que vous évoquez, si je vous suis bien dans ce scénario de science fiction, en fin de compte il faudrait peut être euthanasier les femmes en surnombre à votre avis??
        ???????????????
        Vous y allez quand même un peu fort, (ou alors je n’ai rien compris à votre commentaire).


        • Kiwixar Le 14 novembre 2014 à 08h55
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          L’exemple avec les femmes est pour montrer qu’une partie de la population représentant juste un peu plus de 50% du total (c’est le cas des femmes) pourrait mettre en place un système abominable mettant en esclavage les 49.5% restants. C’est le problème du scrutin majoritaire actuel (et non pas le problème de la démocratie, comme commenté plus haut par quelqu’un). J’utilise cet exemple pour montrer que (contrairement à ce qu’on croit) la démocratie (ou le scrutin majoritaire) peut être foncièrement immorale.

          Pyramide des âges : elle a une forte influence sur le vote, puisque les vieux (qui ont tendance à avoir quelques économies) votent plus à droite. C’est le problème actuel : avec la pyramide des âges française, les votants de droite représentent à peu près 55% du total ! L’élection de Hollande est un accident, et c’est vraiment parce que le précédent était un incapable et une calamité qu’il n’a pas été réélu.


      • Azol Le 13 novembre 2014 à 22h55
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        Certes les anciens sont de plus en plus nombreux et de plus en plus vieux, mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas possible de gérer la situation. Je cite d’ailleurs l’animateur de cet excellent site de ré-information qu’est les-crises.fr qui, il y a un an, a accepté une entrevue avec l’association « Avant-Garde économique » (vous pourrez facilement trouver la vidéo sur youtube) où il expliquait que le vieillissement des baby-boomers aurait pu être anticipé ; on aurait pu par exemple augmenter les cotisations pour cette génération.
        Et je dois dire qu’en tant que jeune de 23 ans (et femme de surcroît qui ne souhaite guère que les hommes deviennent des esclaves !), j’accepte et je signe le contrat transgénérationnel (sale mot d’ailleurs, “contrat”, comme le dit K), aussi défavorable me soit il. Les politiciens de ces années-là n’ont pas bien fait le boulot, mais je me refuse à dire que mes grands-parents qui ont eu leur retraite à 54 ans ne la méritent pas, et que mes parents non plus.


        • Kiwixar Le 14 novembre 2014 à 09h09
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          Vous faites preuve de beaucoup d’altruisme. On en reparle dans 42 ans, quand vous comparerez votre situation à 65 ans à celle des 65 ans d’aujourd’hui.
          Profiter des acquis sociaux pour lesquels ils ont lutté est une chose, mais avoir utilisé la Dette en est une autre. Les jeunes n’auront ni économies ni retraite ni protection sociale dans 40 ans, donc il faudra une sacré solidarité nationale (entre les générations et au sein de la même génération) pour pallier à celà, sans parler des autres problèmes (climatiques, énergétiques).


        • Kiwixar Le 14 novembre 2014 à 14h19
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          Soit dit en passant, pour ceux qui pourraient critiquer mon manque de solidarité, et le fait d’être descendu du train en marche : pour aider les autres (en commençant par soi-même, puis les proches, puis la cité, puis le pays), il faut être vivant et avoir conservé les moyens d’aider, on ne peut pas aider les passagers du train si on vient soi-même de se crasher. L’autre avantage, c’est qu’on est bien mieux écouté quand on a démontré une bonne capacité d’anticipation.


      • Upwind Le 13 novembre 2014 à 23h20
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        Le pire, c’est qu’en plus, ils le savent que l’on sacrifie la jeunesse :
        http://www.strategie.gouv.fr/actualites/jeunes-generations-sacrifiees

        Je cite : “Les revenus moyens des 55-65 ans ont progressé beaucoup plus vite que ceux des 20-30 ans, à tel point que les premiers gagnent aujourd’hui environ 50 % de plus que les seconds.”


      • PL Le 14 novembre 2014 à 03h14
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        Votre démonstration n’est pas convaincante. Vous oubliez par exemple, entre autre choses, qu’il y a un certain nombre de millions de gens actifs qui voudraient travailler et qui sont au chômage, à cause du coût trop élévé du capital dans notre pays. En suivant votre logique, ils devraient tous être en train de travailler pour payer les retraites de ce que vous appelez ces ‘privilégiés absolus’.
        Il manque donc une ou plusieurs données fondamentales dans l’équation que vous nous proposez, il me semble.


        • Kiwixar Le 14 novembre 2014 à 09h15
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          Oui je suis d’accord, il manque beaucoup de points. Mais bon, c’est un débat.
          Le système de retraites pourrait être viable aussi avec plus d’impôts sur les 1%, si les entreprises du CAC payaient des impôts comme les PME, en luttant contre l’évasion fiscale, etc.


  27. purefrancophone Le 13 novembre 2014 à 21h25
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    Je suis toujours très surprise par ces “intellectuels” déçu de Holllande .Ils en attendaient quoi?
    Je ne suis ni déçue ni surprise puisque je n’en attendais rien et savais très bien qu’il n’avait jamais rien dans sa vie , en dehors de surendetter sa région .


  28. Azol Le 13 novembre 2014 à 22h16
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    Bien que je partage en général l’analyse de Todd – et cela grâce à l’immense travail d’Olivier Berruyer et des commentaires de nombreux économistes et philosophes que l’on ne voit que sur le net – je dois dire qu’il tombe malheureusement dans le piège des gros média :
    – Cette émission d’Europe 1 bombarde de questions l’invité (2 “contre” 1, en y ajoutant un intervenant extérieur), et se voit entrecoupée toutes les dix minutes de publicités de manière à l’empêcher de développer son propos si jamais cela doit arriver (comme le disait Chomsky : “Si je cherche à expliquer un point de vue non orthodoxe, il me faudrait plus de temps que les formats traditionnels des média m’accordent”).
    – Il fait référence à des partisans du FN qu’il a rencontrés, ce qui est un mauvais calcul sur une émission à grande audience ; certes les interlocuteurs le poussent sur cette pente (ie : “La fin de l’euro c’est une idée de MLP”) mais il aurait dû s’en dépatouiller et ne pas faire référence à Phillipot. Cela renforce le stéréotype que les anti-euro sont tous d’extrême droite, et il s’est mis maladroitement dans ce panier-là.

    On comprend mieux pourquoi certains intellectuels refusent toute entrevue de ce type.


    • Anne Le 13 novembre 2014 à 22h43
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      Il ne s’en est quand même pas si mal sorti de mon point de vue.

      Les vieux fossiles qui l’interviewaient avaient l’air quand même plutôt médusés de qu’il a réussi à balancer sur les sujets abordés.

      Pas mal estomaqués les bougres, et il fallait que ce soit quelqu’un de la dimension d’Emmanuel Todd, car autrement les vieux piranhas auraient retrouvé leurs dents et auraient chassé en bande.


  29. georges dubuis Le 14 novembre 2014 à 00h07
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    “Étrangement” Todd, parle de la monnaie américaine, anglaise MAIS il ne parle pas de leurs planches à billets, énorme mensonge par omission, il est bien assis entre 2 chaises.


  30. Gilles Marceau Le 14 novembre 2014 à 06h43
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    Les propos d’E. Todd sont salutaires : c’est un des rares à oser aller contre le terrorisme intellectuel en vigueur dans les médias français qui voudrait que dire un mot qui a été dit par Marine Le Pen signifierait être d’accord sur toute la doctrine du FN.

    Il faudrait quand même réaliser que se plier à ce terrorisme intellectuel revient à laisser Marine Le Pen le pouvoir de décider quels sont les opinions admissibles ou pas ! C’est comme ça que la critique de l’euro et de l’Union européenne deviennent difficiles, car assimilés à tord à des opinions d’extrême droite.

    Un bémol cependant, E. Todd dit que le FN veux quitter l’euro. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est pas le cas : le FN critique l’euro, mais ne propose jamais clairement d’en sortir.


  31. anne jordan Le 14 novembre 2014 à 19h13
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    LA DESTRUCTION DE L ETAT NATION !
    voilà ce qu’il faut retenir de cette passionnante vidéo de Boukovsky ( merci , @Chris )
    car on peut voir une contradiction entre le centralisme bureaucratique de l’URSS et l’émiettement fédéraliste encouragé par l’U.E ; si l’on oublie le présupposé plus haut !


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