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1.juin.20201.6.2020 // Les Crises

Interdit d’interdire – Faut-il relocaliser ?

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Source : Interdit d’interdire

Frédéric Taddeï reçoit Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, et Nicolas Bouzou, économiste.

Source : Interdit d’interdire

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Commentaire recommandé

Anfer // 01.06.2020 à 11h08

Pourtant de 1945 à 1975, en gros les 30 glorieuses, un état omniprésent, régulateur, avec des taxes, limitation de mouvement des capitaux et protectionnisme, de l’inflation et des dévaluations.
Forte croissance et réduction des inégalités comme résultats.

Depuis le retour des libéraux, croissance anémique, chômage, dette, explosion des inégalités. Mais la rente du capital est bonne.
Retour au 19ème siècle en gros…

L’économie est une chose trop sérieuse pour la laisser au privé.

63 réactions et commentaires

  • Berrio // 01.06.2020 à 08h13

    D’une écoute attentive :
    Je conclus que l’Etat soutient mal et surtout trop peu les chevaliers d’industrie.
    Je conclus que l’épargnant soutient mal et trop peu les chevaliers d’industrie
    Je conclus que ces deux économistes connaissent mal et peut-être pas du tout la notion de plus-value (le mot bénéfice) et sa répartition

      +4

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  • Paul // 01.06.2020 à 08h52

    EN CE JOUR DE MARCHEURS EN PENTE:
    Donnez à nos pauvres gueux ce qui nous est superflu!.
    Quant à leurs légitimes exigences …
    Qu’ils prennent abondamment grand soins ,de bien vouloir se les partager…!

      +5

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  • jean-pierre.georges-pichot // 01.06.2020 à 09h24

    Dès les deux premières interventions, on distingue celui qui juge de haut , avec du recul et des concepts opératoires, de celui qui a le nez sur le guidon et agite des préoccupations vaines. Quand j’entends « gaspiller de l’argent », je reconnais le langage vernaculaire de la grande presse et des cabinets ministériels. Leur nullité conceptuelle.

      +13

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    • LBSSO // 01.06.2020 à 11h11

      « Gaspiller de l’ argent », cette expression vous dérange ?
      Pourtant vous citez S Royale dans un autre commentaire .Ceux qui ont « le nez dans le guidon  » savent que sur de nombreux sujets, dans sa région, de l’argent a effectivement était « foutu en l’air » par pur intérêt électoral et ambition personnelle.
      Sauf à mal vous lire, je trouve vos deux commentaires contradictoires.A moins que vous ne pardonniez le gaspillage de l’ état et moins celui des régions.
      Il me semble que ce débat sur RT est intéressant par les thèmes abordés ( et ceux significativement qui ne le sont pas).

        +4

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  • jean-pierre.georges-pichot // 01.06.2020 à 09h38

    Régionalisme. ‘Xavier Bertrand s’est saisi de la question industrielle’. Ségolène Royale aussi, je pense. Et du coup je suis tout à fait rassuré. C’est beau comme du Michel Onfray. A quand un Normand sur la planète Mars ? Il ne reste plus qu’à mettre dans le coup ‘le philosophe Bernard-Henri Lévy’, comme j’entends dire à la radio ce matin, et tant qu’à faire, le penseur au doigt sur la détente Luc Ferry et le charismatique quoique un peu gâteux Daniel Cohn-Bendit. Je suis sûr que Macron y pense.

      +10

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  • Ardéchoix // 01.06.2020 à 09h52

    Une belle usine avec des robots et de AI, ça va être super. Le rêve de M Bouzou un seul problème, pas de salarié pas de consommateur.

      +7

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    • Anfer // 01.06.2020 à 15h03

      C’est pas grave, l’offre créé la demande pour lui et les « economistes » de son genre.

      La surproduction est impossible, les crises a répétition, c’est la faute au smic, aux banques centrales, à pas de chance, à une régression technologique spontanée imprévisible ou les machines produisent moins comme ça sans raison (C’est même pas une blague, https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_cycles_r%C3%A9els prix « Nobel » pour ce foutage de gueule).

      Les médecins de Molière avaient l’excuse de ne pas avoir de recul statistique, ni la méthode scientifique, nos « economistes » charlatans, non…

        +9

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  • LibEgaFra // 01.06.2020 à 09h52

    Bon j’ai arrêté d’écouter quand Bouzou nous dit qu’il y a des productions stratégiques et d’autres qui ne le sont pas. Vraiment? Qu’est-ce qui n’est pas stratégique?

    Des biens produits localement trop chers? Uniquement parce que les salaires sont trop bas et que les plus-values sont accaparées par les capitalistes.

    C’est le taux de profit qui décide ce qui est produit et où cela est produit. La guerre permet de multiplier ce taux de profit « jusqu’au ciel ».

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  • jean-pierre.georges-pichot // 01.06.2020 à 10h01

    S’agissant d’orienter la stratégie productive des entreprises, Nicolas Bouzou objecte au recours à des taxes mais ne voit pas de problème avec les subventions, alors que l’effet d’ensemble est exactement le même. Les taxes abondent les subventions et subventionner une entreprise, c’est la même chose que taxer sa concurrence. Soit on a la concurrence non faussée et le seul critère de la profitabilité, soit, quelle que soit la motivation, écologique, sociale ou stratégique, on planifie l’économie. On peut le faire de façon plus ou moins pesante, mais il n’y a pas de moyen terme : hors des lois du marché, on n’est plus dans la loi du marché. Aujourd’hui, la bourgeoisie française hésite car avec la difficulté à suivre les mouvements de capitaux, elle n’arrive plus à calculer dans quelle configuration elle a des chances de sauver son bout de gras. Désarroi.

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    • Patrick // 01.06.2020 à 10h14

      depuis bien longtemps , les seules solutions proposées ce sont les taxes et les subventions :
      comme le disait Reagan :
      – si ça bouge , taxez
      – si ça bouge encore , réglementez
      – si ça ne bouge plus , subventionnez
      La machine infernale est lancée , rien ne pourra l’arrêter.
      La bourgeoisie française reste très étatiste , la droite et la gauche sont sur le même mode de pensée , leurs différences sont cosmétiques. Tous ces gens croient encore que l’état peut tout réglementer et organiser à sa guise , dans un monde ouvert ça ne fonctionne pas , dans un monde fermé ça mène à la ruine.

        +7

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      • Anfer // 01.06.2020 à 11h08

        Pourtant de 1945 à 1975, en gros les 30 glorieuses, un état omniprésent, régulateur, avec des taxes, limitation de mouvement des capitaux et protectionnisme, de l’inflation et des dévaluations.
        Forte croissance et réduction des inégalités comme résultats.

        Depuis le retour des libéraux, croissance anémique, chômage, dette, explosion des inégalités. Mais la rente du capital est bonne.
        Retour au 19ème siècle en gros…

        L’économie est une chose trop sérieuse pour la laisser au privé.

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        • marc // 01.06.2020 à 12h01

          Croissance anémique a cause des socialo, depuis Giscard, ils sont tous socialo.

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          • Anfer // 01.06.2020 à 14h25

            Depuis Giscard et Barre, l’austérité à commencé à saper la France, imbécilité du franc fort, baisse obsessionnelle de la « dépense publique » (Satan !), arrivé du libre échange.

            Mitterrand a été socialiste de 1981 à 1983, puis les partisans de l’alliance au centre, ont gagnés la partie idéologique.

            Depuis, chômage de masse, salaires qui stagnent ou diminuent, fraude fiscale généralisée, dettes publiques insoutenables.

            Merci les libéraux, la « belle époque » qui vous fait rêver, n’était belle que pour une minorité.

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            • Gévaudan // 01.06.2020 à 15h04

              « Imbécilité du franc fort » accroché au Mark.
              Suivi de l’Euro-Mark, trop fort pour notre économie.
              La totale, depuis 1983, c’est à dire 37 ans de galère!
              Le triomphe Maastrichtien.
              Désindustrialisation.
              Chômage structurel.
              Désespérance sociale.
              Dévalorisation scolaire et universitaire.
              Délitements sociétaux tous azimuts.
              Sur quoi vient se greffer la poussée politique d’une minorité religieuse hyper-active, prônant ouvertement la rupture de civilisation.

              Pour faire face (sic!): les clones de la même idéologie libre-échangiste et globaliste. Verbeuse, laxiste et démagogique. Avec depuis quelques années une dérive autoritariste. Delors-Mitterrand. Chirac. Sarkozy. Hollande. Macron.

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            • Véro // 01.06.2020 à 18h11

              On peut ajouter Pompidou, pas pour ce qui concerne l’austérité, mais pour le parti pris idéologique du libre-échange et de la concurrence. En moins de 2 mn, la’messe est dite.
              https://youtu.be/9GdFiIa4pz4

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        • Patrick // 01.06.2020 à 14h14

          voyons voir … les 30 glorieuses ?? ah oui !! c’est vieux tout ça , à une époque où Pompidou avait déclaré : » il faut arrêter d’emm.. les Français  » en voyant les taxes et règlements qui commençaient à s’empiler.
          Donc les 30 glorieuses .. peu de dépenses et de dettes publiques , peu de réglementation , pas trop de fonctionnaires et une grande liberté d’entreprendre. .. presque libéral le machin.
          L’état s’était bien lancé dans des grands projets dont certains ont lamentablement foiré ( plan calcul , construction des premières banlieues pleines de HLM , concentration agrobusiness en Bretagne … ), mais globalement ça roulait.

          L’inflation et les dévaluations successives permettant de « payer » les dettes , bon ça ruine un peu mémé qui a économisé sur son livret de caisse d’épargne mais c’est pas grave.

          Donc , on fait des promesses en faisant payer les générations futures , et puis patatras !! première crise pétrolière !! il va falloir payer l’énergie et en plus il faut du pognon pour toutes les promesses précédentes . Pas grave , Nixon a abandonné la convertibilité du dollar .. il y a des dollars et du crédit à la pelle , youpi !! descente aux enfers progressive pendant 50 ans et maintenant la faillite au bout du tunnel.

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          • Anfer // 01.06.2020 à 20h17

            Protectionnisme, dévaluations, fort impôt sur le revenu, monopoles d’état, nombreuses sociétés d’États et à capitaux mixtes, commissariat au plan avec plan quinquennal comme en URSS, banques nationalisées, banque centrale non indépendante, état premier investisseur national, et décidant de l’orientation de l’économie.

            Si ça c’est du libéralisme, alors les mots n’ont plus aucun sens…

            Pompidou et Giscard, les commis des banques… des Macron de l’époque.
            Heureusement que les grosses hausses de salaires suite à Mai 68 ont permis de doper l’économie, limitant leurs méfaits.

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        • VVR // 01.06.2020 à 15h13

          Au delà des 30 glorieuses, on peut prendre l’exemple du second empire, les 30 ans de laisser-faire total suite au traité Cobden-Chevalier et ses 30 ans de stagnation économique qui en ont resulté.

          Pour la période récente, il faut aussi tenir compte de la raréfaction des sources d’énergie dans les pays riches historiques, et la découverte un peu brutale que des billets de banques et quelques lingot d’or ne peuvent pas seul faire fondre de l’acier.

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          • Anfer // 01.06.2020 à 16h52

            On peut même remonter au directoire, première application concrète du libéralisme économique en France.

            Résultat : Un échec cuisant, explosion des inégalités, spéculation effréné, investissements faibles, et un affaiblissement de l’état qui est devenue dépendant pour se financer des guerres de rapine de généraux peu scrupuleux, d’ailleurs ça finira par un qui prend le pouvoir.

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        • Alain // 01.06.2020 à 20h26

          Mauvais diagnostique, le problème n’est pas là mais bien dans le choc pétrolier et la disparition de l’énergie abondante et bon marché. Pas d’énergie, pas de croissance, c’est aussi simple que cela. Jancovici explique tout cela très clairement

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        • richy // 01.06.2020 à 22h54

          enfin L’économie laissée aux hauts fonctionnaires ce serait pire ! l’incompétence criminelle de la classe haute fonction publique ENA science po etc en place depuis 50 ans qui elle reste en place quand les gouvernements passent
          Haute fonction Publique qui pille en se vendant à elle même les biens communs du peuple Français !

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      • Cornelius // 01.06.2020 à 12h35

        Intéressant l’exemple de Reagan, idole des « libéraux » qui fit campagne en expliquant qu’il n’avait pas tourné autant de films qu’il l’aurait voulu car il aurait alors donné tous ses gains au fisc. Et qui une fois élu contribua largement à creuser le déficit fédéral. Regardez tous les chiffres officiels. Le périmètre d’intervention de l’état fédéral états-unien n’a pas diminué durant ses 2 mandats, bien au contraire.

        Pour le reste, les Français ne sont pas des libéraux, il va falloir vous y faire. Bastiat, Tocqueville, Constant et autres étaient peut-être brillants mais étaient marginaux.

        Le dernier candidat libéral à la présidentielle française, Alain Madelin, a fait quel score ? 2 ou 3% des suffrages…

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        • Anfer // 01.06.2020 à 20h32

          En parlant de Madelin, libéral passé par l’extrême droite.

          1993-1995: Madelin ministre des entreprises, avec Sarkozy, ministre du budget, Balladur premier ministre.

          Hausse vertigineuse de l’endettement publique, avec des baisses d’impôts, qui contrairement au dogme des libéraux, n’a pas du tout aidé la croissance.

          Record battu par Sarkozy en tant que président cette fois à partir de 2007.

          Pour tuer son chien, il suffit de l’accuser d’avoir la rage…

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  • marc // 01.06.2020 à 10h49

    Il faut tout relocaliser, tout est important, mais quand j’entends Bouzou, il est hors de question que je quitte la Chine pour revenir en France:

    Il y a trop d’improductifs a supporter, ca augmente le coup du travail, un code du travail gros comme un dictionnaire, la CGT, une nouvelle taxe par semaine …
    Quand on est entrepreneur, je doit savoir a combien je dois vendre mon produit, si toutes les semaines, il pleut des taxes et des reglementation, je ne peux pas faire de prevision.

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    • Patrick // 01.06.2020 à 11h04

      Ne vous inquiétez pas , il y a aura bien un député pour proposer une nouvelle loi pour résoudre ce problème de réglementations et de taxes.
      Je suis même prêt à parier que le même député proposera une nouvelle taxe pour financer le fonctionnement de cette loi destinée à diminuer les taxes 🙂
      Bon, avec une commission et une haute autorité pour surveiller la bonne application de ce nouveau choc de simplification

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    • Anfer // 01.06.2020 à 11h11

      Forte taxe à l’importation, et le problème de Mr Bouzou est réglé.

      C’est simple non ?

      Plus simple que d’aligner le code du travail français sur celui du Bangladesh en tout cas…

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      • marc // 01.06.2020 à 11h18

        Forte taxe a l’importation, ne me feras pas revenir en France.

        En Chine j’ai 1,4 milliard de clients avec un seul packaging, un seul mode d’emploi en Chinois, un seul modele de prise electrique ….
        En france je n’ai que 66 millions de clients ! je gagnerais plus en Chine.

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        • Anfer // 01.06.2020 à 14h00

          Très bien, restez en Chine pour le marché chinois.

          En France on produit pour le marché français, et voilà, du boulot pour plus de gens.

          Comme ça les salaires pourront monter partout pour créer de la demande.
          Plutôt que de vouloir à tout prix exporter des trucs qu’on peut parfaitement produire sur place.

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          • marc // 02.06.2020 à 02h13

            Crache, crache, crache, c’est pas possible que tu en réchappe, nous sommes l’État qui rapt tout …
            La chanson a 29 ans, et rien n’a change, et rien ne changera, la France est trop avancee dans le communisme – progressiste.

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        • Séraphim // 02.06.2020 à 05h30

          Le jour où la Chine toute entière (son gouvernement, ses élites) fera comme vous, c’est à dire croire que la vérité c’est le volume des consommateurs, le pays sera fichu. Si ça marche (relativement) en Chine, c’est précisément grâce aux résistances à cette débauche. Comme le dit si bien Karl Polanyi dans « la Grande Transformation », livre qui devrait être obligatoire en première lecture dans toutes les universités de soi-disant économie, commerce et consors, c’est la résistance au changement qui permet le changement, en ralentissant la digestion. La Chine a des devoirs de développement d’infrastructure, encore énormes, ce qui contraint à l’investissement, au long terme, à l’engagement. C’est cela même qui contrebalance le mal universel de la grande consommation

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          • marc // 02.06.2020 à 07h10

            Bien sur que le volume est important, vous pouvez faire votre pain chez vous, vous allez perdre 3 heures de travail, ou l’acheter au boulanger, qui lui fait du volume, sans compte que cuire 20 baguettes depense a peu la meme energie que vous, en cuisant une baguette dans votre four.

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            • Séraphim // 02.06.2020 à 09h17

              Le volume est un élément du calcul de rentabilité. Que le volume soit décisif dans le commerce et les planifications de la production, même hors la boulangerie, qui le nie? Le pire c’est que vous croyez sans doute réellement ce que vous dites et que je dénonce: non le commerce ne fait pas la réalité, la vie, la vérité d’une société. Et dans le commerce, non, pas le pire, le « toujours plus », pas « le marché tout pour moi! ». Et si la Chine est (encore) debout, non ce n’est pas par la grâce unique du commerce, mais encore et malgré tout dans la résistance restante à celui-ci

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            • marc // 02.06.2020 à 10h37

              @seraphim
              Tout est commerce dans la vie, que vous échanger 5 kg de patates contre un poulet, ca s’appelle du commerce.
              Restez dans sa grotte en attendant que ca tombe du ciel, vous attendre longtemps.

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            • Séraphim // 02.06.2020 à 13h14

              Croire que l’échange et le commerce sont synonymes, c’est comme croire qu’il faut rouvrir les cafés pour renflouer les cafetiers, et pas pour que les gens se rencontrent…

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        • Totote // 02.06.2020 à 07h41

          Eh bien aller commenter sur les sites chinois et laissez nous entre français qui choisissent de vivre et travailler en France. Ne revenez surtout pas !
          Jamais. Par Pitié.

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          • marc // 02.06.2020 à 08h35

            Mais c’est bien mon attention, j’observe la chute de la France, enfin de ce qui reste de la France.

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            • Séraphim // 02.06.2020 à 09h19

              On espère que c’est plus votre intention que votre « attention » d’observateur mal avisé. Si vous connaissiez la Chine un tant soit peu, hors du tiroir caisse, vous verriez la chute universelle, si chute il y a, au lieu de voir « la chute de la France »

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      • Patrick // 01.06.2020 à 14h16

        Les taxes à l’importation sont toujours payées par le client final. Il faut vraiment une très grosse différence de prix au départ pour que ça marche vraiment. Et il faut être sur que ceux d’en face ne nous fassent pas le même coup sur nos produits.
        Pas toujours une bonne idée.

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        • Anfer // 01.06.2020 à 14h42

          Qu’ils fassent pareil, c’est très bien.

          La, la différence se fera uniquement sur la qualité, et le prestige du produit.

          Si des clients veulent du vin de Bordeaux, ils n’auront pas d’autre choix que de l’acheter en France.
          Si d’autres veulent du parmegianno regianno, ils devront l’acheter en Italie.
          Et d’autres des Mercedes, ils devront les acheter en Allemagne.

          Sans compter les produits de très haute technologie, que peu de pays savent produire.

          Si le prix des produits importés double, mais que mon salaire double aussi, tant mieux ! Je vais préférer les produits locaux, meme s’ils on aussi augmentés. Et mon crédit fondra comme neige au soleil.

          Mais les rentiers dont Mr Bouzou défend les intérêts vont faire la gueule…
          (L’inflation c’est Belzebuth !)

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          • Patrick // 01.06.2020 à 15h58

            « les produits de très haute technologie, que peu de pays savent produire  »
            Ben oui .. parce que nous savons les produire ? et ça permet d’occuper toute la population.

            Exemple : les réacteurs d’avions !! on est très bon , manque de chance en ce moment on va un peu réduire la voilure.

            Et puis qu’est-ce que l’on fait de la majorité de ceux qui n’ont pas de jobs pour produire de la haute technologie ? un plan ambitieux d’euthanasie ?
            Il faut pouvoir fournir des emplois pour tous les niveaux de qualification.

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            • Anfer // 01.06.2020 à 17h04

              Baisse du temps de travail, semaine de 4 jours.

              Plan massif dans l’enseignement, avec des classes de pas plus de 15 élèves, donc embauche de professeurs, des surveillants, des aides scolaires, des animateurs pour les petits.
              Recréer une filière professionnelle de grande envergure, former des ouvriers qualifiés, des ingénieurs, des scientifiques.

              Isoler tout les bâtiments, remplacer les systèmes obsolètes ou polluants.

              Développement du ferroviaire à très grande échelle, reconstruire un maillage serré du territoire.

              Transition énergétique, réduire nos importations d’hydrocarbures.

              Développement de notre ZEE, autour de l’outre-mer.

              Il y a encore des milliers de choses utiles à faire qui vont donner tellement de boulots.

              Et puis c’est stimulant comme défi, plus que la morosité actuelle, sans but autre que de s’enrichir au dépend des autres.

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            • marc // 02.06.2020 à 03h18

              Les produits hautes technologie sont produit aussi par les Chinois, qui sont moins chers que les notres: satellite, rover sur la lune, GPS chinois, TGV chinois, centrales nucleaires chinoises, metro chinois, avion chinois, et dans la 5G on est largue.
              Partout dans le monde la majorite des trains et metro sont construit par les chinois, on y ajoute les bus electrique.

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        • Papagateau // 01.06.2020 à 14h57

          Sauf que comme c’est le plein emploi, il n’a plus à payer comme contribuable, ni supplément deficit sécurité sociale, retraite, ou déficit des allocations chômage et allocations diverses.

          Et comme les comptes sont équilibrés, il n’a plus à payer de service de la dette (je sais, les taux sont bas, mais comme la dette continue d’augmenter, le service reviendra).

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          • Anfer // 01.06.2020 à 17h26

            Dévaluation et inflation, pouf magie ! Plus de dette…

            On a pas fait autrement après la guerre, pour liquider les 290% de dette sur PIB qu’on avait en 1944.

            Et contrairement aux prévisions cataclysmique que nous prévoyait la théorie orthodoxe, et bien ça s’est très bien passé, avec une croissance économique sans équivalent dans l’histoire de notre pays.

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        • Véro // 01.06.2020 à 18h40

          Le commerce extérieur contribue de toutes façons très peu à la croissance, voire même, son effet peut être négatif (surtout pour la France qui importe plus qu’elle n’exporte, et qui n’est pas une grande championne des volumes échangés). Donc pour ce qui concerne le commerce extérieur, vouloir à tout prix multiplier les échanges, d’une manière générale, comme on le fait en supprimant toutes les barrières, n’est pas la meilleure voie, vu le résultat obtenu. Il vaut mieux chercher à produire nous-mêmes ce que nous consommons, et pour ce qui concerne le commerce extérieur, avoir une politique plus ciblée pour les produits qui nous font défaut.

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          • Véro // 01.06.2020 à 20h30

            Ce n’est pas seulement dû au pétrole, même s’il représente une partie substantielle du déficit. Je ne dis pas qu’il ne faut pas exporter, mais se fixer pour objectif l’exportation à tout prix n’est pas très pertinent.

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  • medmed // 01.06.2020 à 12h05

    Je suis absolument pas d’accord avec le concept qui tend à dire que c’est le consommateur qui décide et choisi. C’est totalement faux. Le consommateur ne choisit rien, ne contrôle rien, ne décide de rien. Il est pieds et poings liés entre son salaire et le marché qui lui met sous le nez des produits à consommer.
    C’est avant tout l’entreprise qui délocalise pour augmenter ses profits. Ensuite un cercle vicieux se met en place. En désindustrialisant le pays, on casse le marché du travail, le chômage explose et le patronat est tout puissant pour imposer salaires et travail. Le travail intérimaire, les mi-temps/quart de temps et les salariés pressurisé n’ont plus d’autre choix que d’aller au moins cher.
    La boucle est bouclée !

      +16

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    • EugenieGrandet // 01.06.2020 à 12h54

      Les actes de consommation sont bien un choix de consommateur. Il est adulte et responsable.

      Il décide d’acheter un paquet de cigarettes, de jouer au loto, de changer de voiture parce qu’il en veut une plus grande ou plus récente, de prendre un forfait téléphonique big data pour lui, son conjoint et ses enfants, d’acheter le dernier grand écran plat avant une coupe du monde, d’acheter une place de spectateur de foot-rugby-etc…,

      Dans tout ce que je viens de lister, il peut décider TOUT SEUL de ne pas le faire. Il est responsable de ses actes.

        +2

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      • medmed // 01.06.2020 à 13h56

        Et qui a mis en place les jeux d’argent, la vente de cigarettes, le consommateur ?
        Le consommateur ne peut consommer que ce qu’on lui met sous le nez., sinon la publicité n’existerait pas pour l’inciter à consommer plus et du n’importe quoi.
        Je le redis, je suis en totale opposition avec la doctrine du « c’est le consommateur qui décide et impose ses choix ». C’est une fumisterie que de laisser croire ça !!!

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        • medmed // 01.06.2020 à 14h04

          On crée une demande avec un matraquage publicitaire, et ensuite on vient nous dire que c’est le consommateur le demandeur..

            +11

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        • Anfer // 01.06.2020 à 14h15

          C’est libéral, la société n’existe pas, nous sommes une addition d’individus, consommateurs interchangeables, égoïstes et rationnels, visant uniquement à maximiser leur bien être (intérêt personnel).
          Aller contre cela, c’est aller contre l’ordre naturel des choses.

          Ce n’est même pas une caricature, les gens sont décrits ainsi dans les modèles économiques dominants.

          Un chômeur est un individu rationnel qui a fait librement le choix de ne pas travailler pour maximiser son temps libre.

          Et si on objecte que les gens ne travaillent pas par choix, mais par nécessité ?
          S’ils veulent du travail, ils n’ont qu’à baisser leurs prétentions salariales.
          Le chômage est volontaire, les chômeurs sont des feignasses qui à cause de cet état qui cède au populisme en mettant un salaire minimum et des aides sociales, fausse le merveilleux marché parfait du travail.

          Voilà pourquoi les Bouzou et autres charlatans de son genre vous dit que le problème c’est le smic et les aides sociales.

            +9

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          • medmed // 01.06.2020 à 14h25

            Supprimer la publicité est le système actuel du consumérisme a tous crins s’effondre instantanément. La publicité est la propagande d’un système capitalisme, comme le petit livret rouge était la propagande du maoïsme..

              +8

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          • Cornelius // 01.06.2020 à 16h19

            Le libéralisme, un tissu d’aneries et d’affirmations infondées barbouillées aux couleurs du bon sens paysan.

              +5

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      • Véro // 01.06.2020 à 17h49

        Oui on peut toujours décider de vivre dans une grotte sans électricité ni eau courante, mais comme nous vivons en société, nous avons tendance à vouloir faire comme les autres, donc la recherche du meilleur possible, c’est bien normal, surtout si on a des enfants à élever.
        Quant au choix entre produits, c’est simple, la plupart du temps il n’y a pas de choix. Produit d’import uniquement ou bien produit d’import moins cher, et on ne peut pas reprocher au consommateur de gérer son budget correctement.

        Alors le choix du consommateur, pfff, c’est bien une idée de libéral ça, chacun est responsable, mais oui bien sûr, comme c’est facile pour légitimer la prédation.

          +0

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  • Berrio // 01.06.2020 à 12h08

    Un peu d’histoire récente quand même !
    Ne pas oublier que la délocalisation s’est produite sous l’impulsion en France du Cnpf et des gouvernements de l’époque dès la fin des années 1970 : partir
    en Chine offrirait des produits moins chers aux consommateurs européens en échange nous apporterions la liberté, la démocratie et l’aisance aux Chinois.
    On attend encore pour les uns comme pour les autres.
    C’est nous-mêmes qui avons créé cette pseudo concurrence qui ne sert qu’à accroître les profits

      +6

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    • EugenieGrandet // 01.06.2020 à 13h02

      Si vous observez le nombre de chinois en France qui consomme (ait) massivement, il vous sera aisé de voir que la classe moyenne chinoise s’est largement développée.
      C’est vous qui avez pensé que consommer chinois leur apporterait liberté, démocratie et aisance.
      De mon côté, j’ai toujours pensé que cela les amènerait à un niveau de développement comparable au nôtre (aisance) et qu’ainsi l’avantage salarial serait réduit.
      Car on n’apporte pas la démocratie ni la liberté de l’extérieur. Une fois le peuple revenu dans le monde (le pib chinois avant 1930 était au niveau de celui des pays européens), il lui appartient de choisir son destin.

        +3

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      • Anfer // 01.06.2020 à 14h48

        Protectionnisme…

        Les chinois pourront augmenter leurs salaires pour aligner la demande sur une offre qui ne pourra plus compter sur le déficit des autres pays. (Pareil en Allemagne)

        Sortir de cette logique mercantiliste induite par le libre échange.

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  • EugenieGrandet // 01.06.2020 à 15h07

    Quand je travaillais dans le cac40, il y avait interdiction de sous traiter à un fournisseur dont on représentait plus de 33% de son chiffre d’affaires. Ça devrait être la même chose pour un État vis-à-vis d’un autre pour les biens ET services.

    La clef generale n’est pas forcément la relocalisation, c’est la diversité des approvisionnements.
    Mais il faut si besoin relocaliser les industries de souveraineté. Cela dit, je suis bien incapable de lister les industries ou secteurs de souveraineté (j’ai cherché mais n’ai pas trouvé.) Je dirais: Défense, santé, énergie, alimentation, eau, espace, big data (cloud computing, IA, ..)

    F Taddei. La Chine avait tout ce que vous reprochez à la France de ne pas avoir. Et pourtant elle a confiné massivement. Ce n’est pas la France qui a confiné, c.est schématiquement l’OCDE hormis Suede (car interdit par sa constitution.)

    [Mr QuatrePoint: « les normes des multinationales » , ça n’existe pas. Elles font leur lobbying et c’est légitime mais c’est bien le pouvoir (politique) qui les décide.
    Les normes dans un pays sont décidées par le pouvoir. Si vous, entreprise d’un autre pays, vous ne les aimez pas, vous n’y vendrez rien.]

      +2

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    • medmed // 01.06.2020 à 19h50

      La chine a confiné parce qu’ en étant le premier pays touché, elle n’avait aucune idée de l’epidémie qui touchait la ville de Wuhan. Il fallu plusieurs semaines d’intense recherches pour trouver le virus, préparer les tests actifs au virus et diagnostiquer les risques.
      Les autres pays ont bénéficié des connaissances chinoises..

        +4

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  • Calvez // 01.06.2020 à 18h29

    Si j’ai bien compris, Bouzou souhaite une armée de robots pour assurer le maximum de production. Question : que deviennent les personnes qui reçoivent actuellement un salaire pour produire ? (sachant que pour l’instant, les robots peuvent assurer la production de base mais ils montent en gamme et pourront bientôt produire des concepts, comme ceux de Bouzou).
    Bouzou pense également que des choses ne sont pas relocalisables comme la nourriture lowcost par exemple qui est absolument nécessaire à l’alimentation de nos « classes défavorisées » (on ne dit pas pauvres au pays de Bouzou). Autrement dit, il est primordial que les pauvres continuent à bouffer de la merde pendant que moi, Bouzou, je fréquente le rayon bio de ma supérette.

      +3

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  • Cornelius // 01.06.2020 à 19h09

    L’être humain est une créature fruste. Donnez lui 250 ans de croissance et il acquiert la conviction que la chose est éternelle. L’atterrissage va être douloureux . 95% des gens n’ont aucune idée de la manière dont fonctionne le monde dans lequel ils vivent.

      +3

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    • Calvez // 01.06.2020 à 19h42

      C’est sur ! Les utopîstes sont nombreux, comme Bouzou par exemple, à croire que la croissance peut être infinie dans un monde fini.

        +2

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  • Séraphim // 02.06.2020 à 05h18

    C’est pénible d’écouter les ratiocinations de ce Monsieur Bouzou. Ca apporte quoi? Quelles connaissances? Au bout du compte, ce qu’il demande aux auditeurs, c’est de croire à son « feeling », qui est « la voiture à hydrogène, moi j’y crois beaucoup! ». Complètement absurde. Soit nous avons une énergie surabondante dont on se moque éperdument et alors oui on peut polluer ailleurs pour avoir de l’hydrogène relativement propre dans nos voitures (et alors c’est bien, ça? Comment faire coexister un nouvel égoïsme écologique et le monde du grand partage globalisé??); soit l’énergie est précieuse et alors comment peut-on croire qu’un système qui, sur la chaîne, consomme plus d’énergie qu’il n’en produit aura une quelconque efficacité économique?
    L’argent c’est du papier créé par les hommes qui écrivent dessus ce que ça vaut. Le crédit, la dette ou l’argent c’est tout un. Je n’ai jamais compris les cris d’orfraie contre « La Dette » ou les gros yeux sur les taux trop bas du crédit. Tout ceci n’est qu’une et unique chose: la confiance, comme son nom l’indique (crédit). Quand un pays a confiance en soi et croit que l’avenir se construit petit à petit, oui il attire l’argent (investissement extérieurs en Chine expliquant 90% de sa croissance sur 30 ans), oui il peut s’octroyer des crédits à bas taux sur 30 ans (tous les programmes d’infrastructure chinois). Quand un pays ne croit à rien qu’à l’assemblage de ses consommateurs, alors il obtient ce à quoi il croit: une gestion de l’offre (pub, aides etc.), une angoisse des coûts (salaires, avantages, services publics). Ce n’est plus un pays

      +2

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