Source : Atlantico, Emmanuel Todd, 15-11-2016

Emmanuel Todd revient pour Atlantico sur l’élection de Donald Trump aux États-Unis.

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[…]

Je crois que c’est l’augmentation de la mortalité des Américains blancs de 45 à 54 ans entre 1999 et 2013 qui m’a fait craquer. La mortalité a un peu baissé pour les Blancs qui avaient fait des études supérieures complètes, elle a stagné pour ceux qui avaient fait des études supérieures incomplètes, elle a augmenté en-dessous de ce seuil, entraînant l’élévation du taux global. Nous en sommes au point où le groupe majoritaire, les Blancs, représentant 72% du corps électoral, est tellement en souffrance que sa mortalité augmente. Les causes de cette augmentation ne sont pas “naturelles” : il s’agit de suicides, d’alcool, de drogue, d’empoisonnements médicamenteux. A l’instinct je me suis dit : à ce stade, le système idéologique néo-libéral peut craquer. Cet indicateur est vraiment le signe que la globalisation économique a fini par conduire à une insécurité individuelle et sociale insupportable même en pays anglo-saxon. Les sondages “sortie des urnes” ont bien montré qu’au fond, la principale motivation du vote Trump était la volonté de changement. Tout sauf ce que représente Clinton.

Au fond, je suis revenu l’autre jour à la première intuition prospective de ma vie, antérieure à mon hypothèse et mes recherches sur la détermination des idéologies par les structures familiales. En 1976, j’avais prédit, à l’instinct, dans La Chute finale, l’effondrement du système soviétique, en me basant, fondamentalement, sur la hausse de la mortalité infantile russe entre 1970 et 1974. Je peux aujourd’hui boucler l’interprétation : la famille communautaire paysanne russe – égalitaire, autoritaire – a bien mené à l’idéologie communiste. Mais à un certain stade, l’absurdité économique et sociale du communisme est devenue telle que la Russie a fini par s’en débarrasser, par transcender sa propre détermination anthropologique. Il se passe aujourd’hui quelque chose du même ordre aux Etats-Unis. Une réalisation exagérée du potentiel idéologique individualiste et inégalitaire de la famille nucléaire absolue anglo-saxonne a mené l’Amérique dans une autre forme d’absurdité. La population finit par réagir et part dans une autre direction. Ce qui se passe en Amérique peut donc sans doute être mis en parallèle, en termes d’importance historique, avec ce qui s’est passé en Russie vers 1990. Dans les deux cas, un taux de mortalité avertit le chercheur. La démographie est tellement plus fiable que l’économie !

La chute du néo-libéralisme succède donc à celle du communisme. Le parallèle s’arrête ici j’espère. Le capitalisme est plastique, multiforme : il devrait permettre une reconstruction assez rapide de la nation américaine..

Vous envisagez le vote Trump comme une réaction démocratique égalitaire. Que faire de la dimension raciale du vote ? Le parti républicain est toujours un parti blanc. Les démocrates protègent les Noirs et les Hispaniques. On parle de Trump comme de l’élu des “petits blancs”

La lecture sociologique de cette élection s’est faite avant tout sur des critères d’éducation et de race. Mais il faut quand même regarder les thèmes électoraux. La campagne américaine a débuté par une double surprise, la montée en puissance de Bernie Sanders et celle de Donald Trump, qui avaient en commun la dénonciation du libre-échange. Sanders a échoué, mais Trump a réussi en s’émancipant idéologiquement du parti Républicain. Je vois bien en France et ailleurs tous ceux qui veulent penser que Trump n’appliquera pas son programme. Mais nous devons accepter de voir la tendance lourde de la société américaine, à gauche autant qu’à droite de l’échiquier idéologique. La véritable idéologie de l’Amérique c’est aujourd’hui ce que j’appelle la “globalization fatigue“. Et d’une certaine façon, le programme de Trump a déjà commencé à être appliqué sous Obama. Les États Unis sont le pays qui a pris le plus de mesures protectionnistes depuis la crise et les dépenses de reconstruction des infrastructures ont déjà débuté. Commençons donc par valider une dimension marxiste de l’interprétation. Et un choix économique.

Il est vrai que Donald Trump a fait ses meilleurs scores chez les non éduqués blancs, mais il reste le fait que Trump est aussi un phénomène de classe moyenne, et qu’il fait un peu mieux que Clinton dans l’électorat blanc éduqué. Les Noirs ont voté à 88% pour Clinton, avec pourtant un taux de participation plus faible que pour Obama. Mais les mouvements les plus importants, par rapport aux élections précédentes, ont bien eu lieu en fonction des niveaux de revenus. Alors que le parti républicain était le parti des riches, il se contente aujourd’hui de faire jeu égal avec le parti démocrate chez ceux qui gagnent plus de 200 000 dollars par an. Globalement certes, on a l’impression que le niveau économique n’est plus tellement déterminant. Mais c’est le résultat d’une mutation extraordinaire : beaucoup de riches ont fui le parti républicain. D’ailleurs, pendant la campagne, l’argent est allé vers le parti démocrate. Wall Street a voté Clinton. Tout comme les chanteurs et acteurs branchés perçus comme “de gauche”, liberal au sens américain, mais qui sont quand même, au fond, des milliardaires qui bénéficient à leur manière de la globalisation.

 

[…]

Le problème racial est en Amérique d’une épaisseur, d’une résistance extraordinaire. Il n’a aucun équivalent en France. Il n’y a pas chez nous de groupes où le taux de mariage mixte soit aussi faible que celui des femmes noires aux États Unis. Loïc Wacquant a bien montré dans Urban Outcast (parias urbains) que les banlieues françaises les plus pourries n’avaient rien à voir avec l’hyperghetto américain. Il y a pire : les États-Unis sont depuis l’origine une démocratie raciale. Les Anglais qui ont fondé l’Amérique ne croyaient pas en l’égalité des hommes. La seule façon d’expliquer leur conversion à un idéal égalitaire démocratique, c’est d’admettre que les Blancs sont devenus égaux en Amérique parce que la notion d’infériorité y a été collée sur des groupes raciaux ; sur les Indiens, puis sur les Noirs.

Comment cette question raciale structure-t-elle aujourd’hui l’espace politique américain ?

Dès Nixon, les Républicains ont utilisé le ressentiment blanc contre la déségrégation et contre l’émancipation politique des Noirs comme un instrument de lutte et de conquête électorale. Subtilement, en utilisant un langage codé, ils ont établi l’idée que l’État Providence (le welfare) était un truc pour les Noirs. Le parti Républicain, le parti de Lincoln et de l’abolition de l’esclavage, est rapidement devenu un parti blanc. La question raciale a été à partir de Reagan un levier fondamental de la révolution néolibérale. C’est largement par racisme que les électorats de Reagan, de Bush père et fils, ont applaudi aux suppressions d’impôts, à la destruction de l’Etat social de Roosevelt. C’est en tapant sur les Noirs que les classes moyennes et les classes populaires blanches se sont autodétruites… Une bonne partie de l’électorat blanc a voté, des décennies durant, contre ses propres intérêts économiques, silencieusement contre les Noirs, bruyamment pour des valeurs religieuses ou contre l’avortement. En 1984, spécifiquement, contre le protectionnisme de Walter Mondale, candidat démocrate écrasé par Reagan. On pourrait dire qu’il s’est agi d’un électorat fou, ou peut-être seulement masochiste. C’est cet électorat raciste et masochiste que les éditorialistes du Washington Post, du New York Times aux Etats-Unis, du Guardian et de l’Independent au Royaume-Uni, et de la presse française, semblent regretter. Ils ont la nostalgie de ces gens qui votaient contre leur intérêt et qui élisaient des Présidents qui réduisaient les impôts et faisaient la guerre en Irak.

 

[…]

Mais ce serait pourtant pour les “élites” françaises le moment d’être lucides et de ne pas refaire en 2017 l’erreur de 1981 : agir à contre temps des pays dominants et leaders, anglo-saxons.

Regardez. La révolution néolibérale démarre avec Thatcher en 1979 et Reagan en 1980 ; en 1981 la France de Mitterrand opère un contretemps exceptionnel. Alors que le virage néolibéral commence, la France amorce un virage soviétique. Elle nationalise. Tout cela pour aboutir, dès 1983, à un retournement mal maitrisé, qui se croit néolibéral mais qui n’est en fait qu’austéritaire. Nos hauts-fonctionnaires naïfs vont finir par concevoir l’euro en le pensant libéral alors qu’il s’agit en fait d’une construction typiquement étatique, presque soviétique dans son désir de domination par en haut de la société.

2017 sera peut-être l’occasion, pour la France, de faire la même erreur, mais à l’envers. Après le Brexit, et Donald Trump, les Anglo-saxons bougent dans le sens de la reconstruction nationale et s’éloignent de l’idéal de la globalisation. Nos candidats de droite, dont l’un sera président, font assaut de néolibéralisme. Tous sont des libre-échangistes bêtas. L’un d’entre eux sera peut-être un nouveau Mitterrand, agissant à contretemps sur la scène mondiale.

 

À Lire en intégralité sur Atlantico, Emmanuel Todd, 15-11-2016

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76 réponses à Emmanuel Todd : “Le discours disant que le vote Trump est le vote des petits blancs racistes est absurde, c’est le contraire.”

Commentaires recommandés

Pierre T. Le 16 novembre 2016 à 01h48

Emmanuel Todd ne donne pas d’explications par la démographie, il utilise la démographie comme indicateur de la situation économique, notamment en fonction des classes sociales et des groupes sociaux-culturels. Cela ne remet pas en cause votre argumentation, simplement la sienne s’appuie sur des données factuelles et non idéologiques. Nulle part dans le texte je ne vois Todd dire que c’est le désespoir et la hausse de la mortalité qui conduisent à la dépression économique. Il déduit de la hausse de la mortalité et des causes de cette hausse la paupérisation de certaines classes, en particulier en comparant ces données avec celles d’autres classes classes et groupes sociaux-culturels

  1. Charles Le 16 novembre 2016 à 01h24
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    L’explication économique est beaucoup plus simple et plus pertinente que l’explication démographique utilisée à tout bout de champ par Todd. C’est la dégradation des conditions économiques qui conduit au désespoir et à une hausse de la mortalité et non l’inverse. Cette dégradation des conditions économique est due à la diminution du taux de profit dans une économie capitaliste. La paupérisation en est la conséquence quand ceux qui détiennent le pouvoir économique ne veulent pas renoncer à leurs profits : c’est ce qui s’est passé aux USA avec la stagnation des salaires et l’importation massive de biens bon marché pour masquer un temps cette stagnation. Dans un régime capitaliste, le capital passe avant le travail. On voit le résultat, un résultat précipité par la crise des subprimes.


    • Pierre T. Le 16 novembre 2016 à 01h48
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      Emmanuel Todd ne donne pas d’explications par la démographie, il utilise la démographie comme indicateur de la situation économique, notamment en fonction des classes sociales et des groupes sociaux-culturels. Cela ne remet pas en cause votre argumentation, simplement la sienne s’appuie sur des données factuelles et non idéologiques. Nulle part dans le texte je ne vois Todd dire que c’est le désespoir et la hausse de la mortalité qui conduisent à la dépression économique. Il déduit de la hausse de la mortalité et des causes de cette hausse la paupérisation de certaines classes, en particulier en comparant ces données avec celles d’autres classes classes et groupes sociaux-culturels


      • LS Le 16 novembre 2016 à 13h13
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        Sur ce texte seul, oui, on peut adhérer à votre interprétation des propos d’E. Todd mais pas complètement aux vus de ses différents travaux.
        En caricaturant un peu la pensée d’E.Todd, il a tendance à faire du Marx inversé : les caractéristiques anthropologique “détermine” la superstructure politique et culturelle qui “détermine” l’infrastructure économique.


        • Subotai Le 16 novembre 2016 à 17h21
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          Dans son dernier article qui fait suite à la conférence mise en ligne par le Crises, il dit sa “surprise” de voir que le “trop c’est trop” de l’élection de Trump va à l’encontre de ce que vous caricaturez.
          L’un se nourrit surement de l’autre mais les évolutions humaines très sont lentes.

          Notez aussi que la messe n’est pas dites. Trump a été élu, mais il lui reste à gouverner la Révolution lancée. Les caractéristiques anthropologiques des Anglo-Saxon peuvent encore faire échouer la tentative.
          Nous ne sommes qu’au début de l’aventure.


          • LS Le 16 novembre 2016 à 18h42
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            E. Todd est un scientifique qui étudie les régularités comportementales dans un champs d’études particulier. Lors qu’un fait le contredit, il re-théorise pour en tenir compte. On peut appeler cela pragmatisme si vous voulez, j’appelle cela honnêteté, surtout que je l’ai toujours vu scrupuleux à cet égard, ce qui est rare dans notre paysage médiatique.

            La caricature porte plus sur l’utilisation du verbe “déterminer” qui est trop fort, pas sur sa tendance “Marx inversé”. Il faudrait plus justement parler de “causalité circulaire” ici (ce que vous appelez “se nourrir l’un l’autre” je pense) mais cela nous mènerais trop loin. Et oui, les évolutions sont très lentes, ce que les détracteurs d’E.Todd ne veulent pas comprendre quand ils se moquent de l’expression “catholique zombie”.


      • Charles Le 16 novembre 2016 à 20h39
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        Voici ce que dit Todd notamment : “Au fond, je suis revenu l’autre jour à la première intuition prospective de ma vie, antérieure à mon hypothèse et mes recherches sur la détermination des idéologies par les structures familiales.” et “Dans les deux cas, un taux de mortalité avertit le chercheur. La démographie est tellement plus fiable que l’économie !” C’est bien une explication par la démographie qui se substitue à une explication par l’économie.

        Curieusement je n’ai jamais rien lu de Todd comme explication par la démographie de la chute de la natalité et de l’augmentation de la mortalité en Russie après le démantèlement de l’Union soviétique. Et pour cause ! C’est dire que même comme indicateur, la démographie n’explique rien.

        Il n’explique tellement rien que Clinton a obtenu plus de voix que Trump. L’élection s’est jouée dans certains États menacés par la désindustrialisation et contre laquelle Trump s’est engagé avec détermination.

        Quant aux statistiques démographiques, rien de plus facile de les interpréter de différentes manières :
        http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/USA/fr/SP.DYN.CDRT.IN.html
        http://plus.lefigaro.fr/lien/les-chiffres-effrayants-de-lobesite-aux-etats-unis-20111011-568353


        • Charles Le 16 novembre 2016 à 20h51
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          J’ajoute que cette chute de la natalité et l’augmentation de la mortalité en Russie dans les années 1990 (bien plus importantes que du temps de l’Union soviétique) aurait dû entraîner Todd à prévoir le démantèlement de la Fédération de Russie… Ce n’est pourtant pas ce qui s’est passé. Les explications ou “prévisions” a posteriori n’ont aucune valeur.


        • Micmac Le 17 novembre 2016 à 00h45
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          La hausse de la mortalité et la baisse de la natalité dans la Russie d’Eltsine annonce bien la fin du néolibéralisme en Russie.

          Tout comme ces marqueurs de la baisse du niveau de vie aux USA indiquent aussi la chute du néolibéralisme aux USA, d’après Todd. Il n’y a pas de contradiction.

          La disparition des USA, Todd n’en a jamais parlé, il n’a parlé que de la fin des USA en tant que puissance hégémonique (“Après l’Empire”).


          • Micmac Le 17 novembre 2016 à 00h49
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            Et bien sûr, la baisse de la natalité et la haute de la mortalité en Russie sous choc néolibéral a pour explication le choc néolibéral lui même…

            Ce que dit Todd, c’est que les Russes avaient une certaine tendance anthropologique à accepter le communisme en raison de la tendance égalitaire/autoritaire de leur système familial. Rien d’autre.


      • bellini Le 16 novembre 2016 à 22h59
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        Le néocapitalisme doit libérer le désir pour maintenir la consommation. Le résultat c’est : je suis obèse, ma femme est obèse, mon fils est obese… et mon espérance de vie diminue. merci mac do!


    • Subotai Le 16 novembre 2016 à 05h39
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      La démographie – natalité, mortalité, mouvements humains, évolution des groupes sociaux – montre les conséquences des situations socio-économiques. Et permet de envisager les tendances politiques suivant l’air du temps.
      “Suivant l’air du temps” signifie que les tendances ne sont pas dogmatiques, ni idéologiques * – Droite/Gauche, Capitalisme/Communisme, Religieux/Athée, etc – mais toujours en rupture avec la situation du moment, en rupture de l’ordre établi.

      * Même s’il est de bon ton (toujours l’ordre établi) de cataloguer avec les références standards/à la mode. Le propre des Révolutions étant, après coup, de redéfinir et renommer les concepts.


    • Mr K. Le 16 novembre 2016 à 06h20
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      La hausse de la mortalité dans une certaine partie de la population permet à Emmanuel Todd de comprendre que la situation arrive à un point de rupture.

      Situation de dégradation qui dure depuis au moins vingt ans.

      Cela montre bien la pertinence de ces indicateurs démographiques, en association à bien d’autres éléments qu’utilise Todd dans sa lecture “du monde”.


    • Kesse Le 16 novembre 2016 à 07h33
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      Le probleme du chercheur en science sociale est de trouver un terrain ou il a le droit de s’exprimer, sans qu’une horde d’imposteurs ne lui tombe dessus (la realite de la recherche en economie) … vous avez raison sur votre lecture des facteurs economiques mais vous serez balaye d’un revers de main par le premier ponte economiste que vous croiserez … Todd, plutot que d’analyser des structures economiques soumis a un debat sectaire, utilise les consequences de ces structures, c a dire leurs implications sur la population, pour faire des inferences … Economie, demographie, peu importe, ces differences auront de moins en moins de poids face aux outils mathematiques et informatiques qui permettent la prise en compte de situation de plus en plus complexe dans des modeles predictifs … L’important est de ne pas laisser trop de place a la contradiction soit-disant scientifique des prix nobel de la banque de suede et, ce faisant, reintroduire de la pensee critique et scientifique dans le fatras de modeles bayesiens et d’equa diff qui souvent ne servent qu’a corroborer des evidences, voir a valider d’autorite le point de vue des chercheurs (les economistes sont forts en tautologie: “on va chercher CA , modeles construit pour observer CA, blabla, … et on trouve CA.”, si vous ne voyez pas le probleme dans cette methodologie, je vous recommande Feyerabend).


    • charlie bermude Le 16 novembre 2016 à 11h28
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      Opposer démographie à économie est au mieux une division corporatiste du savoir .
      Nous sommes au 21 siécle , Peut étre peut on s’autoriser à penser que la marchandise force de travail a aussi un lieu , des moyens et un temps de production : la famille …D’un autre coté , il est assez singulier que l’économie, en fasse abstraction .


    • Meyrand Le 16 novembre 2016 à 16h12
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      Todd n’utilise pas une explication démographique, il utilise les indicateurs démographiques. Ce n’est pas du tout la même chose.
      Je trouve en général ses analyses très percutantes. Il y a cependant une chose que j’ai du mal à comprendre chez lui, c’est son attachement au système libéral / capitaliste. Il le renouvelle dans cet article. Le communisme était absurde. Ce n’est pas parce que le système libéral dure plus longtemps qu’il ne l’est pas.
      Sa déploration de l’état de la France fait mal parce que ça tombe juste. On a un tas de politiciens ne voulant pas vraiment gouverner. Ils vendent ou plutôt abandonnent le pays à Bruxelles et à sa commission débile. Eux se contentent de profiter de la bonne soupe qui est servie dans les endroits de pseudo pouvoir.


    • sissa Le 16 novembre 2016 à 16h49
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      Il me semble que Todd lie très clairement l’élection de Trump à la situaion socio-économique des classes moyennes.
      Il dit simplement une chose: les indicateurs démographiques sont nettement plus fiables que les indicateurs économiques pour repérer la crise des classes moyennes.


    • RGT Le 16 novembre 2016 à 22h17
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      L’explication économique est beaucoup plus simple et plus pertinente que l’explication démographique utilisée à tout bout de champ par Todd.“.

      Todd analyse la situation démographique d’un pays et il essaye de déterminer quelles en sont les causes.

      Dans le cas de l’ex URSS et des USA il déterminé certains parallèles en a déduit que la cause principale de la hausse de mortalité aux USA était identique à celle qu’avait vécu l’URSS.

      Les même causes ayant les mêmes effets, le système politique US (capitaliste à outrance) devait s’effondrer comme le système communiste qui était aussi une forme pervertie de capitaliste, toutes les richesses ne profitaient qu’aux apparatchiks.
      Il est un scientifique, et il défend sa théorie avec beaucoup de pugnacité, mais contre des fanatiques embrigadés…

      Il est facile de critiquer Todd sans apporter de preuves sur ses erreurs.
      Todd utilise des preuves irréfutables : Les statistiques démographiques (qui ne peuvent pas être falsifiées sinon ça se voit immédiatement).

      Aux critiques de Todd, je demande simplement d’apporter des PREUVES IRRÉFUTABLES et VÉRIFIABLES pour le contrer.

      Ce qui peut être affirmé sans preuve peut DOIT être réfuté sans preuves.


  2. Silk Le 16 novembre 2016 à 01h31
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    Sa “prémonition” de la chute du communisme était plus intuitive qu’etayée par ses analyses.
    Dire (par opposition au communisme) que “Le capitalisme est plastique, multiforme : il devrait permettre une reconstruction assez rapide de la nation américaine..” c’est oublier (volontairement ?) les envoyés US en URSS qui ont organisé le pillage et la destruction de l’économie soviétique (il en restait assez pour que des empires économiques soient construits), et donc que la destruction finale à été planifiée et organisée conscienceusement.
    D’ailleurs Poutine a réussi à remonter un pays en une grosse décennie, pays pillé et détruit, c’est donc qu’il restait largement assez pour reconstruire pour peu que le dirigeant ne continue pas à détruire son pays pour complaire aux américains.
    Quant au capitalisme, il s’agit juste de réorienter et nullement de recréer un système.
    On est encore loin d’un effondrement …


    • Pierre T. Le 16 novembre 2016 à 01h59
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      C’est votre avis sur les travaux d’Emmanuel Todd. Personnellement, je citerais Marc Ferro qui a déclaré que “La Chute Finale”, premier ouvrage qui annonce la chute de l’URSS comme “le succès le plus mémorable de la clairvoyance dans l’analyse critique” (dans “L’aveuglement, une autre histoire de notre monde”)


      • Silk Le 16 novembre 2016 à 08h42
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        Il y a d’autres ouvrages expliquant par d’autres élèments la stagnation voire régression du système soviétique et possibilité de futur éclatement de l’URSS.
        Mais quand Todd part du fait qu’il remarque une hausse de la mortalité infantile en URSS dans les années 70, c’est un indicateur mais pas suffisant pour prouver ce qu’il avançait.
        Ca relève plus selon moi de l’intuition, du faisceau d’indice….
        On le félicite souvent pour son ouvrage. Il en existe de plus exhaustif sur les raisons de cet effondrement.
        Pour le reste les analyses de Todd sont souvent interessante car abordent les sujets par un autre bout souvent complémentaire ou forçant à la réflexion.


        • Pierre T. Le 16 novembre 2016 à 10h53
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          @Silk Todd part des indicateurs démographiques car toutes les données économiques sont soit inaccessibles, soit non-fiables. Et n’oublions pas qu’il a publié en ’76. Dans son cas, il s’agit d’une théorie confirmé par des faits et non d’explications à posteriori, quelques soient la précision et la pertinence de ces dernières, que je ne remet nullement en cause d’ailleurs.
          @ Homère peut-être aurais-je du m’exprimer de façon plus claire, j’y penserai à l’avenir. Errare humanum est.


          • silk Le 20 novembre 2016 à 03h34
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            auto-modération : je deviens hors sujet, on devrait rester sur Trump.
            Un jour peut-être nous aurons l’occasion de débattre des analyses de Todd l’amenant à de telles conclusions (comme son accès à des archives en 1975, quelques archives et venant d’où ?).
            Sur à la hausse de la mortalité infantile, il faudrait connaitre l’origine des archives (avec peu de recul vu les dates, dans un contexte de sévère désinformation sur l’URSS qui améliorait ses stats quand les autres pays les aggravaient).
            Todd analyse des “tendances” alors que de témoignage de 1ere main : mes parents vivaient en URSS, et ils en ont fait des critiques très sévères, mais sur ce point, ma mère qui était enceinte était suivie à l’hôpital à Kiev, et les soins étaient impeccable, gratuit, il y avait l’équivalent de crèche qui étaient très développées (encore plus qu’en France).
            Ca semble plus une critique du système sans prendre en compte les éléments contextuels ayant abouti à la dislocation de l’URSS.
            Il existe beaucoup de prédictions qui s’avèrent erronées, celle ci s’est avérée juste mais, selon moi, pas par les arguments présenté (dans les résumés que j’ai pu lire) mais par un contexte géopolitique qui n’a pas de rapport avec les “tendances” analysée par Todd l’amenant à cette conclusion.

            Mais restons sur les USA 😉


      • Homère d'Allore Le 16 novembre 2016 à 08h59
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        @Pierre.T

        Euh…”La Chute Finale” est un ouvrage….d’Emmanuel Todd.

        https://fr.m.wikipedia.org/wiki/La_Chute_finale


        • Fritz Le 16 novembre 2016 à 09h55
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          @Pierre T. ne dit pas autre chose, il donne l’appréciation de Marc Ferro sur cet ouvrage d’Emmanuel Todd.

          @Kesse : pour Todd, les structures familiales d’Ancien Régime ne sont pas les conséquences des structures économiques, elles seraient plutôt l’infrastructure humaine des attitudes économiques et politiques.


  3. de Bernardy Le 16 novembre 2016 à 02h21
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    Pour ma part, j’annonçais à mes élèves dès le début des années 70, l’explosion prochaine de l’URSS, en me basant simplement sur la démographie beaucoup plus importante dans les républiques musulmanes d’Asie centrale (aujourd’hui “républiques turcophones”) et du Caucase que chez les Russes. “L’Empire éclaté” d’Hélène Carrère d’Encausse a suivi. Et dès l’élection du pape POLONAIS fin 1978, j’ai dit : “Il va y avoir DE GRANDS CHANGEMENTS EN EUROPE DE L’EST !”


    • Spiridon Le 16 novembre 2016 à 04h22
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      Non, non, pas l’Empire éclaté, pas encore ça ! Toutes les républiques periphépiques ont été les dernières à se de-sovietiser! Et non pas à l’origine de l’éclatement. Et pour cause, elles avaient toutes vu leur niveau de vie passer du Moyen-âge à quelque chose d’un peu meilleur, en souffrant moins qu’en Russie des persécutions religieuses ou culturelles (lire “La Faculté de l’inutile” de Y.Dombrovski). Ce cliché a beaucoup nui à la compréhension des événements et continue à servir tous les convaincus par avance de la nature imperialiste des Russes, soit essentiellement, les ‘russophobes’.


      • Pierre T. Le 16 novembre 2016 à 10h38
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        Tout à fait. La pensée dogmatique a retenu dans un premier temps (assez long d’ailleurs) l’ouvrage de Carrère d’Encausse paru en ’78, mais c’est bien Todd publié en ’76 qui avait vu juste sur la réalité de l’effondrement et ses causes par le biais des variables démographiques. Il s’est bien déroulé une implosion plutôt qu’une explosion de l’Union Soviétique.


        • openmind Le 16 novembre 2016 à 11h13
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          ..une implosion, certes mais pour cela aussi il faut un détonateur et une volonté de l’allumer. Je pense que vous avez tort sur le fait que cela tenait à la démographie principalement. La désillusion sur leurs élites et la nostalgie d’une identité perdue depuis 70 ans ont joué beaucoup plus et cela explique le regain actuel en ces domaines en Russie. Mais le détonateur ainsi que l’explosif viennent toujours de l’extérieur, un empire affaibli est toujours mis à mort par un acteur extérieur…qui manipule ou converti les dirigeants et les amène à l’autodestruction: Gorbatchev est un modèle de dirigeant démocrate en Occident, demandez l’avis à un Russe et vous verrez le décalage…étonnant aussi toutes ces ONG américaines en Russie dans les années 90 juste après….de là à crier au complot, peut-être pas mais en tout cas les USA ont joué leur carte à fond mais mal…


          • Pierre T. Le 16 novembre 2016 à 11h41
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            L’implosion de l’Union Soviétique n’est pas due à sa démographie, l’analyse de sa démographie (en particulier la remontée du taux de mortalité infantile) a permis à Todd de prévoir son effondrement probable dans son livre “La Chute Finale”, paru en 1976, et dont l’historien Marc Ferro a dit dans un ouvrage paru en 2015 qu’il s’agit du ” succès le plus mémorable de la clairvoyance dans l’analyse critique “. Arff ! J’ai été clair ce coup-ci ? 🙂


            • Luline Le 16 novembre 2016 à 13h02
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              IMPLOSION… voici bien le terme qu’il nous faut employer pour décrire ce qui est en train de se passer pour la civilisation militaro-scientifico-industriel dite Occidentale, mais qui couvre maintenant la quasi totalité de la planète Terre.Voyez le livre de Pierre Thuillier, La grande implosion, Fayard, 1995.
              http://www.psychotherapie-integrative.com/esprit-integratif/pierre-thuillier.htm


          • Pinouille Le 16 novembre 2016 à 14h55
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            “..une implosion, certes mais pour cela aussi il faut un détonateur”
            Gorbatchev a dit que la catastrophe de Tchernobyl avait coûté à l’URSS l’équivalent de plusieurs dizaines de milliards de $ (40 si mes souvenirs sont bons). C’est selon lui l’évènement qui a bouclé l’anéantissement économique du pays.


  4. Caliban Le 16 novembre 2016 à 02h29
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    “La question raciale a été à partir de Reagan un levier fondamental de la révolution néolibérale.”

    Effectivement. Et on peut tout à fait rapprocher ce point de vue de celui de Michaël Moore qui associe
    • lutte féroce et soudaine contre la drogue
    • incarcération des populations “noires”
    • coup d’arrêt voire retour en arrière dans la lutte pour les Droits civiques

    Ce chiffre serait à confirmer (source M. Moore, http://www.imdb.com/title/tt4897822/), 30 % de la population “noire” aux Etats-Unis est aujourd’hui privée du droit de vote.


    • Chris Le 16 novembre 2016 à 22h24
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      C’est sous Bill Clinton, démocrate, qu’eut lieu “la plus grande augmentation du nombre de détenus […] de n’importe quel présidence dans l’histoire américaine”.
      Une hausse due notamment à la “guerre contre le crime” et à la “guerre contre la drogue”,qui avaient été lancées bien avant la présidence de Bill Clinton mais que celui-ci “a intensifiées au-delà de ce que beaucoup de conservateurs jugeaient possible”. Et qui ont touché les Noirs de façon disproportionnée.
      http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-hillary-clinton-ne-merite-pas-le-vote-des-noirs


  5. Fritz Le 16 novembre 2016 à 03h47
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    L’obsession des “Anglo-Saxons” pour la couleur de peau est ancienne : une énigme écrite en vieil-anglais parle des “Bretons à la peau noire”… Ces Bretons chassés par une invasion d’une rare brutalité entre les Ve et VIIe siècles. Il reste que ce soubassement anthropologique n’épuise pas le sens du bouleversement actuel.

    Avec l’élection de Trump, l’idéologie néolibérale et atlantiste est orpheline de sa métropole, privée de son référent, les États-Unis d’Amérique. Comme Todd l’avait déjà dit sur France Culture, le bouleversement est comparable à celui des années 1979-1980. Nous ne sommes pas obligés de le suivre quand il salue la plasticité du capitalisme et dénigre feue l’URSS.

    Pour nous Français, l’enjeu politique est de chasser ces zélites qui détruisent notre pays depuis trente ou quarante ans. La présidentielle du printemps 2017 sera l’occasion de cette libération.


    • Subotai Le 16 novembre 2016 à 06h00
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      Les Bretons de (Grande) Bretagne étaient plutôt petits et bruns.
      Les Angles, Saxons, Norses, Danes et autres Scandinaves étaient plutôt grands, blonds et pâles de peau.


  6. Yacine B Le 16 novembre 2016 à 04h32
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    Intéressante l’analyse de E, Todd. La démographie, le taux de mortalité, le retour au réel des petits blancs, le paradoxe des noirs qui votent contre leurs intérêts en votant démocrate. La culture en France des élites rigides qui préfèrent se faire couper la tête plutôt que de se remettre en question. Le parallèle avec l’effondrement de l’union soviétique.
    Juste un bémol, la démographie n’est pas une cause en soi mais un effet d’un système économique qui ne réalise pas le projet démocratique. Cette prise de conscience qui en est a ses balbutiements, c’est peut-être, selon moi, la leçon la plus porteuse d’effets a moyen et long terme de cette élection. Et finalement quoi de plus logique en somme, que ce soit dans le pays le plus ultra libéral de la planète que cette prise de conscience émerge. Et pour faire encore un parallèle avec l’Union soviétique, la révolution dite « prolétarienne » ne devait pas se faire, selon la théorie Marxiste, en Russie Tsariste qui n’avait pas fait sa révolution industrielle, mais en Angleterre, pays le plus avancé industriellement qui disposait de la classe ouvrière pour faire la révolution. Lénine s’était sortie de ce paradoxe apparent en disant que la Russie était le maillon le plus faible. Nous savons, aujourd’hui que ce n’est pas seulement ça.


    • Subnihilo Le 16 novembre 2016 à 19h18
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      Vous avez totalement raison. La Russie était à l’époque vraiment le dernier pays susceptible de se diriger vers une voie socialiste débouchant sur le communisme. Et c’est pourquoi les analyses de “chute du communisme” étayées par tous les sociologues, démographes et autres penseurs en sciences sociales me font bien rire car aucune société communiste n’a jamais existé sur la planète, le système soviétique étant tronqué dès le départ, il était à mille lieues de déboucher sur une telle société.
      Cela me fait d’un autre côté toujours rigoler lorsque l’on parle de dictature communiste, qui est en soi un oxymore mais qu’on emploie volontiers pour stigmatiser la pensée profonde de cette idéologie. Par contre, d’un autre côté, les dictatures fascistes ou d’extrême droite ne sont jamais appelées “dictatures capitalistes” bien que leurs modèles économiques font une grande place à la propriété privée et à l’économie de marché …. et présentent toutes les caractéristiques de ce système
      mystère et boules de gommes ou mauvaise foi politique ?


  7. Xavier Le 16 novembre 2016 à 06h20
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    L’inhibition de l’action provoque dépression, violence, suicide.
    La France, championne de la médication, est aussi à surveiller et il serait bon qu’un observatoire du bien-être mesurant très précisément et exhaustivement ces critères puisse donner des éléments tangibles permettant de contrebalancer l’idée de “progrès” vendue comme un rêve auquel ils se rattachent par des élites ne souhaitant qu’habiller leur recherche de maintien de dominance…

    L’écriture de la “belle épopée occidentale” est devenue un enjeu majeur et la presse optimisante (ex. Didier Raoult sur le Point) est sommée de réenchanter la société…

    Bien que “Todd did the job” pour les USA, j’espère juste que la menace FN ne l’empêche pas d’avoir la même analyse ici !..


  8. Catalina Le 16 novembre 2016 à 06h27
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    https://www.youtube.com/watch?v=m7quUXDSAAU

    “Arrêtez d’accuser les blancs pour la victoire de Trump” (VOSTFR)


    • Maxalex Le 16 novembre 2016 à 19h27
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      Je suis d’accord avec elle sur un point, la couleur ne fait rien à l’affaire.
      Pour le reste, elle confirme simplement que tant que l’on a le sentiment de faire partit des “winners de la life”, on aime à humilier ceux qui n’en sont pas.
      Un ou deux accidents de vie bien gratinés lui ferait changer de discours. il suffit de discuter avec des SDF pour vite comprendre que nul n’est à l’abris d’une chute vertigineuse…


  9. calal Le 16 novembre 2016 à 08h55
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    toujours interessant de lire todd. meme si je suis malheureusement pessimiste avec lui quand il predit que la france , pays de veaux comme l’a dit de Gaulle,va louper le tournant “brexit-Trump” et elire un mondialiste pour continuer a se complaire dans l’immobilisme et la gerontocratie.


    • Fritz Le 16 novembre 2016 à 09h57
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      Quelles que soient les déterminations anthropologiques et idéologiques, et celles-ci sont pesantes en France, il y a toujours place pour la liberté humaine… Soyons lucides sur le plan intellectuel et actifs sur le plan politique.


    • Catalina Le 16 novembre 2016 à 10h16
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      Précision, Union européenne et pas Europe. Il est très important de bien nommer les choses car la confusion entraine la confusion.
      MLP évoque seulement “une renégociation des traités (comme tsipras ?).
      L’UPR lui n’évoque pas seulement la sortie mais elle est dans son programme.
      “parmi les candidats crédibles,”, euh ??? personnellement, mon constat sur la politique française c’est qu’elle n’est plus vraiment crédible et ce n’est pas MLP qui montre le contraire quand elle court aux USA en robe bleue roi !


    • gilles Le 16 novembre 2016 à 10h18
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      Il existe pourtant une autre alternative qui, à l’instar de Sanders, propose une politique plus verte, plus humaniste, plus égalitaire.
      faites l’effort de lire le programme de la “France insoumise”: programme élaboré par des milliers d’électeurs et non pas par un parti autoritaire dirigé par une caste familiale .


      • jacques heurtault Le 16 novembre 2016 à 11h35
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        En réponse à Babar …
        Jean Luc Mélenchon (France insoumise) propose de tenter de renégocier les traités et, en cas d’échec, de sortir de l’Union Européenne … C’est imparable!


  10. TheGhoul Le 16 novembre 2016 à 10h34
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    Atlantico : “Les démocrates protègent les Noirs”… Comme les associations de chasseurs protègent le gibier, oui — voyez Trayvon Martin, Michael Brown, Eric Garner et les autres : le racisme institutionnel s’est porté comme un charme sous les présidences Obama. Dans ces conditions, on comprend que les Étatsuniens noirs préfèrent ne pas être “protégés”.


  11. Mondran Le 16 novembre 2016 à 10h41
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    La grande force d’Emmanuel Todd est de partir de tendances lourdes (démographie, niveau de santé etc.) pour anticiper des points de rupture.
    Il y en a d’autres, notamment technologiques, qu’il n’évoque pas.
    Les théories du chaos ou des Cygnes Noirs nous apprennent que nous ne pouvons pas anticiper ce qui se passe après un point de rupture et que la seule politique raisonnable est celle dite de l’Antifragilité au sens de Nicholas Taleb. (Je l’ai critérisé dans mon article sur les effets de l’Intelligence Artificielle sur les sociétés : http://philippeleroymondr.wixsite.com/letempsdelanalyse/single-post/2016/10/18/Face-%C3%A0-lIA-pour-une-intelligence-humaine-collective“)

    Je partage complètement sa conviction sur les programmes des candidats de droite. Peu ou prou, ils veulent passer d’un libéralisme libertaire à un libéralisme plus autoritaire. Au nom du peuple.
    Je doute que les Klurr (du nom du héros de Merci Patron) soit très partisan du programme de Fillon ou Juppé…


  12. christiangedeon Le 16 novembre 2016 à 10h53
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    L’utralibéralisme a quelque chose d’effrayant par sa puissance destructrice…il a détruit l’URSS,rendu la Chine capitaliste et mieux encore,a détruit sa candidate Clinton par overdose…qu’on y pense bien. j’entends de ci de là que cet ultralibéralisme est amendable,réformable,et autres billevesées. je n’en crois rien… ou il sera détruit,ou il nous détruira tous. C’est sa nature.


  13. Mr K. Le 16 novembre 2016 à 11h24
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    J’ai regardé une fois sur cette chaîne une émission, “bistrot liberté” si je me souviens bien.

    Effectivement c’était bistrot. Si il n’y avait pas eu Xavier Moreau justement, certes bien de droite mais mesuré, je n’aurais pas tenu 5 minutes.


  14. Gérard Le 16 novembre 2016 à 13h09
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    Cet article de Todd que j’apprécie beaucoup nous fait encore regarder les grands événements du monde selon un angle inhabituel.
    Et ce que j’en comprends de façon certainement simpliste, idéaliste (naïve ?) c’est que les hommes globalement, en tant que groupe/nation, évoluant dans un milieu social/politique/économique, l’expérimente. Ayant expérimenté ses bons et mauvais côté presque de fond en comble et donc ayant compris de fait son inadéquation, passent au suivant et ainsi de suite.
    Et j’en conclus ce qui suit :
    – les hommes sont « imprégnés inconsciemment » de l’idée d’une société idéale
    – que le nouveau milieu qu’ils « choisissent/attirent ? » est fatalement la marche sociétale qui suit de l’escalier vers cet idéal et apportera son lot d’expériences bonnes et mauvaises et ainsi de suite.
    – Que l’homme en tant qu’individu, groupe, famille, nation ou humanité dans son ensemble a du mal a apprendre des notions comme la coopération, l’entraide, le non jugement, l’innocuité, l’inutilité de ce qui est séparatif, la bonne volonté, etc…
    – Que la société idéale existe et qu’on est sur son chemin, mais ce chemin est « nécessairement ? » vachement long (à cause du point précédent), mais que ca me rend quand même rudement optimiste 


  15. KS Le 16 novembre 2016 à 13h10
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    Dans la vidéo précédemment diffusé de Todd laissait entendre éprouver une sorte de “plaisir pervers à imaginer Trump élu ( la vidéo datant de la veille des éléctions), Todd est à la retraite dans six mois, ” il se lâche”, fais dans le politiquement “incorrect”.
    Trump est un visionnaire, il reprend le mouvement Occupy Wallstreet avec le slogan devenu célèbre: We are the 99% they are the 1% ( mathématiquement je crois que le calcul politique est bon). jusqu’ici tout va bien.

    Mais qu’on ne me dise pas que la politique qu’il prône et j’irai même plus loin la caricature qu’il incarne n’est pas assimilée et assimilable au racisme autant social que racial et que ce seraient en fait les journaux majoritaire cités et globalement les électeurs de Clinton pour laquelle 88% des noirs ont voté qui seraient racistes, (ils n’ont pas quand même pu se trumper à ce point), ce renversement est un artefact, une généralisation indigne.
    En creux je dois donc comprendre que Trump est le candidat du walfare et du pacifisme.
    Les exemples du racisme de Trump sont légion et je l’accorde tellement diffusés que je ne reviendrais pas dessus ici, j’ajouterai juste pour le racisme social qu’il est un des grand porteurs de la gentrification New Yorkaise, et qu’il organisait une discrimination raciale à la location de ses appartements et a été condamné pour cela.
    Trump tout comme les “chanteurs et acteurs branchés qui ont voté pour Clinton, est aussi ” au fond un milliardaire qui a bénéficié” à sa manière ” de la globalisation”.


    • Mr K. Le 16 novembre 2016 à 14h49
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      Si j’ai bien saisi, Emmanuel Todd pense que ce qui peut faire sauter les verrous du consensus mortel bi-partisan aux USA, c’est l’élection de Trump.

      Cela ne veut pas dire qu’il soutient Trump mais que son élection sera par son effet anti-système un pavé dans la mare forçant à l’évolution.

      De plus avec Hillary Clinton c’est la guerre quasi assurée avec la Russie, alors que Trump a l’air plutôt dans l’apaisement.


      • Mr K. Le 16 novembre 2016 à 16h28
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        Vous voyez les choses sur le temps court, Trump au pouvoir, ce qui ne va sûrement pas être une partie de plaisir pour la population américaine en général.

        Je pense qu’Emmanuel Todd voit plutôt le temps long et les effets dépassant les USA. Déjà éviter une possible guerre nucléaire permettrait à ce temps d’exister.

        D’autre part il y a les effets en Europe, par exemple, qui peuvent accélérer la fin de l’union européenne et pourquoi pas de l’otan.

        La logique néo-libérale inscrite dans les traités européens est un échec complet.


        • KS Le 16 novembre 2016 à 18h20
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          Vous voulez dire Todd voit les choses sur un temps étonnement court, au contraire dans le message disparu qui précédait votre dernière réponse.
          “Si j’ai bien saisi, Emmanuel Todd pense que ce qui peut faire sauter les verrous du consensus mortel bi-partisan aux USA, c’est l’élection de Trump.”
          A cela je répondais que structurellement le président sera plié à la bienséance. La structure est bien plus veille que les hommes.
          l’élection ou l’illusion sans cesse renouvelée que ce sera différent cette fois-ci.
          le seul mérite que j’accorderai à Trump est d’avoir le pragmatisme de comprendre que le business lucratif que constituait l’armement et la guerre est une logique à retour de bâton dont le coût devint plus important aujourd’hui qu’il ne l’était hier ( quand je dis hier je pense post seconde guerre mondiale à nos jour)

          Pour le reste je pense qu’aucune guerre nucléaire n’aurait été a craindre de l’un comme de l’autre, la bombe nucléaire maintient un statu quo dont personne n’aurait intérêt à sortir, ni Trump ni Killary qui malgré son sobriquet, est assez intelligente pour savoir qu’une bombe H est diffcile à cacher sous le tapis poussiéreux de l’Histoire.
          Quant aux effets sur l’Europe vous pensez sûrement à un retour au souverainisme des Etats, pourquoi pas, néanmoins l’Europe ne l’oublions pas était à sa construction surtout un garant de la paix par la construction d’une économie commune, tout n’est pas jeter. La politique de Bruxelles est un échec nous sommes d’accord sur ce point.


          • Mr K. Le 16 novembre 2016 à 19h24
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            Question posée à un haut gradé au sénat américain de l’effet de l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne par les États-Unis au -dessus de la Syrie :

            https://www.youtube.com/watch?v=fmE9Jj-rEVs

            “Cela veut dire rentrer en guerre contre la Syrie et la Russie”.

            Ce que voulait faire Hillary Clinton.

            Ils respirent l’enthousiasme les militaires…

            Une fois que c’est la guerre jusqu’où cela peut aller?


        • KS Le 16 novembre 2016 à 19h18
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          Les prophéties d’Emmanuel Todd si vous avez le courage de tenir 5 mn https://www.youtube.com/watch?v=Anw3BeOy6JQ


          • Mr K. Le 16 novembre 2016 à 20h20
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            Je ne comprend pas pourquoi vous parlez d’avoir le courage de tenir 5 min ?

            Je n’ai pas lu le livre d’Emmanuel Todd.

            Dans la vidéo que vous proposez il n’est question que de quelques chiffres qui ne correspondent pas, c’est un peu mince.

            C’est lui qu’il faudrait interroger, je n’ai aucune compétence.

            Pour revenir à Trump, j’ai regardé quelques uns de ses “discours” : il est mégalomane, menteur, raciste, peut dire tout et son contraire, improvise la plupart du temps. J’ai l’impression, comme évoqué dans un commentaire plus bas, que maintenant qu’il est président il se retrouve comme une poule devant un couteau.

            Un des rares discours construit qu’il ait fait est en politique étrangère, ceci explique cela.

            D’ailleurs, même son vice président Pence ne semble pas vouloir intégrer l’équipe de transition, ou en tout cas traîner des pieds.


            • KS Le 17 novembre 2016 à 01h22
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              Pardon je me fondais peut-être trop sur le motivated skepticism, par ailleurs je ne suis toujours pas convaincu qu’une guerre nucléaire aurait eclaté, mais tant mieux si vous dites que nous avons evité le cataclysme avec Trump, honnêtement je crois que l’humilité nous enjoindrait à un certain scepticisme mais ce n’est la encore qu’une opinion, dirigeons nous vers l’éthique de la discussion Habermassienne.
              La réalité dépasse la fiction, bientot un show de telerealite a la maison blanche, ce sera divertissant de voir the Donald se donner en spectacle, sortez les pop corn et les mouchoir et bienvenue dans idiocratie. ( un film visionnaire bien plus que Todd d’ailleurs).


            • Mr K. Le 17 novembre 2016 à 10h06
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              @KS :

              l’élection de Trump a créé un choc dont nous ne commençons qu’à voir les premiers effets au niveau mondial, le système est ébranlé. C’est cela qui est fondamental. Qu’il le soit par un guignol est secondaire.

              Le système de l’américanisme, logique Hillary, dans ses effets destructeurs pouvant mener (pouvant mener = risque) à une guerre mondiale est pour l’instant en suspend, ce qui est plutôt une bonne chose, on peut en convenir.

              Maintenant le vice président Pence est genre néocon. Il est pour l’affrontement avec la Russie…

              Concernant votre remarque sur le “motivated skepticism” : s’intéresser à des modes de pensée différents du sien ne mène pas à une contagion inévitable par les yeux et les oreilles. Essayez.


    • Chris Le 16 novembre 2016 à 22h39
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      “’ajouterai juste pour le racisme social qu’il est un des grand porteurs de la gentrification New Yorkaise, et qu’il organisait une discrimination raciale à la location de ses appartements et a été condamné pour cela”
      C’est curieux cet argument qui ressort invariablement et qu’une amie noire vient de me resservir.
      Ce n’est pas l’impression que j’avais du bonhomme, même si ses Dulcinées sont des blondes aux cheveux lisses.
      Je suis donc allée sur la toile et j’ai fini par trouver cet article du 29 aout 2016 -en plein campagne ordurière !- sur ce sujet : http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-pour-louer-un-logement-aux-trump-mieux-valait-ne-pas-etre-noir

      Les faits remontent à… 1963 (année de l’assassinat de JFK qui soutint Martin Luther King contre la ségrégation raciale). De plus, il s’agissait des immeubles du père de Donald Trump.

      Nous sommes en 2016.


      • KS Le 17 novembre 2016 à 00h10
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        Mais peut-être ne vous souvenez vous pas que Trump clamait partout qu’il suspectait Obama de n’être pas Americain et le sommait publiquement de montrer son certicat de naissance.
        Si vous êtes anglophile: https://youtu.be/k8TwRmX6zs4 c’est mon amie chinoise qui m’a envoyé la vidéo ( si cela a une quelconque pertinence pour vous en 2016).


  16. Anne Jordan Le 16 novembre 2016 à 14h03
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    toujours rien sur Steve Bannon , et Breitbart News ?
    j’espérais une analyse pertinente de nos camarades commentateurs anglophones et connaisseurs de la vie politique américaine !
    Maintenant , on fait quoi ?
    on courbe le dos ?
    on se mobilise pour que les vrais sujets entrent en campagne ou on attend le Messie ?


    • Mr K. Le 16 novembre 2016 à 14h39
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      C’est une élection américaine et il serait étonnant que le blog Les-crises.fr ou ses lecteurs aient pu avoir la moindre influence sur l’élection. On fait quoi pour changer les États-Unis : rien. En France par contre on peut avoir une influence.

      Pour beaucoup ici l’élection d’Hillary Clinton était synonyme de guerre avec la Russie en Syrie avec un risque important d’escalade nucléaire.

      Bon c’est vrai qu’une guerre nucléaire cela résout tout les problèmes d’un coup. Avec Trump on l’aura peut-être quand même, mais moins sûr.

      Les nouvelles des USA, outre le suprématiste blanc (parait-il) Steve Bannon conseiller de Trump dans l’équipe de transition (pas sûr de la dénomination) et bien c’est plutôt le bazar. Dans cette même équipe de transition Trump a nommé certains de ses enfants (!) et les membres semblent être virés assez facilement (Chris Christie par exemple).

      Il faut peut-être attendre que l’équipe soit stabilisée, ainsi que les nominations aux postes clés.

      Pour les anglophones, émission de radio quotidienne de Peter B. Collins un “Libéral” qui a su garder les pieds sur terre :

      https://www.peterbcollins.com/


      • Anne Jordan Le 16 novembre 2016 à 19h06
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        c’est exactement ce que je dis , @MrK !
        je passe du temps à écrire – ou dire – à mes amis plus jeunes et effondrés ( sic ! )que c’est en France qu’il faut agir .
        mais si je parle de Breitbart c’est parce qu’il arrive ici !
        voir plus bas .


    • Mr K. Le 16 novembre 2016 à 16h55
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      Pour compléter un peu.

      Un phénomène tout à la fois fascinant et inquiétant.

      Cela fait plusieurs mois que je suis un site américain “libéral” spécialisé dans le suivi fin du processus électoral. C’est une émission de radio quotidienne d’une heure (The Brad blog) :

      http://www.bradblog.com/

      Ils se présentent (Brad et Daisy) comme objectifs, ayant un financement uniquement par les auditeurs. Il y a eu pendant toutes les primaires un réel souci d’objectivité, même si ils ne cachaient pas le fait qu’ils sont démocrates.

      Ils étaient pour Bernie Sanders pendant les primaires démocrates, s’indignant de la couverture médiatique faible qui lui a été réservée. Pestant aussi qu’on ne dise jamais dans les grands médias qu’il était le mieux placé dans les sondages pour battre Trump pour le round final.

      A partir du moment où cela a été le duel final Trump-Clinton ils se sont progressivement radicalisés. Ils ont fini par épouser complètement les arguments d’Hillary (par exemple, pour eux, pas de problème d’e-mails, la Russie est bien intervenue dans l’élection…).

      Et l’élection de Trump étant faite, cela continue : c’est la faute des médias, des racistes de Trump, du FBI, aucune remise en cause des actions d’Hillary. Ils sont véritablement dans leur bulle, persuadés qu’il faut sauver le monde de Trump le réchauffeur climatique (pas forcément faux). Sauver le monde des guerres d’Hillary pas un mot.


      • Mr K. Le 17 novembre 2016 à 12h43
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        Une anecdote pour illustrer la dérive ci-dessus :

        Angie Cairo a remplacé Brad Friedman pour deux émissions. Elle a passé des extraits de son émission à elle, elle reçoit des invités progressistes.

        Dans l’ambiance de bulle décrite ci-dessus, l’un des invités à dit, en parlant des soutiens de Trump : “Ils ne savent pas s’intéresser (ou écouter?) aux autres”.

        Si ils avaient écouté ne serait-ce que des gens de leur camp avertissant sur la véracité des e-mails fuités de Podesta démontrant le problème de la corruption d’Hillary Clinton…

        Quand la certitude d’être dans le camp du bien, de la tolérance, devient un aveuglement content de soi.


    • Anne Jordan Le 16 novembre 2016 à 19h02
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      lire ceci :
      https://francais.rt.com/france/29026-pas-encore-lancee-version-francaise
      j’attends d’en lire plus , mais la ligne a l’air claire , non ?


      • Mr K. Le 16 novembre 2016 à 20h30
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        J’avais entendu parlé de Breitbart news comme fer de lance de Trump.

        Je ne connais pas : les sites de furieux j’évite.

        Est-ce que cela va prendre en France, pas sûr. Nous ne sommes pas du tout dans une tradition communautariste comme le sont les anglo-saxons.

        Chez nous, si une fille ou un garçon d’une autre couleur nous plaît, l’amour passe en premier en général.


  17. christiangedeon Le 16 novembre 2016 à 17h19
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    Je poursuis…ce coup de balai survenant juste après la débâcle Clintonienne n’ a pas fini de faire parler de lui.Apparemment les marionnettes étaient en place pour un remplacement de régime en Russie.Le règne de Killary sur le State Department aura finalement été un grand naufrage…on sait mieux maintenant à quoi on a échappé.A une confrontation conçue par des fous psychopathes. A mon avis,çà va bouger aussi à la CIA et autres services extérieurs américains,et pas qu’un peu.Parce que les huiles russes arrêtées vont se mettre à table,forcément…c’est probablement un des plus gros coups de contre espionnage jamais réalisé.Comme j’ai encore beaucoup de sympathie pour M. Obama et son épouse,j’ose espérer qu’il n’était pas au courant.Il est grand temps que les US fassent aussi leur très grand ménage et éliminent ceux qui dans l’ombre rêvent le grand conflit…Quand je pense que ces salopards ont carrément essaye de fomenter un coup en Russie. C’est dingue ,non? Evidemment les explications “pétrolières ” ne sont qu’un rideau de fumée.


  18. David D Le 16 novembre 2016 à 20h48
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    Un peu d’humour. Tu changes une lettre dans le titre suivant d’otis Redding et Carla Thomas et tu as une super chanson pour une campagne électorale.

    https://www.youtube.com/watch?v=tNWSI-AP1cA


  19. Krystyna Hawrot Le 16 novembre 2016 à 20h52
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    Déduire les tendances politiques de la démographie est peut être possible dans le cas des empires.Que dire des pays de l’Est petits ou moyens dont la natalité est négative depuis la chute du communisme? On peut facilement en déduire qu’on y meure à petit feu, (pays baltes, Pologne, Hongrie….) et pourtant cela fera bientôt 30 ans que le système se tient et que cette natalité est négative. Que devons nous en déduire?


  20. Olympi Le 16 novembre 2016 à 21h41
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    Question : en France y-a-t-il aussi une catégorie de la population ou des zones géographique (le nord et l’est ?) qui aurait une mortalité en hausse, ou sinon en décalage avec les autres groupes ou régions ?


  21. nico Le 16 novembre 2016 à 23h37
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    Je vais pas faire de la politique avec ce commentaire rassurez vous.

    Mais tout de même vous devriez regarder tous cette analyse de Mélenchon qui en fait , rappelle à tout le monde ce qui s’est passé aux États Unis lors de ce scrutin.

    Il ne faut pas oublier , ce n’est pas Trump qui a gagné , c’est Clinton qui a perdu.
    C’est le parti démocrate qui a mis en place envers et contre tout , alors que tous les signes étaient là pour leur dire , cette candidate qui a été le plus mauvais choix de candidat possible pour ce parti.

    Ces élections c’est avant tout la faillite du parti démocrate trop occupé à s’occuper de lui même et de ses petites affaires , au lieu de s’occuper de l’intérêt général du peuple américain.

    Je ne suis pas un pro Mélenchon mais je l’écoute , comme d’autres , car souvent il dit vrai.

    https://www.youtube.com/watch?v=REVN_ozRpnE


    • Fritz Le 17 novembre 2016 à 00h16
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      Merci pour cette vidéo de M. Mélenchon. Son propos est clair et vrai : c’est la Clinton qui a brisé la mobilisation populaire qui s’était faite autour de Bernie Sanders, c’est elle qui a fait gagner Donald Trump. En France, c’est Alain Hollande et François Juppé (sans oublier Emmanuel Gattaz) qui feront gagner… qui ? Cela dépend de nous.


      • nico Le 17 novembre 2016 à 00h37
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        Ça dépend de nous en effet.

        Il faut voter pour ses intérêts et non pour les intérêts d’une firme ou d’un conglomérat politico-médiatico-financier.

        En tout cas je ne voterai ni Alain Hollande , ni Emmanuel Rothschild-Gattaz , et ni Manuel Sarkozy.


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