Jeb Bush veut cesser de parler des controverses passées. Et l’on sait pourquoi. Il y a beaucoup de choses dont il ne veut plus parler. Mais ne lui faisons pas ce plaisir. L’on apprend beaucoup en étudiant l’histoire récente, et l’on apprend encore plus en regardant la façon dont les politiques répondent à cette histoire.

Tous ces discours de “Passons à autre chose” de ces derniers jours incluent la réponse de Bush lorsqu’on lui a demandé dans un entretien si, sachant ce qu’il sait aujourd’hui, il aurait soutenu l’invasion de l’Irak en 2003. Il a répondu oui. Pas d’armes de destruction massive ? Pas de stabilité après toutes ces vies et tout cet argent sacrifiés ? Pas de problème.

Puis il a tenté de faire machine arrière. Il a “mal interprété la question” et répondre à de “l’hypothétique” ne l’intéresse pas. De toute façon, “revenir en arrière” n’est “pas un service” à rendre à ceux qui ont pris part à la guerre. Prenons un instant pour savourer la lâcheté et la bassesse de cette dernière remarque. Et non ce n’est pas une hyperbole. Bush tente de se cacher derrière les militaires, en prétendant que toute critique des dirigeants politiques – et notamment bien sûr de son frère le commandant en chef – est une attaque contre le courage et le patriotisme de ceux qui ont payé le prix des erreurs de leurs supérieurs. C’est vraiment très bas comme comportement et cela nous en dit beaucoup plus sur la personnalité du candidat qu’un nombre incalculable d’entretiens personnels et privés.

Attendez, ce n’est pas fini : de manière incroyable, Bush s’en est remis à ce vieil adage de la voie passive, admettant que “des erreurs ont été commises”. En effet. Par qui ? Eh bien un peu plus tôt cette année, Bush a fait paraître une liste de ses conseillers les plus proches en matière de politique étrangère, et c’était à celui qui avait fait le plus d’erreurs, des gens qui ont joué un rôle essentiel dans le désastre irakien et d’autres débâcles.

Sérieusement, si l’on regarde cette liste, qui inclut des sommités telles que Paul Wolfowitz, qui insista sur le fait que nous serions accueillis comme les libérateurs et que la guerre n’allait presque rien coûter, et Michael Chertoff, qui en tant que directeur du Ministère de la Sécurité Nationale pendant l’Ouragan Katrina ne savait pas que les milliers de personnes bloquées dans une salle municipale de la Nouvelle Orléans n’avaient ni eau ni nourriture.

Dans le Monde de Bush, en d’autres termes, jouer un rôle central dans une politique catastrophique ne vous empêche pas d’avoir des responsabilités à l’avenir. On peut même dire qu’avoir un historique d’erreurs catastrophiques en termes de sécurité nationale est un prérequis et une recommandation.

Les électeurs, même les électeurs républicains de longue date, ne partagent peut-être pas ce point de vue et les derniers jours ont certainement fait du mal aux projets présidentiels de Bush. Pourtant, en un sens, c’est injuste. L’Irak est un problème spécial pour la famille Bush, qui est connue pour ne jamais admettre ses erreurs et pour être loyale envers ses membres, peu importe à quel point ils ont fait n’importe quoi. Mais le refus d’apprendre de ses erreurs auquel on ajoute une version de justesse politique dans laquelle vous n’êtes acceptable que si vous avez eu tort sur des sujets cruciaux, est omniprésente dans le parti républicain moderne.

Prenons mon sujet de prédilection, la politique économique. Si l’on regarde la liste des économistes qui semblent avoir une influence significative sur les leaders républicains, incluant les possibles candidats à la présidentielle, l’on découvre qu’ils ont presque tous été d’accord sur le fait que, pendant le “Boom Bush”, il n’y avait aucune bulle immobilière et l’avenir économique de l’Amérique était brillant ; qu’ils ont presque tous prédit que les efforts de la Réserve Fédérale pour combattre la crise économique qui s’était développée lorsque la bulle non existante avait éclaté allait mener à une inflation sévère ; et qu’ils ont presque tous prédit que l’Obamacare, qui a pris effet pleinement en 2014, allait être un terrible destructeur d’emplois.

Etant donnée la façon dont ces prévisions se sont avérées fausses – nous avons connu la bulle immobilière la plus importante de notre histoire, la paranoïa quant à l’inflation est erronée depuis six ans et 2014 s’est avérée être l’année où la croissance de l’emploi a été la meilleure depuis 1999 – l’on pourrait penser qu’il pourrait y avoir de la place au sein du GOP pour des économistes qui ne sont pas trompés sur tout. Mais en fait non. S’être totalement trompé sur l’économie, tout comme s’être totalement trompé sur l’Irak semble être un prérequis obligatoire.

Que se passe-t-il ? La meilleure explication que je peux proposer, c’est que nous sommes témoins des effets d’une tribalisation extrême. Dans la droite moderne, tout est une épreuve de vérité politique. Quiconque tentait de peser le pour et le contre de la guerre en Irak était, par définition, un ennemi du Président George W. Bush et détestait probablement l’Amérique ; quiconque s’interrogeait sur le fait de savoir si la Réserve Fédérale était réellement en train de dévaluer la monnaie était, de façon sûre, un ennemi du capitalisme et de la liberté.

Peu importe si les sceptiques ont eu raison. Rien que le fait de poser des questions sur l’orthodoxie du moment mène au fait d’être excommunié, et il est impossible d’en revenir. Les seuls “experts” qui restent sont donc ceux qui ont fait toutes les erreurs acceptées. C’est un genre de fraternité de l’échec : les hommes et les femmes unis par une histoire partagée de se tromper sur tout et de refuser de l’admettre. Auront-ils la possibilité d’ajouter de nouveaux chapitres à leur règne de l’erreur ?

Source : Paul Krugman, pour RTBF Info, le 15 mai 2015.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

53 réponses à La fraternité de l’échec, par Paul Krugman

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 17 mai 2015 à 08h17

“Soit les Américains sont mal informés , soit ils ont la mémoire courte”

Ou alors ils savent très bien que l’Amewican Way of Life est basé sur le pillage des ressources du Moyen-Orient et de l’Afrique, et que mettre de côté les bons sentiments permet de remplir le réservoir du van bien moins cher. On ne peut pas trop non plus leur faire la morale sur le sujet, vu qu’on en profite et qu’on fait un peu la même chose en Afrique pour l’uranium et les autres ressources, et depuis assez longtemps.

  1. Nicole Le 17 mai 2015 à 01h10
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    Merci à Olivier de faire circuler des documents aussi instructifs ..
    On croit rêver mais hélas c’est vrai : le dernier rejeton du clan semble déjà bien à la hauteur des précédents , au moins en ce qui concerne la malhonnêteté intellectuelle !
    A suivre …


    • Pierre Bacara Le 17 mai 2015 à 12h30
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      Au sujet de Jeb Bush, extrait d’un article de 2006 rédigé pour le Diplo, mais non-publié :

      Au cours des années 90, les conservateurs américains les plus durs analysent la [chute de l’Union soviétique]. Ils en déduisent que les Etats-Unis doivent mettre en œuvre une stratégie qui tire parti de ce vide géopolitique. Cette stratégie est théorisée par le Project for a New American Century : le « Projet pour un Nouveau Siècle Américain ». La déclaration de principes de ce document, rendu public en juin 1997 et disponible sur internet [1], est signée entre autres par Jeb Bush, le frère du futur président des Etats-Unis […]. Les grandes lignes du Project for a New American Century sont claires : les Etats-Unis étant devenus l’unique grande puissance, il convient qu’ils le restent au XXIe siècle, en empêchant l’émergence d’une autre grande puissance où que ce soit dans le monde. La pérennité d’une telle suprématie devant permettre aux Etats-Unis de pouvoir influencer la planète entière dans le sens de ses intérêts. Extraits : « Alors que le XXe siècle touche à sa fin, les Etats-Unis se trouvent en position de plus grande puissance mondiale. Ayant mené l’Ouest à la victoire dans la Guerre froide, l’Amérique est face à une opportunité et à un défi : […] Les Etats-Unis sont-ils résolus à échafauder un nouveau siècle favorable à leurs principes et à leurs intérêts ? » A cette question, les néo-conservateurs se répondent à eux-mêmes : « Notre but est de relever le défi et de rallier les soutiens à une suprématie américaine globale.»

      Jeb Bush n’est pas un lapin sorti du chapeau néo-conservateur. C’est un poids lourd de la démocratie héréditaire des Etats-Unis. Il n’a rien à envier à son frère et à son père.

      [1] Pendant sept ou huit ans, j’ai vérifié plus ou moins tous les deux ans que le site http://www.newamericancentury.org était toujours en ligne. A la dernière vérification, il m’a semblé inchangé à la virgule près. Aujourd’hui, je découvre qu’il a été désactivé. A quelle date ? Je l’ignore. Je suppute bien évidemment qu’il s’agisse d’une précaution de routine liée à la candidature de Jeb à la présidentielle de 2016, mais je n’ai pas de preuve.


  2. purefrancophone Le 17 mai 2015 à 01h15
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    Avec la chance qu’on les racailles il arrivera à se faire une belle place et sans aucun regret ni scrupule .
    Soit les Américains sont mal informés , soit ils ont la mémoire courte .Comme chez nous d’ailleurs !


    • Caliban Le 17 mai 2015 à 02h16
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      Krugman fait le constat de l’absence de contre-pouvoir. La “tribu” qui nous gouverne n’a pas à se soucier de la réalité, qu’elle leur donne tort ou raison. Ils l’ont excommuniée, n’ont pas besoin de cette hypothèse dans leurs spéculations.

      Pour abonder dans votre sens sur l’amnésie globalisée, les médias ont leur part de responsabilité : le présent, l’information immédiate est leur gagne-pain. Ce pain que nous consommons avec avidité chaque soir à la messe du 20h et qui
      • nous empêche / interdit de réfléchir
      • nous désinforme plus ou moins sciemment

      Eteindre la télévision devrait être considéré comme un geste thérapeutique. De Salut public.

      Merci au site Les-crises.fr (et à d’autres !) de faire le travail d’information.


      • Wilmotte Karim Le 17 mai 2015 à 15h25
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        Je ne pense pas que Krugman mette les démocrates dans la même case.

        Ici, il parle d’abord de la famille Bush : “la famille Bush, qui est connue pour ne jamais admettre ses erreurs et pour être loyale envers ses membres, peu importe à quel point ils ont fait n’importe quoi.”; 7-em paragraphe.

        Ensuite du parti républicain : “Mais le refus d’apprendre de ses erreurs auquel on ajoute une version de justesse politique dans laquelle vous n’êtes acceptable que si vous avez eu tort sur des sujets cruciaux, est omniprésente dans le parti républicain moderne.”; 7-em paragraphe.


      • Olivier M Le 18 mai 2015 à 00h25
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        Je vous trouve bien tendre envers nos medias.

        Ils sont aux ordres. Ils sont le medium de la mafia que forment nos politiciens et les oligarques qui les font elire.

        “Eteindre la télévision devrait être considéré comme un geste thérapeutique”
        PTDR: Faire l’autruche n’est pas la solution.


    • Kiwixar Le 17 mai 2015 à 08h17
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      “Soit les Américains sont mal informés , soit ils ont la mémoire courte”

      Ou alors ils savent très bien que l’Amewican Way of Life est basé sur le pillage des ressources du Moyen-Orient et de l’Afrique, et que mettre de côté les bons sentiments permet de remplir le réservoir du van bien moins cher. On ne peut pas trop non plus leur faire la morale sur le sujet, vu qu’on en profite et qu’on fait un peu la même chose en Afrique pour l’uranium et les autres ressources, et depuis assez longtemps.


      • Homère d'Allore Le 17 mai 2015 à 12h01
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        Bonjour, Kiwixar,

        J’ai vu, dans l’autre fil de discussion, sur le nucléaire, que nous avons les mêmes positions sur ce sujet, comme sur d’autres.

        Je profite de cette communion de pensée pour avoir votre avis sur l’investissement dans les métaux, dont je sais que vous êtes le thuriféraire.
        En effet, ma situation financière personnelle s’est récemment améliorée et, faisant peu confiance aux banques pour les raisons que nous connaissons tous, je voudrais acheter du métal.

        Que me conseillez vous ? Or, Platine, Argent…?

        Merci d’avance pour vos conseils !


        • Kiwixar Le 17 mai 2015 à 12h52
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          Envoyez-moi plutôt un email (kiwixar à gmail.com) pour qu’on discute en privé, car la modération fait déjà preuve de beaucoup de mansuétude à l’encontre de mon grand dam… 🙂


        • theuirc Le 17 mai 2015 à 15h24
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          Si vous pensez comme moi que le système économique mondialisé va bientôt s’effondrer, n’hésitez pas à investir dans le fer ou le cuivre physique, par exemple, que vous stockeriez dans des entrepôts discrets.
          Je le redis, si, comme je le pense, le commerce international et les monnaies flanchent réellement, il serait bien possible que les métaux précieux aient également des difficultés à être évaluer.
          Notre pays étant quasiment totalement désindustrialisé, tout sera à reconstruire.
          Rouvrir les mines prendra du temps, reconstruire des aciéries et des fonderies aussi, d’autant plus qu’il faudra reformer des gens pour des métiers qui, pour certains, ne sont plus connus que par de rares retraités.
          Six mois à un an seront, au minimum, nécessaires.
          Quand bien même des robots se chargent d’une partie du travail, le reste devra se faire à la main, du-moins dans un premier temps.
          Donc, le détenteur de matières premières centraux, plastiques, caoutchouc, fer, cuivre, terres rares, etc… sera recherché.


          • Homère d'Allore Le 17 mai 2015 à 20h09
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            Merci pour votre conseil, theuirc. Mais ça prendrait pas mal de place et les vols de ferraille sont déjà légion.
            Dans le cas d’un effondrement complet, je ne vois pas garder ou faire garder un entrepôt tel Mad Max et l’essence ! 😉


        • Homère d'Allore Le 17 mai 2015 à 16h56
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          Merci Wilmotte Karim. Je suis touché que vous vous souveniez de ces détails personnels.


  3. Phil Defair Le 17 mai 2015 à 01h39
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    Ouep. Les américains auront vraisemblablement à choisir entre Jeb Bush et Hillary Clinton. Bon. Peut-être un 3° larron du Tea Party. Le peuple ricain est dans la panade. Par extension les peuples occidentaux y pataugent aussi. Quelque soit leur président(e), la gouvernance des USA est tellement vérolée que ça ne changera pas la donne.

    C’est comme chez nous, avec nos chefs d’états filo-guidés. De plus, la prometteuse probabilité d’un duel Hollande / Sarkozy, me donne presque envie de rire. Nerveusement, hein ! Parce qu’il n’y a rien de marrant dans tout ça.


    • pinaute Le 17 mai 2015 à 14h59
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      Mieux vaut en rire qu’en vomir.


  4. Luzul Le 17 mai 2015 à 01h46
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    “… et 2014 s’est avérée être l’année où la croissance de l’emploi a été la meilleure depuis 1999 …” Avec une population active au meme niveau que 1977!?! M.krugman (prix nobel comme Obama) doit certainement etre de la famille Bush,mais il ne le sait pas.Un frere de gauche (novlangue)…


    • michelm Le 17 mai 2015 à 02h37
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      ” …la paranoïa quant à l’inflation est erronée depuis six ans et 2014 s’est avérée être l’année où la croissance de l’emploi a été la meilleure depuis 1999… ”

      J’allais commenter cette assertion du bonhomme, puis j’ai jeté un coup d’œil aux commentaires : bien m’en pris, puisque vous aviez vous-même relevé cette perle.

      Une perle qui ruine illico le propos : c’est fou le nombre de types qui, une fois qu’ils ne sont plus aux affaires, critiquent ceux qui y sont alors qu’ils ne font ni plus ni moinsss la même chose.
      Comme un soupçon de faux-culisme là-dedans, non ?

      Ce n’est en tout cas certainement pas avec ce genre d’énergumènes qu’ira mieux le monde, saperlipopette de sacrebleu !

      Bien à vous.

      mm


      • Pierre Bacara Le 17 mai 2015 à 13h38
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        Le 8 avril 2015, Charles Sannat (Le contrarien) a attiré l’attention sur les chiffres publiés par le département de recherche économique de la Fed de Saint Louis, eux-mêmes fournis par l’U.S. Bureau of Labor Statistics (BLS).

        Au lieu de compter les “chômeurs”, le BLS compte les gens qui sont intégrés au marché du travail et ceux qui ne le sont pas. L’indicateur de référence du BLS est le Civilan Labor Force, qui prend en compte les gens qui sont soit actifs soit en recherche active d’emploi, à l’exception des fonctionnaires et des militaires.

        Les derniers chiffres du BLS méritent l’attention :

        In Labor Force : https://research.stlouisfed.org/fred2/series/CIVPART

        Not in Labord Force : https://research.stlouisfed.org/fred2/series/LNS15000000


        • Homère d'Allore Le 17 mai 2015 à 17h08
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          Pierre Bacara, devons-nous comprendre ces indicateurs comme les voit theuirc, dans son commentaire plus bas, c’est à dire qu’une large partie de la population américaine serait devenue “hors système” ?

          Ou doit-on lire autre chose ?

          Votre analyse nous intéresse.


    • aleksandar Le 17 mai 2015 à 09h12
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      Il parle de croissance, pas de niveau, le fait que la population active en 2014 soit egale a celle de 1977 n’a aucune incidence et empeche nullement le taux de coissance de l’emploi en 2014 d’etre bon.


      • médiacrate Le 17 mai 2015 à 13h32
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        Oui 1977 population 220 140 000 habitants 2015 population 325 0127 000 habitants
        alors le même nombre d’ emploi en pourcentage qu’en 1977 n’est plus d’actualité.
        Le plus inquiétant c’est Olivier Delamarche qui nous dit qu’en fait la situation s’aggrave car
        malgré la croissance au USA il y a plus de personnes avec l’accroissement naturel de la population qui demandent a entrer sur le marché du travail que d’emplois offert sur ce même marché.


        • Luzul Le 17 mai 2015 à 15h34
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          OK, le taux de participation au travail actuel serait aux alentours de 62.5%, comme en 77.Si + d’habitants= +de travailleurs, on peut egalement dire + d’habitants = + de chomeurs, can’t we ?De +,quand on sait que 2.1 millions d’americains ont disparu des stats de la population active l’an dernier, en mars 2015 +ou – 100000,en avril + ou – 150000,que d’aucuns parlent de 93 millions au total d’exclus du labor force participation rate,que doit on penser?Vieillissement accelere de la population americaine?Arret soudain de l’afflux d’immigrants,voire fuite subite des dits wet backs?Hey gringo DESPIERTA !Can you?


      • Balthazar Le 17 mai 2015 à 15h22
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        Si vous visitez ce site, n’hésitez pas à visionner les miscellanées du mercredi avec Olivier Delamarche comme intervenant.
        Il explique très bien pourquoi le taux de croissance de l’emploi aux USA n’est pas bon (même en 2014). Accessoirement il vous indique aussi que les US sont en récession, ce que les gens “bien informés”, comme disait Coluche,démentent et reconnaîtront dans un an pour nous dire que oui finalement les US étaient en récession mais maintenant ça y est , ” the green shoots are visible”…


    • Ali Le 17 mai 2015 à 11h05
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      @Luzul et michelm

      Pareil, pourquoi dites vous celà ?

      L’inflation semble avoir été normal depuis 2008, il n’y a pas eu de pic :
      http://fr.inflation.eu/taux-de-inflation/etats-unis/inflation-historique/ipc-inflation-etats-unis.aspx

      Idem pour le chômage, il n’a pas l’air de se tromper de beaucoup :
      http://data.lesechos.fr/pays-indicateur/etats-unis/taux-de-chomage.html


      • theuirc Le 17 mai 2015 à 15h41
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        Tout deux ne parlent pas du chômage mais du nombre de gens sortis de la recherche d’un emploi, qui sont soit clodos, soit marginaux, ce qui veut dire qu’il ne se considèrent plus comme participant en plein à la vie sociale U.S., d’une certaine façon, ils ne se considèrent plus comme étasuniens.
        Ce qui est extrêmement grave.
        Pour beaucoup,ils cultivent leur propre sol, voire ont leur propre monnaie, pourraient même avoir leur propre police et armée…
        Vu la difficulté d’avoir des informations sur ce qu’il s’y passe, tout peut être envisageable.
        De fait, une telle proportion de la population rejetée par la société et, ce, depuis si longtemps, ne peut qu’avoir conduit cette myriade de gens à une marginalité organisée.
        Ce qui ne peut que vouloir dire un effritement des U.S.A. et de son état central ainsi que nombre de ses états le composant.


  5. Status Quo Le 17 mai 2015 à 06h11
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    “Mais le refus d’apprendre de ses erreurs auquel on ajoute une version de justesse politique dans laquelle vous n’êtes acceptable que si vous avez eu tort sur des sujets cruciaux, est omniprésente dans le parti républicain moderne.”

    Est-ce pour cela que le minus veut maintenant s’appeler “républicain”???


  6. tocquelin Le 17 mai 2015 à 06h31
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    “les gens qui posent des questions sont excommuniés” aux USA
    En France aussi :voir “les réformes” de l’éducation nationale


  7. Bruno Le 17 mai 2015 à 06h33
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    La vache ! On se croirait en France dites donc !

    (Cf., en particulier, le retour de NS, sur fond d’amnésie collective intense).


  8. Bordron Georges Le 17 mai 2015 à 07h05
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    Bon! D’accord Paul Krugman n’est pas Républicain! Est-t-il Démocrate?
    Et alors? Que sommes nous , nous les commentateurs soumis qui nous contentons de pester à longueur de page, de jours, de mois, d’années , devant toutes ces fautes des USA que nous avons laissées faire?
    L’Irak, la Syrie, la Lybie, l’Ukraine, la Kosovo, la Yougoslavie, pleurons! C’est pas nous! Ce sont nos dirigeants! Nous n’y pouvons rien! Etc…, etc…


  9. Joanna Le 17 mai 2015 à 08h13
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    La prochaine élection à la présidentielle américaine est prévue, en principe, pour le 6 novembre 2016.
    Encore un an et demi d’Obama …

    Chez les « républicains » Jeb Bush, marié à Columba, mexicaine, serait le favori.
    Et cette “columba” pourrait bien être un atout pour ce faucon.

    On la voit rapidement avec son mari au début de cette vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=sLJeIL91_bc

    et on voit aussi Jeb aux côtés de sa “moitié” sur cette page :
    http://nicholasstixuncensored.blogspot.com/2013/07/amnesty-is-gateway-drug-jeb-bush-story.html

    Les autres déclarés du camp républicain, Chris Christie, Rand Paul, Marco Rubio, Ted Cruz, Rick Perry, Bobby Jindal, Scott Walker, Ben Carson et Carly Fioryna, ont a priori peu de chances face à lui.

    Chez les “démocrates” l’épouvantail Hillary devra l’emporter devant Martin O’Malley, ex gouverneur du Maryland, elle n’a pas gagné d’avance.
    http://www.politico.com/story/2015/05/martin-omalley-announce-2016-presidential-bid-117943.html

    Mais si l’élection se joue finalement entre Hillary et Jeb, la peste ou le choléra, on risque bien de regretter Obama …


  10. Philbrasov Le 17 mai 2015 à 09h33
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    A t,on déjà vu un homme ou une femme politique battre sa coulpe, sur une ou plusieurs erreurs commises ?
    NS : Libye … Circulez y rien a voir
    Fabius : sang contamine… Circulez y rien a voir
    Fabius bis : Ukraine … Circulez y rien a voir
    BHL: Libye … Circulez y rien a voir
    Bachelot Rosine : vaccins H1n1 : circulez y a rien a voir
    Cameron : Libye circulez y’a rien a voir
    Clinton : Serbie circulez y’a rien a voir
    Obama : Libye , circulez y’a rien a voir

    Etc etc….
    En réalité , il ne saurait y a voir d,homme ou de femmes politiques, en activité ou en train d,écrire ses mémoires, qui reconnaisse s’ être trompé sur un sujet ou un autre, grave ou bénin. Ils ne feraient jamais de bons politiciens… Leurs qualités majeures se résument à trois : le mensonge comme argument massu pour gagner une élection, le paraître plutôt que l,être une fois au pouvoir. L’ego surdimensionné et la paranoïa une fois le retour a la maison.
    Mais plus grave, le peuple sachant cela continu tel un mouton , a voter pour ces hommes.


    • Joanna Le 17 mai 2015 à 09h56
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      Pour Sarkozy vous n’évoquez que la Libye.

      Mais je vous comprends, s’il fallait passer tout en revue ça ferait un peu long.


    • MinL Le 17 mai 2015 à 12h05
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      Outre-Manche, vous avez Nick Clegg qui s’est excusé après avoir voté le triplement du plafond des frais d’université, alors qu’il avait promis de ne pas y toucher.

      https://youtu.be/KUDjRZ30SNo (ça passe mieux en chanson !)

      Résultat : aux dernières élections générales son parti est passé de 57 députés à … 8 ! Comme quoi …

      (Bon, il y a surtout le fait que les électeurs voyaient les Lib Dem comme un parti différent des deux autres, et que 5 ans à la co-direction du pays, à faire les mêmes conneries que les autres, ont anéanti leur image. Ça n’aide pas non plus, c’est sûr … )


  11. Joanna Le 17 mai 2015 à 10h16
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    Les 10 lois de la stupidité ? Ce site les énumère :

    http://ex-army.blogspot.com/2013/07/everything-goes-by-laws-even-stupidity.html

    Il conclut que ce qui caractérise les gens stupides c’est qu’ils chargent les autres d’être responsables de leurs problèmes, ils n’apprennent rien de leurs erreurs, ils pensent et agissent impulsivement, ils pensent toujours qu’ils ont raison, ils pensent qu’ils sont logiques et rationnels, ils ne savent pas qu’ils sont stupides, ils pensent qu’ils sont plus intelligents que les autres, ils n’écoutent pas les bons conseils, et ils sont surpris quand ils finissent par se faire prendre.

    Voilà qui rejoint ce que dit Paul Krugman de J. Bush et qui, de fait, peut s’appliquer à une très grande majorité de nos politiciens.


  12. Bordron Georges Le 17 mai 2015 à 11h23
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    Joanna, les dix lois de la stupidité; j’adore!
    Bien que j’aie des difficultés à les appliquer à ma propre réflexion.
    Pas vous?


    • Joanna Le 17 mai 2015 à 12h36
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      en réponse à Bodron Georges :

      Ce qui m’a aidé c’est qu’on m’ait dit un jour :

      “Tu es est à 100% responsable de ce qui t’arrive et à 0% de ce qui arrive aux autres”.
      C’est donc applicable à chacun d’entre nous.

      J’y pense souvent mais pas facile à admettre pour soi dans toutes les circonstances de la vie …


    • Suzanne Le 17 mai 2015 à 12h48
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      (à Georges Bodron) Moi aussi. Je n’aime pas ce genre de généralisations, elles-mêmes stupides parce que trop éloignée de la complexité de la vie. Voici ce que j’en pense :

      1. ils chargent les autres d’être responsables de leurs problèmes.
      L’idée qu’on doit assumer ce qu’on fait et donc être responsable de ses problèmes (mais pas forcément coupable) est exacte, mais elle a conduit à la mode de considérer qu’on est seul responsable, toujours. Cela pour dédouaner toutes les mauvaises actions des autres. Oui, certains des problèmes sont dus à l’action égoïste de quelqu’un d’autre, et c’est plutôt sain de le reconnaître, sinon plus d’action collective possible. Si j’ai un cancer du poumon, ce n’est pas forcément parce que j’ai fumé (comme on essaie de me convaincre) mais aussi à cause de la pollution de l’air.

      2. ils n’apprennent rien de leurs erreurs.
      Sortir des schémas de pensée qui nous amènent à être dans une ornière, toujours la même, n’est pas une question d’intelligence mais d’instinct et d’inconscient. Il faut une dépense phénoménale d’énergie pour cela. Donc, OK, montrez-nous comment faire.

      3. ils pensent et agissent impulsivement
      Ce qui est UN mode d’action, pas toujours le plus mauvais. Quelque fois il vaut mieux prendre une décision rapide, et tenter de la corriger ensuite si elle est mauvaise, plutôt que de ne pas en prendre du tout.

      4. ils pensent toujours qu’ils ont raison.
      Agir et penser qu’on a tort en agissant, ça rend fou. Prendre une décision signifie qu’à un moment, on va se dire qu’on sort de l’auto-jugement, pour être opératoire. Ensuite, on essaie de se justifier, pour pouvoir dormir. Mais ça n’empêche pas le travail qui consiste à se dire qu’on a eu tort, le reconnaître, et agir pour corriger.

      5. ils pensent qu’ils sont logiques et rationnels

      Voir plus haut, on a forcément sa propre logique.

      6. ils ne savent pas qu’ils sont stupides
      Ils ont raison, étant donné qu’on ne sait pas vraiment ce qu’est l’intelligence.

      7. ils pensent qu’ils sont plus intelligents que les autres
      Voir plus haut

      8. ils n’écoutent pas les bons conseils
      C’est important d’écouter tous les avis et de prendre sa décision ensuite, mais bon courage pour déterminer ce qu’est un “bon” et un” mauvais” conseil.

      9. ils sont surpris quand ils finissent par se faire prendre.
      C’est normal, parce qu’ils ont pris leur décision en évaluant le pouvoir qu’ils avaient pour l’implémenter. Se faire prendre et en être surpris veut dire qu’on a fait un mauvais calcul de pouvoir. Ce n’est pas du tout de la stupidité


      • Charlie BECKMAN Le 17 mai 2015 à 14h09
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        Exact pour le dernier point, c’est ce que pense le multirécidiviste qui se retrouve pour la énième fois devant le tribunal.


      • theuirc Le 17 mai 2015 à 16h01
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        Il est stupide de considérer que nous pourrions avoir, ad vitam æternam, toujours à 100 % tord, mais j’y préfère le mot “faute”.
        En revanche, c’est faire preuve d’intelligence et d’à-propos de percevoir sa part de responsabilité que nous pouvons avoir dans une situation donnée.
        Se faire voler son argent parce qu’on l’a mis n’importe où ou se le faire voler après avoir pris toutes les précautions, ce n’est pas la même chose.
        Quand bien même la loi considère, avec raison, le voleur comme étant le seul condamnable pour sa faute.
        Être fautif et être responsable ce n’est, naturellement, pas la même chose.
        Le plus souvent, tous ses acteurs sont responsables d’un événement donné, quand bien même cette part de responsabilité serait minime et/ou inconsciente, en revanche, le ou les fautifs sont logiquement le ou les responsables au-devant de la loi.
        La responsabilité concerne chaque individu dans son individualité, la faute concerne la société et, dès lors, dans notre modernité, la loi.


        • theuirc Le 17 mai 2015 à 16h05
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          Devenir adulte c’est savoir prendre sa part exacte de responsabilité, du-moins de s’en approcher, se placer dans ce rapport dynamique à soi et au autres.


  13. Tonton Poupou Le 17 mai 2015 à 11h29
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    La dictature c’est : Ferme la !
    La démocratie c’est : Cause toujours !


  14. Eric83 Le 17 mai 2015 à 14h01
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    Le point de vue adopté par l’auteur et par nombre de commentateurs est celui que je qualifierai simplement d’humain doué de sens critique.
    Les qualificatifs « d’erreurs », de stupidité…sont-ils cependant adaptés au fait que des millions de citoyens américains ont perdu leur logement et que des centaines de milliers de citoyens irakiens, libyens, syriens…ont payé de leurs vies ces « erreurs » et qui provoquent un chaos depuis 2003.

    Pour reprendre des évènements datant seulement de la dernière décennie, les chaos financiers et guerriers ont pour origine les USA.

    Pensez-vous réellement que les Bush, Clinton, Obama, leurs ministres et autres spin-doctors sont des idiots stupides ?

    Pour ma part, je ne le crois pas un instant et je vois les évènements d’un autre point de vue.

    Il ne s’agit nullement de « stupidité » ou « d’erreurs » mais bien de stratégies volontairement dissimulées sous de faux-semblants avec le même objectif quelques soient les gouvernements démocrates ou républicains au pouvoir :
    la domination mondiale et sans partage des USA grâce à leur complexe militaro-industriel et leurs multinationales.
    Dans ce contexte, attendre de leur part de la culpabilité, des regrets ou des remises en cause est une grande illusion car leurs réels objectifs sont atteints.

    Aussi, imaginer que la situation puisse changer parce tel républicain ou tel démocrate sera élu en 2016 est donc de même un mirage.

    Qu’il s’agisse des USA, de la France ou des autres pays, notamment européens, le véritable changement, pour en premier lieu une paix durable, ne pourra se faire que sous l’impulsion des peuples par la prise de conscience individuelle et collective de notre conditionnement et de notre servitude.


    • Wilmotte Karim Le 17 mai 2015 à 15h34
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      Démocrates = Républicains

      Équation qui revient toujours.

      Reste à voir si les républicain auraient fait un Obamacare.
      Qui n’est pas parfait. Mais qui a l’avantage d’exister.


    • theuirc Le 17 mai 2015 à 16h23
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      La sottise en interne fit plus pour l’effondrement des empires que leur confrontation aux rares génies.
      Il n’y eut que peu, dans l’histoire, des Darius affrontant un Alexandre, quasiment tous furent des Romulus Augustule faisant face à un Odoacre.
      Ce ne sont pas les civilisations qui disparaissent, ou très rarement, mais les empires, les empires sont inéluctablement mortels, les peuples non.
      Ils changent, évoluent, mutent, sont absorbés par d’autres peuples, mais ils ne meurent que très rarement.
      En revanche, les empires ne peuvent que disparaître quand ils perdent leur puissance.


  15. Louis Robert Le 17 mai 2015 à 16h21
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    ” “Passons à autre chose.” … Dans la droite moderne…”

    +++

    Nous aurions tort d’oublier que dès son arrivée au pouvoir, le Nobel de gauche Obama s’est empressé de répéter ad nauseam qu’il fallait désormais avancer sans regarder derrière, ce qu’il a fait indéfectiblement depuis. Voilà qui se distingue fort peu du discours et de l’attitude lâches des Bush! Mais iI est sans doute vrai qu’Obama loge véritablement à droite… là où toute la classe politique impériale se tient, au coude à coude… du pareil au même et du même au pareil. Il arrive que le même phénomène soit observé dans les pays européens…


  16. pyrrhogaster Le 17 mai 2015 à 17h40
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    Si vous appréciez Krugman je vous recommande son billet sur le TAFTA :

    La très discrète prise de pouvoir des grandes entreprises

    https://www.project-syndicate.org/commentary/us-secret-corporate-takeover-by-joseph-e–stiglitz-2015-05/french

    Et en plus c’est en Français


    • Pierre Bacara Le 18 mai 2015 à 09h51
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      Merci pour cette URL qui place sous les projecteurs un aspect essentiel du TAFTA : l’aspect juridique.

      Personnellement, j’en retire deux impressions :

      1) Les grandes entreprises des USA (mais aussi européennes) ont entre autres pour objectif de participer très activement au processus législatif aux USA et en UE. C’était déjà très connu.

      2) Plus discrètement – et ça c’est plus américain qu’occidental, les grandes entreprises des USA veulent faire reculer le droit européen, dit “continental”, inspiré du Code Napoléon, en lui injectant une dose de cheval de droit anglo-saxon (Common Law). Ce “front” juridique n’est qu’un front parmi d’autres de la violente guerre économique menée par les néo-conservateurs depuis Clinton. Cette guerre comporte bien d’autres fronts, comme par exemple ceux de l’intelligence économique, de la captation des brevets par fusions/acquisitions (ce que font aussi les Chinois), etc.

      Il est rare de voir passer un document tel que celui de Paul Krugman, qui pointe du doigt ce “front juridique” que l’on pourrait presque qualifier de “secret” si l’on désirait faire du sensationnalisme.

      N.B. :

      L'”esprit des lois” du droit continental : le juge est là pour faire apliquer la même loi à tous. Ce sont les textes de lois qui sont constitutifs du processus juridique.

      L'”esprit des lois” du Common Law : le juge est là pour arbitrer des litiges entre personnes privées. Ces sont les arguments des deux parties qui forment l’essence du processus juridique.

      Cette différence – d’ordre philosphique, certes, est néanmoins loin d’être une querelle du Filioque version néolibérale : elle est systémique et fait partie des Schwehrpunkte de la guerre économique du début du XXIe siècle.

      Merci M. Krugman.


      • Sylba Le 18 mai 2015 à 10h55
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        Attention : l’article sur les garanties données aux investisseurs est de Joseph Stiglitz, et non de Paul Krugman.
        Ils ne sont vraiment pas interchangeables. P. Krugman est beaucoup plus “dans le système”. Je ne le vois pas, d’après ses autres écrits, dénoncer aussi nettement que J. Stiglitz ce qu’il y a derrière l’ISDS (recours des investisseurs à l’arbitrage privé contre les entités publiques) au cœur des “partenariats” de libre échange;


  17. Andrea Le 17 mai 2015 à 19h13
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    Nos démocraties occidentales sont dans le coma. Avoir à choisir entre Jeb Bush et Hillary Clinton, un an à l’avance, ou entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, c’est bien la démonstration par l’absurde que la machine est grippée. Si ce sont là les meilleurs d’entre nous, les plus compétents, les plus intègres, alors nous avons fameusement régressé.

    Non, mais pour rencherir sur la suite de votre post bluetonga:

    La machine fait exactement ce qu’elle a planifié de faire. Intoxiquer les plebs / votants / moutons avec un ‘faux choix’, et si c’est evid. absurde, tant pis, pas de prob, c’est comme ca, et ca passe, ca marche.

    Un nouveau Président crie victoire sur l’estrade (souvenir: Obama, Hollande), encore un pantin mis en avant par les corporations, le complexe militaire, les banques, l’appareil étâtique des ‘partis’ qui se partagent le gateau par alternance ainsi que le fric des lobbyistes versé pour diverses causes. Ils pourraient, par le contrôle des médias, faire élire Mickey Mouse.

    Krugman est un apparatchik menteur. Des balivernes lénifiants (types Keynes primitif et déformé sans analyse historique), c’est n’importe quoi.

    Vive les prix Nobel! Vive la démocratie! 🙁


  18. Klemens Le 17 mai 2015 à 20h33
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    Buy Silver- or Goldcoins! The EURO will fail!
    Many of my german friends buying Silvercoins for protection of the family!

    Gold Bullion Buying In Germany Surges On Euro Collapse Concerns
    http://www.zerohedge.com/news/2015-05-17/gold-bullion-buying-germany-surges-euro-collapse-concerns


  19. gerlub Le 17 mai 2015 à 22h50
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    la situation du chômage aux USA, évoquée plus haut dans les commentaires, est quelque peu biaisée par le simple fait du taux d’incarcération. Ce fait n’est jamais relevé et encore moins révélé dans les media.

    En effet à tout moment il y a près de 2 500 000 personnes en prison dans ce pays, et donc non prises en compte dans le taux de chômage. Pour comparaison la France en compte environ 60 000 pour une population 5 fois inférieure environ

    Pour être dans la même proportion qu’en France il faudrait ajouter , à la louche, 2 000 000 de demandeurs d’emploi en plus pour les USA !!!! Et oui, là bas les “classes dangereuses”, on les enferme et même parfois …………


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