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28.octobre.202028.10.2020 // Les Crises

Interdit d’interdire – Couvre-feu : comment en est-on arrivé là ?

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Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 19-10-2020

Frédéric Taddeï reçoit :

  • André Grimaldi, professeur de médecine de la Pitié-Salpêtrière
  • Marie-Françoise Bechtel, ancienne directrice de l’ENA
  • Agnès le Brun, porte-parole de l’Association des Maires de France
  • Arnaud Benedetti, professeur de communication politique

Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 19-10-2020

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Commentaire recommandé

78 ans // 28.10.2020 à 09h52

« Couvre-feu : comment en est-on arrivé là ? »

*

La COVID-19 ramène à la surface ce qu’il y a de pire gisant depuis si longtemps au fond des marais fétides de nos pays occidentaux, dont la France. Les richesses de nos nations riches ne servent plus à répondre aux besoins essentiels des citoyens… et cela aujourd’hui se voit. Les conséquences nous sautent au visage, à nous en crever les yeux. On ne veut pas l’admettre, on censure encore et encore ceux qu’il l’affirment, mais ces réactions infantiles ne changent rien à l’affaire: les divers types de crises se multipliant et se superposant, nous sommes maintenant les témoins d’une débâcle (sanitaire, économique, politique et sociale), prélude à un effondrement systémique. Autrement dit, le couvre-feu le confirme: « On a perdu le contrôle, on ne contrôle plus la situation ».

Qui en est responsable? Ce sont bien sûr, d’abord et avant tout, nos responsables irresponsables… apparemment responsables de rien et qui n’ont, semble-t-il, de comptes à rendre à personne. Or ce sont des régimes ayant pareilles créatures à leur tête que l’on insiste à qualifier dérisoirement de «démocratiques », et qui, comme chacun sait, ne le sont pas.

Alors quoi? Alors on jase, on en parle, on essaie sans trop de succès d’en débattre… Oui, que de mots, quels déluges de communication, quels orages de pédagogie!!! Tout cela pour se retrouver confinés sous couvre-feu. Quel succès!

Bilan: à refuser de nous occuper de la réalité, c’est désormais la réalité qui s’occupera, qui s’occupe déjà de nous. Ce que nous avons voulu, nous l’avons! Très bientôt, c’est au centuple que nous l’aurons.

Santé!

12 réactions et commentaires

  • 78 ans // 28.10.2020 à 09h52

    « Couvre-feu : comment en est-on arrivé là ? »

    *

    La COVID-19 ramène à la surface ce qu’il y a de pire gisant depuis si longtemps au fond des marais fétides de nos pays occidentaux, dont la France. Les richesses de nos nations riches ne servent plus à répondre aux besoins essentiels des citoyens… et cela aujourd’hui se voit. Les conséquences nous sautent au visage, à nous en crever les yeux. On ne veut pas l’admettre, on censure encore et encore ceux qu’il l’affirment, mais ces réactions infantiles ne changent rien à l’affaire: les divers types de crises se multipliant et se superposant, nous sommes maintenant les témoins d’une débâcle (sanitaire, économique, politique et sociale), prélude à un effondrement systémique. Autrement dit, le couvre-feu le confirme: « On a perdu le contrôle, on ne contrôle plus la situation ».

    Qui en est responsable? Ce sont bien sûr, d’abord et avant tout, nos responsables irresponsables… apparemment responsables de rien et qui n’ont, semble-t-il, de comptes à rendre à personne. Or ce sont des régimes ayant pareilles créatures à leur tête que l’on insiste à qualifier dérisoirement de «démocratiques », et qui, comme chacun sait, ne le sont pas.

    Alors quoi? Alors on jase, on en parle, on essaie sans trop de succès d’en débattre… Oui, que de mots, quels déluges de communication, quels orages de pédagogie!!! Tout cela pour se retrouver confinés sous couvre-feu. Quel succès!

    Bilan: à refuser de nous occuper de la réalité, c’est désormais la réalité qui s’occupera, qui s’occupe déjà de nous. Ce que nous avons voulu, nous l’avons! Très bientôt, c’est au centuple que nous l’aurons.

    Santé!

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    • Recits d’Yves // 28.10.2020 à 12h48

      J’approuve en totalité. la réalité est toujours un moment de vérité pour qui y fait face.
      La nôtre n’est que le résultat d’une confusion profonde entre le matériel et l’immatériel. Le monde déshumanisé pour devenir marchandise et bientôt pièces détachées au profit de ceux qui se prévalent comme les architectes d’un monde à venir, le monde demain, perpétuellement de demain. Le fait est qu’il n’a aucun avenir ce monde de « progrès ». L’Homme n’est pas une variable.

        +3

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  • RGT // 28.10.2020 à 10h38

    Couvre feu…

    En dehors de ce nom martial qui doit entraîner une zubilation Zupitérienne dans les plus hautes sphères de l’état il s’agit seulement de comm’ à deux balles dans la pure lignée de celle dont nous sommes tous habitués depuis de trop longues années.

    Ils n’ont quand-même pas eu l’indécence de nous envoyer la bien nommée Sibeth pour annoncer la « bonne nouvelle » mais le cœur y est.

    Et comme c’est un bordel indescriptible au sommet de l’état dans ce panier de crabes incompétents qui ne pensent qu’à tirer la couverture à eux et se tirer dans les pattes par ministères interposés (avec la complicité des « hauts fonctionnaires » qui pensent que ces manigances leur permettront de grappiller quelques promotions au passage) tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

    Pour résumer, les victimes de cette pandémie ne sont que des « variables d’ajustement » pour permettre de porter quelques estocades entre « Grands Serviteurs de l’État » et se frayer un chemin vers le « Royaume des Dieux ».

    Et comme ce foutoir ne peut pas être résolu suite à toutes ces batailles d’ego ce sera encore la population qui en payera le prix, après tout elle est là pour ça, c’est bien la seule justification de l’existence de ces bouches inutiles à nourrir.

    Ensuite, pour éviter de retrouver leurs têtes en haut de piques acérées tous ces « grands penseurs » nous gratifieront d’un nouveau con-finement afin d’attendre que la pression populaire retombe et éviter des manifestations de citoyens outrés justifiées par le mépris et l’incompétence des « élites ».

    Vous avez dit démocrassie ?

      +19

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  • LibEgaFra // 28.10.2020 à 10h45

    La solution pour contrôler l’épidémie existe. Plusieurs pays asiatiques l’ont appliquée. Ces pays se préoccupent de leur population.

    Tandis qu’ici… individualisme oblige… nous avons 66 millions de premiers ministres… 66 millions de médecins spécialistes en virologue et en traitement… 66 millions de spécialistes en prévention…

      +5

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    • Casimir Ioulianov // 28.10.2020 à 13h56

      Perso je vois plutôt les décision d’un seul s’imposer à tous les autres … quels que soient leurs avis respectifs. Les avis c’est comme les anus , tout le monde en a un, pour ce qui est d’un réseau de préfets pour balancer des ordonnances , je doute…

      Comment en est on arrivé au couvre feu ? Bah en faisant la politique de l’UE ; on a défoncé la sécu pour faire plaisir à une feuille excel bruxelloise de Francfort : on paye. On compressé en premier les dépenses de personnel, en pensant que les machines et l’ambulatoire ça ferait le café. On s’est planté.
      A la base, la principale justification de ces mesures (confinement , couvre feu) c’est d’éviter de submerger les urgences … donc on déboîte toute l’économie parce que trois idéologues non-élus ont décidé il y a 30 ans que le service publique rendu par la sécu c’était trop cher.
      Pauvre Ambroise Croizat, sa pierre tombale doit gigoter en ce moment…

        +25

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      • UnJournaliste // 28.10.2020 à 14h29

        Nos médias ont effectivement la mémoire courte. Ça fait des années que le personnel hospitalier tire la sirène d’alarme sur la situation en particulier aux urgences. Le Covid vient faire déborder le vase qui était déjà bien rempli. Souvenez-vous qu’il y a un an à peine, leur appel a été reçu avec les gaz lacrymo et on avait droit à la merveilleuse « attaque de la Pitié-Salpêtrière » https://www.arretsurimages.net/articles/la-pitie-salpetriere-attaquee-vie-et-mort-dune-fake-news-signee-castaner
        Tiens, Martin Hirsh, il est toujours là au passage …

          +11

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        • placide21 // 28.10.2020 à 18h58

          Les manifestations d’infirmières on commencé en 1988 gouvernement Rocard ministre de la santé Mr Evin.

            +3

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      • VVR // 28.10.2020 à 18h41

        Ils n’ont rien compressé du tout: cristallisé les salaires oui, pas tenu compte du taux d’abandon dans le numerus clausus, sans doute, sous estimé l’impact du vieillissement de la population, indiscutablement. Mais le nombre de postes dans l’hôpital publique augmente, plus ou moins, d’un pourcent par an. Et ce n’est pas de l’administratif comme le disent certains: le personnel administratif représentent moins de 1% du personnel, ce qui explique par exemple qu’il puisse falloir 3 semaines avant de recevoir les factures, ce qui n’arrive pas dans le privé ou l’on paye d’avance.

        Le problème c’est qu’une croissance de 1%, c’est totalement insuffisant pour gérer une population où les plus de 70 ans augmentent de 3% par an. Et si l’on décidait maintenant de rattraper le retard, ça ne prendra effet que dans 10 ans.

        Pour les lits, l’hôpital a commencé a sombré sous les cas de gériatrie dans les années 90. La disparation des lits, c’est le transfert de ces patients dans des EHPAD. Ce qui serait parfait si les EHPAD étaient totalement capable de les prendre en charge, mais c’est une autre histoire.

          +1

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  • julien bonnetouche // 28.10.2020 à 13h56

    bonjour,
    Bravo à 78 ans qui associe le talent littéraire à l’analyse politique.
    Nos dirigeants « nez dans le guidon » ne sont plus à même de voir la disproportion , le gouffre entre la cause ( le virus) et les conséquences ( la faillite économique), bien pires, tant en nombre de morts que de souffrance sociale à prévoir.

    Tout cela parce que nous n’avons pas assez le lits de réanimation, ni de personnels.
    Et si nous ne les avons pas, cela vient de ce que la France est devenue au fil du temps un pays pauvre, devant économiser sur toute la chaine du système de santé, alors que l’on nous expliquait en boucle qu’il était le meilleur du monde et envié par tous ! et que nous étions une sorte de paradis….

    Principe de précaution, bureaucratie (les tests antigéniques attendent toujours l’AMM) et judiciarisation de la vie politique, sont les principaux ingrédients à la base de cette potion infâme que l’on s’apprête à administrer au peuple.

    Les politiques en sont ils responsables ? Non comme le dit 78 ans , ils sont irresponsables, tout autant que les fonctionnaires de l’État profond, car tous autant qu’ils sont, se contentent depuis des lustres de gérer la situation présente, en prenant soin de protéger leur pré carré, sans jamais avoir le pouvoir ni le désir d’anticiper quoi que ce soit.

      +5

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    • Grd-mère Michelle // 28.10.2020 à 16h51

      « …le gouffre entre la cause( le virus) et les conséquences( la faillite économique)… »
      Il me semble, à moi, simple citoyenne mais intense observatrice, que le virus sert plutôt de « cache-misère » à la crise économique qui s’installait et perdurait depuis de nombreuses années,
      résultat d’un système capitaliste qui se mord la queue(licenciements et délocalisations au profit des actionnaires, évasions fiscales, remplacement des humains par des machines, abus des faciltés de crédit et paiement des intérêts de dettes toujours plus énormes, libre-échange commercial international généralisé et « en ligne »= faillite des ménages ainsi que des petites et moyennes entreprises= plus de moyens pour « distribuer » les milliards de trucs inutiles d’un productivisme insensé, fruit de l’ambition d’un « grand marché » sombre et envahissant comme un cancer généralisé).
      Le virus, s’il est survenu à point pour permettre aux « dirigeants » de « monitoriser » un effroi déjà bien réel, se diluera dans une grande dépression économique où ses souffrances et ses décès compteront peu dans la détresse généralisée de la grande pauvreté et des désastres environnementaux annoncés.
      À moins que… à moins que quoi? Une « bonne guerre » pour remettre tout à plat?
      Pierre Larroutourou en grève de la faim… l’énergie du désespoir… pour sensibiliser à la faim qui vient? Bah… pourquoi pas!?

        +3

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  • Touriste // 28.10.2020 à 16h24

    Bonjour,
    Marie-Françoise Bechtel, ancienne directrice de l’ENA et 4ème de la promotion « Voltaire » :
    a) le gouvernement était « désarmé »
    b) des erreurs de communication induites par les défauts de l’état lui-même (mes pauv’ petiots, d’état stratège y en a plus et ça depuis 30 ans… mais nous les Zénarques nous sommes aussi innocents que l’agneau qui vient de naître, hein ?)
    Je n’ai pas pu en écouter plus pour le moment…
    Une ancienne élève et ex-directice de l’ENA qui parle, en creux, de la faillite de son école qui a vomi tant de gouvernants et de hauts fonctionnaires qui nous ont amené directement à ce début de désastre (car le bien pire est à venir, n’en doutons pas).
    Et la pastèque confite sur la tarte aux poires : il n’y a aucune remise en question, aucune auto-critique, ni même le moindre doute sur leur capacité à appréhender le monde réel.
    Le champ de distorsion de la réalité par le zénarque, dans toute sa splendeur.

      +7

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  • RV // 28.10.2020 à 17h45

    Merci d’avoir signalé ce débat même si il ne fait que confirmer ma vision de la situation.
    Il confirme que l’état de la santé publique en France est directement issue de ces 40 dernières années de néo-libéralisme qui a détricoté la notion même d’intérêt général au profit d’une gestion entrepreneuriale. Les pénuries matérielles que ce soit des masques ou des lits sont directement causées par la gestion en flux sans stock et aucun enseignement n’a été fait de la première vague. Il serait urgent de changer de logiciel mais nos gouvernants n’en prennent pas le chemin, par exemple la France a continué à supprimer des lits après la première vague . . .

      +9

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