Je partage avec vous aujourd’hui la vision du “GlobalEurope Anticipation Bulletin”, qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise.

Toujours une tonalité très “europtimiste” – je pense pour ma part qu’on va sacrément attendre les avancées sur le projet politique… Mais bon, il est indispensable en ces temps troublés de lire des visions très différentes pour s’aiguiser l’esprit…

De même que la crise de l’Euro a poussé l’Europe à moderniser et à adapter aux enjeux du XXI° siècle sa gouvernance économique et financière, la terrible crise du Dollar US va obliger la planète à transformer l’ensemble des structures de gouvernance mondiale, en commençant bien sûr par le système monétaire international pour calmer la tempête qui s’apprête à frapper les monnaies.

Selon nos anticipations, cette réorganisation, qui ne commencera à se concrétiser qu’avec le G20 de Septembre, risque malheureusement de se faire dans la précipitation puisque notre équipe prévoit les premiers grands effrois quant au Dollar pour la période mars-juin 2013.

Une phrase d’Antonio Gramsci (1) décrit magnifiquement la longue période de transition dangereuse que nous vivons actuellement : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Cette période va enfin s’achever mais les monstres s’agitent encore.

Sans surprise, l’un des puissants facteurs qui vont accélérer la perte d’influence des États-Unis sur le monde concerne le pétrole. On assiste en effet aux derniers jours du pétrodollar, élément clé de la domination US. C’est pourquoi nous avons décidé de traiter longuement dans ce GEAB la problématique mondiale du pétrole. Nous donnons également les GEAB Dollar-index et Euro-index pour suivre de manière plus fiable l’évolution des monnaies dans la tempête monétaire actuelle. Enfin nous terminons comme d’habitude par le GlobalEuromètre.

Dans ce communiqué public du GEAB N°72, notre équipe a choisi de présenter la série d’indices de crise qui l’amène à maintenir son alerte « crise systémique globale » pour la période mars-juin 2013 ainsi que son anticipation du risque d’ « islandisation » de la gestion de la crise bancaire.

Des indices de crise en rafale, ou pourquoi nous maintenons l’alerte mars-juin 2013

Depuis le mois dernier (GEAB n°71), le faisceau de tendances lourdes et d’indices annonçant une catastrophe dans la période mars-juin 2013 s’est encore renforcé. C’est d’abord la « guerre monétaire » qui prend des dimensions politiques et ruine la confiance que les pays s’accordent entre eux. Nous développerons notre analyse ci-dessous. Mais ce sont aussi de nombreux indices internes qui devraient alerter au sujet des États-Unis.
En décidant de découpler les débats sur les coupes budgétaires/augmentation d’impôts et sur le plafond de la dette (2), les Américains ont dédoublé le choc à venir : il n’y en avait qu’un fin février/début mars, il y en a maintenant un autre en mai. Ce découplage révèle clairement la stratégie des républicains. Certes ils exerceront au maximum un bras de fer sur le relèvement du plafond de la dette pour baisser encore les dépenses, mais ils se sentiront in fine obligés de voter le relèvement afin de ne pas être tenus responsables du cataclysme qui suivrait un défaut de paiement (3). En revanche les conséquences des coupes budgétaires prévues pour le 1er mars, quoique certainement pas indolores, sont loin d’être aussi effroyables et les républicains sont bien décidés à négocier une réduction importante du déficit public sous peine de laisser œuvrer le pis-aller des coupes automatiques.

Cours de l'or en Dollars (jaune, échelle de gauche) et plafond de la dette US (trillions $, échelle de droite) - Source : wealthcycles.com.

Cours de l’or en Dollars (jaune, échelle de gauche) et plafond de la dette US (trillions $, échelle de droite) – Source : wealthcycles.com.
Quoiqu’il en soit, avec ces coupes budgétaires début mars, et après une soi-disant « surprenante » et largement ignorée baisse du PIB américain au 4ème trimestre 2012 (4), qui peut encore penser que la croissance du PIB du 1er trimestre 2013 sera positive (sauf à manipuler les chiffres) ? La baisse est d’autant plus inévitable que quelques jours d’activité ont été perturbés dans le nord-est par le blizzard Nemo et que l’épidémie de grippe a été intense cette année (5). Ce seront des excuses pratiques (6) lorsqu’il faudra justifier une baisse du PIB dans une économie qui doit officiellement redémarrer. Néanmoins l’annonce fin avril d’une rechute des États-Unis dans la récession (deux trimestres consécutifs de baisse du PIB) fera son petit effet sur l’économie mondiale.
Heureusement une « digue » a été érigée pour éviter les vagues : l’agence de notation Egan Jones, moins biaisée que ses trois grandes sœurs (celle qui a déjà baissé trois fois la note des États-Unis à AA-), est interdite pour 18 mois de noter le pays (7) ; quelle heureuse coïncidence ! Et parmi les trois grandes agences de notation, S&P est poursuivie en justice (8), précisément la seule qui ait osé dégrader la note des États-Unis ; deuxième heureuse coïncidence ! Les autres n’ont qu’à se tenir à carreau.
Cette « digue » aussi futile soit-elle révèle surtout les craintes au plus haut niveau pour 2013 et n’est qu’un indicateur de plus de l’imminence du choc. C’est aussi dans cette optique qu’il faut lire l’arrêt au 1er janvier 2013 de la garantie illimitée des comptes courants par la Federal Deposit Insurance Corporation (9) (FDIC) : en les assurant seulement à hauteur de 250 k$, ce sont 1400 milliards de Dollars qui ne sont plus garantis (10), ce qui pourrait commodément éviter une faillite de la FDIC en cas de problème…
Et apparemment des acteurs importants de la finance mondiale se préparent eux aussi : d’énormes paris à la baisse ont été pris pour des échéances allant jusqu’à fin avril (11) ; deux banques suisses changent de statut pour que leurs associés ne soient plus responsables sur leurs propres deniers des pertes de la banque (12) ; Eric Schmidt se débarrasse de 2,5 milliards de Dollars d’actions Google (13), etc.
Mais ce ne sont pas seulement les marchés qui se préparent au pire. Le gouvernement américain lui-même semble s’attendre à des troubles et à de nombreuses violences : tout d’abord il arme de 7000 fusils d’assaut son département de sécurité intérieure (Department of Homeland Security) (14), puis Obama signe un texte permettant l’exécution pure et simple d’Américains représentant une vague « menace imminente » (15) au grand dam d’une partie de l’opinion publique US…

Faillites bancaires : Vers une « islandisation » de la gestion de la crise

Face à ce choc, notre équipe estime que la plupart des pays, dont les États-Unis, vont se rapprocher d’une gestion de crise « à l’islandaise », consistant à ne pas renflouer les banques et les laisser faire naufrage (16). On en a déjà un aperçu avec la liquidation de la banque irlandaise IBRC qui donne des idées à beaucoup de monde : « Comment l’Irlande a liquidé son fardeau bancaire en une nuit » titre La Tribune (17) avec admiration. Cette possibilité apparaît de plus en plus comme la solution en cas de rechute des banques, et ce pour les raisons suivantes : d’une part, cela semble bien plus efficace que les plans de renflouement de 2008-2009 à en juger par le redressement de l’Islande ; d’autre part, les pays n’ont plus vraiment les moyens de payer de nouveaux renflouements ; enfin, on ne peut nier que la tentation doit être grande pour les dirigeants de se débarrasser par un moyen populaire d’une partie des dettes et des « toxic assets » qui encombrent leurs économies.
Ces banques « too big to fail » sont en effet gavées des dettes publiques et privées occidentales dont elles ont tiré leurs profits et leur puissance. Dans des GEAB passés, notre équipe a déjà fait le lien entre une banque comme Goldman Sachs par exemple et les Templiers (18), cet ordre de moines-soldats du XIII° siècle qui s’était outrageusement enrichi sur le dos des Etats et auquel le roi Philippe Le Bel a mis fin, récupérant leur or pour les caisses de son Etat. On peut lire certaines tendances actuelles suivant cette ligne : les efforts de certains Etats pour obliger les banques à séparer banque d’affaires et banque de dépôt (19) permettraient en effet que les difficultés des premiers n’impactent pas trop la deuxième ; dans le même ordre d’idées, tous les procès dont font à juste titre l’objet certaines très grosses banques actuellement (Barclays, etc… (20)) peuvent aussi être vus comme un moyen de récupérer l’argent des banques pour le réinjecter dans les caisses des Etats ou dans l’économie réelle…
Aucun dirigeant de grand pays ne prendra sans doute pas la décision de « faire sauter » une banque mais une chose est certaine, c’est que la motivation et les moyens pour sauver les banques en difficultés n’auront désormais aucun rapport avec ceux mis en œuvre en 2009. Si quelque mansuétude pourrait apparaître pour les too big to fail, comme Bank of America qui semble bien mal en point , il n’en reste pas moins que les responsables seront mis à contribution au maximum.
Mais quelle que soit la politique de gestion de cette période, comme nous l’avions anticipé au GEAB n°62 (« 2013 : fin de la domination du Dollar US dans le règlement des transactions commerciales mondiales »), ce nouveau choc va accélérer la perte d’influence des États-Unis et notamment de leur arme ultime, le Dollar.

———Notes:

(1) Sur ce penseur italien voir Wikipédia.

(2) Source : The New York Times, 23/01/2013

(3) Deux exemples de réflexion sur les conséquences d’un défaut de paiement US : à l’américaine, Preparing for the Unthinkable: Could Markets Handle a US Default? (CNBC, 17/01/2013), et à la russe, Could the Russian economy withstand a U.S. default? (RBTH.ru, 04/02/2013).

(4) Le genre de raisonnement que mènent les marchés US, « si les nouvelles économiques sont bonnes, tant mieux car l’économie s’améliore ; si elles sont mauvaises, tant mieux car la Fed va intervenir », montre à quel point ils sont déconnectés de la réalité. Ce qui est caractéristique du dysfonctionnement d’une puissance au bord du précipice.

(5) Cf. CNBC, Major Flu Outbreak Threatens to Slow Economy Further, 10/01/2013.

(6) Source : ZeroHedge, 07/02/2013.

(7) Source : US Securities and Exchange Comission (SEC), 22/01/2013.

(8) Source : Wall Street Journal, 04/02/2013.

(9) Source : FDIC.gov.

(10) Source : BusinessFinance, 19/07/2012.

(11) Source : Do Wall Street Insiders Expect Something Really BIG To Happen Very Soon? Activist Post, 07/02/2013.

(12) Source : Après plus de 200 ans d’existence, deux banques suisses font leur révolution, Le Monde, 06/02/2012.

(13) Source : Forbes, 11/02/2013.

(14) Source : The Blaze, 26/01/2013.

(15) Source : Le Monde, 06/02/2013.

(16) À l’image de la banque islandaise Icesave que les autorités ont laissé choir ; et surtout, après référendum, elles n’ont pas assumé le remboursement des dettes de la banque. Source : Wikipédia.

(17) Source : La Tribune, 07/02/2013.

(18) Source : Wikipedia

(19) Source : Reuters, 02/10/2012

(20) Il suffit pour se rendre compte de l’ampleur du phénomène de taper « bank + sued » par exemple dans Google.

(21) Source : The Frightening Truth Behind Bank Of America’s “Earnings”, ZeroHedge (17/01/2013)

Source : leap2020

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44 réponses à GEAB N°72 : Second semestre 2013 : La réalité ou l’anticipation de l’effondrement du Dollar oblige le monde à se réorganiser sur de nouvelles bases

  1. prb Le 03 mars 2013 à 06h29
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    Cher Olivier: vous espérez VRAIMENT l’avancement du projet politique d’Europe fédérale et supranationale?


  2. jducac Le 03 mars 2013 à 10h17
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    • lapin gti Le 03 mars 2013 à 13h23
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      et ne vous faites pas de soucis pour la chine, ces chères fourmis de Jducac (ceci dit je respècte profondément les ouviers chinois)
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/01/20002-20130301ARTFIG00554-la-reprise-marquele-pas-en-chine.php


    • FJa Le 03 mars 2013 à 23h29
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      Où comment la statistique et les graphiques sont au service d’une pensée idéologiquement orientée !
      Charles Gave[1] disciple ou maître de François Langlet, émulation, etc. [2]

      Il a des menteurs, des fieffés menteurs et il y a la statistique
      Attention à l’illusion, il est plus fréquent que nous le croyons d’y céder, et d’avoir l’honnêteté intellectuelle de l’admettre…
      Comme je pense qu’il ni nulle mauvaise foi, alors réfléchir sur la plus célèbre des illusions celle de Müller-Lyer[3] ne peut qu’être, que nous être, profitable…

      1) — Lisez pour votre information sa biographie qu’il a mise en ligne sur son Blog. Et puis regardez qui parle sur http://www.atlantico.fr . À titre d’exemple l’auteur de “La France orange mécanique” Laurent Obertone…
      2) — Voir : Illusionnisme économique sur France 2 de J. Gadrey et M. Reymond Le Monde Diplomatique, mars 2013 – p.18-19 ;
      les sites : http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/des-paroles-et-des-actes-les-4-mensonges-de-monsieur-lenglet/ ; http://blogs.mediapart.fr/edition/sociologie-politique-des-elections/article/200212/le-parlement-des-chiffres-1ere-partie ;
      http://info-resistance.org/2012/01/francois-lenglet-expert-en-demonstration-bidon/ ;
      A noter ; François Lenglet est aujourd’hui journaliste économique de BFM TV et directeur de la rédaction de BFM Business que Monsieur Charles Gave fait des apparition sur ce média…
      3) — Voir : « Système 1 Système 2, les deux vitesses de la pensée » de Daniel Kahneman, 2012, p.36 sq. L’ensemble de l’ouvrage mérite plus que de l’intérêt.


      • jducac Le 04 mars 2013 à 17h19
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        @ FJa Le 03 mars 2013 à 23h29
        Merci pour les liens que vous indiquez. Mais ils renvoient à des publications antérieures à celle de Charles Gave datée du 3 mars 2013, toujours incontestée à ce jour. On ne peut pas s’opposer à ce qu’il énonce :

        Depuis 20 ans, la France s’est désindustrialisée comme jamais depuis deux siècles et cela est incontestable. Que le lecteur me comprenne bien : je ne dis pas que l’économie Française a reculé de 25 % par rapport à l’économie Allemande depuis vingt ans. Je dis que le secteur privé en France a reculé par rapport au secteur privé Allemand et que, dans l’industrie, ce recul atteint 25 %. Ce n’est probablement pas le cas dans les services ou le tourisme, mais c’est la tendance qui compte ici, pas les chiffres absolus. Le secteur privé a reculé en France depuis 20 ans tandis qu’il augmentait en Allemagne, voila la vérité

        Pour vivre et survivre, les habitants d’un territoire ont besoin de capital et de travail. Or, l’Etat s’est endetté en France depuis 40 ans, pour seulement vivre mieux dans le présent, sans penser au futur et à nos descendants, sans prêter attention à l’obsolescence du capital investi qu’il faut maintenant renouveler.

        Mais nos salaires sont trop élevés (35h et retraite à 60 ans) et les porteurs de capitaux sont tellement mal considérés dans notre pays qu’ils préfèrent aller investir ailleurs et nous laisser nous effondrer dans le chômage, jusqu’à ce que le pays, y compris ses dirigeants politiques, comprenne comment fonctionne l’économie.

        http://www.dailymotion.com/video/x7hahj_georges-pompidou-1er-ministre-19670_news


  3. artiste Le 03 mars 2013 à 11h25
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    Comment peuvent ils dire que Bank of America semble mal en point alors que son leverage est de 13,6 soit le quatriéme des grandes banques systémiques alors que CA est à 70,6 deutch bank 51,7 SG 33,1 BNP 27 Lehman ayant fait faillite avec un leverage de 32 cela jette un discrédit sur le reste de l’analyse
    source: http://chevallier.biz/2013/02/leverage-des-banques-systemiques-mondiales-4%C2%B0-trimestre-2012-correctif-classement-provisoire/


    • Bond, Georges Bond Le 03 mars 2013 à 21h09
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      peut-être faut-il examiner leur compta d’un oeil non biaisé.

      Peut-être Citi met-elle en “level-3″ des trucs vérolés, ce qui lui permet de les évaluer elle-même selon ce qui arrange son bilan et non pas à leur valeur de marché qui plomberait ce même bilan ? peut-être que les rachats par la FED d’autres type d'”actifs” plus ou moins douteux à des cours surévalués permet-il aux banques US de valoriser très au-dessus de leur prix véritable des “actifs” équivalents, ce qui, là encore, arrange bien leur bilan … et les bonus des dirigeants.

      Bref peut-être bien que le bilan de Citi relève du village Potemkine ou d’une autre forme de mirage …


    • Tycer Le 03 mars 2013 à 23h39
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      M. Chevallier est pro-US, Pro-deregulation, Pro-Reagan
      Il faut le lire, mais il faut penser à cela en meme temps.
      Il oiblie les derivés hors bilan.

      Geab c’est l’inverse.
      Pro europe.


    • Tycer Le 03 mars 2013 à 23h54
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  4. caroline Porteu Le 03 mars 2013 à 11h37
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    Olivier,
    Cela ne sert même plus à rien de faire voter des lois , l’Europe des petits arrangements entre amis s’est substituée à la démocratie

    http://www.wikistrike.com/article-six-milliards-monsieur-cahuzac-c-est-facile-petits-arrangements-entre-amis-les-aveux-115806453.html

    @artiste
    les classements sur les banques américaines sont par définition faux puisque les dérivés ne sont pas comptés , ils sont hors bilan . Donc les chiffres actuels n’ont aucune signification


    • prb Le 03 mars 2013 à 19h21
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      @ Caroline: vous voulez dire que les dérivés sont comptabilisés pour les banques européennes pour les besoins des ratios de liquidité et autres, et pas pour les banques américaines?


      • caroline Porteu Le 04 mars 2013 à 16h34
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        @prb
        Très exactement oui ..
        Si ce n’est que les paradis fiscaux permettent de ne pas TOUT comptabiliser .. pour l’Europe

        Le shadow banking c’est pas fait pour permettre de vérifier les comptes , c’est au contraire fait pour qu’on ne puisse pas les vérifier !!!!
        Quel en serait l’intérêt sinon .

        Les dérivés ne sont pas inscrits aux bilans des Banques US .. C’est inscrit en toutes lettres dans la législation .. Comment pensez vous qu’ils soient arrivés à un chiffre de 700 000 milliards ? Dix fois les PIB mondiaux si ils avaient été obligés de les inscrire .
        C’était juste impossible .


  5. caroline Porteu Le 03 mars 2013 à 11h45
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    Et à l’appui de ce que dit Olivier , Geab Leap est de très loin l’une des meilleurs sources d’information au niveau géopolitique et financier , ayant une vraie vision globale . Leur dernier bulletin celui cité par Olivier est l’un des meilleurs .

    Pour le risque de crise systèmique à son paroxysme, quelques informations complémentaires dont certaines ne figurent pas dans le geab N° 72 objet de cet article
    http://fipcarolinep.xooit.fr/t212-Le-risque-syst-mique-atteint-son-paroxysme.htm


  6. maheo Le 03 mars 2013 à 11h50
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    tout le monde sait bien que les dettes ne seront jamais payé et que l’on ne fera que les “rouler ”
    à moins d’accepter une inflation qui fera que l’on ne remboursera sans peine au mépris des créanciers !


    • Alex Hanin Le 03 mars 2013 à 14h48
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      Il serait stupide de rembourser les dettes. Tant qu’on aura besoin de monnaie pour faire tourner l’économie, on aura besoin de dettes publiques.


      • Benjamin Franklin Le 03 mars 2013 à 16h10
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        Ah, le secteur privé est incapable d’émettre de la monnaie-dette ?


        • Ivan Le 05 mars 2013 à 11h03
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          C’est justement le problème 🙂


  7. cording Le 03 mars 2013 à 12h37
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    N’en déplaise aux européistes du GEAB l’UE actuelle est en train de mourir avec sa monnaie aux tares congénitales d’avoir été conçue selon le modèle du DM fort. Or comme l’explique bien Emmanuel Todd les 17 pays composant la zone euro ont chacun un mode de fonctionnement politique, économique, social, culturel bien différent de l’Allemagne.Ce n’est faire preuve de germanophobie de reconnaitre cette évidence que les pays en difficultés se régulaient économiquement par la dévaluation ce qui leur est interdit par l’euro d’où la politique de dévaluation sociale qui leur est imposée, en effet l’UE qui était une union de 27 états égaux en droits est devenue une structure hiérarchisée sous tutelle allemande avec l’alibi bruxellois.


  8. Philippe Schneider Le 03 mars 2013 à 13h08
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    Complètement idiot de prédire un effondrement du Dollar ce qui prouve leur incompréhension des mécanismes monétaires. Par ailleurs si les USA plongent, l’UE aussi!! ridicule!


  9. bastien775 Le 03 mars 2013 à 14h05
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    Le plus inquiétant c’est qu’apparemment personne ne sait comment tout cela va se terminer, car il va bien y avoir une fin, les QE illimités vont bien avoir une limite ou alors contrairement à ce que l’on dit, les arbres montent au ciel.


  10. Alex Hanin Le 03 mars 2013 à 15h03
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    Le GEAB est tellement pro-européen et anti-américain que c’est en ridicule.

    Le ton prophétique du GEAB est assez énervant, d’autant plus qu’il n’a manifestement pas la science infuse. Début 2009, il annonçait le défaut américain pour l’été suivant. Toujours en 2009, en juin cette fois-ci, il affirmait que les taux d’intérêt à long terme américains étaient partis pour doubler, “crippling the country’s ability to pay its debts”.

    La situation aux USA est très délicate, mais on ferait mieux de ne pas se fier à cette machine à annoncer des apocalypses hebdomadaires qu’est le GEAB.


    • Souvarine Le 03 mars 2013 à 15h28
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      +1

      La méthode du GEAB semble être la suivante: glaner des éléments disparates sur internet puis les corréler au sein d’une scénarisation apocalyptique préconstruite. On nage en pleine aporie finaliste.


  11. Vince Le 03 mars 2013 à 15h19
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    Le GEAB comme toutes les institutions de ce genre, fait de l’ANTICIPATION politique.
    Personne n’a jamais considéré cela comme une science exacte. Cela n’empêche que tous les gouvernements prennent des décisions en utilisant ce type de méthode de prévisions.

    L’anticipation politique détermine l’évolution de la situation à partir de données instantanées.
    On peut estimer que statistiquement, au moment des prévisions, celles-ci sont valables à n%.
    Mais, par définition, ces données changent constamment. Le %age de viabilité descend donc logiquement avec l’évolution de la situation. A J+1, le % devient n-1 etc….
    Ceci est d’autant plus probant qu’actuellement, un “battement d’aile de papillon aux USA fait trembler les chênes en Europe….et inversement”.

    Ceci dit, le GEAB, depuis 2007, possède un des (si ce n’est LE) meilleur %age de viabilité (quelquechose comme 70%, ce qui est exceptionnel, sachant par exemple que l’organisme gouvernemental aux USA qui a en charge ces statistiques, ne dépasse pas 55% …et qui, pourtant, est à l’origine de la plupart des décisions de l’administration en la matière !)

    On peut ne pas considérer l’anticipation politique comme “sérieuse”. Ca dépend comment on la comprend et comment on sait l’interpréter mais voir cela comme ça, revient de même à nier les prévisions météo, par exemple.
    Le principe est exactement le même…pourtant chaque jour, des milliers d’avions volent uniquement en fonction de ce type de statistiques !


    • Alex Hanin Le 03 mars 2013 à 16h51
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      D’après moi, le fait d’annoncer systématiquement un défaut proche et une explosion des taux d’intérêt démontre une méconnaissance du système monétaire actuel. Il ne s’agit pas ici de problèmes de probabilités comme dans le cas de la météo.


      • Vince Le 04 mars 2013 à 08h27
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        d’après vous, soit …
        mais vous êtes qui ?


  12. Lisztfr Le 03 mars 2013 à 17h18
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    Le capitalisme est un certain universalisme aujourd’hui, la mondialisation, etc. pour que cet universel existe, il doit s’affranchir des particularités du politique. Le sauvetage récent du système impose un retour du politique accompagné de bien des réticences, et les QE sont une grave enfreinte aux règles admises.

    Lorsqu’on impose un universel et une forme de valeur, nécessairement on impose une contrainte. Même les Droits de l’homme sont une contrainte, une contrainte qui libère. La valeur est précisément ce qui empêche de faire n’importe quoi en économie, donc son universalité garantit que l’on est empêché d’agir à grande échelle, tout simplement. Elle doit être “protégée”, garantie, elle doit inspirer confiance… la comptabilité, la lutte contre l’inflation, toutes ces régulations ne sont qu’un corset, tout ça ne tient que pour qu’on ne puisse rien faire comme on le voudrait; L’économie dite libre est liée à la comptabilité, à la restriction monétaire et donc on doit subir ces règles tout le temps. Ce n’est qu’à ce prix que la monnaie existe, la soumission de tout le monde à l’impératif monétaire.

    La dette n’est pas le problème… c’est le fait d’avoir une système économique le problème, à mon avis.


  13. BA Le 03 mars 2013 à 18h01
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    Ce communiqué du LEAP a été publié le 15 février 2013.

    Le plus important, c’est ce dont le LEAP ne parle pas dans ce texte !

    Le plus important, c’est ce dont le LEAP refuse de parler dans ce texte !

    Le plus important, c’est ce que le LEAP refuse de mentionner une seule fois dans ce texte : le sommet européen du vendredi 8 février 2013 a détruit tout ce que les bisounours fédéralistes du LEAP ont écrit dans leurs analyses depuis des années !

    Autrement dit :

    – Depuis des années, le LEAP décrit un monde merveilleux de bisounours fédéralistes, avec une Europe en marche vers la construction d’une soi-disant « Europe fédérale » ;

    – mais dans le monde réel, il y a le sentiment national ;

    – mais dans le monde réel, il y a l’égoïsme national, qui montre que les pays européens riches ne veulent pas donner un seul euro supplémentaire pour construire cette soi-disant « Europe fédérale » ;

    – mais dans le monde réel, lors du dernier sommet européen, vendredi 8 février 2013, les chefs d’Etats et de gouvernements d’Autriche, du Danemark, d’Allemagne, de Finlande, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni ont gagné une bataille historique.

    Ils ont demandé et obtenu une baisse de 3 % du budget européen pour la période 2014-2020.

    Concrètement : pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne.

    Pour comparer : le budget des Etats-Unis est de 25,3 % du PIB des Etats-Unis.

    En Europe, les bisounours fédéralistes sont en deuil. Leur soi-disant « Europe fédérale » est morte avant même d’être née !

    Et il reste des bisounours fédéralistes qui croient encore à « l’Europe fédérale » ?

    Oui : il reste le LEAP, qui rêvait hier, qui rêve encore aujourd’hui, qui continue de rêver, et qui vit dans le monde des rêves.

    Il reste le LEAP, qui ne veut surtout pas parler des décisions concrètes qui ont été prises dans le monde réel, vendredi 8 février 2013.

    Il reste le LEAP, qui refuse de mentionner une seule fois le sommet européen du vendredi 8 février 2013, comme les partisans de l’URSS refusaient de mentionner ce qui les gênait dans leurs articles de « La Pravda ».

    Il reste le LEAP, qui ne veut surtout pas parler de la réalité, quand la réalité détruit les rêves du LEAP.

    Depuis des années, le LEAP avait tort. Et c’est Charles de Gaulle qui avait raison.

    « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant : “l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !” mais cela n’aboutit à rien, et cela ne signifie rien. » (Charles de Gaulle, 14 décembre 1965)


  14. caroline Porteu Le 03 mars 2013 à 19h16
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    @BA
    En face des grands blocs actuels : Chine, Russie, USA ,
    Pensez-vous sincérement que des pays isolés aient une chance ?
    Ils se feront laminer , envahir , coloniser , même sans chars et sans armée , comme c’est le cas actuellement .

    Je crois que c’est ce que Geab exprime . Oui ils sont Européistes et Biancheri le fondateur était même le fondateur du programme Erasmus , ce programme d’échanges qui a permis à la jeunesse Européenne de se connaitre ..

    Mais maintenant , quelle Europe voulons-nous ? C’est la seule question à se poser . Ils veulent une Europe démocratique , et pas cette Europe bananière actuelle dans laquelle “les petits arrangements entre amis” prévalent sur les votes démocratiques .

    Et là je crois qu’ils ont raison . Mais une chose est sûre , on ne la construira pas si on continue à accepter l’inacceptable comme en ce moment .

    Europe puissance ou colonie ?
    http://fipcarolinep.xooit.fr/t206-Europe-Puissance-ou-Colonie.htm

    Et pour le coup, il nous revient , à chacun , le devoir d’exprimer ce désaccord et de remettre la démocratie Européenne sur les rails … en rendant sa place aux votes démocratiques et en respectant strictement la séparation des pouvoirs , ce qui n’est plus du tout le cas actuellement .


    • christo Le 04 mars 2013 à 18h17
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      Mais arrêtez de comparer des “blocs”.

      Il n’y a AUCUN rapport entre USA / Chine d’un côté et “Europe”, ou “UE” de l’autre !

      C’est invraissemblable une telle obstination dans l’erreur, et pour tout dire dans l’incantation.

      De Gaulle avait parfaitement , il y a longtemps déjà, pointé cette manie ridicule : les fameux cabris “L’Europe ! L’Europe ! L’Europe !”

      L’Europe est une mosaïque de peuples, de nations, de langages, d’histoires différents.

      Différents.

      Regardez l’Euro. Un échec complet. Une mascarade, un délire de technocrate globalisant. Un monstre.

      Ah elle est belle “la prospérité” promise en 1995, le bohneur éternel.

      Et l’UE c’est quoi ? A part un délire collectiviste soviétoïde basé à Bruxelles, et qui prétend fixer le calibre des bananes pour 400 millions de personnes dans des pays différents !

      C’est ça votre idéal ? Vous vous rendez compte de l’aspect mortifère de cette manie ?

      In fine, je vous renvoie à la chair, oui, oui, les gens. Comment voulez vous mettre dans la même “union” (monétaire, ou pire politique) un grec, un allemand, un danois, un espagnol, un français et prétendre leur appliquer les mêmes normes, les mêmes idées, la même monnaie, les mêmes taux d’intérêts, la même bouffe, les mêmes…. tout ?

      Ca n’a aucun sens.

      Et c’est bien parce que une clique qui ne représente plus qu’elle même persiste dans cette démence, que nous allons tout droit à la catastrophe.


  15. BA Le 03 mars 2013 à 19h59
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    “En face des grands blocs actuels : Chine, Russie, USA , Pensez-vous sincérement que des pays isolés aient une chance ? Ils se feront laminer , envahir , coloniser , même sans chars et sans armée , comme c’est le cas actuellement .”

    Il y a 197 nations dans le monde.

    Les nations européennes isolées se feraient laminées ?

    Donc toutes les autres nations qui sont moins puissantes se feront elles-aussi laminées.

    Donc il ne restera à la surface de la planète que la Chine, la Russie et les USA.

    C’est beau.

    C’est mignon.

    C’est bisounours.


    • caroline Porteu Le 04 mars 2013 à 09h12
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      Oui il y a 197 nations dans le monde , dont beaucoup sont considérés comme des pays du QUART ou du Tiers Monde .
      Et au cas ou vous l’auriez oublié, à l’inverse du Diviser pour régner , l’Union fait la force .

      L’Europe est aujourd’hui encore une puissance économique et peut avoir un vrai rôle à jouer dans la géostratégie , à condition qu’elle se comporte autrement que comme un caniche zélé des banquiers de Wall Street ..


      • BA Le 04 mars 2013 à 09h41
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        Les partisans de l’Union Européenne sont exactement comme les partisans de l’URSS dans les années 1980.

        Les partisans de l’Union Européenne utilisent les mêmes arguments que les partisans de l’URSS.

        Le pire, c’est qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils vont vivre, eux-aussi, la dislocation de leur merveilleuse construction supranationale.

        De la même façon que les partisans de l’URSS n’ont rien compris quand l’URSS a commencé à se disloquer, les partisans de l’Union Européenne ne comprendront rien quand l’Union Européenne commencera à se disloquer.

        L’aveuglement jusqu’au bout.

        La cécité volontaire jusqu’au bout.

        La foi dogmatique envers leur merveilleuse construction supranationale jusqu’au bout.

        Ils disaient : “La situation de l’URSS est mauvaise ? Alors il faut encore plus d’URSS !”

        Aujourd’hui, ils disent : “La situation de l’Union Européenne est mauvaise ? Alors il faut encore plus d’Union Européenne !”

        C’est toujours la même fuite en avant.

        Moi, c’est toujours les mêmes arguments que j’entends depuis 40 ans :

        – l’union, c’est la force ;

        – si on reste indépendants, on est morts ;

        – la Chine, la Russie et les USA vont nous bouffer ;

        – et patati, et patata.

        Il y a une erreur de raisonnement dans tous ces beaux discours.

        L’erreur de tous ces raisonnements est la suivante :

        Aujourd’hui, il y a 197 nations dans le monde.

        Or, vous ne cessez de répéter que le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, etc, etc, sont des nations qui vont se faire laminer si elles restent indépendantes.

        Mais, si on suit votre raisonnement, toutes les autres nations qui sont moins puissantes que le Royaume-Uni, moins puissantes que l’Allemagne, moins puissantes que la France, etc, vont donc se faire laminer elles-aussi.

        Donc, si on suit votre raisonnement, il ne restera à la surface de la planète que la Chine, la Russie et les USA.

        C’est tellement grotesque que je ne répondrai même pas.


  16. Marcus Le 03 mars 2013 à 21h18
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    C’est magnifique LOL


  17. Macarel Le 03 mars 2013 à 21h40
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    Tant que l’euro n’implose pas, le dollar est à l’abri. Mais dans le cas contraire, le dollar se retrouvera en première ligne des attaques des marchés.

    Je crois que c’est J. Sapir qui a dit ça.


    • Flo Le 04 mars 2013 à 23h58
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      Bizarre, je dirais au contraire que si l’euro résiste cela accentuera la pression sur le dollar, alors que les problèmes de l’euro détournent l’attention de ceux du dollar qui est vu (sans conviction) comme une valeur refuge temporaire.


  18. Patrick Luder Le 04 mars 2013 à 10h53
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    L’anticipation du LEAP à autant de valeur que les prévisions de n’importe lequel d’entre nous, personne ne sait de quoi sera fait demain, et s’en soucier fait oublier de vivre aujourd’hui.

    Le dollar ne tombera que quand quelque chose de mieux l’aura remplacé, et ce quelque chose de mieux => n’est pas encore né !!!


  19. Philippe Schneider Le 04 mars 2013 à 11h26
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  20. jacqueline Le 04 mars 2013 à 11h33
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    J’ai découvert le LEAP en 2010. Je les trouvais crédibles.

    En 2011 j’ai eu le pressentiment , qu ‘ils confondaient leurs “souhaits” de voir les USA s’écrouler et leurs “prévisions”.

    Jamais ils n’ont envisagé que les américains avaient plusieurs tours dans leur sac pour se défendre, ce qui est le B.A.BA de toute analyse stratégique.

    En 2012 , ils ont enfin affiché clairement qu ‘ils roulaient pour Hollande et les partisans d’une Europe fédérale qui allait nous sauver, tel le génie d’ Aladin..


  21. step Le 04 mars 2013 à 16h04
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    Tiens dans le chapitre de la dictature européenne, encore une extension de cette dernière qui se fait contre l’avis de la population :

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130304trib000752136/la-lettonie-veut-entrer-dans-la-zone-euro-mais-pas-les-lettons.html


  22. G L Le 04 mars 2013 à 20h35
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    “Dans le monde réel, il y a l’égoïsme national, qui montre que les pays européens riches ne veulent pas donner un seul euro supplémentaire pour construire cette soi-disant « Europe fédérale »”

    Dans le même monde réel il a fallu un million de morts et blessés pendant la guerre de sécession pour consolider l’Etat fédéral qui a servi de modèle à l’Europe (et pas mal d’horeurs aussi pour l’URSS qui servait de repoussoir…)

    Pour que les Bretons acceptent d’aller se faire trouer la peau au profit de compatriotes situés au voisinage de la frontière et que les habitants de Nice acceptent de payer des impôts au profit de ceux de Dunkerque et inversement il a fallu des siècles et pas mal d’embrouilles elles aussi assez sanglantes.

    La tentative actuelle de faire l’Europe n’est pas la première et n’est pas non plus la pire. Basée sur une croyance en des perspectives de croissance économique illimitées, elle est indiscutablement mal barrée et il devient de plus en plus clair qu’il serait préférable de réduire les ambtions à ce que les circonstances permettent.

    Il est peut être encore possible de faire mieux que les foires d’empoigne auxquelles nos ancêtres s’étaient plus ou moins accoutumés?


  23. MAGAJA Le 04 mars 2013 à 21h26
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    Halala on dit que l’échange est profitable… bon alors juste deux points personnellement sur lesquels je souhaite revenir:
    – Les CDS hors bilan: C’est valable outre pour les US mais aussi pour les Gos banques européennes. Les banques européennes dérogent, contrairement aux banques US aux règles prudentielles internationales.
    je vous invite à relire cet article du FT
    http://www.ft.com/cms/s/6598d30e-f002-11e0-bc9d-00144feab49a,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F6598d30e-f002-11e0-bc9d-00144feab49a.html&_i_referer=http%3A%2F%2Fchevallier.biz%2F2011%2F10%2Fbanques-comite-de-bale-france%2F#axzz1aGkgwNI5
    JE vous invite également à lire avec attention sur cette page:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Financial_Reporting_Standards

    La partie concernant les normes IAS 39 et 35 est plus qu’intéressante, vous comprendrez alors que les gos banques françaises pour parler d’elles, sont loin d’appliquer une comptabilité claire.
    De ce fait en effet, les US ont évaluer à leur juste cout les actifs, et ainsi ont pu (les banques) s’en séparer par la rotation des actifs initiée par la FED. De ce fait le leverage de ces banques est redevenu bien meilleur que ce qu’il était, car ils ne naviguaient pas les yeux fermés bien au contraire.

    On est très loin du niveau de sécurité de la plupart des banques américaines, même si IL EST VRAI, on ne connait pas les expositions aux CDS, pas plus aux US qu’en France !!!! Alors imaginez un peu….

    Si crédit agricole a déprécié ses actifs si “rapidement” c’est pour se rapprocher d’une fair value correcte et même si elle se retrouve être maintenant la plus pourrie et la plus à risque, elle a au moins l’honnêteté d’avoir une partie de ses actifs évalués à leur juste valeur.

    Nous ne sommes pas encore à un “écroulement du dollard”, qu’une bulle des dettes se développe aux US, cela est possible, mais si ce n’est que le début, combien de temps peut elle encore gonfler?

    Cela me fait penser à l’image du patient malade, qui regarde son voisin de chambre et dit à sa femme “tu as vu chéri, il va pas bien, il doit plus en avoir pour longtemps…. mais ce dernier n’était là que pour une petite opération, alors que celui qui parlait à sa femme avait le cancer…… qui a vu mourir qui…

    Le GEAB a suscité de vive réactions, c’est marrant.
    Je ne pense pas pour ma part que les US soient plus mal que l’Europe, et que perdre leur suprématie leur fera perdre pied… bof…. au pire une troisième monnaie d’échange? Cela fera perdre de la valeur au dollard? Mais face à quelle monnaie, de quelle valeur parle t on?
    On parle de chute du dollar mais par rapport à quoi?? à qui??

    On joue vraiment au mistigri, celui qui a le cancer veut faire croire que c’est l’autre… etc.. etc.. mais finalement tout le monde est bien malade, alors on finit par jouer à qui est le plus malade, ou le moins malade, selon que l’on parle d’économie ou d’hégémonie.

    Quoi qu’il en soit il y aura une crise, une belle, une bien copieuse, y a juste une chose à faire, surveiller le cours de l’or, qui plonge, et lorsqu’il repartira faudra être prêt… à faire face soit à une hyperinflation, soit a une exposition de la bulle de dettes.


  24. Klaki Le 05 mars 2013 à 20h11
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    Quelle monnaie en remplacement du dollar???

    Des éléments de réponse dans cet article (un peu fourre tout), qui parle d’un retour probable à l’étalon or : http://questionscritiques.free.fr/economie/Allemagne_restitution_or_Fed_Chine_etalon-or_250113.htm

    Au fait, Kadhafi travaillait à la création d’un dinar or indexé sur l’or pour se substituer au dollar dans des investissements en Afrique…

    Sadaam Hussein avait abandonné le dollar pour ses ventes de pétrole…

    Cordialement.


  25. tchoo Le 05 mars 2013 à 22h33
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    Que fait Mario Monti après sa défaite cuisante, il s’en va à Bruxelles voir ses amis et expliquer que les Italiens ont mal votés.
    Que fait Fiorentino à la télé: il se félicite des coupes budgétaire automatique qui entrent en vigueur aux USA, imaginant avec délectation que cela pourrait être la solution, enlevant la capacité d’agir à ces pleutres de politiques incapables de prendre les bonnes décisions.
    On peut être rassuré avec de tels individus, tout va s’arranger


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