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11.mai.201811.5.2018 // Les Crises

Création d’une Nouvelle Syrie : propriété, dépossession et survie du régime

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Source : Blog de Joshua Landis, 15-04-2018

Des bulldozers détruisent des barrières barrant une route dans la ville d’Harasta, à l’est de Damas (SANA via AP)

15 avril 2018

Alors que tous les regards étaient tournés sur l’attaque menée par l’armée américaine en réponse à la présumée attaque chimique dans l’Est de la Ghouta, un événement peu remarqué qui aurait potentiellement pu avoir un impact bien plus important sur le futur de la Syrie s’est produit. Il y a environ dix jours, le régime du président Assad passait la Loi n°10. Cette loi prévoit la création d’entités administratives locales en charge des efforts de reconstruction dans chaque province du territoire tenue par le régime. Tous les Syriens auront pour obligation d’enregistrer leurs propriétés privées auprès de ces entités locales en fournissant en personne ou via des représentants légaux leurs titres de propriété. Cela doit être fait dans les deux mois qui viennent environ. En cas de non respect de cette obligation, le risque encouru est la saisie par l’État syrien de toute propriété non enregistrée.

Avec le déplacement de la moitié de la population syrienne et les nombreux transferts de propriété effectués avant 2011 de manière non officielle, ce sera mission impossible pour beaucoup de Syriens. Selon le degré d’application et de respect de cette loi, la conséquence la plus probable sera l’acquisition par l’État syrien d’un nombre considérable de propriétés dans un futur proche – terrains, constructions et autres biens immobiliers – sur le territoire actuellement sous son contrôle. La réelle conséquence ici est double. La conséquence la plus importante est la mainmise du régime du président Assad sur les biens dont il a besoin pour financer la reconstruction du pays et rétablir le fondement de son pouvoir tout en préservant sa viabilité sur le long terme et son indépendance. De plus, les centaines de milliers – voire les millions – de Syriens qui ont fui les combats ou l’enrôlement forcé seront dépossédés de leurs biens. La Loi n°10 est un chef d’œuvre faustien – à la fois dans son injustice et dans son ingéniosité.

Le contexte est le suivant : la Banque mondiale a estimé qu’au moins 200 milliards de dollars seraient nécessaires pour reconstruire la Syrie. Le régime syrien est en faillite depuis maintenant un certain temps, maintenu à flot financièrement par la Banque Centrale Iranienne et par diverses banques libanaises. La Russie et l’Iran n’ont ni la volonté, ni les fonds nécessaires au financement de la reconstruction syrienne. Les pays du Golfe, les États-Unis et l’Union européenne ont fait clairement savoir qu’ils ne participeraient pas à la reconstruction de la Syrie sans une « véritable transition politique » – une référence à leur désir de concessions politiques réelles de la part du futur gouvernement syrien. Ceux qui connaissent le mieux le conflit syrien estiment qu’une telle transition surviendra lorsqu’il gèlera en enfer.

Et pourtant, la reconstruction de la Syrie est essentielle au régime du président Assad. Non pas parce qu’il se soucie de rétablir un niveau décent de services de base tels que le système de santé et le logement ou du retour des réfugiés syriens. Il y a quelques temps, des personnages comme le Général de division syrien Issam Zahreddin (depuis mort au combat) ont clairement fait savoir que les réfugiés ne devaient pas compter sur un accueil chaleureux à leur retour.

Non. La reconstruction est essentielle à la survie du régime car il doit récompenser les réseaux d’hommes d’affaires, les militaires et les chefs de milices qui l’ont aidé à remporter la guerre. La reconstruction est également vitale à l’autonomie du régime car il doit ré-établir son socle de pouvoir et son indépendance vis-à-vis de ses soutiens internationaux qui comptent sur la future loyauté de leur fidèle allié syrien lorsque le conflit sera terminé. L’Iran, par exemple, travaille déjà à l’instauration sur le long terme de sa présence sociale, religieuse et militaire dans le pays.

Du fait de ses impératifs de survie et d’autonomie, la logique de reconstruction du régime fera écho à sa logique de guerre : prise de sanctions systématiques contre le manque de loyauté sans pour imposer un climat de peur, cooptation sélective et conclusion d’accords avec les groupes d’opposition lorsque cela offre une solution à bas coût pour le régime tout en sauvegardant ses intérêts. A Damas, Homs et Alep, les efforts initiaux de reconstruction urbaine entrepris par le régime sur la base du décret 66 (2012) montrent déjà comment, à l’aide de dépossessions forcées à des prix bien en dessous de ceux du marché et en ayant recours à ses entreprises immobilières et de construction, le régime utilise des programmes immobiliers haut de gamme pour générer des fonds et récompenser ceux qui lui furent loyaux. La nationalisation des biens rendue possible par la Loi n°10 portera cette manœuvre à un niveau supérieur.

Une autre conséquence de la Loi n°10 est la possibilité de contrôler à grande échelle la démographie du pays en réaffectant les propriétés saisies à de nouveaux propriétaires. Cela n’aura pas nécessairement un caractère sectaire car la majorité des Syriens et des fidèles du régime sont sunnites. Cela créera plutôt de larges centres urbains fidèles au régime et soutenant son pouvoir tout en limitant le retour des réfugiés, qui en grande majorité ne sont pas considérés comme des sympathisants du président Assad.

En plus de refaçonner les centres urbains en zones concentrant des populations loyalistes envers le régime, cette stratégie pourrait aussi mener à la disparition des quartiers sunnites pauvres qui entourent les principales villes syriennes et qui furent le lieu de recrutement de nombreux rebelles. Dans la mesure où ces banlieues pauvres sont actuellement dépeuplées en raison du recrutement des rebelles, des victimes et des départs, le régime va probablement recourir à la Loi n°10 pour faire main basse sur ces terrains (même avant la guerre, les droits de propriété n’étaient pas clairement établis dans beaucoup de ces zones) et ainsi empêcher la réinstallation des réfugiés s’ils décident de revenir. Les populations sunnites qui n’ont pas fui et qui vivent encore aujourd’hui dans ces banlieues seront également susceptibles d’être déplacées et dépossédées en fonction de leur degré de déloyauté vis-à-vis du régime. Il est clair que les déplacements de populations à grande échelle ne posent pas de problème au régime, dès lors que cela sert ses intérêts. Cette façon de gérer les banlieues ferait disparaître une fois pour toute une source de résistance du régime.

Cependant, il ne s’agit ici que des aspects primaires de cette stratégie. La Loi n°10 pourrait également faciliter un contrôle sectaire à plus petite échelle de la démographie dans certaines zones stratégiques. « L’accord des quatre villes », qui a conduit à l’échange de la population de deux villages sunnites avec la population de deux villages chiites à l’Ouest de Damas, suggère que la frontière libano-syrienne pourrait être l’une de ces zones. Accessoirement, cet accord a été rendu possible par le Qatar, qui l’a considéré comme le prix à payer en dédommagement de la diffusion des images de leur partie de chasse royale en Irak.

Comme si le ré-ancrage du régime syrien n’était pas déjà un final suffisamment triste, l’émergence de parallèles avec la détresse de nombreux palestiniens est étrange et va constituer une nouvelle source d’inquiétude au niveau international. En plus du développement rapide de la diaspora syrienne, la Loi n°10 pourrait bien avoir des conséquences semblables à la loi israélienne relative aux biens des absents qui permet la nationalisation des terres palestiniennes dont les propriétaires ont fui après Novembre 1947. Soixante-dix ans plus tard, le conflit israélo-palestinien hante toujours la conscience mondiale, quoique encore trop peu apparemment pour y mettre un terme et résoudre ce conflit.

En 2017, Pearlman cite Talia – un correspondant en fuite à Alep – au sujet d’un épisode triste mais remarquablement poignant : « J’ai attendu le chauffeur dehors. J’ai embrassé les murs de la rue parce que je savais que je ne reviendrais jamais ici ».

La Loi n°10 a juste rapproché d’un pas ce scénario de la réalité.

Erwin van Veen est chercheur à Clingendael, l’Institut des Relations Internationales des Pays-Bas.

Addendum : Les déplacés syriens pris au piège de la nouvelle loi relative aux biens en passe de tout perdre par Bahir al-Zarier & Barrett Limoges pour Syria Direct, le 17 Avril 2018.

La Loi n°10 donne aux propriétaires fonciers en Syrie et à l’étranger seulement 30 jours – à compter du 11 Avril – pour présenter leurs actes notariés aux conseils municipaux locaux de leur province. Dans le cas contraire, l’État peut liquider leurs titres et saisir leurs propriétés. A la fin du délai d’enregistrement, « les terrains restants seront vendus aux enchères », indique l’article 31 de cette loi.

Pour les citoyens syriens résidant à l’étranger comme Muhammad, des membres de leur famille aussi éloignés qu’un cousin au deuxième degré peuvent présenter les documents nécessaires en son nom.

Cependant, il ya parmi les millions de Syriens touchés par la Loi n°10 des réfugiés et des personnes déplacées au sein du territoire syrien pour lesquels aucun membre de leur famille n’est plus sur place pour les aider dans leurs démarches d’enregistrement de leurs biens, ainsi que des personnes dont les actes notariés ont été perdus ou détruits pendant la guerre.

Peut-être plus inquiétant pour les sympathisants de l’opposition, tous les propriétaires fonciers souhaitant enregistrer leurs biens doivent au préalable obtenir l’approbation de représentants de la sûreté nationale a indiqué à Syria Direct une avocate de Damas familière de cette loi qui a accepté de commenter cette loi sous couvert d’anonymat par peur des représailles.

Selon cet avocat, « sans cette approbation, ils ne seront pas en mesure de prouver leur possession d’un bien ». « De ce fait, ce bien sera vendu aux enchères ou revendiqué par quelqu’un d’autre. »

« C’est sur ce point que repose la gravité de ce décret », a-t-elle ajouté.

Le besoin de présenter une autorisation pourrait empêcher une grande partie de la population syrienne sur place et à l’étranger visée par des mandats d’arrêt ou connue pour ses sympathies contre le gouvernement d’enregistrer leurs biens.

Muhammad est l’un d’eux. Bien qu’il possède l’acte de proprieté de sa maison et de ses terres situées dans le village d’al-Buwaidah a-Sharqiyah au sud d’Homs, il affirme que le gouvernement syrien a émis un mandat d’arrêt contre lui.

« Je suis recherché par le régime pour incitation et participation à des manifestations », dit Muhammad. « Ce que je comprends, c’est que le régime cherche à prendre possession de nos terres en s’appuyant sur un texte légal, créant de nouvelles lois pour répondre à ses intérêts. »

Source : Blog de Joshua Landis, 15-04-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

DUGUESCLIN // 11.05.2018 à 05h57

Admettons que les syriens qui ont quitté la Syrie, à cause des invasions de groupes terroristes venus de tous les coins du monde pour mettre en place l’Etat Islamique, aient des difficultés à prouver leur propriété. Mais en retour ceux qui ont été dépossédés de tous leurs biens par ces mêmes mercenaires terroristes, ont une chance de les récupérer grâce à cette loi. Les “squatteurs” issus du terrorisme devront restituer ce qui ne leur appartient pas et quitter le pays.
Ces mêmes squatteurs ne pourront pas prouver qu’ils sont propriétaires et les propriétés non revendiquées reviendront à la Syrie et l’état pourra les redistribuer aux syriens. Mettre à la porte des mercenaires terroristes qui sont “devenus” provisoirement de gentils civils prêts à reprendre les armes, est un devoir pour le gouvernement, si la Syrie veut une paix durable.
La Syrie appartient aux syriens et non pas au “régime” d’Assad pas plus que la France appartient au “régime présidentiel” de Macron. Ceci est une autre interprétation possible de cette loi n° 10.

48 réactions et commentaires

  • Catalina // 11.05.2018 à 05h47

    Bonjour,
    De l’eau ou du boudin ?
    Cet article sent la propagande anti Assad, en effet, “En plus du développement rapide de la diaspora syrienne, la Loi n°10 pourrait bien avoir des conséquences semblables à la loi israélienne relative aux biens des absents qui permet la nationalisation des terres palestiniennes dont les propriétaires ont fui après Novembre 1947. ”
    Faire ce parallèle démontre la mauvaise foi du journaleux.
    Les Syriens sont chez eux et ils ne s’installent pas sur les terres de personnes d’une autre nationalité.
    Pour la sécurité, cette loi N 10 me paraît légitime, l’auteur ne voit pas que ce recensement peut aidier à déloger les takfiristes qui se sont installés en Syrie dans les villes, les villages ?

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    • Alfred // 11.05.2018 à 10h42

      Joshua Landis a été tout le temps de la guerre en Syrie l’un des observateurs les plus équilibrés, les plus dignes de foi et parmis les tous premiers à mettre doute la version livrée par les médias occidentaux.
      Je pense que dans le passage que vous citez il fait remarquer que les lois sont construites de la même manière et qu’elles hanterons la politique syrienne pour longtemps. Il ne faut pas de parallèle entre les populations pour autant.
      (Pour information Landis a perdu de la belle famille dans cette guerre (du côté gouvernementtal))

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      • Christian Gedeon // 11.05.2018 à 13h31

        Belle contribution Alfred. Cette loi est en fait une belle connerie,mais une connerie “logique” si j’ose dire. C’est surtout une très mauvaise nouvelle pour le Liban où les “réfugiés ” syriens vont s’incruster, ipso facto. Contrairement à l’opinion générale dominante sur les Crises,la guerre syrienne n’est pas finie,loin de la…on pourrait même dire que sa phase trois vient de commencer.

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        • Madudu // 11.05.2018 à 17h32

          L’article original a semble-t-il été augmenté de deux tweets du “Syria law journal” après la publication de l’article ici. Au passage, merci aux traducteurs, relecteurs, etc.

          These two clarifications were tweeted by “Syria Law Journal”

          A key misunderstanding of the new Urban Renewal Law 10/2018 in Syria is that nobody has to prove their property ownership until a new zoned development is established by decree. And this requirement will only apply to persons whose ownership isn’t recorded in the Land Registry.

          — Syrian Law Journal (@syrian_law) April 19, 2018

          The new Urban Law 10/2018 in Syria doesn’t permit expropriation of private property. Rather, it converts a proprietor’s land ownership into shares in the new development. And that shareholding will correspond to an ownership in a specific plot of land in the new development.

          — Syrian Law Journal (@syrian_law) April 19, 2018

          Ce qui indique que l’auteur sait faire preuve d’un certain “fair play”.

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          • Madudu // 11.05.2018 à 17h49

            Traduction maison, vite faite mal faite :

            Une importante méprise a été faite dans la compréhension de la nouvelle Loi de Renouvellement Urbain 10/2018 en Syrie en ce que personne n’a à prouver son statut de propriétaire tant qu’une nouvelle zone de développement n’est pas établie pas décret. Et cette obligation ne s’appliquera qu’aux personnes dont l’acte de propriété n’est pas déjà enregistré au registre cadastral.

            La nouvelle Loi de Renouvellement Urbain 10/2018 en Syrie ne permet pas l’expropriation d’une propriété privée. En fait, elle convertit un acte de propriété en participations dans [la nouvelle zone de développement]. Et cette participation correspondra à un acte de propriété pour un lot dans [la nouvelle zone de développement].

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            • Madudu // 11.05.2018 à 18h22

              Pour la petite histoire j’ai vu ce genre de procédé au Burkina Faso, où il sert à attribuer des parcelles cadastrées à des gens qui se sont installés sans autorisation dans ce qu’on appelle là-bas les “non-lotis”.

              Un recensement est fait une bonne fois et quelques années plus tard chaque foyer recensé a droit à une parcelle en bonne et dû forme dans une zone aménagée à cet effet.

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            • RMM // 12.05.2018 à 14h35

              Ayant lu l’article en référence (en arabe) sur cette nouvelle loi, je constate qu’il s’agit simplement d’un programme d’enregistrement des terres – comme l’illustre d’ailleurs “Madudu”.
              Rien de sinister – du tout.
              Le but est d’établir in registre informatisé avec imagerie satellitaire, qui servira de base pour le décernement de titres de propriété – et éventuellement pour in zonage spécifique, établissement d’un plan directeur de developpement (urbain, péri-urbain, rural…)
              Il n’a pas du tout pour but d’exproprier qui que ce soit. Bien sur, c’est plus pratique si les propriétaires peuvent d’emblée faire valoir leurs droits en présentant des preuves, lesquelles peuvent etre des papiers, mais aussi le résultat de témoignages concordants de membres de la famille ou des voisins, et c’est pourquoi le travail est confié a des autorités locales qui connaissent les habitants.
              Le travail des autorités locales s’étend sur 5 mois, avec possibilité d’appel local sur un sixieme mois.
              Mais il ne s’agit nullement d’exproprier personne: on peut toujours faire appel, meme au-dela des six mois – sauf qu’il faut alors aller devant une instance spécialisée, ce qui est sans doute plus compliqué…
              L’auteur de l’article s’est laissé aveugler par sa haine de la Syrie.

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  • DUGUESCLIN // 11.05.2018 à 05h57

    Admettons que les syriens qui ont quitté la Syrie, à cause des invasions de groupes terroristes venus de tous les coins du monde pour mettre en place l’Etat Islamique, aient des difficultés à prouver leur propriété. Mais en retour ceux qui ont été dépossédés de tous leurs biens par ces mêmes mercenaires terroristes, ont une chance de les récupérer grâce à cette loi. Les “squatteurs” issus du terrorisme devront restituer ce qui ne leur appartient pas et quitter le pays.
    Ces mêmes squatteurs ne pourront pas prouver qu’ils sont propriétaires et les propriétés non revendiquées reviendront à la Syrie et l’état pourra les redistribuer aux syriens. Mettre à la porte des mercenaires terroristes qui sont “devenus” provisoirement de gentils civils prêts à reprendre les armes, est un devoir pour le gouvernement, si la Syrie veut une paix durable.
    La Syrie appartient aux syriens et non pas au “régime” d’Assad pas plus que la France appartient au “régime présidentiel” de Macron. Ceci est une autre interprétation possible de cette loi n° 10.

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    • DUGUESCLIN // 11.05.2018 à 06h14

      Le titre aurait pu être exactement l’inverse:
      ” Reprise de possession de la Syrie par les syriens, grâce à la loi n°10.”
      Ou encore:
      ” Les armées supplétives des atlantistes devront quitter le pays.”
      A moins que ma lecture ait été trop superficielle et que j’ai mal compris.

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    • Bolivarien // 11.05.2018 à 07h43

      Si le challenge de l’article était de citer un maximum de fois le mot “régime” , l’auteur (Erwin van Veen ) a réussi son pari.
      “Régime, régime, régime” ….. 20 fois !

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  • roseceslamort // 11.05.2018 à 06h25

    on a retrouvé ce meme type d’article dans tous les canards à peu pres en meme temps comme si tout le monde etait devenu instantanement specialiste des lois immobilieres syriennes, prenez nous pour des c*ns, c’est gratuit

    La réalité est évidemment beaucoup plus complexe, et il ne s’agit en rien d’une chasse aux syriens non “fidèles” (comme si c’était marqué sur leur front…) c’est débile…

    plus en detail ici :
    https://twitter.com/EHSANI22/status/989884556118511617

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    • christian gedeon // 14.05.2018 à 10h07

      C’est parfaitement exact. C’est le timing de cette loi qui est mauvais. Toutefois,qui veut faire l’ange fait la bête,et l’application de cette loi donnera lieu ,sans aucun doute, à des dérapages. Parce que c’est ainsi,et que les ressentiments trouveront forcément une place dans ce nouveau “cadastre ” syrien.

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  • Halimakbeal // 11.05.2018 à 07h56

    Que du conditionnel y a t-il quelque chose de sur?
    Ca sent le Novitchok.

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  • LBSSO // 11.05.2018 à 07h57

    C’est une bonne initiative que d’avoir mis en ligne un article concernant l’après-guerre (!?) en Syrie.
    Concrètement ,elle comprend au moins deux aspects: le retour des réfugiés et la reconstruction.Concernant cette dernière, ce communiqué de Sana ,en date d’hier ( agence de presse officielle de la Syrie):
    “Pékin/ Le séminaire, organisé par le Centre d’Etudes Sino-arabe pour la réforme et le développement à Pékin, a concentré ses activités sur le processus de reconstruction en Syrie et le rôle que la Chine pourrait jouer dans ce domaine.
    Une délégation de la Syrie, conduite par l’ingénieur Nidal Qarmoucha, ministre adjoint de l’Electricité, a pris part au séminaire qui a été parrainé par le ministère chinois des Affaires étrangères.
    Dans une allocution qu’il a prononcée au séminaire, l’ambassadeur de la Syrie à Pékin, Dr Imad Moustapha, a souligné le rôle que la Chine pourrait jouer dans le processus de reconstruction en Syrie”.
    https://sana.sy/fr/?p=119500
    (La Fondation Energies pour l’Afrique de Jean-Louis Borloo devrait tenter sa chance et faire profiter de son expérience en matière d’électrification).

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    • Chris // 11.05.2018 à 09h34

      Borloo ? Il n’est peut-être pas au courant ! LOL

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  • Bolivarien // 11.05.2018 à 07h59

    ” la Loi n°10 pourrait bien avoir des conséquences semblables à la loi israélienne relative aux biens des absents qui permet la nationalisation des terres palestiniennes dont les propriétaires ont fui après Novembre 1947 ”

    Ah… si la Syrie copie ” la seule démocratie du Moyen Orient ” , que va faire la “communauté” internationale ?
    Bombarder quelques sanctions pour ” plagiat ” ?

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    • Kiwixar // 11.05.2018 à 10h44

      A propos de plagiat, la France plagie le référendum en Crimée (le reste des Ukrainiens n’a pas voté) avec son référendum en Nouvelle-Calédonie (les Français de métropole ne voteront pas) :
      = http://institutdeslibertes.org/nouvelle-caledonie-un-enjeu-strategique/ =

       16

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      • R.C. // 11.05.2018 à 11h07

        Ah, ben mince alors. Washington et l’U E. vont sûrement prononcer des sanction contre Paris. C’est ballot…

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      • Dominique // 11.05.2018 à 11h29

        La Crimée n’a pas seulement demandé son indépendance. Elle a été dans la foulée intégrée à la Russie. C’est ce point qui ne passe pas pour l’oxydant (je l’écris comme je veux).
        De plus, ce ne sont pas les autorités Ukrainiennes qui ont organisé le référendum mais les russes. Bref, ça défoule de comparer les deux situations (je pourrais, un peu bourré, faire la même chose en famille), mais ce n’est pas très objectif.

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  • François Lacoste // 11.05.2018 à 07h59

    “Addendum : Les déplacés syriens pris au piège de la nouvelle loi relative aux biens en passe de tout perdre par Bahir al-Zarier & Barrett Limoges pour Syria Direct, le 17 Avril 2018.”

    Selon Wikipedia, Syria direct c’est: (en traduction automatique de l’anglais par Google)

    “Syria Direct ou Syria: direct , fondée en 2013, est une organisation non gouvernementale basée à Amman , en Jordanie, qui fournit des reportages sur la guerre et la politique syriennes, et donne des formations aux journalistes. [1] [2] Ils ont été financés par une organisation américaine, le “Trust de charité de développement et de paix global (GPD)”, et par le département d’état des États-Unis . [3] [4] [5]”
    https://en.wikipedia.org/wiki/Syria_Direct
    A lire avec circonspection!

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    • Fritz // 11.05.2018 à 08h45

      Ah, une oènegé ! Rien que du sérieux !

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  • Pierdec // 11.05.2018 à 08h10

    Ces commentaires sur la prochaine reconstruction d’un pays (soit dit en passant détruit par nos alliés, nous, et des terroristes modérés) seraient risibles de partialité, s’ils ne formaient pas un exemple flagrant de ce que sont les sophismes du politiquement correct qui nous sont imposés chaque jour par “nos élites”.
    Bachar el Assad, Président élu d’un pays indépendant (quel que soit notre jugement sur le type de régime en vigueur) a gagné la guerre contre les USA et ses alliés. C’est un fait.
    D’après l’auteur de l’article, il devrait malgré tout être dans l’impossibilité de reconstruire son pays. Il serait donc indécent qu’il y parvienne (et c’est d’ailleurs pour cela que l’on ne va pas l’aider ; tant pis pour les Syriens !). Il devrait par contre donner la victoire aux perdants, c.a.d. aux ennemis qui l’ont combattu et se sont installés sur ces terres par le feu, la force et de façon illégale, mais aussi à ceux qui ont trahi au moment du combat, ou se sont sauvés au moment où il fallait défendre le pays.
    L’utilisation du paradoxe est devenue en France un sport de combat.

     30

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  • Pietka // 11.05.2018 à 08h28

    Conclusion : ceux qui se sont battu pour la Syrie Laique pourront rester et consolide leur avoir ceux qui sont partie en europe on tout perdu ! Ceux qui sont partie , sont en majoritee des Sunnies pauvre et traditionele / ISIS , Al Qaida qui vont gonfler nos banlieu pauvre et traditionel en europe quel bonheur pour nous les Europeens
    Merci Israel medecin sans frontiere les pays du golf et les Etats Unis
    De nouveau Assad nous prend de court

     7

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  • Jean // 11.05.2018 à 09h27

    Je n’ai pas retrouvé l’article mais j’ai lu l’interview (en anglais) il y a une semaine d’un député syrien qui critiquait l’interprétation (orientée) de la loi n°10 par cette ONG. Cette loi serait un extension du décret n° 66 de 2012 et concerne seulement certains lieux pour des projets d’aménagement urbain bien spécifique. On a la même chose en France avec les projets d’utilité publique.
    Pour la reconstruction. Le président Bashar al-Assad a déclaré dernièrement que la reconstruction couterait environ 400-450 milliards de Dollars et prendrait entre 10 et 15 ans.

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    Alerter
    • Chris // 11.05.2018 à 09h40

      Ce serait intéressant de comparer avec les lois qui ont fleuri pour reconstruire la France aux lendemains de la seconde guerre mondiale. Un juriste dans la salle ?
      On sait déjà l’ingérence économique et culturelle unilatérale que fut le plan Marshall, mais le reste ?…

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      Alerter
  • relc // 11.05.2018 à 09h27

    « comme le prix à payer en dédommagement de la diffusion des images de leur partie de chasse royale en Irak. »

    il fallait lire :
    « comme le prix à payer pour la libération du groupe de chasseurs capturés en Irak et liés à la famille royale »
    “as the price for release of their captured royal hunting party in Iraq.”

    voir http://www.bbc.com/news/world-middle-east-39669501

    ==============================

    a la fin de l’article original, on peut lire :

    « ces deux précisions ont été postées sur Tweeter par le “Syria Law Journal”

    « une incompréhension fondamentale de la [loi No 10] est que personne n’a à prouver ses titres de propriété tant qu’une nouvelle zone de développement n’a pas été établie par décret. Et cette exigence ne s’applique qu’aux personnes dont la propriété n’est pas enregistrée dans le Land Registry. [registre cadastral, ou quelque chose d’approchant]

    « La nouvelle loi [No 10] ne permet pas l’expropriation de la propriété privée. C’est plutôt qu’elle convertit la propriété du terrain en actions dans le nouveau lotissement. Et cette détention d’actions correspondra à la propriété d’une parcelle de terrain spécifique dans le nouveau lotissement »

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  • Chris // 11.05.2018 à 10h20

    Aussi longtemps que les Américains et l’OTAN bloquent, à dessein, les régions pétrolières et gazières de la Syrie dans le nord-est, le financement de la reconstruction de la Syrie s’avère difficile.
    Idéalement, il faudrait que les Kurdes et loyalistes syriens et les Irakiens se liguent contre la coalition qui s’incruste au prétexte de chasser à Deach… qu’ils recyclent en partie chez les FDS! Je pense qu’on y viendra quand la Russie aura fini d’installer les S300.
    Jupiter vient de prôner la nécessité d’une désescalade Iran-Israël… et Syrie qui fait partie du paquet : espère-t-il sauver les meubles en Iran et Syrie ?

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    • Pietka // 11.05.2018 à 11h30

      Devant les cotes syrienne et libanaise Il a beaucoup de gas et de petrol qui pourront etre exploiter par les Russes et les Chinois , pour ce qui est du petrol de l’est de la Syrië les Irakiens et les truc ne vont pas financer les kurde er vont probablement interdire leur exports .
      En fin de compte sa va couter beaucoup d’argent a Israël et les etats unis pour maintenir leur soi disant controle de la region.

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    • Jean // 11.05.2018 à 13h54

      La zone à l’Est de l’Euphrate contient effectivement des gisements (surtout du gaz, environ 1,5M de barils) mais peu en fait face aux besoins financiers de la reconstruction. Les installations Est de l’Euphrate sont de toute façon hors d’usage. Elles ont été carpet-bombé par les USA. Par contre à l’Ouest et au Sud en zone gouvernementale, les installations sont en cours de réparation avec les Russes. Les Syriens ont remis en route une raffinerie de gaz le mois dernier.
      Le développement viendra plutôt de l’offshore avec le bassin levantin le long des côtes syriennes. J’ai lu quelque part qu’il y aurait 14 puits de prévus.

      D’ailleurs, cette dépêche va dans ce sens. La zone exploitable est presque en face de la base navale Russe. Les exploitants ne devraient pas avoir de soucis de sécurité. 😉

      BEYROUTH, 13 décembre (Reuters) – L’exploration gazière offshore syrienne débutera début 2019, a annoncé mercredi le ministre syrien du pétrole, al-Watan.

      Le ministre des Ressources pétrolières et minérales Ali Ghanem a indiqué que des contrats pour cinq blocs offshore avaient été signés avec des “pays amis”. Le rapport n’a pas indiqué quels pays ou entreprises étaient impliqués.

      Il a également déclaré que la Syrie possédait environ 1 250 milliards de mètres cubes de réserves de gaz offshore. Le rapport n’a pas dit quand ou comment le gouvernement syrien avait évalué les réserves.

      En 2013, la société d’énergie russe Soyuzneftegaz a signé le premier contrat d’exploration offshore avec la Syrie pour le bloc numéro 2. Mais en 2015, elle a déclaré ne pas poursuivre le projet en raison du conflit syrien – maintenant dans sa septième année.

      Dans des commentaires faits mardi au parlement syrien et rapportés par al-Watan mercredi, Ghanem a indiqué que la Syrie avait l’intention de produire 19 millions de mètres cubes par jour d’ici fin 2018 et 24,5 millions d’ici la fin 2019.

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  • Charles-de // 11.05.2018 à 10h24

    Et qu’ont fait les révolutionnaires de 1789 avec les biens des émigrés qui étaient partis à l’étranger pour sauver leur peau ?

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    • Casimir Ioulianov // 11.05.2018 à 13h53

      Ce qu’ils en ont fait ?
      Une arnaque boursière pour payer les fournisseurs militaires : les assignats.
      On va éviter de citer les noms des fameux fournisseurs qui ont presque tous siégé à la convention et/ou au comité de salut public.

      Ils ont “abusé des biens sociaux” … c’est devenu une habitude par la suite ;p.

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  • petitjean // 11.05.2018 à 10h46

    Article partisan !
    que fait-il ici ?……………….

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    • Fritz // 11.05.2018 à 11h02

      Non, cet article donne un point de vue sur un aspect du conflit syrien : la question de la propriété dans un pays à reconstruire.
      Et Joshua Landis, qui le publie, a révélé très tôt l’action de groupes armés en Syrie (le cousin de sa femme avait été tué par l’un de ces groupes à Baniyas, en avril 2011). A l’époque, nos médias nous bassinaient avec leurs histoires de manifestations populaires et pacifiques réprimées dans le sang par l’affreux boucher de Damas.

      On peut contester la vision donnée par cet article, mais pourquoi le rejeter a priori ?

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    • R.C. // 11.05.2018 à 11h12

      Ce n’est pas de l’apologie mais de l’information utile… C’est assez évident pour la plupart des commentateurs.

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    • Dominique // 11.05.2018 à 12h17

      Le jour où les-crises ne diffusera que des articles non « partisans », il n’aura plus aucun intérêt. C’est en confrontant les idées qu’on ouvre son esprit. Et je remercie OB pour cela.

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    • Jean // 11.05.2018 à 13h58

      L’information doit être contradictoire pour être utile.

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  • Alfred // 11.05.2018 à 11h18

    Je ne comprends pas les commentaires si catégoriques. Ce texte donne évidemment une vision partiale de la loi 10 (qui soit dit en passant et une bonne loi qui prouve que la Syrie est bien gouvernée) mais sans la déformer sur le fond. Il n’y a pas de mensonge (c’est important). Juste une interprétation qui met l’accent sur une réalité : si l’objectif principal est de permettre la reconstruction, l’objectif secondaire est bien de récompenser les sujets méritants (d’avantage d’ailleurs que de punir les fuyards). C’est une réalité qu’il faut reconnaître. À la différence de l’auteur je pense que c’est de bonne guerre et le signe et d’une saine gestion digne de confiance (à l’opposé les yankees trahissent leurs alliés (kurdes, montagnard du Laos,,… ) etf ont des cadeaux à leurs ennemis si cela les arrange (anciens nazis, Al quaida etc..). À l’inverse Assad récompense la bourgeoisie sunnite (ainsi que les petits chefs de guerre) qui lui a été fidèle. C’est une gestion “normale” de sortie de crise.

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  • Karim Wilmotte // 11.05.2018 à 13h44

    Depuis le début, il y a une vrai responsabilité du régime dans le déclenchement de la révolte.
    Ici encore, on se trouve avec une imbrication de problème ethno-religieux (les sunnites) et de classe (les pauvres): les sunnites pauvres.

    Les conditions climatiques couplée à l’ouverture de la Syrie sur les marchés internationaux ont contribué largement à cette guerre. Tant qu’on ne règle pas le problème concret des populations, on crée des classes révolutionnaires.

    Et comme nous vivons une époque (et une région) où la révolution est islamique, on en a les résultats.

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    • Alfred // 12.05.2018 à 10h52

      Il me semble que l’état syrien avait réagi au changement climatique qui l’impactaient directement (projet ircada). Il me semble aussi que l’ouverture à la concurrence est le supplice infligé à quiconque cherche des devises à crédit.
      Enfin que dire de l’Égypte ? Si les contditions climatiques et socio économiques ainsi que leur réponses gouvernementales sont selon vous la raison de la guerre, l’Égypte devrait se trouver dans une situation bien pire très rapidement. l’Égypte doit créér chaque année un nombre d’emplois qu’elle est très très très loin d’être capable de créer….
      Le flouze exterrieur, la logistique des marchands d’armes et les mercenaires et des idées imperialistes pourries je ne vois que cela comme vraie raison au bain de sang.

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      • Karim Wilmotte // 12.05.2018 à 12h59

        Une raison n’exclue pas les autres. Mais se limiter à une pose problème.

        Par contre, régler la situation intérieure limite fortement la possibilité de se greffer de l’extérieure sur les causes internes.

        Enfin, la situation en Égypte est grave, il y a de facto une guerre civile, même si elle est de plus faible intensité.
        Et alors que le régime est soutenu par l’Arabie Saoudite, et que la situation interne est sans doute moins compliquée qu’en Syrie.

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  • Egogos // 11.05.2018 à 14h30

    J Landis écrit semble-t-il essentiellement dans la presse main stream , WA Post ,New-york Times ,Wall street etc , pas spécialement un contestataire .

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  • Pinouille // 11.05.2018 à 15h49

    “Je ne comprends pas les commentaires si catégoriques.”
    J’ai un début d’explication:
    Le projet d’OB est de proposer des articles qui vont à l’encontre de la propagande et de la pensée unique déversée en masse sur les MSM. C’est louable. Mais force est de constater que ce site répond à l’homogénéité du traitement de l’information officielle par la diffusion d’articles tout aussi homogènes dans leur opposition à cette pensée unique.
    Certains viennent ici pour trouver une source d’infos ou de réflexions alternatives qui enrichiront la vision du monde trop simpliste qu’on nous impose un peu partout –> équilibre salutaire.
    D’autres sont déjà pleinement acquis à la cause anti-système et viennent ici pour trouver de quoi alimenter leurs certitudes. Et, à en juger la teneur de très nombreux commentaires, ils sont tellement comblés que j’en vient à penser que (sans le vouloir j’espère) ce site a le même effet sur eux que la propagande qu’il se veut dénoncer: je crois reconnaître autant de biais de confirmation ici qu’ailleurs.
    Aussi, quand paraît un (trop rare) article qui nuance cette anti-pensée-unique-qui-n’en-est-pas-moins-une, ce public exprime son mécontentement et rappelle “sa” ligne éditoriale.

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  • RGT // 11.05.2018 à 19h58

    Cette loi concerne les syriens. Mais comme les instigateurs de cette boucherie ne voudront JAMAIS mettre la main au porte-monnaie pour reconstruire ce que leurs “gentils égorgeteurs modérés” ont détruit, il faut bien trouver une solution qui pénalise le moins que possible les syriens qui n’ont pas copulé avec les “gentils opposants”, c’est normal.

    Par contre si une loi de ce genre pouvait être votée en France à l’encontre les “exilés” et “optimiseurs” fiscaux ce serait un bienfait.

    Loi qui concernerait la résidence et TOUS les autres avoirs.

    Tu truandes le fisc, on saisit tout.

    Zut, ça ne marchera jamais, il faudrait d’abord supprimer le “verrou de Bercy” et saisir par la même occasion tous ceux qui dans cette administration bloquent les poursuites à l’encontre de leurs “grands Amis”.

    De plus, avec Macron (dont l’ancien patron est exilé fiscal en Israël ne l’oublions pas) et ses “petits marcheurs” cette option ne sera JAMAIS envisageable.

    Dommage.

    Alors le fisc aura pour consignes de racler les fonds de tiroirs des va nus pieds pour compenser les pertes et permettre à cette ploutocratie et à ses alliés de maintenir son standing et son niveau de vie.

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  • Elodie // 12.05.2018 à 08h19

    C’est peut-être pour annuler les ventes forcées pendant la guerre ? C’est quand même normal de perdre vos propriétés si vous n’êtes pas la pour les défendre. Je n’arrive pas à comprendre comment des réfugiés puissent être massivement des hommes en âge de combattre.
    Dans l’utopie tous ceux qui ne se battraient pendant une guerre civil devrait être exécutes tout de suite, c’est sain.
    Pour la reconstruction l’auteur semble oublier que le monde est un petit plus grand que l’europe et les etats unis, en fait ceux-ci sont surtout riches en dettes.

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  • Jean // 12.05.2018 à 14h16

    Un peu de lecture pour le week-end.

    Washington suspend son aide financière aux Casques blancs
    http://www.afrique-asie.fr/washington-suspend-son-aide-financiere-aux-casques-blancs/
    Le 4 mai, le Département d’État a annoncé la suspension de son aide financière aux Casques blancs ou « Défense civile syrienne », alors qu’il avait reçu leurs représentants, à peine deux mois auparavant. Cette aide représentait un tiers du budget de la soi-disant organisation humanitaire « neutre ».

    Comment l’Europe va-t-elle réagir à l’abandon de l’accord iranien par Trump ? (Counterpunch)
    https://www.legrandsoir.info/comment-l-europe-va-t-elle-reagir-a-l-abandon-de-l-accord-iranien-par-trump-counterpunch.html
    Les gens se demandent comment l’Iran va réagir au retrait des États-Unis du Plan d’action global conjoint signé par l’Iran, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Chine et la Russie en juillet 2015. Moi, je me demande comment l’Allemagne, la quatrième économie mondiale, va réagir.

    L’effroyable posture (Stratediplo)
    Retour sur l’attaque “chimique” de Douma et son traitement médiatique.
    http://stratediplo.blogspot.fr/2018/05/leffroyable-posture.html

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  • l’aieul // 12.05.2018 à 16h58

    C’est juste l’implantation du plan Syriano-Turc.
    Phase 1: on met tous les sunnites non-laics dans des bus direction Idlib et la Turquie.
    Phase 2: l’armée turque crée une zone de sécurité (comprendre envahie le soi-disant Kurdistan).
    Phase 3: on reloge tout ces gentils modérés monde dans cette nouvelle marche, entre Syrie et Turquie, mettant un terme aux vues kurdes sur la zone et stabilisant la Syrie en un état laïc multi-confessionnel en se séparant de la super majorité sunnite de la population mais pas du territoire stratégique peuplé majoritairement par ces sunnites frontière avec l’Irak, champs pétroliers).

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