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12.mai.202112.5.2021 // Les Crises

Colombie : La colère sociale réprimée dans le sang

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La police anti-émeute a lancé des grenades à gaz lacrymogène sur des manifestants à Bogota mercredi, au huitième jour de manifestations antigouvernementales dans tout le pays, après que la foule a attaqué des postes de police dans la capitale pendant la nuit.

Source : Reuters, Oliver Griffin

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

 

À l’origine, les manifestations avaient été organisées en opposition à un projet de réforme fiscale, aujourd’hui annulé, mais les manifestants ont élargi le périmètre de leurs revendications pour y demander des mesures gouvernementales afin de lutter contre la pauvreté, dénoncer les violences policières et les inégalités dans les systèmes de santé et d’éducation.

Les manifestations et les législateurs de l’opposition ont amené le retrait de la réforme fiscale et la démission du ministre des finances. Les organisations internationales ont mis en garde contre les violences policières responsables à ce jour de près de la moitié des 24 décès confirmés, principalement des manifestants.

De nombreux manifestants demandent le démantèlement de la police anti-émeute ESMAD [‘Escadron mobile anti-troubles, NdT], mais certains d’entre eux ont déclaré que ce n’était pas les officiers qui étaient à blâmer individuellement.

« Ils reçoivent leurs ordres de l’État, et ils doivent les suivre », a déclaré James Romero, étudiant de 18 ans, qui a rejoint la foule en train de scander des slogans sur la place centrale Bolivar de Bogota.

Romero a déclaré avoir été frappé à plusieurs reprises dans le dos par un agent de l’ESMAD armé d’une matraque alors qu’il fuyait des affrontements samedi.

« Ce que j’ai ressenti, c’est de la peur – une grande peur. »

Quelques minutes plus tard, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour dissuader certains manifestants qui tentaient de pénétrer au sein du Congrès colombien.

Les rassemblements précédents, plus au nord, ont été pacifiques.

Benjamin Paba Al-Faro, 53 ans, psychologue à Bogota, a déclaré qu’il manifestait pour une meilleure éducation et pour assurer la continuité du processus de paix avec les rebelles des FARC désormais démobilisés, ajoutant : « Il ne s’agit pas seulement de faire obstacle à cette seule loi ».

La pauvreté, qui a augmenté, atteignant 42,5 % de la population l’année dernière dans un contexte de confinements dus au coronavirus, a aggravé les inégalités de longue date et annulé certains des progrès récents en matière de développement.

Le nombre de Colombiens vivant dans l’extrême pauvreté a augmenté de 2,8 millions de personnes en 2020.

Les manifestations et les barrages routiers qui en résultent – entravant les expéditions de café, principale exportation agricole – pourraient affecter l’économie, a déclaré mercredi le directeur technique de la banque centrale.

« Ce sont des effets temporaires, mais en fonction de leur durée et de leur portée, ils pourraient affecter la politique monétaire », a déclaré Hernando Vargas lors d’une présentation.

Un véhicule blindé de la police est photographié lors d’une manifestation contre la pauvreté, au milieu des violences policières à Bogota, en Colombie, le 5 mai 2021. REUTERS/NATHALIA ANGARITA

DES COMMISSARIATS DE POLICE INCENDIÉS

Le président Ivan Duque a déclaré que le gouvernement créerait un espace pour écouter les citoyens et élaborer des propositions concrètes, similaires aux offres faites aux manifestants à la suite des manifestations de 2019. De nombreux groupes – dont les principaux syndicats – affirment qu’il n’a pas tenu ses promesses.

Dans une vidéo diffusée mercredi, Duque a répété les affirmations du gouvernement selon lesquelles les mafias du trafic de drogue étaient derrière les actes de vandalisme et les pillages, et a ajouté que plus de 550 arrestations avaient été effectuées.

« Il n’y aura pas de trêve avec ceux qui commettent ces crimes – c’est la société toute entière qui les traduira en justice », a déclaré Duque.

Au cours d’une septième nuit de manifestations mardi, 30 civils et 16 policiers ont été blessés à Bogota, a indiqué la mairie dans un communiqué.

Plus de deux douzaines de postes de police de Bogota ont été endommagés pendant la nuit et trois d’entre eux ont été complètement détruits, selon la mairie.

Selon le rapport, lors d’une de ces attaques, une foule a tenté de « brûler vif » un groupe de dix policiers en mettant le feu à un commissariat.

Interrogé sur l’attaque, un officier de police de Bolivar Plaza a déclaré à Reuters qu’il était « déçu en tant qu’être humain ».

La maire Claudia Lopez a qualifié d’« incroyables » les destructions et les violences qui ont eu lieu cette nuit dans la ville.

Selon le médiateur des droits humains, les manifestations à l’échelle nationale ont fait 24 morts, dont 15 dans la seule ville de Cali, à l’ouest du pays.

La police nationale ou l’escadron mobile anti-émeute ESMAD ont été citées par le médiateur comme l’entité « présumée responsable » de 11 des décès, dont celui d’un garçon de moins de 18 ans. Un observatoire local des droits humains a déclaré que le nombre de morts était supérieur à 30.

(Reportage d’Oliver Griffin ; Reportages additionnels de Luis Jaime Acosta, Julia Symmes Cobb et Carlos Vargas ; Rédaction de Julia Symmes Cobb et Oliver Griffin ; Montage de Mark Heinrich et Peter Cooney)

Source : Reuters, Oliver Griffin, 06-05-2021

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises


« Il y a trop de morts, trop de disparus, trop de blessés. Au Chili, il y a eu 34 morts en 150 jours, en Colombie en une semaine il y a eu 37 morts, 222 cas de violences physiques, 831 arrestations arbitraires, 22 blessures à l’œil… La situation est vraiment horrible, c’est un peuple qui se bat seul contre des forces inimaginables. Les gens en ont marre, les gens veulent la paix, et c’est ça qui est incroyable, ils se battront jusqu’à la mort pour cette paix. »

Source : Blast – YouTube – 10-05-2021


« Colombie : la pandémie est venue exacerber des inégalités déjà intolérables » par Christophe Ventura

Source : QG Media

Les émeutes qui ont éclaté en Colombie, d’une magnitude majeure, brassent des secteurs très larges d’une population éprouvée par le Covid et les réformes structurelles néolibérales, le tout dans un contexte de militarisation croissante de la vie du pays. Alors que la sortie de crise ne se fait toujours pas sentir, Christophe Ventura, directeur de recherches à l’IRIS et grand spécialiste de l’Amérique latine, décrypte pour QG les événements en cours.

Lire l’entretien complet sur QG Media

Depuis le 28 avril dernier, un mouvement social de grande ampleur a pris forme en Colombie contre une réforme fiscale visant les classes populaires et moyennes, et faisant émerger des revendications contre la politique libérale et austéritaire du président Iván Duque, élu en 2018, dans un contexte sanitaire qui pèse sur des structures économiques et sociales inégalitaires.

Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et spécialiste de l’Amérique latine, livre pour QG son analyse de la situation au sujet d’une Colombie où la violence est profondément ancrée, avec un rôle prépondérant de l’armée, de la police et des groupes paramilitaires contre les mouvements sociaux, les syndicats et les partis de gauche. Interview par Jonathan Baudoin

QG : Si la série de manifestations en cours depuis le 28 avril, qui a déjà fait officiellement au moins 27 morts, – certaines ONG parlent de 37 -, et 850 blessés, a pour origine une réforme fiscale, y a-t-il d’autres facteurs explicatifs de cette tension sociale extrême en Colombie ?

Christophe Ventura : Comme souvent, pour ne pas dire toujours, cette explosion sociale part d’un élément déclencheur et engendre la constitution un mouvement plus large, selon le principe bien connu de la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ici, il s’agit de la réforme fiscale, que vous venez de mentionner. Mais, en réalité, ce mouvement cristallise une pluralité de mécontentements et de colères, et est pluricausal.

Il est constitué de secteurs divers de la société colombienne, qui se regroupent autour d’une série de revendications qui, aussi diverses soient-elles, ont pour rapport commun l’expression de la question sociale, qui est au cœur des revendications. On va retrouver des organisations syndicales, des associations, des partis politiques, des gens qui ne sont pas organisés – beaucoup – mais qui rejettent tous les politiques du gouvernement d’Iván Duque, associées à l’aggravation de problèmes concrets pour une part importante de la population : déclassement social, baisse des revenus, faim, etc.

Depuis son élection en 2018, le président de droite colombien a une feuille de route tout à fait claire. C’est celle de l’orthodoxie libérale en économie comme on connaît en Europe, avec des « réformes structurelles », une réduction des dépenses publiques, etc. Au départ, comme en France, une réforme des retraites avait provoqué en 2019 un grand mouvement social en Colombie, avant l’arrivée de la pandémie.

Il y avait déjà eu au même moment la mise en place du premier chapitre de la réforme fiscale dont on reparle aujourd’hui, consistant en l’adoption de tout un ensemble de mesures fiscales favorables pour les entreprises et les investisseurs. Puis la deuxième partie de cette réforme fiscale, celle d’aujourd’hui donc, qui a provoqué la réaction de la société.

Cette fois-ci, il s’agit d’augmenter et d’élargir les impôts indirects, – la TVA notamment, l’impôt le plus injuste – et celui sur les revenus, l’ensemble pesant directement sur les classes populaires et les classes moyennes. La troisième partie de cette feuille de route, si elle a un jour lieu, devrait être une réforme organisant une flexibilisation accrue du marché du travail en Colombie. C’est face à tout cela que ce mouvement s’est levé, ou disons est revenu, puisqu’il était déjà là en 2019, avant la pandémie.

Lire l’entretien complet sur QG Media

Source : QG Media – 10-05-2021

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Commentaire recommandé

LibEgaFra // 12.05.2021 à 07h48

Pas grave tout ça ; la Colombie est dans le camp de la « démocratie », dans le camp du bien, dans le camp qui autorise le pouvoir à éborgner, mutiler et même tuer les manifestants. Duque-Macron même combat.

Alors des sanctions? Non bien sûr; il n’en est pas question une seule seconde.

Quelqu’un se fait-il la moindre illusion là-dessus?

13 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 12.05.2021 à 07h48

    Pas grave tout ça ; la Colombie est dans le camp de la « démocratie », dans le camp du bien, dans le camp qui autorise le pouvoir à éborgner, mutiler et même tuer les manifestants. Duque-Macron même combat.

    Alors des sanctions? Non bien sûr; il n’en est pas question une seule seconde.

    Quelqu’un se fait-il la moindre illusion là-dessus?

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  • Jean-Do // 12.05.2021 à 07h49

    La Colombie détient depuis de nombreuses années les records pour les assassinats de syndicalistes, de leaders paysans et d’activistes. A fortiori si nous comparons ces nombres au nombre d’habitants. Notre presse n’en parle évidemment que très peu puisque la Colombie est une fidèle alliée des USA mais de temps en temps : https://www.theguardian.com/global-development/2020/oct/08/colombia-activists-murder-amnesty-international

      +21

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  • Serge Bellemain // 12.05.2021 à 08h28

    Bonjour Une analyse d’un tout autre niveau par un des meilleurs connaisseurs de l’Amérique latine… https://francais.rt.com/opinions/86466-d-ou-vient-ou-va-colombie-romain-migus

      +18

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  • nulnestpropheteensonpays // 12.05.2021 à 09h32

    Il va arriver un moment ou la vapeur va s’inverser et c’est le peuple qui prendra le dessus , a ce moment là le gouvernement voudra traiter .Ce qu’il ne faudra surtout pas faire , c’est traiter , il faudra continuer jusqu’à »a l’éradication complète de cette caste .

      +9

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  • DVA // 12.05.2021 à 10h24

    Bah oui…comme au Mozambique ou au Sahel ( entre autres) des ‘ islamistes( mercenaires) apparaissent soudainement’…et des militaires ou mercenaires ‘ nettoient’ la zone à exploiter par nos multinationales en faisant fuir les populations …

      +5

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  • Christian Gedeon // 12.05.2021 à 12h48

    Colmzuela et Venelombie. Les deux faces d’une même tragédie de l’Amérique du Sud.

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  • Casimir Ioulianov // 12.05.2021 à 13h36

    Ce qui est génial avec la mondialisation c’est de voir que partout, sans coordination aucune, on en arrive systématiquement aux même méthodes à peu près au même moment.
    Il y a quelques temps encore, quand un mouvement social remuait trop un pays ; on débarquait le gouvernement. Depuis à peu près 2010 , l’usage systématiquement excessif de la force « publique » a remplacé le débarquement de gouvernement … et la même chose se voit aussi de l’autre point de vue, le nombre de pays ou des actions massives et spontanées en réaction à des lois (et surtout à un climat général) se sont produits s’allonge chaque semaine.
    Ha bah supprimer les corps intermédiaires c’était pas gagner la lutte des classes (ça revient à tuer le messager) , c’est juste un moyen se retrouver en position de faiblesse face à la masse, et, pour pas avoir l’air d’un faible , quoi d’autre que la force ? On se le demande en effet … quoi d’autre ?

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    • moshedayan // 13.05.2021 à 19h15

      Pour les néo-libéraux la mondialisation c’est l’outil pour atomiser les classes ouvrières et bientôt les classes intermédiaires – moyennes moins – on jouera les ingénieurs indiens ou slovaques contre les ingénieurs français ou allemands… etc, etc… même ceux-là, qui chez vous ont voté votre Macron et chez nous ont choisi l’OTAN , vont pleurer.
      Et après ce sera des ingénieurs indonésiens contre des ingénieurs slovaques… etc, etc… Bien sûr nous avons nos politiciens slovaques qui perçoivent leurs salaires à Berlin, Bruxelles -devenus bons chiens de garde… et disent des idioties sur la 2e Guerre mondiale -voir notre ministre de la Défense qui s’est assuré de recevoir des gratifications et une carrière auprès de l’OTAN…
      Si les peuples prennent conscience de ce jeu pourri, alors cela s’effondrera… les ploutocrates ne sauront plus où vraiment placer leurs argents…
      Des médecins ont prôné le confinement dur, bientôt appelleront-ils au c confinement politique pour ne pas à avoir à soigner les estropiés et les éborgnés… Quand une quantité d’idées incohérentes ont eu cours pendant la pandémie… Rien d’étonnant que la colère monte…

        +3

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      • vert-de-taire // 16.05.2021 à 09h03

        ***Si les peuples prennent conscience de ce jeu pourri, alors cela s’effondrera… les ploutocrates ne sauront plus où vraiment placer leurs argents…***

        Cela n’arrive jamais.
        Le peuple ne sait ou ne peut pas s’organiser contre des forces très armées terrorisantes.
        Il FAUT une organisation et de fait, NOUS, le peuple, ne savons plus le faire. Lobotomisé.
        On perd toujours contre cette diktature depuis 40 ans.
        Les rares organisations ont été détruites par un système de surveillance efficace (hors-la-loi car contre les libertés d’expression et d’organisation).
        Le pouvoir a très peur des soulèvements car il n’a pas d’arguments à opposer aux revendications.
        Il ne peut que réprimer, car il sait qu’il est illégitime. Le capitalisme est un prédateur, c’est l’outil du vol PAR des ultra-riches.
        Le seul argument du pouvoir vient des violences des manifestations.
        Ces violences : ILS LES FABRIQUENT pour pouvoir terroriser.
        Grâce à cette violence bidonnée il a donc beau jeu de trouver un argument auprès des lobotomisés pour réprimer.

        Nous devons résister contre cette plaie de la diktature des ultra-riches dans le monde,
        dont le plus puissant moteur est la force d’espionnage et d’activisme que sont CIA NSA …. OTAN, bref les outils armés des ultra-riches étasuniens.

        Notre seule force est de faire la démocratie, la faire ensemble, mesurable.
        En prouvant simplement notre conviction ultra-majoritaire.
        Alors les ‘forces de l’ordre’ se rallieront à la majorité.
        Alors nous pourrons maintenir un régime démocratique.

          +1

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  • Jeancolombie // 12.05.2021 à 14h39

    Ce qui s est passé est bien plus ample que cela. La ville de Cali ( j y vis depuis plus de 20 ans) a connu une tres forte mobilisation. La repression a ete terrible et le gouvernement a essayé de couper les moyens de communications et donc de preuve, en bloquant internet et l énergie dans certains quartiers ( Siloé, le districto de aguas blancas…). La ville de Cali a été militarisée.
    La minga indigene venue cu Cauca est arrivée a Cali pour soutenir le mouvement. Ils ont été innfiltrés par des policiers.
    Le gouvernement s est « appuyé », contre les indiens d une partie de la population du sud de Cali, comme on dit ici  » des gens biens » qui sont intervenus avec leurs gardes du corps tirant de manière indiscriminée sur la minga.
    Manipulation sur les réseaux sociaux de ces événement faisant passer les indiens (que je ne considère pas non plus comme des saints) pour des affiliés de l ELN.
    Il faut savoir que depuis les accords de paix -non respectés pour la plupart- les assassinats d ex membres de la FARC continuent, que chaque semaine dans le Cauca, des leaders communautaires, syndicalistes defenseurs de l environnement sont assassinés.

    J attends une communicationde Joe Biden pour condamner les atteintes au ddh, appliquer des sanctions ala Colombie et trouver ex nihilo, un president auto proclamé pour prendre la relève. A quel concert de bien-pensants aurait on eu droit si le 10% de tout ceci avait eu lieu au Venezuela ou en Russie

      +20

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    • Loda // 12.05.2021 à 17h12

      Holà y gracias,

      Personnellement je ne suis pas colombien mais ma compagne est citoyenne de ce pays (nous vivons en France). Pour ce que ça vaut, vos propos corroborent les informations que l’on parvient à glaner ici et là (où sont les media institutionnels ?… ) sur la situation.

      De ce que je sais, c’est une révolte déclenchée par une injustice fiscale mais qui va bien au delà. Espérons que l’issue soit à l’avantage du peuple Colombie (les 99%)

        +7

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  • Maximytch // 12.05.2021 à 16h13

    Un narco état corrompu qui fait la guerre à sa population. Le futur de la France

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  • pauvre d’eux // 12.05.2021 à 16h47

    L’euphémisme de Reuters pour parler des assassinas presque systématique des leaders syndicaux ouvriers ou paysans des viols dans les commissariats, les dizaines de disparus (disparues). En fait Reuters, c’est un peu notre AFP à nous : silence dans les rangs, ne pas déranger les « démocraties » !

      +9

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