Excellente émission du Dessous des cartes, d’Arte. Très important pour comprendre les racines du dossier ukrainien…

À ce sujet, voici la réaction de Poutine en 2012 quand un journaliste lui a dit que ce bouclier visait l’Iran et pas la Russie… (extrait de Ich Putin – Ein Porträt)

Bref, n’oublions jamais ! :

15 réponses à [Vidéo] Le bouclier antimissile

  1. C Balogh Le 23 avril 2014 à 09h51
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    Jean- Christophe Victor, toujours aussi excellent!
    Son objectivité et la variété de ses connaissances dans tous les domaines géopolitiques en font l’un des meilleur journaliste de notre temps.


  2. TC Le 23 avril 2014 à 11h30
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    Excellente la carte !


  3. Suzanne Le 23 avril 2014 à 12h31
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    Excellente émission ! Oui, je connaissais bien la fameuse affiche sur les bases américaines. A-t-on une source fiable pour comparer, avec le nombre et la situation des bases russes hors de son territoire?


    • Bellay Le 24 avril 2014 à 21h00
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      Dans bases russes y a russes. Pays frontaliers ex-URSS à tout casser, sinon on aurait entendu des cris d’orfraie depuis longtemps.


  4. jonathan fayard Le 23 avril 2014 à 14h57
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    Les américains c’est les gentils dans les films donc c’est les gentils en vrai!

    Irony inside


  5. nouche Le 23 avril 2014 à 16h00
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    A propos du bouclier anti missiles, et en general a propos de toutes les technologies militaires americaines :

    elles ne sont pas fiables

    le pentagone est tellement mine par les lobbys, qu’ils ne sont plus capables de sortir une technologie fiable et eprouvee.

    il n’est pas rare de voir tout le monde mentir, voir tricher sur les tests, specifications et essais.

    pour ceux que cela interesse, je conseille de regarder le film “The pentagon wars” / “Secret Defense” ecrit par un colonel de l’armee US, charge de verifier les normes et tests, et qui decrit les pratiques en cours au pentagone, tres amusant en plus.

    Vous comprendrez alors a quel point il est inutile de compter sur un joujou US jamais teste pour proteger de quoi que ce soit

    Exemple : le fameux bouclier anti missiles “Star wars” avec un laser qui devait etre capable de detruire n’importe quel missile a des centaines de kilometres. Des milliards de depenser, des annees de developpement, et un resultat de seulement deux missiles detruits, et encore par la suite on a appris que l’un des deux etait un missile pose au sol a cote de l’avion, donc inerte.

    Autre exemple : Israel et son bouclier anti missile made in US, durant le conflit avec l’Irak: une catastrophe, Israel cache les chiffres histoire de ne pas ridiculiser son allie americain.

    La derniere nouvelle sur le sujet : le fameux systeme AEGIS serait mysterieusement tombe en panne quand un SU-24 russe simulait une attaque sur le navire USS Cook.


  6. nouche Le 23 avril 2014 à 16h36
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    je conseille aussi de re(re)garder Dr Folamour, de Kubrick, inspire de personnages reels.
    Amusant de savoir que l’un des heros de ce film s’appelle le Dr Strangelove, et aujourd’hui le general a la tete des forces de l’OTAN, donc en plein coeur des evenements, s’appelle General Breedlove.

    Et le systeme russe, la machine infernale dans le film, a existe reellement, il s’appelle Perimetre.


  7. fuck Le 23 avril 2014 à 17h17
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    a propos de l’arrogance américaine, voir :

    link to 2ccr.wordpress.com


  8. Fabrice Le 23 avril 2014 à 20h11
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    Le problème c’est que les USA sont restés sur le modèle de la fin de la seconde guerre ou l’URSS a en gros passé outre les accords de Yalta resserrant sont étreinte sur des parties qui devait rester plus ou moins neutre.

    Alors volonté de revanche ? incapacité de faire évoluer le modèle ? ou plus probable s’assurer de la neutralisation de toute entité capable ou manifestant des velléité de concurrencer ?


  9. Alcide Le 24 avril 2014 à 16h09
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    Les US poussent à la confrontation EU/Russie , afin de se débarrasser de l’EU et de l’euro qui peut être un obstacle à la continuité de la domination de leur dollar moribond.

    Car il faut être complétement stupide pour menacer et décréter des sanctions à un pays qui est le principal fournisseur en gaz , c’est pourtant ce qu’on fait les crétins à la tête de l’EU ,caniches obéissants aux directives des US.

    Il s’agit bien d’un programme de destruction de l’Europe , non , je ne vais pas la regretter , mais accessoirement les peuples des pays européens , dont nous faisons partie seront encore plus immergés dans la tourmente.

    Car rajouter un risque de guerre qui peut-être nucléaire tactique ( selon la stratégie connue de la Russie ) ,ou à minima une fermeture du robinet de gaz à un effondrement économique et sociétal , n’a rien d’un programme réjouissant.


  10. samuel Le 24 avril 2014 à 17h37
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    Un enfant regardant la télévision :
    ” Dis moi grand Père, est-ce que c’est déjà la prochaine guerre de l’Amérique contre les méchants ? ”

    Le grand Père :
    ” Pas encore mon petit, mais nous en sommes plus très loin avec toutes ces élites Occidentales ”

    Le petit :
    ” Ca me rappelle déjà quelque chose grand Père ”

    Le grand Père :
    ” Je sais mon petit, à moi aussi ! ”

    Le petit :
    ” Est-ce encore à cause des pauvres gens ? ”

    Le grand Père :
    ” Non aucunement mon grand ! ”

    Le petit :
    ” Mais alors pourquoi cela recommence comme en 14 ? ”

    Le grand Père :
    ” Je ne sais pas, peut-être que c’est le nouveau monde qui veut d’abord voir cela ”

    Le petit :
    ” t’es sur grand Père que l’Amérique c’est le nouveau monde ? ”

    Le grand Père :
    ” C’est ce qu’on dit habituellement sur les images ”

    Le petit :
    ” Et bien moi je crois plus trop aux médias ! ”

    Le grand Père :
    ” Moi aussi, ça commence à faire beaucoup de médisance sur la culture Russe “


  11. jeandepannonie Le 24 avril 2014 à 21h23
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    La vidéo interview de Poutine est stupéfiante ! ++++


  12. C Balogh Le 24 avril 2014 à 21h28
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    Un petit film, bon, un peu dirigé contre l’excès et le gaspillage aux us mais intéressant, tout de même.

    link to dailygeekshow.com
    où on comprend pourquoi le Vénézuela est la cible des agitateurs:le Vénézuela est l’un des plus gros exportateur de pétrole vers les USA.Où l’on parle des pics pétroliers de nombreuses fois nommés sur ce blog.


  13. merio Le 26 avril 2014 à 08h50
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    Ces journalistes qui parlent de 3ème guerre mondiale pour faire de l’audimat mérite la porte!


  14. jeanmaire Le 26 avril 2014 à 16h45
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    Qui a peur du nucléaire ?

    Des phénomènes de disparités d’appréciation et d’analyse, de cloisonnement et de compartimentation de perceptions ne cessent de prendre de l’extension au sein du bloc BAO, notamment dans les bureaucraties et pouvoirs européens, face à l’aggravation constante de la crise ukrainienne. Une scène significative s’est déroulée il y a quelques jours à l’OTAN, lorsque la bureaucratie du secrétariat général a proposé des appréciations de la position de l’OTAN sous forme de scénarios en cas d’aggravation extrême de la crise. (Il va de soi que la configuration envisagée impliquait évidemment la Russie comme ennemi principal, sinon exclusif.) Trois échelons (trois scénarios) étaient proposés, à court, moyen et long terme. Le second (“moyen terme”, portant sur quelques mois) comportait, dans les propositions opérationnelles, le déploiement d’armes nucléaires tactiques dans les moyens prêts à être engagés opérationnellement. Comme c’est souvent l’habitude avec cette sorte de documents, lorsqu’ils sont soumis aux autorités politiques (des représentants des pays-membres), l’attention aux “détails” opérationnels est assez faible. Cette fois pourtant, la délégation hollandaise a remarqué le “détail” des armes nucléaires et, horrifiée, a exigé aussitôt que cette disposition soit annulée. (La Hollande a une position hostile à une dramatisation de la crise, et à une posture antagoniste, sinon provocatrice à l’encontre de la Russie. De ce point de vue, les Hollandais sont assez proches des Allemands.)

    Ce qu’on tente de présenter dans ce cas n’est pas une démarche consciente, assumée, de la bureaucratie otanienne mais une sorte d’automatisme effectivement bureaucratique pour assurer le maximum d’engagement qui implique le transfert à cette bureaucratie d’une influence d’autant plus grande. Dans le même sens mais sous une forme un peu différente, ou plutôt selon un processus différent, on trouve dans les milieux politiques et du renseignement européen des attitudes contrastées, qui renvoient d’une certaine façon à cette dichotomie schizophrénique qu’on ne cesse de constater et d’explorer. D’une part, il y a le constat de plus en plus pesant que la crise ukrainienne, par sa gravité, peut conduire à une confrontation à la Russie, ce qui apparaît de plus en plus comme une perspective absolument catastrophique. On dira : c’est l’évidence même ; nous préciserions pour notre part que “cette évidence” ne l’est pas pour tous, et qu’une telle évolution ait lieu dans les milieux politiques que nous citons est un fait important. Cela implique, de la part de ces milieux, l’acceptation de nuances importantes, qui n’étaient pas acceptées au départ, et qui font évoluer la situation vers un dégradé de gris, plutôt que l’opposition en noir et blanc, – le noir, symbole de manigance, étant réservé aux Russes. Pour autant, le constat fait au niveau politique européen est que cette évolution est quasiment intranscriptible en une politique parce qu’il s’avère impossible de mener une politique plus nuancée, plus sophistiquée que celle qui est en cours vis-à-vis de la crise ukrainienne, avec les 28 pays de l’UE et leurs différences considérables de position. Dans cette crise effectivement, l’UE se heurte au constat, grave et préoccupant mais sans réelle surprise, qu’il est impossible d’avoir une politique extérieure commune qui ait quelque substance et les nuances nécessaires à son efficacité. Pour autant, ce constat de nuances nécessaires, qui touche également les milieux plus “opérationnels” du renseignement et de l’évaluation, n’empêche nullement ces milieux-là d’envisager l’idée que la phase crisique actuelle répond à une stratégie fondamentale, – dont nul n’est capable ni d’identifier l’origine, ni si elle a une origine, etc., – dont le but est finalement un effort suprême pour soumettre la Russie aux normes du bloc BAO (en gros : “aller à Moscou” et/ou machiner un processus de regime change en Russie, – si l’on veut, le “Après Kiev, Moscou” de McCain [voir le 15 mars 2014]). Dans cette sorte d’analyse, on se heurte en général à un mur lorsqu’on évoque, auprès de ces “opérationnels”, la possibilité d’un affrontement nucléaire. Le danger de l’affrontement nucléaire, qui a marqué toute la Guerre froide comme on l’a rappelé plusieurs fois dans ces colonnes, est une hypothèse qui n’a absolument pas l’air, non seulement de préoccuper les esprits, mais plus simplement d’être sérieusement prise en compte. Tout se passe comme si, passant de la génération de la Guerre froide à celle du “déchaînement crisique” qui marque notre époque, ce fait fondamental de la deuxième moitié du XXème siècle avait disparu de l’esprit et même de la connaissance de cette sorte de milieux. (Ce phénomène psychologique, stupéfiant en soi, mérite certainement la plus grande attention et une étude constante ; nous nous y arrêtons à l’occasion, mais nous comptons bien nous y attacher d’une manière plus spécifique tant il témoigne d’une formidable influence sur les psychologies justement, où l’action du Système d’une part, du système de la communication d’autre part, ont une part prépondérante.)

    Ces conditions générales sont à la fois écrasantes et à la fois nuancées. Une analyse plus fine, qu’on trouve également dans certaines sources en marge des bureaucraties, est que la poursuite de la politique “maximaliste” presque de type automatique à l’encontre de Moscou, loin de resserrer les rangs autour de l’axe transatlantique ou du bloc BAO, dans ce cas sous inspiration US bien entendu, pourrait effectivement faire naître le risque d’événements fondamentaux, internes au bloc BAO. L’hypothèse d’un éclatement de l’OTAN, notamment avec l’Allemagne comme moteur de la contestation si l’on en arrive à des échéances catastrophiques, peut être évoquée. (La même hypothèse existe aussi pour l’UE, certes, comme on l’observait le 8 avril 2014.) On comprend que l’espèce d’indifférence à l’hypothèque nucléaire considérée plus haut est pour beaucoup dans cette attitude.

    … Mais justement, le mot “indifférence” n’est pas nécessairement le mot adéquat, – “indifférence à l’hypothèque nucléaire”, et, plus largement, indifférence à l’hypothèse de la marche forcée dans laquelle semble engagé le bloc BAO, jusqu’à considérer comme très plausible l’hypothèse d’une aventure “jusqu’à Moscou”, ou bien sous la forme d’une poussée de regime change, tout cela que les milieux évoquées laissent entendre… Plus qu’“indifférence”, nous disait une source qui a largement contribué à nous rapporter ces tendances et ces impressions au sein des milieux cités, bureaucratiques et autres, du renseignement et de la planification, il faudrait parler de “fatalisme”, «comme s’ils pensaient : oui, c’est comme ça, on n’y peut rien, c’est la marche même de cette dynamique, de cette machine, qui nous conduit à considérer que l’on va vers Moscou, que l’objectif c’est Moscou». Bien sûr, il est primordial de rappeler, en insistant là-dessus, qu’il s’agit de courants bureaucratiques, de planification ou de renseignement, et que l’impression rapportée n’est pas consciemment exprimée mais bien ressentie par les interlocuteurs cités, ressentie comme quelque chose qui dépasse bien entendu toutes les attitudes de conscience, de spéculation, de réflexion. Cela rencontre nos propres impressions, bien entendu dans le sens de nos conceptions, selon lesquelles les “politiques” dans le chef du bloc BAO sont aujourd’hui irrésistiblement attirée dans l’espèce de “trou noir” de la politique-Système, et que la dynamique en route, s’appuyant sur la référence prétendument haute de l’idéal de puissance, suit une voie qui lui est propre, qui n’a pas de sens en elle-même, qui suit la logique de la puissance qu’elle produit (“surpuissance” parce que puissance produisant toujours plus de puissance). Logiquement, cette voie insensée dépendante de la seule puissance prend comme objectif l’obstacle qui, devant elle, lui semble avoir le plus de puissance, c’est-à-dire la Russie. (Il y a ainsi une curieuse mais logique corrélation entre cette “stratégie de la surpuissance” qui anime la politique-Système cherchant la destruction de ce qu’il y a de plus puissant comme adversaire sur sa route et la stratégie de l’attrition qui caractérise la pensée militaire US depuis les origines, qui est d’attaquer toujours le plus gros des forces ennemis, – contraire de la guerre de mouvement avec enveloppement pourtant affectionnée par deux des plus grands soldats US, Robert S. Lee et George S. Patton ; attaquer pour détruire ce gros des forces ennemies, pour déstructurer ces forces.)

    Il est certes évident que nous donnons une interprétation métahistorique de ce que nous percevons comme un phénomène central dans le chef du bloc BAO, qui agit presque directement comme s’il était lui-même le Système et non plus avec l’artifice de la représentation, et qui enfante une “politique” qui est presque directement la politique-Système, là aussi sans aucun artifice de représentation. Dans notre chef, l’interprétation métahistorique fait appel à des dynamiques d’au-delà de l’histoire événementielle courante, lesquelles dynamiques s’affrontent elles-mêmes selon ce qu’elles sont. Avec la crise ukrainienne, nous sommes à un moment extraordinaire de “notre histoire”, où cette histoire événementielle est presque directement supplantée par la métahistoire, où les événements terrestres, historiquement courants, n’ont plus aucun sens, et n’ont de sens que s’ils sont interprétés métahistoriquement. (D’une manière concrète, politique, humaine, il est vrai qu’une dynamique qu’on n’ose plus qualifier de “stratégie” dont le but presque automatique est d’attaquer frontalement la Russie, puissance nucléaire stratégique, est, selon la raison, une aberration complète et totale, spécifiquement une “stratégie impensable”. Pour s’y retrouver, la référence métahistorique s’impose . Mais alors, on trouve également l’autre option métahistorique que nous évoquons à chaque occasion dans cette crise, depuis le 23 mars 2014 au moins, selon laquelle l’alternative à la catastrophe nucléaire qui se trouve évoquée ici in fine est l’effondrement du Système soumis à cette tension prospective d’une telle force paroxystique que ses propres structures pourraient elles-mêmes céder avant le terme, – processus de surpuissance-autodestruction ainsi accompli.)
    http://www.dedefensa.org


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