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28.septembre.201828.9.2018 // Les Crises

Le budget carbone entamé par le dégel du permafrost. Par Johan Lorck

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Source : Global Climat, Johan Lorck, 23-09-2018

Une nouvelle étude évalue l’impact de la fonte du permafrost sur les budgets d’émission de CO2. Le monde pourrait être un peu plus proche que prévu du dépassement des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

Le pergélisol, ou permafrost, se définit comme un sol gelé toute l’année depuis au moins deux ans. Ces sols gelés occupent une partie importante du Groenland, de l’Alaska, du Canada et de la Russie. Au total, ils représentent un cinquième des terres émergées de la planète.

Carte du permafrost (source : NSIDC)

 

Le permafrost contient du carbone qui s’est accumulé dans les sols de l’Arctique pendant des dizaines, voire des centaines de milliers d’années. Le froid gelant ces sols a évité jusqu’à aujourd’hui le largage de ses réserves qui représentent trois à sept fois la quantité de carbone séquestrée dans les forêts tropicales. Mais la couche supérieure de pergélisol dégèle périodiquement en été, avec ces dernières années un stress accru lié à l’augmentation des températures.

Une nouvelle étude publiée dans Nature Geoscience montre comment le réchauffement climatique qui favorise le dégagement de carbone du pergélisol diminue la quantité de CO2 que l’humanité peut se permettre d’émettre. Bien que le rapport le plus récent du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ait reconnu que le pergélisol se réchauffait, ses modèles climatiques n’ont pas pris en compte ces émissions lors des projections climatiques.

L’intérêt de la nouvelle étude est de mesurer que le risque sera encore plus important si les objectifs d’émissions sont dépassés, même ponctuellement. Dépasser signifie aller au-dessus du niveau ciblé, puis redescendre vers la cible. L’Accord de Paris reconnaît explicitement une trajectoire de dépassement, culminant d’abord sous les 2°C et poursuivant ensuite les efforts pour revenir à 1,5°C.

Le problème avec cette stratégie, c’est que pendant la période de dépassement la hausse des températures provoquera un dégel du carbone du pergélisol. Ce qui entraînera la libération d’un surplus de carbone qui devra être éliminé de l’atmosphère pour que la température mondiale diminue.

Le dépassement est donc une stratégie risquée et il sera extrêmement difficile de revenir à des niveaux inférieurs après un dépassement.

Le point central de l’étude n’est donc pas de déterminer les risques liés au permafrost – cela a déjà été fait et il reste encore beaucoup de travail – mais de déterminer comment ils modifient les scénarios d’émissions basés sur l’espoir d’un « overshoot » (dépassement).

Dégel du permafrost au Canada. Source : Steve Jurvetson/Wikipedia.

Les budgets d’émission sont définis comme la quantité cumulée d’émissions anthropiques de CO2 compatibles avec une cible de changement de température globale, en l’occurence 1,5 et 2°C. Inclure les émissions du dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) sur les budgets d’émission par dégel du pergélisol change la donne.

La conclusion de l’étude, c’est qu’avec l’approche d’évitement, le budget d’émission pour rester en dessous de 2°C (avec une chance de 50%) est réduit de 100 (20-270) GtCO2 si les émissions nettes négatives s’avèrent réalisables ; de 150 (30–340) GtCO2 si elles ne le sont pas ; et de 190 (50–400) GtCO2 si la cible est dépassée de 0,5°C.

Ce qui signifie qu’en cas dépassement de l’objectif de Paris, il sera plus difficile de réduire l’effet de serre car entre temps le permafrost risque d’annihiler tous les efforts.

Pour la cible de 1,5 °C, les réductions du budget restant vont de 10% à plus de 100%. Cela signifie que le budget a peut-être déjà été dépassé.

En cas de dépassement des 1,5°C, les efforts d’atténuation ou les – éventuelles – technologies qui pourraient réduire l’impact des gaz à effet de serre seraient ainsi contrecarrés par les émissions du permafrost.

Il est difficile pour les scientifiques de déterminer les proportions relatives des émissions de dioxyde de carbone et de méthane qui pourraient résulter du dégel du pergélisol à grande échelle. La contribution spécifique des émissions de CH4 provenant du pergélisol a dû être prise en compte dans l’étude de Nature Geoscience. Le méthane représente 5 à 35% de l’effet total du pergélisol en fonction de la température cible et du parcours pour atteindre l’objectif. Dans les scénarios de dépassement, le CH4 joue un rôle moins important, car la cible est atteinte plus tard et le CH4 est un gaz à effet de serre à durée de vie relativement courte.

Rappelons maintenant quelques chiffres concernant le budget carbone. Le GIEC estime que le budget carbone pour avoir 66% de chances de rester en dessous de 2°C par rapport aux températures préindustrielles était en 1870 de 790 milliards de tonnes de carbone (790 GtC ou 2900 GtCO2 car 1 kg de CO2 contient 272,7 gr de carbone). Pour se donner 50% de chances de rester sous les 2°C, il ne fallait pas émettre plus de 820 GtC. Or ce budget a déjà été largement entamé : les émissions cumulées depuis la période préindustrielle ont déjà atteint 600 GtC environ. Ceci est une mise à jour de l’estimation du GIEC 1870-2011 de 515 GtC pour inclure les émissions de 2012 à aujourd’hui. A noter qu’il s’agit du budget alloué au CO2. Si on prend en comte les autres gaz à effet de serre (GES), il est plus important. Mais alors, pour le budget restant, il faut aussi prendre en compte les autres GES qui seront émis à l’avenir.

Le rythme actuel d’émissions est de 10 GtC par an ou 40 GtC02. Une libération de 150 GtCO2 due au permafrost reviendrait à réduire le budget de 4 années. Sachant que sans ce permafrost, le budget restant actuel (pour avoir 50% de chances sous les 2°C) est d’environ 700 GtCO2 (les estimations varient) si l’on retient les chiffres du GIEC. Soit 17/18 ans d’émissions au rythme actuel.

Le pergélisol dégèle déjà à certains endroits et si le problème se propage, les scientifiques craignent que le réchauffement climatique ne s’emballe, davantage de dégel favorisant encore plus de hausse des températures… Et ainsi de suite.

Une récente étude faisait état récemment d’un risque de libération de 165 GtCO2 avec 2°C de réchauffement global d’ici 2100 en raison du dégel du permafrost. Il s’agissait d’une estimation moyenne, la fourchette allant de 73 GtC02 à 294 GtC02. De quoi élever la température de 0,04°C à 0,16°C supplémentaires. Cette fourchette traduit les grandes variations dans les diverses estimations à ce jour. On peut voir ci-dessous un éventail d’estimations encore plus large recensé par Kevin Schaefer en 2014 dans la revue Environmental Research Letters.

Il y a aussi de grandes incertitudes quand à l’effet à long terme du permafrost, c’est à dire pour les siècles à venir. C’est parce qu’en fin de compte, le réchauffement de la planète dû au dégel du pergélisol dépendra de la quantité de carbone libérée, de sa rapidité et de sa forme sous forme de CO2 ou de méthane.

L’impact pourrait être beaucoup plus important après 2100 en fonction des scénarios d’émissions. Zhang et al table sur 37 GtC en 2100, Raupach and Canadell sur 347 GtC (soit 1273 GtCO2). Harden et al mise en cas d’émissions anthropiques massives de GES sur 436 GtC en 2300 (soit 1600 GtCO2).

Source : Global Climat, Johan Lorck, 23-09-2018

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Commentaire recommandé

Cédric // 28.09.2018 à 14h17

Article du 13/04/2010. Un phénomène localisé en climat ne vaut pas démonstration. Aujourd’hui pluie abondante demain sècheresse.
“Des Gt de CO2 et quelques degrés en plus , ça veut dire de la végétation de partout, des récoltes superbes , le désert qui peut reverdir , sans parler des sols gelés jusque là qui seront mis en culture.” C’est incroyable de lire encore des trucs pareils. Mieux vaut être aveugle. Parce que vous croyez que les espèces végétales ne se soucient pas de montée de température, qu’elles s’adaptent d’un claquement de doigts. Quelques degrés de plus peut aussi (rien n’est sûr) entrainer plus ou moins de précipitation. C’est au choix, mais quoi qu’il arrive cela sera perturbé. Les choses ne sont pas si simpliste…
C’est sans parler des insectes qui disparaissent à vitesse grand V, les abeilles surtout. Après on peut polliniser à la main. Je le fais dans mon jardin pour mes courgettes certaines années. Mais c’est pour ma petite famille, c’est pas pour nourrir tout un village.
Il faudra que toutes ces petites bébêtes s’adaptent au groenland et au sahara… Je vais monter une ONG : BEE GRO or BEE SAD, pour favoriser l’implantation des abeilles dans ces futurs eldorados. J’avais pas pensé à m’installer à tombouctou ou zagora, mais je vais étudier cette merveilleuse option.
Le coup des panneaux solaires, j’adore aussi. Pour fabriquer ces trucs, qui représentent aujourd’hui à peine 1% de la production mondiale d’énergie, il faut débourser une telle décharge d’énergie qu’il vaut mieux encore le pétrole : extraction des matériaux, fabrication, transport, pile pour stocker… Une catastrophe écologie mais verte. J’adore.

La seule bonne énergie, c’est celle pas consommée

67 réactions et commentaires

  • Philippe30 // 28.09.2018 à 07h43

    Mettons en place des panneaux solaires dans les déserts au niveau de l’équateur afin de produire de l’énergie et de réduire l’impact des rayonnements solaires.
    Mais ceci mettrais à mal les intérêts occidentaux et pourraient donner de l’autonomie aux pays soumis à l’occident.

    Mettons en place des panneaux sur toutes les habitations pour produire de l’électricité.
    Ceci mettrais à mal les intérêts de Areva pour la France

    L’idée est de renvoyer des rayons solaires , c’est une piste ensuite il faut développer d’autres énergies alternatives

    Au lieu de s’entre tuer , l’humanité ferait bien de réfléchir que nous sommes sur la même planète.

    Au lieu que certains pays veuillent dominer pour conserver leur monnaie comme étalon international et leur train de vie dispendieux au vue des ressources de la planète , unissons nos ressources et allons ensemble dans la bonne direction.
    C’est sans compter avec l’égo des dirigeants , la bêtise des peuples et la volonté hégémonie de certains états.

    La bêtise n’a pas de limite , la planète terre atteint ses limites
    Pour faire simple l’argent détruit tout , l’argent ne nous sauvera pas mais nous conduira à notre perte.

      +15

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    • Patrick // 28.09.2018 à 08h40

      quelques milliers de km2 de panneaux solaires ? il va falloir les produire !! c’est les chinois qui vont être contents
      Et combien ça produit de CO2 de fabriquer , transporter et installer des panneaux solaires ?

      La question à se poser est : est-ce c’est grave ?
      Des Gt de CO2 et quelques degrés en plus , ça veut dire de la végétation de partout, des récoltes superbes , le désert qui peut reverdir , sans parler des sols gelés jusque là qui seront mis en culture.

        +17

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      • Fab // 28.09.2018 à 09h09

        On espère que cette 2ème partie est du 2ème degré … le désert comme nouvel oasis avec le changement climatique 😉

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        • Pinouille // 28.09.2018 à 10h01

          Le Groenland (“terre verte”) est actuellement un désert de glace. Il reverdira.
          Le devenir du Sahara est moins vert.

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            • Cédric // 28.09.2018 à 14h17

              Article du 13/04/2010. Un phénomène localisé en climat ne vaut pas démonstration. Aujourd’hui pluie abondante demain sècheresse.
              “Des Gt de CO2 et quelques degrés en plus , ça veut dire de la végétation de partout, des récoltes superbes , le désert qui peut reverdir , sans parler des sols gelés jusque là qui seront mis en culture.” C’est incroyable de lire encore des trucs pareils. Mieux vaut être aveugle. Parce que vous croyez que les espèces végétales ne se soucient pas de montée de température, qu’elles s’adaptent d’un claquement de doigts. Quelques degrés de plus peut aussi (rien n’est sûr) entrainer plus ou moins de précipitation. C’est au choix, mais quoi qu’il arrive cela sera perturbé. Les choses ne sont pas si simpliste…
              C’est sans parler des insectes qui disparaissent à vitesse grand V, les abeilles surtout. Après on peut polliniser à la main. Je le fais dans mon jardin pour mes courgettes certaines années. Mais c’est pour ma petite famille, c’est pas pour nourrir tout un village.
              Il faudra que toutes ces petites bébêtes s’adaptent au groenland et au sahara… Je vais monter une ONG : BEE GRO or BEE SAD, pour favoriser l’implantation des abeilles dans ces futurs eldorados. J’avais pas pensé à m’installer à tombouctou ou zagora, mais je vais étudier cette merveilleuse option.
              Le coup des panneaux solaires, j’adore aussi. Pour fabriquer ces trucs, qui représentent aujourd’hui à peine 1% de la production mondiale d’énergie, il faut débourser une telle décharge d’énergie qu’il vaut mieux encore le pétrole : extraction des matériaux, fabrication, transport, pile pour stocker… Une catastrophe écologie mais verte. J’adore.

              La seule bonne énergie, c’est celle pas consommée

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            • Gilgamesh // 28.09.2018 à 23h48

              @Cédric

              Je suis tout comme vous attéré par certaines lectures :'(
              Je me dis que la prise de conscience n’est pas seulement une question d’information (disponible abondamment) mais de croyance.

              Certaines personnes ne peuvent pas croire à l’effondrement inéluctable non par manque d’information mais parce qu’ils ne peuvent pas y croire.

              Chacun à son rythme y arrivera, c’est certain. Je m’interroge toutefois sur le rôle coupable de la télévision dans ce déni, en me tournant vers la sémantique :
              • télé = à distance
              • vision = voir

              … il y a – indépendamment du contenu diffusé (parfois excellent, https://www.youtube.com/watch?v=wZT3drAYIzo) – comme une mise à distance du réel qui permet de rassurer le consommateur d’images.

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            • faxmax // 29.09.2018 à 01h32

              @cedric
              Un panneau solaire ça a une durée de vie d’au moins 25 ans (3 ans pour amortir son coût énergétique) et son recyclage est déjà bien maîtrisé, alors tant qu’à cramer du pétrole autant en faire des panneaux solaires, pour moi y a aucun doute là-dessus.

              @Gilgamesh
              Moi je remarque surtout une certaine excitation malsaine, une forme de pessimisme impatient chez certains “initiés”( je ne dit pas ça pour vous particulièrement). Là on est sur des problèmes macro en tous genres, des trucs de masse qui exige une certaine forme de finesse, de lenteur, car il y a beaucoup d’inertie en quelque sorte… je ne suis pas sûr que de crier partout à l’effondrement inéluctable voire imminent soit une très bonne idée. La meilleure option c’est une transition lente dans les faits mais aussi dans les esprits et j’ai l’impression que bon gré mal gré c’est ce qui se passe actuellement, j’observe même une montée en puissance assez régulière. Bon, personne n’imaginait l’arrivée d’un climato-sceptique particulièrement obtus a la tête de la première puissance mondiale, c’est certain.

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            • Gilgamesh // 29.09.2018 à 02h51

              @faxmax

              Merci pour votre remarque judicieuse concernant le “pessimisme impatient”. Il faut effectivement se méfier des cassandres, qui énoncent des prophéties dramatiques qui peuvent paraître exagérées.

              Mais d’un autre côté il faut également que chacun arrive à lier les évènements épars dont il a connaissance (de la raréfaction des ressources à l’augmentation accélérée des températures en passant par la 6e extinction).

              Le terme effondrement a le mérite de faire ce lien et de remplacer celui de crise :
              • dont les décideurs et médias nous rabâchent les oreilles depuis des décennies d’inaction
              • et qui suppose qu’un retour “à la normale” est souhaitable (la mythique croissance, qui est en réalité le problème et en aucun cas la solution, comme le dit Ruffin : https://www.youtube.com/watch?v=fRUxBKOq9kc)

              C’est pourquoi il me paraît opportun de parler d’effondrement chaque fois que l’occasion s’y prête. Y compris sur ces forums où je lis parfois des choses qui m’attristent 🙁

              Les liens pour s’informer sont nombreux, par exemple Thinkerview régulièrement cité sur Les-Crises.fr :
              https://www.youtube.com/watch?v=lMJbD7Yjfuc
              https://www.youtube.com/watch?v=5xziAeW7l6w

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              Alerter
        • Raoul C, // 29.09.2018 à 00h47

          Plus de chaleur = plus d’évaporation = plus d’eau.

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          • Gilgamesh // 29.09.2018 à 01h45

            Bonjour Raoul C

            Votre équation est juste au niveau de nos casseroles 🙂

            Mais il convient de se méfier de ce genre de simplification extrême
            ›› non seulement “plus de chaleur” induit d’autres types de changements (accidents climatiques violents, fonte des glaciers et assèchement des fleuves, perte de biodiversité, désertification, émigrations, …)
            ›› mais en plus ces changements s’imbriquent et s’entretiennent dans un cercle vicieux (par exemple modification des courants marins, exemple : https://www.youtube.com/watch?v=CIJJ4X0cv94)

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            Alerter
          • Raoul C, // 29.09.2018 à 02h39

            Cédric, ce n’est pas localisé au Maroc et les abeilles ne disparaissent pas à cause de la chaleur (mais plutôt de pertes d’habitats et de produits chimiques).

            Pour abeilles, les apiculteurs du Canada importent leurs reines d’Australie (nettement plus chaud et pourtant elles survivent). Pourquoi l’Australie? Car ce pays (très) chaud, très strict au niveau de la biosécurité, est encore exempt de certaines maladies.

            Pour le verdissement du Sahara, des pointeurs en anglais (ça fait sérieux) :

            Pearce, Fred, “Africa’s deserts are in ‘spectacular’ retreat”, New Scientist,
            18 September 2002, http://www.newscientist.com/article/dn2811-africasdeserts-are-in-spectacular-retreat.html?full=true&print=true

            Olsson, L., Eklundh, L. And Ardo, J., “A recent greening of the Sahel – trends,
            patterns and potential causes”, Journal of Arid Environments, 2005, Volume
            63, pp 556-566.

            Owen, James, “Sahara Desert Greening Due to Climate Change?”,
            National Geographic, 31 July 2009, http://news.nationalgeographic.com/
            news/2009/07/090731-green-sahara.html

            Olsson, Lennart, “Greening of the Sahel”, Encyclopaedia of Earth, 29 August
            2008, http://www.eoearth.org/article/Greening_of_the_Sahel

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      • Pinouille // 28.09.2018 à 09h54

        L’effet de serre est principalement du à la combustion des énergies fossiles.
        Sommes nous en mesure de nous organiser à l’échelle mondiale pour stopper cette consommation/combustion (car la simple diminution ne ferait que repousser l’échéance)? Non.
        Du coup, il me semble plus pertinent d’estimer (est-ce possible?) les conséquences de ce réchauffement climatique région par région. Et commencer à se préparer sur la base de ces projections. Il vaut mieux ne pas trop tarder car on aura consommé toutes ces énergies fossiles dans quelques décennies.
        Deux points cruciaux:
        – les surfaces cultivables et réserves d’eau augmenteront ou diminueront?
        – la biodiversité supportera-t-elle ce changement rapide?

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        • Sam // 29.09.2018 à 11h29

          Deux points cruciaux:
          – les surfaces cultivables et réserves d’eau augmenteront ou diminueront?
          – la biodiversité supportera-t-elle ce changement rapide?

          Vous pouvez d’ors et déjà ôter le futur : les surfaces cultivables diminuent dans des proportions alarmantes, et la biodiversité est en train de s’effondrer à un rythme encore plus alarmant.

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          • Patrick // 29.09.2018 à 16h23

            sauf que ça n’a rien à voir avec un quelconque changement climatique.
            Une partie est urbanisée parce qu’il faut bien loger une population en constante augmentation et installer des industries pour faire vivre tout e monde
            Une partie est détruite par des modes de culture stupides.

            De même pour la biodiversité

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        • Seraphim // 29.09.2018 à 12h37

          Si l’effet de serre existait, les paysans s’en serviraient! Il ne vous a pas échappé que, autant autrefois on faisait des petites serres en verre, aujourd’hui, en totalité les serres sont recouvertes de polyéthylène, de plastique transparent. Surtout, contrairement au verre, transparent aux infra-rouges!! Et pourtant, elles marchent! Donc les serres ne sont pas chaudes par retenue des dits infrarouges (doxa), mais par un obstacle à la convection par la membrane.
          “Convection” vous dis-je!

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          • Patrick // 29.09.2018 à 21h50

            j’ai deux serres , une en verre et une en PVC.
            Il y a une différence de prix conséquente, ça explique en partie la préférence pour le PVC.
            Ma serre en verre est beaucoup plus chaude , voire même trop chaude en plein été.
            La serre en PVC monte facilement à 40°C , il est nécessaire de l’ouvrir en été pour ventiler un peu, donc la convection ça chauffe !!

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            • Séraphim // 03.10.2018 à 08h47

              en l’occurence c’est l’absence de convection avec l’extérieur, causé par l’obstacle de la membrane, qui conserve la chaleur accumulée par l’atmosphère intérieure du fait des radiations directes et visibles du soleil. Rien à voir avec les infra-rouges! Des expériences précises ont démontré d’ailleurs que la différence de température acquise avec le verre ou le PVC est négligeable par rapport au gain global de température au bout de quelques heures. Il se peut que le verre, juste du fait de son épaisseur soit plus isolant aux échanges par convection que le PVC, d’où une différence de 0,5°C sur un gain de 20°C. Il faudrait faire l’expérience avec un PVC aussi épais que le verre..

                +0

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      • Subotai // 28.09.2018 à 18h51

        Ya juste qu’il faudrait qu’il reste suffisamment d’humains pour nécessiter des mises en culture à grande échelle. *<:o)
        La plus grand probabilité est :économie de subsistance pour les bandes humaines dans de vastes jungles, avec des ilots de "Civilisation" surprotégés bénéficiant de tout ce qui reste de technologie pour les privilégiés… 🙂
        Un monde à la Zardoz, quoi…

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      • Gilgamesh // 28.09.2018 à 23h13

        @Patrick

        “La question à se poser est : est-ce que c’est grave ?”
        Ce serait aimable à vous de préciser lorsque vous faites du second degré 🙂

        Car je n’imagine pas un instant que l’on puisse douter de la gravité de la situation.

        ›› la fonte de la banquise signifie la perte définitive des réserves d’eau douce du globe, la montée des océans, la libération de méthane dans l’atmosphère et la perpétuation de l’extractivisme.

        ›› ce qui fait défaut dans le raisonnement de ceux qui voit le réchauffement comme un bienfait c’est
        • d’une part un axe chronologique (le réchauffement actuel est ultra rapide et ne laisse le temps à aucune espèce de s’adapter)
        • et d’autre part l’appréhension du climat comme un système en équilibre (un cercle vicieux est enclenché depuis le XXe siècle, le réchauffement s’auto-alimente et s’aggrave)

        ›› j’invite les personnes intéressées par les perspectives d’emballement de s’intéresser aux vidéos de Jean-Marc Jancovici commentant le GIEC (exemple : https://www.youtube.com/watch?v=ge0vgqlO-mo)

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        • Patrick // 29.09.2018 à 10h44

          Jancovici fait d’excellentes conférences sur l’énergie et les problèmes qui vont se poser à court terme. Pour l’énergie , on a les chiffres ( consommation / production) , donc le raisonnement est parfaitement maîtrisé.
          Pour les questions de CO2 et de climat je suis beaucoup plus réservé.

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        • Gilgamesh // 29.09.2018 à 13h18

          “Pour les questions de CO2 et de climat je suis beaucoup plus réservé.”

          Il serait intéressant que vous développiez car énoncés de cette manière lapidaire vos réserves n’ont pas beaucoup d’intérêt pour les autres contributeurs de ce forum.

          Quelles sont les informations ou approches de M. Jancovici qui méritent le scepticisme ?

          Merci 🙂

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          • Patrick // 29.09.2018 à 15h14

            Comme précisé , en ce qui concerne l’énergie on connait le nombre TW/h ou de GW qui nous sont nécessaires , ainsi que les quantités de pétrole pour faire fonctionner notre société. Jancovici est très bon la-dessus.
            Pour le climat , pas de chiffres fiables , des modèles mathématiques qui donnent tout et son contraire, le GIEC ne présentant que celles favorables à sa survie et à ses subventions.
            Les modèles basés uniquement sur le CO2 ne son manifestement pas fiables, les prévisions à court terme ne sont plus publiées , c’était trop facile de voir qu’elles étaient fausses. Au moins avec une prévsion à 100 ans on ne risque pas grand chose.

            Même 2018 a l’air d’être plus frais que les années précédentes, et ce sont les plus gros subventionnés du réchauffement qui l’annoncent

            https://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/2018/08/supplemental/page-1

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            • Sam // 29.09.2018 à 15h57

              Votre site fait de l’année 2018 la 4ème plus chaude enregistrée depuis 1880 (après 2015, 2016 et 2017), ce que vous traduisez par “2018 a l’air d’être plus frais que les années précédentes”.

              Pour compléter, du même site mais un peu plus loin :
              https://www.ncdc.noaa.gov/cag/global/time-series/europe/land/5/8/1910-2018
              2018 est l’année qui a le plus d’anomalies climatiques (écarts prolongés de la moyenne depuis 1910), les anomalies étant de 4°F au dessus.

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            • Patrick // 29.09.2018 à 21h57

              ” la 4ème plus chaude enregistrée depuis 1880 (après 2015, 2016 et 2017)”

              moins chaude que 2015, 2016, 2017 … donc on n’a pas d’augmentation linéaire de la température alors que le CO2 continue à croître.
              Comme la période des années 40 à 70 qui représentait une période de refroidissement alors que le CO2 augmentait.

              Conclusion : pas de relation linéaire entre augmentaton du CO2 et augmentation de la température .. les modèles sont faux , il manque des variables.

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          • Gilgamesh // 29.09.2018 à 17h21

            “le GIEC ne présentant que celles favorables à sa survie et à ses subventions.”

            C’est bien triste de croire que les milliers de scientifiques qui contribuent aux études agissent de manière intéressée. Si vous vous renseigniez un petit peu plus sur le financement du GIEC, vous apprendriez que
            • les études sont réalisées sur les deniers des laboratoires auxquels ces scientifiques appartiennent, c’est une dépense supplémentaire (= de l’argent qui n’est pas dépensé pour d’autres recherches)
            • les quelques 8 millions d’euros dépensés par le GIEC (l’équivalent d’un jackpot hebdomadaire au loto) ne vont évidemment pas dans les poches des chercheurs mais sont dépensés pour les conférences, hôtels et billets d’avion

            Vos propos sont diffamatoires.

            Quant à la fiabilité des données produites par le GIEC, il ne vous aura pas échappé que les chercheurs établissent des scénarios pas des prévisions. Comment voulez-vous dans ce cas que les résultats ne soient pas “fiables” puisqu’ils intègrent la notion de probabilité ?

            Vous ajoutez à la diffamation une mauvaise compréhension de la démarche scientifique. Car en réalité si on peut émettre des réserves sur les résultats publiés c’est à propos de leur excès de prudence. Dixit Aurélien Barrau, https://youtu.be/XO4q9oVrWWw?t=10m43s

            Vous me semblez être informé mais vous servir de cette information pour alimenter votre déni 🙁

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            • Patrick // 29.09.2018 à 19h02

              Aurélien Barraud ? Celui qui est prêt à instaurer une dictature mondiale ? Certainement sous le contrôle de l’ONU dont le GIEC n’est qu’une filiale ?
              L’objectif devient clair. La nouvelle religion avec ses grands prêtres pour asservir le peuple

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            • Gilgamesh // 29.09.2018 à 19h43

              @Patrick

              Vous confondez esprit de contradiction et “rebellitude”, cette attitude consistant à raconter n’importe quoi pourvu que ce ne soit pas partagé par le plus grand nombre. Vous parlez d’asservissement mais j’ai l’impression que vous n’avez besoin de personne pour vous passer une camisole mentale.

              Aucun intérêt à continuer à échanger avec vous. Amen 🙂

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            • Patrick // 29.09.2018 à 21h41

              “Quant à la fiabilité des données produites par le GIEC, il ne vous aura pas échappé que les chercheurs établissent des scénarios pas des prévisions. ”

              ah bon ? alors pourquoi on nous annonce des augmentations de températures au degré près ? c’est pas une prévision ?
              En tout cas tous les “scénarios ” vérifiables , donc à court terme, ont été invalidés par les faits .
              Pour ceux à long terme …. nous serons tous morts d’ici là.

              En fait le problème n’est pas le fait que le climat change mais le fait que seule l’augmentation du CO2 est prise en compte , alors que personne ne sait modéliser correctement les évolutions du climat.

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      • Sam // 29.09.2018 à 11h36

        “La question à se poser est : est-ce c’est grave ?
        Des Gt de CO2 et quelques degrés en plus , ça veut dire de la végétation de partout, des récoltes superbes , le désert qui peut reverdir , sans parler des sols gelés jusque là qui seront mis en culture.”

        Votre corps est à 37°. Quelques degrés de plus, et vous êtes mort.

        La biodiversité, c’est pareil : un ensemble d’équilibres fragiles. Se réjouir du réchauffement c’est suicidaire, et parfaitement stupide.
        Mais bon, en 2018, cela semble être la norme…

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        • Bamboo // 29.09.2018 à 15h58

          C’est d’ailleurs bien connu : il suffit de comparer la production de la biosphère aux pôles et aux tropiques pour voir combien la chaleur est catastrophique pour la biosphère. Le site CO2 sciences apporte pas mal de sujets de méditation sur la catastrophe climatique du réchauffement….

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          • Sam // 30.09.2018 à 20h19

            CO2 Science, (c) Center for the study of carbon dioxide and global change

            Sans aller plus loin :
            https://en.wikipedia.org/wiki/Center_for_the_Study_of_Carbon_Dioxide_and_Global_Change

            “on ne parle pas de nos financements, parce que gnagnagna…”
            Mais quand même, Exxon Mobil, et Peabody Energy, la plus grosse compagnie minière de charbon des US.

            Sujets de méditation. C’est sûr que l’on se rassure comme on peut…

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      • bhhell // 29.09.2018 à 21h02

        Faut arrêter de regarder de très mauvais films de science fiction. Les sols agricoles, c’est pas du business investment, on est dans des temps géologiques.
        Il suffit en revanche d’une ou deux saisons catastrophique pour engendrer une famine.
        Comme le dit Cédric, vous êtes dans la pensée magique. Le changement climatique, ce sont des courants marins et aériens extrêmement ralentis avec comme conséquence des épisodes de sécheresse et de pluie extrêmement sévères, en contradiction radicale avec l’équilibre climatique qui a permis et accompagné l”ère agricole depuis 10 000 ans.
        Tous les scénarios scientifiques sans exception (pas les opinions qui se déversent sur la toile) prédisent l’enfer dans un monde à + 2°c.
        Quand au reverdissement du Sahara, c’est encore un délire (washington post du mois de mars: Le plus grand désert chaud de la Terre, le Sahara, s’agrandit, révèle une nouvelle étude. Au Soudan et au Tchad, il progresse vers le sud sur des terres plus tropicales, transformant la végétation verte en sol sec et le sol autrefois utilisé pour l’agriculture dans des zones stériles dans les zones les moins aptes à le perdre) qui vient s’ajouter à une longue litanie comme par exemple “l’extension de l’arctique” alors que son volume n’a jamais été aussi faible.

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    • Alfred // 28.09.2018 à 10h13

      Même avec les meilleures volontés du monde ce ne serait pas si simple. Les deserts réfléchissent le rayonnement (comme une voiture blanche) alors que les oceans … et les panneaux solaires les absorbent (comme les voitures noires). Cette solution continuerait aussi au réchauffement climatique. Il n’y a pas de solution évidente au problème (à part vivre comme au moyen age (et pourquoi pas..)).

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      • zx8118 // 28.09.2018 à 15h08

        Le réchauffement fait partie d’un problème plus générale qui est celui des pollutions, lequel est incompatible avec l’idéologie fanatique de la croissance.
        Des mesures évidentes sinon des solutions il y en a à foison, concernant les corporations mais aussi tout en chacun.
        https://www.fne.asso.fr/dossiers/linsoutenable-pollution-de-lair-du-transport-maritime-navire-bateaux-croisi%C3%A8res
        https://www.cnews.fr/monde/2018-08-21/la-consommation-de-viande-principale-cause-du-rechauffement-climatique-725924
        https://www.huffingtonpost.fr/adnan-jaoui/agriculture-biologique-rechauffement-climatique_a_21712980/
        etc.

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      • Gilgamesh // 28.09.2018 à 21h54

        @zx8118

        Pour être précis,
        › le réchauffement climatique n’est pas le fait “des” pollutions en général, mais du rejet dans l’atmosphère de gaz spécifiques, dits gaz à effet de serre (le fameux CO2 mais également le méthane encore bien plus nocif de ce point de vue). Donc initialement, le réchauffement climatique accéléré que l’on constate depuis plusieurs décennies est la résultante de l’effet de serre produit par nos sociétés développées
        › ce réchauffement accéléré semble actuellement s’emballer car la hausse des températures déséquilibre d’autres paramètres (par exemple la fonte de la banquise réduit la capacité du globe de réfléchir les rayons solaires, la fonte du permafrost libère du méthane en très grande quantité … tout cela concoure au réchauffement global initié par l’effet de serre)

        Merci pour vos liens.

        Pour ma part je recommande à ceux qui voudraient entrer un peu dans le détail de visionner les conférences de Jean-Marc Jancovici (par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=2JH6TwaDYW4&t=5417s). Son travail de vulgarisation est vraiment très efficace 🙂

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        • zx8118 // 29.09.2018 à 15h41

          “Pollution” au sens large du terme de dégradation de l’écosystème. On ne peut pas prendre isolément le problème du réchauffement, la nature (dont nous faisons partie) est un système éminemment interconnecté.
          Idem pour les causes des dégradations et de la cause des causes, le capitalisme débridé.

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    • Seraphim // 29.09.2018 à 04h42

      En quoi les panneaux solaires mettent à mal les “intérêts occidentaux”?? Ils ont été développés et promus par les Inuits et les Bhoutanais ? Le rush de toutes les compagnies grandes et petites dans le business solaire montre…le contraire! Pourquoi? C’est simple: le solaire, qui produit avec un taux de charge de 18%, soit une efficacité équivalente à 4h1/2 par jour, contraint de facto l’opérateur à produire le reste du temps, soit 24-4,5= 19h30mns par jour à l’aide du gaz (ou du charbon, ou du pétrole)! Quelle aubaine!! Céder sur 20% pour se garantir 80%. Ça c’est du deal! En apparaissant, pour les gogos, vertueux!

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      • Patrick // 29.09.2018 à 10h46

        surtout qu’en plus l’électricité verte est subventionnée au maximum.
        L’industrie chinoise et le grands du secteur se frottent les mains.
        Quand Trump a déclaré que les USA se retiraient des accords de Paris , c’est Goldman Sachs qui gueulait le plus fort.

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  • fox 23 // 28.09.2018 à 09h45

    Pas de chance, sur la quasi totalité du globe, l’équateur est un endroit où les forêts sont denses, grâce à ce climat et chez nous ça ne sert qu’à vider la trésorerie d’EDF avec des prix de rachat un peu délirants.
    Ce n’est donc sans doute pas la vraie solution, même partielle, on la sort d’où l’énergie nécessaire la nuit ?
    Cherchons mieux et ailleurs !

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    • pap // 28.09.2018 à 17h32

      Les latitudes équatoriales sont propices à une végétation luxuriante grâce à de très fortes précipitations. Or, avec le réchauffement climatique, c’est le cycle de l’eau qui raccourci. Cela signifie davantage de précipitations au niveau de l’équateur et moins au niveau des zones tempérées. En bref, il fera davantage chaud et sec sous nos cieux.

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  • Pinouille // 28.09.2018 à 09h54

    L’effet de serre est principalement du à la combustion des énergies fossiles.
    Sommes nous en mesure de nous organiser à l’échelle mondiale pour stopper cette consommation/combustion (car la simple diminution ne ferait que repousser l’échéance)? Non.
    Du coup, il me semble plus pertinent d’estimer (est-ce possible?) les conséquences de ce réchauffement climatique région par région. Et commencer à se préparer sur la base de ces projections. Il vaut mieux ne pas trop tarder car on aura consommé toutes ces énergies fossiles dans quelques décennies.
    Deux points cruciaux:
    – les surfaces cultivables et réserves d’eau augmenteront ou diminueront?
    – la biodiversité supportera-t-elle ce changement rapide?

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    • Gilgamesh // 28.09.2018 à 14h44

      @Pinouille

      “on aura consommé toutes ces énergies fossiles dans quelques décennies.”
      > c’est faux, malheureusement
      > la terre renferme des quantités de charbon quasi inépuisables et à l’extraction relativement facile

      Par ailleurs :
      • le réchauffement climatique fait fondre les réserves d’eau douce constituées par les glaciers, certains fleuves sont en cours d’assèchement (saisonnier mais à terme complet). https://youtu.be/S8cO0FPTtUg?t=13m15s
      • la biodiversité ne supporte déjà pas le réchauffement actuel, cela ne peut qu’empirer (effets de paliers)

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  • Pierre // 28.09.2018 à 10h01

    Comment? Comment on peut parler de réduire les émissions de gaz a effet de serre et en parallèle de développer l’économie?? C’est un non-sens. D’un coté on va se réjouir de vendre 200 Airbus A320 pour transporter de plus en plus de gens (la population sur terre augmente, hé oui) et de l’autre ces 200 Airbus vont produire des tonnes de gaz a effet de serre en plus (25 000L de kérosène les réservoirs de cet avion…). Non, non non et non, on va droit dans le mur et puis c’est tout, c’est de la pure logique

      +12

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    • Sam // 29.09.2018 à 11h43

      “on va droit dans le mur et puis c’est tout, c’est de la pure logique”

      C’est de la pure folie plutôt, totalement illogique.

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    • Patrick // 29.09.2018 à 16h16

      à propos des Airbus
      Il m’arrive de me déplacer par des vols commerciaux , ces dernières années c’est presque uniquement pour des déplacements professionnels. Je suis effaré par le monde qu’il y a dans les aéroports et visiblement pas pour des obligations professionnelles.

      Dans le sytle :” ouiinnn , il y a le méchant CO2 qui réchauffe … eh les gars , Easyjet fait des promos , on se fait un week-end à Barcelone ? “

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  • Veloute // 28.09.2018 à 10h20

    Intéressant ce choix de mots “budget carbone”. Il suffit de s’y pencher 2 mn pour voir se dessiner les limites du concept induit.

    De plein pied enraciné dans la pensée néo libérale, le concept voudrait que nous ayons une enveloppe de carbone de poche annuelle à claquer. Avec discernement, svp, le découvert n’est pas autorisé (c’est ma partie éco responsable du concept) bien qu’inéluctable (c’est la partie naïve du concept) si on persiste à réfléchir les sociétés humaines avec pour seul leitmotiv la production de valeur et, donc, de biens (c’est la partie foutage de gueule du concept).

    Un article en forme de balle dans le pieds, donc, dont la pertinence du propos est inversement proportionnelle au coût carbone de sa conception sur un ordinnateur, sont upload et sa disponibilité sur un ou plusieurs serveurs. —> poubelle !

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  • Ardéchoix // 28.09.2018 à 10h45

    Allez une bonne taxe “permafrost” et v’là. Agir à l’identique de notre bon gouvernement avec les trous et les impôts
    Paradoxe du fromage ou du budget, au choix 😉
    Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous, or plus il y a de trous, moins il y a de gruyère, donc plus il y a de gruyère, moins il y a de gruyère.

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    • zx8118 // 28.09.2018 à 11h29

      Le gruyère n’a pas de trous mais admettons.
      Ce n’est pas un paradoxe mais une confusion provenant d’une formulation imprécise. La première proposition concerne le nb de pièces de fromage, la seconde la proportion entre le nb de trous et la masse de fromage. En augmentant le nb de fromage on augmente en quantité et la masse de fromage et le nb de trous. La proportion elle ne change pas.
      C’est trivial (*) mais en ces temps orweliens il fallait le dire. (*) sauf pour ceux qui ont voté micron sinon ils ne l’auraient pas fait.

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      • Ardéchoix // 28.09.2018 à 12h00

        @zx8118
        Plus il y a des trous plus y a des impôts, plus il y a des impôts plus y des trous, donc plus y a des trous plus y a des trous. Cette formule doit être plus juste, parce qu’ils l’utilisent depuis longtemps 😉

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        • zx8118 // 28.09.2018 à 15h18

          Le monde se porterait mieux si à la place des cours de communication on enseignait la logique pour se protéger des manipulations du langage et des sophismes.

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  • DocteurGrodois // 28.09.2018 à 10h48

    Je me demande si cette synthèse s’adresse à des technocrates ou à des traders Futures&Options.

    “Des fluctuations sont à prévoir sur les produits Crédit Carbone”.

    ou

    “Une nouvelle taxe carbone pourrait être mise à l’étude”.

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    • Patrick // 29.09.2018 à 10h48

      Ce bon vieux forban d’AlGore se frotte les mains. Il pense même à faire encore un film pour faire monter le marché du carbone.

        +2

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  • Pollix // 28.09.2018 à 11h06

    Des pistes technologiques pour ceux qui ne veulent pas rester dans une atmosphère confinée intellectuellement…
    https://www.industrie-techno.com/dompter-le-climat-capturer-le-co2-de-l-atmosphere.45027
    et autres…

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    • kinimodo // 28.09.2018 à 12h42

      Le captage du co2 avec la chaux m’a bien fait rire…
      On fabrique de la chaux avec du calcaire qui libère du Co2 mais on le capture aussitôt sans nous dire comment, puis avec cette chaux on capte le Co2 atmosphérique.
      Une usine à gaz que les shadoks auraient surement adopté !

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  • kinimodo // 28.09.2018 à 12h15

    Beaucoup de chiffres et d’anticipations sur les conséquences de ce dégel du permafrost mais aucuns chiffres concernant l’état des lieux pour ce dégel constaté: surfaces concernées, profondeur, évolution dans le temps, quantité de méthane et Co2 libérée /surface… Pas simple d’ailleurs puisque de grands territoires de permafrost dégèlent naturellement en surface au printemps (couche active) bien avant que le réchauffement climatique n’ai accentué ce phénomène.
    La carte du NSIDC donne peut être ces informations mais la légende n’est pas lisible. Elle ne l’est d’ailleurs pas non plus directement à la source sur leur site, dommage !
    https://nsidc.org/fgdc/maps/ipa_browse.html

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  • christiangedeon // 28.09.2018 à 16h53

    Pfffff. Encore cette arrogance,désolé pour le mot! C’est insupportable à la fin. la nature fera ce qu’elle voudra d’une part, et à mon sens certaines des solutions préconisées seront pire que le mal. Comme cette lubie du tout électrique,y compris les panneaux n’est ce pas,dont la fabrication est super CO² et les matériaux hyper polluants à terme. Est ce que vous savez ce qu’il y a comme saloperies dans toutes ces nouvelles batteries hyper performantes qui sortent en ce moment? Et que dire des champs d’éoliennes? Par contre l’hydraulique,rien,nada,que dalle. Rapporte pas assez…sans comppter les “défenseurs de la nature ” qui gueulent comme des veaux au moindre projet de barrage…les énergies dites nouvelles ne seront jamais que des palliatifs et rien d’autre. C’est fou quand même,tous ces grap^hiques et tous ces chiffres pontifiants face à la Nature…demain une chaîne de volcans se remet en route,et ce sera un désastre! Un peu d’humilité que diable.

      +6

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    • Gilgamesh // 28.09.2018 à 21h27

      Toutes les informations que vous égrainez sont connues de tous, et en premier des chercheurs et les défenseurs de la Nature. A part les qualifier d’arrogants, vous n’avez rien à leur dire d”autre ? Peut-être les remercier de vous avoir instruit de ces problèmes ?

      Pour ce qui me concerne j’aimerais bien savoir ce que c’est que cette “lubie du tout électrique” que vous dénoncez. J’en ris encore. Donc merci à vous 🙂

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      • christian gedeon // 29.09.2018 à 16h41

        Tant mieux si vous en riez,c’est le but. Le tout éléctrique? ben le photovoltaïque,les véhicules, et tout le toutim. Avec force éléments ultra polluants dont ne parle presque jamais,sans compter les métaux rares nécessaires à toutes ces batteries extraits au prix du sang,africain,notamment. Instruits? mais ils ne nous ont instuit de rien du tout. Nous avons des yeux pour voir et des narines pour sentir,et le bon sens nécessaire pour savoir qu’une mer de plastqiues divers et variés nous submerge,n’est ce pas? Par contre,pas un de ces analystes spécialistes experts autoproclamés pour ose s’attaquer à la racine du mal… l’hyper démographie et l’hyper consommation…

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      • Gilgamesh // 29.09.2018 à 20h05

        @Christian

        Je préfère me fier aux études scientifiques plutôt qu’à mes sens, cela me paraît moins subjectif 🙂

        Le “tout électrique” n’est pas le terme qui convient, c’est cela qui me faisait rire. On est déjà dans le tout électrique puisque l’objet des centrales (nucléaires, charbon, pétrole) est de produire de l’électricité. En fait ce qui vous semble vous inquiéter – non sans raison – c’est l’énergie dite renouvelable :
        • qui ne l’est pas tant que cela (les terres rares qui permettent de concevoir les panneaux et les éoliennes sont comme leur nom l’indique, en stocks limités)
        • et qui pollue car utilise pour être pilotée des batteries non entièrement recyclables

        Désolé pour cette rectification de vos propos, mais il me semblait important de préciser pour éviter les confusions 😉

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  • jp // 28.09.2018 à 19h16

    je trouve étonnant que personne ne pense que les 1er gros producteurs de CO2 sont les armées et les guerres, USA en tête mais les autres armées ne sont pas en reste.
    Quant aux panneaux solaires, rien n’est prévu pour leur recyclage, la Chine sera le bec dans 30 ans

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  • Jaicruvoir // 29.09.2018 à 19h39

    Le premier gaz a effet de serre est la vapeur d’eau. Mais le GIEC n’en parle jamais, allez savoir pourquoi?
    Exemple quand la nuit il y a des nuages ( vapeur d’eau) les nuits sont plus chaudes que les nuits avec un ciel étoilés

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    • Gilgamesh // 29.09.2018 à 19h57

      @Jaicruvoir

      Les scientifiques sont évidemment au courant que les nuages sont à l’origine d’un effet de serre naturel tout autour du globe (à 90% si on additionne vapeur d’eau + nuages, à 60% si on ne considère que la vapeur d’eau). Sans cette vapeur d’eau dans l’atmosphère, la température serait inférieure de 18° environ.

      Si les scientifiques n’insistent pas sur ce paramètre c’est que l’activité humaine est très marginalement la cause de la vapeur d’eau atmosphérique (centrales nucléaires) et que cette vapeur d’eau ne reste que quelques jours dans l’air.

      Les émissions humaines de vapeur d’eau jouent donc un rôle direct très négligeable dans l’augmentation de l’effet de serre. En revanche l’augmentation de l’effet de serre conduisant au réchauffement global du globe, le “surplus” de vapeur d’eau qui en résulte contribue à un emballement.

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      • Jaicruvoir // 30.09.2018 à 09h57

        Les émissions de vapeur d’eau sont du au soleil pas à l’homme.
        Deep Space Climate Observatory est le dernier satellite destiné lancé cette année pour observer l’activité solaire et ses effets sur la Terre.
        la puissances du soleil est incommensurable par rapport à la fourmi humaine.

        exemple:
        La France a émis en 2016 316 millions de tonnes de CO2
        Le monde a émis en 2016 36 400 millions de tonnes CO2

        La France avec 66 millions d’habitants ne représentent que 1% de la population et seulement 0,86% de la totalité du CO2 produit dans le monde en 2016.
        Donc baisser nos (La France) émissions de CO2 de 20% ne fera baisser le taux d’émission mondial de seulement 0..17%. Une goutte d’eau…..
        Et même si on s’effacer cela ne changera rien

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