Source : La Tribune, Romaric Godin, 13/10/2016

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé qu’elle déposera la semaine prochaine un projet de second référendum sur l’indépendance la semaine dernière. Mais la situation en Catalogne rend la situation très périlleuse pour l’UE.

C’est un nouveau défi pour la première ministre britannique Theresa May. Devant le congrès du Parti national écossais(SNP), Nicola Sturgeon, cheffe du gouvernement écossais a confirmé qu’un « projet de loi proposant un référendum d’indépendance sera publié pour consultation » la semaine prochaine. « Je suis déterminée à ce que l’Écosse puisse reconsidérer la question de son indépendance et ce avant que le Royaume-Uni ne quitte l’UE si c’est nécessaire pour protéger les intérêts de notre pays », a-t-elle indiqué. Et, sans attendre le résultat de cette consultation, Nicola Sturgeon a appelé ses troupes à faire campagne pour l’indépendance, tout en mettant en garde contre tout sentiment de trop forte assurance. « Il faudra prouver l’intérêt de l’indépendance et la gagner dans les urnes », a-t-elle terminé.

Cette annonce constitue une réponse à la stratégie de Theresa May de refuser de consulter les parlements régionaux sur les négociations avec l’Union européenne concernant la sortie du Royaume-Uni et de prendre le chemin d’un « Brexit dur » en faisant le choix de prioriser la maîtrise des frontières sur l’accès au marché unique. Pour Nicola Sturgeon, toute cette stratégie est contraire aux intérêts de l’Ecosse qui, le 23 juin, a voté à 62 % en faveur du maintien dans l’UE. Et d’interpeller Theresa May : « l’Ecosse n’a pas choisi d’être dans cette situation – c’est votre parti qui nous y a mis. En 2014, vous nous avez dit que l’Ecosse était un partenaire égal dans le Royaume-Uni. Eh bien, c’est le moment de le prouver ».

La situation a changé par rapport à 2014

Le 18 septembre 2014, les Écossais avaient, à 55 %, choisi de rester dans le Royaume-Uni. A l’époque, l’Union européenne avait fait campagne en faveur du « non » à l’indépendance, menaçant les partisans du « oui » d’obliger le nouvel Etat à se retrouver exclu de facto en dehors de l’UE, obligé de recommencer la procédure d’adhésion depuis le début. La situation est évidemment désormais très différente. Le Royaume-Uni sortant de l’UE, l’argument n’est plus valide. L’exclusion de l’Ecosse de la procédure de négociation est aussi un argument pour les Nationalistes écossais qui peuvent y voir le retour de la domination des intérêts « anglais » et un retour sur la dévolution des pouvoirs de la fin des années 1990.

Mais Nicola Sturgeon aura fort à faire pour imposer un deuxième référendum. D’abord, parce que les 62 % d’Ecossais qui ont voté contre le Brexit ne voteront pas tous en faveur de l’indépendance. Selon l’institut BMG, ce nouveau référendum reste peu populaire et n’est soutenu que par 38 % des Ecossais, 47 % y étant opposés, même si en cas de “Brexit dur”, le camp des Indépendantistes pourrait progresser. La baisse du prix du pétrole a réduit les ressources écossaises et certains mettent en garde contre le coût économique d’une rupture avec Londres. Les questions qui se posaient en 2014 restent d’actualité, notamment celle de la monnaie de la future Ecosse indépendante. En 2014, ces questions avaient aussi joué en faveur du « non » qui avait été porté principalement par la population la plus âgée de la région. Le Brexit peut changer les lignes, mais sera-ce assez ? Rien n’est moins sûr, notamment parce que l’attitude de l’UE reste équivoque.

L’UE moins enthousiaste vis-à-vis de l’Ecosse

Lire la suite sur : La Tribune, Romaric Godin, 13/10/2016

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42 réponses à Brexit : un nouveau référendum écossais sur l’indépendance en préparation, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

Dizalch Le 05 novembre 2016 à 05h41

Nouveau référendum Écossais? Mais s’il n’y avait que ça “ma bonne dame”…
Car c’est le Brexit lui-même qui est attaqué en ce moment… comme la tentative d’en passer par 3 juges de la haute court, pour en définir les modalités…
http://www.dailymail.co.uk/news/article-3903436/Enemies-people-Fury-touch-judges-defied-17-4m-Brexit-voters-trigger-constitutional-crisis.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

Et l’un des trois juges s’en chargeant est en total conflit d’intérêt puisque lui-même pro-européen (il est l’un des fondateurs de l’institut du droit européen…)
http://www.express.co.uk/news/uk/728460/Article-50-three-judges-blocked-Brexit

Et même si Thérésa May tente de faire front face à l’UE et en interne, ça se complique grandement pour elle… et le peuple qui a voté est outré (pas les bremain bien sûr…)
https://www.thesun.co.uk/news/2121414/defiant-theresa-may-takes-on-the-wrexiteers-as-brazen-nick-clegg-backs-elites-plot-to-derail-will-of-british-people/

Qui a dit, “il n’y a pas de choix démocratique possible dans l’UE”?…

  1. Pic et Puce Le 05 novembre 2016 à 01h47
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    Ecosse et Catalogne, deux nouveaux clients pour les usuriers … qui auront tôt fait de les mettre en coupe réglé puisque ces deux futurs Etats n’auront pas la maîtrise de l’émission de leur future monnaie …. qui ne peut être que l’Euro …


    • Alain Le 05 novembre 2016 à 06h13
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      Tous les pays nouvellement indépendant en Europe de l’est ont créé leur propre monnaie, pourquoi pas la Catalogne surtout l’Ecosse qui n’a pas encore l’euro.

      Mais il faut poser la question: pourquoi la France refuse les changements de frontières à l’ouest alors qu’elle a même fait la guerre dans ce but à l’est?


      • Dumont Le 05 novembre 2016 à 10h17
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        … Bonjour, pour info, l’ Ecosse a déjà sa propre monnaie, celle-ci étant un pays et non comme d’aucun se l’imagine, une région de l’Angleterre …


        • ThomasM Le 05 novembre 2016 à 12h53
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          Il me semble que l’écosse utilise la livre sterling, la seule différence c’est qu’elle possède ses propres billets, qui ne sont généralement pas acceptés par les commerçants anglais (bien qu’ils soient officiellement des billets de livre sterling).


      • Larousse Le 05 novembre 2016 à 19h01
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        Vous voulez jouer avec le feu ? Continuez ainsi – la Yougoslavie ne vous a pas suffi ? Pour moi, Ecossais et Catalans indépendantistes sont des “idiots de service” (je n’admire pas les pouvoirs centraux pour autant) mais ils réclament une indépendance qui ne leur donnera rien de plus sur le fond – au lieu de poursuivre une “fédéralisation” qui a des avantages. Si l’UE joue cette carte “écossaise”, en termes clairs : c’est une ingérence et une agression territoriale –


        • ns Le 07 novembre 2016 à 18h21
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          Oh oui…des idiots même pas utiles. Des sous marins de la destruction programmée des nations.Programmée dès Monnet(fausse) et ses acolytes.Le vers était dans le fruit dès les prémisses de cette soi disant europe où allaient vite grouiller les fédéralistes et leurs complices et mentors financiers. Aujourd’hui,et sans compter les complices locaux,une armée de fonctionnaires”européens” sans foi ni nation s’emploie à dépouiller les peuples de ce qui leur reste de dignité.Beurk…raus les cancrelats!


      • Subotai Le 05 novembre 2016 à 21h16
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        “”Mais il faut poser la question: pourquoi la France refuse les changements de frontières à l’ouest alors qu’elle a même fait la guerre dans ce but à l’est?””
        **************
        Parce nous les colonisés tropicaux n’attendons que ça. 🙂
        Parce pour nous les habitants des bougnoulies extérieures, l’exemple des divorces entre “blancs” ne pourra pas nous être présenté, comme ils le font d’habitude quand ça se passe sous nos tropiques, comme du folklore bougnoulistanais. 😀
        Hé Modé, aucune connotations racistes dans mes propos, juste une mise en valeur des stigmatisations politiques que nous subissons. 🙂


  2. de Bernardy Le 05 novembre 2016 à 02h01
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    Les colons anglais en Amérique ont-ils demandé l’autorisation de l’Angleterre pour se déclarer indépendants ? Les colons espagnols en Amérique latine ont-ils demandé l’autorisation de l’Espagne pour déclarer l’indépendance du Mexique, du Venezuela, de la Colombie, de l’Argentine etc etc ?


    • Alain Le 05 novembre 2016 à 06h16
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      Non, mais ils ne voulaient pas non plus garder les bénéfices des traités signés par l’ancienne métropole avec les autres états, c’est la grande différence. De plus à l’époque les adversaires de ces métropoles ne demandaient pas mieux de reconnaître les nouveaux états pour affaiblir les dites métropoles. Ici la reconnaissance internationale est incertaine


    • Olivier MONTULET Le 05 novembre 2016 à 14h48
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      Le principe international, qu’ont toujours défendu les Européens, est que les peuples avaient le droit à l’autodétermination. C’est qu’en même étrange que quand ça se passe dans leurs frontières, ils ne défendent plus ce principe.


  3. RR Le 05 novembre 2016 à 02h24
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    On voit bien que la seule considération qui compte, c’est l’idéologie de conquête de territoire. Dans ce cas, une volonté de ne pas en perdre. Et pour l’UE, également une volonté d’en gagner.

    Authentique idéologie de prédateur colonial qui se fout de la volonté des peuples donc pur fascisme, réel pour une fois.

    Et qu’est-ce qu’on peut bien en avoir à faire en 2016 que de garder la Corse dans la France s’ils voulaient partir (ce qui n’est pas le cas), la Catalogne dans l’Espagne ou l’Écosse dans l’UK ?

    Il est urgent que l’ONU mette en place un protocole sur 10 ans qui permettrait à un peuple ayant une certaine légitimité historique de se séparer d’un autre peuple.

    Le référendum écossais est un bon exemple, cependant, on ne peut pas demander à un peuple, voulez-vous une séparation et si c’est oui, on coupe tout du jour au lendemain et si c’est non, on revote à l’infinie. Il faut une procédure longue avec plusieurs étapes qui permettent une séparation ou pas sur au moins 10 ans, style Nouvelle-Calédonie.

    La séparation de la Tchéquie et de la Slovaquie dont personne n’a parlé et ne parle est un bonne exemple de séparation dans le calme et la paix. La désintégration de l’URSS en est un autre.


    • RGT Le 05 novembre 2016 à 18h56
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      Il est urgent que l’ONU mette en place un protocole sur 10 ans qui permettrait à un peuple ayant une certaine légitimité historique de se séparer d’un autre peuple.“.

      Ce serait juste, certes, mais ce serait un beau bordel et je doute que la “communauté internationale” accepte.

      Après tout, c’est cette même “communauté internationale” qui a foutu le bordel en procédant au dépeçage de continents entiers (l’Afrique en est le plus bel exemple) en traçant des frontières totalement artificielles sans tenir compte des particularités historiques, culturelles ou ethniques des zones découpées.

      Sans parler du redécoupage des ressources naturelles qui nécessiteraient de devoir mettre en place de nouvelles ploutocraties qui viendraient amputer les bénéfices de “nos” transnationales.

      Il ne faut pas rêver, le statut-quo est la seule solution envisageable, du moins pour les pays “favorables” à l’Empire ou à ses vassaux.


  4. Emmanuel Le 05 novembre 2016 à 02h59
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    La France est-elle ” terrorisée ” par des régionalistes ? Ah, ce doit être comme l’identité nationale : le sujet arrive dans les profondeurs du classement des vraies préoccupations. La constitution ne le tolère pas et ce n’est pas dans la mentalité française de l’accepter, en dépit de la fameuse phrase de Raymond Barre sur l’indépendance des Corses. Je parie même que Neuilly ferait sécession avant la Corse. Ceci dit, avec un chef d’Etat à 4 % dans les sondages, beaucoup plus de choses deviennent possibles (quoique, plus pour longtemps).


  5. Dizalch Le 05 novembre 2016 à 05h41
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    Nouveau référendum Écossais? Mais s’il n’y avait que ça “ma bonne dame”…
    Car c’est le Brexit lui-même qui est attaqué en ce moment… comme la tentative d’en passer par 3 juges de la haute court, pour en définir les modalités…
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-3903436/Enemies-people-Fury-touch-judges-defied-17-4m-Brexit-voters-trigger-constitutional-crisis.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

    Et l’un des trois juges s’en chargeant est en total conflit d’intérêt puisque lui-même pro-européen (il est l’un des fondateurs de l’institut du droit européen…)
    http://www.express.co.uk/news/uk/728460/Article-50-three-judges-blocked-Brexit

    Et même si Thérésa May tente de faire front face à l’UE et en interne, ça se complique grandement pour elle… et le peuple qui a voté est outré (pas les bremain bien sûr…)
    https://www.thesun.co.uk/news/2121414/defiant-theresa-may-takes-on-the-wrexiteers-as-brazen-nick-clegg-backs-elites-plot-to-derail-will-of-british-people/

    Qui a dit, “il n’y a pas de choix démocratique possible dans l’UE”?…


    • Chris Le 05 novembre 2016 à 11h57
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      Les MSM comme d’habitude ont délivré une information biaisée sur ce jugement et sa signification.
      Selon les explications de ma parenté britannique, ce jugement n’est pas l’obligation faite au Parlement britannique de voter pour ou contre le Brexit, à l’instar de notre malheureux référendum de 2005 que notre Parlement dénia 2 ans plus tard.
      Pas du tout !
      Il s’agit tout simplement d’impliquer toutes les forces politiques représentées au Parlement dans les débats conduisant à la mise en place et de quelle manière, le processus du Brexit.
      Au lieu de le laisser aux seules mains du parti conservateur de Madame May…


  6. georges glise Le 05 novembre 2016 à 06h19
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    le morcellement des états européens actuels n’est sans doute pas souhaitable, encore que cela puisse être envisagé sur une base linguistique, auquel cas il faudrait souhaiter une fusion catalogne sud et nord, pays basque sud et nord. mais ce n’est pas ainsi que l’union européennevoit les choses, sinon elle aurait empêché l’explosion de la yougoslavie par exemple.


  7. Caliban Le 05 novembre 2016 à 06h58
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    Des indépendantistes, catalans ou écossais, qui souhaitent aliéner leur indépendance à la Commission, cela ne cesse de m’étonner.

    D’ailleurs ne faudrait-il pas mieux parler de fédéralistes tant ils semblent être les fers de lance de cette évolution politique que la Construction européenne promeut depuis sa fondation.

    Si les Etats-nations se laissent faire par les technocrates de Bruxelles (par exemple en procédant à des redécoupages régionaux que la population n’a jamais décidés), ils sont voués à ne plus être ni des Etats ni des nations.

    Les populations se laisseront-elles encore berner ? La cible ce n’est pas l’Etat mais cette “fédération” européenne en gestation depuis 60 ans.


    • Candide Le 05 novembre 2016 à 07h10
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      Oui moi aussi je ne cesse de m’étonner de ces indépendantistes en carton. On veut sortir de notre nation pour aller dans une autre supernation encore plus ademocratique et avec qui les négociations seront encore plus dures et déconnectées de tout substrat commun (histoire, tissu économique, langue, culture, mœurs).

      On se demande bien ce que ces indépendantistes en carton on derrière la tête. Pas sûr que la base (38% en écosse) comprenne tous les enjeux d’un tel processus. Ils seraient une fois de plus les dindons de la face.


      • stef1304 Le 05 novembre 2016 à 22h17
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        Ils sont pas un tout petit peu sponsorisés depuis l’étranger ???
        A commencer par l’UE ?
        Et plus, si affinités ?!?


  8. Fabrice Le 05 novembre 2016 à 07h35
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    Encore faut-il que le Brexit ai vraiment lieu on peut voir que le plan B du parlement va probablement encore fonctionner comme ce fut le cas en France :

    http://mobile.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2016/11/03/selon-la-haute-cour-de-londres-le-gouvernement-britannique-devra-obtenir-l-aval-du-parlement-pour-sortir-de-l-ue_5024766_4872498.html?xtref=


  9. Raoul Le 05 novembre 2016 à 09h46
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    Il est certain qu’il existe une forte identité écossaise, comme il existe une forte identité catalane. Mais, le but de ces indépendantistes est on ne peut plus trouble. Ils veulent leur indépendance dans l’Union européenne. Comment peut-on être indépendant sans maîtrise de sa monnaie, de sa diplomatie, de sa stratégie économique, de sa stratégie de défense, etc. ? Au mieux, ils pourront décider que le gaélique est la langue officielle, mais je doute que cela fasse plaisir à l’immense majorité qui ne le parle pas.

    Il me semble donc clair que l’aspiration ancienne à l’indépendance est utilisée pour affaiblir les états. Il n’est pas étonnant que le Royaume-Uni et l’Espagne soient les premiers touchés car le sentiment régional y est de loin le plus fort. En France, l’intégration a été plus radicale, donc ce sentiment est moins prononcé sauf probablement chez les basques et les corses.

    Mais nul doute que les forces de désintégration ne soient aussi à l’œuvre dans notre pays.


  10. Olivier MONTULET Le 05 novembre 2016 à 10h02
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    Je suis pro européen, et je défends fermement une fédération européen. Mais l’UE actuelle ne saurait servir ma vison de l’Europe. Elle en est même une entrave. Que l’UE s’effondre ne serait être qu’une bonne chose. Il faut rebâtir l’UE à partir des citoyens et en retirant de ces ambitions de la rendre conforme à l’idéologie obscurantiste du néolibéralisme. Il en est de même l’OTAN et l’ONU et ses institutions; la première devant être remplacée par un commandement central des forces armées européenne avec interdictions pour toutes ces forces et ce commandement d’opérer en dehors des frontières européennes et pour la seconde, bidule complètement corrompu, remplacée par un vrai lieu de rencontres des nations pour y débattre d’égal à égal et un tribunal indépendant (non politique et contrôler par le peuple) qui seul pourrait fixer des sanctions vis-à-vis des nations et leurs dirigeants. Il est urgent que l’ethnocentrisme et l’impérialisme occidental cesse.


    • RGT Le 05 novembre 2016 à 19h14
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      La seule vraie démocratie ne peut exister qu’à l’échelon local.

      Je serais plutôt favorable à un redécoupage par cantons dans lesquels les décisions seraient prise par la négociation entre tous les habitants… Je parle de négociation, donc de décision qui serait approuvée par l’ensemble des citoyens, et donc ne lésant personne.

      Ensuite, ces cantons pourraient être regroupés en départements avec des décisions qui seraient prises sous le contrôle de tous les habitants de tous les cantons…

      Puis les départements regroupés en régions (ou plutôt “provinces”, les provinces françaises étaient de réelles entités historiques, culturelles, linguistiques et ethniques), et on repart pour un tour…

      Et ensuite, une fédération de provinces qui décideraient des lois fédérales de la même manière qu’à l’échelon local…

      Certains me diront que ce serait un bordel absolu…
      Oui, pour les oligarques qui profitent de l’absence total de pouvoir décisionnel de la population pour faire fructifier leurs “petites affaires” et celles de leurs copains.

      D’un coup, j’ai la certitude que le code pénal s’en trouverait fortement allégé, et surtout plus compréhensible car chaque loi devrait être comprise et acceptée par l’ensemble de la population…

      Et toutes les “lois de connivence” s’envoleraient comme une nuée de moineaux à l’arrivée du chat…

      Autre problème, pendant que les citoyens discutent et réfléchissent ils ne regardent plus les pubs sur TF1.
      En plus, ils deviennent plus intelligents, et ça c’est inacceptable


  11. Tchoo Le 05 novembre 2016 à 10h07
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    Pour les dirigeants de l’un les États nations sont un cauchemar. La réforme territoriale française est faite pour casser l’état centralisé français. Quoi de mieux que la création de nouveaux pays en encourageant les velléités indépendantistes de certain. Diviser pour préserver leur pouvoir


  12. Basil Hique Le 05 novembre 2016 à 13h07
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    Personnellement, je suis amusé par le fait que quand (si) le Brexit sera effectif, alors l’anglais ne pourra plus prétendre à être une des langues officielles de l’UE, et les textes officiels ne devront donc plus être rédigés dans cette langue.
    Il faut dire que jusqu’à présent, tout était tellement harmonieux entre les pays membres et on se comprenait tellement bien que ça devenait indécent.
    Il fallait faire quelque chose.


    • Olivier MONTULET Le 05 novembre 2016 à 14h43
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      Il faut en effet que le Français qui est la langue la plus parlée dans l’UE (ce quelle est déjà même avec l’Angleterre) devienne la langue de référence de l’UE et que tous les actes de l’UE et de ses institutions et administration soient donc rédigés en Français. J’estime aussi que tous ces textes doivent être traduits dans toutes les langues officielles des pays membre de l’UE. C’est le minimum démocratique que tous puisent comprendre les actes législatifs et administratifs des institutions.


      • Amsterdammer Le 06 novembre 2016 à 16h38
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        Ah non, la langue la plus parlée de l’UE, c’est démographiquement parlant l’Allemand.

        Et si le Français y est langue officielle de 3 pays, l’Allemand y est langue officielle de 4 pays : RFA, Autriche, Belgique, Luxembourg


        • Olivier MONTULET Le 06 novembre 2016 à 21h11
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          Vous vous trompez c’est bien le Français.


    • jp Le 05 novembre 2016 à 14h51
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      ” l’anglais ne pourra plus prétendre à être une des langues officielles de l’UE”
      il reste au moins l’Irlande et Malte qui ont l’anglais comme langue officielle


      • lvzor Le 05 novembre 2016 à 15h02
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        Malte a le Maltais et la langue de l’Irlande est le Gaélique.
        La position OFFICIELLE de l’UE est de soutenir l’usage des langues LOCALES.


        • Olivier MONTULET Le 05 novembre 2016 à 15h26
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          “La position OFFICIELLE de l’UE est de soutenir l’usage des langues LOCALES”. Dans les faits, si vous allez vous promener sur les sites WEB de l’UE, vous constaterez que la plus part des textes sont en anglais sans aucune traduction et quand ils sont traduits, ils sont loin d’être traduits dans toutes les langues de l’UE. Vous ne pouvez même pas commander la traduction dans votre langue. Quel déficit démocratique!


          • lvzor Le 05 novembre 2016 à 15h31
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            Bien sûr, mais il n’empêche que c’est en contradiction avec les principes officiellement défendus 😉

            Je voulais juste souligner le hiatus.
            Voyez aussi mon post plus bas qui va dans votre sens.


      • Olivier MONTULET Le 05 novembre 2016 à 15h16
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        Évidement que certains parleront encore la langue anglaise, mais cette langue, déjà à ce jour non majoritairement parlée dans l’UE, aura sont usage fortement réduit dans l’UE, de nombreuses autres langues étant plus parlées qu’elle.


        • lvzor Le 05 novembre 2016 à 15h36
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          Ce qui n’aura aucune influence sur la langue unanimement adoptée comme “langue de travail”.

          …Ils s’en foutent totalement des langues parlées à l’intérieur de l’UE, vous savez… 🙂


    • lvzor Le 05 novembre 2016 à 15h00
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      “l’anglais ne pourra plus prétendre à être une des langues officielles de l’UE, et les textes officiels ne devront donc plus être rédigés dans cette langue.”

      C’est oublier la nature fondamentale de l’UE. D’ailleurs Tusk, qui parle probablement difficilement le polonais, s’exprime principalement dans la langue des maîtres.

      Au surplus, il y a l’exemple des pays africains qui ont gardé le français, l’anglais ou le portugais alors même que, à la différence de l’UE, ils n’étaient plus sous l’emprise du colonisateur.


      • Olivier MONTULET Le 05 novembre 2016 à 15h22
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        On ne connait aucun pays où la langue officielle, notamment en usage dans ses relations internationales, ne soit pas sa langue officielle dominante. Pourquoi l’UE devrait-elle faire autrement? Ce qui compte c’est d’être compris par un maximum de ses citoyens. Au surplus, pourquoi renforcer la suprématie de l’Anglais dans le monde?


        • lvzor Le 06 novembre 2016 à 07h18
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          “On ne connait aucun pays où la langue officielle, notamment en usage dans ses relations internationales, ne soit pas sa langue officielle dominante. Pourquoi l’UE devrait-elle faire autrement?”

          Peut-être parce que l’UE n’est pas un pays? 😀
          L’anglais est très nettement la langue dominante chez les eurocrates, et il est ordinaire pour les colonies d’adopter la langue de la métropole… sans se laisser influencer par des principes plus ou moins démocratiques dont on nous rappelle à chaque occasion qu’ils sont caducs. En finir avec la démocratie est la raison d’être fondamentale de l’UE; vous en attendez autre chose?


          • Olivier MONTULET Le 06 novembre 2016 à 14h57
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            L’important n’est pas ce que j’attends ou n’attends pas de l’UE. L’important est de constater que l’UE n’est pas démocratique. Par ailleurs même si l’anglais est la langue la plus parlée par les personnes travaillant dans les institutions et administration européennes, cela ne justifie pas que la langue qui doit y être en usage est celle la mieux comprise par les citoyens, sauf bien-sûr si on veut isoler toujours plus l’UE des citoyens.


            • lvzor Le 06 novembre 2016 à 19h35
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              Pour mettre les points sur les i :
              l’UE est à la démocratie ce que l’Arabie Saoudite est à la charcuterie…

              Dire que l’UE devrait adopter une langue majoritaire, c’est bien joli, mais aussi vain que de dire que l’OTAN ne devrait plus exister. C’est vrai, mais… Ils s’en foutent totalement 😀


        • Amsterdammer Le 06 novembre 2016 à 16h45
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          La langue officielle du Pakistan, ,l’Ourdou, n’est pas la langue majoritaire du pays, qui est le Penjabi.

          De même, le Javanais connait plus de locuteurs natifs que le Bahasa Indonesia.

          On peut également citer de nombreux pays d’Afrique dans lesquels les langues dominantes, démographiquement parlant, ne sont pas langues officielles.


  13. Krystyna Hawrot Le 07 novembre 2016 à 12h38
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    Elena Radziechovskaja, représentante du Comité des Mères d’Odessa regroupant les familles des victimes du massacre du 2 mai, a dit la même chose lors de sa visite en France en janvier 2015:”Pourquoi l’UE soutient le bombardement du Donbass alors que l’Ecosse a droit à un référendum sur l’indépendance? Pourquoi ces doubles standards? Pourquoi l’Est a t il moins de droit que l’Ouest”? C’est comme les travailleurs détachés. On ne m’a jamais expliqué pourquoi c’est bien qu’un ouvrier de l’est gagne moins quand il travaille à l’Ouest alors que c’est purement et simplement de la discrimination. Pourquoi acceptons nous cela?


    • Olivier MONTULET Le 07 novembre 2016 à 13h12
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      Les doubles standards occidentaux font légion. Par exemple, on peut décréter des blocus à l’égard de la Russie,l’Iran, la Syrie mais pas à l’égard d’Israël, on peut soutenir certaines dictatures mais pas d’autres, on peut pratiquer l’ingérence mais pas les autres, on peut, et même à coûts de bombes, imposer notre modèle social, mais pas les autres… On peut intervenir avec des bombardements au Kosovo pour imposer son indépendance mais la Russie ne peut défendre les Russes de Crimée et du Donbass. Les russes commettent des crimes de guerres et des crimes contre l’humanité, les occidentaux se désolent de leurs dommages collatéraux inévitables… Les Russes font de l’obstruction à la justice lorsqu’ils déposent leur véto à l’ONU, les occidentaux défendent la justice quand ils font de même. Quand les occidentaux ne respectent pas le droit international ou les résolutions de l’ONU c’est pour le bien des droits de l’homme, quand c’est les autres qui ne les respectent pas ça doit être dénoncé au CPI et conduire à des sanctions et des blocus…


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