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29.décembre.201929.12.2019 // Les Crises

La résignation, paradigme du nouveau monde macronien

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Source :Le blog de Descartes, 23-12-2019

« Resistance is useless » (Douglas Adams, « The hitchikers guide to the galaxy » ) (1)

Dans le discours sur la réforme des retraites prononcé par le Premier ministre Edouard Philippe le 11 décembre dernier, un paragraphe a frappé mon esprit. Il s’agit du texte suivant :

« Le monde d’aujourd’hui, la France en tout cas, se caractérise par un niveau de chômage encore important, et ce depuis longtemps. Il se caractérise par le fait que les études sont de plus en plus longues, que les carrières sont parfois heurtées, que le temps partiel s’est développé. On peut à juste titre vouloir changer tout cela : revenir au plein emploi, limiter la précarité… Mais c’est le monde dans lequel nous vivons et il est sage de voir le monde tel qu’il est. Nous devons construire la protection sociale du XXIème siècle en prenant mieux en compte les nouveaux visages de la précarité. »

Que ce paragraphe n’ait suscité aucune réaction montre à quel point nos élites politico-médiatiques à gauche, à droite et au centre ont « naturalisé » les processus économiques à l’œuvre aujourd’hui. « Le monde dans lequel nous vivons » est là, un peu comme le temps qu’il fait. Et même si « on peut à juste titre vouloir le changer », ce désir légitime n’est qu’une utopie ou un vœux pieu. Nous devons construire la protection sociale du XXIème siècle « prenant mieux en compte des nouveaux visages de la précarité ». Car, voyez-vous, « même si on peut à juste titre vouloir changer tout cela », la précarité et le chômage de masse sont là pour les siècles des siècles, amen.

Edouard Philippe a raison sur un point : « il est sage de voir le monde tel qu’il est ». Seulement, si quelque chose caractérise « le monde tel qu’il est », c’est sa mutabilité. Est-il sage de postuler que le monde de demain sera identique au monde d’aujourd’hui ? Personne ne discute que le monde du travail « tel qu’il est » aujourd’hui soit ravagé par la précarité et le chômage. Le Premier ministre reconnaît qu’on peut « à juste titre » vouloir changer cet état de fait. Mais alors, pourquoi construire le système de retraites du XXIème siècle comme si rien ne devait changer ?

Ce discours est d’abord un aveu. L’aveu que le chef du gouvernement ne croit pas lui-même un instant que les politiques qu’il conduit permettront de combattre efficacement la précarité et le chômage de masse. Car lorsqu’on croit dans l’efficacité des politiques qu’on conduit, on planifie en conséquence. Difficile d’avouer plus explicitement que les politiques de l’emploi ne sont qu’un leurre, une opération de communication destinée à tromper l’électeur.

Ce discours contient aussi la quintessence du raisonnement « victimiste ». Nous sommes soumis à des forces qui nous dépassent et sur lesquelles nous n’avons aucune prise. Il ne nous reste plus qu’à nous résigner, et à les « prendre en compte » au mieux dans nos politiques publiques. Il est curieux d’entendre un tel raisonnement dans la bouche d’un politicien qui ailleurs dans le même discours se réclame de la figure tutélaire de De Gaulle. Car on peut reprocher beaucoup de choses à mongénéral, mais certainement pas de s’être résigné à « s’adapter » aux évènements au lieu de les précéder. Au contraire : De Gaulle fut l’homme qui a dit « non » quand tous les autres expliquaient que la défaite était complète, la prééminence de l’Allemagne établie, et qu’il fallait « prendre mieux en compte » ces faits en se résignant à l’inévitable. Imagine-t-on De Gaulle expliquant « qu’on peut à juste titre vouloir changer les choses », mais que cela ne sert à rien ?

Que la droite néolibérale – et Edouard Philippe en fait partie – tienne un tel discours ne doit étonner personne. Après tout, il ne fait que décliner le « there is no alternative » (« il n’y a pas d’alternative ») de Margareth Thatcher. Ce qui est plus étonnant, c’est qu’aucun politicien, aucun commentateur de la chose politique, ne se soit ému. Il fut un temps où même des libéraux aussi éminents que Raymond Barre ou Jacques Delors se gardaient bien de dire que chômage et précarité étaient là pour toujours. Ils prétendaient au contraire qu’on « voyait la sortie du tunnel » ou que la construction européenne allait permettre le retour au plein emploi. D’ailleurs, s’ils avaient dit le contraire ils auraient immédiatement été la cible d’attaques en règle des organisations politiques de droite comme de gauche, et boudés par les électeurs tant la conviction que lorsqu’il y a une volonté il y a un chemin était ancrée dans l’opinion. Qu’un Premier ministre puisse aujourd’hui dire que la précarité et le chômage de masse sont là pour durer quoi qu’on fasse, et doivent donc structurer les politiques publiques pour le siècle à venir sans susciter de réaction montre combien en trente ans ce qui était indicible et impensable est devenu banal et accepté, combien la confiance des Français dans la puissance de la volonté collective s’est érodée. Ce discours qui prêche l’abandon une à une de toutes les conquêtes sociales au nom de l’adaptation à un monde de plus en plus individualiste, de plus en plus précaire – et je ne vous parle même pas des discours apocalyptiques des collapsologues – est-ce là tout ce que nous avons à offrir comme projet collectif à notre jeunesse – en dehors du dernier Ipad et des Nike multicolores ? Pas étonnant qu’on trouve autant de candidats au martyre en Syrie et ailleurs…

On en trouve même pour faire l’éloge de la précarité : libéré du poids des statuts et des attaches professionnelles, nationales, familiales, l’homme serait plus efficace, plus réactif. Or, l’histoire montre exactement le contraire : on peut mesurer le progrès humain à la capacité des civilisations à rendre l’avenir prévisible. Car la quête de l’être humain depuis Cro-Magnon jusqu’à nos jours se résume à cela : rendre le monde de plus en plus prévisible. L’homme primitif se couchait chaque soir sur sa paillasse sans savoir s’il serait vivant le lendemain ou ce qu’il mangerait. Nous, nous nous couchons dans nos lits moelleux sachant qu’il n’y aura pas le froid, la maladie, les bêtes sauvages pour nous emporter pendant la nuit et que le matin venu notre réfrigérateur pourvoira. Rendre l’avenir prévisible n’est pas seulement une satisfaction psychologique, c’est aussi un bien économique. Savoir que j’ai encore de longues années à vivre m’encourage à me former, à construire une maison, à développer une affaire, à épargner. Savoir que mes enfants arriveront tous à l’âge adulte me pousse à investir fortement dans leur éducation. Savoir qu’un diplôme m’assure une carrière longue et intéressante me pousse à investir dans mes études. Par contre, si je suis convaincu que ma vie est précaire, que rien ne m’assure d’être là demain pousse l’être humain à vivre dans le présent, à préférer la satisfaction immédiate à l’investissement. A quoi bon construire une maison que je ne suis pas sûr d’habiter, d’étudier longuement pour une profession que je ne suis pas sûr de pouvoir exercer ? Autant faire la fête… et « après nous le déluge ».

Tous les médiévistes vous le diront : le moyen-âge était une période festive. On y dépensait dans les fêtes une proportion du revenu totalement inimaginable aujourd’hui. A quoi bon en effet épargner, accumuler un capital et l’investir si la peste ou les éléments peuvent vous emporter à n’importe quel moment ? Le linceul n’ayant pas de poches et notre avenir était incertain, autant festoyer en attendant que la Camarde vienne vous chercher. L’accumulation capitaliste qui permettra d’enclencher l’enrichissement de nos sociétés à partir du XVIIIème siècle n’a été rendue possible que parce que les progrès de la science ont rendu le monde de plus en plus prévisible. Et encore, cela ne s’est pas fait en un jour.

La sécurité sociale, la retraite, le statut, la protection sociale qui permet au travailleur de dormir tranquille la nuit ne servent pas que l’intérêt de l’individu. Elles fabriquent une société plus apaisée, avec des travailleurs plus productifs parce que plus investis. On se forme plus, on travaille mieux, on est plus productif quand on n’a pas la peur du lendemain au ventre. Même regardé du point de vue du capitaliste, précariser le travailleur apporte un surcroît de compétitivité sur le court terme, mais à long terme cela revient à se tirer une balle dans le pied. Placé dans un environnement imprévisible, le travailleur consacrera à se protéger de cette imprévisibilité les ressources qu’il aurait autrement consacré à la production.

Henry Ford ou François Michelin, qui pourtant n’étaient pas vraiment des communistes, avaient bien compris le problème. Assurer aux travailleurs le logement, de bons salaires, l’école de leurs enfants, la retraite est la meilleure manière d’avoir une main d’œuvre qui s’investit dans son travail, qu’il est rentable de former et qualifier. Mais les raisonnements de Ford ou Michelin étaient possibles dans le monde du début du XXème, celui des monopoles industriels protégés par l’Etat qui pouvaient se permettre de penser le temps long. Le poids croissant de la régulation par les marchés – et notamment les marchés financiers – et le retrait de l’Etat ont changé la donne. Le dirigeant d’entreprise est obligé – souvent à son corps défendant – de privilégier le court terme pour offrir rapidement des rémunérations conséquentes à ses actionnaires, sous peine de les voir partir – ou pire, de les voir demander sa tête. Dans ce contexte, comment l’entreprise pourrait concevoir la gestion du capital humain sur le long terme ? Comment pourrait-elle investir dans la formation de son personnel, investissement qui n’est rentable que sur le long terme ? Comment pourrait-elle accepter la rigidité d’un statut, dont les contreparties bénéfiques n’apparaissent que sur de très longues périodes ?

Rien dans ce mouvement n’est fatal. La précarité et le chômage de masse ne sont pas une malédiction divine, ce sont les conséquences d’un choix, celui de privilégier les intérêts du bloc dominant, c’est-à-dire, de la bourgeoisie et des classes intermédiaires – dont les rejetons, vous l’aurez certainement remarqué, échappent à ces deux fléaux. Mais remettre en cause cet ordre nécessite d’abord de refuser la logique de résignation qui nous enferme dans le rôle de victimes. Et cela vaut autant pour les prêches vantant la soumission au monde tel qu’il est des uns qu’aux homélies misérabilistes des autres. De la logique de contrat social négocié qui a présidé notre organisation politique de 1945 jusqu’aux années 1970 nous sommes passés progressivement à une dictature du bloc dominant qui, derrière le paravent du respect de la lettre des règles en a profondément perverti l’esprit. C’est sur cette dérive qu’il s’agit de revenir.

Mais ça, c’est le sujet de l’article suivant…

Descartes

(1) « Toute résistance est inutile ». Pour ceux qui ne connaissent pas le magnifique livre de science-fiction de Douglas Adams, c’est la formule préférée des Vogons, une peuplade qui forme la bureaucratie du gouvernement galactique. Voici la description qu’on en donne dans le livre : « Il s’agit d’une des races les plus désagréables de la Galaxie. Pas vraiment méchants, mais de mauvaise humeur, bureaucratiques, procéduriers et sans empathie. Ils ne lèveront pas le petit doigt pour sauver leur grande mère du Monstre Devorant de Traal sans avoir reçu un ordre en triple exemplaire avec accusé de réception, questionnée, perdue, retrouvée, soumise à enquête publique, perdue a nouveau et finalement enterrée pendant trois mois dans une tourbière et recyclé comme allume-cigare ».

Source :Le blog de Descartes, 23-12-2019

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Gier13 // 29.12.2019 à 08h37

Casimir Perrier. 1831: « Il faut que les ouvriers sachent qu’il n’y a de remèdes pour eux que la patience et la résignation  »

Voilà notre Édouard dans la droite lignée des grands bourgeois du XIX°. Il s’installe dans un monde chaotique qui finalement lui convient bien puisqu’il fait le choix de l’accepter, ou de ne pas le combattre ni de le transformer. Pour autant est-ce qu’il le subit ? Pas tout à fait non plus, puisqu’il il l’organise en fonction des intérêts et des profits des siens et de lui-même.

C’est toute la modernité de la macronie. De vieilles attitudes qui se cachent derrière de vieilles idées libérales qui ont fait leur temps et affichent son vieux mépris pour le peuple afin de s’assurer cette chose aussi vieille que le capitalisme ; le profit et le pouvoir immédiat.

71 réactions et commentaires

  • Xavier37 // 29.12.2019 à 06h36

    Si personne n’a relevé les propos de Mr Philippe, c est peut-être que plus grand monde ne l’écoute. Sa bouche a fait du bruit qui s’est noyé dans les commentaires des talk shows recommandés par les quarts d’heures de publicité.
    Pauvres Manu et Filou, les chefs d’une république moribonde.

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    • Guadet // 29.12.2019 à 12h27

      Si personne n’a relevé ces propos de M. Philippe, c est peut-être Parce que TOUT son discours était monstrueux.

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  • Gilbert Gélinas // 29.12.2019 à 06h43

    Bon je m’attarde sur un point secondaire, peut-être, mais j’atteins le point Godwin qui n’est pas si impertinent. En tant qu’amateur de longue date de Star Trek, l’expression « resistance is useless » m’a frappé et, comme il arrive si souvent, une recherche Google démontre que je ne suis pas le premier à me poser la question.
    Une page où on débat de ceci fait remonter l’expression au Doctor Who et, finalement, quelqu’un arrive avec la déclaration de guerre de l’Allemagne aux Pays-Bas:« Elk verzet volledig zinloos »

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    • calal // 29.12.2019 à 09h00

      marrant cette phrase « toute resistance est inutile  » alors que le hamas en palestine et les talibans en afghanistan montrent que la resistance gagne toujours a la fin,juste que la fin c’est le temps « long » c’est a dire 30 ans et plus…
      de meme en france,le peuple est en train de s’enerver alors que le site les crises par ex a deja 10 ans…le referendum contre la constitution europeenne c’est 2005 presque 15 ans deja…le camp des saints c’est 1975 soit 45 ans…

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    • Frexit // 29.12.2019 à 11h55

      Point godwin, « Star Trek », « resistance is useless » , »Doctor who », dans quel monde vivez-vous?
      C’est le malheur de la France : vous avez fait allégeance à la pseudo-culture américaine….

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      • Anne RJ // 29.12.2019 à 19h10

        La France baigne dans un monde qui n’est pas que la France… Et n’est-il pas vrai de penser que Miss Thatcher a fortement inspiré les puissants de la fin du XXe et de ce XXIe pas encore terminé? Pas américaine certes, mais très ami de Reagan…

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      • Loyd // 30.12.2019 à 02h10

        Au départ, Doctor Who est britannique…
        Quant à Star Trek, elle a, à l’origine, bien peu de caractéristiques de la pseudo-culture américaine : elle décrit un monde où les Hommes, ayant résolu tous les problèmes de la vie, décide de partir à l’aventure (d’où le mot « Trek »). C’est une série avec sécurité sociale, retraite pour tous, et opinions conflictuelles loin de la bien pensance…
        Ces deux séries ont cependant été parasité par l’américanisme, et leur transformation en dit effectivement long sur le monde d’aujourd’hui.

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      • charles // 30.12.2019 à 05h44

        relativisez en france aussi on parle anglais https://www.youtube.com/watch?v=GeEoZOpZe9g

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      • Recits d’Yves // 30.12.2019 à 10h32

        La reconquête de l’esprit de la Nation passe par la culture française.
        Je ne crois pas que nous devrions pointer du doigt ceux qui, souvent par habitude, usent et abusent de l’anglais ou du globish.
        Au contraire, nous devrions les inviter à (re)découvrir la richesse du patrimoine linguistique français qui permet entre autres la construction d’une pensée ouverte vers le monde contrairement à l’anglais qui est une langue qui l’enferme dans sa seule destinée qui serait le commerce.

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        • jean-pierre.georges-pichot // 31.12.2019 à 16h57

          L’anglais est une langue admirable porteuse d’une grande culture. Il faut la connaître, comme Eichmann avait appris l’hébreu, pour faire de cette connaissance une arme, et ne jamais l’utiliser en public. C’est à dire faire le contraire de Macron, qui ne la connaît pas, croit la connaître, et se ridiculise en l’employant pour faire genre.

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  • Dominique Gagnot // 29.12.2019 à 07h26

    C’est une première dans la bouche d’un politique, et on peut penser Edouard Philippe sincère.
    Et quel aveu ! Il reconnait par là que « leur » système est en bout de course… http://bit.ly/capitalisme

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    • LibEgaFra // 29.12.2019 à 10h14

      Leur système en bout de course?

      C’est tout le contraire, puisque la réforme des retraites c’est un hold-up sur le prolétariat pour continuer à enrichir la bourgeoisie. Le système SE DEVELOPPE au contraire..

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      • Dominique Gagnot // 29.12.2019 à 13h24

        Leur système, lancé il y a 50 ans, c’est d’écraser les masses sous le chômage et la « dette », au prétexte d’une nécessaire compétitivité, etc. Jusqu’ici ça marchait sans trop faire de vagues. Mais aujourd’hui Il a atteint un tel niveau que le peuple se réveille…
        Prendre les gens pour des imbéciles derrière des promesses bidons ne marche plus comme avant. C’est ça qui est en bout de course.
        Edouard Philippe ne sait plus quoi promettre et tente la résignation.

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  • Max // 29.12.2019 à 07h49

    De génération récente, il me semble vain effectivement de construire les bases du futur quand vous vous efforcez année après année de faire l’éducation géopolitique et économique des boomers de ce monde. Connaissant leur poids électoral, je crains qu’ils aient décidé sciemment de nous envoyer dans le mur. J’ai passé les dix premières années à épargner une monnaie qui est sur le point de s’écrouler ( dans le pire des cas. Dans le meilleur : ma banque) Alors vive les festivités du moyen âge !!!

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    • Fabrice // 29.12.2019 à 08h42

      j’ai pensé longtemps la même chose avec la génération des babyboomers mais en fait même si ils ont bénéficié et ont un égocentrisme important peu respectueux des générations suivantes, le dogme actuel se sert d’eux mais ne sont pas forcément les initiateurs, ni les défenseurs de la situation actuelle.

      Macron n’est pas un Boomers mais pourtant il sert et défend bien le système de manière bien plus active, non ce conflit de génération est toujours une optique de diviser pour régner et donne l’opportunité de se défausser sur une génération et de nous illusionner sur les manipulations pour nous orienter vers un paradigme qui est le même sous une autre forme.

      Il n’est rien de plus facile de leurrer les générations suivantes en leur disant vous avez tout compris, vous êtes les victimes de vos prédécesseurs, c’est à eux de payer pas à vous, restez dans cette optique vous savez mieux qu’eux, tenez voici le programme qu’il faut suivre.

      analyse du syndrôme Boomer :
      https://youtu.be/mzhb-ASg7s4

      et un interview sur les pièges qui nous attendent :
      https://youtu.be/2lHTHINmNVk

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      • Max // 29.12.2019 à 10h36

        Ce n’est pas comme ça que je l’entend. Macron ne fait pas partie de cette génération mais défend les intérêts de familles bourgeoises dont l’influence au cours de l’histoire n’est plus à démontrer. Je pourrais accuser Macron ou ces oligarques mais c’est bel et bien cette génération que j’accuse par leur naïveté et leur passivité intellectuelle de laisser s’imposer une classe dirigeante mal intentionnée. Il est préférable pour ce capitalisme de connivence de diviser pour faire régner le capital et son jeu concurrentiel , mais inutile pour eux de faire accroitre un conflit intergénérationnel , les votants convoités sont sortis du jeu il y a longtemps et gardé lobotomisé avec soin par les chaines d’infos. Car même divisé, un peuple informé votera toujours pour l’intérêt de sa classe et majoritaire de surcroît ( cf bernard friot sur leur responsabilité, brillant)

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        • Marie Pan-Pan // 29.12.2019 à 20h09

          Max,
          Macron c’est génération X, les « enfoirés » dont je suis, dite sacrifiée…enfin sauf pour ses gagnants qui ont pris la roue du baby-boom. Il incarne parfaitement le X winner comme le patron d’Amazon avec la brutalité et l’immoralité (Ah Fight Club !)de cette génération qui ont pris le dessus et servent admirablement les intérêts de ses maîtres papy-boomers du privé comme du publique ( ceux jadis « révolutionnaires », hippies puis yuppies pour finir chiens enragés de la gâchette en Lybie,Syrie etc..).
          Alors oui,n’en déplaise, l'(ir)responsabilité et les conneries des boomers sont bel et bien en cause dans le merdier actuel. Et ce n’est pas se défausser sur une génération ou l’autre parce que les suivantes ne sont guère plus appétissantes.

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    • md // 29.12.2019 à 09h39

      Max, ces mêmes générations « boomers sont dans la rue car en vérité le peuple, n’a jamais eu le pouvoir. Le « néo, ultra » libéralisme avec la poignée de connards à sa tête, si. C’est cela qu’il faut décapiter et vite maintenant !

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  • aladin0248 // 29.12.2019 à 08h16

    L’expression « droite néolibérale » pour parler du macronisme n’est pas exacte. On peut aussi bien le qualifier de « gauche néolibérale ». C’est un mélange. Grosse redistribution à partir des impôts des classes moyennes vers le bas pour acheter la paix sociale. Très imprégné de l’Idéologie déconstructiviste de la gauche sociétale (féministe, LGBTiste, antiraciste, migrationiste, etc.). Pas étonnant qu’on y retrouve des personnalités des deux camps à égalité. C’est la couleur de tout le camp néolibéral (démocrates US, labour anglais, etc.) mais aussi de l’OTAN qui lutte contre les méchants dictateurs (Assad, Poutine).

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    • obermeyer // 29.12.2019 à 09h07

      La macronie c’est bien un peu de gauche sociétale ( ça ne coûte rien ) et tout le reste de droite dure , plus proche de la dictature que de la démocratie . La grosse redistribution , à part les 10 milliards lâchés à contre cœur pour les gilets jaunes , elle part du bas pour enrichir ceux qui le sont déjà . C’est pas suffisant pour acheter la paix sociale . Faut pas se leurrer , ils ne feront pas de cadeaux , et si on veux conserver nos acquis restants , ou améliorer la vie , il va falloir se battre .

        +50

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      • Jean-Paul B. // 29.12.2019 à 10h02

        Point commun de la « Gôche » sociale-libérale et de la Droite dont Macron est la synthèse parfaite: tous sont des européistes fanatiques.
        Quand ils sont au pouvoir,ils appliquent avec joie et constance les injonctions de Bruxelles (se référer au GOPÉ pour comprendre d’où vient par exemple la réforme des retraites!) au plus grand profit de l’Oligarchie qui paie leurs campagnes électorales et les recase une fois leur mission de casse des acquis sociaux accomplie!
        Mais même du côté de Mélenchon,de Le Pen ou malheureusement du PCF,il n’y a aucun espoir de changement positif en faveur des classes populaires. Ces partis ne veulent pas sortir de l’UE et en restant dans l’UE et ses traités,ils s’interdisent la mise en oeuvre de leurs programmes respectifs!
        Schizophrénie quand tu nous tiens!
        « On tourne en rond,merde… » (Le grand blond avec une chaussure noire)

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      • Jérôme // 29.12.2019 à 10h30

        C’est quoi la droite dure ?

        La droite dure n’est pas très libérale en économie. Le libéralisme est intrinsèquement et profondément centriste sur l’échiquier politique. Il va du centre-gauche au centre-droit.

        Faites donc des enquêtes d’opinion chez les catégories socioprofessionnelles supérieures et vous y trouverez une surpondération énorme du vote en faveur des partis dits « modérés », c’est-à-dire plus ou moins centristes. Ce sont même plutôt les idées de centre-gauche qui y dominent : progressisme sociétal et culte du fric.

        Le fait que sous Macron, cette coalition centriste mène dans tel ou tel domaine une politique que vous trouvez très dure avec recours à des méthodes parfois brutales instrumentalisant les forces de l’ordre à des fins partisanes, n’en fait pas une politique de droite dure. C’est plutôt ce qu’on appelle l’extrême-centre, ou dit autrement une simple politique au service d’une minorité bourgeoise dans un monde de sécession des élites.

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        • Anfer // 31.12.2019 à 22h44

          La droite c’est le pouvoir des rentiers le reste du discours, sur les valeurs ou autres fumisteries c’est de l’enfumage.

          Il n’existe pas de « gauche sociétale », c’est juste une droite qui se cache.

          Et ceux qui gagnent pas beaucoup et votent à droite ? Des dindes qui plébiscitent noël…
          Et malheureusement, il y en a beaucoup trop.

            +2

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    • Joséphine // 29.12.2019 à 09h26

      Grosse redistribution? Sachant que les plus pauvres sont ceux qui pâtissent le plus des réformes Macron, c’est cocasse comme vision.

        +22

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      • Jean // 29.12.2019 à 10h34

        @Joséphine

        On peut même parler de déni de réalité quand on mesure l’augmentation de la pauvreté en France depuis macron avec, dans le même temps, le passage de 25 à 30% de la part du PIB accaparé par les 1%.

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        • barbe // 29.12.2019 à 12h11

          accaparé par 0.01 pour cent
          500 personnes en France contrôlent 670 milliards d’euros

            +9

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    • Jean // 29.12.2019 à 10h45

      @aladin0248

      => « L’expression “droite néolibérale” pour parler du macronisme n’est pas exacte. On peut aussi bien le qualifier de “gauche néolibérale”. C’est un mélange. »

      Il en finir avec ces inepties, la gauche véritable n’est pas compatible avec le néolibéralisme qui n’a jamais produit autre chose que l’appauvrissement des plus fragiles pour le seul bénéfice de ceux qui ont déjà tout. La gauche ne s’accommode pas de la destruction de la santé et de l’éducation publique, elle n’entreprend pas de guerre illégale pour servir l’agenda d’une puissance étrangère, elle ne détruit pas le code du travail, le droit au chômage et bientôt le droit à une retraite qui permette de vivre dignement… ça c’est le programme de la droite la plus dure.
      Il va vraiment falloir se réapproprier les mots qui nous appartiennent.

        +15

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      • S // 29.12.2019 à 12h18

        Qu’@aladin0248 nous cite donc des membres du gouvernement qui soient de gauche!

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      • Anfer // 31.12.2019 à 23h03

        Je ne peux qu’être d’accord avec vous, il faut arrêter avec cette stupidité de ni-droite ni-gauche, ça n’est aucunement la trouvaille du siècle ou une nouveauté, depuis la révolution française, ni-droite ni-gauche ça signifie ni de gauche ni de gauche.

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    • Gilles // 29.12.2019 à 15h12

      Vous faites exactement ce qui est reproché à la presse mainstream: vous mélangez tout.
      « gauche néolibérale » = oxymore parfaitement utilisé par les adversaires d’une vraie gauche sociale et démocratique.
      « Grosse redistribution à partir des impôts des classes moyennes vers le bas »: Ou voyez-vous qu’elle soit « grosse » et qu’appelez-vous « le bas »?
      « Idéologie déconstructiviste de la gauche sociétale (féministe, LGBTiste, antiraciste, migrationiste, etc.) » ne seriez-vous pas « un peu » macho-FN-conservateur-esclavagiste- « noyisteméditérannée » ?

        +2

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    • camille // 31.12.2019 à 01h05

      Bonjour et juste pour info, une petite référence rappelée lors d’interventions publiques :

      « Les principes [du CNR] n’étaient vraiment contestés que par une infime minorité d’hommes d’extrême droite que deux de nos membres avaient timidement rejoints, Joseph Laniel et André Mutter ». (De Gaulle et le CNR, 1978, p.238, Jacques Debû-Bridel. Représentant de la Fédération Républicaine, droite « nationale »).
      Laniel « représente » (le verbe est inexacte) l’Alliance Démocratique au CNR, le « centre droit » libéral….

      OR… Les positions actuelles du « centre droit-centre gauche » (LAREM et ailes PS, LR, UDI, Verts, Modem, Radicaux) sont à droite du programme de l’extrême droite parlementaire de 1945-46 (le PRL auquel s’ajoutent les républicains indépendants courant 46).

        +0

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  • Gier13 // 29.12.2019 à 08h37

    Casimir Perrier. 1831: « Il faut que les ouvriers sachent qu’il n’y a de remèdes pour eux que la patience et la résignation  »

    Voilà notre Édouard dans la droite lignée des grands bourgeois du XIX°. Il s’installe dans un monde chaotique qui finalement lui convient bien puisqu’il fait le choix de l’accepter, ou de ne pas le combattre ni de le transformer. Pour autant est-ce qu’il le subit ? Pas tout à fait non plus, puisqu’il il l’organise en fonction des intérêts et des profits des siens et de lui-même.

    C’est toute la modernité de la macronie. De vieilles attitudes qui se cachent derrière de vieilles idées libérales qui ont fait leur temps et affichent son vieux mépris pour le peuple afin de s’assurer cette chose aussi vieille que le capitalisme ; le profit et le pouvoir immédiat.

      +71

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  • Denis Monod-Broca // 29.12.2019 à 08h51

    « Soyez réalistes, les Allemands sont là » disaient les « raisonnables », en juin 40, à ceux qui se demandaient comment résister.
    L’alternative est bien toujours là : être réaliste ou résister, accepter la réalité telle qu’elle est, aussi déplaisante soit-elle, ou résister, protester, faire que la réalité soit autre.

      +35

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    • Blabla // 30.12.2019 à 12h27

      Oui, comme toujours, il faut connaître le langage diplomatique :

      « c’est très compliqué », « on confie le dossier à des experts » : ne cherchez pas à réfléchir, laissez-nous faire pour vous

      « soyez réalistes », « toute résistance est inutile », « there is no alternative » : ne cherchez pas à contester, on a raison et c’est tout (Cf. « sois raisonnable/sage » dans le dictionnaire des parents)

      « un peu de dignité » : obéis

      « constructif/modéré » : collabo

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  • Rond // 29.12.2019 à 09h31

    Les médias nous ont fait de la pub pour un paquet de lessive qui allait laver plus blanc. Les Français l’ont élu. Pas étonnant qu’il se soit entouré d’un caddie de produits d’entretien. Monsieur propre est donc à la manœuvre, soutenu par vitroclean, destop, antikal ajax, k2r et les autres. Ce n’est pas ça qui remplit le garde-manger.
    Comment pouvez-vous espérer le moindre début du commencement d’une vision positive à notre égard avec ces produits là ? Nous en sommes à l’étape rinçage du cycle et c’est nous qui sommes dans la machine.
    Qui est responsable de ce désastre, sinon nous, individuellement et collectivement ? Il est toujours temps d’arrêter la machine infernale et c’est en ouvrant les yeux qu’on voit le mieux le bouton stop.
    Pensez autrement et tenez bon !

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  • P. Lacroix // 29.12.2019 à 10h03

    Soyez certain que si quelqu’ un a réagi à ces propos, les médias se sont empressés de ne pas relayer l’ information.
    Il reste encore un ou deux politiques qui ont la tête sur les épaules et les pieds sur terre, effectivement, on ne les voit ni ne les entend sur aucun média !

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  • René Fabri // 29.12.2019 à 10h11

    Contradiction entre la réalité et ce paragraphe du Premier ministre.

    La France compte énormément de fonctionnaires, et l’équipe de Macron n’a aucunement réduit ce nombre. Or les fonctionnaires ont un emploi stable. Ou alors, quelque chose m’a échappé.

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    • step // 29.12.2019 à 19h04

      En partie. De plus en plus des mouvements forcés de personnels, de collectivité en collectivité, de la pression pour bloquer le renouvellement de poste statutaire, un recrutement de contractuels de plus en plus important. Même l’effectivement assez bien protégé statut du fonctionnaire est en cours de mitage intensif. Je pense que d’ici un ou 2 mandats, l’objectif sera de terminer ce statut (au même titre que cheminot) puis de faire un petit plan style France Telecom, pour faire disparaitre une partie importante de ces agents « par la porte ou la fenêtre ».
      C’est effectivement une « citadelle » mais en cours de sape et de précarisation salariale et statutaire. Effectivement des gens très éloignés de ce qui s’y passe ne peuvent s’en rendre compte. Par compte, je ne doute pas qu’associé au statut du fonctionnaire, il restera tous les postes associés aux besoins de clientèles de nos élus. Ceux là sont très demandés et accordés avec empressement, surtout à l’approche des élections.

        +10

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    • Anfer // 31.12.2019 à 22h54

      Bonjour,

      Sans un état fort, capable de garantir la sécurité des biens et des personnes, pas de libéralisme, ce n’est la qu’une des multiples contradictions de ce « système ».

      Si vous n’avez pas d’état avec ses fonctionnaires nombreux et efficaces. Au lieu du paradis libéral, vous retournez au féodalisme.

      Exemple de pays sans état fort, l’Afghanistan, la Somalie, Madagascar…
      La bas c’est le gugusse avec le plus gros flingue qui est le patron.

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  • tchoo // 29.12.2019 à 10h12

    « Tous les médiévistes vous le diront : le moyen-âge était une période festive. On y dépensait dans les fêtes une proportion du revenu totalement inimaginable aujourd’hui.  »
    Vous décrivez là exactement le comportement des nantis d’aujourd’hui et la raison de leur cupidité avec l’indifférence voire le cynisme affiché envers le reste de l’humanité. Persuadé de la fin de ce monde, ils accumulent toujours plus pour se mettre à l’abri, car le monde deviendra un gigantesque champs de bataille pour l’accès à l’énergie, à l’eau, à la vie et eux se seront mis à l’abri.
    La plupart des politiques d’aujourd’hui ne sont que les vils serviteurs de cette caste qui leur permet encore de vivre en leur jetant quelques miettes.
    C’est pour quoi il est vain de faire entendre raison à toute cette engeance.

      +17

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    • Jérôme // 29.12.2019 à 10h37

      Eux se seront mis à l’abri en accumulant des ressources ?

      Voilà une vue de l’esprit qui témoigne d’une méconnaissance des réalités humaines. Dans une telle hypothèse, celle d’un effondrement économique et d’un monde post-apocalyptique, seule la force brute fait la loi. La richesse, la propriété, ne sont que des créances reposant sur des conventions et inscrites sur des bouts de papier.

      Quand le grand costaud en face déchire le bout de papier du riche grassouillet, le riche grassouillet n’est plus qu’un grassouillet dépossédé et qui va vite maigrir.

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      • tchoo // 29.12.2019 à 23h15

        T’as qu’à croire
        Je n’ai certainement pas parlé de papier
        Mais de possession de ressources qui font qu’ils pensent se sauver, et toi qui pense pouvoir les mettre à genoux, il te faudra de plus grosses que celles qu’ils t’opposeront

          +3

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    • Myrkur34 // 29.12.2019 à 11h25

      Souvenez vous du sauvetage d’Areva en un coup de cuillère à pot par Edouard Philippe….(ex-directeur des affaires publiques d’Areva 2007-2010). Aucune discussion sérieuse pour ce sauvetage, à part l’enfumage habituel « il faut sauver l’indépendance énergétique de la France ».
      4.5 milliards d’euros d’argent public pendant l’été 2017.
      Dans ce sens là, çà fonctionne toujours !
      Après Uramin et Anne Lauvergeon , quelle mansuétude entre pieds nickelés de la caste.

        +24

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  • pucciarellialain // 29.12.2019 à 11h53

    Tout prédateur intelligent se fait passer pour une victime, un victime malgré lui. Avec Macron et C°, nous avons à faire à des activistes, des militants, prêts à tout pour inscrire dans le réel les ordres et perspectives issus de leurs donneurs d’ordre, l’UE et les oligarchies qui ont porté ce blême dirigeant aux « plus hautes fonctions » dont il ne détient aucune manette. Macron et son gouvernement (au moins) sont des mercenaires sans foi ni loi, sinon celle du fric dont ils sont les agents zélés. Moralité? Frexit.

      +20

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  • philnosy // 29.12.2019 à 12h04

    Sécuriser l’avenir c’est aboutir au monde d’aujourd’hui. La peur est un processus de la pensée, pas une réalitée dans notre monde moderne. Vouloir organiser le futur oblige à supprimer les milliards de possibilités qui le composent et s’étonner de la pauvreté des solutions face à un problème.

      +4

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  • Hub34 // 29.12.2019 à 12h13

    Pour moi, il ne s’agit pas d’un aveu d’impuissance mais d’une absence de volonté.
    Quand on recherche à qui profite le crime -chômage de masse-, on s’aperçoit facilement que c’est à ceux qui proposent du travail. Du coup le rapport de force est en leur faveur, il vaut mieux un travail précaire que rien…

      +3

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  • Ardéchoix // 29.12.2019 à 12h39

    Ne pas avoir de visibilité, c’est normal y sont en Marche Arrière.

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  • Louis Robert // 29.12.2019 à 13h25

    Compatissant, il faut comprendre…

    Un courtisan de l’Empire, ça ne voit pas, ça ACCEPTE aveuglément, inconditionnellement « le monde (impérial) », non pas « tel qu’il est » mais tel qu’on le lui dit être, notamment jour et nuit dans ses médias joyeusement serviles. Pour cet être mou et visqueux qu’est son courtisan, l’Empire, est la nouvelle normalité, incontournable, insurmontable, à jamais durable: sa foi, son dieu. « Fin de l’histoire » (Fukuyama) … Il n’y a pas à geindre, maugréer, résister, refuser. Pas question de dire catégoriquement «non!». La réalité sociopolitique, comme l’environnement et le climat du reste, on ne peut que « faire avec ». On n’a pas le choix, le monde invivable, l’extermination des espèces, on doit « s’y adapter ».

    Ce monde de fous est un immense asile psychiatrique pour patients tous vêtus d’une camisole de force et emmurés. Un enfant en colère le crie: proie des flammes cet édifice abandonné aujourd’hui se consume.

      +10

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  • Larousse // 29.12.2019 à 15h05

    Vous voyez juste. Cet article est bancale. La ploutocratie n’est pas impuissante, elle sait parfaitement ce qu’elle veut. Maintenir les profits, alors que les ressources demandent de plus en plus d’investissements parfois incertains…
    Hors de question donc de consacrer un peu plus de PIB pour le vieillissement de la population, aucun prélèvement sur les bénéfices des spéculations et transactions financières, etc… Baisse générale des retraites assumée par la mise en oeuvre de lois. Et si d’autres s’aperçoivent que cela va faire trop mal -le président du château et son ministre n’assumeront pas ! (comme pour le 80 km/h).
    Le cynisme est total. Total aussi parce qu’il y a un non dit : ils espérent que la baisse des retraites ne sera pas trop catastrophique grâce à une hausse de la mortalité des futurs 65-80 ans…

      +6

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  • lon // 29.12.2019 à 17h45

    Bon alors Edouard, maintenant que le voile est enfin levé sur une vérité vieille de 40 ans : à quand un revenu minimum universel garanti , heuh ? La paix sociale c’est comme le reste , ça s’achète .

      +1

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  • Actustragicus // 29.12.2019 à 19h21

    « Voir le monde tel qu’il est », c’est ainsi que ces gens-là sont montés dans l’échelle sociale : des réseaux au lieu d’idées, des compromissions au lieu de valeurs. C’est ainsi qu’est le monde, et qu’il faut s’y plier si l’on veut « monter »…
    Mais, ceci faisant, au bout de deux ou trois générations de sélection naturelle (on connaît tous le gars cool promu au lieu du gars compétent), toutes ces élites ne sont plus que des conformistes sans imagination, incapables de penser un autre monde, au moment où on en a le plus besoin.
    Le pire, c’est que ces gens se considèrent naturellement comme « sages et raisonnables » – puisque c’est ainsi qu’ils ont eux-mêmes fait carrière – les autres n’étant forcément que des enfants, envers qui il faut faire preuve de pédagogie afin qu’ils arrêtent de croire au Père Noël.

      +3

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  • Philippe // 29.12.2019 à 20h50

    Bonsoir,
    Dans beaucoup des commentaires je lis en filigrane, au-delà d’une indignation légitime contre l’orientation actuelle du capitalisme, une sorte de nostalgie d’un « bon capitalisme » des 30 glorieuses, époque d’une redistribution plus généreuse.
    Sans nier qu’il a existé une époque récente plus « douce », je pense que cette époque a été la matrice de l’évolution du système telle qu’elle se dévoile sous nos yeux.
    La glorification du travail, de l’argent, de la marchandise n’est pas si nouvelle. Tout comme la conception du monde comme réservoir inépuisable de ressources destiné à satisfaire nos désirs jusqu’à la démesure.
    Comment l’individu présenté comme libre et autonome sans attaches ni contraintes vit-il la frustration née du gouffre entre ses rêves de consommation et de liberté illimitées et à la fois les contraintes d’un capitalisme en crise et les limites indépassables de l’exploitation des ressources naturelles?
    D’une part par le déni, tout s’arrangera grâce à la science, grâce à la gauche, la droite, l’islam, la révolution etc.
    D’autre part par une pulsion de mort qui tourne en violence extrême, contre soi, contre n’importe qui dans la rue, contre ceux qui pensent mal ou qui croient au mauvais Dieu, contre les vieux, les faibles qui « coutent cher ».
    L’individu post-moderne a si bien intériorisé les contraintes du capitalisme qu’au lieu de se mettre à penser à une autre civilisation, il se retourne contre ses semblables.

      +8

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  • JP // 29.12.2019 à 22h59

    En France rien de nouveau sous le Soleil. Raymond Barre, célèbre économiste a déclaré , lors d’une interview télévisée alors qu’il était Premier Ministre du Président VGE :  » Moi, le chômage, je n’y peux rien ! »
    Cette déclaration n’a suscité à l’époque, aucun commentaire et aucune réaction. Pauvre France ….

      +2

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  • jean pale // 30.12.2019 à 03h17

    François Fillon, alors premier ministre, confie à Philippe de Villiers en 2011 à propos du Bilderberg :
    « c’est eux qui nous gouvernent ! »
    Voilà, la vérité est que la France a progressivement perdu sa souveraineté du fait des lachetés successives des politiques, et que la classe politique actuelle ne voit aucun avenir en dehors de la soumission à l’empire économiste BRI/BCE/Finance. Les feuilles de routes économiques et sociales, ce sont les GOPE transmis par l’UE. Et comme le rappelait Juncker, « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ». Nos politiques le savent très bien, eux qui ne sont arrivé au pouvoir qu’après passage au Bildelberg et après serment public de fidélité à l’UE.
    « La dette est une création artificielle crée par les banques avec le consentement des états pour dépouiller les peuples et en faire des esclaves à leur solde. Les gouvernements sont au courant et ils laissent faire. Honte à eux ! » a dit Michel Rocard. Et puis, « quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire » s’épanchait David Rockefeller le 1/2/99 dans Newsweek.
    Bref, le RIC en toutes matières, ou rien.

      +6

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  • charles // 30.12.2019 à 05h49

    parodique, ou pas,

    South Park – American Economics
    https://www.youtube.com/watch?v=wz-PtEJEaqY

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Margaritaville

    Ce qui m’afflige c’est qu’en 2019 on trouve encore des commentateurs d’opposition avec de tel talent d’écriture pour accorder le moindre crédit à ces gens là au delà de ce qu’on peut raisonnablement en attendre, « profit aux dépend de la princesse et après nous le déluge, si ça vous plaît ».

      +1

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  • Macarel // 30.12.2019 à 10h15

    Manipulateur
    Autoritaire
    Cynique
    Rapace
    Odieux
    Nuisible

    « – et je ne vous parle même pas des discours apocalyptiques des collapsologues – »

    Attention ! Ne pas tout mélanger, il y a un courant (dominant) dans la « collapsologie », qui cherche à provoquer une prise de conscience que les choses ne peuvent pas continuer comme maintenant. Ceci pour provoquer un sursaut citoyen, qui seul permettra de changer les choses dans le sens d’un mode de vie certes plus frugal, mais plus soutenable mais aussi sauvegarder dans le cadre d’une société plus égalitaire et solidaire, les libertés publiques : tout le contraire de la résignation ! .
    Au contraire, ceux qui militent pour « business as usual » nous conduisent de crises en crises, et utilisent les chocs divers occasionnés par ces crises ( voir La stratégie du choc- Naomi Klein) pour imposer des sociétés de plus en plus inégalitaires, individualistes (voir Ayn Rand) et limiter toujours un peu plus les libertés publiques.

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    • Macarel // 30.12.2019 à 12h22

        +0

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    • Macarel // 30.12.2019 à 13h35

      La « collapsologie » n’est pas une science en soit, cependant cela n’enlève rien à la valeur des travaux comme ceux de Dennis Meadows et son équipe du MIT. Travaux qui avaient donné lieu au fameux rapport de 1972 sur les « Limites de la croissance ». Il s’agit de modéliser « la trajectoire » de notre civilisation, à partir d’hypothèses différentes sur différents paramètres économiques, démographiques ou physiques. Ces travaux ont produits plusieurs scénarios conduisant à des trajectoires diverses : certaines avec des effondrements, d’autres sans effondrements, en tout cas sans effondrements trop brusques.
      Ces divers scénarios, selon une approche scientifique, ont été confronté à la réalité sur la période de 40 ans allant de 1972 à 2012. Il ressort de cette confrontation, que le scénario le plus en phase avec l’évolution réelle est celui qui nous conduit à des effondrements à court-moyen terme.

      https://onfoncedanslemur.blog/2019/02/04/critique-du-modele-meadows/

      Mais comme il ne s’agit que de modélisation, il faut régulièrement confronter les résultat de cette modélisation aux observations : c’est ce qui caractérise une approche scientifique.

      Il en va de même pour la modélisation du climat, dont toutes choses égales par ailleurs, l’évolution observée confirme que le scénario « business as usual » nous amène à échéance de la fin du siècle à une augmentation de la température moyenne du globe supérieure au seuil critique de +2°C, et probablement bien au delà…

      https://onfoncedanslemur.blog/2017/08/29/interviews-de-dennis-meadows/

        +2

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      • Louis Robert // 30.12.2019 à 14h45

        Je me permets d’ajouter cette référence aux vôtres.

        « Dennis Meadows – Perspectives on the Limits of Growth: It is too late for sustainable development » — Smithsonian.

        https://www.youtube.com/watch?v=f2oyU0RusiA

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      • jean pale // 30.12.2019 à 15h25

        « Ces divers scénarios, selon une approche scientifique, ».

        L’économie n’est pas une science, si tel était le cas cela se saurait.
        Contrairement aux prévisions des scientifiques, les prévisions macro des économistes ne sont quasiment jamais vérifiées. Même en utilisant la logique a plus pure, les incertitudes sur les hypothèses de départ et sur les événements impactants rendent toute modélisation des évolutions économiques très aléatoires.
        Par ailleurs, l’économie-casino actuelle n’a plus rien à voir avec la logique, il s’agit au choix d’un système de Ponzi ou d’une religion de la monnaie.

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  • Cyd // 30.12.2019 à 13h39

    « Nous sommes soumis à des forces qui nous dépassent et sur lesquelles nous n’avons aucune prise. Il ne nous reste plus qu’à nous résigner, et à les « prendre en compte » au mieux dans nos politiques publiques »

    En effet, il est temps d’abandonner les lubies romantiques de l’homme face à son destin, c’est à dire du « tout est social ».

    Jancovici le dit aussi, ca ne dépend pas de nous, ca dépend de la quantité d’énergie disponible dans le système.

    Et face au dernier baril de pétrole extractible, que vous soyez communistes ou capitalistes, ca ne changera rien. Ca sera le dernier.

    Et vous pourrez toujours vous croire transgenre, et promouvoir une nouvelle révolution (prolétarienne, sexuelle, ou social) ca ne changera pas plus.

    Ca ne dépend pas de vous, ca ne dépend pas non plus de votre voisin, c’est juste comme ça.

    Et particulier dans une Europe qui fut puissante pendant 5 siècle et qui n’est maintenant que la banlieue du monde, l’avenir du monde ne dépend plus de nous européens
    Aucun des centres de gravité du monde, qu’ils soient démographiques, économiques, militaires ou technologiques ne sont en Europe. Nous pouvons toujours sauté comme des cabris nous sommes condamnés à l’impuissance et subir les décisions de ceux qui détiennent les leviers

      +2

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    • Louis Robert // 30.12.2019 à 14h33

      « Jancovici le dit aussi, ca ne dépend pas de nous, ca dépend de la quantité d’énergie disponible dans le système… nous sommes condamnés à l’impuissance et subir… »?

      Je crois que vous déformez les propos de cet homme. Ses innombrables et précieuses propositions pour atténuer la crise climatique, tout comme ses responsabilités assumées au « Haut Conseil pour le Climat » l’attestent: cette crise n’est aucunement selon lui une fatalité.

        +2

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      • Cyd // 30.12.2019 à 16h51

        Je ne déforme rien, je le cite en parlant du PIB qui ne croit plus suffisamment pour assurer le train de vie de tous à cause du pétrole cher,

        notamment ici
        https://www.sciencespo.fr/actualites/actualités/“co2-ou-pib-il-faut-choisir”/4307

          +0

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        • Nay // 31.12.2019 à 17h08

          Dans cet article il est question de résignation politique. Si les lois du monde physique sont inéluctables, il nous appartient justement de ne pas être passifs et de faire les bons choix.

          Réaliser l’influence du monde physique sur les orientations sociales possibles, c’est important et d’actualité, bien sûr. Mais ce n’est certainement pas le sujet d’Edouard Philippe ici, ce serait confondre lois de la physique et lois de la finance.

            +2

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    • Subotai // 31.12.2019 à 17h52

      Les seules « forces qui nous dépassent et sur lesquelles nous n’avons aucune prise » sont celle de la Nature*.
      Les « prendre en compte » est une question de survie. Le rappel à l’ordre en cours est brutal mais nécessaire.
      Mais en dehors de ça, tout ce qui relève de la vie en Société est le résultat du choix.
      Le non-choix, l’absence de choix ou le refus du choix EST un choix.
      On a le « Gouvernement » qu’on MÉRITE.
      * Nous sommes AUSSI la Nature.

        +3

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    • Subotai // 31.12.2019 à 17h58

      « Nous pouvons toujours sauté comme des cabris nous sommes condamnés à l’impuissance et subir les décisions de ceux qui détiennent les leviers ».
      ******
      Ah oui?
      Pour qu’un levier fonctionne, il faut deux choses:
      Un point d’appui
      Une chose à soulever
      Qu’êtes vous? Le point d’appui ou la chose à soulever.
      Trouver le moyen de n’être ni l’un, ni l’autre est un bon départ…
      Get out of the groove.

        +3

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  • candale // 02.01.2020 à 12h01

    Le pouvoir politique et le régime en place sont, peut-être, résignés mais le peuple français a rarement été aussi révolté…

      +1

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