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14.mai.201814.5.2018 // Les Crises

L’occupation israélienne : 50 ans de spoliations, par Amnesty International

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Source : Amnesty International, 2018

Depuis un demi-siècle, l’occupation israélienne de la Cisjordanie (y compris de Jérusalem-Est) et de la bande de Gaza entraîne des violations systématiques des droits humains des Palestiniens vivant dans ces zones.

La consommation moyenne d’eau des Israéliens est au moins quatre fois supérieure à celle des Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés. À Gaza, 96 % de l’eau est contaminée et impropre à la consommation humaine. – © SAID KHATIB/AFP/Getty Images

Depuis le début de l’occupation en juin 1967, les politiques impitoyables de confiscation des terres, de colonisation illégale et d’expropriation menées par Israël, associées à la discrimination omniprésente, ont causé d’immenses souffrances aux Palestiniens et les ont privés de leurs droits fondamentaux.

Le régime militaire d’Israël bouleverse tous les aspects de la vie quotidienne dans les territoires palestiniens occupés. Pour les Palestiniens, c’est toujours ce régime militaire qui détermine s’ils peuvent, quand ils peuvent et comment ils peuvent se déplacer pour aller travailler ou à l’école, se rendre à l’étranger, rendre visite à leurs proches, gagner leur vie, participer à une manifestation, accéder à leurs terres agricoles ou même avoir accès à l’électricité ou à une source d’eau potable. Cela entraîne une humiliation, une peur et une oppression quotidiennes. Israël a de fait pris en otage la vie de ces personnes.

Le pays a également adopté un ensemble complexe de lois militaires destinées à étouffer la critique de ses politiques, et des hauts responsables du gouvernement ont qualifié de « traîtres » les Israéliens faisant campagne pour les droits des Palestiniens.

Raja Shehadeh, avocat et écrivain palestinien
LE PIRE, C’EST CE SENTIMENT D’ÊTRE ÉTRANGER SUR VOTRE PROPRE TERRE ET L’IMPRESSION QU’AUCUNE PARTIE DE CETTE TERRE NE VOUS APPARTIENT.

Cela fait 50 ans qu’Israël expulse de force des milliers de Palestiniens de leurs terres, qu’il les occupe et les utilise de manière illégale pour créer des colonies dans lesquelles vivent exclusivement des colons juifs israéliens.

Des communautés palestiniennes entières ont été déplacées par ces colonies. Leurs maisons et leurs moyens de subsistance ont été détruits, et ils doivent subir des restrictions à leur liberté de mouvement, et à l’accès à leurs propres terres, eau et autres ressources naturelles. Les communautés ont également été violemment attaquées par les soldats et les colons israéliens. Nous devons agir maintenant.

Nous voulons que les gouvernements cessent de faire vivre l’économie qui permet à ces colonies illégales de croître et qui alimente la souffrance des Palestiniens. Et vous pouvez nous aider.

Ce problème ne concerne pas uniquement le fait qu’Israël se soit approprié illégalement les terres et les ressources palestiniennes. Les gouvernements du monde entier laissent entrer sur leurs marchés des biens produits dans ces colonies, et autorisent leurs entreprises nationales à être actives dans les colonies. Tout cela aide les colonies illégales à faire des profits et à prospérer.

Appelez dès maintenant votre gouvernement à interdire l’entrée sur votre marché des biens produits dans les colonies israéliennes, et à empêcher les entreprises basées dans votre pays d’être actives dans les colonies ou d’y vendre leurs biens, et aidez à mettre fin au cycle des violations des droits humains subis par les Palestiniens qui vivent sous l’occupation israélienne.

L’accaparement de terres incessant par Israël : les colonies israéliennes illégales

La politique israélienne de construction et d’expansion des colonies illégales sur les terres palestiniennes occupées est l’un des principaux éléments moteurs des violations massives des droits humains provoquées par l’occupation. Ces cinquante dernières années, Israël a détruit la propriété de dizaines de milliers de Palestiniens et a déplacé une grande partie de la population pour construire des logements et des infrastructures pour installer sa propre population sur les territoires occupés. Israël a également détourné des ressources naturelles palestiniennes telles que l’eau ou des terres agricoles pour les utiliser dans les colonies.

L’existence même des colonies dans les territoires palestiniens occupés bafoue le droit international humanitaire et constitue un crime de guerre. Malgré les nombreuses résolutions de l’ONU, Israël a continué de s’approprier des terres palestiniennes et de soutenir au moins 600 000 colons installés en Cisjordanie occupée, notamment à Jérusalem-Est. Jusqu’à 2005, plus de 9 000 colons vivaient illégalement à Gaza.

Ces derniers mois, Israël a accéléré l’expansion des colonies. Le gouvernement a annoncé un projet de construction de mille nouveaux logements dans les colonies existantes, ainsi que la construction de deux nouvelles colonies en Cisjordanie occupée.

En plus de la construction illégale de logements et d’infrastructures dans les colonies sur le territoire palestinien, des entreprises israéliennes et internationales dans les colonies ont créé une économie prospère permettant d’assurer leur présence et leur développent. Ce « programme de colonisation » dépend de l’appropriation illégale des ressources palestiniennes (notamment les terres, l’eau et les minéraux) pour produire des biens qui sont exportés et vendus au profit d’entités privées. Les biens produits dans les colonies et exportés à l’étranger représentent chaque année des centaines de millions de dollars.

Nous voulons que les gouvernements cessent de faire vivre l’économie qui permet à ces colonies illégales de croître et qui alimente la souffrance des Palestiniens. Et vous pouvez nous aider.

Appelez dès maintenant votre gouvernement à interdire l’entrée sur votre marché des biens produits dans les colonies israéliennes, et à empêcher les entreprises basées dans votre pays d’avoir des activités dans les colonies ou d’y vendre leurs biens, et aidez à mettre fin au cycle des violations des droits humains subies par les Palestiniens qui vivent sous l’occupation israélienne.

La vie quotidienne sous occupation : pris au piège et oppressés

Les centaines de blocages militaires en Cisjordanie (postes de contrôle, barrages routiers et routes « réservées aux colons »), ainsi que le régime général de permis, font des tâches quotidiennes des Palestiniens qui essaient de se rendre au travail, à l’école ou à l’hôpital une lutte constante. Israël affirme que le mur/barrière de 700 km est destiné à empêcher les attaques armées menées par des Palestiniens contre Israël. Mais cela n’explique pas pourquoi 85 % de ce mur/barrière est construit sur le territoire palestinien, notamment sur des terres au cœur de la Cisjordanie. En réalité, le mur/barrière sépare les populations palestiniennes les unes des autres et déchire des familles. Il empêche également des Palestiniens d’avoir accès à des services de base et sépare les agriculteurs de leurs terres et d’autres ressources, paralysant ainsi l’économie palestinienne. Des lois par nature discriminatoires et injustes empêchent également de nombreuses personnes de se marier, de se déplacer sur les territoires occupés ou de se rendre en Israël pour rendre visite à leurs proches ou vivre avec eux. Ces restrictions arbitraires sont discriminatoires et illégales et doivent être levées immédiatement.

Israël est tenu de restituer les terres, les vergers, les oliveraies et les autres biens immobiliers saisis à toute personne physique ou morale en vue de l’édification du mur dans le territoire palestinien occupé. Tous les États sont dans l’obligation de ne pas reconnaître la situation illicite découlant de la construction du mur.
Avis consultatif de la Cour internationale de justice, 2004
Bien qu’Israël ait retiré ses troupes au sol de la bande de Gaza en 2005, le pays continue d’imposer un blocus aérien, maritime et terrestre à Gaza et maintient une « zone d’accès limité » ou « zone tampon » sur le territoire de Gaza. Cela a isolé plus de deux millions de Palestiniens d’autres parties des territoires palestiniens occupés et du reste du monde pendant 10 ans.

Restrictions des ressources naturelles

En plus de déterminer où les Palestiniens peuvent se rendre et qui ils peuvent voir, Israël contrôle et restreint arbitrairement leur accès à l’eau potable. La consommation d’eau des Israéliens est au moins quatre fois supérieure à celle des Palestiniens vivant dans les TPO.

L’eau c’est la vie. Sans eau nous ne pouvons pas vivre… Les soldats ont d’abord détruit nos maisons et les abris avec nos troupeaux, ont déraciné tous nos arbres, puis ils ont détruit nos citernes d’eau… Nous luttons tous les jours car nous n’avons pas d’eau.
Fatima al Nawajah, habitante de Susya, un village palestinien dans les collines au sud d’Hébron.
La quantité d’eau limitée qu’Israël accorde aux Palestiniens n’est pas suffisante pour couvrir les besoins de base de la population palestinienne et ne constitue pas une distribution équitable des ressources hydriques communes. Les piscines, les pelouses bien arrosées et les immenses domaines agricoles irrigués dans les colonies israéliennes des territoires occupés, dont l’herbe est verte même au plus fort de la saison sèche, forment un contraste saisissant avec les terres desséchées et arides des villages palestiniens au pas de leur porte, où les habitants luttent pour avoir suffisamment d’eau pour se laver, prendre une douche, cuisiner, nettoyer, boire, sans parler d’arroser leurs cultures.

50 ans d’expulsions forcées, de démolitions et de transferts forcés

Au cours des 50 dernières années, Israël a expulsé et déplacé de force des communautés palestiniennes entières et a démoli des dizaines de milliers d’habitations et d’autres structures palestiniennes, rendant des dizaines de milliers de personnes sans-abris et causant des souffrances et des traumatismes terribles. Les forces israéliennes ont également transféré de force de nombreux Palestiniens au sein des territoires occupés ou les ont contraints à l’exil. Les démolitions des habitations qui continuent d’avoir cours sont l’une des principales raisons pour lesquelles des transferts ont encore lieu aujourd’hui. Ces mesures permettent à Israël d’asseoir son contrôle du territoire palestinien et de ses ressources, de continuer l’expansion des colonies et de chasser les Palestiniens de certaines zones considérées comme stratégiques, telles que la fertile vallée du Jourdain ou Jérusalem-Est. Elles représentent également des mesures punitives et s’apparentent à des sanctions collectives.

50 ans d’arrestations arbitraires, de détentions et de procès iniques

Depuis 1967, les autorités israéliennes ont arrêté des centaines de milliers de Palestiniens, parmi lesquels des femmes et des enfants, au titre d’ordres militaires qui, souvent, érigent en infraction un vaste éventail d’activités pacifiques. Lors des périodes de fortes tensions et de violences, les hommes et les garçons de villages entiers ont été arrêtés arbitrairement. Au cours de la révolte palestinienne entre 1987 et 1993, près de 100 000 Palestiniens ont été arrêtés par les forces israéliennes.

Les autorités israéliennes ont également détenu arbitrairement des dizaines de milliers de Palestiniens, parmi lesquels des prisonniers d’opinion, les plaçant en détention administrative indéfiniment sans qu’ils soient inculpés ni jugés.

La politique appliquée depuis 50 ans par Israël et consistant à emprisonner des Palestiniens des territoires occupés dans des prisons en Israël bafoue le droit international. Les prisonniers palestiniens font également l’objet de restrictions des visites familiales et de leur accès à l’éducation et aux soins médicaux, entre autres.

Les autorités israéliennes jouent avec nos émotions, elles nous torturent et nous punissent.
« Reham » s’est vu refuser des permis réguliers de visite à son frère qui a été arrêté à l’âge de 12 ans et est détenu dans une prison en Israël depuis 15 ans

Des supporters du club de foot Shabab Rafah à Gaza croisent leurs bras en solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim © MAHMUD HAMS/AFP/GettyImages

Israël a également mis en place des tribunaux militaires destinés à juger des Palestiniens, et ne respectant pas les garanties fondamentales en termes de procès équitables. Presque toutes les affaires jugées devant des tribunaux militaires se soldent par des condamnations. La plupart de ces condamnations sont le résultat de négociations de réduction de peine, car les accusés palestiniens savent que le système tout entier est tellement injuste qu’ils seront déclarés coupables et condamnés à des peines plus lourdes si l’affaire est jugée. À l’inverse, les colons israéliens des territoires palestiniens occupés sont poursuivis devant des tribunaux civils en Israël et bénéficient de meilleures protections au titre du droit civil israélien.

À ce jour, la torture n’est pas érigée en infraction dans la législation israélienne, et les prisonniers palestiniens peuvent de ce fait être victimes d’actes de torture et d’autres mauvais traitements pendant leur détention.

Omar Ghanimat, un Palestinien, photographié lors d’une audience devant la Haute Cour en 1997. Il présentait des traces de torture sur son corps à la suite de son interrogatoire qui a duré 45 jours. © David Mizrahi/Ha’aretz

50 ans d’homicides illégaux

Les forces israéliennes ont de lourds antécédents en matière de recours à une force excessive et souvent meurtrière contre des hommes, des femmes et des enfants palestiniens, notamment à titre de représailles contre des manifestants ou pour étouffer la dissidence. Des milliers de personnes ont été tuées et bien plus encore ont été blessées. Le fait que les autorités n’aient pas mené d’enquêtes approfondies, impartiales et indépendantes en vue de mettre fin au cycle de l’impunité a permis à ces violations de continuer d’être commises pendant un demi-siècle.

Depuis 1987, plus de 10 200 Palestiniens ont été tués, souvent dans des circonstances laissant penser que les homicides étaient illégaux et qu’ils pouvaient s’apparenter à des crimes de guerre. Sur la même période, plus de 1 400 Israéliens ont été tués par des Palestiniens. Parmi ces personnes, des centaines étaient des civils tués par des groupes armés palestiniens lors d’attaques qui représentent des crimes au titre du droit international.

Source : Amnesty International, 2018

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Aladin0248 // 14.05.2018 à 06h58

La chose la plus scandaleuse n’est pas la politique colonialiste, terroriste et raciste de cet État psychopathe, politique avérée qui se développe effectivement depuis 50 ans sans vergogne ni restriction : on trouvera sans doute des exemples pires dans le monde. Le plus affreux est que cette politique est plutôt bien acceptée et parfois même encouragée par les gouvernements occidentaux, au moins par les plus puissants d’entre eux, et par nombre de nos politiques et qu’en plus on nous la colle sur le dos comme si cet État était des nôtres et méritait notre indulgence pour ses pires exactions « parce que ce peuple a beaucoup souffert dans le passé ». Non ! 

31 réactions et commentaires

  • Mr K. // 14.05.2018 à 06h11

    Shlomo Sand, 71 ans, professeur honoraire d’histoire contemporaine à l’université de Tel-Aviv :

    ” Chaque élève en Israël, à partir de 7 ans jusqu’à 18 ans (il y a une matière au bac), apprend la Bible comme on apprend un livre d’Histoire. Pour créer un attachement à la terre mythique d’autrefois. Personne ne peut s’en libérer. Heureusement que j’ai été viré de l’école lorsque j’avais 16 ans. Peut-être que cela a contribué au fait que je puisse penser, parler.”

    Entretien du vendredi 22 janvier 2016 avec le journal “L’Humanité”.

    https://www.humanite.fr/shlomo-sand-quand-je-lis-finkielkraut-ou-zemmour-leur-lecture-de-lhistoire-je-suis-effraye-596563

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  • Aladin0248 // 14.05.2018 à 06h58

    La chose la plus scandaleuse n’est pas la politique colonialiste, terroriste et raciste de cet État psychopathe, politique avérée qui se développe effectivement depuis 50 ans sans vergogne ni restriction : on trouvera sans doute des exemples pires dans le monde. Le plus affreux est que cette politique est plutôt bien acceptée et parfois même encouragée par les gouvernements occidentaux, au moins par les plus puissants d’entre eux, et par nombre de nos politiques et qu’en plus on nous la colle sur le dos comme si cet État était des nôtres et méritait notre indulgence pour ses pires exactions « parce que ce peuple a beaucoup souffert dans le passé ». Non ! 

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  • Alfred // 14.05.2018 à 07h24

    Dans l’impossibilité de distinguer simplement ce vient des colonies ou pas je suis obligé de globaliser et chaque jour je vérifie que je n’achete pas de 729. (De code barre commençant par ce chiffre). On ne peut pas me reprocher cette pratique car elle ne stigmatiser pas une communauté en particulier et les moyens de distinguer ce qui vient des colonies ne m’est pas connu. Par ailleurs cela n’empêche pas certains importantateurs ou certaines entreprises ayant basé leur siège social ailleurs de travailler dans les colonies. Certains payent donc pour d’autres. (Mais cela se fait dans la région non?)

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  • DUGUESCLIN // 14.05.2018 à 07h25

    Un peuple qui a souffert devrait comprendre la douleur des autres et ne pas leurs infliger ce qu’ils ont eux-mêmes enduré.
    Une telle attitude est incompréhensible. L’absence totale d’humanité dont font preuve les militaires au pouvoir fait peur de la part d’un peuple qui devrait se montrer exemplaire, après ce qu’il a subi. Il devrait être tout particulièrement en mesure de comprendre la souffrance qu’on peut infliger à un peuple et dire, encore une fois, “plus jamais ça”.

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    • Mr K. // 14.05.2018 à 08h28

      La conclusion de Maître Jérémie Assous, dans son entretien pour la chaîne Thinkerview (présentée dans un autre billet ce jour), nous apporte peut-être des éléments de réflexion.

      Très souvent les personnes qui commettent des exactions sont de “bonne foi”. Elles sont dans un bain idéologique, de milieu, voire de société, qui justifie tout cela. Même la haine peut être habillée en bon droit, on l’a vu à travers l’histoire.

      Nous sommes tous à divers degrés, selon divers sujets, des poissons rouges qui évoluent dans des aquariums. Aquariums remplis d’eaux idéologiques dont nous avons à peine conscience, trop souvent.

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      • moshedayan // 14.05.2018 à 21h02

        Duguesclin votre commentaire est clair et m’a amené à vérifier les sources du proverbe. “Qui sème le vent, récolte la tempête”, extrait d’un poème de Nizami, XII e siècle, poète perse. À son origine dans le Livre d’Osée 8,7 : “Ils sèment le vent, ils récolteront la tempête” (Traduction Œcumènique de la Bible, VIII e siècle avant J.-C.).
        Donc c’est bien dans la Bible au départ ! Que dire de plus !
        Israël marche sur la tête depuis très longtemps et le général Moshe Dayan l’avait bien compris en devenant pacifiste à sa retraite sûr et déjà au dernier tiers de sa vie. Elle le paiera chèrement, il est urgent qu’elle change pour son existence.

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    • Fritz // 14.05.2018 à 21h28

      @DUGUESCLIN : ce peuple deviendra exemplaire le jour où il ne sera plus centré sur lui-même, où il cessera de se célébrer lui-même. Comme disait Norman Finkelstein : « il n’est que temps d’ouvrir nos cœurs à la souffrance du reste de l’humanité ».

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  • Le Wallon // 14.05.2018 à 07h31

    Il est temps pour nous de faire comprendre à nos gouvernements qu’Israël ne peut plus se comporter comme l’Afrique-du-Sud d’avant Mandela. Il faut aussi organiser le boycott des entreprises israéliennes (Sodastream et autres, à voir) et du concours Eurovision de la chanson 2019.
    Israël dans les limites de la ligne verte !

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    • Alfred // 14.05.2018 à 08h03

      Et comment faites vous sorti du 729 et des marques connues comme SodaStream ? Il n’est pas temps de commencer. Il faut continuer.

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    • Fritz // 14.05.2018 à 19h27

      L’Afrique du Sud a fait beaucoup moins de victimes que cet État innommable…
      Entre l’apartheid et le massacre impuni, je préfère l’apartheid.

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    • Haricophile // 15.05.2018 à 09h40

      A mon humble avis, bien pire que l’Afrique du Sud. Par exemple, ils ont employé des saloperies comme des balles dum-dum pour tirer dans la foule en Afrique du sud ?

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  • Kiwixar // 14.05.2018 à 08h25

    Entre Israël et les USA, difficile de dire qui est le chien et qui est la queue, et qui remue qui. Exemple avec le dossier iranien. Une première lecture, c’est les US suivant les intérêts israéliens.

    Il y a peut-être une 2e lecture : l’oligarchie US veut réduire le bilan de la FED et faire monter les taux d’intérêt et l’inflation. Pour éviter une montée relative du dollar (pas bon pour la balance commerciale), il leur faut une montée des taux et une inflation mondiale. Pour ça, il leur faut une forte montée des prix du pétrole (dont tous les prix dépendent). Ça aiderait aussi les producteurs de pétrole de schiste US. Une forte tension au détroit d’Ormuz ferait l’affaire.

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    • Mr K. // 14.05.2018 à 09h24

      En détournant un dicton, on peut aussi, “Faire pour bonne fortune, bon cœur”.

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  • Eric83 // 14.05.2018 à 08h52

    Statut de Rome, ratifié par l’Etat Français mais qui soutient “indéfectiblement” Israël :

    Crime de génocide – Art 6 :
    Aux fins du présent Statut, on entend par crime de génocide l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
    a) Meurtre de membres du groupe ;
    b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
    c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;

    Crimes contre l’humanité – Art 7 :
    1. Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque :
    a) Meurtre ;
    b) Extermination ;
    c) Réduction en esclavage ;
    d) Déportation ou transfert forcé de population ;
    e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international

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  • Marie // 14.05.2018 à 09h14

    Pour approfondir (et compléter) : “Palestine, un peuple, une colonisation” Manière de voir février/mars 2018

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  • christian gedeon // 14.05.2018 à 10h03

    Un demi siècle d’occupation de la Cisjordanie,c’est probablement ce qui est arrivé de pire à Israël.Parce que la situation y est inextricable et que l’injustice se vit au quotidien. Pour les palestiniens,mais aussi pour tous les conscrits israéliens qui Judée et Samarie ou pas,qui jouent le rôle de force d’occupation.Avec tout ce que çà implique de destruction morale,et de déshumanisation. Bref,cette occupation et l’absence de solution sont un poison pour l’état israélien.C’est Moshe Dayan,qui si ma mémoire est bonne l’avait pressenti,juste après la conquête de 1967. Sachant qu’une bonne partie des colons sont tout sauf des modérés,et que du côté palestinien,le Hamas réclame toujours la destruction d’Israël,on n’est pas sorti de l’auberge. L’assassinat de Rabin,par un israélien faut il le préciser,a été une catastrophe majeure dans l’histoire de la région,et je ne vois pas ce qui,aujourd’hui,pourrait permettre d’entrevoir une lueur d’espoir constructif.

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  • Arcousan09 // 14.05.2018 à 14h16

    Ce qu’a fait Saddam … c’est inacceptable
    Ce qu’a fait Kadhafi …. c’est inacceptable
    Ce que fait Bachar … c’est inacceptable
    Ils ont bombardé des hôpitaux, des écoles
    Ce que fait Netanyaou c’est normal et il reste fréquentable ????
    Bombarder des hôpitaux, des écoles, tuer des gamins qui jouent sur une plage c’est certainement de l’action “humanitaire”
    Tuer et mutiler des palestiniens NON ARMES qui manifestent c’est “normal”, Israël se défend !?!?!?
    Et Tsahal meurt de trouille devant une gamine de 16 ans qui a osé gifler un soldat ….
    Conclusion pour Israël: rien ne vaut un petit massacre pour garder la forme …..

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  • Owen // 14.05.2018 à 14h58

    Un reportage d’Abby Martin, sous-titré par Sayed Hasan:
    – ce que deviennent des survivants d’une famille palest.inienne, après l’incendie criminelle de leur maison,
    – les rues encagées de Hébron, secteur arabe.

    You Tube juge le contenu choquant. Certes…
    Ici, https://vimeo.com/263396566
    où là, https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/le-terrorisme-israelien-dans-les-76932

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  • Fritz // 14.05.2018 à 17h32

    14 mai, 1948 – 2018 : comment le beau rêve est devenu un cauchemar.

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    • Sandrine // 14.05.2018 à 19h37

      Le beau rêve socialiste s’est transformé en cauchemar national-capitaliste.

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  • yack2 // 14.05.2018 à 19h09

    Plus de 50 morts, des centaines de blessés, hommes ,femmes ,enfants…. en une journée….Et l’on point la responsabilité du Hamas….Pour les appeler à la retenue.
    Mais de qui se fout-on?
    C’est à vomir.

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    • Marie Colin // 19.05.2018 à 00h56

      Perso, j’ai quitté Amnesty en 2008 après avoir entendu ses dirigeants français renvoyer dos à dos les bourreaux (colons européens hyper racistes, en l’occurrence anti-sémites) et leurs victimes (les autochtones de Palestine)
      Quelques rappels historiques :
      Amnesty n’avait pas “pris en charge” Mandela pour avoir “eu recours à la violence” !
      Desmond Tutu (prix Nobel de la paix mérité, contrairement à beaucoup d’autres…) a expliqué que l’apartheid instauré en Palestine par les colons européens zionistes était bien plus terrible que celui qui avait eu cours en Afrique du Sud.
      A sa libération, Mandela est allé voir Khadafi pour le remercier de son soutien, en évitant soigneusement la Palestine colonisée.
      Un journaliste argentin a mené une enquête démontrant que “l’enlèvement” d’Eichmann dans son pays par le Mossad ne tenait pas la route : de fait, il a été livré par ses petits copains nazis qui ne supportaient plus ses rodomontades qui les mettaient en danger !
      [modéré]

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  • Emmanuel // 14.05.2018 à 19h35

    Depuis 1967….pour les amateurs d’histoire, je vous engage à aller voir sur YouTube la conférence de presse du Général De Gaulle cette même année. Très instructif, surtout pour les générations qui n’ont pas forcément le recul historique….Grande lucidité qui semble manquer à notre époque…

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  • Fritz // 14.05.2018 à 19h42

    Dernière nouvelle : Jean-Yves Le Drian vient d’annoncer la rupture des relations diplomatiques avec le régime de Tel-Aviv. Emmanuel Macron déclare que « ce régime sanguinaire a franchi toutes les lignes rouges, et qu’il ne s’agit plus de discuter, mais de frapper ». On s’attend à des bombardements imminents de la communauté internationale sur l’appareil répressif du régime de Netanyahu.

    Poisson d’avril.

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  • CHAÏB-DRAA // 14.05.2018 à 21h48

    tant qu’il y aura des va-t-en guerre comme J. Bolton, Dick Cheney et le nouveau lèche bottes de Netanyahou,Trump, ce pays se croyant au dessus de toute légalité intenationale, continuera sa politique de destructions, de tueries et d’humiliations d’un peuple qu’il veut être complètement soumis. Un état “contrôlé” par ceux appelés des faucons, qui oublient malheureusement quels sorts ont été réservés aux leurs durant la seconde guerre, par un système créé qui n’a rien à voir avec les palestiniens. Aujourd’hui, anniversaire d’un état qui se veut être la seule démocratie du moyen orient, on décompte déjà 55 morts palestiniens. Que ceux qui applaudissent encore cet état commentent sincèrement ces massacres !

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    • Louis // 15.05.2018 à 00h09

      Trump ne fait que donner des gages. Comprenez que le lobby israélien est extrêmement puissant au congrès et aux USA en général.

      Les présidents américains font toujours de la politique étrangère en fonction de leurs objectifs en terme de politique intérieure. En amadouant le lobby israélien, Trump amadoue le congrès, les médias et un grand nombre de grands entrepreneurs juifs américains qui sont moins susceptibles de lui mettre des bâtons dans les roues. Trump se fout complètement d’Israël et des palestiniens du moment qu’on le laisse appliquer la politique qu’il veut aux USA.

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    • Haricophile // 15.05.2018 à 09h47

      Vous vous trompez sur un point : Ce pays “ne croit pas” être « au dessus de toute légalité internationale ». IL EST « au dessus de toute légalité internationale », depuis le début il viole toutes les conventions de l’ONU sans jamais avoir reçu aucun commencement de début de sanction, même a l’époque ou il commettait des actes terroristes (ne pas oublier…).

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  • Gglosmahnificos // 15.05.2018 à 07h39

    Oulalalala…. Vous ne craignez pas d’être taxé d’antisémitisme avec un texte pareil? C’est courageux de votre part….. Mais très très risqué.
    Allez, une lien vite fait, à regarder vite fait avant que cela ne soit ” expurger” par la bienséance en cours: ( De Gaulle 1967)
    https://youtu.be/toKG_MFh7IU

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    • Macarel // 15.05.2018 à 08h09

      Ne pas être raciste ou sectaire, c’est condamner les actions répréhensibles d’où qu’elles viennent.

      Lorsque les autorités israëliennes d’extrême-droite soutenues par des autorités américaines inspirées par des “fondamentalistes chrétiens” tuent des manifestants palestiniens non armés, elles doivent être fermement condamnées.

      Lorsque des extrémistes musulmans financés en sous main par l’Arabie Saoudite wahhabite commettent des crimes terroristes ils doivent être fermement condamnés.

      Je crois que toutes les religions du Livre, se réclament du commandement “tu ne tueras point”, alors pourquoi ces religions ont-elles occasionné tant de crimes au nom de Dieu, Yahvé, ou Allah ?
      Ce sont les injustices qui sont à la source de la violence, seule la fin des injustices peut ramener la paix.

      Ils serait temps en ce début de XXIième siècle que les hommes apprennent à vivre en bonne intelligence, sur cette Terre, qui a vu couler tant de sang inutilement.

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      • christian gedeon // 16.05.2018 à 11h28

        Se réclamant du Livre? Cette formule est inappropriée. D’abord parce que “le Livre ” n’existe pas. Ensuite,parce que c’est une formule créée par l’Islam pour séparer les “idolâtres ” ancienne mode,et maintenant les athées de ceux qui “croient “. Et le fameux “tu ne tueras point ” est sujet à un nombre d’interprétation sans nombre,dont la plus évidente est “tu ne tueras point ceux qui sont comme toi ” en quelque sorte.Doit on rappeler qu’en plus des athées,les Hindous(un milliard) les bouddhistes,les taoïstes,et j’en passe des dizaines,ne croient pas en “un Livre “,mais à leur religion?

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  • occitan // 16.05.2018 à 13h22

    pour procéder à un tir aux pigeons comme le font ces jeunes soldats israéliens (certains ayant la double nationalité franco-israélienne) il faut qu’ils aient subi un lavage de cerveau intense depuis leur enfance. Cela fait penser à une certaine jeunesse qui fit aussi du tir aux pigeons sur les arrière grands-parents de ces soldats….

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