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13.juin.201913.6.2019 // Les Crises

Alain Grandjean : la finance va-t-elle sauver la planète ? Par Thinkerview

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Pour moi la réponse à la question est évidemment, non, mais je vous laisse voir… 🙂 OB

Source : Thinkerview, Youtube, 12-06-2019

Source : Thinkerview, Youtube, 12-06-2019

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Commentaire recommandé

Wakizashi // 13.06.2019 à 07h54

« On ne peut pas résoudre un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. »
(Einstein)

Nos chères « élites » ont tellement foi dans le capitalisme qu’elles pensent que celui-ci a tous les pouvoirs, même des supers-pouvoirs, par exemple celui de régler les problèmes qu’il a lui-même engendré. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » (Bossuet : c’est matinée citation, ça fait intelligent 🙂 ).

Les exemples pullulent du fait que pour elles (les « zélites »), il est plus facile d’imaginer la fin de l’humanité que la fin du capitalisme. D’ailleurs je finis par me demander si à choisir, elles ne préfèreraient que l’humanité disparaisse plutôt qu’elle survive au capitalisme.

Comme elles sont gagnantes dans ce système, je peux comprendre qu’elles le chérissent. Mais si chacun peut avoir la foi en ce qu’il veut, personne ne peut obliger autrui à partager sa foi. Même un X doit pouvoir comprendre ça…

20 réactions et commentaires

  • Hervé // 13.06.2019 à 06h59

    Je n’ai pas vu la vidéo, je ne connais pas ce Grandjean, mais je suis profondément convaincu que la finance est un élément majoritaire dans la destruction de la planète. Quand un titre comporte une interrogation, la réponse est “non”. C’est du clickbait

      +12

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  • Remi // 13.06.2019 à 07h36

    Vraiment pas convaincu par tous les arguments de ce monsieur.J’ai tendance à penser qu’il serait prêt à justifier les pires tendances totalitaires au nom de l’urgence climatiques (qu’il a du mal à nommer d’ailleurs…)

    Ces solutions pour réduire son empreinte carbone : réduire la consommation de viande rouge, changer sa chaudière et isoler sa maison
    C’est bon, plus qu’à ajouter la voiture électrique…

      +6

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    • Florent // 14.06.2019 à 14h39

      “les pires tendances totalitaires…” Cela rejoint ce que Gaël Giraud disait dans l’excellente entrevue également chez Thinkerview à propos des financiers de la City. En creux, pour eux, c’est la Chine qui se chargera de nettoyer tout cela car en régime de “démocratie libérale” (les guillemets sont de moi), c’est impossible, tandis que le régime centralisé autoritaire (totalitaire) chinois permettra de faire face à l’urgence climatique avec des méthodes radicales sans se soucier d’élections/réélections, avis de la population. Ce ne doit donc pas être une coïncidence.

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    • V // 15.06.2019 à 17h03

      Vous avez vu la vidéo vraiment?

      Je le cite à propos de l’impact du dérèglement climatique :
      “Dans une démocratie, les dégâts sur les vrais gens appellent la résolution du problème. Dans une non-démocratie, les dégâts sur les vrais gens, tout le monde s’en fout, car le dictateur n’a pas besoin des vrais gens pour être réélu.”
      Pareil sur les solutions : “Il faut attaquer les pbs secteur par secteur et acteur par acteur.”
      “sortir des dogmes du libre-échange”

        +1

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  • Wakizashi // 13.06.2019 à 07h54

    « On ne peut pas résoudre un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. »
    (Einstein)

    Nos chères « élites » ont tellement foi dans le capitalisme qu’elles pensent que celui-ci a tous les pouvoirs, même des supers-pouvoirs, par exemple celui de régler les problèmes qu’il a lui-même engendré. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » (Bossuet : c’est matinée citation, ça fait intelligent 🙂 ).

    Les exemples pullulent du fait que pour elles (les « zélites »), il est plus facile d’imaginer la fin de l’humanité que la fin du capitalisme. D’ailleurs je finis par me demander si à choisir, elles ne préfèreraient que l’humanité disparaisse plutôt qu’elle survive au capitalisme.

    Comme elles sont gagnantes dans ce système, je peux comprendre qu’elles le chérissent. Mais si chacun peut avoir la foi en ce qu’il veut, personne ne peut obliger autrui à partager sa foi. Même un X doit pouvoir comprendre ça…

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    • Ned Ludd // 13.06.2019 à 09h42

      D’ailleurs le : “il est plus facile de d’imaginer la fin de l’humanité que la fin du capitalisme” est également une formule du philosophe Slavoj Zizek citée dans l’article “The shift project, un lobby éco-capitaliste” de la page 5 du numéro de Juin 2019 du journal la DECROISSANCE .. l’intention de tous ces shifteurs est bien de shifter l’efficacité du système technique …mais pas le système en temps que tel … .banzaï

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      • Wakizashi // 13.06.2019 à 16h28

        « D’ailleurs le : “il est plus facile de d’imaginer la fin de l’humanité que la fin du capitalisme” est également une formule du philosophe Slavoj Zizek »

        Je l’avais déjà entendue cette phrase, mais dans la bouche d’une copine. Comme quoi…

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    • Bats0 // 13.06.2019 à 11h37

      Bon-jour Wakizashi, en complément à votre commentaire “personne ne peut obliger autrui à partager sa foi” :
      Kogis, message des derniers humains : https://www.youtube.com/watch?v=JkXgAYaiXFI

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      • Wakizashi // 13.06.2019 à 16h29

        Bonjour Bats0, ma connexion est trop lente, je ne peux pas ouvrir de vidéos de là où je suis.

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    • Sandrine // 13.06.2019 à 12h31

      Savez-vous quels à quels modes de pensée et à quels problèmes faisait référence Einstein lorsqu’il a prononcé cette phrase?

      On peut lui opposer cette phrase de Hölderlin, tout aussi célèbre : “Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve”

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  • Guadet // 13.06.2019 à 09h28

    Ces interviews Thinkerview sont très longues et pas toujours passionnantes. Pourrait-on avoir un petit résumé avec un vague plan ou quelques points forts pour donner envie de regarder ?
    Ici, par exemple, le sujet semble une plaisanterie et on n’a même pas envie de regarder le début.

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  • charles // 13.06.2019 à 09h50

    je sais pas si je vais regarder. Déchiré par l’hilarité ou l’abandon, mon coeur balance.

    J’aimerais bien faire comprendre aux gens l’urgence d’agir (https://www.youtube.com/watch?v=mE91QPietPg).

    L’hiver c’est déplacé de trois mois cette année.

    Cependant je ne peux que constater les efforts mirifiques pour ignorer ce problème, pour faire du sur place quand on se nomme progrès, se recroqueviller sur soit même devant un problème que l’on ne saurait résoudre, comme décrit par les plus grand penseurs libéraux, tel un populiste nationaliste faschiste.

    Pour noyer l’insoluble ambiguïté dans un bain de clarté, il faudra prendre attention à bien mélanger les coïncidences jusqu’à précipiter la solution en intuitions pas du tout fortuites.

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  • Ubu // 13.06.2019 à 10h29

    Ce ne sera pas “la finance” qui règlera un quelconque problème, mais l’esprit qu’il y a derrière. Rien ne pourra se faire sans régulation, sans lois, sans que l’outil ne soit soumis non pas au profit d’un seul, mais à celui du bien commun, autant dire jamais, tant que nous laisseront la place à des psychopathes pour diriger nos affaires. Et ici nous parlons d’abord d’humanité, car la planète s’en fout, elle était là avant, elle sera là après (en admettant que l’on disparaisse avant de tout faire péter).

      +8

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  • Thmos // 13.06.2019 à 10h29

    Il fait du Hjalmar Schacht ( financier aux manettes de l’économie de l’Allemagne de 1920 à 40 ) et du Régis Debray ( les américains et le néo libéralisme de l’espace – infini…- VS une Europe humaniste dans le temps ) sans le savoir ? en tous cas des références à occulter devant la taulière de la fondation de Mr Hulot … Encore de la bonne télé Thinkerview à laquelle on a plus droit ailleurs …

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  • Geoffrey // 13.06.2019 à 14h02

    [modéré]
    le problème, c’est que l’économie capitaliste a besoin de pétrole pour tourner et pour croître, or les élites capitalistes OBLIGENT les gens à subir le salariat…sinon chômage !!! le citoyen-électeur est avant tout un prolo’-salarié, sa situation professionnelle DÉTERMINE son vote, non l’inverse………

    quelle alternative DANS le capitalisme ? aucune… ; un alcolo’ ne s’arrête jamais de boire, celui qui arrête de boire n’est déjà plus un alcolo’… , idem pour le capitaliste : pq un psychopathe arrêterait-il d’être un psychopathe ?
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_du_crocodile

    un autre modèle économique, c’est l’économie communiste (l’économie écologique, ça ne veut rien dire).

    Geof’-Rey, ultra-communiste

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    • RGT // 14.06.2019 à 19h32

      L’économie communiste telle qu’elle a été “réalisée” jusqu’à présent n’a été que le mirroir de l’économie capitaliste (“l’exploitation de l’homme par l’homme” au lieu de “l’exploitation de l’homme par l’homme”)…
      Les résultats ont été assez édifiants : Un désastre complet avec à la place des multimilliardaires des apparatchiks du “Parti” qui étaient encore plus voraces que les authentiques capitalistes.
      Le ver est dans le fruit du marxisme et il est totalement inexpugnable.

      Proudhon l’avait très bien compris quand il a refusé l’invitation de Marx (invitation à se soumettre aux lubies du gourou).

      Ne croyez-vous pas que les peuples ont suffisamment souffert des régimes pyramidaux centralisés ?
      Régimes dans lesquels quelques “représentants” (“divins” ou du “peuple”) décident arbitrairement du sort de millions de personnes en imposant des lois qui leur sont favorables mais que toutes les victimes doivent obligatoirement respecter ?

      Il faudrait peut-être un peu évoluer, on ne peut pas soutenir toute sa vie un système politico-religieux (Saint Marx) sinon on ne vaut pas mieux qu’un salafiste de seconde zone qui va se faire péter au milieu d’une foule d’innocents.

      Pensez ce que vous voulez, mais ne restez pas enfermé dans un quelconque carcan dogmatique,qu’il soit “libéral”, “divin” ou “marxiste”.

      Notre intérêt en tant que “gueux” est finalement le même : Nous débarrasser des “élites” autoproclamées qui nous oppriment et nous empêchent de vivre en fonction de notre intérêt commun : Simplement vivre dignement et sans contraintes si ce n’est le respect des autres gueux.

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  • Kokoba // 13.06.2019 à 14h59

    Ouf, j’en ai regardé une partie (pas pu finir)
    C’est très, très indigeste.

    Il y a 1 ou 2 points mentionnés un peu au-dessus de la moyenne :
    – l’idée que le PNB n’est pas un bon indicateur
    – séparer assez clairement le problème du réchauffement climatique et le problème de la biodiversité

    Mais pour le reste…
    Le mélange écologie/finance n’a pas grand sens
    Aucune mention de la surpopulation qui pourtant est à la base de tous les problèmes
    Aucune mention du rapport de force entre pays qui bloque toute avancée sur un problème trans-national

    En 2019, j’ai l’impression qu’on en est encore au niveau 0 de la réflexion écologique.
    On commence vaguement à se rendre compte qu’il y a un problème mais on n’est absolument pas capable d’en nommer les causes et encore moins de commencer à avancer des solutions.

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  • jules // 13.06.2019 à 18h14

    La question n’est pas : « la finance va-t-elle sauver la planète ? » mais : « comment formater un discours blablabla de telle sorte que huit milliards de péquenauds moyens acceptent l’idée que seule une stricte application du totalitarisme financier le plus extrême permettra d’envisager un avenir pour la planète ? » …

    Un avenir dégueulasse, un parcours de combattant, une vie de misère et de privations, un chemin de croix pour lesdits péquenauds moyens, certes ; mais un Olympe merveilleux pour ces dieux d’une intelligence exceptionnelle dont la fortune en roupies de Sansonnet [*] a des vertus stratosphériques…

    Vas-y Alain, tu tiens le bon bout.

    [*] Roupie de sansonnet : arme de guerre et/ou de destruction massive déguisée en « monnaie », dont la fonction est d’endetter jusqu’au trognon les variables d’ajustement de telle sorte que les dieux milliardaires, immortels et prédestinés peuvent confisquer ― « saisir » ― la totalité de leurs actifs tangibles en guise de « remboursement ».

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    • Larousse // 13.06.2019 à 20h52

      Merci Jules, j’ai compris comme vous cet interview, surtout à partir du passage où il parle des réfrigérateurs…et de leurs gaz… j’ai décroché. d’autant que les gaz ont déjà évolué fortement avec en conséquence une véritable obsolescence programmée (supercherie A et A+) et puis…
      Rien sur l’explosion démographique et son inertie sur 50 ans !

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  • Haricophile // 14.06.2019 à 18h04

    Du pétrole peut-il éteindre un incendie ? La rigueur intellectuelle ne doit pas éluder la question, mais à priori ne changera pas la réponse.

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