Les Crises Les Crises
4.mars.20214.3.2021 // Les Crises

La Fabrique de l’Ignorance – Arte

Merci 165
J'envoie

Disponible du 16/02/2021 au 23/04/2021

Comment, des ravages du tabac au déni du changement climatique, on instrumentalise la science pour démentir… la science. Une vertigineuse investigation dans les trous noirs de la recherche et de l’information.

Pourquoi a-t-il fallu des décennies pour admettre officiellement que le tabac était dangereux pour la santé ? Comment expliquer qu’une part importante de la population croie toujours que les activités humaines sont sans conséquence sur le changement climatique ? Les pesticides néonicotinoïdes sont-ils vraiment responsables de la surmortalité des abeilles ?

Pourquoi la reconnaissance du bisphénol A comme perturbateur endocrinien n’a-t-elle motivé que de timides interdictions ? Au travers de ces « cas d’école » qui, des laboratoires aux réseaux sociaux, résultent tous de batailles planifiées à coups de millions de dollars et d’euros, cette enquête à cheval entre l’Europe et les États-Unis dévoile les contours d’une offensive méconnue, pourtant lancée dès les années 1950, quand la recherche révèle que le tabac constitue un facteur de cancer et d’accidents cardiovasculaires.

Pour contrer une vérité dérangeante, car susceptible d’entraîner une réglementation accrue au prix de lourdes pertes financières, l’industrie imagine alors en secret une forme particulière de désinformation, qui se généralise aujourd’hui : susciter, en finançant, entre autres, abondamment des études scientifiques concurrentes, un épais nuage de doute qui alimente les controverses et égare les opinions publiques.

Agnotologie

Cette instrumentalisation de la science à des fins mensongères a généré une nouvelle discipline de la recherche : l’agnotologie, littéralement, science de la « production d’ignorance ». Outre quelques-uns de ses représentants reconnus, dont l’historienne américaine des sciences Naomi Oreskes, cette investigation donne la parole à des acteurs de premier plan du combat entre « bonne » et « mauvaise » science, dont les passionnants « découvreurs » des méfaits du bisphénol A.

Elle expose ainsi les mécanismes cachés qui contribuent à retarder, parfois de plusieurs décennies, des décisions vitales, comme le trucage des protocoles, voire la fabrication ad hoc de rats transgéniques pour garantir les résultats souhaités. Elle explique enfin, au plus près de la recherche, pourquoi nos sociétés dites « de l’information » s’accommodent si bien de l’inertie collective qui, dans le doute, favorise le business as usual et la consommation sans frein.

Réalisation : Franck Cuvelier, Pascal Vasselin – 2020

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Furet // 04.03.2021 à 09h48

Par contre, les docs sur la Chine ou la Russie sont des puits de bêtise atlantiste.

40 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 04.03.2021 à 07h10

    Comme toujours le point commun de tous ces dénis, c’est le profit.

    Et en ces temps de pandémie, une petite piqure de rappel sur ce que profit signifie en matière de santé:

    https://www.youtube.com/watch?v=STPopTOrPVE

    Ou les « lois du marché »…

      +17

    Alerter
    • G69 // 08.03.2021 à 09h42

      vous avez raison le bien commun pèse pas lourd face a l’argent monnaie

        +1

      Alerter
  • Otb_Green // 04.03.2021 à 07h43

    « Si l’on aspire seulement à doter d’un nombre croissant de biens un nombre croissant d’êtres, sans se soucier de la qualité des êtres ni de celle des biens, alors le capitalisme est la solution parfaite.» Nicolás Gómez Dávila

      +13

    Alerter
    • tunkasina // 04.03.2021 à 10h20

      « sans se soucier de la qualité des êtres ni de celle des biens »

      « Sans s’estimer supérieur au point de juger de la qualité des autres et de leur biens »

      Serait une formulation plus exacte.

        +5

      Alerter
  • Basile // 04.03.2021 à 08h02

    Voir Arte dénoncer la fabrique de l’ignorance me met mal à l’aise, car à mon avis, à leur manière, ils y contribuent.
    De façon soft, bien sûr. Avec de grands sourires, bien sûr; des voix apaisantes, des émissions culturelles comme il n’y en a pas ailleurs.

    Mais concrètement, si sur les chaînes grand public on endort le téléspectateur avec des pubs et séries, sur Arte, on l’endort avec un flot de culture. Pendant ce temps, aucun ne pense. Chacun, rassasié, s’endort satisfait d’avoir reçu ses rations.

      +48

    Alerter
    • Paul // 04.03.2021 à 08h07

      les documentaires d’ARTE sont assez souvent explicite et bien traités

      A tel point que parfois ils ne sont PAS disponibles en replay
      Voir le doc sur la Grèce
      Pour le moment encore, tout est sur internet, mais tel 1984 et le ministère de la vérité, l’effaçage/rectification est EN MARCHE

        +18

      Alerter
      • Furet // 04.03.2021 à 09h48

        Par contre, les docs sur la Chine ou la Russie sont des puits de bêtise atlantiste.

          +59

        Alerter
        • Basile // 04.03.2021 à 10h56

          c’est à cela que je pensais.
          Et leur 28′ qui sent bon la bien bienpensance ? J’ignorais jusqu’à ce jour pourquoi cette émission me sortait pas le nez me faisant aller voir ailleurs.

          Élisabeth Quin a fait ses débuts dans une radio créée par Sos racisme

          Renaud Dély : à Libération, « spécialiste » de l’extrême droite (donc de Poutine ?) puis France Inter, puis l’Obs. En 2019, il traite les Gilets jaunes de « vermine »

            +43

          Alerter
          • ellilou // 06.03.2021 à 17h50

            Perso c’est au cours des manifestations contre la loi « Travail (et ferme ta gueule! » que cette émission m’est devenue insupportable tant leur « traitement » (dans tous les sens du terme) de ce mouvement social sentait la bourgeoisie offusquée et le message gouvernemental. On manifestait calmement et on se faisait gazer, matraquer (déjà…) et le soir dans cette soi-disant émission de débats ils nous racontaient une histoire bien différente de notre réalité sur le terrain…tchao les pantins, les laquais… je suis allée voir ailleurs 🙂

              +7

            Alerter
    • Octave-Key // 04.03.2021 à 10h59

      Je suis tout à fait de votre avis.
      On se demande d’ailleurs comme un tel documentaire a pu échapper à la vigilance des censeurs d’Arte, média de propagande soft qui semble conçu pour anesthésier ses spectateurs et tuer leur esprit critique. Peut-être ont-ils pensé que ce documentaire était trop barbant pour être dangereux. En fait, il est passionnant ; mais ne le répétez pas….
      Je me pose d’ailleurs la même question à propos d’un autre excellent documentaire, réalisé dans le même esprit, diffusé sur Arte, intitulé « Propaganda – La Fabrique du consentement » et dont je recommande le visionnage (si vous arrivez à le retrouver sur YouTube…).

        +11

      Alerter
      • gracques // 05.03.2021 à 06h27

        Peut être parce-que ARTE n’est PAS TOUT A FAIT ce que vous croyez ?
        Quand les faits ne collent pas à notre vision de la réalité , il faut se poser des questions sur notre vision’, pas sur les faits.
        Pour le reste ‘ je ne supporte pas 28  » ….. la plupart du temps

          +4

        Alerter
        • ellilou // 06.03.2021 à 17h52

          En même temps ce ne sont pas quelques documentaires par ci par là qui font une « ligne éditoriale », Arte est quand même majoritairement du bon côté du manche: l’Europe c’est la paix, l’OTAN c’est vachement bien, la Russie caca boudin, etc…

            +6

          Alerter
    • Guadet // 05.03.2021 à 07h50

      Ce reportage est une contradiction parfaite : il dénonce quelque chose qu’il produit lui-même. Saucissonage des discours des scientifiques, images sensationnelles qui correspondent rarement à ce qui est dit, musique de film à suspense, voix off comme au-dessus de la mêlée : demandez à un spectateur d’en tirer quelque raisonnement clair, il en sera incapable, et il restera la victime parfaite de n’importe quel enfumage.
      Ne serait-ce qu’au lycée, j’ai appris les bases de la recherche scientifique qu’il serait bien plus utile de rappeler aux gens et qui sont un peu malmenées ici. On passe soigneusement sous silence le fond du problème qui est la privatisation de la recherche scientifique et la destruction d’institutions académiques permettant un débat indépendant. Cela est remplacé par un roman de quatre sous avec les gentils scientifiques et les méchants industriels.

        +19

      Alerter
  • Fabrice // 04.03.2021 à 08h11

    Ce reportage explique aussi la défiance de plus en plus grande envers la science qui a servit parfois de contre argument à des faits ou semer le doute contre d’autres scientifiques qui avaient fait en toute conscience leur métier.

    Ce petit jeu mené par les intérêts économiques qui jouaient contre le bien commun n’a souvent été sanctionné que par des amendes qui au final étaient payés par les consommateurs, alors qu’au vu des vies perdues cela aurait dû finir par de lourdes peines de prison car seul ça aurait pu calmer le jeu et refroidir les donneurs d’ordres.

    Ces procès ne furent que des pantalonnades pour calmer les médias et le grand public, mais sur le fond rien n’ a changé, pire les medias sont désormais aux ordres et rares sont les scandales qui finissent par arriver à la connaissance de la majorité.

      +19

    Alerter
    • Bogdan // 04.03.2021 à 11h24

      c’est ce que je déteste le plus dans le droit anglo-saxon (alors j’apprécie leurs procédures dont l’interdiction de mentir faite à l’avocat sous peine d’être radié immédiatement), c’est la juste compensation des victimes (donc l’argent roi) plutôt que la recherche de la vérité en notre droit romain et donc plutôt tourné vers l’intérêt général.

      Ainsi après des manipulations (dont scientifiques) en tout genre, il suffit d’un bon accord (financier) pour ne pas y avoir de poursuites individuelles (si on a bien négocié avec le procureur.) [Ce fut la même chose lors de la crise des surprîmes. Pas une seule peine de prison.]

        +8

      Alerter
  • Ivan // 04.03.2021 à 08h17

    Du coup, a priori, puisque c’est le profit qui génère cette science manipulatrice, on peut probablement mettre le curseur de la confiance scientifique plutôt du côté de l’Ivermectine (entre 1 et 10€ le traitement) que de la vaccination ou des traitement Remdesivir et les anticorps monoclonaux de Lily (2.000 euros le traitement).

    Ce n’est pas le résultat scientifique dont je parle ici (on saura dans 50 ans) – mais de la méthode d’analyse à utiliser quand on réfléchit en béotien à ces questions : se méfier de là où beaucoup d’argent est en jeu, avoir un peu plus confiance quand aucun argent n’est en jeu.

      +18

    Alerter
    • gracques // 05.03.2021 à 06h32

      Voir dernier vidéo de l’IHU’Marseille sur le sujet …..’sommes nous des cobayes’ ?
      Ou’l’on sous entend très fort que les procédures d’agréments ATU sont à géométrie très variable……
      Mais bon’il paraît que notre divin président s’intéressé aux antiviraux monoclonaux ….. du coup …. plus besoin de trop demander de preuve de l’efficacité de leur traitement à ces héroïques laboratoires.

        +7

      Alerter
  • Auguste Vannier // 04.03.2021 à 08h41

    J’ai vu dans l’Université ou j’étais enseignant chercheur la stratégie complice de la fabrication de l’ignorance par les différents gouvernements. Elle est très simple et s’appuie sur la passion des chercheurs pour poursuivre leurs travaux.
    3 principes mis en oeuvre:
    -déconsidération du chercheur qui ne trouve pas et de surcroit « fonctionnaire » inamovible;
    -assèchement des crédits ordinaires, remplacés par des appels à projets et l’obligation de négocier des contrats de recherche avec les entreprises;
    -raréfaction des postes et précarisation des jeunes chercheurs.
    Gérer un laboratoire ou une équipe de recherche est devenu une occupation à quasi temps plein avec des moyens administratifs restreints.
    La recherche est « orientée » par l’aval et par les financeurs. Toute recherche fondamentale devient problèmatique.
    Les « conflits d’intérêts » se multiplient, et la porte est grande ouverte pour les officines qui organisent les campagnes de « fabrication de l’igorance ».

      +46

    Alerter
  • Come Back // 04.03.2021 à 08h52

    Largement d’accord avec Auguste Vannier. Les pouvoirs publics ont mis le loup dans la bergerie en réduisant les fonds publics au profit des acteurs privés.
    La recherche médicale est l’exemple le plus criant de cette dérive : on voit avec COVID 19, où toutes les solutions « non rentables » ont été ignorées voire discriminées au profit de thérapies hors de prix ou de la solution vaccinale, bien plus profitables.
    Un bémol, c’est la position des chercheurs eux-mêmes : au delà de la mise en place de projets sur les thèmes de recherche porteurs, c’est à dire avec un espoir de financements ciblés, ils ont de plus en plus une position militante, loin de la neutralité scientifique attendue. Et l’absence de tout débat équitable sur le climat est inquiétante, car les conséquences sociales, dans tous les cas, sont considérables et méritent mieux.

      +13

    Alerter
    • gracques // 06.03.2021 à 08h53

      Ha ? Docn en ce qui concerne le climat , le concensus est basé sur un complot ou le ‘militantisme’?
      Je suis content que vous soyez du côté de la ‘bonne science’….. ou plutôt qu’elle soit de votre côté….
      Revoyez le doc et réfléchissez….

        +2

      Alerter
  • M_a_n_u // 04.03.2021 à 09h41

    Le déni existe dans les 2 sens : plusieurs de mes commentaires sourcés sur des articles sur le réchauffement climatique n’ont pas été publiés (quand dans le même temps sur d’autres sujets des commentaires « limites » passent sans ambages – et tant mieux, ça permet de discuter).

      +6

    Alerter
    • bogdan // 04.03.2021 à 11h27

      vous voulez dire « sourcés » vers des articles scientifiques dans des revues à comité de lecture ?

        +0

      Alerter
      • M_a_n_u // 04.03.2021 à 13h40

        Directement non, mais des articles de Wikipédia mentionnant lesdites études (sur le RCA, pouvoir mentionner un fait qui ne va pas dans le sens « standard » mérite de bonnes sources).

          +2

        Alerter
  • step // 04.03.2021 à 11h40

    via le logiciel gratuit (et globalement légal dans le cadre d’une sauvegarde perso) captivity permet de récupérer le fichier offline de ce genre de reportage. cela pourra éclairer les générations futures en temps utiles.

      +0

    Alerter
    • LibEgaFra // 04.03.2021 à 12h34

      « via le logiciel gratuit (et globalement légal dans le cadre d’une sauvegarde perso) captivity »

      Vous voulez dire « captvty ».

      http://captvty.fr/

        +4

      Alerter
      • step // 04.03.2021 à 18h49

        ah oui pardon, beau lapsus de ma part 🙂

          +0

        Alerter
  • Lalaz // 04.03.2021 à 13h19

    Pourquoi ce commentaire est -il passé sans problème sur Arte ? Parce qu’il liquide de manière tout à fait caricaturale toute autre position sur le covid que la position officielle….et ce au moyen d’une pirouette intellectuelle assez malhonnête: les trois-quart du documentaire montrent comment la science « officielle » a pu être phagocytée par les industriels ou les grands labos, puis renversement: pour le covid on ne parle pas d’eux, mais on donne de courts extraits assez ridicules de personnages opposés à la parole mainstream…On ridiculisait autrefois les écologistes en les faisant passer pour des hippies rêvant de « revenir à la bougie », et là on ridiculise ceux qui émettent une quelconque critique sur la « science dominante.
    Bien joué l’artiste, joli tour de passe-passe !

      +24

    Alerter
  • Laurent // 04.03.2021 à 14h42

    Les gens ne croient pas forcément aux discours officiels, (toujours les mêmes, par toujours les mêmes invités qui ont accès au micro),car ils ont un 2e son de cloche. Ex : livre Climat, mensonge et propagande (Hacène AREZKI) ou l’innocence du carbone (François GERVAIS) ; conférence de médecins américains (association Rethinking aids (repenser le sida)) qui vous expliquent que le VIH ne donne pas le sida (70 causes possibles), qu’il n’est pas sexuellement transmissible….
    On peut regarder les discours sur LE Covid où l’on voit que les médecins ne sont pas d’accord. Tout ceci s’explique peut-être par le fait que la médecine comme bcp de sciences ne sont pas exactes, à part les maths, la physique et la chimie.
    Savoir où se trouve la vérité va être compliqué, tout est question de conviction. Mais ne pas laisser parler les 2e sons de cloches en les traitant de complotistes, fachos et autres tue le débat et il n’y a plus d’esprit critique.
    Rajoutons le profit qui va aller par exemple aux industries « vertes » alors que la construction des éoliennes et voitures électriques détruit la planète +++

      +7

    Alerter
    • Ives // 04.03.2021 à 14h58

      euh : « bcp de sciences ne sont pas exactes, à part les maths, la physique et la chimie. ». Je parlerais de ce que je connais mais la physique n’est pas exacte n’ont plus.
      Le problème de la science, c’est qu’elle est souvent perçue justement comme quelque chose d’exact alors que finalement ce n’est qu’une somme de connaissances, d’expérience et de théorie à un instant donné, qui attendent tranquillement de se fracasser (ou être remises en question) sur de nouvelles expériences qui vont infirmer l’ensemble précédent. Un nouveau socle plus approprié va ensuite se mettre en place jusqu’à l’étape suivante. Finalement la science n’est que doute, que remise en question.

        +9

      Alerter
      • Laurent // 04.03.2021 à 15h11

        Vous avez raison pour la notion d’évolution des connaissances. J’avais en tête par exemple que les architectes pour les constructions, connaissent la résistance des matériaux ou les forces en jeux et nécessaires pour bâtir un pont ; les formules pour connaître la circonférence d’un cercle ou le volume d’une sphère seront je pense tjrs les mêmes.

          +2

        Alerter
        • gracques // 05.03.2021 à 06h42

          En même temps exercez votre esprit critique sur GERVAIS , par exemple en allant voir la vidéo du réveiller à ce sujet…. être critique OK , mais tout le temps et sur soit même aussi …
          Franchement GERVaIS , il ne peut pas être crédible !
          Quels articles publiés ?

            +2

          Alerter
  • Incognitototo // 04.03.2021 à 15h47

    Il n’y a pas que les médias vendus et les lobbys qui fabriquent de l’ignorance… Malheureusement depuis les années 70 et les réformes successives de notre éducation nationale, on produit également de plus en plus de personnes qui une fois adulte seront en capacité de gober n’importe quoi…
    Et s’il y a besoin de « preuves » pour cette affirmation, il suffit de constater comment les fake news se diffusent comme des traînées de poudre sur les réseaux sociaux ; ou encore d’interroger un jeune pour constater que la base des savoirs et les capacités cognitives n’ont pas été mises en place.
    Juste une des conséquences de l’accent mis sur le « savoir être » et la reconnaissance des « compétences », au lieu de l’acquisition des savoirs.

      +8

    Alerter
    • Guise // 05.03.2021 à 02h51

      Vers les années 70 il y a surtout une chose qui est rentrée dans les foyers : la télévision.
      En masse. Des gamins abreuvés d’écran, dès potron minet.

        +4

      Alerter
      • Incognitototo // 05.03.2021 à 12h02

        C’est vrai, et il y a également de nombreux autres cofacteurs (perte de la mixité sociale, ghettoïsation et concentration urbanistique, chômage endémique pour certaines populations, etc.) ; cependant, on ne peut décérébrer que des esprits qui ont été préparés à l’être.
        Sans faire de généralisations qui seraient forcément abusives, les gens de ma génération (entre 60 et 70 ans), par exemple, ne regardent leur télé (quand ils en ont une) que très sélectivement.

          +3

        Alerter
    • gracques // 05.03.2021 à 06h50

      Ben , désolé mais’l’acquisition des savoirs se fait toute la vie …… pour les remettre à jour,,donc du coup , non il ne faut pas apprendre par coeur des résultats partiels , mais comprendre comment ils ont été acquis…..
      Un’exemple , en primaire , années 60 , j’apprenais , ‘les grandes invasions’ ….. qui’ne laissent pas de traces archeologiques’univoques , et qui n’ont été , ni des invasions , ni ‘grandes’ …. mais l’empire romain s’est quand même effondré….. ou’pas et en deux siècles…. toutes choses que je ‘apprenais pas dans les années 60.
      Idem pour notre vision du système solaire , il n’à plus rien à voir avec celui que je connaissais quand’j’avais 10 ans.
      Bon OK , le n’ai jamais aimé l’ortografe !

        +0

      Alerter
      • Incognitototo // 05.03.2021 à 12h21

        Parmi la dizaine de jeunes que je côtoie, alors même qu’ils sont issus de milieux d’intellos, aucun ne lit.

        Alors oui tout est possible, y compris que par goût personnel, on rattrape les défaillances de l’éducation nationale (bien que plus on tarde et plus c’est difficile à cause de la perte de la plasticité cérébrale) ; sauf que comme celle-ci ne donne pas le goût des savoirs, c’est de plus en plus rare.

        J’étais également assez nul en orthographe (je n’aimais que les chiffres), pour autant rien n’est une fatalité, sauf si on a été formaté à se suffire de son « savoir être » et de ses « compétences », sans ouvrir l’esprit à toutes les connaissances.

          +4

        Alerter
  • Auguste Vannier // 04.03.2021 à 18h08

    Dans mon commentaire, j’ai oublié de citer un excellent ouvrage de Stéphane Foucart (je ne sais plus si le documentaire y fait allusion). Avec un titre plus radical et publié en poche folio actuel n°158:
    La Fabrique du mensonge, comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger,
    présente les méthodes utilisées secrètement par des sociétés de relations publiques pour servir des stratégies de dissimulation de la nocivité des produits de leurs clients.
    C’est aussi ce qu’utilisent les agences de lobbying.
    Avantage, c’est un livre, difficile donc à retirer de la circulation, qui dure plus longtemps qu’un document numérique…
    Que vivent les livres!

      +15

    Alerter
    • Auguste Vannier // 07.03.2021 à 17h48

      Je me répond car j’ai revu la Fabrique de l’ignorance (Arte), et Stéphane Foucart y est très présent. D’ailleurs la trame du docu est pratiquement celle de son livre et au fond les 2 se complètent bien (je conseille un va et vient entre ces 2 documents, c’est saisissant).
      J’ai noté un évènement fondateur: c’est la réunion secrète des 7 grands producteurs de cigarettes US à l’Hôtel PLaza de NY en décembre 1953, qui organise un plan d’actions secrètes pour lutter contre la mise en cause du tabac comme cause de cancer. C’est un véritable complot qui ne sera révélé et documenté que grâce à un lanceur d’alerte 15 ans plus tard.
      Il y a aussi la grande manipulation secrètement orchestrée par les producteurs d’amiante pour les mêmes raisons, avec le fameux appel de Heidelberg. La stratégie du doute est toujours d’actualité: où est la vérité entre la bonne et la mauvaise science?
      Un journaliste du Monde et Arte complotistes? Pas possible non?

        +4

      Alerter
  • gracques // 05.03.2021 à 07h25

    J’acheve la visi on du reportage , en tranche ….. remarquable défense en creux du statut de chercheur public ET indépendant .
    Laissez TOUS les universitaires chèche et publier , ils et nous tirerons le bon grain de l’ivraie avec le temps et l’experience ….
    Et toujours chercher d’ou on parle , non pas pour réfuter , mais juste pour situer.
    Le biais idéologique est constant , chez TOUT le monde , surtout si vous pensez ne pas avoir d’idéologie.

      +1

    Alerter
  • petitjean // 05.03.2021 à 10h49

    Arte, cet organe de propagande a ses lubies, ses chouchous et ses ennemis
    Il faut avoir une bonne conscience politique, une vraie culture économique et historique pour démêler le vrai du faux.
    Hélas, ce n’est pas donné à tout le monde, loin s’en faut…..

      +6

    Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications