Excellent article de la grande revue américaine Foreign Policy… Belle réflexion sur l’Histoire sous influence.

  1. Un révisionniste ukrainien à la Sorbonne ce week-end + ACTION
  2. Volodymyr Viatrovich : l’historien qui blanchit le passé historique de l’Ukraine, par Josh Cohen
  3. Mensonges et légitimation dans la construction nationale en Ukraine (2005-2010), par Delphine Bechtel

 

Source : Foreign Policy, Josh Cohen, 02-05-2016

Volodymyr Viatrovich est en train d’effacer tous les témoignages du passé raciste et sanglant – nettoyages ethniques et pogroms des archives officielles

Quand il s’agit de politique et d’histoire, une mémoire pointue peut être bien dangereuse. En Ukraine, alors que le pays lutte avec son identité, c’est doublement vrai. Pendant que les partis politiques ukrainiens tentent de pousser le pays soit vers l’Europe, soit vers la Russie, un historien ukrainien, jeune étoile montante, Volodymyr Viatrovych s’est positionné en plein milieu de cette bataille.

Soutenant une vision nationaliste et révisionniste de l’Histoire qui glorifie le mouvement du pays vers l’indépendance – expurgée de ses chapitres sanglants et opportunistes – Viatrovych a tenté de réécrire l’histoire moderne du pays, pour blanchir l’implication des groupes ukrainiens nationalistes dans l’Holocauste et les nettoyages ethniques de Polonais durant la Seconde guerre mondiale. Et aujourd’hui, il est en train de gagner.

En mai 2015, le président Petro Poroshenko a signé une loi ordonnant le transfert des archives provenant « d’organes soviétiques de répression », tel que le KGB et son successeur, le Service de Sécurité Ukrainien (SBU) vers un organisme gouvernemental nommé l’Institut Ukrainien pour la Mémoire Nationale.

Dirigée par le jeune chercheur, et chargée de la « mise en œuvre de la politique gouvernementale afférant à la restauration et la préservation de la mémoire nationale du peuple ukrainien » – l’Institut a reçu des millions de documents, y compris des informations sur des dissidents politiques, des campagnes de propagande contre la religion, des activités d’organisations nationalistes ukrainiennes, des activités d’espionnage et de contre-espionnage du KGB, et d’affaires criminelles liées aux purges staliniennes.

Sous la loi des archives, une des quatre « lois sur la mémoire » rédigées par Viatrovych, le mandat semblant anodin de l’institut est simplement une couverture pour présenter une vision biaisée et unilatérale de l’histoire ukrainienne moderne – et qui pourrait bien impacter le chemin que prend le pays.

La controverse se concentre sur un récit qui amplifie les crimes soviétiques et glorifie les combattants nationalistes ukrainiens tout en ignorant le rôle majeur qu’ils ont joué dans les nettoyages ethniques de juifs et de Polonais entre 1941 et 1945, après l’invasion de l’ex-Union Soviétique par les nazis.

À la place, la vision de Viatrovych de l’histoire nous parle de guérillas rebelles qui se sont héroïquement battus contre la toute puissance soviétique.

Elle transmet aussi le message à ceux qui ne s’identifient pas aux faiseurs de mythes ethno-nationalistes du pays – comme beaucoup de russophones dans l’Est de l’Ukraine qui célèbrent toujours l’héroïsme de l’Armée Rouge durant la seconde guerre mondiale – qu’ils sont « out ». Et plus particulièrement, les intellectuels craignent maintenant le risque de représailles s’ils ne suivent pas la ligne officielle – ou ne soutiennent pas Viatrovych dans ses distorsions historiques. Sous le règne de Viatrovych, le pays pourrait bien entrer dans une nouvelle et terrifiante ère de censure.

Bien que des événements ayant eu lieu il y a 75 ans pourraient sembler être de l’histoire ancienne, ils sont très présents dans la guerre de l’information que se livrent la Russie et l’Ukraine.

Le révisionnisme se concentre sur deux groupes nationalistes ukrainiens : l’Organisation des Ukrainiens Nationalistes (OUN) et l’Armée Ukrainienne Insurgée (UPA), qui se sont battues pour une Ukraine indépendante. Durant la guerre, ces groupes ont tué des dizaines de milliers de juifs et ont lancé une violente campagne de nettoyage ethnique qui a tué pas moins de 100 000 Polonais. Créée en 1929 pour libérer l’Ukraine du giron Soviétique, l’OUN a défendu la notion d’une nation ukrainienne ethniquement pure. Lorsque les nazis ont envahi l’Union Soviétique en 1941, l’OUN et sont chef charismatique Stepan Bandera, ont accueilli l’invasion comme un pas en avant vers l’indépendance ukrainienne. Ses membres ont commis un pogrom à Lviv qui tua 5000 juifs, et les milices de l’OUN ont joué un rôle majeur dans les violences contre les juifs dans l’Est de l’Ukraine qui ont coûté la vie à 35 000 juifs.

Cependant, Hitler ne souhaitait pas donner son indépendance à l’Ukraine. En 1943, l’OUN avait pris violemment le contrôle de l’UPA et s’est déclarée opposée tant aux Allemands, qui alors battaient retraite, qu’aux Soviétiques qui arrivaient.

De nombreux membres de l’UPA avaient déjà assisté les nazis en tant que police auxiliaire ukrainienne, dans l’extermination de centaines de milliers de juifs dans l’Ouest de l’Ukraine en 1941 et 1942, et devenaient maintenant les petits soldats d’une nouvelle vague de nettoyages ethniques en Ukraine en 1943 et 1944, cette fois-ci directement contre les Polonais.

Quand les soviétiques s’approchèrent en 1944, l’OUN repris sa coopération avec les Allemands et continua de combattre les Soviétiques jusque dans les années 50, avant d’être définitivement écrasée par l’Armée Rouge.

Cet héritage de sacrifice contre les Soviétiques continue à pousser de nombreux nationalistes ukrainiens à voir Bandera et l’OUN-UPA comme des héros dont le courage a permis de garder en vie le rêve de nation Ukrainienne.

Maintenant que l’Ukraine cherche à se défaire des griffes russes, les nationalistes ukrainiens ajoutent de l’eau au moulin de la machine à propagande du Kremlin, qui déclare que l’Ukraine post-révolutionnaire est dirigée par des fascistes et des néo-nazis.

Cette nouvelle loi, qui promet que les personnes qui « présenteront une attitude irrespectueuse » vis-à-vis de ces groupes, ou bien qui « nieraient la légitimité » de la lutte de l’Ukraine pour son indépendance durant le XXème siècle seront poursuivies en justice (bien qu’aucune peine ne soit précisée), signifie aussi que l’Ukraine indépendante est partiellement construite sur une narrative falsifiée sur l’Holocauste.

En transférant le contrôle des archives nationales à Viatrovych, les nationalistes ukrainiens se sont assurés que la gestion de la mémoire nationale est maintenant entre de « bonnes » mains.

***

Depuis le début de sa carrière, il a été une étoile montante. Viatrovich est titulaire de l’équivalent d’un doctorat de l’université de Lviv, située dans la ville Ouest-ukrainienne où il est né, et est un orateur doué et passionné, bien qu’il ait tendance à parfois s’emporter.

Le chercheur de 35 ans s’est d’abord fait un nom à l’Institut pour l’Étude du Mouvement de Libération, connu sous son acronyme ukrainien TsDVR, une organisation créée pour promouvoir la narrative héroïque des OUN-UPA, où il a commencé à travailler en 2002. En 2006 il en était devenu le directeur. Pendant ce temps, il a publié des livres à la gloire de l’OUN-UPA, a lancé des programmes pour aider les intellectuels ukrainiens à promouvoir les vues nationalistes, et servir de pont aux ultra-nationalistes dans la diaspora qui financent largement le TsDVR.

En 2008, en plus de son rôle au TsDVR, Viktor Yushchenko, le président de l’époque, désignât Viatrovych comme chef des archives du Service de Sécurité Ukrainien (SBU).

Le Président Yushchenko (2005-2010) fit de la promotion de la mythologie OUN-UPA une part fondamentale de son héritage, faisant réécrire les livres scolaires, renommant les rues, et élevant les chefs de l’OUN-UPA au rang de « héros de l’Ukraine ». En tant que principal gardien de la mémoire de Yushchenko – autant au TsDVR qu’au SBU – Viatrovich était son bras droit dans cette croisade. Il a continué à pousser une représentation héroïque de l’OUN-UPA et de leurs leaders Bandera, Yaroslav Stetsko et Roman Sukhevych, financée par l’état. « La bataille de l’Ukraine pour son indépendance est l’une des pierres angulaires de notre identité nationale, » écrivit Viatrovych dans la Pravda en 2010. « Parce que sans l’UPA, sans Bandera, sans Shukhevych, il n’y aurait pas d’état ukrainien contemporain, il n’y aurait pas de nation ukrainienne contemporaine. »

Vyatrovich est aussi régulièrement cité dans les médias ukrainiens, et même en allant aussi loin qu’en défendant la division SS Ukrainienne Galicie qui combattit au côté des nazis durant la seconde guerre mondiale.

Après que Victor Yanukovych ait été élu président en 2010, Vyatrovich disparut des écrans radar. Yanukovich était glorifié dans l’Est de l’Ukraine et était un ami de la Russie, ainsi il ne partageait pas avec le chercheur une lecture nationaliste de l’Histoire. Durant cette période Viatrovych a passé quelques temps en Amérique du Nord, pour une série de conférences, ainsi que pour un court séjour à l’Institut de Recherche Ukrainien à Harvard (HURI). Il a par ailleurs continué son activisme académique en écrivant des livres et des articles à la gloire de l’OUN-UPA. En 2013 il a essayé de briser et d’interrompre un atelier sur le nationalisme ukrainien et russe qui se déroulait à l’institut Harriman à Columbia. Lorsque la révolution de Maïdan éjecta Yanukovich du pouvoir en février 2014, Vyatrovych est revenu au premier plan.

En mars 2014, Vyatrovich a été nommé à la tête de l’Institut Ukrainien pour la Mémoire Nationale – une nomination prestigieuse pour un chercheur relativement jeune. Bien qu’il ne soit pas très clair qui décida de cette nomination, ses services sous Yushchenko lui ont sans doute accordé les faveurs des nationalistes. Il y a de fortes chances que cette nomination ait été faite pour récompenser les nationalistes qui ont soutenu la révolution de Maïdan. Les nationalistes ont fourni une grande partie de la force utilisée dans la bataille contre les forces de sécurité de Yanukovych durant la révolte, ont formé le cœur de bataillons privés comme le Secteur Droit et ont joué un rôle clé dans les combats contre les séparatistes du Donbass après l’annexion de la Crimée par la Russie.

Bien que son étoile politique continuait de monter, l’intégrité de Viatrovych en tant qu’historien était largement attaquée au sein de pays occidentaux ainsi que par un certain nombre d’historiens respectés en Ukraine. Selon Jared McBride, chercheur à l’Institut Kennan et membre du Musée Mémorial de l’Holocauste aux États-Unis, « la glorification de l’OUN-UPA n’est pas réduite à l’Histoire. C’est un projet politique actuel qui consolide une vue très unilatérale dans la société ukrainienne, qui n’a une profonde résonance que dans la province occidentale de Galicie. »

Bien que le point de vue de Viatrovych soit très populaire dans l’Ouest de l’Ukraine, où il y a de nombreux monuments à Bandera, et des rues à son nom (le TsDVR lui même se trouve sur la rue Bandera à Lviv), bon nombre d’ukrainiens dans le Sud et l’Est de l’Ukraine n’apprécient pas l’héritage nationaliste de la Seconde guerre mondiale.

À Lougansk dans l’Est du pays, et en Crimée, les gouvernements locaux ont érigé des monuments aux victimes de l’OUN-UPA. De ce fait, imposer une vision nationaliste de l’Histoire à tout le pays nécessite d’éradiquer les croyances et les identités de nombreux autres Ukrainiens, qui ne partagent pas la narrative nationaliste.

À cet effet, Viatrovych a relégué les faits historiques incompatibles avec cette narratives à de la « propagande soviétique. » Dans son livre de 2006, la Position de l’OUN vis-à-vis des juifs : élaboration d’une position sur fond de catastrophe, il tentait d’exonérer l’OUN de sa collaboration à l’Holocauste, ignorant une très grande quantité de données historiques sur le sujet. Le livre a été largement critiqué par des historiens occidentaux. Le professeur John-Paul Himka de l’Université de l’Alberta, l’un des spécialistes de l’Histoire ukrainienne les plus reconnus depuis trois décennies le décrit comme « employant une série de procédés douteux : rejetant les sources qui compromettent l’OUN, acceptant sans aucune critique des sources censurées émanant des cercles de l’OUN de l’émigration, se gardant de reconnaître un quelconque antisémitisme dans les textes de l’OUN. » (Source)

Encore plus inquiétant pour l’intégrité future des archives ukrainiennes sous Viatrovych : sa réputation en sein des historiens occidentaux à vouloir prétendument ignorer ou même falsifier des documents historiques.

« Les chercheurs de son équipe publient des documents falsifiés » dit Jeffrey Burds, professeur d’histoire Russe et Soviétique à l’Université Northeastern. « Je le sais car j’ai vu les originaux, fait des copies et comparé leurs transcriptions aux originaux. »

Burds a décrit un livre de 898 pages contenant des documents transcrits par un des collègues de Viatrovych, que Viatrovych utilise pour défendre sa revendication comme quoi il libèrera tout ce qui est nécessaire des archives ukrainiennes pour examen par les chercheurs. Burds cependant, décrit ceci comme un « monument de blanchissage et de falsification avec des mots, des phrases et des paragraphes entiers supprimés. Qu’est-ce qui a été supprimé ? » Burds continue. « Tout ce qui critique le nationalisme ukrainien, tout ce qui prouve les conflits à la tête de l’OUN-UPA, des sections de rapports d’interrogatoires où les interrogés divulguaient des preuves contre d’autres nationalistes, des enregistrements d’atrocités. »

L’expérience de Burds n’est pas inhabituelle. J’ai été en contact et interviewé un certain nombre d’historiens pour cet article, et leurs griefs face à Viatrovych sont remarquablement constants : faits historiques établis ignorés, documents falsifiés et nettoyés et accès restreint sous sa surveillance aux archives du SBU.

« J’ai eu du mal à travailler aux archives du Service de Sécurité Ukrainien, quand Viatrovich était à sa tête. » dit Marco Carynnyk, un émigré Ukrainien-Canadien, et chercheur indépendant sur l’Histoire Ukrainienne du XXème siècle depuis de nombreuses années. « J’ai aussi la preuve que Viatrovych a falsifié des données historiques dans ses propres publications, puis a trouvé des excuses pour ne pas me laisser voir les données qui pourraient le démontrer. »

McBride confirme les dires de Carynnyk, notant que « quand Viatrovych était le chef des archivistes au SBU, il créa une archive numérique ouverte aux citoyens ukrainiens et aux étrangers. Malgré ce développement plutôt positif, lui et son équipe se sont assurés d’avoir exclu tous les documents des archives qui pourraient donner une mauvaise image de l’OUN-UPA, incluant leur participation à l’Holocauste et d’autres crimes de guerre. »

Avec toutes ces mauvaises expériences qu’ont endurées autant d’historiens avec Viatrovych, laisser toutes les archives les plus sensibles de la nation sous son contrôle est un signe que les choses n’iront que plus mal. Compte tenu de son profil, on peut aisément imaginer que Viatrovych contrôlera ce qui peut – ou ne peut pas – sortir des archives de l’Institut Ukrainien pour la Mémoire Nationale.

***

Les historiens ukrainiens se sont déjà inquiétés ouvertement sur la façon dont la nouvelle loi sur les archives affectera leurs recherches. Le syndicat des Archivistes d’Ukraine s’est opposé à la loi, et l’historien ukrainien Stanislav Serhiyenko l’a dénoncée comme une opportunité pour Viatrovich et son Institut pour la Mémoire de « monopoliser et restreindre l’accès à tout un pan de documents significatifs, qui sont  incompatibles avec sa vision primitive de l’histoire moderne de l’Ukraine, ou dans le pire des cas, de détruire des documents. Des études non biaisées de l’Histoire soviétique, de l’OUN, l’UPA, etc. seront alors impossibles. » Soixante-dix historiens ont signé une lettre ouverte à Poroshenko, lui demandant d’opposer un véto au projet de loi qui bannit toute critique de l’OUN-UPA.

Viatrovych a riposté, « l’inquiétude sur les possibles interventions de politiciens dans des discussions académiques, qui est une des raisons principales de cette lettre, n’est pas nécessaire. »

Les inquiétudes de Serhiyenko sont cependant bel et bien fondées, et un incident récent montre bien la pression que subissent les historiens ukrainiens pour laver les atrocités commises par l’OUN-UPA.

Suite à la publication de la lettre, l’initiateur de cette législation Yuri Choukhevytch a réagi furieusement. Choukhevytch, fils du chef de l’UPA Roman Choukhevytch, et activiste politique d’extrême-droite depuis longtemps, a envoyé une lettre au ministre de l’éducation Serhiy Kvit clamant que « les services spéciaux russes ont produit cette lettre et ont demandé à des historiens « patriotes » de la publier. » Kvit, lui aussi un activiste d’extrême droite depuis longtemps, et l’auteur d’une biographie admirative de l’un des théoriciens clefs du nationalisme ethnique ukrainien, a surligné sur sa copie de la lettre le nom des historiens ukrainiens signataires, laissant planer une ambiance menaçante.

De plus, Kvit a contacté au moins un de ces historiens ukrainiens, un chercheur établi et réputé, lui demandant de rédiger une réponse à la lettre, désavouant sa position et la condamnant.

Comme le notait la lettre, « le contenu et l’esprit de ces quatre lois contredit l’un des droits politiques les plus fondamentaux : le droit de liberté d’expression […] ces 15 dernières années, Vladimir Poutine a investi énormément de ressources dans la politisation de l’Histoire. Ce serait un désastre si l’Ukraine suivait la même direction, même partiellement ou timidement. »

Si les Historiens ukrainiens ne peuvent pas signer une simple lettre sur la liberté d’expression en toute sécurité, quelles sont les chances pour eux d’être autorisés à réaliser des recherches objectives sur des sujets sensibles, alors que Viatrovych récupère le contrôle des archives les plus importantes de la nation ?

En réponse à un e-mail que j’ai envoyé à Viatrovych le 24 février (dans lequel je l’informais de la publication de cet article, et dans lequel je lui demandais des commentaires sur la représentation dans l’Ukraine contemporaine des organisation nationalistes durant la période de la Seconde guerre mondiale), il a nié avec véhémence les accusation levées contre lui dans cet article.

Viatrovich considère les allégations d’historiens occidentaux comme quoi il ignore ou falsifie des documents histoires comme « sans fondement. » En réponse à une question sur le fait si les inquiétudes du Syndicat des Archivistes d’Ukraine étaient fondées, Viatrovych a répondu, « durant tout mon travail en relation avec les archives, j’ai travaillé exclusivement sur leur ouverture, de ce fait, je ne vois aucune raison  de s’inquiéter que maintenant j’allais en restreindre l’accès. »

Dans cette même réponse, Viatrovych a aussi nié que l’OUN et l’UPA a effectué un nettoyage ethnique sur les juifs et les Polonais après l’invasion de l’Union Soviétique par les nazis, rejetant les accusations comme « une part intégrale de la guerre d’information que l’URSS a menée contre le mouvement ukrainien de libération de puis la seconde guerre mondiale. »

Alors que Viatrovych  admettait aussi (par e-mail) que certains membres de l’OUN soutenaient des visions antisémites, il soutient que « la plus grande partie des membres de l’OUN étaient ceux qui considéraient que l’extermination des juifs par les nazis n’étaient pas leur problème, puisque leur but premier était de défendre la population ukrainienne contre la répression allemande, » écrit Viatrovych. « C’est pour cette raison que [au début de 1943] ils [l’OUN] ont créé l’UPA. Les accusation comme quoi des soldats de cette armée ont pris part à l’Holocauste ne sont pas fondée puisqu’au moment de sa création, les nazis avaient quasiment terminé la destruction des juifs, » conclut-il.

Le problème est que la défense de Viatrovych de l’OUN et de l’UPA ne concorde pas avec les preuves détaillées présentées par de nombreux historiens occidentaux. L’idéologie de l’OUN était explicitement antisémite, décrivant les juifs comme « un corps hostile prédominant dans notre organisme national » et utilisait des éléments de langage comme « combattez les juifs comme des défenseurs du régime Moscovite-Bolchevique » et « l’Ukraine aux ukrainiens ! … Mort à la communauté juive-moscovite !»

En fait, mais avant l’invasion de l’Union Soviétique par les nazis, les leaders d’OUN tels que Yaroslav Stetsko ont explicitement soutenu les méthodes allemandes d’exterminations de juifs.

La logique de Viatrovych sur l’UPA sonne creux elle aussi. Des centaines de témoignages de juifs survivants – dont nombreux sont documentés de façon exhaustive par Himka – confirment que l’UPA a abattu bon nombre de juifs encore en vie dans l’Ouest de l’Ukraine avant 1943.

De plus, alors que Viatrovych présente un nombre compris entre 70 000 et 100 000 Polonais tués par l’UPA entre 1943 et 1944 comme un effet collatéral d’une guerre « polono-ukrainienne, » là-encore des documents historiques le contredisent. En réalité, des rapports de l’UPA confirment que le groupe tuait les Polonais aussi systématiquement que les nazis tuaient les juifs.

Le commandant suprême de l’UPA, Dmytro Kliachkivs’kyi a explicitement déclaré : « nous devrions lancer une action de liquidation à large échelle contre les éléments polonais. Durant l’évacuation de l’armée allemande, nous devrions trouver le moment approprié pour liquider entièrement la population mâle âgée de 16 à 60 ans. » Considérant que plus de 70% des cadres dirigeants de l’UPA avaient un passif de collaborateurs nazis, rien de tout cela n’est surprenant.

Alors que ces débats entre Viatrovych et les historiens occidentaux peuvent sembler académiques, c’est loin d’en être le cas. En juin dernier, le Ministère de l’Éducation de Kvit a publié une directive aux enseignants concernant la « nécessité d’accentuer le patriotisme et la moralité des activistes du mouvement de libération, » incluant le fait de dépeindre l’UPA comme « un symbole de patriotisme et d’esprit de sacrifice dans la lutte pour une Ukraine indépendante » et Bandera comme un « remarquable représentant du peuple ukrainien. » Plus récemment, l’Institut Ukrainien pour la Mémoire Nationale de Viatrovych a proposé que la ville de Kiev a renommé deux rues au nom de Bandera et de l’ancien commandant suprême de l’UPA  et de la Schutzmannschaft Roman Choukhevytch.

La consolidation de la démocratie ukrainienne – sans compter son ambition d’intégrer l’Union Européenne – nécessite que le pays soit capable d’affronter les aspects les plus sombres de son passé. Mais si Viatrovych suit son chemin, cette repentance pourrait très bien ne jamais arriver, et l’Ukraine n’obtiendra jamais une réconciliation complète avec son passé compliqué.

Source : Foreign Policy, Josh Cohen, 02-05-2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

P.S. : dans l’urgence, la traduction n’a pas été relue. Si quelqu’un peut le faire et nous indiquer ses remarques sur les éventuelles modifications importantes à apporter ? Merci d’avance.

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Pour les passionnés, je vous remets ces anciens billets sur l’Histoire de la 2e guerre mondiale en Ukraine :

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Quelques avis d’universitaires sur Viatrovych (la plupart en anglais) :

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On le voit ici pour un article dans un magazine où on lui demande de nommer les cinq personnalités exceptionnelles qui, selon lui, ont changé le cours de l’Histoire. Il cite Gutenberg, Churchill, Havel, Elon Musk et… Roman Choukhevytch :

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Sa fiche Wikipedia est éloquente : c’est un nationaliste ukrainien, engagé sous l’uniforme nazi et un génocidaire :

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Brute largement dénoncée par le centre Simon Wiesenthal :

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On retrouve donc ce sympathique historien au cœur de la Révolution de Maïdan :

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et donc à l’Assemblée Nationale :

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Il faut dire qu’on aura été de nouveau été bien informé par Piotr Smolar dans Le Monde en 2014 :

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ou encore en 2016 :

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Merci à tous ces journalistes pour leur bonne information du public français, donc…

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La parole est à la défense pour finir – ce sera sur EuroMaïdan, évidemment :

Un de ses collègues le défend :

Eh oui, cessons de “diaboliser” l’UPA génocidaire ! Wikipedia :

Elle plait bien au nouveau Président, alors…

Ce sont aussi des héros, faisons la part des choses !

Et enfin la réponse de l’intéressé – pleine de vide :

Dans cette interview Vyatrovirch se surpasse :

Faisons plus de nuances avec les nazis et les soviets quand même !

40 réponses à Volodymyr Viatrovich : l’historien qui blanchit le passé historique de l’Ukraine, par Josh Cohen

Commentaires recommandés

John B Le 10 mars 2017 à 09h48

Y’a quand même un truc qui cloche là…

Y sont ou tout les BHL, LDJ et compagnie qui voient de l’antisémitisme partout et à tout heure ? Et la LICRA/CRIF, l’UEJF ?

Ben rien … normalement les premiers à prendre position et à condamner tout ce qui se reproche de près ou de loin à l’antisémitisme, et là, pour une affaire de cette importance, silence radio total …

Sur le site de l’UEJF ils parlent d’une condamnation du front national pour négationnisme (ok), mais rien sur ce sujet … pourtant si y’en a qui doivent être au courant, c’est bien des étudiants j’imagine, non ?

Désolé mais je trouve que y’a un truc qui tourne pas rond là … sauf en ce qui concerne BHL et son rôle dans le conflit ukrainien. Lui effectivement n’a pas trop intérêt de la ramener sur le sujet, mais bon … c’est pas le genre de chose qui le retient normalement.

Pourquoi aucun association juive ne prend pas tout ce bordel qui se profile en Ukraine au sérieux ?

Je trouve ca inquiétant …

  1. Koba Le 10 mars 2017 à 08h59
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    Bonjour,
    Loin de moi l’idée de défendre une division SS, le nazisme ou quoi que ce soit de ce genre.
    Cependant, il ne faut pas perdre de vue que la 2ème guerre mondiale dans ces régions n’est “qu”un épisode parmi d’autres de la construction, dans le sang et une violence inimaginable, des identités nationales.
    Chaque groupe recherchant son propre intérêt politique ou ethnique.
    Pour beaucoup d’Ukrainiens, l’armée allemande était considérée, à son arrivée dans ses régions, comme une force de libération.
    La purification ethnique contre les Polonais par des Ukrainiens a bien eu son parallèle en Pologne avec la purification ethnique contre les Ukrainiens par les Polonais et il n’est pas forcément faux de parler de guerre ukraino-polonaise dans l’immédiat après guerre.
    Dans l’Europe barbare, Keith LOWE, montre bien la réciprocité des exactions. Au final d’ailleurs, c’est la Pologne qui réussira le mieux à créer un état “ethniquement pur”.
    Enfin, si les Soviétiques nous ont délivré du nazisme, l’impérialisme russe a été dans ces régions d’une violence inouïe.


    • Tonton Poupou Le 10 mars 2017 à 10h07
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      J’ai du mal à comprendre. Les ukrainiens et les polonais – dans une guerre ukraino-polonaise (selon vous) – ont pratiqué une épuration ethnique plus réussie par les derniers que les premiers mais vous concluez que “l’impérialisme russe (???) a été d’une violence inouïe” (?)
      Le concept de bouc émissaire facile vous connaissez ?


      • Koba Le 10 mars 2017 à 11h38
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        La “purification” de la Pologne était facilitée par le glissement vers l’ouest des frontières (La Russie a pris une partie de l’Ukraine, l’Ukraine une parie de la Pologne et la Pologne une partie de l’Allemagne -la Prusse Orientale pour simplifier).
        Les Allemands, qui vivaient là depuis des siècles, ont tous été expulsés vers l’Allemagne.
        Les Polonais et les Ukrainiens se sont livrés à des massacres les uns les autres, dans le but de faire fuir le maximum de personnes indésirables.
        Par définition, du fait du glissement vers l’ouest, il y avait moins d’Ukrainiens ethniques en Pologne que de polonais ethniques en Ukraine, d’où le fait que la Pologne est le pays qui a le mieux réussi sa purification.
        Les Russes, eux, ont pleinement joué des rivalités à leur profit.
        Je ne comprends pas de quel bouc émissaire vous voulez parler.
        Le fait de parler -c’est un autre débat- des atrocités commises par les Soviétiques ne fait pas d’eux des boucs émissaires. Ils nous ont certes délivrés du nazisme, mais nous avons eu de la chance qu’ils n’aient pas poussé jusqu’à l’Atlantique.


        • Guepe Le 10 mars 2017 à 12h44
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          Vous avez raison de rappeler les massacres d’Ukrainiens par les Polonais mais je crois que Berruyer est victime d’un biais de confirmation : il ne voit que les massacres commis par des Ukrainiens.


          • Vladimir K Le 10 mars 2017 à 13h53
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            Vous avez juste mal compris le problème que pose l’article. Il ne s’agit pas de dire que les polonais ont été plus gentils ou moins gentils que les ukrainiens pendant la guerre.

            Les gros problèmes, et le pourquoi cet article est publié ici aujourd’hui, c’est que :
            1- l’Ukraine a placé un négationiste à la tête des archives nationales
            2- Ce même négationiste va représenter l’Ukraine à une réunion de commémoration de l’Holocauste à Paris.


          • Les-crises Le 10 mars 2017 à 17h45
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            Non bien sûr. Mais quand l’Université française invite t elle des révisionnistes polonais à débattre ?


      • Koba Le 10 mars 2017 à 11h38
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        Enfin, en matière d’antisémitisme, les Polonais n’avaient rien à envier aux Ukrainiens. Pour rappel, le dernier Pogrom, le pogrom de Kielce a eu lieu en Pologne, le 4 juillet 1946 !
        Bref, l’idée qu’il y ait des gentils et des méchants est assez réductrice.
        Il est étrange d’accepter ce point de vue sur la Syrie (c’est mon point de vue), mais pas sur l’histoire de l’Europe orientale au XIX et XX siècle, et tout particulièrement sur les relation entre les Polonais, les Ukrainiens, les Allemands et les Russes (sans parler des Roumains). Il reste une victime : les Juifs qui n’ont jamais été du bon coté du fusil.


        • Nicolas Le 10 mars 2017 à 16h05
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          Qui parle de gentils ici, ou de comparer les méchants ? Le problème aujourd’hui c’est que Vyatrovitch, falsificateur notoire, propagandiste des nationalistes criminels de l’UPA, est à Paris et aura demain une tribune à l’Université Paris Panthéon-Assas.


      • Krystyna Hawrot Le 11 mars 2017 à 21h09
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        Certes la République Polonaise de 1918 à 1939 a opprimé les Ukrainiens sur son sol, mais quand même, on ne peut pas dire que l’armée polonaise ait jamais assassiné 60 000 à 100 000 villageois comme UPA l’a fait pour des villageois polonais (et Ukrainiens qui ne voulaient pas participer au génocide) de Wolynie en été 1943 en utilisant les armements que les nazis se retirant leur avaient laissé….UPA est de plus restée “dans les bois”‘ jusqu’en 1950 en commettant des meurtres y compris en Petite Pologne, il a fallu des forces immenses soviétiques et celles de la Pologne populaire pour l’éradiquer… Non, ce n’est absolument pas symétrique. La meilleure recherche scientifique sur le génocide est celle de Ewa et Wladyslaw Siemaszko, hélas pas traduite. Des milliers d’archives consultées, des milliers de témoignages… des photos horribles de civils mutilés (qui se trouvent dans les archives nationales polonaises). Les chercheurs ont même comparés la carte des village d’avant guerre avec celle d’aujourd’hui… et retrouvé les emplacements de village complètement éradiqués… Non, ce n’est pas symétrique.
        https://pl.wikipedia.org/wiki/Ewa_Siemaszko


    • Elysab Levy Le 10 mars 2017 à 11h14
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      Si pour vous l’épuration ethnique de millions de personnes, juives, polonaises, ou russes ne sont que des “épisodes” à l’instar du “détail” cher à Le Pen vous cachez mal votre voeux d’accuser davantage les soviétiques que les nazis ET leurs collaborateurs sur lesquel ils se sont reposés. Babi Yar fut bien l’oeuvre de ces SS qu’ils soient allemands ou ukrainiens ! Renversez les responsabilités sur les victimes est bien un enjeu des néoconservateurs américains, européens issus de ces pays, Dovid Katz les dénoncent ainsi que leurs amis néocons juifs : http://jewishcurrents.org/neocons-holocaust-revisionism-eastern-europe/ Car oui les néocons juifs participent à ce blanchiment de l’histoire des criminels génocidaires longtemps protégés au Canada Usa et Angleterre le “processus de Pragues” en est l’origine mais derrière c’est le voeux de Reagan et son équipe du “lobby ethnique” des pays de l’est qui gagne : http://www.didier-bertin.org/pages/prague-s-process-danger/les-declarations-de-prague-et-du-parlement-europeen-et-leurs-consequences-partie-1-2.html


      • Fabrice Le 10 mars 2017 à 16h35
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        Je me demande si les finlandais qui ont dû se battre avec les allemands pour repouser l’URSS ont eut ce type d’adhésion si poussée au régime fasciste ?

        A ma connaissance non et ont plutôt fait preuve de réserve dans leur alliance donc l’excuse de l’alliance qui pousserait à ce point à épouser les thèses d’extermination je doute mais à vérifier.


    • Papagateau Le 10 mars 2017 à 18h57
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      Koba : ” il n’est pas forcément faux de parler de guerre ukraino-polonaise dans l’immédiat après guerre.”

      On ne parle pas de “l’immédiat après guerre” mais du “pendant la guerre” (pendant 4 ans).
      Et quand on parle de guerre, il faut qu’il y ait des troupes des 2 cotés.
      Or, que je sache :
      A – Les Allemands n’ont jamais levé de troupe polonaise pour lutter contre quiconque, même contre les Russes.
      B – Quant aux Russes, du fait du déplacement du front, et de leur route vers l’Ouest, tout les polonais des territoires libérés étaient envoyés vers la Vistule puis vers Berlin. Pour quelles raisons les Russes auraient-ils envoyé en pleine guerre des troupes 500 km vers l’arrière, qui plus est, sans ordre, sans mission, sans commandement, et sans soutien ?

      Donc stop aux suppositions délirantes !


      • Guepe Le 10 mars 2017 à 20h42
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        vous saviez qu’il y avait des ukrainiens dans le territoire de l’actuelle Pologne, surtout au sud est ? Vous saviez qu’il y avait des bataillons de polonais dans l’armée rouge ?
        Des massacres ,il y en a eu des 2 cotés, suffit de se renseigner et de ne pas occulter les faits.


  2. John B Le 10 mars 2017 à 09h48
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    Y’a quand même un truc qui cloche là…

    Y sont ou tout les BHL, LDJ et compagnie qui voient de l’antisémitisme partout et à tout heure ? Et la LICRA/CRIF, l’UEJF ?

    Ben rien … normalement les premiers à prendre position et à condamner tout ce qui se reproche de près ou de loin à l’antisémitisme, et là, pour une affaire de cette importance, silence radio total …

    Sur le site de l’UEJF ils parlent d’une condamnation du front national pour négationnisme (ok), mais rien sur ce sujet … pourtant si y’en a qui doivent être au courant, c’est bien des étudiants j’imagine, non ?

    Désolé mais je trouve que y’a un truc qui tourne pas rond là … sauf en ce qui concerne BHL et son rôle dans le conflit ukrainien. Lui effectivement n’a pas trop intérêt de la ramener sur le sujet, mais bon … c’est pas le genre de chose qui le retient normalement.

    Pourquoi aucun association juive ne prend pas tout ce bordel qui se profile en Ukraine au sérieux ?

    Je trouve ca inquiétant …


    • Elysab Levy Le 10 mars 2017 à 13h22
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      Je compatis, on est si mal servi quand c’est a “géométrie variable” à ce niveau là c’est qu’il y a des collusions entre ces gens là a un haut niveau voir les personnalités sur le site pro-maidan : http://evroforum.com/?p=411&lang=fr “‘de Galia Ackermann les nouveaux philosophes sur le maidan ;” 05/03/2014
      «Parfois, face à la propagande russe et prorusse en Europe, on se sent très minoritaires. Et pourtant… Les dissidents soviétiques aimaient lever le toast « à notre cause désespérée ». Ils ne savaient pas à l’époque que l’empire soviétique s’écroulerait comme un château de cartes. Il ne faut jamais désespérer. Telle est l’une des leçons de « nouveaux philosophes » Dont acte ces prétendus “philosophes néoconservateurs” sont aux manettes de la culture” européenne pro-américaine. Ils font la pluie et le beau temps bien sur ..Ils chassent “l’antisémitisme supposé” de certains mais nient totalement le “vrai” de leurs ami-e-s par “pur opportunisme”. Vous avez raison c’est grave !..Voyez les amis de Galia Ackerman sur facebook et vous verrez que tout se tient sur les réseaux néocons en Europe.


      • Elysab Levy Le 10 mars 2017 à 14h30
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        Benoit Vitkine s’affaire à jeter le discrédit sur un autre film faite par une française, Anne Laure Borrel, dans le Dombass : https://www.facebook.com/benoit.vitkine/posts/1201601449909319
        https://www.spicee.com/fr/program/donbass-la-guerre-oubliee-1065 sur le “point de vue” des ukrainiens russophones du Dombass, qu’il trouve trop partial à l’instar du film de Paul Moreira qui lui aussi avait essuyé une vive critique de la part des journalistes-chiens-de-garde. Il y a sur le fil une vive discussion entre la réalisatrice et le “bloc néocon” de Mrs Vitkine et ces associés habituels dont Galia Ackermann..Les “émigrés madianites” contre Anne Laure Borrel !
        A suivre car espérons que ce film pourra être vu par toutes et tous que chacun se fasse son idée ..


    • Nicolas Le 10 mars 2017 à 16h08
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      Ah bah c’est organisé par le Comité Ukraine. Galia Ackerman etc. BHL n’est pas très loin. Il s’agit ici de blanchir l’histoire de l’Ukraine (quand ils crient “gloire aux héros”, ce sont aux criminels sanguinaires de l’UPA qu’ils font référence) tout simplement pour faire monter le sentiment russophobe (et salir le plus possible l’Histoire de la Russie)… Diviser pour régner. Oui, ces gens sont fous.


  3. SophieB Le 10 mars 2017 à 10h10
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    Bonjour,
    Je me sens ignorante sur deux points, un historien pourrait-il confirmer ou infirmer :
    – le mot soviétique désigne-t -il un peuple (russe?) en particulier,
    – les dirigeants de l’Union Soviétique, état extrêmement totalitaire et coupable d’oppression des populations ukrainienne ET russe ET des autres républiques de l’Union ( je me trompe?) n’étaient -ils pas issus de plusieurs des républiques, Y COMPRIS de l’Ukraine, de la Géorgie…


    • Fritz Le 10 mars 2017 à 10h38
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      L’adjectif soviétique ne désigne aucun peuple particulier. Il dérive du mot russe soviet, “le conseil”, et s’applique aux comités révolutionnaires “d’ouvriers, de paysans et de soldats” qui ont fleuri en 1917 après l’abdication du tsar Nicolas II.

      Parmi les dirigeants soviétiques, on trouvait des Russes, mais aussi des Ukrainiens (Brejnev), des Géorgiens (Staline, Béria), des Baltes, et même des Polonais (Dzerjinski, premier directeur de la Tcheka).

      Soljénitsyne soulignait que les Russes ont particulièrement souffert du régime soviétique, comme aussi Emmanuel Todd (Après l’Empire, Gallimard, 2002, p. 178 et p. 184).


    • René Fabri Le 10 mars 2017 à 10h48
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      Je réponds à vos deux questions :

      1. L’adjectif “soviétique” n’est pas lié à un peuple. Il vient du mot “soviet” qui désigne l’assemblée, et plus particulièrement celle du printemps 1917, qui a mis fin à la monarchie des Romanov. Donc soviétique=antiroyaliste=démocratique, en simplifiant.

      2. En effet, certains dirigeants de l’URSS venaient d’autres républiques que de la Russie, par exemple Staline venant de Géorgie. Donc, il est vrai que l’on ne peut pas imputer les malheurs de l’URSS aux seuls Russes de Russie. Mais d’une part, certaines personnes de ces républiques furent de grande valeur comme le violoniste virtuose d’Odessa, David Oistrakh. D’autre part, quand les Nationalistes de Lviv accusent les Russes, ils désignent généralement les personnes de culture russe qui partagent avec eux cette terre près de la mer Noire qu’on appelle l’Ukraine, qui signifie étymologiquement “la bordure” (de la Russie). Mais c’est essentiellement de la jalousie et du racisme, car les “russes” d’Ukraine ne sont pas plus mauvais que les autres. Ce ne sont pas colonisateurs profiteurs comme voudraient le faire croire les faussaires de l’Histoire.


      • Guepe Le 10 mars 2017 à 12h37
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        Si. L’urss a utilisé les russes pour coloniser les territoires de l’Est de l’Europe. Regardez l’évolution de la population ethnique en Lettonie de 1945 en 1989, vous verrez ce qu’est un vrai ” remplacement de population “. Le don de la Crimée à l’ukraine allait parfaitement dans ce sens : Offrir une tete de pont pour intervenir en Ukraine si jamais elle se retrouvé séparée de l’URSS. La meme chose a été tenté avec la Lituanie en 1959 en lui “offrant” Kalinigrad en 1959 et surtout ses deux millions russes. Les dirigeants lituaniens ont eu la présence d’esprits de réfuser et TChouKroutev a meme poussé le vice en proposant un partage , également refusé.

        Rappelons que la Lituanie a été le lieu d’une guérilla qui dura jusqu’en 1953, refusant obstinément de subir la dictature soviétique.


        • Fritz Le 10 mars 2017 à 14h54
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          Certes, mais au moins la dictature soviétique a rendu Vilnius à la Lituanie.

          Rappelez-vous l’occupation de cette ville par la Pologne jusqu’en 1939. La Lituanie avait dû se contenter de Kaunas comme capitale.


        • Elysab Levy Le 10 mars 2017 à 16h17
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          Vouloir ne parler “que” de l’Urss c’est aussi vouloir effacer les crimes commis par la “légion lettone” aux côté des escadrons de la morts entrainé par les nazis pendant la guerre, et qui refait surface avec ces marches annuelles en l’honneur de leurs anciens “hauts faits” : http://www.humanite.fr/en-lettonie-les-collabos-des-nazis-se-pavanent ou http://www.jpost.com/Diaspora/Latvian-lawmakers-to-participate-in-annual-SS-march-through-capital-447524 Moi je me pose la question de savoir pourquoi avoir laisser faire sur des criminels impunis et en plus éduquer la jeunesse avec ces “modèles” d’un nouveau genre. Etant donné le passé parler de “remplacement de population” là ou les citoyens d’origine russe n’ont aucun droit car “non citoyen” donc aucun vote possible pour eux, a moins de nous éclairer ? La dictature lettone est elle mieux ? Il semble aussi que ces pays ont perdu une grosse proportion de leur jeunesse eémigréee ailleurs, question “remplacement” il y aura un problème.


          • Guepe Le 10 mars 2017 à 18h04
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            Parce que les Lettons n’ont pas le meme rapport au nazisme que nous. Au cas où certain l’auraient oublié, la Lettonie était indépendante avant la Seconde Guerre Mondiale. Après ,elle ne l’ai plus. Vous pensez que ça n’a aucune conséquence sur leur attitude sur leur passé ? D’ailleurs en Lituanie, la Seconde Guerre Mondiale ne se termine qu’en 1953 ( de leur point de vue ).

            Et evidemment, beaucoup de Lettons n’ont pas envie de faire partie de l’URSS. Et ceux qui résistent à l’urss , c’est….mince alors, les Waffen SS ! Comme rappelé dans l’article Humanité, ce n’est pas le nazisme mais la résistance contre la dictature soviet. On peut trouver cela contestable mais ça se tient du point de vue leur histoire.

            Ensuite, y a plein de facteurs qui expliquent la montée subite de l’antisémitisme en Lettonie et en ukraine aussi. Les pogroms russes et le tsarisme. L’opposition Bolchévisme / Nationalisme et le ralliement des juifs pour le premier, le soutien de ces derniers à l’annexion en 41 des pays baltes, espérant que le communisme seraient moins antisémite que les gouvernements nationalistes de ses partis, l’augmentation des tensions ethniques, etc
            Renseignez vous si vous avez envie de capter quelque chose à cette période. ( Pas ici vu que le dossier sur l’ukraine occulte totalement cette partie de l’histoire pourtant essentielle )

            En bref, si l’Urss n’avait pas annexé la Lettonie en 41 et que les nazis avaient envahi la Lettonie, les lettons n’auraient pas collaboré et les Waffen SS seraient considéré autant comme des parias que le sont aujourd’hui les soutiens lettons de Staline.

            Et je rajoute que la répression qu’ont subi les Lettons étaient très durs, qu’ils ont été déportés avant meme que Hitler rompt le pacte germano-sovietique. Les “non-citoyens” russes le sont car il refusent d’apprendre le Letton. C’est vrai que passer de dominant à dominé, ce n’est pas facile.

            Dans l’étude de la politique intérieur letton, il ne faut pas oublier qu’ils ont failli devenir minoritaire dans leur propre pays. Ca aussi, ça joue.

            Ps :non je suis pas nazi, je considère meme perso idiot l’aveuglement des waffen lettons envers une idéologie qui ne prévoyaient que de les mettre en esclavage. Mais si vous voulez comprendre, il faut prendre du recul. Et “criminel impuni”, il faut demander à Staline, c’est lui qui a annexé la Lettonie et qui lui appartenait de juger.


            • Fritz Le 10 mars 2017 à 22h33
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              Merci d’avoir développé cette argumentation, ce n’est pas mon point de vue mais il est courageux de la développer. Mais que faites-vous des Bolcheviks lettons ? Ils étaient nombreux en 1917, comme les Bolcheviks finlandais.


            • Lysbeth Levy Le 13 mars 2017 à 15h44
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              La réthorique employé ici est le même que V.Vaytrovych et Ernest Nolte, Snyder et autres révisionnistes médiatisés, les juifs auraient donc “eux mêmes” inspiré l’antisémitisme aux “braves peuples letton/lithuanien/ukrainien en “frayant” avec les bolchéviques. Stop là, dans l’ignominie faire prendre des vessies pour des lanternes ça suffit, vous avez assez d’éléments plus haut pour voir que ça tient pas comme Histoire. Autant dire que ce sont “les victimes” qui sont “leurs propres bourreaux”. Vouloir excusez diminuer, minimiser et maintenant “rejeter la faute” sur les victimes voilà la méthode de ce Volodymyr Viatrovych ! Je ne vous convaincrait pas car je pense que vous défendez bien cette “ultime” option avec les pseudo-intellectuels qui tentent d’imposer la nouvelle histoire.Sachez que l’Urss dont Staline a même protégé les juifs fuyant l’OUN UPA ou banderist, kapos lettons, lithuanien, et autres collaborateurs nazis :http://pdfs.jta.org/1941/1941-07-08_174.pdf


        • Krystyna Hawrot Le 11 mars 2017 à 21h14
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          Il ne faut pas délirer sur l’histoire et accuser l’URSS de tous les péchés: les territoires des pays baltes sont passé de la domination polonaise jusqu’au 18 siècle sous la domination de la Russie tsariste après les partages de la Pologne. Et dès ce moment la commença la russification de ces territoires, pas forcément la colonisation, mais la domination de la langue russe dans la culture et l’enseignement. Bien avant l’existence de l’URSS.


          • Lysbeth Levy Le 13 mars 2017 à 16h09
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            De fait ces pays ont une histoire compliquée tour a tour avec tous les pays voisins Suède, Autriche-Hongrie, Russie tsariste, Urss Allemagne nazie, fluctutation des frontières c’est pourquoi il ne faut pas oublier cette extrême complexité, qui faisait dire à certains :” aujourd’hui je me lève polonais, demain autrichien ou le surlendemain russe”! Tant la volatilité des frontières épousait la politique et les conflits inhérents a ceux ci. Vouloir imputer aux victimes leurs propres génocides c’est tordu comme truc..Bien sur que Staline n’était pas un saint comme Roosevelt, Churchill. Les deux grands “se sont partagés” les blocs comme autant de trophées. L’Urss n’a jamais été dédommagé pour tout cela. Et ce sont les occidentaux qui tiennent le discours dominant. Et puis les autres victimes tziganes, homosexuels, étrangers, handicapés ou “métis” (mélangés de juif) la mort était la même quand bien même ils n’étaient pas bolchévique. Et les enfants étaient ils bolchéviques ? Franchement ça me dépasse …


  4. Elysab Levy Le 10 mars 2017 à 10h54
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    Le point de vue actuel et de ré-écrire l’histoire de ces pays de l’est qu’ils soient baltes, ukrainien, hongrois, croate, afin de disculper les collaborateurs des “escadrons de la mort” SS allemands pour accuser davantage l’ex-Urss de crimes en les rendant visibles voir en les inventant, Seuma Milne en parle dans son article sur l’équivalence voulue entre “communisme et nazisme” : https://www.theguardian.com/commentisfree/2009/sep/09/second-world-war-soviet-pact c’est “l’obsfucation” ou “brouillard” que dénonce le chercheur juif Dovid Katz qui lutte contre ce révisionnisme historique, dont ces pays désormais sous la botte des marcheurs aux flambeaux des anciens collaborateurs se font les “hérauts” : http://blogs.timesofisrael.com/from-holocaust-envy-to-holocaust-theft/ Renverser les rôles “les bourreaux sont des héros” et les “victimes sont coupables” d’avoir été résistantes “rouges” même si juives.http://fr.timesofisrael.com/des-fascistes-lituaniens-manifestent-pres-dun-site-de-la-shoah/..


  5. Canfrarus Le 10 mars 2017 à 11h31
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    La distorsion de l’Histoire en Ukraine ne s’arrête pas là ou dois-je dire c’est la pointe de l’iceberg dont le lecteur francophone est au courant, alors que les russophones de l’Ukraine y font face tous les jours. Si jamais vous êtes à court de matériel, il suffit de traduire ne serait-ce que des manuels scolaires ukrainiens d’histoire géo , des articles et déclarations de certains historiens pour apprendre plein de choses surprenantes sur ce peuple exceptionne, selon lesquels: les anciens ukrainiens ont creusé la mer Noire, Boudda était un Ukrainien, l’URSS a attaqué l’Ukraine pendant la Deuxième Guerre Mondiale (cf. l’interview de Yats), “libérté, égalité, fraternité” était la devise des cosaques ukrainiens dès le 15ème siècle, Napoléon a libéré l’Ukraine en 1812 etc etc etc.


  6. Toff de Aix Le 10 mars 2017 à 18h41
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    Petite précision qui a quand même son importance : ce n’est pas un “nettoyage ethnique qui tue”, ni “un pogrom qui a tué”. Non, ces choses là “coûtent la vie à” et “font x victimes”.

    Ceux qui tuent ce sont les hommes (en l’occurrence ceux de l’OUN et de UPA cités dans l’article).


  7. RGT Le 10 mars 2017 à 20h20
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    Si les “Gentils Libérateurs Ukrainiens” s’étaient contentés de se battre contre les “Vilains soviétiques au couteau entre les dents” la France n’aurait pas à prendre parti pour les “querelles historiques” de ce pays…

    Il y a cependant un tout petit problème : Les ukrainiens, accompagnés polonais, de géorgiens, de baltes et de russes “droits dans leurs bottes” ont entre autre participé au massacre du maquis du Vercors. Les ukrainiens représentant d’ailleurs le plus gros de l’effectif, et c’était en juillet 1944…

    D’ailleurs, les premiers SS de cette bataille sont morts dans le crash d’un planeur puis dans des combats avec la résistance en dehors du Vercors, à La Mure.
    Sur les 9 membres de l’équipage il y avait quand-même 4 ukrainiens…

    C’est assez étrange que nos dirigeants restent silencieux sur ces faits pourtant avérés.

    Je pense que le “Grand Charles” se serait mis à hurler si cette révision de l’histoire était venue à ses oreilles…


    • Micmac Le 11 mars 2017 à 01h34
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      J’ai entendu que les SS qui ont “nettoyé” le Vercors étaient composés de tellement de russes et d’ukrainiens que les locaux les ont surnommé “les mongols”.


      • Lysbeth Levy Le 11 mars 2017 à 14h43
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        Oui exact ! Les escadrons de la morts ont été rapatriés à l’Ouest dont la France pour servir de supplétifs et ma mère a toujours dit que comme “aryens” ces “nazis” là étaient “étranges”, on les appelait bien “les Mongols”. Ce sont des caucasiens, tatars, bosniaques des groupes de la SS que l’armée nazie allemande a crée pour pacifier les pays sous occupations : https://fr.wikipedia.org/wiki/Waffen-SS
        Pour Hitler et ces généraux ce n’étaient que des “sous hommes” ayant “l’honneur” de porter “l’uniforme des SS” pour servir de chair à canon, dont on ferait du “hachis” après la guerre. En effet cela faisait une énorme réserve de soldats en “jouant” sur les nationalités/ethnies/religions les chrétiens contre les musulmans et inversement, ou les ukrainiens contre les russes, ou russes de Vlassov contre les “partisans” : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_unit%C3%A9s_de_la_Waffen-SS Selon les nations ou régions; la méthode était bien éprouvés afin de faire monter la haine entre communautés et permettre les massacres par “opposition” a “l’autre”. Cette méthode a été reprise par les Américains après l’exfiltration des anciens nazis et leurs collaborateurs ostiques et asiatiques .


  8. Hellebora Le 10 mars 2017 à 23h18
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    Ivan Katchanovski, LE chercheur universitaire canadien d’origine ukrainienne qui a mené des recherches extrêmement abouties sur les fusillades commises lors du Maidan sait très bien de quel bois est fait l’imposteur ! Il a publié 1 article récemment sur le sujet : http://neweasterneurope.eu/articles-and-commentary/2284-the-ukrainian-government-s-memory-institute-against-the-west
    Le 8 février, Katchanovski écrivait ceci : “The Ukrainian Institute of National Memory headed by Viatrovych starts propaganda campaign to celebrate the fake anniversary of the UPA creation in October 1942 and to present the OUN and the UPA as a major anti-Nazi force during World War II in Ukraine. Academic studies by Western scholars, including my own, concerning collaboration of he OUN and the UPA with Nazi Germany in the beginning and the end of the war and the involvement of the OUN and the UPA in mass murder of Jews, Poles, Ukrainians, and Russians are attacked or ignored.”


    • Lysbeth Levy Le 11 mars 2017 à 16h45
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      Ah merci car je suis cet historien qui a débunké l’histoire des “tireurs de Maidan” et est black-listé a cause de ces positions indépendantes, a ce qu’il dit, le président de l’Ukraine a fait saisir sa maison là-bas et ces terres ! C’est un homme comme lui qui aurait dû être à cette conférence avec Mme Bechtel qui se retrouvera bien seule face à une organisation “banderisée” par les pro-maidan. En fait cet article a été écrit par “Andreas Umland” membre d’une orga pro-atlantiste mais qui trouve exagéré la position des ultra comme Volodymyr Vyatrovytch il “cite” Ivan Katchanovski et d’autres historien plus crédibles ou plus modérés : Per Anders Rudling, David Marples, Yulia Yurchuk, Marco Carynnyk, Andre Liebich, Anna-Veronika Wendland et Kai Struve une guerre des mémoires par près de s’éteindre la “boite a Pandore” ayant été ouverte au moment ou le conflit s’intensifie.Ivan Katchanovski lui est très clair sur cette manipulation comme Per Anders Rudling dieu merci..


  9. Garibaldi2 Le 11 mars 2017 à 07h12
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    Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde.

    Plus le temps passe plus il devient facile aux falsificateurs d’induire les jeunes générations en erreur. Je regardais il y a quelques jours un documentaire US qui se terminait par ce commentaire de la voix off : “Voici comment les Etats-Unis ont libéré l’Europe”. No comment!


  10. Lysbeth Levy Le 11 mars 2017 à 17h18
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    Un autre historien américain fait la critique du “militant” du Maidan devenu soudain “héros” de la nouvelle Histoire et de leurs héros “Bandera, Schuschevitch, Stretsko” dont Volodymyr Vyatrovych imposé par la diaspora ukrainienne nord américaine : https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:arMzA8qow-8J:https://www.thenation.com/article/how-ukraines-new-memory-commissar-is-controlling-the-nations-past/+&cd=3&hl=fr&ct=clnk&gl=fr/
    “” – Comment le nouveau commissaire de la mémoire de l’Ukraine contrôle le passé de la nation –
    Volodymyr Viatrovych était la force motrice derrière de nouvelles lois qui restreignent la liberté d’expression et régulent comment l’histoire est écrite “Grâce à ses lettres de créance en tant qu’ancien “directeur d’archives de SBU”, directeur d’un important institut de recherche et d’un bref passage en tant que chercheur à l’Institut de recherche ukrainien de Harvard (HURI), qui apparaît dans toutes les biographies possibles, Viatrovych Est souvent cité dans les médias ukrainiens. Ironiquement, comme il a gagné plus d’attention négative des savants, il a traversé un arc différent en Ukraine-de plus en plus confiance en tant que voix de la sagesse, une force jeune et fraîche promettant de défendre et de promouvoir l’histoire de l’Ukraine, nationalisme.
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  11. JC Le 15 mars 2017 à 09h15
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    En lisant cet article, j’ai vu exactement ce qu’on a fait en France en miroir : lois mémorielles, conditionnement dès l’enfance, persécution ou condamnation de ceux qui contestent l’historiographie actuelle, glorification des violences contre l’autre bord, franchement on n’a rien à juger, la paille / la poutre ! Donc si les méthodes ukrainiennes sont critiquables, c’est notamment parce qu’elles me font penser aux nôtres.


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