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15.mai.201915.5.2019 // Les Crises

Interdit d’interdire : François Bégaudeau face à la critique

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Source : Interdit d’interdire, Russia Today France, 20-03-2019

Frédéric #Taddeï reçoit François #Bégaudeau, écrivain, et Jean-Marc Proust, chroniqueur pour Slate.fr, pour un duel autour du livre «Histoire de ta bêtise».

Source : Interdit d’interdire, Russia Today France, 20-03-2019

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Opposum // 15.05.2019 à 07h52

Begaudeau est un rouleau compresseur. Il connait les codes de la télévision et sait comment se défendre et attaquer quand il se trouve sur un plateau de télévision. Son interlocteur n’est clairement pas en mesure de le contredire, sans doute car le sujet (dans son intégralité) le dépasse (on ne peut pas le lui reprocher, tout le monde ne lit pas Victor Serge ou Marx). Il mérite cependant d’être applaudi pour avoir eu l’honnêteté de se présenter à Interdit d’Interdire, au contraire de ceux qui auraient dû se trouver avec lui…

14 réactions et commentaires

  • ollivin // 15.05.2019 à 07h25

    Je trouve assez symptomatique cette manière du critique de ne pas regarder Bégaudeau quand il lui parle, tout comme l’emploi de la troisième personne.
    Le « match » est très inégal pour le coup.

  • Sandrine // 15.05.2019 à 07h38

    Émission hyper décevante. Ce n’est pas la faute de Begaudeau mais de son contradicteur qui n’a littéralement rien à dire.
    D’une certaine façon c’est une illustration éclatante de la thèse de B. selon laquelle les bobos sont lobotomises par leur vie confortable et leur conformisme intellectuel.

    • Tengukarasu // 15.05.2019 à 18h42

      “Ce n’est pas la faute de Begaudeau mais de son contradicteur qui n’a littéralement rien à dire”

      C’est cette impression que j’ai eu tout au long du débat !!! un naufragé

      • RGT // 15.05.2019 à 22h26

        J’avais regardé cette vidéo peu de temps après sa sortie et j’avoue que j’avais rapidement arrêté car c’était un véritable massacre.

        il faut quand-même préciser que de nombreux contradicteurs avaient été invités par Frédéric Taddéï mais qu’ils se sont TOUS dégonflés à l’exception du critique (j’ai oublié son nom) qui a eu le courage de se jeter tout seul dans l’arène.

        Sans doute parce qu’il ne connaissait pas le personnage qui est vraiment brillant.

        Je verrais d’un bon œil un débat entre François Bégaudeau et nos “ténors” de la “pensée progressiste” : BHL, Finkelkraut, Castrat-niais et tous les “Grands penseurs” se feraient laminer en deux coups de cuiller à pot.

        Un grand moment qui ne serait manqué par aucun gilet jaune.

  • Opposum // 15.05.2019 à 07h52

    Begaudeau est un rouleau compresseur. Il connait les codes de la télévision et sait comment se défendre et attaquer quand il se trouve sur un plateau de télévision. Son interlocteur n’est clairement pas en mesure de le contredire, sans doute car le sujet (dans son intégralité) le dépasse (on ne peut pas le lui reprocher, tout le monde ne lit pas Victor Serge ou Marx). Il mérite cependant d’être applaudi pour avoir eu l’honnêteté de se présenter à Interdit d’Interdire, au contraire de ceux qui auraient dû se trouver avec lui…

  • guzy // 15.05.2019 à 11h13

    Jean-Marc Proust valide en direct la thèse de Bégaudeau, il n’est pas décevant, bien au contraire. Il n’est pas méchant ni stupide, simplement creux, il ne réfléchit pas.

    Merci à Taddeï

  • Roger // 15.05.2019 à 11h31

    Jean-Marc Proust est la parfaite illustration du bourgeois décrit dans le livre. Ancré sur sa lecture psychologisante, superficielle et interprétative,ignorant les rectifications factuelles de l’auteur, il en devient “bête” au sens que définit un F.Bégaudeau implacable et profond.
    Au moins,Il a eu le courage de venir…
    Frédéric Taddeï quant à lui, s’il est bourgeois de fait, est loin d’être “bête”.

  • pipo // 15.05.2019 à 11h51

    C’est important, pour ceux qui se désintéresse de l’humanité en générale, de croire que les autres font de même.
    En gros il ne veut pas se voir tel qu’il est, un bourgeois comme les autres.
    En fait Bégaudeau fait fonctionner son empathie ou plutôt, son empathie le fait fonctionner.
    C’est la vision du monde des passionnés du pouvoir, l’empathie n’existe pas. C’est Satan qui explique à Dieu que si les hommes “l’aiment” ce n’est que par intérêt.
    Malheureusement, ils aiment tellement le pouvoir qu’ils finissent par l’obtenir à tout les niveaux de la société.
    Ils doivent se croire plus intelligent, et pourtant on voit bien dans ce débat ou se situe le courage et l’intelligence face à la bêtise et la lâcheté de ceux qui devaient venir et qui se sont défilés.
    Et surtout, ça permet de remettre totalement en cause la notion de mérite.

  • lemoine001 // 15.05.2019 à 20h34

    Je me souviens que quand j’étais en Fac de droit à Nanterre (j’y ai fait un an) nous avions en économie un prof trotskyste (JL Dallemagne) dont tout le cours s’appuyait sur le “traité d’économie marxiste” d’Ernest Mandel. Il suffisait de lire le livre (4 volumes) pour avoir le contenu du cours. Eh bien, malgré tous leurs efforts une bonne partie des étudiants s’avéraient incapables de comprendre ce livre qui est pour l’essentiel une présentation vulgarisée du Capital de Marx. Tous ceux-là venaient du de l’ouest parisien (XVIème Neuilly etc.) Ils étaient par ailleurs de très brillants étudiants pour les matières juridiques. On pourrait dire qu’ils étaient victimes d’un blocage psychologique.
    Je ne dirais donc pas “bêtise” mais “blocage” et je pense que les élèves de milieu populaire comme moi étaient victimes de blocage inverse face à des théories comme celle de Walras dont j’ai eu le plus grand mal à comprendre quelque chose. La bêtise n’est celle que de ceux qui ne veulent même pas essayer de savoir.

    • Sandrine // 15.05.2019 à 21h40

      Pourtant Walras se disait socialiste et pensait que la lutte des classe s’éteindrait bientôt grâce à l’accession de la classe ouvrière à la propriété des biens de production

  • Suzanne // 15.05.2019 à 22h56

    1/2
    En fait, j’aurais adoré être à la place de M. Proust. Parce que je n’ai pas aimé le livre de Bégaudeau. Qu’on ne s’y trompe pas,c’est une de mes lumières, Bégaudeau, je l’admire, l’écouter en débat est un plaisir toujours renouvelé.
    Mais contrairement au bouquin de Ruffin qui est un peu sur le même registre, mais qui émeut et qui rayonne de générosité, le livre de Bégaudeau ne parvient pas à faire de même (à mon avis, du moins !).
    J’aime qu’un livre me laisse plus riche qu’avant de l’avoir lu, et là c’est le contraire, je me sens appauvrie, parce que je ne peux m’empêcher de ressentir la souffrance, l’amertume d’avoir été, peut-être, trahi, par des bourgeois en qui il a peut-être cru un moment, qui lui ont facilité sa carrière, finalement, mais qu’il découvre comme hostiles et de toute façon déterminés à ce que ce faux bourgeois-là ne pénètre pas dans leur monde. Pas vraiment.

    • Suzanne // 15.05.2019 à 22h58

      2/2

      Ce n’est qu’un sentiment à la lecture, mais tenace. C’est peut-être de la projection, je ressens moi-même le plafond de verre impitoyable que la bourgeoisie établit entre elle et les gens comme moi, issus d’un milieu modeste. Donc son parcours résonne beaucoup, peut-être qu’il fausse mon jugement. Mais je trouve que l’amertume et l’envie de revanche tournent et retournent, et finalement manquent de la lumière et la générosité qu’on trouve chez Ruffin, qui est sûrement un mec très sympa. Bégaudeau aussi est un mec sympa, mais beaucoup plus complexe. Et puis, c’est un musicien. Les musiciens ont très longtemps la fausse impression d’être dans un monde égalitaire parce que eux sont égalitaires. Puis le monde se rappelle à eux, et ça fait mal.

      • Thomas Savary // 16.05.2019 à 16h14

        J’ignore à quels musiciens vous pensez en les qualifiant d’égalitaires, mais certainement pas à des musiciens d’orchestre ou à des choristes. Il n’est qu’à lire pour s’en convaincre les blagues de musiciens, d’une vacherie aussi mordante que réjouissante, notamment sur les altistes ou les sopranes.

        Comment définit-on la seconde mineure ? — Avec deux altistes solos à l’unisson.
        Quel est le point commun entre les Beatles et un pupitre d’altistes? — Cela fait des lustres qu’ils ne jouent plus ensemble !

        La décence m’interdit de reproduire ici les blagues sur les sopranes.

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