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6.juin.20206.6.2020
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États-Unis / Russie : Vers une nouvelle course aux armements nucléaires – par Éric Juillot

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Source : Éric Juillot – Les-Crises

Pour débuter notre série Nucléaire / Armements stratégiques, voici un remarquable papier d’Éric Juillot pour Les-Crises

Depuis plus de dix ans, les relations russo-américaines sont marquées par un regain de tension sans équivalent depuis la fin de la Guerre froide. Perceptible dès 2008 du fait de l’affrontement armé entre la Russie et la Géorgie, il a pris un tour aigu avec l’éclatement de la crise ukrainienne en 2013.

Ce climat dégradé pèse aujourd’hui de tout son poids sur la question du contrôle et de la réduction des moyens militaires stratégiques dont disposent les deux puissances. Si cinquante années de négociations et d’accords ont permis d’aboutir à de réels progrès par-delà les crises et les vicissitudes de l’Histoire, l’époque actuelle voit se multiplier les interrogations, les doutes et les remises en cause, facteurs d’incertitudes, d’instabilités et de crispations géostratégiques.

Un indéniable succès : la réduction des armements stratégiques

Entamées dès 1969, les négociations américano-soviétiques en vue d’aboutir à une limitation des armements stratégiques des deux superpuissances débouchent sur la signature d’un premier accord « SALT » en 1972, acronyme anglais signifiant « négociations sur la limitation des armements stratégiques ». SALT I est complété par SALT II en 1979.

La disparition de l’URSS en 1991 et la fin concomitante de la Guerre froide autorisent la signature de nouveaux traités : START I (1991), START II (1993, jamais entré en vigueur), SORT (2002) et NEW START (2010). Dans toutes ces dénominations, le « R » de « réduction » a remplacé le « L » de « limitation » qui bornait l’ambition des traités négociés au cours des années 1970. Au simple plafonnement de la production d’armements stratégiques a donc succédé la volonté d’en diminuer significativement le nombre.

Dans ce domaine particulier, force est de constater que de véritables succès ont été obtenus au fil des années et des traités, dans la diminution du nombre de missiles intercontinentaux (portée supérieure à 5500 km) et de leurs lanceurs (installations terrestres, fixes ou mobiles, sous-marins, bombardiers lourds).

Ainsi, en 2018, les États-Unis ne disposaient plus que de 652 lanceurs déployés, équipés de 1350 têtes nucléaires, et la Russie de 527 lanceurs avec 1444 têtes. Pour mesurer le chemin parcouru, il faut avoir à l’esprit que chacun de ses pays avait dans son arsenal plus de 10 000 têtes nucléaires en 1990, et qu’en 1979, au moment de SALT II, la puissance explosive cumulée de tout l’armement atomique américain était supérieure à plus de 600 000 fois Hiroshima [1].

On aurait tort cependant de penser que les négociateurs, traité après traité, étaient mus par un idéal de paix et de fraternité universelles. Chaque pays était prêt à faire des concessions, mais uniquement dans la mesure où celles-ci se révélaient clairement favorables à l’intérêt national, c’est-à-dire à la sécurité et à la puissance du pays. Les arrière-pensées étaient nombreuses à chaque pas, autant qu’étaient grandes la crainte d’être manœuvré, la surenchère permanente des intransigeants des deux bords et la complexité technique des sujets abordés.

Les négociations se déroulaient en outre parallèlement à l’éclatement de crises ponctuelles (guerre du Kippour en 1973, intervention soviétique en Afghanistan à partir de 1979, et d’autres…) et elles s’inscrivaient dans des doctrines stratégiques régulièrement renouvelées, dont les contours flous ajoutaient de l’incertitude quant aux objectifs concrets que chaque partie se proposait d’atteindre. Ainsi, à la « destruction mutuelle assurée » des années 1960 avaient succédé au cours de la décennie suivante les doctrines de la « suffisance », de la « réponse flexible » ou de l’« équivalence essentielle ». Toutes avaient en commun un caractère très général, faussement simple, utile peut-être pour la communication à destination du grand public, mais à la portée opératoire très limitée [2].

Par-delà toutes ces complications, Américains et Soviétiques (puis Russes) sont parvenus à engranger un véritable succès, par la réduction d’ampleur de leur arsenal nucléaire stratégique respectif. Il a atteint aujourd’hui un point bas, en deçà duquel les deux États ne souhaiteront vraisemblablement pas descendre, soucieux qu’ils sont de maintenir leur suprématie dans ce domaine face aux deux autres puissances nucléaires disposant d’une force de frappe autonome, crédible et globale : la France et la République Populaire de Chine (la montée en puissance de cette dernière inquiétant Washington, mais aussi Moscou) [3].

Au fil des années, une véritable confiance réciproque avait fini par s’instaurer entre les États-Unis et la Russie, sur la base de procédures de contrôles et d’inspections, de surveillance et d’échanges d’informations consenties. Ce n’était pas là le moindre des acquis du processus : la méfiance avait été désarmée au moins autant que les arsenaux nucléaires. Depuis le début des années 2000, de nouveaux contentieux sont apparus et se sont amplifiés, jusqu’à provoquer le retour de tensions que l’on croyait disparues. Si, à ce stade, ces tensions n’impliquent pas les armements stratégiques concernés par les traités, elles n’en présentent pas moins un caractère géostratégique marqué, car elles concernent certaines classes d’armements potentiellement redoutables.

La fin du traité ABM et ses conséquences

Le traité ABM était partie intégrante des accords SALT I de 1972. Il réduisait à presque rien la possibilité pour les Américains et les Soviétiques de développer des missiles antimissiles balistiques, c’est-à-dire des armes susceptibles d’intercepter les missiles à têtes nucléaires multiples et de portée continentale, dont les dirigeants des deux superpuissances pouvaient ordonner le tir à tout moment [4]. En s’offrant ainsi a priori aux coups de l’adversaire, sans possibilité autre que la riposte, Washington et Moscou confortaient le principe d’une dissuasion mutuelle assurée, frein indéniable au recours à l’arme nucléaire.

Or, en 2002, les États-Unis de George W. Bush ont décidé unilatéralement de sortir du traité ABM [5]. Plusieurs facteurs ont déterminé la décision américaine de rendre caduc un traité pourtant conclu pour une durée illimitée :

  • Le traumatisme né des attentats du 11 septembre : il a porté au plus haut la volonté de sanctuariser le territoire américain, tout en déchaînant pour de nombreuses années une hybris tous azimuts synonyme d’augmentation prodigieuse des dépenses militaires et de décisions unilatérales.
  • La volonté de rentabiliser au plan géostratégique les investissements réalisés à partir de 1983 dans la mise au point d’un bouclier antimissile installé sur terre et dans l’espace, dans le cadre de l’IDS (Initiative de Défense Stratégique) impulsée par Ronald Reagan. À cet effet, la création de la National Missile Defense est décidée par une loi votée par le Congrès dès juillet 1999. L’administration américaine, aussi bien celle de Clinton que celle de G. W. Bush, semble avoir cédé aux exigences de l’État profond et à la fascination pour la haute technologie caractéristique de la culture militaire américaine.
  • Très concrètement, la sortie du traité ne repose pas — loin de là — sur un argumentaire détaillé. Tout au plus est-il question de protéger le territoire américain contre une frappe en provenance d’un « État voyou » ou de « l’axe du Mal » (Corée du Nord, Iran, Irak) pour reprendre les concepts douteux employés à l’époque par les responsables américains. Si l’ascension de la puissance chinoise commence à être observée avec inquiétude, personne ne la mentionne à ce stade, pas davantage que la Russie.

Au début des années 2000, les relations entre Washington et Moscou sont bonnes en effet. Vladimir Poutine, nouvellement élu, a exprimé sa solidarité avec les États-Unis au moment des attentats du 11-septembre [6]. Il a par la suite soutenu l’intervention américaine en Afghanistan. La réaction du Kremlin à la décision américaine est toute de sobriété et de modération [7].

Il en va tout autrement quelques années plus tard, lorsqu’il apparaît que le bouclier antimissile, loin de ne concerner que le territoire étatsunien, a vocation à protéger également les membres européens de l’OTAN, ainsi que l’annonce le sommet de Lisbonne en 2010 [8]. Entreprise dès la fin des années 2000, la mise au point du bouclier dans sa version otanienne est un temps gelée par B. Obama en 2009, au moment où celui-ci cherche le soutien de Moscou dans la négociation qu’il engage alors avec Téhéran sur le dossier nucléaire.

Mais après le sommet de Lisbonne, le système se déploie méthodiquement tout au long des années 2010. Il repose aujourd’hui sur un centre de commandement basé en Allemagne, des navires de guerre lance-missiles américains opérant en Méditerranée, un centre radar d’alerté avancée en Turquie, un site de lancement de missiles en Roumanie et un autre en Pologne prochainement achevé [9].

Si Washington a maintes fois répété que le système était purement défensif, si la Russie n’a jamais été désignée, dans le cas spécifique des missiles balistiques, comme une menace, si même l’OTAN en 2010 a proposé à Moscou de participer au bouclier, jamais le Kremlin n’a pu considérer le déploiement de ce dernier comme autre chose qu’une menace et une provocation à son égard, fragilisant la crédibilité de sa force de frappe nucléaire, et donc sa sécurité. À de nombreuses reprises, les dirigeants russes ont condamné fermement l’activisme otanien et étatsunien, dénonçant dans le bouclier une atteinte inutile au statu quo ante, facteur de déstabilisation rampante de l’ordre stratégique établi [10].

La Russie a répondu à cette politique en développant ses propres défenses antimissiles et en déployant des moyens de riposte (missiles Iskander) dans son enclave de Kaliningrad, à proximité immédiate des installations orientales du bouclier [11]. Elle a en outre investi dans la mise au point d’armes nouvelles dont la présentation — à usage interne autant qu’externe — mobilise tous les superlatifs disponibles : deux armes hypersoniques — le planeur Avangard et le missile Kinjal —, le missile balistique intercontinental RS 28 Sarmat etc… [12].

S’il s’agit, en l’espèce, pour les autorités russes, de flatter l’orgueil national, ces armes ont également pour ambition d’accroître leur crédit géostratégique par le simple effet d’une communication de nature à susciter la surprise et l’inquiétude aux États-Unis et au sein de l’OTAN, comme les Américains étaient parvenus à le faire il y a près de 40 ans avec l’IDS.

Des doutes demeurent, certes, quant à l’efficacité opérationnelle et aux caractéristiques réelles des matériels et armements mis en avant par le Kremlin, mais il n’en reste pas moins qu’ils ont déjà produit un indéniable effet psychologique. À l’activisme américain a donc répondu un raidissement russe.

Le gain géostratégique des États-Unis dans cette affaire semble ainsi limité, dans la mesure où ils ont cherché à se prémunir et à prémunir leurs alliés européens d’une menace qui n’existait pas vraiment, mais dont leur politique a paradoxalement favorisé l’émergence. Tout au plus le bouclier permet-il de renforcer le clientélisme géostratégique dont Washington profite depuis des décennies sur le continent. Il faut croire que la docilité pourtant bien réelle des Européens — nonobstant de périodiques ronchonnements français — ne suffisait pas aux États-Unis.

La fin du traité FNI

La déconstruction de l’architecture de sécurité héritée de la Guerre froide a récemment franchi un nouveau palier, avec la fin du traité FNI (Forces Nucléaires de portée Intermédiaire). Ce traité, signé en 1987 entre R. Reagan et M. Gorbatchev, avait à l’époque mis un terme à la crise des Euromissiles, née dix ans plus tôt du déploiement pas les Soviétiques de stations de lancement de missile SS20 à tête nucléaire dans les « Démocraties populaires » satellites de l’URSS. Face à des États-Unis affaiblis [13], Moscou avait fait le choix de ce déploiement pour montrer sa puissance persistante par-delà les engagements pris dans le cadre des accords SALT I, et sans violer formellement ces derniers, puisque la portée des SS20 était inférieure aux 5500 km définissant les missiles concernés par les accords.

En 1987, donc, par le traité FNI, les deux parties s’engageaient à démanteler leurs installations de missiles à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 km) déployés de part et d’autre du Rideau de fer : SS20 soviétiques et Pershing II américains. Les États européens voyaient ainsi s’éloigner la perspective d’une guerre atomique sur leurs sols.

Trois décennies plus tard, le traité a cessé d’exister. C’est, une nouvelle fois, une décision américaine qui l’a rendu caduc, puisque Washington s’en est retiré officiellement le 2 août 2019 [14]. À la différence de ce qui s’était produit 17 ans plus tôt avec le traité ABM, les États-Unis ont cette fois-ci fait tout leur possible pour faire porter à la Russie l’entière responsabilité de leur décision, affirmant avoir été contraint de la prendre par suite du non-respect par la Russie de ses engagements. Moscou est en effet incriminé pour avoir développé son missile 9M729, dont la portée est selon Washington supérieure aux 500 km autorisés par le traité FNI [15].

Une bataille de communication a, des mois durant, opposé les deux capitales, Moscou affirmant que la portée de son missile ne dépassait pas 480 km, et organisant une présentation officielle à laquelle aucun expert de l’OTAN n’accepta de se rendre [16]. L’essentiel ne réside pourtant pas dans la portée exacte du missile, ni même dans la désignation du principal responsable de la fin du traité FNI. Les deux puissances impliquées semblent en effet intéressées à l’idée de ne plus être liées par les engagements qu’il contenait.

C’est vrai des Russes, et peut-être plus encore des Américains, inquiets de la montée en puissance de la République Populaire de Chine dans la zone Asie-Pacifique. Les missiles dont la Chine dispose dans son arsenal nucléaire sont de portée intermédiaire, et les États-Unis n’entendent pas accepter de suprématie technique et stratégique de Pékin dans quelque spectre que ce soit. Il leur faut donc développer leur propre gamme de missiles à portée intermédiaire, dans la perspective, de surcroît, de leur déploiement en Asie et dans les îles du Pacifique. Un nouveau missile de 1000 km de portée et un autre de 3 à 4000 sont déjà en cours d’expérimentation [17] : la fin du traité FNI avait bien été anticipée !

La Russie, de son côté, entend profiter également d’opportunités offertes par la fin du traité. L’OTAN n’en demande pas davantage pour dénoncer à corps et à cris cette nouvelle « menace » [18]. S’il s’agit pour l’alliance atlantique de complaire à Washington et à certains États d’Europe de l’Est, elle y voit également un excellent moyen de justifier ultimement son existence. L’idée que la Russie est une puissance hostile maintient une unité de vue entre les États membres de l’OTAN, par-delà leur sensibilité variable sur cette question (de l’hystérie polonaise et britannique à la neurasthénie allemande, en passant par la réserve française, pour ne prendre que quelques exemples saillants).

Il convient cependant de ne pas exagérer outre mesure les conséquences de la fin du traité FNI sur les relations russo-américaines. La portée de ce traité était en effet limitée, puisqu’il excluait les missiles tirés depuis les sous-marins et par les bombardiers lourds. Il ne concernait pas les arsenaux nucléaires de la Grande-Bretagne et de la France (dont les missiles S3, enterrés dans le plateau d’Albion, avaient une portée de 3500 km). En outre, la Russie et les États-Unis, comme tous les autres États, cherchent déjà en permanence à doter leur armée de matériels toujours plus performants, pour accroître leur chance de victoire dans le cas — très hypothétique — d’un conflit armé les opposant.

Leurs moyens financiers n’étant pas illimités, même dans le cas américain [19], l’idée d’une relance de la course à l’armement n’est pas à écarter — compte tenu notamment des coûts faramineux de la R&D militaire —, mais une augmentation massive des budgets alloués aux forces armées reste peu crédible en temps de paix. Un redéploiement des dépenses militaires au profit des secteurs désormais libérés des contraintes et interdictions imposées jusque-là dans les traités est en revanche certain. Le test véritable surviendra au moment de la reconduction en 2021 du traité NEW START de 2011 [20].

La Russie conservera durablement sa posture de raidissement stratégique face à ce qu’elle considère comme d’inamissibles avancées des États-Unis dans son « étranger proche » ; les États-Unis auront, de leur côté, tout intérêt à continuer de la titiller, ses réactions suffisant largement à forcer des Européens craintifs à assurer Washington de leur indéfectible soumission. Le seul élément perturbateur d’une telle configuration pourrait venir de la France, si elle sortait de sa longue torpeur stratégique. L’actuel locataire de l’Elysée semble décidé à la secouer, même si les actes tardent à remplacer les mots [21] …

Sources :

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_New_Start_de_r%C3%A9duction_des_armes_strat%C3%A9giques

[2] Pour un survol de ces doctrines, voir : https://www.persee.fr/doc/afdi_0066-3085_1979_num_25_1_2153, pages 144-146.

[3] La France dispose d’environ 300 têtes nucléaires et la RPC d’un volume comparable, peut-être un peu inférieur. Le Royaume-Uni est une puissance nucléaire assujettie depuis l’origine à la technique et au bon vouloir des États-Unis ; les autres puissances nucléaires (Union indienne, Pakistan, Israël, Corée du Nord) disposent d’arsenaux de moindre ampleur et a vocation régionale.

[4] http://www.ieri.be/fr/publications/ierinews/2012/juin/la-d-fense-anti-missile-balistique-abm-le-terreau-fertile-de-la

[5] http://www.ieri.be/fr/publications/ierinews/2012/juin/la-d-fense-anti-missile-balistique-abm-le-terreau-fertile-de-la

[6] https://francais.rt.com/international/26202-ex-secretaire-presse-george-bush

[7] https://www.lesechos.fr/2002/01/la-fin-du-traite-abm-1054839

[8] http://www.opex360.com/2010/11/20/sommet-de-lotan-accord-sur-le-nouveau-concept-strategique-et-la-defense-antimissile/

[9] http://www.opex360.com/2011/09/03/un-radar-dalerte-du-bouclier-antimissile-de-lotan-sera-installe-en-turquie/ et http://www.opex360.com/2012/02/03/la-base-de-ramstein-sera-le-centre-nerveux-de-la-defense-antimissile-de-lotan/

[10] http://www.opex360.com/2013/10/24/toujours-aucun-accord-entre-lotan-et-la-russie-au-sujet-de-la-defense-antimissile/ et http://www.opex360.com/2016/05/12/pour-moscou-la-mise-en-service-dun-site-de-la-defense-antimissile-de-lotan-en-roumanie-menace/

[11] http://www.rfi.fr/europe/20180206-europe-nord-missiles-iskander-enclave-russe-kaliningrad

[12] http://www.opex360.com/2019/12/02/la-russie-va-bientot-deployer-ses-deux-premieres-armes-avangard/

[13] Fin piteuse de l’engagement au Vietnam, destitution de Nixon, trouble monétaire, faiblesse supposée du président Carter…

[14] https://www.la-croix.com/Monde/fin-traite-FNI-debride-course-armements-2019-08-02-1201038904

[15] http://www.opex360.com/2017/12/15/lotan-demande-explications-a-moscou-dune-possible-violation-traite-forces-nucleaires-intermediaires/

[16] http://www.opex360.com/2019/01/23/la-russie-leve-le-voile-sur-son-missile-suppose-violer-le-traite-sur-les-forces-nucleaires-intermediaires/

[17] https://www.la-croix.com/Monde/fin-traite-FNI-debride-course-armements-2019-08-02-1201038904

[18] http://www.opex360.com/2019/02/12/avec-la-fin-annoncee-du-traite-sur-les-forces-nucleaires-intermediaires-lotan-prepare-des-mesures-dissuasives/ et http://www.opex360.com/2019/06/26/lotan-promet-des-reponses-si-moscou-ne-se-conforme-pas-au-traite-sur-les-forces-nucleaires-intermediaires/

[19] Le budget du Pentagone n’a au demeurant pas eu besoin d’attendre la fin de ce traité pour atteindre des sommets vertigineux.

[20] https://www.lefigaro.fr/international/moscou-propose-a-washington-de-prolonger-un-traite-nucleaire-menace-20191128

[21] Les négociations à venir à propos de la crise ukrainienne dans le cadre du format « Normandie » (Russie, Ukraine, France, Allemagne) permettront rapidement de juger de la capacité de la France à impulser une sortie de crise indépendamment de l’action diplomatique américaine — https://francais.rt.com/france/68390-emmanuel-macron-ne-voit-pas-russie-ennemi-veut-dialogue-exigeant

Source : Éric Juillot – Les-Crises

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Fritz // 05.06.2020 à 09h31

Merci pour cet article. J’aurais deux nuances à apporter : malgré la bonne volonté affichée par le président Poutine au début des années 2000 envers son « partenaire » américain, la tension avait recommencé au printemps 1999, lors de la guerre illégale de l’OTAN contre la Serbie.

Et l’époque des accords SALT1 et SALT2, c’est la Détente, ce n’est plus la guerre froide. Je me répète, mais cette manie d’appeler guerre froide toute la période 1947-1991 nous vient d’Amérique. Nous l’avons copiée dans les années 1990, au moment où la France allait rentrer dans l’OTAN. S’il vous reste des livres, des revues, des journaux des années 1960, 1970, 1980, relisez-les : jamais on ne parlait de la guerre froide au présent.

Nous avons copié l’usage américain, et oublié notre propre point de vue. Passé recomposé, amnésie d’une nation otanisée.

48 réactions et commentaires

  • François // 05.06.2020 à 07h27

    On joue de part et d’autre sur la peur pour avoir des financements.

    Bonne nouvelle pour eux, la peur ne se joue plus a deux mais a plusieurs avec des nouveaux entrants comme la Chine, l’Iran, la Corée du Nord, etc. Des nouvelles stratégies vont sortir ainsi que des nouvelles armes militaires et autres ( politique, bactériologie, économique, monétaire,etc)

    La stratégie est automatiquement modifié et tous les traitées vont être remis en cause.

    Trump a ouvert le bal en renegiciant les traitée.

      +4

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    • Ando // 05.06.2020 à 13h18

      Il n’y a eu aucune demande de renégociation authentique. Le régime s’est simplement retiré unilatéralement de ces traités.

        +3

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  • Santerre // 05.06.2020 à 08h27

    La grande différence entre les USA et la Russie, c’est , en parlant en dollar , que 100 dollars investis dans l’armement en Russie, 95 sont consacrés à de l’armement efficace, le moins coûteux possible et conforme à ses missions tactiques ou stratégiques pour assurer la DEFENSE du pays et de son périmètre de doctrine stratégique, 2000km des frontières. Alors qu’aux USA, la seule raison de l’existence de 95 % de ces 100 dollars, c’est de gaver les actionnaires des sociétés d’armements, d’offrir des postes faramineux dans les mêmes sociétés aux généraux en retraite et aux anciens acheteurs militaires, de se payer des armées de lobbyistes, des médias et la quasi intégralité du personnel politique et accessoirement de maintenir quelques emplois industriels aux USA. Ainsi les 30 milliards de dollars engloutis par Boston Dynamic sans jamais produire un seul produit opérationnel. Ainsi les 30 mds pour les frégates furtives Zumwalt, finalement plus furtive, inadaptée et donc abandonnées. Ainsi pour les dizaines de milliards investis dans les porte avions Ford devenus obsolètes et qui, de toute manière ne sont toujours pas opérationnels . Ainsi les minimums 700 mds,(!!!!) consacrés aux fer à repasser volant F35 (coût développement Rafale 24mds….) qui n’est toujours pas opérationnel et qui ne le sera probablement jamais mais que les USA imposent à leur vassaux même s’ils ne marchent pas. Et il en va ainsi pour tout. Le but est de gaver le CMI, pas d’assurer des armes efficaces au pays.
    Si on rajoute les sommes invraisemblables pour les guerres inutiles à la nation et le prés de mille bases à l’étranger, le budget de la défense US est de plus de 700 mds , voire plutôt 1000, mais le budget EFFICACE consacré à la DÉFENSE doit être de moins de 100mds

      +50

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    • Touriste // 05.06.2020 à 10h26

      Bonjour,
      Je ne suis pas suffisamment calé sur le sujet pour vous contre-dire. Toutefois, il ne faut pas oublier que le budget de l’armement US subventionne (de façon détournée) des entreprises privées de différents secteurs comme Boeing, la NASA, Amazon (pour des serveurs cloud dédiés), etc. leur permettant d’être (encore plus) compétitives face à leurs concurrents européens ou asiatiques. Le budget US est aussi une arme, économique celle-ci, à elle toute seule.
      Tant que le dollar sera LA monnaie internationale, elle sera une des armes de destruction massive les plus efficaces de l’arsenal étazunien.

        +13

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      • Berrio // 05.06.2020 à 10h57

        Bonjour Touriste,
        Effectivement la période actuelle est caractérisée par l’économie de guerre : la production de richesses, si on peut dire, repose sur la production de biens de destruction et non plus de biens qui pourraient être utiles au développement de l’humanité
        Comme a dit l’autre : les forces productives ont cessé de croître !

          +4

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      • Santerre // 05.06.2020 à 11h35

        Raison pour laquelle Chinois et Russes font le gros dos tout en travaillant à lui faire la peau au dollar. Les USA le sachant, raison pour laquelle ils entament une guerre larvée mais né néanmoins à mort contre ces entités capables, à terme de leurs péter leur pieds d’argile.
        le soucis est là, il ne s’agit pas seulement d’un croisement de deux puissances stratégiques, une qui monte, l’autre qu baisse. Si le dollar perd son rôle de référence, tout l’Empire US s’effondre (dont nous), d’un coup et ne pourra éventuellement s’en relever qu’en minimum un siècle.

          +11

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    • UnKnown // 05.06.2020 à 11h57

      Si l’actionnariat est une part importante du complexe militaro-industriel américain, les gabegies des derniers programmes (F-35, Zummwalt, etc…) sont plus liés à des erreurs de choix stratégiques datant des années 90. La totalité de ces programmes ont été conceptualisé pour contrer l’URSS des années 80, et son matériel pléthorique. La furtivité passive, la généralisation des armements à guidage laser, l’extension de la liaison 16 dans toutes les composantes des armées de l’OTAN, tout est basé sur une menace « lourde ».
      Donc l’investissement n’est pas moins efficace, il correspond juste à une vision archaïque du monde et des menaces: avoir des gros machins, ou des machins furtifs, pour aller casser des machins encore plus gros ou plus nombreux. Le tout étant financé avec des montagnes de pognon infinies.
      Les industriels Russes, en parallèle, on subit un brutal effondrement de leur marché du jour au lendemain en 90/91. En découle une centralisation et concentration à marche forcée des entités (par exemple les usines Soukhoï), consolidation de ce qui est jugé vital dans la défense du territoire (la maîtrise de la guerre électronique/technologies radar/systèmes A2AD), et un abandon forcé de certains domaines, le budget étant réduit à peau de chagrin (la marine de surface). Les Russes ont appris à faire avec les moyens du bord, à maximiser l’efficacité et la réactivité de petits groupes de combats, avec un matériel réduit mais qui correspond aux objectifs fixés. Quitte à complètement sacrifier certains domaines pourtant essentiels.

        +8

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      • Santerre // 05.06.2020 à 15h24

        Analyse très intéressante. A quels secteurs essentiels sacrifiés faites vous allusion?
        Ils sont devenus très forts dans tous les secteurs missile et anti-missiles anti aérien. Kalibr , vengard, Sarmat, ex….S300-400-500, Pantsir
        Ils sont redevenus très forts en domination aérienne même si le nombre manque, M35, T50.
        Pareil pour les chars avec l’armata
        Avec les armes sous marines
        Ils ont l’air d’être très fort aussi en guerre électronique, électro magnétique et informatique.
        Effectivement ils pêchent en maritime. Mais n’étant pas expert, il y a probablement une paire de secteurs que j’aurai oublié.
        Selon moi, les Russes souffrent surtout d’un problème de quantité. Le MIG 35 est mariolle mais ils sont une poignée contre prés de 10 000 F15 F16 F18(excellents ceux là), mais aussi Eurofighter, tornado, rafale et j’en passe.
        Pareil, rien de surpasse un S400 mais confronté s à une attaque massive des 70000 tomahawk disponibles à l’OTAN( et même une fraction de ceux ci), ils seraient balayés en première vague et laisseraient le ciel russe sans protection.

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        • Basile // 05.06.2020 à 19h12

          Hum, pour lancer 70000 tomahawks, faudrait des mouvements de navires en masse, qui seraient aussitôt suspects. Et les pays de l’Otan qui les possèdent savent qu’ils seraient les premiers frappés, et ils risquent gros, plus gros que les Américains. Donc ce nombre ne sert à rien

          et on a vu les tirs foirés des frégates françaises contre la Syrie.

          pour ce qui est de pêcher dans le domaine maritime, ça n’a jamais été leur domaine, et ils auraient du mal à forcer un blocus. Ils se concentrent donc, avec la Chine, sur les voies terrestres. D’où les routes de la soies, et là l’Otan ne peut rien.

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          • Santerre // 05.06.2020 à 21h26

            Ho si ils peuvent. Et ils y travaillent de toutes leurs forces. Birmanie, Afga, Ouzbékistan, Turkménistan, Kirghizistan, Tadjikistan, Xinjiang, partout ils sont à la manœuvre pour contrecarrer ce projet qui constitue le pire cauchemar stratégique anglo-saxon depuis plus de deux siècles. Heartland, Rimland, qui domine les deux domine le monde.

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    • Myrkur34 // 05.06.2020 à 12h23

      Pour illustrer la gabegie, fiasco du F 35.
      https://nationalinterest.org/blog/buzz/some-f-35s-can%E2%80%99t-fly-fast-without-wrecking-themselves-148351

      A se demander si même un mirage F1 ou un Mig 21 ne pourrait pas le battre en combat singulier ?

      Avec l’argent que coûte ce programme, ils auraient pu se construire une sécurité sociale de premier plan mais bon vu que c’est une idée communiste…..

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    • François // 06.06.2020 à 09h51

      Et pour compléter ses propos très intéressant.
      D’un point de vue économique, il est reconnu qu’il n’y a pas de sens de comparé un budget de x milliards de dollars d’un budget d’un pays avec x milliards de budget d’un autre. C’est de même nature que de comparer les PIB de deux pays.

      On parle de PIB en pouvoir d’achat. La chine surpasse très nettement les US.

      Dans cette idée, le budget militaire russe est trois fois supérieur à celui de la France. ce qui explique le nombre de projets supérieur a ceux de la France.

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    • Marc // 06.06.2020 à 11h32

      Ce que vous ne saisissez pas, c’est que les dépenses astronomiques de l’armement américain ont pour but premier de renforcer le pouvoir du dollar sur l’économie mondiale, plus ces dépenses sont élevées et plus le pouvoir du dollar est fort…
      Dire que les usa se ruinent c’est toujours rigolo… ils s’endettent, voilà le mot exact…

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      • RGT // 06.06.2020 à 21h01

        L’hégémonie du Dollar permet aux USA d’imprimer autant de monnaie qu’ils souhaitent pour obliger TOUS les états du monde à devoir en acheter pour pouvoir commercer…

        Déjà en 1965 De Gaulle s’élevait contre ce privilège exorbitant des USA qui pouvaient, je cite De Gaulle « Imprimer des Dollars comme il leur sied »…

        Pour résumer, si vous souhaitez acheter quoi que ce soit à un pays en dehors de votre « zone économique exclusive » vous êtes obligé d’acheter des Dollars pour le faire avec votre propre monnaie.

        Dollars qui ne valent que le prix du papier sur lequel ils sont imprimés (et encore, désormais ce sont des Dollars électroniques qui ne coûtent plus rien du tout à « fabriquer »)…

        Par contre, la monnaie avec laquelle vous les achetez sera bien sûr transférée dans le budget US avec toute sa valeur, ce qui permettra aux USA d’avoir de vraies espèces sonnantes et trébuchantes avec lesquelles ils pourront investir dans des armements sophistiqués (mais surtout dans les poches des actionnaires, des lobbyistes et la corruption à tous les étages).
        Armement qui permettra aux USA de « tordre le bras » de tous ceux qui pourraient porter ombrage à leur suprématie.

        Pourquoi croyez-vous que la Russie, la Chine et bien d’autres pays souhaitent supprimer la suprématie de cette monnaie ?
        Simplement pour ne plus se faire racketter à chaque transaction qui doit obligatoirement être payée en monnaie de singe.

        « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème » comme disait John Connally, secrétaire au Trésor américain en 1971.

        Rien n’a changé depuis et ça a même empiré avec les procès liés à « l’extraterritorialité du doit US » à l’encontre d’entreprises OBLIGÉES d’utiliser cette monnaie…
        Qui risquent de devoir payer des amendes colossales si d’aventure les USA décident qu’ils ont commis un crime de « lèse devise » même à titre rétroactif…

        Dire que Keynes avait proposé le Bancor pour les transactions internationales, système qui aurait permis d’équilibrer les échanges en pénalisant les profiteurs.

        Si cette devise avait été retenue les USA seraient retournés à l’âge de pierre économique et le monde serait plus équitable.

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  • Arcousan09 // 05.06.2020 à 09h18

    A part faire des armes, organiser des guerres et des massacres à travers la planète que savent-ils faire ????

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    • Santerre // 05.06.2020 à 09h31

      Fabriquer de la monnaie de singe.De préférence avec l’or des autres.

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    • Santerre // 05.06.2020 à 15h34

      Leur problème c’est que leurs brevets sont essentiellement dus à des cerveaux importés. Leurs unitversités ne sont pas les meilleures, elles sont les plus cotées, nuance, et donc bankable, raison pour laquelle les ambitieux du monde entier s’y pressent pour la carte de visite à l’embauche mais la plupart des gens qui y vont en sortant d’un Grande française comme Ulm, X, Centrale, Pont ou Mines ou même HEC sont surpris par la relative faiblesse au niveau math et sciences et la proportion de bullshiterie dans l’enseignement. Étant donné l’argent faramineux qu’ils y ont investi, ils ne le chantent pas sur les toits. Les Yankees fabriquent de super avocats et des médecins au top mais ils ne savent plus former de grands ingénieurs. Même Bill Gates d’alarme de cette incapacité de leur pays à fournir le nombre et la qualité d’informaticiens nécessaires.

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  • Fritz // 05.06.2020 à 09h31

    Merci pour cet article. J’aurais deux nuances à apporter : malgré la bonne volonté affichée par le président Poutine au début des années 2000 envers son « partenaire » américain, la tension avait recommencé au printemps 1999, lors de la guerre illégale de l’OTAN contre la Serbie.

    Et l’époque des accords SALT1 et SALT2, c’est la Détente, ce n’est plus la guerre froide. Je me répète, mais cette manie d’appeler guerre froide toute la période 1947-1991 nous vient d’Amérique. Nous l’avons copiée dans les années 1990, au moment où la France allait rentrer dans l’OTAN. S’il vous reste des livres, des revues, des journaux des années 1960, 1970, 1980, relisez-les : jamais on ne parlait de la guerre froide au présent.

    Nous avons copié l’usage américain, et oublié notre propre point de vue. Passé recomposé, amnésie d’une nation otanisée.

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    • LowCost // 08.06.2020 à 12h34

      Exact, stricto sensu la guerre froide, la vrai, ne dure réellement de 1947 à 1953. Ensuite la coexistence pacifique jusqu’en 1962, puis la détente jusqu’en 1975. S’en suis une décennie plus tendue, et enfin la dernière période avec l’arrivée de Gorbatchev jusqu’à la dissolution de l’URSS.
      Au final pour que nos « amis » Américain rassemblent le tout dans une même mélasse qu’on nous ressert à peine tiède…

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  • Dominique65 // 05.06.2020 à 10h58

    Un oubli regrettable dans cet article : la récente doctrine étasunienne de l’utilisation tactique d’armes nucléaires de soi-disant faible puissance. De l’ordre en fait des très destructrices bombes balancées sur le Japon

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  • Catalina // 05.06.2020 à 11h44

    Pour la Russie la course aux armements est finie, avec 15 ans d’avance, armes supersoniques à propulsion nucléaire, elle n’a pas besoin de plus pour qu’on lui foute la paix.
    Depuis 2014, la Russie réduit son budget militaire. Et effectivement, l’objectif russe n’est pas d’enrichir une minorité de son complexe militaro-industriel mais d’avoir de très bonnes armes de dernière génération pour un coût abordable, qui conviennent aux besoins.
     » En mai 2018, la Russie est sortie du Top-3 de la liste des pays ayant les plus importantes dépenses militaires.

    Pour la première fois depuis 20 ans, le pays réduit ses dépenses militaires de 20%, sans toutefois affecter la création d’un système de dissuasion de nouvelle génération qui empêchera les conflits de déboucher sur une troisième guerre mondiale. »
    https://fr.rbth.com/tech/80669-russie-reduction-depenses-militaires-consequences

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  • moshedayan // 05.06.2020 à 12h08

    Eric Juillot écrit :  » Le seul élément perturbateur d’une telle configuration pourrait venir de la France, si elle sortait de sa longue torpeur stratégique. »
    Houlà, attention !
    La France se vante depuis 2 ans d’avoir un budget militaire supérieur à la Russie ! Incroyable non ? vu les dimensions de leurs territoires.
    Traduction au Kremlin : la France intégrée à l’OTAN peut à elle seule nuire à la sécurité de la Russie en Europe ? ou pas. Son affaiblissement n’a rien de gênant. (donc aucun effort pour les investissements français en Russie)… C’est la seule traduction que font les militaires russes en ce moment. Ils ne croient pas un seul moment que votre équipe de Macron, de ploutocrates jusqu’au Quai d’Orsay de diplomates -conseillers américanophiles biberonnés aux Etudes et stages dans de grandes universités américaines est capable de concevoir autre chose que d’être de bons collaborateurs de l’OTAN-UE.
    Le dialogue « franco-russe » un vieux mythe comme d’ailleurs le « couple franco-allemand » un de vos journalistes détestés sur ce site est dans le vrai.
    En plus votre pays est par terre avec le Covid-19, une nouvelle Défaite 40 aboutit à un nouveau compromis « pétainiste »… drôle d’époque…
    Pour le reste : la Russie n’engagera nullement une nouvelle course aux armements, elle ne fera que le nécessaire. Elle regarde le match USA-Chine…

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    • moshedayan // 06.06.2020 à 09h22

      Ramanujan votre site comptabilise un chiffre brut , c’est logique en fonction de la population totale d’un pays et de son territoire aussi. Que je sache, la Russie a encore bien plus d’habitants que la France avec un vaste territoire et bien moins équipée en hôpitaux dans certaines régions. C’est donc logique qu’il y ait plus de contaminés en Russie… Faut quand même regarder les choses -oui 450 000 et sur votre site le taux de décès pour 1 million d’hb Russie – 38 la France 446 le 6 juin… Oui ou non !
      Mais si j’avais remplacer le mot Russie par l’Inde auriez-vous autant d’agacement ? (je sais qu’en France nombreux sont ce qui déteste l’histoire de la Russie, son communisme détesté etc… et cela s’élargit aussi aux pays de l’Est comme la Tchéco-Slovaquie jugés imprégnés de post-communisme nationaliste…)
      Soit l’Inde cache les chiffres soit c’est à cause de l’infusion d’antipaludéens et leur immunité chez les Indiens auriez-vous pensé ? Mes amis français sont d’accord avec moi. La France, dans certaines régions surtout, a très mal géré la pandémie… à vous d’étudier pourquoi mais pas en disant que c’est à cause de la malchance comme certains journalistes et surtout pas en refusant de voir la réalité en face. Un pays qui refuse de regarder honnêtement les faits se donne pas les moyens de se rétablir…. En Slovaquie, nous n’avions pas plus de moyens pour traiter cette pandémie, nous sommes affaiblis et on analyse pour s’en sortir.

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      • Fritz // 06.06.2020 à 09h36

        @moshedayan : ce ramanujan est de mauvaise foi. Il ressemble fort au « septique » (sic) qui sévissait sur ce blog il y a quelque temps.

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  • Vincent P. // 05.06.2020 à 12h14

    Parlons-en de la stratégie de « l’actuel locataire de Élysée » !
    Déjà, il faudrait qu’il sache ce qu’être stratège signifie. Lui il use plutôt de tactiques qui lui sont dictées. D’ailleurs c’est ce qu’il est lui même, une arme tactique.
    Et donc, mutualiser l’arme nucléaire française avec l’Allemagne et/ou l’UE, ce n’est pas être stratège, M. Macron, c’est être dangereusement vendu, soumis, lâche et idiot.
    Mais dans le cadre de sa mission de destruction de la Nation, c’est cohérent, je dois bien l’admettre.

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  • Ribellu // 05.06.2020 à 13h04

    Je trouve que la Russie devrait placer des missiles vers les USA à Cuba et au Venezuela, mais aussi se balader près des frontières US là on pourrait parler d’agression et là on verra s’ils seraient d’accord, mais ici ce sont les USA, l’OTAN et les lèches bottes d’UE qui sont aux frontières de la Russie, de plus quand on entend l’autre idiot Suédois de secrétaire générale de l’OTAN et les USA les Russes ne peuvent plus faire d’exercice militaire chez eux, c’est n’importe quoi.
    Les USA depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ont tué plus de 20 millions d’être humain et vous parler d’un pays libre et démocratique oui mais de faire ce qu’ils voulaient dans le monde ce qui n’est plus possible aujourd’hui grâce aux Russes et les Chinois, les Amerloques vont avoir un solide retour de manivelle en pleine gueule.
    Les plus grandes dictatures ne sont pas celle que l’on croit, ce sont les USA et l’UE.

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    • Dominique65 // 05.06.2020 à 13h25

      Et avant, ce n’était pas mieux : massacre des amérindiens et esclavage des noirs.

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      • Dominique65 // 05.06.2020 à 15h31

        Je ne les ai pas oublié (il y en a tant d’autres) mais c’est totalement hors sujet : mon post répondait à « Les USA depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ont tué plus de 20 millions d’êtres humains »

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        • tepavac // 05.06.2020 à 20h01

          20 million !!!
          Un tiers de l’hécatombe de la seconde guerre mondiale à eux tout seul…

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    • Come Back // 05.06.2020 à 14h34

      « L’idiot » est norvégien et travailliste.

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    • jp // 05.06.2020 à 14h37

      La crise gravissime de Cuba a failli anéantir la Terre entière: A l’acmé du drame du côté US tous les avions du Stratégic Air Command étaient en l’air. Et si les US ont retiré les Pershing basés en Turquie le Polit Bureau n’a pas apprécié ce coup de poker de Khroutchev. Il est peu probable que Poutine veuille jouer la même partie. Dans tous les cas l’Europe reste le glacis des USA face à la Russie. La réintégration de la France dans l’OTAN est la plus impardonnable erreur politique de Sarkosy en privant la France de son indépendance de Souveraineté. Le problème du nucléaire tactique est toujours délicat par son risque d’enchainement avec le nucléaire stratégique car il rompt l’équilibre de la Dissuasion Nucléaire.

        +3

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      • Anfer // 06.06.2020 à 10h40

        Les pershing, c’est durant la crise des euromissiles des années 80, en Turquie ce sont des Jupiter-C.

        Khrouchtchev est plus tombé pour sa politique agricole (faire pousser du maïs tres gourmand en eau dans la steppe) que du fait de la crise des missiles de Cuba.

        Les soviétiques obtiennent beaucoup après la crise de Cuba, notamment la reconnaissance d’un statut d’égalité qu’ils attendaient depuis 1945 au moins.

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  • Jean-François91 // 05.06.2020 à 15h57

    La question reste assez simple : QUI sort continuellement des accords et traités de réduction des armements ?

    Après, les habillages rhétoriques (storytelling) habituels nous sont servis à satiété par nos médias complaisants. Pour autant, faut-il prendre pour argent comptant ces galéjades (cf ADM d’Irak…) ?

    Dans ces conditions, renvoyer dos-à-dos deux « adversaires » (qui seraient toujours « à mettre dans le même sac ») peut avoir ses limites et devenir une distorsion récurrente de la réalité.

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    • RGT // 06.06.2020 à 21h22

      La véritable question est plutôt à mon avis (personnel et revendiqué) :
      « Qui occupe la majorité des océans de la planète afin de pouvoir asservir tout pays possédant des ressources intéressantes et qui déclenche des guerres incessantes afin d’étendre sa puissance coloniale à l’infini ? »

      Par contre, les russes se contentent seulement de sanctuariser leur territoire et n’interviennent à l’étranger que lorsque les gouvernements LÉGAUX de ces pays leur demandent de l’aide.

      Souvenez-vous que l’URSS est allée à reculons en Afghanistan à la demande du gouvernement de ce pays afin de contrer Ben Laden et les « amis » des USA qui voulaient déstabiliser ce pays..
      Contentez-vous de vous renseigner sur le statut social des femmes dans ce pays avant les « bienfaits » de la politique de Zbigniew Brzeziński et de ses « amis salafistes bienveillants »…

      Et il en va de même pour la Syrie.

      Quand on voit ce que sont devenus les pays « libérés » par les USA et leurs « alliés » on peut se poser de sérieuses questions sur la « morale » de ces interventions.

        +2

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      • Jean-François91 // 06.06.2020 à 23h49

        Je partage aussi ce point de vue (je n’évoquais ci-dessus que la « course aux armements »). Le seul pays qui inflige des sanctions à tout va (sans débat, par ukaze, c’est leur conception de la démocratie) et qui prétend imposer l’extraterritorialité de celles-ci reste les Etats-Unis. Les oligarchies d’Europe occidentale restent bien les laquais de cet empire et nous valent à juste titre l’appellation (désormais humiliante, hélas) d' »occident ».

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  • jp // 05.06.2020 à 18h06

    Une Marine militaire a toujours été le reflet de la Politique de son pays.
    La Russie, puissance continentale n’ayant pas de visée expansionniste mondiale n’a donc aucune raison de se doter d’une flotte de Porte-avions couteux, à l’inverse de la Chine. Par contre on peut discuter l’intérêt des bateaux d’interventions pour les affrontements éventuels dans le grand Nord. En cas d’affrontement majeur US Russie on peut supposer que les porte-avions seraient au besoin neutralisés par la flotte sous-marine Russe.
    La Guerre ayant toujours eu pour but la possession de terres, et une guerre se terminant au pire au corps à corps la Russie doit logiquement maintenir des effectifs importants compte tenu de sa superficie.

      +2

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    • Santerre // 06.06.2020 à 15h51

      Il est vrai que les patriots eux, ont fait la preuve de leur totale nullité en Arabie lors de l’attaque yemenite.

        +1

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  • tepavac // 05.06.2020 à 20h08

    Bah, il peut pas dire autre chose sans se retrouver sous les feux de l’inquisition.
    Mais la vrais question, avec de tel bagage, ses responsabilités professionnelles, quel bon vent l’amène sur cet obscur site qui passe son temps à dénigrer l’empire du mal ?

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    • Basile // 05.06.2020 à 20h23

      « quel bon vent l’amène sur cet obscur site » ?
      le doute, le doute.

        +1

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  • Basile // 06.06.2020 à 15h53

    Les fantasmes sur les puissances militaires comparées des trois grands compétiteurs (USA, Chine, Russie) n’ont pas grand intérêt. Ce qui est intéressant est le réel.
    Est-ce que l’immense supériorité de l’armement US empêche la Chine de s’installer en mer de Chine ou de développer les nouvelles routes de la soie ? Réponse : non.
    Est-ce que l’immense supériorité de l’armement US empêche la Russie de récupérer la Crimée ou de maintenir Assad au pouvoir. Réponse : non.
    Donc ces trois-là, avec toute leur quincaillerie (1 million d’Hiroshima ?) se tiennent en respect.
    L’étape suivante est la militarisation de l’espace. Cela ne changera pas grand-chose quant au risque de destruction mutuelle. Simplement, il faudra apprendre à vivre sous un ciel assombri, sous une serre menaçante. Destin tragique de l’humanité.

    NB : J’ai usurpé par erreur le pseudo Basile déjà actif. Merci de remplacer mon pseudo par Basilexxx

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    • Basile // 06.06.2020 à 18h21

      Harghh ! Je ne comprenais pas quand j’avais écrit ça !

      vous avez tout à fait raison, je pensais d’ailleurs le dire à un certain admirateur des US, et qui s’est fait virer depuis par la modération.

      je pensais lui dire que cela ne leur avait pas permis de virer Hassad, entre autres. j’avais déjà oublié la Crimée, tant c’est déjà loin.

        +1

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  • jp // 06.06.2020 à 18h27

    Le problème dans l’équilibre de la Terreur atomique, c’est l’enchainement fatal sur une erreur d’appréciation ou un hasard malheureux comme cela a failli arrivé sous Reagan, enchainement fatal initié par un exercice US compris comme une attaque vraie par les Soviets et heureusement arrêté ce jour la grâce aux relations entre un agent double et un responsable russe, selon les explications parues beaucoup plus tard . Il parait que Reagan avait été le premier surpris d’être passé à deux doigts d’une Guerre Nucléaire. Cet enchainement est du malheureusement au délai possible très court (10mn max) entre la détection de l’attaque et la décision de répondre. Le téléphone rouge avait été installé pour essayer de limiter ce risque. Le danger vient aussi de la tentation forte pour gagner coute que coute par une attaque atomique préventive massive pour anéantir complètement l’adversaire avant qu’il puisse ou veuille encore répondre.

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  • openmind // 06.06.2020 à 18h33

    « Si Washington a maintes fois répété que le système était purement défensif, si la Russie n’a jamais été désignée, dans le cas spécifique des missiles balistiques, comme une menace, si même l’OTAN en 2010 a proposé à Moscou de participer au bouclier, jamais le Kremlin n’a pu considérer le déploiement de ce dernier comme autre chose qu’une menace et une provocation à son égard, »
    Sur ce point je m’inscrit en faux: marié depuis 20 ans à une russe qui suit l’actu au jour le jour, j’ai le souvenir que poutine avait alors proposé aux Américains de déployer le bouclier sur le territoire russe puisqu’ils voulaient se protéger de l’Iran et que devant une telle proposition extravagante pour eux ils étaient restés muets, Poutine les avait pris à contre pied! Il venait de prouver que le but visé n’était donc pas de se défendre contre un « Etat voyou » quelconque mais bien de viser à terme la Russie, d’où le résultat actuel, Poutine s’est préparé et les a mis minable avec ses nouvelles armes: la preuve en Syrie notamment!

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    • RV // 07.06.2020 à 22h15

      Première fois que je lis ça, y a-t-il des sources consultables, même en russe, DeepL le recrachera en français.

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  • Falaise // 06.06.2020 à 19h24

    Course? Quelle course?
    Le budget militaire américain est de l’ordre de 700 Milliards$, soit 10 fois plus que le russe. En fait, le budget US est plus ou moins égal à la somme de ses 9 poursuivants. Pardonnez-moi l’analogie sportive mais vous comparez PSG à St-Étienne ou Strasbourg.
    S’il y a course aux armements, ce sera avec la Chine, second au classement mondial mais avec le tiers du budget américain (environ 250M$)
    (source : SIPRI 2018).

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    • RGT // 06.06.2020 à 21h43

      Le principal problème des USA est lié à leur mégalomanie.

      Ils tiennent toujours à avoir « la plus grosse » et sont persuadés que le simple fait de montrer leurs muscles suffit à effrayer leurs opposants.

      Leur seul problème, c’est que dans la « vraie vie » ils peuvent bien écraser virtuellement n’importe quel « moustique » sous un tapis de « bombinettes » mais qu’ils n’ont pas encore admis que la fessée qu’ils avaient pris au Vietnam avait fait comprendre à leurs opposants que la force brute pouvait être ridiculisée par une guerre asymétrique faite par des opposants en guenilles motivés par leur souhait de ne pas être colonisés.

      Les stratèges russes et chinois l’ont bien compris et basent leurs stratégies sur une guerre asymétrique utilisant des armements plus légers et moins sophistiqués mais qui peuvent détruire sans problème les coûteux Goliath US pour un prix dérisoire.

      Quant à la motivation des troupes US (même des mercenaires privés) elle ne pèse rien contre des soldats motivés par la survie de leurs proches et entraînerait (comme aujourd’hui en Afghanistan) une boucherie de civils (dont tout le monde se fout) et de soldats « libérateurs », ce qui est bien plus gênant.

      La seule chose « efficace » que peut faire l’armée US aujourd’hui consiste à « stériliser » le territoire ennemi à condition que ce dernier ne soit pas en capacité de se défendre.
      Si le « territoire ennemi » est radioactif pour quelques millénaires ce sera un désastre car il ne pourront pas utiliser leur « droit de prédation » sur les ressources convoitées.

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