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Histoire de ta bêtise – par François Bégaudeau

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Source : Le Média, Youtube

Histoire de ta bêtise est parti de la dernière séquence présidentielle, qui fut un sommet en matière d’énoncés creux. Et puis j’ai extrapolé vers la classe qui produisait ce vide, cette « minorité audible » qui monopolise ou presque la parole médiatique. La question est simple : qu’est-ce qui fait que des cerveaux valides produisent ce vide ? Je fais alors de la bêtise un fait de structure, qui nécessité qu’on analyse celle-ci. Étudier la chimie de la bêtise de la bourgeoisie impliquait d’examiner à nouveau ce que bourgeois signifie.

« Si ta condition ne t’interdisait de voir que le capitalisme produit structurellement des désastres écologiques, tu t’aviserais qu’on ne sauvera la planète qu’en renonçant à la croissance qui est son mantra. Au lieu de quoi tu conçois les réformes environnementales dans les limites de tes impératifs marchands. Au gangréné tu prescris des antibiotiques. Sa famille est soulagée : elle n’aura pas à recourir aux grands remèdes ; elle peut une nouvelle fois voter au centre. »

Source : Le Média, Youtube

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Commentaire recommandé

Claude // 02.09.2020 à 07h37

François Bégaudeau, vient de paraître => Un enlèvement 👍

Une famille n’est jamais autant une famille qu’en vacances. En vacances, on voit sa peau. Durant leur congé estival à Royan, les Legendre sont très performants : la mère excelle en communication de crise, la petite en piano, et le père en running. Sa montre-GPS compte ses pas. Chaque jour davantage de pas. Cette famille de la bourgeoisie parisienne est en croissance. Seul le petit dernier tarde à performer. Tarde à apprendre à lire. Ou refuse d’apprendre. Il fait peut-être de la résistance passive….

« Un enlèvement est un roman qui ne plaira pas à tout le monde » Oui, ce denier livre de l’auteur, une fois de plus après la bêtise dévoile la face cachée des Bobos, l’envers du décor. Bégaudeau se moque de ceux-ci, leur égoïsme, leur nombrilisme, leur mesquinerie… Même pour Louis (6ans), leur enfant en difficulté, il n’y a aucune empathie des membres de la famille. Comment peut vivre une famille Bobo avec un enfant ne sachant pas lire ! Pire comment vivre avec un enfant qui expose au vu de tous une faille…

Mais le Bobo doit avoir aussi lu Bégaudeau et là est la force de Bégaudeau !

https://www.senscritique.com/livre/Un_enlevement/42430986

27 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 02.09.2020 à 07h04

    Ben oui, la bourgeoisie est bête, mais la bourgeoisie est au pouvoir. Et on fait comment pour l’en chasser?

    Quand l’opposition est tellement divisée et tout aussi… bête!

      +22

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    • FredT. // 02.09.2020 à 12h31

      Et quand la prétendue opposition est aussi la bourgeoisie surtout………

        +8

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      • Omelette // 03.09.2020 à 17h33

        et quand l’opposition à l’opposition – la majorité de la population – est elle-même embourgeoisée et supporte de fait le consumérisme, la vie à crédit, le salariat, la famille nucléaire, …

        Quoiqu’on pense des socialismes, on ne peut pas enlever à Marx son renversement de la dialectique hégelienne de l’Histoire : il est difficile de s’attendre à ce que les mentalités, et donc les alternatives et les bulletins de vote exprimés, soutiennent des changements radicaux de système quand la survie quotidienne nécessite sa conservation. Le prolétariat est encore à bien des égards encore trop petit-bourgeois pour cela.

          +2

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  • Claude // 02.09.2020 à 07h37

    François Bégaudeau, vient de paraître => Un enlèvement 👍

    Une famille n’est jamais autant une famille qu’en vacances. En vacances, on voit sa peau. Durant leur congé estival à Royan, les Legendre sont très performants : la mère excelle en communication de crise, la petite en piano, et le père en running. Sa montre-GPS compte ses pas. Chaque jour davantage de pas. Cette famille de la bourgeoisie parisienne est en croissance. Seul le petit dernier tarde à performer. Tarde à apprendre à lire. Ou refuse d’apprendre. Il fait peut-être de la résistance passive….

    « Un enlèvement est un roman qui ne plaira pas à tout le monde » Oui, ce denier livre de l’auteur, une fois de plus après la bêtise dévoile la face cachée des Bobos, l’envers du décor. Bégaudeau se moque de ceux-ci, leur égoïsme, leur nombrilisme, leur mesquinerie… Même pour Louis (6ans), leur enfant en difficulté, il n’y a aucune empathie des membres de la famille. Comment peut vivre une famille Bobo avec un enfant ne sachant pas lire ! Pire comment vivre avec un enfant qui expose au vu de tous une faille…

    Mais le Bobo doit avoir aussi lu Bégaudeau et là est la force de Bégaudeau !

    https://www.senscritique.com/livre/Un_enlevement/42430986

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  • Maxhno // 02.09.2020 à 09h17

    Le bobo a peut-être lu Bégaudeau mais le bobo a vendu son âme pour ‘un duplex en ville et même s’il jouis d’un intellect performant pour comprendre les subtilités de notre société, il n’a plus aucun pouvoir décisionnelle et son savoir calligraphique n’a vocation que de se rependre sur les murs et d’y rester bien sagement.
    La caractéristique fondamentale d’un bourgeois c’est de n’avoir aucune personnalité propre et qu’il doit pour exister, instrumentalisé en permanence les faits pour créer une réalité alternative afin qu’elle devienne acceptable aux codes de cette caste, quand le vecteur fondamentale de la survie d’une espèce ne tiens que par le mensonge organisé, il ne faut pas s’étonner que les individus se comportent comme des bêtes et dommage pour Louis, les femmes, les gilets-jaunes, les prolétaires, les putes, les éboueurs et tous ceux qui ne sont pas des belles personnes

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  • douarn // 02.09.2020 à 09h18

    Supplique à M. Begaudeau

    François, ça va pas. Je ne veux pas casser le boulot du brainsto de communicants enfermés pendant 3 jours dans une pièce enfumée qui a conclu à 3 heures du mat : « le livre s’appelera histoire de ta bêtise » 🙂 , mais le titre « histoire de ta bêtise », ça va pas.

    J’ai un bon ami, mon ancien collocataire alors que nous étions étudiants. Un gars bien, à l’époque tendance fiesta-anarcho-paumé, qui a fait un beau mariage… lui 😉 … avec la fille d’un dentiste d’une grande ville.

    Je l’ai revu, il a grossi et roule carosse. Le milieu bourgeois a modelé ce « matériau brut » à son image. Cela devait être la condition pour qu’il puisse y vivre auprès de sa femme. Mais il reste une petite flamme en lui. Lors de joyeuses retrouvailles je lui ai parlé de toi et de ton livre dont je n’ai pu prononcer le titre de peur de choquer entre la poire et le fromage et de fermer les esprits.

    S’il te plait, ne pourrais tu pas rééditer ton livre sous un autre titre plus « bourgeois-compatible » un truc du style « libre échange, rempart aux guerres » ou « philanthropie et accumulation matérielle ». Bien sûr le contenu serait le même.

    OK, le piège est grossier, mais en l’état, je ne peux pas lui offrir le livre. La bourgeoisie n’est pas un bloc homogène et des ondes de chocs d’intérêts contraires la traverse. Je suis sûr qu’une partie est en dissonnance cognitive et peut devenir les alliés de circonstance de demain. Penses y.

    Merci

    douarn

      +10

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  • RGT // 02.09.2020 à 09h32

    Si l’on se contente de définir ce que sont les vrais bourgeois il faut alors étendre cette catégorie à une très grande partie de la population.

    Les bourgeois ne sont pas seulement ceux qui possèdent le pouvoir, surtout non élus en pantouflant dans « haute administration » et qui détiennent le véritable pouvoir, les politiques étant impuissants ou membres de cette caste.
    Il ne faut pas non plus limiter cette définition à ceux qui DEVAIENT payer l’ISF ou à ceux qui pratiquent « l’optimisation fiscale », ni à ceux qui vivent des rentes accumulées par leurs ancêtres lointains.

    Les bourgeois sont désormais la plus grande majorité de la population française (vous et moi compris – mais je m’acharne à faire de la résistance) qui, en travaillant plus que nécessaire, sont persuadés qu’ils pourront « s’élever » dans l’échelle sociale.
    Bref, tous les abrutis qui ont voté Macron, en dehors des 0,1 % les plus nantis.

    Pour donner l’illusion de cette escroquerie, la bourgeoisie aristocratique permet à ceux qui sont les plus proches de leurs « valeurs » de se hisser au niveau des échelons inférieurs, juste au dessus du sous-prolétariat afin de « motiver » les « gueux ».

    Ils auront certes un statut (un peu) moins minable que leurs parents proches mais seront bien loin de profiter des bienfaits de la « vraie » bourgeoisie.
    Prolo tu es né et prolo tu resteras jusqu’à ta mort, même si on te fait croire le contraire.

    Pour faire tomber ce système encore plus mensonger que les « promesses » des bolcheviks il suffit simplement de ne plus croire aux arguments d’autorité et se contenter de travailler un minimum pour ne con-sommer que le strict nécessaire.
    Ce qui coupera l’herbe sous les pieds de l’aristobourgeoisie.

    Pourquoi croyez-vous les les « autorités » s’acharnent tant contre tous ceux qui refusent de participer à l’orgie de « croissance » dont la seule véritable utilité est de permettre à ces « élites » de parvenir à maintenir leur puissance économique et politique ?

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    • lois-economiques // 02.09.2020 à 16h44

      « Pourquoi croyez-vous les les « autorités » s’acharnent tant contre tous ceux qui refusent de participer à l’orgie de « croissance »  » ?
      Votre réponse (vous faites la question et la réponse….).
      « dont la seule véritable utilité est de permettre à ces « élites » de parvenir à maintenir leur puissance économique et politique ? »
      Absolument faux.
      A contrario, essayez la décroissance et vous verrez….

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  • Calvez // 02.09.2020 à 10h20

    Le bourgeois Bégaudeau, parisien propriétaire de son appartement (mais il ne l’occupe pas bourgesoisement, dit-il. Admirons la défense), critique la bourgeoisie de l’intérieur. Nul besoin de faire des recherches, il est immédiatement dans son élément. Paresseux, en plus ?

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    • Ovni de Mars // 02.09.2020 à 20h33

      Bégaudeau a-t-il prétendu être prolétaire ?
      Je ne crois pas. Votre ironie est facile et paresseuse

        +9

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  • Kiwixar // 03.09.2020 à 01h53

    Suivant la loi de Pareto, j’aime bien définir la « bourgeoisie » comme étant les 20% les plus riches (dans chaque endroit). Ca permet d’ôter la dimension émotionnelle de ceux qui sont aisés mais ne souhaitent pas être affublés d’un épithète, et permet de donner une définition plus ou moins scientifique (les 20% aux plus hauts revenus, au plus haut capital?). Ces 20% du haut (pour qui tout va bien) votent Macron, polluent plus que les 80% du bas (avion, croisières, SUV) et sont globalistes, eurolâtres, euroïnomanes. Ils sont le problème.

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    • Urko // 03.09.2020 à 09h58

      Les enseignants, nombreux, pas tous aisés, eux aussi sont eurolatres, globalistes etc. Regardez les votes de cette catégorie sociale lors du traité de Maastricht : ils ont voté pour dans une unanimité touchante. Logique d’ailleurs : ceux qui promeuvent la mondialisation, notamment les électeurs de la fonction publique ou bénéficiaires de pensions, s’en savent protégés mais ne voient pas le problème à l’infliger aux travailleurs du secteur privé . Un ouvrier (pas bourgeois) ou un cadre (bourgeois) de Renault ont ensemble vu l’effet de la mondialisation, avec la mise en concurrence avec des pays à bas coûts, les transferts de sites de production puis de r&d vers la Slovénie, la Turquie, le Mexique, l’Inde… Un instituteur (pas bourgeois) ou un énarque (bourgeois) ne risquent rien : on ne va pas délocaliser leurs emplois au Pakistan. Pas sûr que votre grille de lecture donne satisfaction. Le problème, à mon avis, vient de ce que ceux qui se sentent immunisés d’un problème qu’ils n’hésitent pas à imposer à autrui.

        +3

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      • Véro // 03.09.2020 à 15h02

        Je crois aussi que les choses ne sont pas aussi simples qu’une différenciation par le revenu.
        Le revenu c’est un aspect du niveau de vie. Mais la sécurité matérielle en est un aussi.
        Et tout ceux qui bénéficient de cette sécurité matérielle, même si leur niveau de revenu n’est pas très élevé, sanscêtre trop bas, vivent dans le confort, à commencer par le confort psychologique, qui les éloigne de la réalité et les incite â rester dans le mainstream.
        Je pense pour cette raison que nos gouvernants ne seront pas pressés de réduire le nombre de fonctionnaires, en particulier chez les enseignants, même si par idéologie ils ne sont pas favorables à une fonction publique importante par le nombre de fonctionnaires.
        J’ai lu que parmi les enseignants, 30 % avaient voté Macron dès le premier tour. 30 % ce n’est pas la majorité, mais c’est conséquent, et à revenu égal, auraient-ils été autant s’ils ne bénéficient pas d’un salaire à vie ?

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        • sherwood01 // 03.09.2020 à 18h32

          Les 30% d’enseignants votant Macron au 1er tour, c’est comme disait E. Todd, « les dindes qui votent pour Noël »… et pas sûr que ce soit parce qu’ils bénéficient d’un salaire à vie.

            +2

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  • Incognitototo // 03.09.2020 à 15h26

    Suite au visionnage des 2 vidéos de Bégaudeau, je cite : « Tu tiens l’élection comme le lieu exclusif de la politique, je tiens que la politique a lieu partout sauf là. »
    C’est bien cela l’un des problèmes nodaux qui s’opposent à un changement radical de société.

    Tous les anarchistes qui vivent en cohérence avec leurs idéaux l’ont expérimenté et savent cela, mais pas leurs amis de gauche (notamment tous ceux qui espèrent encore que leurs leaders leur permettront de changer la société sans qu’ils n’aient rien à faire).

    + ou – 50 % des personnes se disent de gauche en France… si seulement 80 % de ces personnes vivaient en cohérence avec leurs idéaux, en se comportant quotidiennement selon ce qu’ils impliquent, en travaillant dans leurs entreprises coopératives ou autogérées, en déposant leur argent dans des banques mutualistes ou coopératives, cela ferait, à mon avis, longtemps, que le capitalisme privé (et même peut-être les problèmes écologiques) ne serait plus un problème.

    Seulement voilà, c’est un voeu pieux. Comme on en a déjà débattu sur ce site, il faudrait pouvoir élucider et faire disparaître la « servitude volontaire » et la « lutte des places », pour amorcer un début de véritable changement systémique.
    Et là, je dois dire que je n’ai jamais lu ou trouvé moi-même de solution(s) radicale(s) pour résoudre ces problèmes paradoxaux.

    La route est longue pour atteindre les idéaux de gauche et écologiques, et il est plus que probable que je n’en verrai pas la ligne d’arrivée. Peut-être qu’Olivier et ceux de sa génération, oui. Je leur souhaite de tout cœur.

      +2

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    • Véro // 03.09.2020 à 18h22

      Il y a beaucoup de coop en France, et les banques coopératives ou mutualistes existent et ne sont pas dans les plus petites. Le problème est que l’on a transformé ces coop en entreprises comme les autres, elles conservent leur aspect coopératif mais sont gérées comme des entreprises capitalistes, les plus petites très souvent absorbées par les plus grandes et les coopérateurs n’ayant plus de pouvoir réel. La partie coopérative est réduite à presque rien. Mais on parle toujours de la coopération et de ses atouts, alors qu’elle est pervertie.

        +3

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      • sherwood01 // 03.09.2020 à 18h46

        Deux problèmes principaux pour les scoop : la taille critique des structures (difficile de rester horizontal ; dès que la structure grossit, s’installe une organisation verticale) et le marché concurrentiel dans lequel elles évoluent avec les autres entreprises (difficile de préserver ses valeurs dans un monde de requin).

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        • Incognitototo // 03.09.2020 à 22h37

          Absolument, les effets de taille surdéterminent la perte progressive de l’esprit et des buts coopératifs (d’après mon expérience, à partir + ou – 300 personnes, ça devient compliqué). Quand on y rajoute la concurrence, ça peut même les faire crever ; comme la plus grosse scop du bâtiment parisienne (qui aura quand même tenu 25 ans) qui en est morte parce que les « coopérateurs » (vers la fin) arrivaient à 11 h sur les chantiers et partaient à 16 h 30… pas de patron, tous patron = pas de production à la hauteur du système des requins… Donc oui, à partir de certains seuils, il semble que les systèmes coopératifs n’aient pas beaucoup d’alternatives : c’est copier les hiérarchies pyramidales ou disparaître.

          J’ai fait d’autres constats aussi :
          – C’est quand il y a des difficultés économiques que le groupe est le plus soudé et solidaire.
          – A contrario, c’est quand il commence à y avoir beaucoup d’argent que le groupe se disloque ; avec son corollaire de questions à la con sur, par exemple : « pourquoi lui qui travaille moins que moi devrait gagner pareil que moi ». Suite à la prospérité de la scop, j’ai même encore chez moi un ouvrage qui pointait le risque des acquisitions immobilières comme facteur déclenchant des problèmes, et je l’ai vérifié 3 fois…
          – Le vertige (ou l’angoisse) de vivre sans patron n’est pas supportable par tout le monde, et cela engendre de vrais phénomènes de « direction occulte », de putsch et de séparation…

          Bref, fonctionner en groupe autogéré ce n’est pas simple, et tous les schémas participatifs et de répartitions fonctionnelles, que nous avons pu inventer et mettre en place, n’ont jamais complètement tout résolu. Mais franchement, je ne regrette rien (ou presque) et ça vaut vraiment la peine d’essayer encore et encore. Il y a des richesses humaines qu’apportent ce type de structures qui n’ont pas de prix et je me suis toujours demandé comment des gens pouvaient vivre toute une vie dans des entreprises privées sans connaître cela.

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      • Incognitototo // 03.09.2020 à 22h36

        Oui pour le secteur financier (avec tout ce qu’ils ont perdu de réellement coopératif), cependant l’ESS (économie sociale et solidaire), globalement, et tous secteurs confondus, ne représente que 6 à 8 % du PIB et environ 10 % des emplois totaux… une goutte d’eau dans l’océan économique qui n’a aucun pouvoir pour changer les fondamentaux… et c’est bien dommage, car au vu du nombre de « gens de gauche » (qui devraient en plus ne consommer que de la scop), il devrait y en avoir au moins le triple et même le quadruple.

        Il n’y a qu’ainsi que cela deviendrait vraiment déterminant au niveau des rapports de force.

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  • Zato // 06.09.2020 à 11h34

    Le capitalisme existe depuis environ 170 ans et s’est imposé comme système économique dominant malgré de multiples tentatives socialistes pour imposer des alternatives qui ont
    toutes, sans exception, été de lamentables fiascos. Ce qui me frappe chez les penseurs de
    gauche c’est leur focalisation absolue sur les vices du système capitaliste et leur silence tout aussi absolu sur les causes des échecs socialistes.
    Je vous en suggère une, fruit de mon expérience: la contrainte est le seul moyen de faire travailler les gens ensemble d’une manière efficace, si vous accordez une totale autonomie
    au gens qui bossent , l’égoïsme prend le dessus et c’est rapidement à celui qui en fera le moins.
    Il n’y a pas d’alternative crédible au capitalisme et seul est possible d’en réformer les aspects
    Intolérables les plus criants et à titre individuel d’essayer de vivre sans dieu ni maître .
    [modéré]

      +2

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