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19.août.201819.8.2018 // Les Crises

[GEAB] 2020-2040 : Développement mondial exponentiel

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Source : GEAB

Le monde est à l’orée d’une vague de développement tout simplement inouïe qui s’apprête à déferler sur le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Inde, l’Asie du Sud-Est, les États-Unis et la planète dans son ensemble. Les bases d’organisation de ce monde apparaissent de plus en plus clairement : grille électrique mondialisée, réseaux de places financières, nouvelles routes commerciales, crypto-monnaies, e-économie, gouvernance mondiale réinventée… Tout ceci fournit les infrastructures qui conditionnent cette inimaginable phase de développement multipolaire et multiconnecté dont nous allons tenter de donner une idée par petites touches.

Exponentiel ou explo-nentiel ?

Si l’on observe l’évolution du PIB mondial depuis 1960[1], on s’aperçoit qu’il croît à une vitesse étonnamment régulière, exception faite d’un seul cahot récessif en 2008-2009. Rien de très étonnant à cela puisque la production de richesses dépendait intrinsèquement de la présence de matières premières à transformer, de la main-d’œuvre disponible pour produire, de la quantité de consommateurs solvables pour transformer cette production en richesse sonnante et trébuchante, des masses monétaires suffisantes pour réinvestir et des cerveaux bien formés pour réinventer constamment le processus. Dans le monde réel, toute cette matière première de la croissance n’est disponible qu’en quantité limitée, fournissant donc un cadre strict de potentiel de croissance.

Croissance du PIB mondial (%), 1960-2016. Source : Banque mondiale

Or, ce que nous anticipons comme tendance à partir de 2020, c’est un triple changement de paradigme en matière de limites de croissance :

. d’une part, l’arrivée sur le marché de la production mondiale de toute une série de nouvelles régions apportant dans leurs valises ressources humaines, matières premières et cerveaux innovants. Mais nous restons là dans la matérialité d’une croissance mondiale n’augmentant que parce que vont s’y joindre 1,2 milliard d’Africains, 430 millions de Sud-Américains, 70 millions de Centro-Asiatiques, 640 millions d’habitants du Sud-Est asiatique, 1,2 milliard d’Indiens[2] ;

. d’autre part, et c’est là que l’on commence à parler de développement exponentiel, et non plus de simple accélération, le passage à une e-économie va littéralement dissocier croissance et matière (humaine, énergétique, monétaire, etc.) : intelligence artificielle, dématérialisation croissante des produits de consommation, système monétaire libéré des capacités d’émission des seules banques centrales… Tout cela est déjà sur la table, mais nous n’avons encore rien vu (surtout en Occident) des potentialités réelles que cela crée, sachant que cette année, 1 000 milliards de dollars sont partis dans la transformation numérique de la société[3] ;

. enfin, ajoutons que la croissance va aussi se libérer de la planète Terre grâce à une conquête spatiale sans limites et désormais ouverte à tous les mercantilismes (économie de l’espace)[4].

Ce caractère exponentiel que nous voyons dans cette phase de développement permet d’attirer l’attention sur les opportunités, certes, mais aussi les dangers d’une mutation aussi rapide qui nécessite la présence d’instances globales de contrôle du processus.

E-économie : on n’a encore rien vu (S’abonner pour lire ce chapitre)
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Alimentation / Énergie électrique : Optimisation des invariants (S’abonner pour lire ce chapitre)

Réseau électrique mondial ou Communauté mondiale de l’énergie (contenu gratuit)

Nous aimons rappeler dans ces pages que la première étape de la construction européenne, telle qu’elle a été conçue à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avait consisté à mettre en commun les ressources industrielles par lesquelles le crime était arrivé. C’est ainsi que les dirigeants européens inauguraient en 1954 la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA)[5]. Si les Européens ne partagent à nouveau plus rien depuis longtemps[6], il n’empêche que le principe motivant cette décision est universel et qu’il s’applique parfaitement à la raison d’être de toute gouvernance digne de ce nom, mondiale en particulier. C’est ainsi que nous avons déjà anticipé/espéré la création à terme d’une « Communauté mondiale du pétrole et du gaz » ou « de l’énergie », sans en définir la méthode d’ailleurs, car le modèle de 1952 est certainement dépassé.

C’est dans ce contexte de réflexion que nous avons récemment découvert l’existence d’un incroyable projet de Réseau électrique mondial que les Chinois ont déjà largement commencé à mettre en place[7] Un projet qui nous semble à même de servir, au niveau mondial cette fois, les mêmes ambitions que feue la CECA.

Sur la base d’une technologie de câblage à ultra-haut voltage (UHV) que les Chinois ont développée et qui permet de transporter d’énormes quantités d’électricité pour un très faible coût – de pose notamment –, les compagnies électriques chinoises déploient désormais un immense réseau électrique qui, bien au-delà de la Nouvelle route de la soie, traverse déjà la planète, circulant en Asie, aux quatre coins de l’Afrique, en Amérique du Nord et du Sud, dans les Caraïbes, en Europe du Sud et en Russie, en Australie aussi. Ce réseau est organisé autour de hubs de production connectés entre eux et redistribuant l’électricité chacun autour d’eux.

Le Laos, par exemple, où les Chinois ont construit de gigantesques barrages, mais qui était un piège à électricité compte tenu de l’exiguïté de son marché domestique, est ainsi devenu le carrefour de distribution d’électricité vers toute l’Asie du Sud-Est.

Les défenseurs du projet insistent sur le fait que la Chine ne contrôle pas pour autant le réseau. Il s’agit en fait d’un Internet de l’électricité (ou worldwideweb de l’électricité) dans lequel le principal mérite des Chinois est de mettre à disposition leur technologie de câblage auquel tout fournisseur d’énergie peut contribuer et tout opérateur avoir accès. C’est en cela que notre équipe y voit une mise en commun de l’électricité multi-énergétique produite dans le monde. Une telle mise en réseau des producteurs et des consommateurs est de nature à garantir la stabilité et l’équité des prix de l’électricité, nous semble-t-il. Dites-nous si nous vous paraissons naïfs…

En outre, il nous semble qu’une telle infrastructure pourrait transformer radicalement la logique de l’approvisionnement des matières énergétiques puisque les producteurs d’énergie n’auraient plus qu’à transformer en électricité leurs ressources, quelles qu’elles soient, et les charger sur le réseau. Quelle économie d’énergie et axe de préservation de la nature en perspective ! Et si nous voyons juste, quelle belle série d’anticipations à poser sur l’avenir de l’industrie des pétroliers, pipelines et autres gazoducs (soit un beau down)… Et celle, en revanche, des constructeurs d’usines électriques (un superbe up). Voire encore sur le passage au tout électrique au cours des prochaines vingt années (voiture, chauffage, etc.), déjà bien amorcé.

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[1] Source : World Bank
[2] Certes, parmi ces 3, 5 milliards d’individus, une partie est déjà intégrée ou en cours avancé d’intégration aux dynamiques de croissance, mais beaucoup (nous pensons à l’Afrique et à l’Inde, en particulier) en ont été largement tenus à l’écart. Ils sont sur le point de les rejoindre.
[3] Source : SupplyChainDigital, 13/06/2018
[4] Source : WEForum, 12/06/2017
[5] Source : Wikipedia
[6] Même pas une force commune de négociation des tarifs du gaz/pétrole russe, quoiqu’ils semblent enfin y arriver. Source : OilPrice, 28/06/2018
[7] Vraiment, lisez ça ! Source : FT, 07/06/2018 (pour le FT, entrez le titre « China eyes role as world’s power supplier » dans votre recherche Google pour avoir accès à la lecture)

Source : GEAB

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Commentaire recommandé

yab léo // 19.08.2018 à 06h57

Salut.

Un des points de recherche que n’a jamais pris en compte le GEAB est l’écologie…

Je trouvais ces analyses de moins en moins pertinentes, mais la… croire encore a une croissance exponentielle sur des ressources de plus en plus limités.
Un vrai monde de bisounours cette projection.

110 réactions et commentaires

  • pucciarelli alain // 19.08.2018 à 06h45

    Bah, c’est l’été, les optimistes oublient que l’on va vers l’hiver, et que la planète devient peu à peu la propriété des oligarchies qui se fichent bien du développement et de l’intérêt général. Le GEAB nous avait en général habitué à plus de mesure. Espérons, sans y croire, que ces “spécialistes” n’ont pas tort. Le “développement de l’Afrique”! Sait-on jamais… La GEAB a professé un temps que l’Euro avait l’avenir devant lui. Ce devait être un autre été, tout aussi charmant que celui qui nous ravit aujourd’hui.

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  • yab léo // 19.08.2018 à 06h57

    Salut.

    Un des points de recherche que n’a jamais pris en compte le GEAB est l’écologie…

    Je trouvais ces analyses de moins en moins pertinentes, mais la… croire encore a une croissance exponentielle sur des ressources de plus en plus limités.
    Un vrai monde de bisounours cette projection.

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    • Touriste // 19.08.2018 à 10h04

      Bonjour,
      Tout à fait d’accord avec vous.
      “. d’une part, l’arrivée sur le marché de la production mondiale de toute une série de nouvelles régions apportant dans leurs valises ressources humaines, matières premières et cerveaux innovants.”
      Ouais. Il y a un précédent avec un pays qui s’appelle la Chine (environ 1,4 milliard d’habitants). Et la croissance a bien été exponentielle… …pour les plus riches. (je caricature mais pas beaucoup)
      “le passage à une e-économie va littéralement dissocier croissance et matière (humaine, énergétique, monétaire, etc.) : intelligence artificielle, dématérialisation croissante des produits de consommation, système monétaire libéré des capacités d’émission des seules banques centrales…”
      IA et dématérialisation ne créeront PAS plus d’emplois qu’ils n’en détruiront : l’automatisation est justement faite pour ça ! Le jour où la bouffe, le logement, les soins et les terminaux d’accès au Net seront dématérialisés : ça sera un grand moment, en effet ! Et le système monétaire s’est déjà quasiment affranchi des banques centrales ce qui explique en partie la merde dans laquelle on est.
      Donc moins d’emplois donc moins de consommation + argent encore plus rare pour le pékin moyen = croissance exponentielle ? WOW !
      “. enfin, ajoutons que la croissance va aussi se libérer de la planète Terre grâce à une conquête spatiale sans limites et désormais ouverte à tous les mercantilismes (économie de l’espace)[4].”
      Mouahahahahahahaha ! Le privé n’a AUCUN projet pour l’espace profond, mis à part les escroqueries via crowdfunding et les pathétiques délires martiens de Musk. Même la NASA a repoussé pour ne pas dire annulé son projet de capture d’astéroïde. Tout ce qu’il y aura ce sera plus de satellites de communication/observation, épicétou. Ha ouais, ça manquait pour faire repartir l’économie mondiale ! Et le coup des super-labos dans l’espace à cause de la micro-gravité indispensable que ça va révolutionner l’univers du monde entier, on nous l’a déjà fait il y a 30 ans, hein…

      Comme quoi il n’est pas bon de pondre une étude un lendemain de cuite carabinée ou un trip sous acide. Non, vraiment…

        +41

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      • Vladimir K // 20.08.2018 à 21h29

        J’aime bien leur espoir dans le passage du tout électrique d’ici 20 ans.

        Outre le fait qu’en cas de petite tempête ou de gros gel en hivers qui rompt les câbles électriques… et donc on gèle sans chauffage, ils ont mentionné le cas de l’automobile.

        Bon, pour faire simple, une batterie de Tesla, c’est 540kg de matériaux (Cobalt, Lithium, etc.) qui se trouve dans la nature à une concentration de 7ppm environ (7 grammes dans une tonne de roche) : cela signifie que pour obtenir les minéraux nécessaires à constituer une seule batterie, il faut dynamiter 77 mille tonnes de roches, qu’il faut charger à la pelleteuse dans un camion de mine, qui va faire environ 584 voyages (pour un camion de type Cat 785G d’une capacité de 132 tonnes.)

        Outre le fait qu’on aura créé une grosse montagne à côté d’un gros trou en éparpillant de la poussière dans l’atmosphère, due au dynamitage, les 584 voyages en camion consommeront en moyenne 138 tonnes de fuel (pas de diesel, mais de fuel lourd, comme pour les gros navires)

        Ensuite l’usine qui se trouve dans un endroit reculé du globe fonctionne encore au fioul (chiffres de consommation confidentiels), et de beaux vraquiers vont transporter le tout.

        Ne me racontez pas que la voiture électrique, c’est écologique, et ce d’autant que je n’ai même pas mentionné le problème du recyclage (2000 cellules enroulées avec des métaux toxiques)

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        • Jsword // 21.08.2018 à 16h26

          Oui un bel exemple de la chimère du découplage croissance / matière. Au pire en poussant le recyclage on aura moins besoin de matière première, mais il faut au minimum de l’énergie. Et actuellement toujours beaucoup de pétrole.
          Il y a peut être une exagération dans votre ordre de grandeur, 132 tonnes de brut vraiment ? Et encore juste pour le transport, après faut des traitements chimiques pour extraire le minerai que l’on souhaite je suppose. La batterie de la Tesla doit coûter quoi, dans les 20 000 euros, 30 000 max non ?

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      • Albert-Nord // 21.08.2018 à 01h47

        Ah bon ! Si c’est un lendemain de beuverie, je comprends mieux cette vision illuminée,
        Pour ma part, j’en étais resté à la « baisse tendancielle du taux de profit » menant à la multiplication des «guerres périphériques» par les impérialismes «stade suprême du capitalisme» se faisant ensuite directement la guerre entre eux.
        Ça avait le mérite d’être simple et illustré par l’histoire un certain nombre de fois.
        Mais si le GHB, heu pardon le GEAB pense que la suite de l’histoire ne sera qu’une grande kermesse ou tout le monde s’aime, grand bien lui fasse et qu’il continue à boire alors!

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    • Bellot // 19.08.2018 à 11h40

      Je partage vos quelques mots.
      Cela ressemble plus à la méthode Coué qu’à une analyse exprimant l’ensemble des scénarios possibles.

        +19

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      • Chris // 21.08.2018 à 15h00

        Bof, du même tonneau que les copains-coquins du Desinfolab & Consors !

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    • learch // 19.08.2018 à 19h47

      De bisounours ou d’incompétents ou de marionnettes à qui ont a dit qu’il fallait dire ça (pour ne pas affoler) ou d’autruches avec la tête enfoncée dans le sable ou de personnes aux intérêts à court terme qui ne peuvent être remis en question par quoi que ce soit… pendant ce temps les vrais décideurs décident en secret, car il faut bien, gouverner c’est prévoir, mais au fait ils décident quoi ? Et ils prévoient quoi ?

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    • Leïla // 20.08.2018 à 02h05

      Absolument !
      Un développement…toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus rapide…pour quelle qualité de vie ?
      Un développement dont la mule serait les pays producteurs de minerais. Le Niger pour l’uranium, le Congo pour tout et surtout le Coltan…l’Afrique en général. Continent dépouillé qui finira par s’armer (nous l’avons déjà fait…pour nos intérêts !)
      La Corée du Nord est en pointe sur le sujet…cela n’a échappé à personne !
      Et puis, ce développement concerne qui…certainement pas nous. Nous sommes déjà gras comme des cailles !

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    • XPJ // 20.08.2018 à 18h27

      Je ne suis pas vraiment d’accord avec vous sur l’immatériel.

      Regardez, une seule personne avec un serveur et un nom de domaine peut devenir millionnaire. Il lui suffit de produire du contenu immatériel (videos, articles etc) de qualité et son audience lui fournira son salaire.

      La production immatérielle est clairement l’avenir et il ne faudrait pas la mettre de côté d’un revers de la main à cause du simple prétexte : “je ne peux le saisir physiquement donc c’est du vent”. Ce serait je pense faire une grave erreur de jugement et ne pas voir les potentialités infinies ou quasi infinies que peuvent offrir le XXIe qui commence déjà à être bien entamé.

        +2

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      • Vladimir K // 20.08.2018 à 22h10

        L’audience fournit le salaire du producteur de contenu immatériel tant que cette même audience elle même touche le sien… mais tout le monde ne peut pas transformer son métier en immatériel, et l’immatériel a ses limites : on ne se nourrit pas d’immatériel, on ne boit pas l’immatériel, on ne vit pas dans l’immatériel, on ne se déplace pas l’immatériel…

        C’est bien beau l’immatériel, mais on a connu un boum au début des années 2000, et la bulle a éclaté. Mais on a perdu la mémoire.

          +5

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      • Thierry Tacite // 21.08.2018 à 07h49

        Immatériel, c’est vite dit ? Un serveur, un ordinateur, une fibre optique, un modem n’ont rien d’immatériels. Ce sont des objets physiques. Et les créateurs de site qui deviennent millionnaires ne sont pas légion, sans compter que dès que le trafic augmente, il faut plus d’un serveur !
        L’économie immatérielle est un mirage. Je me réjouis déjà de vous voir vous déplacer en voiture ou avion immatériels, cela signifie que vous resterez sur place ou que vous utiliserez vos pieds, si possible sans chaussures. Se vêtir d’immatériel (par milliards), cela veut dire vivre nu, manger et boire immatériel, cela s’appelle crever de faim et de soif tout comme vivre sous un toit immatériel, c’est vivre dehors.
        Et quand vous passez commande sur un site internet de vente immatériel, vous êtes très heureux de recevoir par la poste un colis immatériel livré par un camion immatériel à partir d’un entrepôt immatériel et qui ne contient rien, puisque que l’objet que vous achetez est immatériel comme un téléphone portable, un robot ménager, une ampoule, des chaussettes ou du papier de toilettes !
        La part immatérielle de l’économie éponyme est infime. Le reste, c’est de la communication, un terme diplomatique et moins frappé de soupçon que “propagande”.
        Le matériel a encore de beaux jours devant lui, à moins que nous ne mutions pour devenir de purs esprits.
        Ce qui semble loin d’être le cas.
        Bref, l’économie immatérielle n’existe pas. Elle est un concept aussi immatériel et vide de sens que le type d’économie qu’elle est censée définir.
        Je vous souhaite néanmoins une excellente journée !

          +7

        Alerter
        • Vladimir K // 21.08.2018 à 15h11

          En fait, l’économie immatérielle, c’est surtout du divertissement (et de la spéculation financière), et cela remplace donc ce qui était déjà immatériel…

            +0

          Alerter
  • zx8118 // 19.08.2018 à 06h58

    ” Dites-nous si nous vous paraissons naïfs…”

    Non pas du tout, donc plus que quelques mois à attendre et nous retournons à l’âge d’or (2020). Sous la direction d’une nouvelle gouvernance mondiale la science va apporter la solution à tous nos problèmes. Cool. Merci pour la bonne nouvelle Bisounours.

      +49

    Alerter
  • Chalpitek // 19.08.2018 à 07h17

    Après avoir recréé l’URSS version soft sous la forme de l’EURSS, nous voici dans le positivisme scientifique version 2020. Normal, ça va avec. Il faut proposer aux populations un horizon radieux. Sauf que les choses ne marchent pas comme ça. Tout repose sur l’équilibre des forces. Si tu n’as pas de pouvoir de négociation tu es foutu. Et la globalisation, que ce soit celle des marchandises, de l’énergie ou des capitaux enlève le pouvoir de négociation aux individus enracinés (les déplorables). Comme c’est la majorité des gens, suivez mon regard.
    Pour info, l’américain moyen vit à moins de 30Km de chez ses parents.
    Le GEAB est tombé très bas depuis le décès de Bianchieri. C’était un européiste, mais il était bon.

      +29

    Alerter
  • lecrabe // 19.08.2018 à 07h40

    “Si l’on observe l’évolution du PIB mondial depuis 1960[1], on s’aperçoit qu’il croît à une vitesse étonnamment régulière”
    Sur la graphe on ne peut surtout pas rater le fait qu’il croît de moins en moins vite, de 6% à 3% en 50ans… de là à imaginer une tendance inéluctable vers le 0 voire un effondrement soudain, dites moi si je vous paraît excessivement pessimiste…

      +47

    Alerter
    • Duracuir // 19.08.2018 à 11h51

      C’est tout le GEAB ça, à propos de l’or, ils ont fait pareil, ils avaient annoncé que l’or allait exploser vers le haut, qu’il fallait acheter(les investisseurs amateurs payent quand même 240€ par an leurs conseils) de suite. En fait l’or a continué à baisser à l’époque et est resté bas plusieurs années. Et bien ces gens là ont eu le toupet d’annoncer dans les numéros suivant que c’est l’or physique qui explosait vers le haut tandis que l’or papier s’enfonçait un peu plus. Et pour illustrer leur propos, ils ont publier un graphique qui montrait clairement que…. papier et physique suivaient exactement la même ligne baissière. Honteux.

        +12

      Alerter
  • Lapin compris // 19.08.2018 à 07h41

    C’est un poisson d’avril cet article c’est ça? Ou une blague pour nous remonter le moral? Ah, je sais, c’est pour nous montrer les ravages de la drogue et éveiller nos consciences à la sobriété …

      +45

    Alerter
  • bouine // 19.08.2018 à 07h42

    Le PIB mondial en augmentation ???
    Au départ, je me suis posé la question d’un gag au vu
    du graphique de la banque mondial qui indique que depuis
    1960 la croissance mondiale a diminuée passant de 4%
    à 2,5%.
    L’appel à la ceca mondialisé alors que le capitalisme bancaire
    utilise l’expropriation avec missile guidé au laser, utilisation de
    mercenaires et révolution orange…

    Et pourtant, la source a revêtu l’habit du sérieux pour écrire
    une bouffonnerie en somme !
    Inversement, une sorte de clown qui nous vise avec une arme !

    Je pense que la source a pour contrat de publier régulièrement
    et comme nous sommes durant le mois du relâchement, il se glisse
    des coquilles.

      +12

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    • Pinouille // 19.08.2018 à 10h47

      “Le PIB mondial en augmentation ???”
      Oui: comme vous l’indiquez précisément, il croit de 2,5% par an. A ce rythme, il double en moins de 30 ans.

        +2

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      • Téji // 20.08.2018 à 07h32

        Votre raisonnement ne tient pas, dans la mesure où ce 2,5% n’est pas maintenu et tend plutôt vers 0 : le PIB devrait donc plafonner.
        Où et quand, c’est une autre affaire… surtout si un bon coup derrière la nuque l’assomme un tantinet ^^ Rien qu’à voir le -2 en 2008, ça interpelle !

          +1

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        • Pinouille // 20.08.2018 à 08h44

          Je ne prétends pas que la croissance va rester inchangée. Je me contente de préciser à bouine que 2,5% de croissance, quoi qu’on en dise, représente une augmentation du PIB.
          Aucun raisonnement là dedans, juste du factuel.

            +0

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  • BA // 19.08.2018 à 07h43

    C’est toujours pareil avec le GEAB : le monde merveilleux des gentils bisounours.

    Dans le monde réel, c’est exactement le contraire.

    Lisez “La guerre des métaux rares” de Guillaume Pitron :

    En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares … ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole.

    Lisez “Quel futur pour les métaux ? ” de Philippe Bihouix et Benoit de Guillebon :

    Les métaux, ressources minérales naturelles non renouvelables, sont à la base de notre civilisation industrielle. Moins médiatique que te changement climatique ou les enjeux énergétiques, leur raréfaction sera pourtant un des défis majeurs du 21e siècle : notre modèle de développement, qui repose sur la croissance économique et un accroissement continu du prélèvement des ressources, se heurte à la finitude de la planète. C’est ce thème qu’a choisi de traiter un groupe d’ingénieurs de l’association des centraliens sous la direction de Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon. A l’issue d’une analyse approfondie et documentée, prenant en compte les enjeux techniques, économiques, sociaux et environnementaux de la raréfaction des métaux, les auteurs mettent à mal les mythes de l’abondance, de la croissance verte et d’une technologie forcément salvatrice. Ils posent aussi les limites d’une économie circulaire fondée sur le recyclage généralisé.

      +31

    Alerter
    • Kiwixar // 19.08.2018 à 10h33

      Il y a un domaine renouvellable où on n’a pas besoin de métaux rares : le solaire thermique. Petites centrales locales dans les endroits où il y a du soleil. Le transport, par contre, nécessite du cuivre et de la haute tension pour les longues distances.

      On est actuellement sur un “pic métal” qui est directement correllé au “pic pétrolier” (passé en 2015 apparemment). Il faut une énorme énergie pour miner, raffiner, recycler et transporter les métaux. Il faut bouger 30 tonnes de terre pour avoir une once d’or.

      A l’avenir, il sera tellement “rentable” de voler le metal (lignes electriques) qu’il faudra un garde sous chaque pylone. Ca va un peu à l’encontre de cette utopie geab de transport électrique longue distance. Et “gouvernance mondiale”, ah ah. Il y aura les riches (route de la soie) et les mendiants (occident) qui ne gouverneront rien.

        +12

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    • Sam // 20.08.2018 à 13h48

      « mettre en commun les ressources industrielles par lesquelles le crime était arrivé »

      Vous n’y êtes pas, les ressources sont criminelles. Abracadabra, changeons le paradigme, « le passage à une e-économie va littéralement dissocier croissance et matière », adieu ces vilaines ressources criminelles et bonjour la croissance infinie !

      C’est comme le PIB, il suffit de le dissocier, tout simplement ! Adieu ces problèmes écologiques, cette pollution, ces crises humanitaires si déprimantes !

      C’est pourtant si simple. En marche !

      Mettre en commun les industriels par lesquels le crime était arrivé n’était peut être pas une si bonne idée…

        +2

      Alerter
  • Anonymous-Civil-Sergent // 19.08.2018 à 07h49

    Les prévisions de GEAB sont bien trop optimistes concernant ces perspectives de développement. Je me souviens d’ailleurs que certains prédisaient l’arrivée de voitures volantes dans l’an 2000 et elles ne sont pas arrivés sur le marché.

    Le tout électrique va nécessiter une réorganisation des territoires mais aussi nécessite que des conglomérats mondiaux s’approprient les ressources rares en eurasie et au moyen orient. Or comment une telle entreprise serait possible puisque cela serait contraire aux intérêts des pays qui possèdent ces matériaux? Par la guerre bien évidement.

    Je doute qu’une gouvernance mondiale au service avant tout d’intérêts privés fasse le bien de la planète. Sachant que beaucoup de peuples n’ont pas été consultés pour cette option, cela risque de finir comme la tour de babel.

    Que ce soit la vision anglo saxonne ou encore une vision plus planéterienne, cette vision va nécessiter pour que cela aboutisse le sacrifice de beaucoup de gens au profit de multinationales. Peux être même de milliards.

    Pour appuyer mes dires ,je m’appuie sur les travaux de Pierre Hilard ( Atlas du Mondialisme, la décomposition des nations européennes, les euro régions) .

      +13

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  • douarn // 19.08.2018 à 08h05

    Bonjour
    OUuah, cette projection… c’est beau comme une fable racontée par M. Rifkin!!

    La dimension énergétique vendue comme l’alpha et l’oméga d’un avenir enthousiasmant découplée des problèmatiques matières premières (eau, métaux, sable, …) et environnementales (sols, air, climat, biodiversité, …)… y a t’il encore des gens qui désirent croire ces gourous des religions technologistes ?

      +23

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  • Jiojio // 19.08.2018 à 08h07

    Article un peu inepte qui parle de “dissocier la croissance de la matière” y compris matière énergétique, qui cite les exemples de l’IA et des cryptomonaies (qui consomment beaucoup d’énergie justement). Et qui nous prédit des consommations virtuelles dont on sera heureux de se contenter (le réel pour les riches, la pornographie pour les autres si vous voyez l’analogie..).
    Nous sommes dans une nouvelle étape de la post-modernité, nous serons bientôt de purs esprits (prisonniers d’une société virtuelle ?)
    Déjà qu’on en a marre de toutes les dérives du monde moderne pour domestiquer les masses, on n’est pas sortis de l’auberge

      +21

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  • look // 19.08.2018 à 08h08

    GEAB a toujours eu des prédictions complètement erronées, archi fausses, ce sont des rigolos.

      +10

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  • Weilan // 19.08.2018 à 08h19

    Nostradamus avait un net avantage sur le GEAB: il ne demandait pas le paiement d’un abonnement pour lire ses prédictions…

      +38

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  • ErJiEff // 19.08.2018 à 08h44

    “enfin, ajoutons que la croissance va aussi se libérer de la planète Terre grâce à une conquête spatiale sans limites et désormais ouverte à tous les mercantilismes (économie de l’espace)”

    c’est bien par là qu’il faudra commencer ; l’espace… et en ramener de l’eau
    parce qu’avant de jouer en bourse, de protéger la “Nature”, de battre monnaie et se perdre dans une civilisation virtuelle il faudra que tous ces milliards d’esprits connectés puissent boire.

    Ce n’est pas de l’économie, mais de la biologie : les morts sont incapables de participer à une croissance exponentielle, et en tous cas la compétence de GEAB n’est vraiment plus en croissance c’est le moins qu’on puisse dire

      +17

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  • Vladimir // 19.08.2018 à 09h10

    Hilarant , le monde est a la veille de la disparition de 90 pourcent du genre humain oui , avec le réchauffement et la pollution , n’en déplaise aux complotistes la légion du web !
    C’est néo libéraux sont incorrigibles ,ils ne comprendront jamais rien !
    Et dire que ca dirige le Titanic !
    Prospectivez ,prospectivez ,il en restera toujours quelque chose et ca ne mange pas de pain !

      +15

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  • jmk011 // 19.08.2018 à 09h11

    Cet article du GEAB est profondément erroné : il ne tient pas compte de plusieurs facteurs essentiels comme l’accroissement énorme de la population mondiale (3 milliards d’êtres humains dans les années 60 contre 7.5 milliards aujourd’hui), la limitation de plus en plus grande des ressources en matières premières, et d’abord de l’eau, liée entre autres au premier facteur, enfin la totale confiance dans l’initiative privée pour résoudre les problèmes de la totalité de l’humanité.

      +20

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    • Miss Marple // 19.08.2018 à 13h52

      J’ ai une bonne nouvelle pour vous jmk011 ( et pour nous tous ?)
      Question demographie c’ est tout le contraire de ce qu’ on nous a rabâche depuis des années : la population mondiale va fortement diminuer , baisse importante des naissances dans tous les pays
      ( voir les dernières statistiques pour l’ Inde par exemple)et augmentation des décès dues au vieillissement de la population en général Cela a partir de 2025 et il s’ en suivra un effondrement économique étant donné que notre système est basé sur la consommation Mais les opinions ont la vie dure , on préfère véhiculer l’ idéologie de progrès…et puis la mort , ça fait peur !….

        +3

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  • Emmanuel // 19.08.2018 à 09h52

    Quel est-ce GEAB ? S’il s’agit d’écrire des scénarii pour faire rêver les gens ? Quand on serait bien en peine de faire des projections à 3 ans ….Mais bon, ça ne fait pas de mal d’exercer l’imagination…..

      +3

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  • max // 19.08.2018 à 09h53

    L’article nous dirige tout droit sur : Réseau électrique mondial ou Communauté mondiale de l’énergie (contenu gratuit) et on peut penser que c’est fait volontairement, le reste étant de une mise en condition.
    L’enjeu principal est l’énergie électrique et son transport et elle est le point de départ indispensable de nos sociétés, c’est notre Saint Graal.
    J’ai le sentiment que pendant que l’occident pense contrôler la planète via les GAFA, SWIFT, MasterCard, Visa etc., les chinois vont plus loin et discrètement.
    Les enjeux c’est aussi, comme dit précédemment, le transport de l’énergie électrique et les technologies utilisés via, je cite le GEAB : Sur la base d’une technologie de câblage à ultra-haut voltage (UHV) que les Chinois ont développée et qui permet de transporter d’énormes quantités d’électricité pour un très faible coût
    On oublie trop souvent que le charbon, le gaz, le pétrole, l’uranium, la houille blanche, le renouvelable etc. n’est que le début du processus ce que les chinois veulent c’est contrôler le transport de l’énergie électrique et qu’ils sont bien parti, vivement 2025 pour voir ce qu’ils auront accomplit ou pas.
    Qui contrôle l’énergie contrôle le monde.

      +3

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    • Dominique // 20.08.2018 à 13h47

      A propos de l’UHV, ce n’est jamais que l’équivalent chinois du système français à la différence que l’UHV fait 800 000 volts là ou on est à 400 000 en France. Le diamètre des conducteurs peut donc être légèrement réduit. C’est bien mais il n’y a pas de quoi s’ébaudir. Vu les distances franchies par ces lignes, elles sont aussi coûteuses que les nôtres.

        +1

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  • Duracuir // 19.08.2018 à 10h00

    Je ne comprends pas pourquoi Olivier accorde encore de l’importance à cette “feuille” de divination foireuse.
    Le GEAB, j’ai donné. J’ai même payé car une année j’ai même été abonné(240€ /an).
    Il faut dire qu’il y a eu le GEAB de l’époque Biancheri puis celui après la disparition de celui-ci.
    Le GEAB nous promettait un renforcement et une incontournabilité de l’UE…. on peut voir qu’en moins de dix ans, ils ont pas mal déchanté.
    Il y a quelques années, ils annonçaient avec grand fracas que n’allait pas tarder à survenir un fait prouvant la faillite irrémédiable de tout le système US. Rien ne se passant d’aussi catégorique, j’attendais avec impatience le numéro suivant qui triomphalement annonça que l’évènement s’était passé(?????), il s’agissait de …. la tempête Cindy. Lamentable et risible.
    Plus grave personnellement, puisque cette feuille se prétend une aide à l’investisseur, et le fait payer fort cher, il y a quelques années, elle jurait que l’or devait remonter à toute vitesse, il était au plus bas, il fallait absolument acheter maintenant. J’ai donc consacré de la trésorerie à acheter de l’or. De l’or physique. Pas papier. De celui qu’on met au coffre. Vous savez quoi, l’or a encore baissé puis stagner plusieurs années. Le problème? J’ai eu besoin d’argent, j’ai donc vendu à perte en perdant beaucoup eu égard à mes moyens. Pour tenter de justifier son plantage évident, le GEAB a prétendu que c’est l’or papier qui baissait mais que l’or physique montait effectivement. CE QUI ETAIT UN MENSONGE HONTEUX.
    Alors la bande de bisounours globalistes européistes du GEAB….

      +11

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    • Jiojio // 19.08.2018 à 10h22

      En période de crise on vend l’or.. Ce que la Turquie a commencé à faire pour se solvabiliser en USD. La tendance négative va durer et pourrait éventuellement s’inverser en cas de defiance envers les monnaies principales usd eur chf jpy. Néanmoins l’or vs les monnaies locales déstabilisées (argentine, sud Afrique, bientôt Chine ?) devrait garder sa valeur.

        +2

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  • georges glise // 19.08.2018 à 10h06

    oui, ,ceux d’entre nous qui survivront entre 2020 et 2040 verront probablement le développement exponentiel de l’ultra-libéralisme, sauf si les peuples du monde se décident enfin à se révolter contre le sstème financier du capitalisme mondialisé, le pape françois dirait “contre le veau d’or”

      +11

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  • bm607 // 19.08.2018 à 11h22

    Les ressources de l’espace m’avaient déjà fait bondir de ma chaise (bien sûr qu’on va bientôt exploiter l’espace, au prix actuel du Kg envoyé dans l’espace il faudrait trouver des diamants pour rentabiliser), mais le réseau électrique (grid = réseau, pas grille comme ils le disent au début) ça a été le gâteau sur la cerise.
    Que les technologies évoluent légèrement et qu’on passe de 400 000 V comme en France à 800 000 V en Chine puis 1 ou 1,2 millions de volts en continu ou en alternatif (tensions en cours de développement pour l’Inde) certes (on n’en sera a priori qu’à des valeurs de l’ordre de 8000 à 10000 MW transportés, pas de quoi crier au miracle), mais ce n’est pas ce qui va régler tout les problèmes, quand on voit les difficultés diverses pour échanger d’un pays à un autre, pour stabiliser la tension notamment en cas de panne sur un point de production (réseaux fortement maillés donc très couteux), les compensations de courants réactif, les problèmes de prix de l’énergie (marché spot), les pertes en lignes, l’équilibrage de manière générale, la résilience des populations vis-à-vis des lignes de transport, etc..
    Si on en était à la supraconductivité sur la HTB ce serait peut-être un peu différent, mais même avec une telle avancée il y aurait encore des tas de problèmes.
    Non pas que ce soit infaisable, mais il faudrait sacrément se bouger pour régler les problèmes techniques et politiques. Et à la moindre tension politique entre pays… exit le bon fonctionnement global.

    Là ils sont dans le rêve éveillé d’un monde uni et qui échangerait l’énergie dans la joie et la paix, le genre de rêve dans lequel sont encore nombre de personnes “yaka-fokon” qui voient en l’uE la solution parfaite aux échanges et dialogues entre pays de l’Europe.

      +8

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    • Kiwixar // 19.08.2018 à 12h39

      Le rêve éveillé où ils parlent d’échanger de l’énergie mais n’évoquent pas les problèmes très réels de production. C’est ballot.

      La Chine a passé son pic de production de charbon. Donc je les vois mal exporter de l’électricité. Ils vont importer du gaz russe à tour de bras et tout consommer en interne.

      Et il me semble que le gaz se déplace facilement sur de longues distances sans pertes, contrairement à l’électricité, même à 1 million de volts. Et les progrès type cryptomonnaies se heurtent aux régulations étatiques, notamment en Chine et Russie. Et ne résolvent par le problème d’énergie dispo par tête.

      Il y a peut-être quelque chose qui m’échappe.

        +6

      Alerter
      • Genuflex // 19.08.2018 à 14h38

        Non, je crois bien qu’en ce qui concerne le transport du gaz, c’est inexact. le gaz est un gaz, et c’est galère à transporter sur de longues distances (liquéfaction énergivore, ou perte de charge dans les tubes). Ce n’est pas le cas de l’électricité. Enfin, ce n’est pas ma spécialité, j’imagine que d’autres lecteurs sont plus à même de préciser ce point.

          +1

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        • Kiwixar // 20.08.2018 à 00h05

          Une partie de l’électricité est transformée en chaleur (effet joule) dans les fils, problème que l’on cherche à limiter en augmentant la tension pour diminuer l’intensité.

          Les gazoducs entre les gisements russes et la Chine sont en cours de finition. Ce serait intéressant de connaître les pertes énergétiques dans les gazoducs par rapport aux pertes électriques sur les mêmes (grandes) distances.

            +3

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          • Kaki // 21.08.2018 à 00h08

            Pour le gaz, il est liquéfié ce qui coute assez cher a faire, donc ce qui est gagné ici est perdu la. Le projet Nour (allemand exploite au Maroc)est à mon sens le plus interessant, car pas de perte de rendement au fil du temps, installation très intéressante energeriquement et impact minime comparé aux autres mode energetiques

              +1

            Alerter
    • un citoyen // 19.08.2018 à 13h56

      Pour l’espace, que peut-on penser à propos de l’idée d’exploiter l’helium-3 présent sur la lune (une matière qui pourrait apporter beaucoup d’énergie), une idée qui serait à l’étude dans plusieurs pays dont la Chine ?

        +1

      Alerter
      • Rémi Mondine // 19.08.2018 à 19h09

        L’héiium 3 est utile pour la fusion. Nous en sommes encore loin.
        Pour l’élec souvenez-vous du projet desertec qui est mort du fait des coûts de transports de l’électricité.

          +3

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        • un citoyen // 20.08.2018 à 11h24

          Merci pour votre réponse rapide.
          Si on en est loin et réaliste, je ne serais le confirmer (je découvre). Mais si j’en crois ces articles (1) et (2) ci-bas, j’apprends qu’il serait estimé environ 1 100 000 de tonnes d’helium-3 et que 25 tonnes suffiraient à alimenter en énergie les USA en une année (consommation de 1988 – date de l’article (2)), y a de quoi méditer au moins sur l’énorme potentialité de cette piste.
          Par contre, le fait qu’il faudrait chauffer la poussière lunaire à 600°C voire 900°C pour extraire cette matière, cela demanderait beaucoup d’énergie sur place… (et je m’interroge aussi sur l’impact sur la topographie lunaire, si cela devenait dans le futur une “ruée de l’helium-3”). Donc bien possible que ce projet ne se réaliserait pas ou mettrait beaucoup de temps avant de se mettre en place avant d’avoir pensé à tout (tout comme desertec).

          Sources (en anglais) : (1) https://ocw.mit.edu/courses/nuclear-engineering/22-012-seminar-fusion-and-plasma-physics-spring-2006/assignments/helium3_fusion.pdf
          (2) http://www.asi.org/adb/02/09/he3-intro.html

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          Alerter
        • Kaki // 21.08.2018 à 00h09

          Desertec serait viable si le système serait celui du locavore.

            +0

          Alerter
  • Duracuir // 19.08.2018 à 12h01

    Sinon, depuis des années, le GEAB nous chante “la dislocation tectonique géostratégique mondiale”. Beaucoup moins ces derniers temps il faut dire.
    Comme chacun peut le constater, l’UE devenue une puissance diplomatique s’est totalement arrachée de l’étreinte US, tout comme l’Amérique Latine, et l’UE a crée un axe novateur Berlin-Moscou-Pekin. Les BRICS sont devenus pacifiquement le moteur et le régulateur bienfaisant de la planète.
    Depuis ces prédictions, il y a eu l’Ukraine, la Crimée, la Syrie, le Yemen, le Sud Soudan, les coups d’état mediatico-politico-judiciaires au Bresil, en Equateur, en Argentine, au Chili, au Honduras et …. en France(oui, oui, en France, demandez donc à Fillon et à son intention de revenir à une diplomatie gaulienne) pour installer des chefs d’état les plus favorables à l’ordre anglo-saxon.
    Le GEAB a peut-être pensé que les gens qui dominent pour de vrai le système globaliste ultra-libéral anglo-saxon allaient resté sagement comme des bisounours à regarder leur construction séculaire s’effondrer…

      +11

    Alerter
  • Pierre // 19.08.2018 à 12h25

    C’est de la folie pure.
    Il faut créer une réelle démocratie. Où les citoyens auraient un maximum d’informations aussi objectives et variées que possible. Des scientifiques
    feraient des simulations pour essayer de trouver un système durable.
    On travaillerait tous quelques heures de moins pour avoir le temps de
    faire fonctionner la démocratie. On ne voterais pas que pour des hommes
    mais pour presque toutes les lois.
    Ceux qui décident en ce moment ne pensent qu’au profit des plus riches et à la guerre économique, ils continueront de nous amener vers la catastrophe,
    ils ne prennent aucune précaution, ne font aucune régulation..
    Je suis sûrs qu’on contraire si les citoyens devenaient de vrai acteur, ils diminueraient leur empreinte.
    Mais on est des spectateurs isolés obligés de subir.
    Si par exemple on pouvait voter pour que les supermarchés, commerces, entreprises utilisent 20x moins de plastique…

      +8

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  • ludo // 19.08.2018 à 12h40

    “grille électrique mondialisée” : ça ne serait pas plutôt “réseau électrique mondialisé”?
    je sais bien qu’on s’anglicise de plus en plus, qu’on “adresse” des problèmes… que grille n’est qu’à trois lettres du mot anglais grid, mais quand même!

      +4

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  • Louis Robert // 19.08.2018 à 13h12

    Que cela nous plaise ou non, nous assistons à « l’arrivée sur le marché de la production mondiale de toute une série de nouvelles régions apportant dans leurs valises ressources humaines, matières premières et cerveaux innovants… (accompagnée d’) une croissance mondiale n’augmentant que parce que vont s’y joindre 1,2 milliard d’Africains, 430 millions de Sud-Américains, 70 millions de Centro-Asiatiques, 640 millions d’habitants du Sud-Est asiatique, 1,2 milliard d’Indiens… », sans oublier le 1,3 milliard de Chinois déjà à l’œuvre (modeste début)… C’est dire que 85% de l’humanité exige maintenant de prendre la place qui lui revient dans le monde, ce qui vraisemblablement n’est pas peu de choses, ni banal…

    Plutôt que de rester en retrait en se moquant, il vaudrait mieux étudier très sérieusement et de très près cette transition, vraiment «en marche » (et à marches forcées!), celle-là, vers un monde que nous ne reconnaissons déjà plus, à savoir globalement et radicalement post-occidental. Il se peut en effet que nous trouvions bientôt avantageux d’en être… pleinement.

      +3

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    • Subotai // 19.08.2018 à 19h26

      Oui.
      Ce qui est amusant en lisant beaucoup de commentaires, c’est encore le coup du “doigt et de la lune”.
      Il faudrait laisser tomber les ressentis idéologiques et se concentrer sur les faits.
      Pour ce qui a été donné à lire, la “bombe” pour moi est la technologie chinoise de distribution* d’électricité.
      C’est Internet les gars! Un Internet de l’électricité.
      Ce qui veut dire le moindre petit barrage, la moindre petite tour solaire, la moindre ferme solaire, éolienne, hydrolienne connecté dans l’ensemble et pouvant fournir “de l’électron” à l’autre bout de la terre. Ce qui veut dire que l’origine physique de l’électricité qu’on consomme n’est plus un problème.
      Que le bizness, la connerie humaine, les intérêts particuliers s’en mêlent, s’en gobergent, tentent de l’utiliser à des fins partisanes et égoïstes, oui ça sera comme d’hab’. Mais tout ça a-t-il empêché Internet de devenir ce qu’il est et d’interdit le formidable et incontournable outil qu’il est?
      Y a t il encore quelqu’un qui se souvienne d’avant Internet?
      Oui la planète regimbe, oui l’humanité et beaucoup d’autres vivants sont en péril, mais le monde de demain sera ce que NOUS en ferons.
      Et là pour le coup, oui, y a un truc…
      Oubliez l’idéologie, regardez les faits.

      * C’est le SEUL problème réel de tous les systèmes de production électrique

        +0

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      • Kiwixar // 20.08.2018 à 00h18

        Pour moi, la lune c’est le problème bassement casse-tête de la production d’électricité (Chine qui a passé le pic production charbon), et le doigt c’est la distribution.

        Et la production/distribution d’énergie est hautement reglementée dans de nombreux pays. Sauf dans les pays occidentaux dereglementés qui vont se retrouver avec… un problème bassement casse-tête de production. Centrales nucléaires vétustes (France) ou fermées (Allemagne), épuisement des gisements de gaz (RU), boycott du gaz russe (Otanie)…

        Alors, révolution de la distribution, mouais, entre zones déficitaires (occident) et zones productrices (Russie Chine)… euh désolé, mais les Chinois et Russes voudront être payé en réel (or sonnant et trébuchant), pas en papier ou en crypto-IO.

          +4

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        • Subotai // 20.08.2018 à 08h53

          Pense un peu au réseau informatique d’il y a longtemps. Tu avais des gros systèmes interconnectés avec des standards propriétaires. Quand le web en TPC/IP c’est développé, ce sont des millions (des milliards actuellement) de serveurs qui ont été créés – n’importe qui peut mettre le sien en ligne. Et des fois pour “servir” 3 poilus…
          Quand un réseau de distribution interconnecté sera disponible, n’importe quel survivaliste avec son moulin à eau dans la montagne pourra fournir de l’électricité au réseau. C’est ça l’idée.
          Bien sûr les centrales – charbon, nucléaire, pétrole – ne disparaitront pas comme ça, mais les autres technologies n’auront plus de problème d’échelle pour la distribution et donc la dessus je pense que le GEAB a raison, il va avoir un boum technologique qui rendra accessible toute sorte de système alternatif de production et même de transport électrique .
          Quand aux réglementations, elle suivront. Je ne sais pas si tu te souviens que le WiFi était interdit pour cause de réglementation secret-défense.
          C’est peut être pas demain mais, je suis de ceux qui ont vu les dernières 40 années du développement de l’informatique, franchement je pense que ça ira vite.
          Nécessité fait loi… Il faut penser hors du cadre 🙂

            +2

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        • Kaki // 21.08.2018 à 00h16

          On sait très bien faire du raffinage et je n’ose penser une seule seconde qu’ en cas de tension energetique le gouvernement autorise a nouveau le raffinage et même le schiste, il s agit principalement de politique. Pour ce qui est des centrales, à l heure actuelle il n y a aucun moyen plus efficace et moins cher.

            +0

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  • Patrick // 19.08.2018 à 13h45

    à comparer avec les prévisions moyen terme de Deagel

    http://www.deagel.com/country/forecast.aspx

    Là , c’est tout à fait l’inverse.
    Question subsidiaire : qui est Deagel ?

      +1

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    • Genuflex // 19.08.2018 à 15h22

      Mouais,
      7 ans pour “perdre” 236 millions d’américains, soit plus de 32 millions par an, 88 000 par jour… soit par décès, soit par émigration, et sans épidémie ! Est-ce que des taux de mortalité de ce niveau se sont déjà vu sur terre ? Comment les pronostiquer avant autant d’aplomb (malgré les avertissements en bas de page)
      -42% de la population en France, aussi.
      Dire que nos concitoyens trouvent Yves Cochet pessimiste…

        +1

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      • Patrick // 19.08.2018 à 17h30

        C’est dommage qu’ils e détaillent pas plus leur scénario ( effondrement économique suivi de migrations ).
        On peut dire :
        – 2019-2020 crise financière avec effondrement économique
        – 2020 crise pétrolière en même temps ( prévision AIE ) ,
        L’effondrement économique va limiter la crise pétrolière mais en même temps ça va aussi limiter les investissements nécessaires et donc faire perdurer la crise pétrolière.

        Quel est le degré de résilience des grandes concentrations urbaines si l’approvisionnement en nourriture et en énergie n’est plus assuré ? Quel est le niveau des stocks de bouffe pour les 12 millions d’habitants de la région parisienne ? 3 jours ? combien de temps avant le chaos ?

        Woosley ( ancien directeur de la CIA ) avait estimé qu’en cas de destruction du réseau électrique , la mortalité serait de 2/3 à 90% de la poulation sur l’année suivante ( plus d’usines pour fabriquer la bouffe , plus de logistique, plus d’eau potable , plus de services de sécurité …. )

          +3

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    • Subotai // 19.08.2018 à 19h31

      L’un n’empêche pas l’autre, mon pronostic étant de – 4 milliards d’humains et développement technologique en flèche pour ceux qui restent.
      Je ne parle pas de ressentit de bien être ou de satisfaction – c’est vous qui voyez 🙂

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      • Pierre C // 20.08.2018 à 11h55

        Cela me fait penser à la situation initiale de “Chroniques des Ombres” de Pierre Bordage. Dans un futur relativement proche, les grandes métropoles se sont repliées sur elles-mêmes, profitant des ressources et de la technologie. Le reste de l’humanité, considéré comme mort, survit dans le reste du monde pollué et irradié avec des connaisances et outils comparables à ceux du Moyen-Age.

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  • Toff de Aix // 19.08.2018 à 13h56

    Mais quel délire…
    Oú comment faire l’autruche et ignorer les signaux d’alarme de plus en plus inquiétants…

    L’épuisement généralisé de la biosphère, des ressources minières et énergétiques.

    A ce rythme extractiviste, nous disposons grand maximum de :
    20 ans de réserves de cuivre.
    15 ans d’argent.

    Encore moins en terres rares(tous ces éléments sont juste indispensables pour cette soi disant ‘croissance numérique’.)

    Et je ne parle même pas du pétrole, qui irrigue à plus de 95% l’économie globale, et dont les extractions plafonnent et le rendement global commence à diminuer, malgré des investissements massifs… Et de la demande qui continue d’exploser (lire Mathieu Auzanneau…)

    Toutes nos infrastructures, nos économies, nos échanges, notre nourriture, tout est absolument dépendant du pétrole. Penser que l’on pourrait convertir dès aujourd’hui un réseau de qui a un demi siècle de retard relève du délire le plus total. Petite question, en passant :comment fabrique-t-on les câbles électriques, les ordinateurs, les centrales électriques et hydrauliques qui permettent de fournir l’électricité ? À l’aide de quoi ?

    Le pétrole est juste indispensable, même pour les “énergies renouvelables” ou “vertes”. Le GEAB, comme beaucoup, veut juste l’ignorer…

    C’est la phase de déni poussée à son paroxysme (lire Pablo Servigne ou Dmitry Orlov)

    Et si on parlait de de l’environnement fini, dans lequel est censée se développer cette e-croissance infinie ?

    Le réchauffement planétaire global.

    Le dérèglement climatique associé.

    La fonte des glaces, l’acidification des océans.

    La disparition de plus de 80% des insectes.

    La sixième extinction de masse.

    Le GEAB aura beau appliquer la méthode Coué de façon la plus délirante possible, ses incantations complètement déconnectées du réel n’empêcheront en rien l’arrivée du mur… Tout au plus le masquer, en attendant…

    Tout va très bien, madame la marquise. Tout va très bien tout va treeeees bien…

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    • Patrick // 19.08.2018 à 15h12

      Sans compter la prochaine crise financière qui arrive au galop et qui peut mettre au tapis toute l’économie mondiale pour un bon nombre d’années.

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    • Louis Robert // 19.08.2018 à 15h57

      Bonjour Toff, je renchéris sur l’inventaire des signaux d’alarmes, je crois apercevoir la massive muraille et le GEAB m’indiffère… Je sais aussi que temps et espace nous sont ici comptés. Mais alors quoi?

      1. Appartenant au 85% de l’humanité qui réclame sa juste place en ce monde, vous dites quoi et faites quoi?

      2. Appartenant au 15% dominant, vous nous dites et proposez quoi? Vous dites et proposez quoi aux ci-devant (#1)?

      Je ne me moque aucunement ni n’entends vous provoquer. J’apprécierais grandement vous lire là-dessus, au-delà des oh!, des ah!, des WOW! et des P….n!!! Si vous disposez de quelques minutes… Merci.

      Cdmt. LR

        +3

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      • Patrick // 19.08.2018 à 17h51

        Si vous faites partie des mieux lotis des 85% , vous vous trouvez une ferme avec du terrain loin des grandes villes.
        Si vous faites partie des 15% , vous vous installez un ranch dans un coin tranquille de Nouvelle-Zélande , avec piste d’atterrissage pour arrivée en urgence

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        • un citoyen // 19.08.2018 à 18h31

          Et pour ceux qui font partie des moins lotis des 85 % : Y en a qui ont fui notre ‘monde moderne’ en s’installant dans la nature ou ailleurs (changer de vie), d’autres sont devenus nomades, et d’autres sont SDF dans les villes.

            +0

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        • douarn // 19.08.2018 à 21h24

          Bonjour Patrick
          Pas sûr que la NZ soit un bon “sam suffit pour nantis”. Quelques chiffres pour illustrer mon propos. D’une part, la NZ a un taux d’incarcération très notable (~10.200 prisonniers pour ~4 millions de néozélandais) et cette population carcérale est sur-représentée à ~51% par des maoris. D’autre part, les maoris sont minoritaires (moins de 20% (30% en essayant de tenir compte des métissages)) dans la population NZ. Je crois que c’est un révélateur du mal-être d’une population qui conserve le sentiment de s’être faite dépouillée de ses terres lorsqu’elle est passée sous la tutelle britannique.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_Nouvelle-Z%C3%A9lande
          https://www.aljazeera.com/indepth/features/2016/05/maori-zealand-prisons-160525094450239.html
          http://archive.stats.govt.nz/browse_for_stats/snapshots-of-nz/yearbook/society/crime/corrections.aspx

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          • Kiwixar // 20.08.2018 à 00h57

            Douarn, la NZ n’est pas toute rose et vous n’êtes pas très loin (Nlle C) pour le savoir, néanmoins je reste assez optimiste, ça reste un pays civil malgré la pauvreté (1/6 des enfants qui ne mangent pas à tous les repas).

            En cas d’effondrement mondial tel qu’anticipé par le Club de Rome, la NZ a une population resiliente capable de se remonter les manches, capable de compromis, et il y a de quoi bouffer. Et de l’eau. Et de l’hydroelectricité. Et c’est loin de mouvements migratoires massifs de populations devenues cannibales et esclavagistes. Pas parfait mais pas loin de l’être. Sinon où? Nouvelle-Caledonie? Australie?

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            • douarn // 20.08.2018 à 08h53

              Bonjour Kiwixar
              Merci pour votre réponse que j’espérais et puisque vous parlez de la NC, j’aimerais faire un parallèle avec la NZ. Ces 2 régions océaniennes sont proches géographiquement, multiethniques et métissées, empreintes du sentiment “de lien à la terre ancestrale” pour les “éthnies premières” et conscientes du poids historique de la colonisation.

              Maoris et Mélanésiens ont des cultures largement orales de la transmission intergénérationnelle des traditions, des histoires tribales, des généalogies, des consciences collectives, etc. Ce point me semble vraiment très important, or maoris et mélanésiens trouvent moins facilement de place dans la société et on peut imaginer les ressentiments qu’entre autre l’oralité entretien. (NC=133/100.000 hab (beaucoup de mélanésiens); NZ=199/100.000hab (51% de maoris) (Fr=109/100.000 hab))

              En cas d’effondrement, je crains que vous ne minimisiez le fait que le cadre civilisé puisse disparaître aussi “vite qu’un feu de pinède”, surtout dans les sociétés libérales et individualistes (fond anglo-saxon de la NZ, 69% de population d’origine européenne) au contraire des sociétés plus communautaires (relire D. Orlov par ex. https://www.les-crises.fr/combler-retard/ ).

              Alors oui, les NZ sont des gens formidables, mais en cas d’effondrement, qui pour entretenir les barrages et la distribution d’électricité, qui pour garder les prisons, qui pour garder les stock de carburant et sécuriser les routes pour que le camion puisse amener les denrées alimentaires jusqu’au magasin?

              La NC a vécu une guerre civile (j’ose le dire) dans les années 80. Du parallèle que je peux faire en NC, je crains qu’après une période de bordel général, la réappropriation des terres et donc de l’eau (par ailleurs, j’ai l’impression que l’évolution de la production de lait NZ risque de polluer grandement https://en.wikipedia.org/wiki/Dirty_dairying ) deviendra le but des maoris… les nantis exogènes venus se mettre à l’abris dans 1000 ha en NZ devront se battre pour conserver ce privilège ou partager dans le meilleur des cas (ce qui s’est passé pour des grandes fermes de la côte Est de la NC après les évènements des années 80).

              PS : pour être précis ma proximité à la NZ est aussi d’ordre familiale (desertion de français d’une baleinière en bay of plenty en 1844)
              PS 1 : pardon pour ce trop long post

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        • Patrick // 20.08.2018 à 09h43

          je parlais de la NZ , parce que des gestionnaires de fonds américain ont déjà commencé à y préparer leur bases arrières.

          https://www.newyorker.com/magazine/2017/01/30/doomsday-prep-for-the-super-rich

          ça sent le roussi

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          • Haricophile // 21.08.2018 à 11h27

            Si tout s’effondre, Mars risque de paraître plus habitable. Parce que question clé :

            Qui va s’occuper des centrales nucléaires et des déchets radioactifs ?

            Parce que si on ne s’en occupe plus avec des moyens gigantesque, Tchernobyl et Fukushima vont faire figure de pétards mouillés. Sans parler de toutes les autres pollutions qui vont nous empoisonner l’existence, au sens propre, pour des siècles.

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      • Toff de Aix // 19.08.2018 à 18h06

        Bonjour Louis,

        Mercis pour votre commentaire. Pour essayer de ne pas trop faire long, j’ai pris conscience de du problème en lisant, pratiquement par hasard, Piero Di San giorgio-je sais il a des accointances marquées avec les soraliens et l’extrême droite, et ça n’est vraiment pas ma tasse de thé, mais il n’empêche que son ouvrage “survivre à l’effondrement économique” à le mérite de poser clairement le problème.

        Donc j’ai appris très rapidement que nous allions droit dans le mur… D’ailleurs, dès 2008 je faisais partie de ceux qui avaient lu le GEAB, à l’époque où il était encore réaliste et fiable, et j’avais vu ses prospections sur la crise qui arrivait…

        Tout ceci pour dire que ça fait en gros dix ans que je suis au courant que nous allons complètement dans le mur. Là où je ne suis pas aussi catégorique que Piero Di San giorgio, c’est sur le fait que les vagues migratoires vont nous submerger, et que nous allons tous nous faire soit convertir à l’islam, soit mourir violés, égorgés et dépouillés vifs (oui oui, tout ça en même temps..).

        Sans être un bisounours comme certains, ou sans me voiler la face comme d’autres(par exemple le GEAB mais aussi certains contemporains qui croient encore aux mensonges de la croissance verte…), je ne suis sur de rien…juste persuadé que si survie il doit y avoir, elle devra se faire grâce à la coopération et à la solidarité au niveau local, voire régional.

        J’ai donc mis en œuvre une stratégie pour essayer au mieux, de m’adapter moi et mon entourage, sans pour autant me barricader comme un vulgaire survivaliste avec armes et bagages…

        Répondre à votre question impliquerait de très longs développements, mais voilà ce que je peux en dire après quelques années :

        -la préparation psychologique est déjà un premier pas. Lire Pablo Servigne par exemple, pour se rendre compte qu’il faut en premier lieu dépasser l’abattement, et le déni, pour pouvoir avancer. Lorsque l’effondrement surviendra, même si vous n’avez rien préparé matériellement, mais que vous êtes prêt psychologiquement, vous aurez déjà un avantage certain. Je ne vous raconte pas la réaction de certains amis ou connaissances lorsque j’ai essayé, en vain, d’aborder le sujet avec eux… Ils sont très souvent dans le déni total, et ce sont ce genre de personnes qui tomberont de très haut, et qui n’auront pas beaucoup de chances lors de la survenue de l’effondrement.

        -collecter les savoirs: c’est une forme de préparation essentielle également, et qui ne demande pas de très gros moyens.. C’est ce que je fais depuis quelques années. Apprendre à chasser, apprendre à camper, trouver un abri, apprendre à jardiner, s’initier au secourisme, apprendre un sport d’autodéfense… La liste est très longue, des savoirs qui s’avereront utiles le jour où… Sans forcément être u’e bête en tout (c’est juste impossible), c’est faire preuve d’un minimum de prévoyance.

        -sortir de la ville : sans doute le plus difficile si vous n’avez pas ou peu de moyens. La ville est, et sera de plus en plus dangereuse. Je viens d’acquérir une résidence secondaire à la campagne, avec du terrain et des panneaux solaires.. Pas tout le monde le peut, mais cette résidence n’est pas la panacée si je m’arretais à ça … Quelques placards bien garnis en “Pebc” (Plan d’épargne boîtes de conserve) ne font pas de mal, et permettront de voir venir en cas de problème…creuser un puits, ou installer un collecteur d’eau font partie du même processus…

        Acquérir un vélo, et les compétences qui vont avec pour l’entretenir et le réparer participent de la même approche..

        -construire une communauté, forger des liens là où l’on compte s’installer : s’entraider entre voisins est toujours profitable.. Et le jour où ça partira vraiment en sucette, vous saurez que vous n’êtes pas seul. C’est ce que j’ai fait là où j’ai choisi de m’installer (j’y ai un peu de famille en plus, et je cultive les connaissances dans le village). Vous ‘e pouvez pas espérer y arriver seul, mais plutôt accompagné.

        Vous le voyez il y a mille et une stratégies à mettre en place, quels que soient vos moyens. Mais la première chose à faire, celle qui conditionnera toutes les autres, ne tient qu’en un seul mot : accepter.

        Il faut d’abord passer par un véritable travail de deuil pour espérer un tant soi peu avancer dans une quelconque préparation … Sachant qu’on avancera tous, d’une façon ou d’une autre, en terrain inconnu, car le nombre de paramètres à prendre en compte est tout simplement gigantesque.

        Il y aurait encore beaucoup à dire, mais voilà où j’en suis de mes réflexions /actions. En espérant avoir un tant soit peu répondu à vos interrogations..

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        • Louis Robert // 20.08.2018 à 01h23

          Votre degré de préparation m’impressionne, Toff. Bien que j’aie été parmi les premiers pour qui retentit le cri « Limites à la croissance! » (allait naître bientôt Piero San Giorgio…), je constate que je n’ai pas l’âme d’un « survivaliste ». Deuil ancien, sans doute, deuil radical.

          Vraisemblablement, nous avons pourtant en commun une profonde estime envers Servigne et ses compagnons, ainsi qu’une profonde expérience du deuil comme ultime sursaut de l’esprit. Or quant à moi, il est clair que je ne parviendrai jamais à vivre uniquement pour survivre. Je préfère la mort au privilège d’envier les morts. Deuil global, deuil du monde.

          Bref, je crois que nous sommes aujourd’hui à la merci, d’une part, de ceux qui sont déterminés à détruire l’univers afin de ne pas perdre le pouvoir de le dominer tout entier… et, d’autre part, ceux qui le détruiront, s’il le faut, plutôt que d’être privés d’y vivre humainement à part entière; forcés de choisir entre la démence tyrannique et la volonté de vivre une vie véritablement humaine pour tous! Totalement dépourvu d’originalité, depuis avant même d’avoir l’âge de raison, je fus de ceux qui préfèrent la mort à la tyrannie, surtout celle qui refuse de dire son nom. Celle-ci je la crains, mais non pas la mort. Pour moi, toute vie ne mérite pas d’être vécue.

          Sur ce, puissions-nous vivre humainement et pleinement dans un monde pour tous!

          Merci encore, Toff.

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        • Louis Martin // 20.08.2018 à 03h08

          Franchement, cela fait un moment, maintenant, que je redoute l’effondrement en solitaire. Depuis que j’ai compris ce que c’est qu’un « quantitative easing », je sais que la fin est proche, parce que c’est ce que font tous les empires avant leur chute.

          Eh bien, paradoxalement, ce billet, votre message et toutes les réponses me font un bien inimaginable. Je viens de manquer un examen, corrigé par mes profs en violation assumée de la loi (les correcteurs seraient trop chers…), alors que j’étais certain d’avoir 14 de moyenne… Peut-être que je délire, mais j’interprète ça comme l’effet d’une profession aux abois, qui tente de conserver ses privilèges en saquant les étudiants. Ce genre de choses doit précéder le phénomène qui se produit de nos jours Venezuela.

          En fait, j’ai peur que toute la civilisation soit aux abois. Macron est un peu le chant du cygne de l’optimisme progressiste. Et je ne la regrette pas, cette civilisation. Il y avait des signes avancés de décadence. Maintenant, nous verrons. Mais il faut se préparer à la disette et peut-être à la guerre.

          Quant à moi, j’ai émigré en Martinique, par contrainte. Pardon de te raconter ma vie, ô lecteur imaginaire. Mais je m’interroge : la Terre y est fertile au possible (Louis XV l’a préférée à tout le Québec), mais c’est un île. C’est cela ou Clermont-Ferrand-Chamalières. La Terre y est assez fertile aussi ; mais je n’ai pas de terrain sur place. À la campagne sur une île, où dans une ville moyenne ? Me quaero. Une partie de moi ne veut pas se tenir éloignée des événements. Une autre partie pense qu’elle a tout intérêt à le faire. Mouais, je vais rester sur mon île un moment.

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          • Jsword // 21.08.2018 à 17h00

            Je reviens juste de la Martinique, très belle ile :).
            Par contre trop peuplé pour espérer vivre en autarcie si tout pète.
            Et la production agricole c’est quasi que de la canne à sucre et de la banane, tout le reste est importé…
            Sans compter le climat, une tempête comme sur Saint-martin et tout est fini, sans aide extérieure.
            L’avantage par contre sur ces iles c’est que les gens sont beaucoup plus résilient psychologiquement en cas de crash je pense, car le risque de perdre le réseau électrique ou de distribution de nourriture/eau est un fait accepté voir vécu de temps en temps avec des messages d’alerte à la radio et des préconisation du type avoir 2 semaines de conserves chez soi à cause des ouragans. Alors qu’en France cela n’arrive jamais.

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    • Kiwixar // 20.08.2018 à 00h27

      “Mais quel délire…”

      Effectivement un beau gros délire. Du rêve éveillé… De l’excédent énergétique que l’on distribuerait autour de la planète dans la joie et la bonne humeur en se payant avec du papier et des IO (alors que Chine et Russie accumulent l’or).

        +2

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    • Bern // 21.08.2018 à 16h38

      C’est le principe des douelles d’un tonneau cité dans le dessin animé: Sans Lendemain.
      https://www.youtube.com/watch?v=a0J2gj80EVI

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      • un citoyen // 23.08.2018 à 08h53

        Elle est bien cette vidéo, ils ont fait le tour de presque tout.
        Y a trois choses (ou pistes à analyser) que je rajouterais sinon :
        – les gisements d’hélium-3 sur la lune (cf commentaires plus haut)
        – le R&D sur la production et le stockage du dihydrogène (acide formique qui peut stocker l’hydrogène, les micro-organismes qui peuvent produire de l’H2 bien que cette production serait minime actuellement si elle était utilisée, …)
        – Méthanisation à partir des déchets organiques. Un agriculteur (me rappelle plus de son nom et du lien vers la documentation de sa technique) était arrivé à être complètement énergiquement indépendant en décomposant des débris de branchages. Il obtenait de la chaleur par la décomposition et s’en servait pour chauffer sa maison à l’aide d’un circuit en eau par de simples tuyaux d’arrosage. Et du méthane avec lequel il se servait comme carburant pour sa voiture (dans des bonbonnes au-dessus du toit).

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  • Vincent P. // 19.08.2018 à 13h59

    Tout ceci sonne tellement faux ! serai-ce l’œuvre du stagiaire de l’été ?
    Un magnifique exemple du déni de réalité propre à la faune bruxellophile !
    A ce stade, ça relève carrément du mantra religieux, ce qui est logique considérant que le Globish est certainement le plus destructeur de tous les intégrismes.
    Il faut dé-radicaliser ces gens de toute urgence, et leur interdire le prêche !

    En tout cas, ce texte est dans la droite ligne de l’objectif posé à Davos :
    ” A Positive Narrative for the Global Community” …

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  • El JEm // 19.08.2018 à 14h45

    Ouf ! Moi qui croyait bêtement que la croissance infinie dans un monde fini n’était pas possible, me voilà rassuré. Moi qui pensait que vouloir résoudre des problèmes politiques avec des solutions technologiques était absurde, me voilà remis dans le droit chemin.

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  • Didier Lagasse de Locht Didier // 19.08.2018 à 16h29

    Sauf que les prévisions de 1972 du Club de Rome sur l’effondrement de la civilisation occidentale pour cause de vanité et cupidité ont été confirmées en 2012.
    Notre économie basée sur une croissance infinie est stupide et suicidaire.
    2030 est le début de la zone de grands troubles sociaux et de très probable guerres civiles.

      +3

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  • xavier37 // 19.08.2018 à 16h48

    Ces braves gens pourraient lire “la thermodynamique de l’évolution” de François Roddier.
    Juste pour alimenter la croissance de leur réflexion.

      +3

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  • Renaud // 19.08.2018 à 17h56

    Il faut être extrêmement prudent avec ces dithyrambes qui ont toujours et encore un fumet prononcé de ‘révolution industrielle’ première mouture, et même après….

    Ci-dessous des extraits pris dans l’ouvrage de J. Gaston-Bardet -Demain, C’est l’An 2000 !- paru en 1950 et réédité plusieurs fois jusqu’à 1960. Ce livre a extraordinairement bien vieilli !
    La robotique et l’intelligence artificielle étaient encore embryonnaires à cette époque, mais aujourd’hui elles sont en développement très rapide, ainsi, des décennies après sa parution — tous — les sujets que cet ouvrage traite rendent cet ouvrage de J. Gaston Bardet encore — bien plus d’actualité —, du même ordre, naturel et prophétiques.

    Extraits (….)
    Nous sommes entrés dans l’ère de cette machine libératrice avec les petits moteurs légers montés sur roues pouvant servir à vingt tâches différentes utilisant des sources d’énergies répandues sur tout le territoire et qui peuvent ainsi être la propriété de chaque famille comme le rouet de jadis ou l’aspirateur d’aujourd’hui.
    (….)
    On n’a pas encore retenu l’absurdité qui consiste à vouloir répandre en chaque famille sur tout le globe un – micro-machinisme de consommation – au moyen d’un — macro— machinisme de production – comme si les petites pièces détachées du micro-machinisme de consommation ne pouvaient pas précisément être produites par un micro-machinisme aussi décentralisé que celui de consommation.
    Mais cette décentralisation est-elle possible? Peut-on pratiquement libérer l’homme en lui fournissant son propre outil de production ? (….) L’ingénieur-électricien Marcel de Coninck a dégonflé [nombre de légendes] avec un bon sens remarquable.
    Par exemple (toujours écrit en 1950) si nous envisageons — seulement — les 5 millions d’hectares de blé de notre pays, labourés à 20 centimètres de profondeur, cela fait 10 milliards de mètres cubes remués chaque année, soit 400 fois plus que les 25 millions de mètres cubes grattés, une fois pour toutes, dans l’entreprise prométhéenne du canal de Suez !
    (….)
    Et pour quel résultat ! de Coninck — électricien d’origine — ne cesse de rappeler que pour obtenir les 5 millions de kilowatts que représente l’ensemble de la puissance de nos usines et ateliers (en 1950), il suffirait de fournir à chacune des 10 millions de familles française (en 1950) un petit moteur d’un demi-kilowatt ! autrement dit, une puissance vingt fois plus faible que celle d’une voiture courante.
    Mais nous vivons toujours sous le signe de l’illusion de Lénine, puis de Roosevelt (ndlr, aujourd’hui Obama, puis Trump et leurs alter-égos dans le monde) : électrification + socialisme = paradis.
    Note du même ouvrage :
    “Pour assurer une consommation familiale d’énergie de 5 kilowatts-heure pat jour, largement suffisant, il suffit de 10 ares de plantations ligneuses dont la taille et l’élagage suffit sans coupe à blanc, soit la clôture arbustive d’un champ de 4 hectares”.
    fin des extraits.
    Un vrai ouvrage de référence pour des passages à l’acte !
    Si la lucidité et obligatoire, il y a actuellement de nombreuses raison de rester optimiste

      +2

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  • ColapsoMyLove // 19.08.2018 à 18h22

    Depuis le décès de Franck Biancheri, le GEAB/LEAP n’y est plus mais alors plus du tout!
    Cette projection d’un monde électrifié UHV ne tient pas 2 minutes à l’analyse technique…
    Je vous recommande l’excellent bulletin mensuel sur les énergies du blog 2000watts.org pour remettre les pendules à l’heure!

      +2

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    • Subotai // 19.08.2018 à 19h52

      Internet dans les années 70 c’était la science fiction.
      Le mot n’existait pas. Le “concept” non plus.
      Dans les romans de SF certains moyens de communication s’apparentaient à ce que nous appelons “Internet” mais personne n’imaginait ce que c’est devenu et ce que ça permet de faire. Pensez vous, avec les fils du téléphone?!! Pfff !
      Donc le réseau mondial de distribution d’électricité, oui, j’y crois. Probablement pas sous les formes qu’on peut techniquement décrire aujourd’hui, mais oui, le produit distribué s’accommode parfaitement d’un maillage.
      Hé! ho! les données qui transitent d’un bout à l’autre de la planète c’est quoi au départ? de l’électricité.

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  • moshedayan // 19.08.2018 à 18h57

    100 % d’accord avec Yab Léo,
    et l’écologie ? et les ressources naturelles ? Le Geab est-il une dose “à gerber”.
    Même en Russie, un pays riche en ressources naturelles, on prend conscience de l’épuisement de ces ressources et des effets destructeurs sur l’environnement du développement humain actuel !
    Quant aux propos sur “l’inter-connectivité mondiale de l’énergie ou des énergies” “le monde connecté..” etc… de la foutaise – face à l’épuisement des ressources.

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  • Fred // 19.08.2018 à 21h17

    “les producteurs d’énergie n’auraient plus qu’à transformer en électricité leurs ressources, quelles qu’elles soient, et les charger sur le réseau”
    Charger de l’électricité sur le réseau, qui peut dire un truc aussi affligeant ? certainement pas un expert technique, c’est franchement n’importe quoi, vaut mieux être sourd que d’entendre des bêtises pareilles.
    La production d’électricité est un système régulé en fonction de la demande, on ne “charge “pas le réseau comme ça , c’est ridicule, toute électricité produite est consommé, le stockage n’existe pas sur le réseau électrique.
    Grosse confusion entre des notion d’informatique et d’électricité, c’est écrit par un geek euphorique ultra-optimiste fan de science fiction.

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    • Kiwixar // 20.08.2018 à 00h38

      Oui, et cet article me fait l’effet d’un article-Système : faire rêver les gueux d’un avenir meilleur pour qu’ils prennent leur mal en patience (comme les religions font en promettant une vie meilleure après la mort).

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      • Kaki // 21.08.2018 à 00h31

        C’est bien de taper sur les religions, mais à ma connaissance il n y a pas de religion qui prône le gaspillage de l eau ni des ressources. Il faut accepter la spiritualité des autres. En temps de crise (ce que je lis depuis tout à l heure ” boites de conserve, champs, exode) la spiritualité joue un très grand role. Le système consumériste à bien dénigrer les religions pour vendre toutes ses babioles et pardonnez moi, mais vous en êtes le chantre.

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  • gwelan // 19.08.2018 à 21h30

    Parler du développement de l’Afrique sans tenir compte du niveau d’éducation qui est extrêmement bas et qui, dans le meilleur des cas – si les volontés passaient au actes – nécéssiterait une génération, si ce n’est deux pour que çà se traduise dans des capacités réelles.

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    • Kaki // 21.08.2018 à 00h34

      Certes, le développement de l Afrique dans les conditions actuelles (techno, éducation, développement éco), mais en cas de crise qui aura le plus de résilience et qui sera le plus avancé ? On ne peut plus rien enlever à ceux qui n ont plus rien et ca les africains en ont bien pris l habitude.

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  • LaCroixPartout // 19.08.2018 à 21h34

    Cet article est désarmant de débilité… [modéré] Oui, débile d’enthousiasme de cours de récré et fatiguant de simplisme auto-hypnotique. Les guerres asymétriques ou hybrides généralisées ? Les migrations-envahissements pour les pays qui ont fabriqué leur propre SIDA civilisationnel (le continent européen principalement) ? Les politiques d’accaparement des ressources sous couvert d’humanitarisme de moins en moins caché (USA, Chine) ? Les poudrières reconnues (Ormuz, mer de Chine du Sud, golfe de Guinée) ? Les variations environnementales cahotiques (qu’elles soient ou non des manifestations de l’Anthropocène) ? Les volontés affirmées de pays spéciaux de continuer à profiter de rentes de situation ou de localisation (Israel, Arabie+EAU, Turquie, Russie) ? Non, vraiment, Monsieur Berruyer, faites un peu le tri dans vos articles, à moins que vous ne souhaitiez créer du brouhaha et déclancher des réactiones outrées comme la mienne (et qui n’est pas la seule visiblement). Cet euphorie béate, cette géopolitique de niveau 3ème qui refait le monde des bizounours à coups de centrales solaires, d’éoliennes et d’extrait hautement concentré de droits de l’homme et de gentillesse intrinsèque du genre humain, ce genre de déblatération pour commission “écologie-et-bitcoin” du conseil de Paris n’a pas sa place ici. Je sais, c’est le mois d’août, mais quand même, hein…

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    • Kiwixar // 20.08.2018 à 00h43

      A mon avis, Olivier se dit que certains articles permettent juste d’ouvrir le débat et les commentaires de l’enrichir.

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    • Kaki // 21.08.2018 à 00h40

      Sympa le parallèle entre migration et sida, je pense qu’ après tout ce que l occident fait subir aux africains (franc cfa, destabiliation, ingérence etc) ce n est même pas le minimum. Je suis aussi conscient que cela est déstabilisant. La réalité est plus complexe que l envahissement d Europe par des horde de terroristes potentiels.

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  • Molloy // 20.08.2018 à 00h26

    J’ignore ce qu’ils fument mais c’est de l’extra bonne. Je veux la même chose svp.

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  • Louis Martin // 20.08.2018 à 02h39

    Allez, soyons sérieux deux minutes. Voilà l’avenir :

    Les bourses vont sauter, non pas à cause d’un cygne noir, mais plus vraisemblablement par un puceron mal embouché a beau milieu d’une colonie de problèmes. Par exemple un tweet de Trump.

    Et c’est tant mieux : un krach boursier d’ampleur inédite nous empêchera de découvrir le pic pétrolier en même temps que la famine. Après un beau krach, finie la France en marche et vive la décroissance subie. Plus de progressisme mais un : comment survivre sans trop de dommages.

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    • Kiwixar // 20.08.2018 à 07h43

      Je.ne crois pas en un effondrement des bourses, plutôt en une inflation (réelle) de plus en plus rapide. Le 1% du haut (qui a du pognon en bourse) conservera ses “chiffres” grâce au copinage du Système (QE et autres).

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    • Kaki // 21.08.2018 à 00h43

      Je trouve ca bien, comment survivre en limitant les degats, peut être que des comportements qu’ on pensait perdu vont resurgir ( entraide, partage, solidarité, transmission de savoir) au final peut être qu’ après une période de pain noir, nous serions en mesure de…

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  • moshedayan // 20.08.2018 à 09h06

    Molloy vous avez raison, l’auteur du GEAB en a dû fumé de la bonne ! mais relevez ce passage « […]mutation aussi rapide qui nécessite la présence d’instances globales de contrôle du processus. […]» Bref, le “fada” de l’e-économie n’en oublie pas le Big Brother, les pouvoirs de contrôle (auxquels il rêve de participerfurieusement ” à coup” de ligne de commandes sur sa tablette ?)

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  • Alexandre Clément // 20.08.2018 à 10h22

    Complètement délirant, et pas seulement parce qu’ils ne prennent pas en compte la rareté des ressources qui en effet peut freiner le développement par une croissance exponentielle des prix des matières premières. C’est tellement con qu’on dirait du Jacques Attali

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    • Haricophile // 21.08.2018 à 11h08

      De toute manière, il y a encore une fois une inversion totale entre les outils et les objectifs. Tous ces gens nous expliquent que les objectif doivent servir les outils, c’est totalement fou au sens psychiatrique du terme. Autrement dit :

      – L’objectif de l’homme est d’être utile à la croissance.

      Une fois qu’on a compris ça, on a compris beaucoup de chose sur nos zélites a la convoitise infinie, et surtout sur leurs enfumages.

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  • Alexandre Clément // 20.08.2018 à 10h30

    en relisant l’article, je me demande comment on peut écrire des trucs pareils dans l’article ils donnent un graphique qui montre le caractère erratique de la croissance, oscillant entre -1% et +7%, mais ça ne les empêchent pas de dire que la croissance du PIB mondial est régulière. C’est contrefactuel comme on dit de nos jours. en outre il ne tient pas compte des forces qui contrarient fortement l’unification mondiale des marchés, notamment que les peuples commencent à réfuter les bienfaits de l’immigration, et également que le marché ne distribue pas les capitaux de façon optimale en fonction des besoins des pays, mais en fonction du rendement de court terme et donc d’abord en fonction des intérêts des actionnaires

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  • Paul Atreide // 20.08.2018 à 11h20

    Quand je vois l’état de nos océan

    je ne sais pas si le monde sera encore vivable en 2040 avec toute ces belles technologie hyper moderne.

    Dans Final Fantasy X, on parle de société hyper consumériste et avancé technologiquement, au point de construire des ville au milieu de l’océan, mais un jour tout s’effondre, à cause de la guerre, à cause d’une catastrophe naturel monumental, nommé Sin, et le monde retourne finalement à des mode de vies plus simples et moins néfastes. Est ce donc cet avenir qui nous attend?

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  • Kokoba // 20.08.2018 à 15h19

    Un article à mourir de rire.
    Mais c’est bien qu’un tel article soit publié ici de temps en temps.
    Cà permet de ne pas oublier qu’il y a des gens qui croient réellement à ce genre d’aneries.
    Et si on est cynique (ou réaliste) çà permet de se rappeler qu’il y a des forces qui travaillent jour et nuit à influencer le bon peuple pour qu’il “pense” dans la bonne direction.

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  • Bern // 20.08.2018 à 17h13

    C’est complètement illusoire de croire que croissance économique et démographie exponentielle vont produire des lendemains radieux. Je crois plutôt que c’est un cocktail saveur molotov que ce paradigme de croissance nous apportera.

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  • Robert // 20.08.2018 à 19h42

    Le GEAB nous vend depuis des années une Europe idyllique… maintenant c’est la mondialisation heureuse ! On voit le résultat. Ces gens là ne sont pas crédibles…

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  • R. // 21.08.2018 à 11h29

    Ahhh c’est beau l’optimisme. Malheureusement pour moi, je n’y arrive pas et ce que je crois, c’est que notre civilisation en a encore pour 10-15 ans. J’espère de tout coeur me tromper.

      +2

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  • Myrkur34 // 25.08.2018 à 14h19

    Quand on pense tout le bruit que cela fait en France si on veut construire une ligne à haute tension vers un pays donné. C’est sérieux ce que raconte cet article ? Jamais entendu parlé.
    Quant aux barrages au Laos, ils ne sont pas très solides. Et on produit cette électricité avec du charbon ?
    Ce serait pas un gros canular cet article ? C’est le gorafi du jour ?
    Sur ce, ma confiture de figues attend, c’est l’essentiel.

      +0

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