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25.juin.201825.6.2018 // Les Crises

La civilisation mondiale deviendra un enfer sur Terre si nous ne choisissons pas un nouveau modèle. Par Nafeez Ahmed

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Source : Insurge Intelligence, Nafeez Ahmed, 05-06-2018

Le pionnier britannique de l’énergie met en garde contre un avenir incertain tout en soulignant la probabilité croissante d’une « grande transition ».

À la fin de l’année dernière, le Dr Jeremy Leggett – entrepreneur dans le domaine de l’énergie solaire, ancien pétrolier et conseiller du gouvernement – a donné une conférence révélatrice au cours de laquelle, pour la première fois, il a exposé sa vision de deux avenirs possibles pour la société humaine.

Jeremy Leggett au 42 Acres à Londres

S’exprimant à l’occasion d’un événement organisé par le magazine Resurgence & Ecologist, il a déclaré à un auditoire captivé que le monde s’approchait d’un point de rupture majeur, point où nos choix fermeraient rapidement l’un ou l’autre des avenirs possibles. Un de ces scénario promet une transition réussie vers un nouveau type de civilisation, plus évoluée. L’autre annonce la fin de la société d’abondance, le chaos despotique et le conflit.

L’ascension de la civilisation

Le scénario positif de Leggett a commencé par l’évaluation des prévisions en matière de transition vers les énergies renouvelables. Jusqu’à présent, a-t-il noté, la production d’énergie solaire a doublé huit fois en 16 ans, en partant de rien. Malgré cette augmentation exponentielle, le solaire ne fournit encore qu’environ 2 % de l’énergie mondiale.

Mais selon certains prévisionnistes, si ce rythme d’expansion se poursuit – si nous continuons à doubler encore six fois, en seulement 12 ans « vous fournissez toute l’énergie dont le monde a besoin actuellement. Pas l’électricité, l’énergie ».

Une transition aussi rapide pourrait-elle vraiment se produire ? Leggett a fait valoir que ce scénario précis est un fantasme : « Une idée folle – ça n’arrivera pas ». L’énergie solaire, a-t-il souligné, n’est qu’une forme d’énergie propre dans une famille de technologies énergétiques propres. Bon nombre d’entre elles se développent rapidement, d’autres plus lentement. Les efficacités et des capacités d’approvisionnement diffèrent selon les régions. Cela signifie que le solaire seul ne pourra jamais fournir toute l’énergie du monde. La transition consistera plutôt en cette famille de technologies différentes, toutes reliées les unes aux autres et travaillant « de manière intégrée », un processus qui prendra probablement plus de temps.

L’une des technologies qui souligne les implications révolutionnaires de cette grande transition est l’intelligence artificielle (IA) – pour reprendre les mots de Leggett, la capacité des machines à imiter les processus cognitifs et l’apprentissage chez l’homme.

Grâce à l’intelligence artificielle, aux ordinateurs qui commencent à se parler et à apprendre les uns des autres, la gamme des technologies énergétiques renouvelables, complémentaires les unes des autres, pourra atteindre des rendements de plus en plus impressionnants.

Dans ce scénario, alors que la diversification des technologies énergétiques propres et intelligentes bouleverse le monde, la filière des combustibles fossiles est fragilisée – « les nouvelles technologies drainant, d’abord doucement, puis par un effet boule de neige, plus de mille milliards de dollars ».

En faisant appel à un cadre systémique, M. Leggett a ensuite expliqué comment une telle transition énergétique réussie pourrait rapidement transformer de nombreux autres secteurs de nos sociétés, de nos économies et même de notre politique et de notre culture.

La conjugaison d’une réduction des coûts dans le secteur des énergies renouvelables et de l’explosion de ceux des combustibles fossiles pourrait aboutir à ce que le pétrole, le gaz et le charbon soient « éliminés plus rapidement que prévu ». Ainsi, à mesure que les émissions de gaz à effet de serre diminuent, l’humanité se trouve dans la position inattendue de pouvoir se consacrer à la lutte contre les changements climatiques beaucoup plus rapidement et plus efficacement que ce que l’on aurait pu imaginer.

La pollution de l’air, principale cause environnementale de mortalité à l’échelle mondiale, commence à chuter très rapidement, ce qui améliore la santé humaine. Cela efface également le « coût économique de la pollution atmosphérique », évalué à environ un « mille milliards de dollars par an » en dépenses de santé, coûts sociaux, journées de travail perdues, etc.

La fin des subventions massives aux carburants fossiles, combinée aux économies en matière de santé environnementale, représente un gain économique important pour les finances publiques. Pour la première fois, les gouvernements retrouvent de la marge de manœuvre budgétaire. Et comme les nouvelles technologies renouvelables, à ce stade, sont désormais nettement moins chères que les combustibles fossiles, d’autres fonds sont mobilisés. Il en résulte que les pouvoirs publics disposent d’une plus grande liberté en matière de dépenses sociales.

Et avec une augmentation ciblée des dépenses sociales, a fait valoir Leggett, vous vous retrouvez avec « une amélioration sociétale de la cohésion et du bien-être », car la grande transition énergétique post-carbone libère des fonds publics pour la santé, l’éducation et d’autres services importants pour les communautés.

Cela, à son tour, « alimente un sentiment croissant d’appartenance à la communauté. Les gens réalisent que ces nouvelles technologies sont beaucoup plus favorables au vivre ensemble ». Les nouvelles technologies de production d’énergie renouvelable sont, dans leur conception, beaucoup plus déconcentrées. Contrairement aux énergies fossiles, elles ne se prêtent pas à la centralisation, autorisant de plus en plus de ménages, de collectivités et de petites entreprises à devenir des fournisseurs et des producteurs, et non plus seulement des consommateurs d’énergie propre.

« En voyant cela, les gens reprennent espoir d’améliorer ce qu’ils pensent essentiel ». La « politique de la demande » revient au goût du jour, tout comme la créativité, avec ce qu’elle induit d’opportunités dans divers domaines. Cela stimule l’innovation par exemple en matière de « techniques de purification de l’eau ; une priorité est donnée à une alimentation via des circuits courts et à des systèmes locaux de production d’eau et d’épuration ».

Les hameaux, les villes et les agglomérations produisent localement, bouleversant les modèles énergétiques nationaux. Et c’est ainsi que Leggett a soutenu que nous pouvons mettre fin à l’ère des guerres de l’énergie. « Beaucoup, sinon la plupart des guerres des XXe et XXIe siècles portaient sur la maîtrise des ressources », a-t-il dit. Mais, les nations ne dépendant plus, pour leur approvisionnement, d’importations en pétrole et en gaz depuis de lointaines zones de conflit, des opportunités nouvelles se font jour pour un autre type de politique internationale.

Cette nouvelle ère ouvre ainsi la voie à « de nouveaux régimes de sécurité, à une nouvelle génération de traités ». Les gouvernements sont en mesure de négocier des traités plus facilement, ce qui permet d’améliorer encore les relations internationales.

Vers la fin du siècle, nous voyons une société mondiale « à laquelle on peut appliquer le mot renaissance, totalement différente du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Peu de tensions liées aux ressources. Un monde plus stable et plus sûr. Appelons cette histoire ascension – l’ascension de la civilisation ».

La descente aux enfers sur Terre

Certains éléments de cette histoire positive ont commencé à apparaître, mais le deuxième scénario de Leggett révèle que nous serions bien plus avancés sur la voie de la dystopie.

Dans la deuxième histoire, Leggett envisageait un avenir sombre dans lequel « la technologie évolue beaucoup plus vite que ce que les gens imaginaient », avec des conséquences incontrôlées et des « inconvénients colossaux ». Tout commence, a-t-il suggéré, « avec la technologie de reconnaissance faciale et l’intelligence artificielle ». Il sera bientôt possible de faire « des choses étonnantes pour reconnaître les gens qui vont et viennent dans la rue » – un phénomène qui existe déjà en partie et qui est rapidement adopté par des entreprises comme Facebook et d’autres entreprises utilisant la biométrie. « Il n’y a vraiment pas d’échappatoire. Vous pouvez mettre un chapeau, une écharpe, des lunettes noires. L’intelligence artificielle est si performante sur ce qui reste visible qu’elle peut encore vous identifier avec 70-80 % de chances de succès ».

Dans cet avenir, même l’intimité et le bien-être de votre propre maison n’offriront aucune protection contre Big Brother. Les « appareils que les sociétés high-tech vous fournissent sont tous équipés de différentes manières pour vous espionner pour gagner plus d’argent ». Avec l’essor de la robotique, il est probable que dans quelques années, on assistera à la prolifération de « types de technologies étonnantes, dont on n’aurait jamais imaginé le potentiel ne serait-ce que quelques années auparavant ». Les robots connectés à l’intelligence artificielle seront en mesure d’assurer un déploiement sans précédent de la capacité d’apprentissage machine.

Leggett a concédé qu’il y avait dans ces avancées technologiques « un fort potentiel pour améliorer la société : soulager le fardeau du travail humain, poser des diagnostics médicaux, etc. La liste est longue. Mais bien sûr, elles peuvent aussi bien être utilisées à mauvais escient. Pour la première fois dans l’histoire des technologies, nous avons des travailleurs qui demandent aux décideurs politiques de réglementer ce qu’ils font ».

Aujourd’hui, a souligné M. Leggett, les entreprises du secteur technologique mettent au point ces nouveaux outils sans aucun cadre réglementaire. « Ils [les gens] s’inquiètent pour les emplois – nous dépouillerons la classe moyenne, ce qui entraînera de pertes d’emplois massives, nous devons faire face à cela ». Tout en ignorant les questions des syndicats sur le bien-fondé de ces développements, même les organismes de réglementation financière commenceront probablement à utiliser des robots pour des tâches de routine, voire plus complexes, pour remplacer les guichets, voire pour mener des transactions.

Poussant plus loin ces tendances, Leggett décrit un scénario dans lequel le développement rapide de l’intelligence artificielle et de la robotique « intervient alors même que l’extrême droite monte en puissance dans un certain nombre de pays. Elle est déjà arrivée aux portes du pouvoir ; bénéficiant dans les urnes, en dernier recours, des mécontentements dans de nombreux pays. Or cette droite sait utiliser ces technologies, y compris l’intelligence artificielle, pour faire avancer sa cause. Sans doute mieux que n’importe qui dans les autres camps de l’échiquier politique ».

Que se passe-t-il lorsque ces technologies sont de plus en plus utilisées par des « nations non favorables à la démocratie », qui commencent à « s’immiscer dans le processus démocratique à l’échelle de plusieurs pays ? »

La convergence de ces tendances met en évidence le risque de nombreuses incertitudes. Leggett a fait référence au scénario hypothétique suivant, comme exemple de ce que cette voie pourrait signifier pour l’humanité :

« Et puis un jour se produit un terrible incident. Une douzaine d’attaques à travers le monde, par des myriades de petits robots, des drones de la taille de la main – ces petits monstres jouent dans une toute autre catégorie – ils attaquent les défenseurs de la démocratie – politiciens, étudiants, activistes, au travers de 12 attentats à travers le monde. Attaques mortelles. Ils utilisent du venin mortel, des toxines et des engins explosifs. Le nombre de morts se mesure en centaines. »

Il s’agit d’attaques terroristes multiples dans des pays démocratiques clés, qui affolent tout le monde : « Le temps passe, les jours deviennent des semaines, les semaines des mois. La police et les services de sécurité ne trouvent pas de coupable. On pointe du doigt les terroristes religieux ou politiques, les États voyous et les éléments rebelles au sein des démocraties ».

Et le problème, pour M. Leggett, c’est que dans cet avenir, « des millions de ces appareils sont vendus régulièrement. Et pas besoin d’être ingénieur en aéronautique pour en faire des armes mortelles ».

Leur prolifération incite les gouvernements à prendre d’importantes mesures de répression – « après cela, la surveillance est généralisée. De nombreuses démocraties organisent encore ce qu’elles continuent à appeler des élections, mais les populations vivent dans les mêmes conditions que sous les dictatures. Toute protestation est bâillonnée, y compris celle des activistes identifiés » qui craignent d’être pris pour cible de la même manière.

« Les dernières démocraties glissent, les unes après les autres, pour devenir des États policiers. Certaines gardent un simulacre de vie démocratique, sans toutefois se donner la peine de cacher que les élections sont inopérantes ou truquées. D’autres deviennent des États franchement fascistes : ce sont les fascistes qui remportent les élections. Après quoi ils s’assurent qu’il n’y aura plus d’élections.

Cela se termine dans un monde dystopique où les psychopathes se sont hissés au sommet. Le monde est une scène de chaos dans laquelle les psychopathes et leurs monstrueux ego s’affrontent, menaçant chaque semaine de désastres militaires ; pendant ce temps, tous les autres problèmes perdurent – le monde glisse vers la pollution généralisée et l’insécurité, toujours au bord de la guerre apocalyptique entre des États policiers.

Appelons cela la descente vers ce qui serait un enfer sur Terre. »

Donner un sens à nos avenirs possibles

L’exploration par Leggett de ces deux scénarios – l’un merveilleux, plein d’espoir et enthousiasmant, l’autre épouvantable, effrayant et répugnant – démontre clairement ce qui est en jeu pour l’humanité. Dans la pratique, a-t-il expliqué à son auditoire, il est peu probable que nous suivrons exclusivement l’une ou l’autre de ces voies d’une manière simpliste. Nous voyons déjà que certains éléments de chacune des deux prennent forme sous nos yeux.

Mais à l’heure actuelle, comment ne pas conclure qu’en tant qu’espèce, à bien des égards, la majeure partie de nos activités a dévié sur la mauvaise pente, celle que Leggett décrit comme « l’enfer sur Terre ».

Avec la montée fulgurante de l’extrême droite à travers l’Europe, l’intégration de l’idéologie fasciste dans l’administration Trump, associée à la manipulation du Big Data pour interférer dans les processus démocratiques comme dans le scandale Facebook – Cambridge Analytica, nous voyons clairement que certains éléments de ces avenirs sont déjà présents.

En revanche, la crise du secteur des énergies fossiles continue de s’accélérer à un rythme qui a surpris les industriels. Le mois dernier, M. Leggett a noté que d’ici 2020, l’électricité renouvelable sera moins chère, dans le monde entier, que celle produite à partir de combustibles fossiles. Cette chute massive des prix pousse un nombre croissant de grandes multinationales, d’entreprises et de services publics à passer à une production renouvelable et neutre en carbone, plus de 100 grandes villes du monde entier produisant plus de 70 % de leur électricité à partir d’énergies renouvelables, dont 43 sont alimentées à 100 % par des énergies propres.

« Chaque semaine le message devient de plus en plus clair, pour ceux qui ont des yeux pour voir », écrit Leggett. La transition énergétique mondiale depuis les combustibles fossiles vers l’énergie propre va, à mon avis, beaucoup plus vite que la plupart des gens ne le pensent.

Les observations de Leggett confirment la conclusion selon laquelle l’humanité fait actuellement face à une transition civilisationnelle sans précédent, dans lequel nous assistons à l’implosion lente (et parfois moins lente) de l’ancien paradigme industriel.

C’est un paradigme aujourd’hui obsolète, fondé sur une vision du monde dépassée et un système de valeurs qui réduit la vie humaine à l’objectif d’une concurrence individualiste pour maximiser la production et la consommation matérielles sans limites. Alors que ce paradigme s’effondre sous son propre poids, la tâche urgente pour chacun d’entre nous est de faire de notre mieux, chacun dans son environnement, pour contribuer à l’émergence d’un nouveau paradigme émergent de prospérité commune sur une planète que nous partagerions tous.

Nafeez Ahmed est un journaliste d’investigation, universitaire en convalescence, à la recherche de la crise de civilisation.

Source : Insurge Intelligence, Nafeez Ahmed, 05-06-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Toff de Aix // 25.06.2018 à 08h15

Un magnifique exemple de pensée magique que cet article.

Il faudra que l’auteur m’explique, dans le cadre du scénario 1, comment les panneaux solaires seront fabriqués sans pétrole ou sans terres rares-dont les réserves sont limitées à dix quinze ans avec la consommation que nous en faisons à l’heure actuelle… Toute source d’ énergie qu’ils appellent “renouvelable” ne l’est pas car elle repose soit sur les énergie fossiles pour sa fabrication, soit sur des métaux et autres terres rares qui sont, comme leur nom l’indique, très limités.

Je dis bien toute source :solaire, éolien, fusion froide, etc. Il faut du pétrole, du charbon, du gaz, du cuivre, des métaux pour fabriquer ça…sans parler de la pollution extrême que génère la fabrication des panneaux solaires par exemple.

http://observers.france24.com/fr/20110921-chine-haining-jinko-solar-panneaux-solaires-pollution-riviere-manifestations-environnement

Et oui, le fluorure est très toxique, et indispensable pour les panneaux solaires ” propres”.

Pour le scénario deux c’est pareil : drones, IA, tout ce tralala ça demande quoi pour être fabriqué en masse et tourner 24/24? De l’énergie, des métaux, tous en quantités désormais limitées à quelques dizaines d’années maximum. Au premier rang desquels le cuivre, 15 ans de réserves au rythme actuel.
Ce second scénario serait un poil plus plausible s’il n’evacuait pas, comme le premier, cette question cruciale.

Magie de la pensée magique, qui tourne en boucle sur son illusion de croissance, qu’elle soit propre ou verte, durable ou pas…

100 réactions et commentaires

  • phychi // 25.06.2018 à 06h48

    J’ai bien peur qu’en France on soit déjà très loin dans le scénario deux.

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    • Patrick // 25.06.2018 à 13h32

      un calcul simple : Pour la France uniquement
      – production d’électricité par an : environ 400TW/h
      – pointe de puissance nécessaire : souvent 90GW , de temps en temps 100GW
      – l’électricité représente 1/4 de l’énergie utilisée actuellement
      – avec les renouvelables on doit plafonner à 10% de la production d’électricité , et encore , ça dépend des conditions météo.

      Et vous pensez réellement que l’on va pouvoir continuer à consommer autant d’énergie avec des panneaux solaires et des éoliennes ?

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      • red2 // 25.06.2018 à 19h33

        Faites le calcul de la surface nécessaire pour produire cette énergie avec des panneaux photovoltaïques de 20% de rendement. Ce n’est pas grand chose! Bien moins en tout cas que nos routes ou nos toits… le problème c’est l’intermittence, mais si on investissait vraiment je suis sur que l’on finirait par trouver une solution viable.

        Après lutter contre des lobbies ausssi puissants que ceux du nucléaire ou du petrole bon courage… et payer plus pour sauver ce qui peut encore l’être, pas sur que nos compatriotes en comprennent l’importance. L’humain a une capacité incroyable à reagir trop tardivement…

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        • Patrick // 25.06.2018 à 19h52

          les calculs ont été faits par l’Académie des Sciences

          http://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/lpdv_190417.pdf

          ils estiment qu’il faudrait 12 millions de tonnes de batterie , intégrant 360.000 tonnes de lithium pour assurer 2 jours de consommation en cas de conditions météo défavorables.

          Vues les sommes gaspillées en ce moment pour déployer des éoliennes et des panneaux solaires, les lobbys de l’éolien et du solaire me semblent bien plus puissants que ceux dupétrole

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          • red2 // 25.06.2018 à 21h46

            Je ne parle pas de batteries mais de la surface occupée par des panneaux photovoltaiques pour produire les 400 TW/h. C’est de ca dont vous parlez dans votre post! Apres il y a évidemment une grosse difficilté avec l’intermittence qui ne se reglera probablement pas uniquement par des batteries… mais ne mélangeons pas tout SVP!

            Sur les sommes soient disant gaspillées, vous avez une idée des investissement actuels dans le pétrole? Et même dans le nucléaire concernant la France ? Après je ne suis pas forcement pour les tarifs de rachat qui coutent effectivement une blinde et surpayent des investisseurs inutiles…

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            • Bouddha Vert // 25.06.2018 à 22h26

              Vous devriez pourtant vous préoccuper de ce que sont des sources d’énergies fatales dans un système économique et social!!
              Comme je n’ai ni le temps ni les compétences pour vous l’expliquer, je vous engage à visionner ce lien qui vous donnera un aperçu de la complexité d’un système de production ET de distribution énergétique.
              https://www.dailymotion.com/video/x6kq7rf

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            • Patrick // 25.06.2018 à 22h32

              les 12 millions de tonnes de batterie sont justement la suite des calculs :
              – L’ensemble des éoliennes réparties sur le territoire tombe souvent à 5 % de la puissance affichée. Ainsi, un ensemble qui peut en principe fournir 10 GW ne délivre qu’un demi GW pendant une partie du temps ” ,
              – Pour les éoliennes, le facteur de charge moyen en France (rapport entre l’énergie produite et celle qui correspond à la puissance maximale affichée) est de 23 % ; il est de 13 % pour le solaire photovoltaïque. ”

              Donc combien d’hectare de panneaux et de milliers d’éoliennes faut-il installer , en plus des millions de tonnes de batterie ? ou alors de combien faut-il diminuer notre consommation pour s’adapter à nos capacités de production ?

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            • red2 // 25.06.2018 à 23h21

              Vous mélangez tout puissance, énergie… Et le pire c’est que je suis d’accord sur le problème de l’intermittence. Mais arrêtez de faire croire que photovoltaïque comme éolien ne produisent rien comme dans votre premier post et votre dernier, ce n’est pas vrai!
              J’ai la flemme de vous faire le calcul de la surface nécessaire pour le PV, c’est très facile vous reprenez vos facteurs de charge et le PV c’est une puissance de 150-200W par m2 en France. (Pour les 400 TWh, ça fait à peine plus que la surface artificialisée dans ce pays tout les 3 ans pour faire des parkings ou des lotissements à l’américaine… https://fr.wikipedia.org/wiki/Artificialisation)
              Quand à l’éolien avec des machine de 2 MW faites le calcul simple du nombre d’éolienne par départements pour faire dans les 100 TWh par an… Si ma mémoire est bonne ça fait dans les 300, soit rien d’impossible.

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            • Patrick // 26.06.2018 à 08h17

              Imaginons une nuit d’hiver , pas de soleil , un froid de canard , il faut mettre en ligne 100GW de puissance , ça veut dire qu’il faut faire tourner 50.000 éoliennes de 2MW dans de bonnes conditions de vent.
              Le vent n’étant pas présent partout , il faudra avoir installé combien d’éoliennes pour avoir une chance d’en avoir 50.000 qui fournissent suffisamment de puissance ? 100.000 ? 200.000 ?

              Le résultat est connu d’avance , ça s’appelle un black out .

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            • red2 // 26.06.2018 à 10h49

              Mais je suis d’accord sur le problème de l’intermittence dans lequel on devrait investir en masse… Dialogue de sourd!
              D’ailleurs sur l’intermittence ne pas faire comme si on n’avait pas de début de solutions. Oui il faudra changer nos habitude de consommation et bien sur il ne faudra pas faire du 100% éolien ou PV mais un panel de sources d’énergie. Après, aujourd’hui nous avons déjà plus de 10% d’hydraulique et personne ne parle dans l’immédiat de fermer toutes les centrales à gaz qui pourront être alimentées en biogaz (produit de manière écologique pas comme aujourd’hui dans certains endroit… ). Donc on a déjà de la marge pour augmenter la part d’ENR intermittente!
              Pour la suite, une part minime de stockage chimique est envisageable et les sites pilotes de régulation du réseau grâce à des vecteurs, le méthane par exemple sont très prometteurs.
              https://www.actu-environnement.com/ae/news/vgv-methane-electricite-intermitence-stockage-18505.php4
              C’est surtout aujourd’hui, un problème d’argent, de lobbies et de priorités politiques en fait… Plus en tout cas qu’un manque de solutions techniques et physiques…

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      • Dominique // 26.06.2018 à 10h00

        « Et vous pensez réellement que l’on va pouvoir continuer à consommer autant d’énergie avec des panneaux solaires et des éoliennes ? »
        Non, personne n’y pense. C’est pourquoi un des volets de la transition énergétique est l’économie d’énergie.

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        • Patrick // 26.06.2018 à 10h45

          Là on ne parle plus simplement d’économie d’énergie.
          Il va falloir diviser notre consommation par combien ? par 5 ? par 10 ?
          Peut-on faire fonctionner une mégapole comme Paris avec 10 fois moins d’énergie , non seulement sur place mais aussi en divisant par 10 l’énergie nécessaire pour alimenter ( bouffe ! eau potable , traitement des déchets …matériaux , vêtements … ) une concentration de 12 millions de personnes.
          Là on parle d’un changement complet de fonctionnement de notre société

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          • red2 // 26.06.2018 à 10h53

            Cher Patrick, Un Wh est un Wh et un électron qui circule dans le réseau est un électron qu’il soit produit par du photovoltaïque, de l’éolien, du nucléaire ou du fossile…
            Vous n’avez visiblement pas compris mes posts, oui il est possible de produire de l’énergie électrique avec du renouvelable et non on ne parle pas de diminution par 10… lisez donc le rapport Negawatt.

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            • Patrick // 26.06.2018 à 12h56

              Moi je suis un gars terre à terre , je me méfie des rapports et je regarde ce qui fonctionne pour de bon.
              Pour l’instant, nos politiciens sont en train de concocter une “transition” en arrêtant des solutions qui marchent sans avoir de vraies solutions de remplacement qui marchent, donc méfiance.

              L’hydraulique , ça fonctionne mais les emplacements pour les barrages sont limités , et même si je me pose la question d’une petite turbine dans le ruisseau qui traverse mon terrain , ça va permettre d’alimenter en partie ma maison , mais pas plus ( combiné avec des PV ça devrait aller ).
              Le suivi des productions ( graphiques fournis sur le site RTE ) ne me rend pas forcément optimiste.
              https://rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

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  • astap66 // 25.06.2018 à 07h33

    Bon, il manque quand même quelque chose dans ce scénario: : qui est proprétaire des machines et qui maitrise les sources d’énergie (ou des matériaux qui les fabriquent) ?
    Et il faut se rappeler que les gouvernements sont entre les mains de ces propriétaires…et pas l’inverse.

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    • Dominique Gagnot // 25.06.2018 à 09h18

      En effet le Pouvoir est à ceux qui Possèdent les Ressources !
      Le Peuple, pour retrouver sa souveraineté, doit prendre le contrôle et donc la propriété (au moins lucrative) des Ressources.
      La DDHC de 1793 le prévoit dans son dernier article je crois : La propriété peut être reprise par la collectivité s’il y va de l’intérêt général. Or, c’est massivement le cas, car la destruction de l’éco-système est en jeu !

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      • Patrick // 25.06.2018 à 12h37

        propriété des ressources au peuple ? pas de problème on vous laisse le soleil et le vent !!
        Bon , il va quand même falloir un peu de matos pour transformer tout ça en énergie utilisable. On nationalise aussi la fabrication des panneaux, éoliennes et autres turbines ?
        Les matières premières et les composants nécessaires que l’on importe , on les nationalise comment ?

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        • Dominique Gagnot // 26.06.2018 à 01h31

          On peut collectiviser (je préfère à nationaliser) la propriété lucrative de toutes les Ressources premières (les indispensables) qui se trouvent sur notre sol, (il n’y a pas que le soleil et le vent, il y a aussi le sol, le sous sol, les infrastructures, les immeubles, etc…), en indemnisant a la planche à billets. (propriété du peuple souverain).

          On peut aussi mutualiser avec des nations dont les objectifs seraient similaires…

          On peut vendre des droits d’usage de certaines Ressources (ex: le sol, l’immobilier,…) pour financer les entreprises éventuellement privées qui auront à transformer ces Ressources premières en ce que souhaite la collectivité… et les individus, avec des impératifs écologiques incontournables : 100 % recyclable, économie de Matières premières, longévité, simplicité, etc. etc.

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          • Patrick // 26.06.2018 à 08h20

            déjà , y’a un truc qui me plaît pas : “en indemnisant a la planche à billets. ” , donc en monnaie de singe.
            On sait comment ça se termine dés que l’on met en route la planche à billets.

            Laissez-moi me débrouiller avec le sol de mon terrain, je mettrai moi-même les dispositifs nécessaires à mon autonomie.
            Si EDF n’avait bloqué le marché depuis des décennies il aurait été possible de créer des solutions depuis longtemps

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      • Tepavac // 25.06.2018 à 20h38

        J’ai le regret de vous informer que le monde auquel vous vous référé n’existe que des lambeaux.
        C’est une coquille vide où ère de curieux phénomènes.
        Avec l’assentiment de la population et la préséance de notre auguste saltimbanque.

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  • Wakizashi // 25.06.2018 à 07h38

    C’est toujours stimulant de lire les prévisions de prospectivistes et autres futurologues. Cependant, ils sont rarement d’accords entre eux… A leur décharge, étant donné la nature chaotique de l’évolution des sociétés humaines (au sens physique du terme) et les milliards de variables qui les régissent, l’exercice prédictif est au mieux hasardeux, au pire voué à l’échec. Cependant il est vrai que l’on peut dégager des tendances lourdes du schmilblick, parmi lesquelles on retrouve effectivement l’IA et la transition énergétique. Et il est vrai que l’impact futur de l’IA est largement sous-estimé par le grand-public et par le monde politique : des pans entiers de métiers vont disparaître, parce que les robots feront beaucoup mieux que nous. Ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle : si l’homme peut se débarrasser des tâches aliénantes, alors il pourra se consacrer à des activités plus stimulantes, créatrices, ce qui est une très bonne nouvelle. Le reste est une “simple” question d’organisation, de partage des richesses.

    Par contre il y a d’autres tendances que l’auteur n’évoque pas, comme par exemple l’émergence des “cultural créatives”, qui représente un phénomène sociologique majeur à l’échelle planétaire dans les pays développés. Les créatifs culturels (selon l’expression francisée) représentent environ 1/3 de la population des pays développés ; c’est un nouveau sociotype qui est apparu en quelques décennies sans faire de bruit, sans que nos sociétés y prennent grade, et qui est pourtant en croissance exponentielle, ce qui est très significatif sur le plan sociologique. Si ce sociotype devient majoritaire, étant donné qu’il porte en lui un paradigme totalement différent à tous les niveaux, le monde pourrait s’en retrouver bouleversé en profondeur… pour le meilleur. L’optimisme est de rigueur…

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    • caliban // 25.06.2018 à 13h48

      Merci pour votre commentaire.

      Je suis également ravi de pouvoir lire ce “prospectiviste”, qui a le mérite de la simplification :
      • 1 cercle vertueux
      • 1 cercle vicieux

      J’aurais quelques réserves sur votre propos : “des pans entiers de métiers vont disparaître” (du fait de l’essor des “robots”). C’est le mot de “disparaître” qui me paraît sujet à caution en ce qu’il dicte – sans vraiment le dire – une trajectoire scientiste / positiviste, bref tendue vers le progrès.

      Des pans entiers de métiers ont déjà disparu du fait de la mécanisation puis de l’informatisation mais cette disparition n’est en rien définitive. Je pense par exemple aux agriculteurs qu’il va nécessairement falloir former en masse pour prendre soin de la nature et de l’alimentation.

      Il vaut mieux à mon sens parler de mutations plutôt que de disparitions, envisager des bifurcations plutôt que penser des trajectoires linéaires.

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      • Wakizashi // 25.06.2018 à 14h27

        “C’est le mot de “disparaître” qui me paraît sujet à caution en ce qu’il dicte – sans vraiment le dire – une trajectoire scientiste / positiviste, bref tendue vers le progrès.”

        Merci à vous. Par contre j’ai l’impression que vous assimilez le progrès technologique au scientisme, ce qui est une erreur à mon sens. Le scientisme est une idéologie (qui prône que seule la science peut répondre aux aspirations humaines, et qui prétend régenter l’humanité selon des critères pseudo-scientifiques). Le progrès technique est neutre, il n’a rien d’idéologique en soi. Ce qu’on en fait par contre, c’est une autre histoire…

        Bref, tous les chercheurs en IA vous le diront, demain les robots feront bien mieux que les humains pour ce qui est de conduire une voiture (ou de diagnostiquer un cancer). Donc des métiers comme chauffeur de taxi sont voués à disparaître au profit des robots, c’est une simple conséquence mécanique. Ce qui, soit dit en passant, est une très bonne nouvelle à mes yeux (à condition que les richesses soient équitablement partagées au sein de l’humanité) : si nous pouvons collectivement garder le même niveau de confort matériel en travaillant moins, qui va s’en plaindre ? C’est même une des principales raisons d’être de la technologie à mon sens : libérer l’être humain des tâches aliénantes.

        Pour prendre un autre exemple de cette notion de “disparition”, prenez Wikipédia : c’est l’encyclopédie la plus exhaustive jamais créée, elle est mise à jour en temps réel… et elle est gratuite. Une encyclopédie papier, c’est au bas mot 20 volumes à 100€ pièce, elle est moins complète et rapidement obsolète. Conséquence : le métier d’éditeur d’encyclopédie a déjà quasiment disparu. Ainsi va l’évolution technologique, il n’existe plus de scribes depuis que Gutenberg est passé par là, et ça n’a rien d’idéologique (d’ailleurs le scientisme n’existait pas à l’époque).

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      • caliban // 25.06.2018 à 19h43

        ” Le progrès technique est neutre, il n’a rien d’idéologique en soi.”
        En sommes-nous si sûr ?

        Par exemple, mettre “un pognon de dingue” dans la recherche militaire enclenchera un progrès technique, même civil. Dans ce cas le progrès technique est fonction d’une idéologie belliciste. Tandis qu’investir massivement dans les échanges de technologie repose sur une toute autre idéologie, coopérative et non concurrentielle, qui permettrait au Sud de faire un “bond” technique.

        Pour revenir au terme “disparition”, je crois qu’il ne faut pas se leurrer avec certains effets de mode (je pense à l’IA, qui aura son lot de bienfaits c’est certain).

        Bien sûr les caissières vont “disparaître” mais d’autres métiers vont resurgir qu’on croyait disparus. Car avec la raréfaction de l’énergie, certaines activités devront être à nouveau assurées par des bras et des jambes. Même dans les pays où l’IA sera répandue.

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        • Wakizashi // 26.06.2018 à 12h32

          “Dans ce cas le progrès technique est fonction d’une idéologie belliciste. Tandis qu’investir […] repose sur une toute autre idéologie.”

          Vous confirmez ce que je dis. Le progrès technique (la science en fait) est neutre en soi ; ce sont les façons de l’utiliser qui sont fonction des idéologies. Grâce à la mécanique quantique, on peut fabriquer une bombe nucléaire ou un IRM.

          Sinon, que des métier disparaissent ne pose de problème à personne. C’est d’être au chômage, de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins, qui pose des problèmes. Le fait que l’IA fera mécaniquement disparaître énormément de métiers ne devrait donc pas se transformer en un débat sur l’IA, mais en un débat sur le système de répartition des richesses.

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        • caliban // 26.06.2018 à 19h34

          Hummm… dialogue de sourds.

          Point 1 : Progrès technique et science ne sont pas la même chose. Si on change les termes du débat, on ne peut qu’être d’accord avec vous et l’adage selon lequel “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme”.

          Point 2 : La mutation des métiers, c’est à dire leur disparition, leur apparition, leur résurrection …, n’est pas directement / seulement liée aux progrès techniques, d’autres causalités – peut-être plus impérieuses que l’IA – doivent être prises en compte. Par exemple la raréfaction de l’énergie dans les décennies qui arrivent.

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          • Wakizashi // 27.06.2018 à 07h26

            Bonjour Caliban,

            Point 1 : Progrès technique et science ne sont certes pas la même chose, mais le premier découle du second : le progrès technique est impossible sans la science fondamentale.
            “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” : je vous reçois 5 sur 5. Si je comprends bien, au-delà des applications techniques néfastes, c’est la société purement techno que vous dénoncez ? La recherche de toujours plus de technique sans se poser de questions morales, éthiques ? L’absence de recherche de sens derrière cette attitude ? Si c’est bien ça, je suis d’accord avec vous ! Et j’ajoute qu’un des pire maux de l’humanité actuelle, qui est une des causes de cela, c’est le matérialisme philosophique.

            Point 2 : Oui, même si je ne suis pas si sûr que le futur (proche ou à moyen terme) soit synonyme de raréfaction de l’énergie. C’est un vaste débat, qui est à la fois technique et politique. Le premier est évident, il nous faudrait un saut technologique pour remplacer l’énergie fossile. Cela dit, l’aspect politique est peut-être encore plus prégnant, dans le sens où avec la technologie actuelle je suis convaincu que nous pourrions déjà quasiment nous passer des énergies fossiles, recycler toutes nos matières premières etc.
            Sinon, pour revenir à l’article (et à mon propos de départ) je pense que le grand-public sous-estime grandement les conséquences majeures que va avoir l’IA sur nos sociétés dans un futur très proche, et la disparition de beaucoup de métiers n’en est qu’un des nombreux aspects.

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  • Toff de Aix // 25.06.2018 à 08h15

    Un magnifique exemple de pensée magique que cet article.

    Il faudra que l’auteur m’explique, dans le cadre du scénario 1, comment les panneaux solaires seront fabriqués sans pétrole ou sans terres rares-dont les réserves sont limitées à dix quinze ans avec la consommation que nous en faisons à l’heure actuelle… Toute source d’ énergie qu’ils appellent “renouvelable” ne l’est pas car elle repose soit sur les énergie fossiles pour sa fabrication, soit sur des métaux et autres terres rares qui sont, comme leur nom l’indique, très limités.

    Je dis bien toute source :solaire, éolien, fusion froide, etc. Il faut du pétrole, du charbon, du gaz, du cuivre, des métaux pour fabriquer ça…sans parler de la pollution extrême que génère la fabrication des panneaux solaires par exemple.

    http://observers.france24.com/fr/20110921-chine-haining-jinko-solar-panneaux-solaires-pollution-riviere-manifestations-environnement

    Et oui, le fluorure est très toxique, et indispensable pour les panneaux solaires ” propres”.

    Pour le scénario deux c’est pareil : drones, IA, tout ce tralala ça demande quoi pour être fabriqué en masse et tourner 24/24? De l’énergie, des métaux, tous en quantités désormais limitées à quelques dizaines d’années maximum. Au premier rang desquels le cuivre, 15 ans de réserves au rythme actuel.
    Ce second scénario serait un poil plus plausible s’il n’evacuait pas, comme le premier, cette question cruciale.

    Magie de la pensée magique, qui tourne en boucle sur son illusion de croissance, qu’elle soit propre ou verte, durable ou pas…

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    • Kiwixar // 25.06.2018 à 09h17

      La quadrature du cercle de l’énergie : il nous faut du pétrole pas cher le plus longtemps possible, car on n’a pas préparé la transition énergétique (il aurait fallu y consacrer 30% du pétrole pendant 1 décennie, c’est trop tard).

      Seul moyen : que la consommation d’une des 3 zones (US, EU, Asie) s’effondre. Je vois 2 options : (1) grosse guerre en Corée (2) effondrement financier occidental et fin abrupte du petrodollar.

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      • Patrick // 25.06.2018 à 22h35

        si une des zones s’effondre , pas sur que les deux autres zones continuent comme si de rien n’était , ça va faire effet domino sur l’ensemble de la planète.

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      • Dominique // 26.06.2018 à 10h04

        « Il faut du pétrole, du charbon, du gaz, du cuivre, des métaux pour fabriquer ça »
        Pour les métaux, la question se pose. Mais pour l’énergie, tu manques de réflexion : Si c’est vrai qu’au début, il faut des énergies sales, au fur et à mesure que le renouvelable prend de l’essor, alors c’est avec de l’énergie renouvelable qu’on construit les nouveaux moyens de production.

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    • red2 // 25.06.2018 à 09h23

      Il n’y a pas de terred rares dans les panneaux solaires standards! Quand au retour sur l’énergie nécessaire à la fabrication, il etait de moins de 2 ans il y a quelques annees quand je travaillais dans le domaine pour de durée de vie garantie 20 ans de fait beaucoup plus longue . Par ailleurs le photovoltaïque en est à ses debuts le potentiel est immense. Il faudrait se poser la question du peu de moyenss injectés dans recherche sur ces secteurs. Ils sont simplement négligeable si on les compare à ceux deployés dans le nucleaire ou au petrole….

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      • Toff de Aix // 25.06.2018 à 09h32

        Pas d’accord… En partie !

        https://www.wedemain.fr/Fabrication-recyclage-quel-est-le-veritable-impact-ecologique-des-panneaux-solaires_a2960.html

        Je ne suis pas ingénieur, je n’ai pas la science infuse mais je me renseigne. Au niveau des terres rares il en ressort qu’il n’en nécessite pas beaucoup du tout, c’est vrai. Mais si vous devez changer d’échelle et passer du tout pétrole au tout solaire, nous risquerons d’avoir le même problème ne croyez-vous pas ? Sans parler de l’énergie nécessaire pour fondre le silicium qui compose la majeure partie de ces panneaux : ehhh oui, désolé de faire encore mon rabat joie, MAIS il faut du pétrole (ou pire, du charbon comme en Chine, où la majeure partie de la production est assurée aujourd’hui, avec les conséquences catastrophiques en termes de pollution que l’on constate). Le serpent ne se mordrait-il pas la queue une fois de plus ?

        Après, je suis d’accord avec vous sur l’aspect recherche et volonté politique : il n’y en a tout simplement pas, et nous devrions nous poser plus souvent la question..pourquoi la recherche dans ce domaine comme dans tant d’autres n’est pas favorisée par les pouvoirs publics ?

        La poser, c’est déjà y répondre…

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        • Micmac // 25.06.2018 à 10h56

          On peut fabriquer des éoliennes ou des panneaux solaires sans terre rares ou ressources rares. Leur rendement sera simplement un peut moins bon.

          Pour le moment, ces ressources sont relativement abondantes et peux chères, donc on fait avec. Quand ça ne sera plus le cas, on fera sans.

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          • Gaby // 25.06.2018 à 11h13

            Et on fait tourner comment une moissonneuse batteuse à l’électricité ?
            Toutes les énergies ne se valent pas et l’électricité et le pétrole ne sont, malheureusement, pas interchangeables.

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            • Wakizashi // 25.06.2018 à 11h17

              “Et on fait tourner comment une moissonneuse batteuse à l’électricité ?”

              Avec un moteur électrique (au lieu du moteur thermique).

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            • Patrick // 25.06.2018 à 11h43

              pour une moiss-batt il va falloir un sacré moteur électrique et une batterie conséquente.
              ou alors il va falloir des boeufs et des bras , ça s’appelle du low-tech et ça ressemble de plus en plus à l’avenir.

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            • Wakizashi // 25.06.2018 à 12h06

              On fait bien des voitures électriques, y compris du très haut de gamme et très puissant (quand on regarde les Tesla par exemple). Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire tourner une moissonneuse batteuse ou une tronçonneuse sur batterie, d’autant que grâce à Tesla justement, la R&D sur les batteries est en plein boom.

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            • Gaby // 25.06.2018 à 12h34

              Je suis obligée de me répondre à moi-même mais je m’adresse à Wazikashi. Une moissonneuse batteuse c’est entre 200 et 600 chevaux, des réservoirs de plus de 500 litres et des consommation à minima de 25 litres/heure.

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            • caliban // 25.06.2018 à 14h01

              A propos des moissonneuses … il faudrait se demander si la mécanisation des campagnes est vraiment optimale. Combien de champs de céréales sont employés pour nourrir des animaux, eux-mêmes élevés pour nourrir des hommes. Et si on réduisait drastiquement la consommation carnée ?

              Il faut plus de 3 tonnes de protéines végétales pour “produire” 1 tonne de protéine animale. Et avec une accumulation d’autres aberrations insoutenables :
              • 1/4 de l’émission de CO2 provient de l’élevage
              • importation des céréales depuis les 4 coins du monde
              • gavées de pesticides et d’OGM
              • détruisant la fertilité du sol, la biodiversité et les puits à carbone que sont les forêts

              Moins de pétrole = moins de mécanisation = plus de bras dans les champs. Cette évolution me semble inévitable.

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            • Chris // 25.06.2018 à 15h36

              @Wakizashi
              Les voitures électriques tournent… au charbon.
              Eh oui très cher, désolée de tirer le tapis sous les pieds de vos certitudes :
              https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/des-voitures-electriques-qui-roulent-au-charbon-566903.html

              Pour revenir à l’article, il me fait l’effet d’un business plan déguisé… et ressemble en bien des points à la déclaration finale du G7 que Trump refusa de signer.
              Bof… rions !

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          • Freddi // 25.06.2018 à 13h49

            Et c’est combien la durée de vie d’un panneau solaire : 30 ans Max.
            Et on fait comment dans 30 ans ?
            On recrame du pétrole pour en faire d’autres ?
            Je crois bien plutôt qu’il va falloir vivre avec beaucoup beaucoup moins d’ènergie.
            Ne nous leurrons pas .

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            • Sun // 25.06.2018 à 14h58

              Les modules solaires fabriqués il y a plus de 40 ans tournent encore à 80 % de leur rendement initial…
              Ne vous laissez pas embobiner par la propagande d’EDF, le solaire peut durer bien plus longtemps que ça encore !

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            • red2 // 25.06.2018 à 19h46

              Ben on les recycle et on les change… C’est quoi le problème?

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    • Patrick // 25.06.2018 à 09h44

      N’oublions pas que la gars est un entrepreneur dans le domaine de l’énergie solaire , alors forcément il vend son truc.

      Pour l’instant il n’y a qu’une seule façon totalement propre et durable d’utiliser l’énergie solaire, ça s’appelle la photosynthèse et c’est au point depuis 1 ou 2 milliards d’années. Pour le reste ça reste du baratin.

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      • red2 // 25.06.2018 à 19h49

        Sauf que le rendement de la photosynthèse est de l’ordre de 2%… 10 fois moins que du PV standard!

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    • Melson Moinfort // 25.06.2018 à 10h34

      Citation : “Un magnifique exemple de pensée magique que cet article”.
      Tout à fait d’accord avec vous.
      Une phrase me parait symptomatique de cette pensée magique étrangement optimiste :
      “Grâce à l’intelligence artificielle, aux ordinateurs qui commencent à se parler et à apprendre les uns des autres, la gamme des technologies énergétiques renouvelables, complémentaires les unes des autres, pourra atteindre des rendements de plus en plus impressionnants”.
      On ne voit vraiment pas quel est le rapport entre l’intelligence artificielle et la production d’énergies renouvelables. Comment le fait que les ordinateurs “se parlent entre eux” (sic) permettra améliorer les rendements des technologies ?

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      • Patrick // 25.06.2018 à 10h42

        Surtout que les ordinateurs et autres trucs du même genre consomment une énergie monstrueuse . Donc le rendement global en terme de production “nette” d’énergie risque de ne pas être terrible.

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        • Lori // 25.06.2018 à 18h03

          Il y a des ordinateurs très petit, 1/4 d’une carte de crédit, 5mm d’épaisseur, qui sont très performants et ne consomment que 2.5W/h (dans la plus extrême des conditions où le CPU tourne à plein 24h/24). Même dans l’hypothèse où on n’arriverait pas à faire plus économe, 2. 5W/h c’est vraiment peu. Marcher 1 heure doit être dans les 300W (conservatif)?

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      • Lori // 25.06.2018 à 17h54

        En fait l’IA servirait à faire en temps réel la répartition des charges sur le (futur) réseau électriques un peu décentralisé pour le renouvelable, de la même manière +/- que les calculs actuels, par IA, de la répartition des connexions sur les antennes du réseau mobile.

        Ainsi les différentes IAs des nœuds du [micro]réseau — c’est très imagé — pourront “apprendre” en “se parlant”: apprendre comment fonctionnent les autres parties du réseau, et ainsi au niveau macro, avec le temps, améliorer l’efficacité et le rendement dudit [macro]réseau.

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    • Gaby // 25.06.2018 à 11h10

      Merci !
      J’allais réagir pour ma part sur les usages énergétiques.

      C’est bien beau les énergies renouvelables mais ça produit uniquement de l’électricité, et pour l’instant l’électricité remplace très mal le pétrole pour les usages “portatifs” de l’énergie et en particulier quand il faut beaucoup de puissance.

      Je pense par exemple, et parce que je connais bien ce secteur, aux machines agricoles. On fait tourner comment une moissonneuse batteuse, une épandeuse, une faucheuse, un tracteur à électricité ? Ces machines consomment des quantités énormes de carburants.
      Elles sont utilisés autant dans l’agriculture conventionnelle que dans l’agriculture biologique et c’est elles qui nous permettent de tels rendements avec si peu d’hommes.
      (La permaculture c’est chouette, mais ça ne concerne quasiment que la culture maraîchère, et jusqu’à preuve du contraire on ne peut pas se nourrir exclusivement de fruits et légumes).
      A terme, il faudra remplacer les machines par la traction animale et remettre “des hommes dans les champs”. Ce n’est pas par stupidité que nos ancêtres étaient à 70 % de la population des agriculteurs mais par nécessité.
      Et en attendant de parvenir à un exode urbain massif et donc à une dé-complexification de nos sociétés (on ne peut pas développer autant de service et de produits quand 40 ou 50% de la population travaille à nous nourrir), on aurait besoin de consacrer le pétrole restant à nos besoins alimentaires, car les 7 milliards d’être humains doivent être nourris. Ce qui impliquerait de diriger en priorité l’énergie fossile vers certains secteurs vitaux (l’agriculture, mais aussi les médicaments/la médecine/l’hygiène, le bâtiment..) et de diminuer volontairement leur utilisations pour des usages non indispensables (au hasard, les portes-contenairs qui transportent quotidiennement des chinoiseries jetables d’un bout du monde à l’autre). Mais ça, ça demande – horreur – de sortir du dogme du capitalisme libéral, et de forcer la distribution des ressources en fonction des besoins de la société. Pas un mot là dessus, on compte plutôt sur l’intelligence artificielle pour faire ce travail à notre place ! Ah donc si ça vient d’un ordinateur, c’est bien et on doit appliquer les consignes, mais si ça vient de la politique, c’est mal, c’est anti-concurrentiel, dangereux et liberticide. Le capitalisme libéral est incompatible avec la transition énergétique que nous devrions faire car cette transition demande que l’on fasse des choix politiques et économiques d’allocations des ressources- entre autre – eux-mêmes incompatibles avec les principes de la libre concurrence et la croyance en la main invisible.

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      • Bouddha Vert // 25.06.2018 à 23h00

        Pourquoi libéral?
        Nos politiques s’appuient avant tout sur le capitalisme.
        Rémunérer l’argent pour prêt suffit pour une course qui ne respecte pas le parcours!
        Et le parcours c’est notre biotope.
        Sans civilisation, la Nature et ses principes régulent le système (Populations, consommations…)
        Dans nos civilisation, le remplaçant (le politique?) doit assurer une gestion de la démographie et des ressources renouvelables et de celles qui ne le sont pas.
        Pour ce qui n’est pas renouvelable (essentiellement les métaux, hormis le recyclage de l’aluminium rien pour le reste), l’un des seuls moyens pour ne pas s’échouer sur d’énormes terrils stériles ce sont les lows-techs.

        Tout cela est finalement logique, depuis le temps que nous crapahutons à la surface de ce cailloux nous l’avons toujours imaginé comme insondable, gigantesque, immense, sans fond…
        Tout cela était vrai, mais depuis 2 siècles la dynamique de prédation que nous opérons sur notre environnement est intenable.
        Je suis atterré par nombre de commentaires qui refusent d’imaginer une limite à notre manière de vivre.
        Cette arrogance est bien sûr le fruit d’un gavage énergétique vieux de 2 siècles qui prendra bientôt fin.

        Quand j’écris “bientôt” je ne veux pas donner de date puisque ce n’est pas le problème, le problème est celui de la soutenabilité.
        L’auteur de l’article est évidemment un entreteneur comme Rifkin qui fait son business, comme d’hab.

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      • marc // 26.06.2018 à 10h49

        “jusqu’à preuve du contraire on ne peut pas se nourrir exclusivement de fruits et légumes”

        je demanderais plutôt la preuve de cette soit disant impossibilité

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    • Wakizashi // 25.06.2018 à 11h25

      Bonjour,

      Votre argument est pertinent, mais si l’on fait de la prospective vous ne tenez pas compte de 2 éléments (au moins) :

      1- On peut penser qu’à un horizon pas très lointain (quelques décennies) l’humanité cherchera à s’approvisionner en matières premières sur les autres planètes du système solaire.

      2- La technologie du recyclage progresse vite, on parle déjà de surcyclage d’ailleurs. Le surcyclage veut dire que le matériau recyclé est au moins aussi noble (voire plus noble) que le matériau de départ, contrairement au recyclage où le matériau final est moins noble que le matériau initial. Donc que l’on pourrait intégralement ré-utiliser les matières premières qui ont déjà été extraites au lieu de continuer à ouvrir des mines.

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      • Patrick // 25.06.2018 à 11h53

        Le coût du recyclage pour une utilisation diffuse est extrèmement élevé.
        Par exemple , pour l’instant on recycle l’or contenu dans les produits électroniques parce qu’à environ 1200 € l’once ( 31 grammes ) , c’est rentable.
        Pour l’instant , les autres matériaux n’atteignent pas ces prix , et si un jour ils les atteignent le coût du matériel les utilisant sera hors de portée.

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        • Wakizashi // 25.06.2018 à 12h11

          Tout dépend du coût du recyclage de telle ou telle matière première par rapport au coût de son extraction du sol. D’autre part, quand une industrie prend de l’ampleur, le coût de production par unité de poids diminue.

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        • red2 // 25.06.2018 à 19h59

          Oui mais du photovoltaique ou de l’éolien ce n’est de l’utilisation diffuse! Votre silicium dopé il reste entre 2 plaques de verre pendant 30 ans. Vous demontez le panneaux et vous recuperez le tout. La seule question eventuelle c’est le phosphore et le bore du dopage (Utilisés en tres faible quantité).

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      • Gaby // 25.06.2018 à 12h26

        Je ne suis pas au courant de tous les types d’énergies qui existent et qu’on pourrait trouver ailleurs que sur terre, mais dois-je vous rappeler que le pétrole et le charbon sont des énergies fossiles, et donc des sédiments de millions d’années de vie, ce que nous trouverons nulle par ailleurs à proximité ?

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        • Wakizashi // 25.06.2018 à 14h08

          Oui, je ne pensais pas aux énergies fossiles en disant ça, mais aux minerais et aux métaux.

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      • Chris // 25.06.2018 à 18h03

        Et vous y allez comment “sur les autres planètes du système solaire”, sans même parler d’en revenir… chargé des dites matières premières ?

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    • bhhell // 25.06.2018 à 16h36

      La pensée magique s’exerce aussi dans le domaine du réchauffement climatique. Les objectifs des accords de Paris sont basés des technologies de capture des GES qui n’existent pas encore et qui pour de très nombreux scientifiques sont irréalisables. Mais pas de problème! La technique, même illusoire, réglera les problèmes engendrés par la technique

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    • ledufakademy // 26.06.2018 à 00h04

      un mot : décroissance …
      C’est si dure que cela à prononcer ?
      … viendra aussi la surpopulation.

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    • Louis Martin // 26.06.2018 à 03h28

      Je m’apprêtais à adresser des philippiques venimeuses à cet article, quand j’ai lu votre commentaire.

      Accepteriez-vous que je vous livre deux scenarii, non pas alternatifs mais consécutifs ?

      Sᴄᴇɴᴀʀɪᴏ I.
      1. À partir de 2020, l’approvisionnement en pétrole est sous tension. Il se fixe définitivement au-dessus des cent dollars le baril. 2. Ce phénomène provoque le krach boursier historique attendu. Lequel krach boursier, en effet, n’a même pas même besoin du pétrole et pourrait tout-aussi bien survenir dès demain matin, que ce soit de lui-même ou en marge de la crise de l’euro. 3. L’épargne de chacun est mise à contribution, peut-être jusqu’à la banqueroute. 4. La récession franche s’installe sur la planète entière, pire qu’en 1929, avec de larges disettes et des difficultés d’accès aux soins. 5. L’approvisionnement en pétrole est bien déchargé, mais les pouvoirs publics prennent une conscience soudaine du plafond atteint par la révolution industrielle : la reprise est oblitérée par les intérêts économiques et géopolitiques nouveaux de chaque nation. Spécialement, les pays pétroliers n’approvisionnent plus assez l’Europe, parce qu’ils n’ont plus intérêt à le faire. 6. Si, par miracle, on échappe jusque-là aux gouvernements populistes, dans la panique générale, c’est la déportation des migrants et a minima la guerre contre l’Iran.

      Sᴄᴇɴᴀʀɪᴏ II.
      1. Avec l’investissement massif de toutes les ressources terrestres, on arrive à fabriquer un réacteur à fusion qui produit de l’énergie. 2. Avec un investissement tout aussi massif, on arrive à fabriquer des supraconducteurs exploitables. 3. On redémarre la machine pour 2100. 4. Ou pas : alors on retourne bosser dans les champs.

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      • Toff de Aix // 26.06.2018 à 08h09

        J’aime beaucoup vos deux scénarios, je les trouve très réalistes… Surtout, hélas, le premier… J’aurais aimé en proposer un troisième (le monde s’engage dans la décroissance, on assiste à un retour à la terre massif des populations, les gens se mettent à la permaculture et au vélo, les bourses et les gouvernements s’effondrent, mais là société est devenue resiliente, et se réorganise en communautés à taille humaine…)mais je pense qu’il est tout aussi irréaliste en termes de probabilités d’apparition..

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      • Patrick // 26.06.2018 à 08h33

        pour le premier scénario ( effondrement économique total ),
        il y a quelques éléments sur le site deagel.com .
        http://www.deagel.com/country/forecast.aspx

        Le plus gros problème pour Deagel sera évidemment l’effondrement des budgets militaires , mais ils donnent aussi les autres informations.

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  • Bellot // 25.06.2018 à 08h59

    ” illusion de croissance”? il me semble que l’Humanité évolue dans une progression plus ou moins lente, mais régulière depuis des milliers d’années, se complexifant chaque fois davantage comme se faisant plus nombreuse.
    Peut-être le terme “croissance” n’est pas adapté, “grandir”, “changement”, “évolution”?
    Nous sommes certes à un seuil qui apparaît critique comme une expérience, un moment dans la vie d’un homme ou il doit faire un choix qui engage son avenir.
    La première partie évoque certains éléments très intéressants, en revanche la seconde me parait frappée d’anachronisme et peut-être d’un manque de lucidité. “Cela se termine dans un monde dystopique où les psychopathes se sont hissés au sommet”, dans le monde économique et politique d’aujourd’hui ce n’est pas le cas?

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    • Bouddha Vert // 25.06.2018 à 23h29

      Le terme croissance veut dire exactement ce que l’académie en dit à savoir une augmentation, dans le cadre de l’économie financière c’est l’augmentation de la richesse ce qui correspond en économie physique, à une augmentation de l’utilisation d’énergies et de ressources.
      Si elle s’applique sur des millénaires, il n’ y a pas eut de croissance économiques depuis le néolithique jusqu’au XVIIIème siècle, hormis celle induite par la démographie mais c’est le plus souvent une conjoncture climatique, depuis certes doucement au XVIII, mais au XIX et XXème siècle nous avons atteins des chiffres annuels de croissance à 6% sur des décennies! 11 à 12 ans pour doubler sa production.
      Pensez aux 14% de croissance de la Chine début 2000, cela revient à un doublement de la production tous les 7 ans!! AHH l’arithmétique et la magie des intérêts composés (le miel de nos banquiers).

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  • RB83 // 25.06.2018 à 09h17

    Donc si j’ai bien compris, la technologie présente et surtout future peut régler tous les problèmes de l’Humanité et créer un monde où tout le monde se fera des bisous dans un monde enchanté vert, propre, sans déchets et au recyclage infini. Mais attention, d’immondes fascistes attendent tapis dans l’ombre pour contrôler ces technos afin d’asservir l’Humanité et empêcher sa marche radieuse vers le bonheur pour tous. Vite, débusquons ces immondes droitiers et éliminons-les…
    ça me rappelle quelque chose…

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    • Bouddha Vert // 25.06.2018 à 23h31

      Vous avez tout compris et en plus, vous êtes tordant.
      J’adore votre résumé

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  • Duracuir // 25.06.2018 à 09h42

    Benn, des psychopathes qui dirigent des états et sèment le chaos partout dans le monde, y a rien de nouveau sous le soleil me semble-t-il.
    En remontant à peine 2000 ans, on a des Crassus ou des Cesar, des Tibères et autres qui ont semé le chaos et la terreur tout autour du bassin méditerranéen pour leur soif de gloriole. Et on ne compte plus, dan l’histoire, les tyrans locaux ou régionaux ou globaux, qui ont terrifié leurs contemporains en semant guerres, destruction, ravages, par pure psychopathie.
    Puis on a franchi un niveau majeur à partir de 1492 et on a approché l’apothéose à partir du milieu du XIXe puis carrément le bouquet au XXe siècle. Et si l’auteur était un peu moins occidentalo-centré, il saurait qu’actuellement, c’est l”horreur pour les deux tiers de nos congénères: moyen-orient, Afrique, sud-est asiatique, la moitié de l’Amérique du sud et centrale, la vie pour au moins 10% des Yankees, des Européens, des Russes, Chinois, Indiens(au moins) pour des milliards et des milliards d’êtres humains, le modèle actuel est un enfer.

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    • patrickv // 25.06.2018 à 10h49

      ça a été ma première réaction, rien qu’en lisant le titre !
      je ne fais pas partie de ces milliards de pauvres, pour qui c’est déjà “l’enfer”, mais j’y pense quotidiennement !
      il serait temps que les peuples dits “civilisés” commencent à réagir !

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  • jules vallés // 25.06.2018 à 09h43

    “”Cela se termine dans un monde dystopique où les psychopathes se sont hissés au sommet.””

    Ce n’est pas déjà le cas???

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    • LEFROD // 26.06.2018 à 08h43

      Oui, c’est déjà le cas.
      Le problème,c’est que nous sommes déjà dans des dictatures «molles», où certes,nous ne sommes pas fusillés pour un oui ou pour un non, mais où la peine de mort sociale est appliquée sans modération! Tous ceux qui tentent de contredire la vérité officielle sont retirés du paysage médiatique, traînés dans la boue, et frappés de l’anathème suprême de «conspirationnistes». Nos gouvernants sont des fantoches téléguidés par des instances supranationales, qui ont ordre de mettre en place le nouvel ordre mondial, et de verrouiller toute contre proposition.
      Les lois liberticides et la surveillance généralisée n’ont pas été mis en place par des régimes «fascistes», mais par nos bonnes vieilles démocraties de marché et d’opinion. Pour nôtre bien, évidemment…

      Les gouvernements populistes ne viennent pas de nulle part. Ils représentent l’ultime tentative légale des peuples, de se défendre contre le fascisme bancaire mondialisé qui nous asservit

      Nous sommes déjà dans le scénario 2 de l’auteur, ce n’est pas l’avènement des populismes qui nous y a conduit. Les populismes sont la fièvre qui agite le corps, un symptôme,pas la maladie.

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  • un citoyen // 25.06.2018 à 09h44

    Il a oublié l’essentiel : si l’IA se développe, il y aura de moins en moins besoin pour les multinationales d’avoir de la main d’oeuvre à bas-coût (bien que l’IA peut apporter des choses bénéfiques sans risque de perte de main d’oeuvre), et donc de moins en moins besoin de délocaliser la production en dehors du territoire national. Autrement dit, la mondialisation freinera avec toujours l’existence d’une extrême minorité de personnes qui continueront de posséder l’essentiel des ressources de la planète.

    Pour la thèse des nombreux pays tournés vers l’extrême-droite qui deviendraient très dangereux (états fascistes) grâce à l’IA, rien n’est impossible mais je trouve que en l’état c’est de la science-fiction, l’auteur s’est fait peur lui-même, sans compter qu’il n’y a pas que l’extrême droite qui pourrait être dangereux.

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    • Patrick // 25.06.2018 à 11h03

      L’extrème-droite est l’épouvantail facile contre lequel il faut lutter en supprimant les libertés et en imposant un état policier, parce qu’ils sont dangereux ces gens-là , ils pourraient supprimer certaines libertés.

      Un commentaire qui m’avait fait rire jaune quand Valls avait commencé son délire de lois liberticides :” imaginez que l’extrème droite arrive au pouvoir , ils pourraient utiliser ces lois contre la liberté ” !!

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  • Patrick // 25.06.2018 à 09h48

    Il faudra aussi m’expliquer le truc des subventions massives pour les combustibles fossiles , taxés au maximum du puit à la roue.
    La dernière explication que j’avais trouvée sur le sujet était simple : les gouvernements pourraient taxer encore plus , donc la différence entre les taxes actuelles et les taxes supplémentaires que l’on pourrait appliquer est une subvention 🙂

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  • Rikpot // 25.06.2018 à 10h59

    Je suis informaticien, je peux vous dire que l’IA, c’est du pipeau, ce ne sont que des algos de bruteforce…On va vite y revenir 😉
    L’intelligence artificielle n’existe pas, c’est juste une illusion marketing.

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    • Patrick // 25.06.2018 à 13h43

      j’avais bossé sur l’IA il y a plus de 20 ans déjà.
      LISP, Prolog … on en a développé des trucs foireux , ça s’appelait des systèmes experts à l’époque , mais on n’a jamais su experts en quoi 🙂

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      • Crapaud Rouge // 25.06.2018 à 18h45

        Quand les “systèmes experts” sont arrivés, un type dans ma boîte a été chargé d’en créer un pour établir les devis. J’ai pu voir sur son bureau qu’il avait défini une 1ère règle, quelque chose comme : TOTAL = Q1 + Q2 + Q3 + Q4 + Q5. Ensuite, tout ça a été oublié aussi vite que c’était venu, mais je n’ai jamais oublié sa règle. 🙂

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    • Crapaud Rouge // 25.06.2018 à 15h57

      Sauf que cet “algo bruteforce” a battu le champion du monde de go, et que lui-même a été battu à plat de couture, (100 à 0), par un autre algo qui avait tout appris tout seul en quelques jours. Je ne sais pas pourquoi, mais la majorité des commentateurs, (informaticiens ou non), donnent, soit comme vous dans le dépit, soit dans la béatification. La vérité est entre les deux.

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    • Wakizashi // 25.06.2018 à 16h34

      “Je suis informaticien, je peux vous dire que l’IA, c’est du pipeau, ce ne sont que des algos de bruteforce…”

      Oui, enfin pas seulement, des réseaux de neurones aussi, mais c’est vrai que les systèmes experts, chat bots etc. ne sont pas plus “intelligents” qu’une calculatrice ou un mixer. C’est juste un abus de langage parce qu’on imite la conscience, mais l’ordinateur qui a battu le champion du monde de Go ne savait pas qu’il jouait au Go, ni même qu’il existait. L’IA forte, que l’on devrait plutôt appeler “Conscience artificielle”, ça n’existe pas, et absolument rien ne dit que ça PUISSE exister (pour ça il faudrait déjà savoir ce qu’est la conscience, ce qui n’est pas pour demain…)

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    • Crapaud Rouge // 25.06.2018 à 18h55

      L’IA c’est du pipeau, sauf qu’IBM arrive à faire de véritables dialogues. Même s’ils sont pleins de défauts, (j’en sais rien), l’on peut parier que les progrès vont être rapides, et que ce sera bientôt plus intéressant de discuter avec une IA qu’avec n’importe quel humain. Voir ici : https://sciencepost.fr/2018/06/cette-ia-elaboree-par-ibm-peut-debattre-avec-les-humains/

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  • Enoch // 25.06.2018 à 11h39

    C’est un peu les limites d’un scenario prospectif, on nous propose deux visions qui semblent caricaturales mais pourrait-il en être autrement ?
    Bon on a un entrepreneur du solaire, qui nous explique que le solaire c’est l’avenir. Pour bien connaitre le sujet, quand je vois l’énergie qu’il faut déployer pour une installation de champs solaire et la maintenir. Notre auteur ne parle pas des effets des orages sur les installations pourtant ils sont dévastateurs.
    Nous passerions d’une société de l’extraction, dont le travail aura été fourni par mère nature gratuitement, à une société de la production. C’est quand même hyper arrogant de penser qu’on puisse faire mieux que ce que la nature a pu produire au cours des millions d’années !
    Et puis cette transition, elle devra être très rapide et sans faille, car si les chaines d’approvisionnement alimentaire se rompaient ne serait-ce qu’une année (c’est pas grand-chose à l’échelle géologique), vu notre explosion démographique globale, je pense pas que les gens qui auront faim puissent apprécier les bienfaits d’une société sans carbone.
    On a tellement bénéficié de ces énergies fossiles que comme tout toxico, la transition ne va pas se faire sans souffrance !
    L’idée que tout va continuer dans l’excès et dans l’abondance pour toujours me semble être une idée très extrémiste. Ce qui me donne envie d’en savoir plus sur sa définition de l’extrême droite. On a bien compris que l’expression était le terme consacré du « boogy man », du père fouettard, mais que ce cache-t-il derrière ?
    De toute manière penser que notre bonheur viendra par notre indépendance énergétique me semble être une idée du 20 eme siècle. Tout dans notre histoire moderne semble prouver le contraire.
    Alors que nous avons atteint, un bienêtre matériel, sans commune mesure vis-à-vis de nos ancêtres, notre société n’a jamais connu une telle crise du sens. Il y a toujours plus d’exclus et les postes deviennent de plus en plus exclusive. La grande jouissance promise ne s’est pas produite. On vit au contraire une grande régression sociale depuis les années 80, où la vrai extrême droite, celle des nanties réelles, n’a jamais été aussi riche et aussi déconnecté des autres classes, de ces origines, de la nature, du climat, des saisons, en d’autres mots du réel !!!
    Je ne vois pas en quoi l’AI, les robots vont changer quoi que ce soit à cette crise sociale et globale, les populistes n’étant que le symptôme et non la cause.
    Mais enfin si le solaire va nous apporter la félicité, comme la secte du temple du même nom !

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    • red2 // 25.06.2018 à 20h04

      Puisque vous connaissez le sujet, pouvez vous nous expliquer quelle energie est nécessaire pour maintenir un parc photovoltaique?

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      • Enoch // 27.06.2018 à 10h44

        Désolée pour ma lente réponse. Actuellement, un projet d’installation de champs solaire, est égal à une énorme débauche d’énergie fossile !
        On déploie environ 20 ingénieures, une centaine de travailleurs qui vont travailler pendant des mois dans un lieu reculé, souvent un désert. Il faut bien sur nourrir tout ce petit monde et tout le monde se déplace en voitures, bus, et arrivent en avions.
        Tous les composants sont envoyés d’à travers tout la planète, panneaux solaires d’Asie ou d’Amérique, transformer d’Europe, et tous les « communications devices » de quelques part.
        Rien n’est jamais local ou produit localement !
        Ensuite, il faut maintenir le site, les panneaux solaires ont une durée de vie de 25 ou 30 ans. Ils sont sensibles aux dégâts engendrés par les orages dans les déserts (quand il pleut tout peut se transformer en torrent) mais la foudre qui est plus régulière à tendance à faire sauter tous les systèmes de communications.
        Bref, ces système sont actuellement super fragiles. Il faut une grosse débauche d’énergie pour s’assurer leur bon fonctionnement dans des zones difficiles d’accès.
        J’espère avoir répondu à votre question.

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        • red2 // 27.06.2018 à 13h14

          Merci de votre réponse. C’est vrai que la façon dont le marché du photovoltaïque est organisé est loin d’être optimal du point de vu énergie/carbone comme économique d’ailleurs…

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  • MaquisArt // 25.06.2018 à 11h56

    “La conjugaison d’une réduction des coûts dans le secteur des énergies renouvelables et de l’explosion de ceux des combustibles fossiles pourrait aboutir à ce que le pétrole, le gaz et le charbon soient éliminés plus rapidement que prévu”.

    Ce cas de figure n’aura jamais lieu, l’industrie pétrochimique est bien trop puissante et j’aimerai bien qu’on m’explique comment on effectue une transition énergétique efficace avec un parc automobile mondial comptant 1 milliard de véhicules. Quel délai? Comment?

    Il faut se rendre à l’évidence, pendant que nos politiques occidentales se préoccupent à maintenir notre rythme de vie largement excédentaire, à prôner haut et fort le dogme de la croissance, l’effondrement de notre civilisation a déjà commencé, un effondrement certes relativement doux pour le moment mais qui ne cessera d’augmenter et ceci pour plusieurs raisons.

    – Démographie et espérance de vie en hausse. (Toujours plus de bouches à nourrir)
    – Energies fossiles qui s’épuisent.
    – Réchauffement climatique.
    – Pollution.
    – Prise de conscience et actions des politiques et des populations quasi inexistantes.
    – Extinction animale massive.
    – Guerres ?

    Je vous conseille une interview de Pablo Servigne sur le sujet:
    https://www.youtube.com/watch?v=5xziAeW7l6w

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  • Pinouille // 25.06.2018 à 12h09

    L’idée que l’on se fait du futur est surtout révélateur de notre état d’esprit présent.
    L’utilité d’envisager le futur réside moins dans la précision et le réalisme de l’image projetée (rappelez-vous l’image qu’on avait de l’an 2000 il y a 50 ans) que dans le fait d’orienter le présent dans telle ou telle direction grâce à un imaginaire collectif qu’il est utile, et peut-être même fondamental, d’alimenter.

    Selon moi, l’épuisement des ressources fossiles ne devraient pas donner un coup d’arrêt brutal à l’économie mondiale.
    Certes, les terres rares génèreront de nouvelles tensions. Mais on maîtrise déjà quelques techniques de production de pétrole, ou autres composés organiques, à partir d’organismes vivants (réf commentaire de Patrick sur la photosynthèse). Ces techniques vont se perfectionner pour diminuer le coût de production. Aucune de ces techniques n’arrivera à être moins chère que creuser un trou dans le sol et pomper. Mais l’ère post-pétrole n’est pas prête d’advenir. C’est juste que le pétrole sera devenu une énergie renouvelable.

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  • Tutaz // 25.06.2018 à 13h47

    Tres tres interessant. Beaucoup de point sont vrais, comme l’avancée de l’IA et son utlité future indiscutable. Par contre il aborde aucunement la technologie sattelite, et la guerre que les etats se font (deja aujourd’hui et depuis quelques temps) dans l’espace proche. Il se lance plusieurs dizaine de satellite par mois, par tout un tas de pays, meme des pays qui n’ont pas un developpement economique avancé, il suffit d’avoir l’argent pour envoyer son petit engin dans l’espace et le tour est joué. Sachant que pour la majorité des engins envoyés, leur utilité est confidentielle, relevant du militaire, ou entreprise sous traitante sous couverture militaire. Là je pense que c’est le point majeur qui fera la difference, car au final, on ne sait pas du tout ce qu’ils envoient sur nos tetes.
    Sachant que les puissants, leur premiere regle, bien connu, c’est de se proteger eux memes, et assurer leur perrenité, ils ont aucun avantage a ce que le monde tourne a l’anarchie, et au fachisme. Ils perdraient tout leur avantage qu’ils ont accumulés depuis des decennies, si ce n’est des centaines d’années pour certaine famille tres solides. On peut pour cela leur faire confiance, ils savent deja ce qu’il va se passer, et se premunise sur les risques futurs que nous rencontrererons (crise energetique, crise economique, crise sociale).
    Oui il y’aura une evolution de la société, mais surement pas vers l’anarchie. Les puissants ont beaucoup d’argents, et ils sont pas si betes ne vous inquietez pas, il trouveront toujours un moyen afin d’assoir leur superiorité. Sans pour autant tomber dans le fachisme, le fachisme est depassé ou dans tout les cas, le fachisme comme on nous l’apprend dans les livres scolaires l’est. Les politiques sont deja fachistes sauf que ca n’est pas visible, c’est plus vicieu, plus discret, et surtout, plus mondialisé. Sur certaines defaillances du systeme on peut se douter que quelque chose n’est pas normal actuellement (les offshores qui continuent a rester hors de portée judiciaires, etc)
    Tout est histoire de temps, il faut du temps, beaucoup de temps, beaucoup d’argent aussi, pour gerer une population mondiale de 8 milliards d’individus, mais le jour où ca va tomber, on va comprendre pourquoi ca aura prit autant de temps. L’IA , l’avancée technologique informatique, robotique, ce n’est que la partie visible de l’iceberg, bien qu’elle fasse partie de l’ensemble du plan de transition surement, ce n’est pas le point clé qui fera notre securité. Ca emmenera du confort, mais au niveau société, on se doute bien que ca va poser des soucis si on nous la livre tel quelle.

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  • Héliaste niveau 7 // 25.06.2018 à 16h38

    Un article rétro-futur, c’est cool, ça change…

    Le High Frequency Trading existe déjà; et les éoliennes aussi, depuis le moyen-âge…

    La seule question que je me pose: par quelle prouesse notre auteur parvient-il à écrire un article de cette taille en occultant le sevrage énergétique?

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  • VinceOP // 25.06.2018 à 17h37

    Je rebondi sur l’IA.
    Je lisais encore un article de Yann Lecun, une référence mondial qui travaille dans le département IA de Facebook.

    L’IA a deux handicaps importants qu’on ne sait pas résoudre avec les technologies actuelles (IA prédictive, IA probabiliste) :
    – L’IA ne sait pas apprendre d’elle même. Elle doit etre nourrie d’une quantité incroyable d’informations avant de pouvoir produire des résultats. L’être humain, quand il voit une biere qui déborde lorsque l’on rempli trop vite le verre; va déduire en voyant la mousse d’un coca, que la scène risque de se reproduire de la même façon. L’homme apprend par analogie déductive.

    – L’IA n’a pas la capacité de comprendre le sens commun. Exemple « L’enfant va sur le balcon et jette l’avion, il quitte la pièce en courant. Où est parti l’enfant ? ». L’IA actuelle ne sait pas déduire par apprentissage social que l’avion est un jouet et que l’enfant est parti chercher son jouet qu’il a fait voler ».

    A l’heure actuelle, l’IA designe plus le domaine du traitement artificiel et automatisé de l’information, qu’une tentative artificielle de reproduire l’intelligence animal et humaine.

    Yann Lecun espère néanmoins qu’en moins de 20 ans on puisse franchir les deux handicaps, mais rien n’est certain.

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  • RGT // 25.06.2018 à 19h25

    Je pense que Jeremy Leggett se montre largement trop optimiste dans sa confiance dans l’I.A.

    Quand un humain se plante lamentablement, et même s’il refuse d’admettre son erreur il est toujours possible par des mesures coercitives de le ramener à la raison.

    Une machine NON.
    Les I.A. ont certes des performances “impressionnantes” dans certains domaines précis (et surtout très RESTREINTS) mais elles ont largement moins de jugeote et de bon sens que la première paramécie venue.

    Un exemple : Un homme a été récemment viré de son entreprise par une I.A. parce que… son badge d’accès était en panne !!!
    L’I.A. l’a supprimé de la base de données du personnel de l’entreprise, puis a envoyé automatiquement des courriels :
    – À la sécurité pour qu’il l’expulse,
    – À la DRH pour que TOUS les dossiers papier le concernant soient détruits,
    – À tout le personnel pour annoncer qu’il ne faisait plus partie du personnel et qu’il était désormais “personna non grata” au sein de l’entreprise,
    – Aux assurances pour supprimer ses droits,
    – Etc, etc…

    Cet homme a réussi à contacter le PDG de l’entreprise qui malheureusement N’A RIEN PU FAIRE pendant longtemps pour le réintégrer. L’I.A. avait tout bloqué !!!

    A la fin, lorsque sa situation a été éclaircie (3 semaines quand-même, et sans salaire) cet homme s’est retrouvé en position tellement difficile vis à vis de ses confrères (qui le considéraient comme un pestiféré) qu’il a préféré démissionner et a trouvé un emploi dans une autre entreprise.

    https://www.bbc.com/news/technology-44561838

    Finalement, les craintes de Stanley Kubrick concernant les I.A. (HAL dans 2001 l’odysée de l’espace) étaient sans doute visionnaires.
    Déjà ces “machines intelligentes” servent à espionner nos moindre faits et gestes (particulièrement par les GAFAM) mais de plus leur utilisation dans la “vraie vie” commence déjà à entraîner quelques “dégâts collatéraux”.

    Certes, si on ne leur inculque pas la cupidité elles en sont démunies (à la base, mais l’avenir est incertain avec les algos de “Deep Learning” que personne ne maîtrise et qui donnent systématiquement des résultats différents d’une machine à l’autre) mais par contre elles sont bornées au delà de ce qui peut être imaginable et lorsqu’elles partent “en vrille” plus rien ne peut les arrêter (à moins de débrancher la prise et de tout effacer).

    J’avoue être très réticent vis à vis de toutes ces I.A. et de plus en plus de chercheurs commencent à douter de leur réelle utilité sachant que de plus elles sont si faciles à berner avec des petites informations insignifiantes qu’un cerveau biologique même très primitif négligerait sans problème.
    Avec bien sûr des conséquences dramatiques largement supérieures à un “simple licenciement”..
    Un exemple de réflexion sur le sujet :
    https://www.dr-hempel-network.com/digital-health-technolgy/machine-fooling/
    Et un résumé des dernières analyses :
    https://www.theverge.com/2017/4/12/15271874/ai-adversarial-images-fooling-attacks-artificial-intelligence
    Si après ça vous avez toujours confiance dans l’I.A. je vous souhaite bonne chance !!!

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  • scc // 25.06.2018 à 20h33

    Cette IA sera au service de qui et pour quoi?
    Si c’est pour plus de pouvoir et plus de pognon dans les mains d’une élite, en d’autres termes pour continuer dans la voie que nous suivons pour le moment, il n’y aura aucun cercle vertueux. La compétition mènera à la guerre et à la destruction d’autant plus sûrement que la population mondiale ne cesse de croître.

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  • some // 25.06.2018 à 21h32

    > Cela se termine dans un monde dystopique où les psychopathes se sont hissés au sommet. Le monde est une scène de chaos dans laquelle les psychopathes et leurs monstrueux ego s’affrontent, menaçant chaque semaine de désastres militaires ; pendant ce temps, tous les autres problèmes perdurent – le monde glisse vers la pollution généralisée et l’insécurité, toujours au bord de la guerre apocalyptique entre des États policiers.

    Dommage qu’il fasse dans la prospection, son analyse fine de la situation actuelle est criante de vérité car moi je crains bien de vivre dans un monde dystopique où les psychopathes se sont hissés au sommet. Le monde est une scène de chaos dans laquelle les psychopathes et leurs monstrueux ego s’affrontent, menaçant chaque semaine de désastres militaires ; pendant ce temps, tous les autres problèmes perdurent – le monde glisse vers la pollution généralisée et l’insécurité, toujours au bord de la guerre apocalyptique entre des États policiers.

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  • Le Rouméliote // 25.06.2018 à 23h12

    “le Dr Jeremy Leggett – entrepreneur dans le domaine de l’énergie solaire, ancien pétrolier et conseiller du gouvernement” : tout est dit ! Ce brave gars nous vend sa soupe et préfère que les subventions (nos impôts) aillent à son business, plutôt qu’aux concurrents. Énergies fossiles ? On sait les remplacer par des carburants issus des algues et de l’agriculture non concurrentielle pour l’alimentation. Le solaire ? Pour des cas bien précis (Ex. : oasis sous climat tropical aride), sinon comment produire suffisamment d’énergie quand on en a besoin la nuit ou par temps de pluie ? Mon prof de physique nous avait appris que l’électricité ne se stocke pas ! Et faire peur avec la démographie, c’est faux : la population de la Terre se stabilise ! La “sixième extinction” ? Foutaises, quand on ne connaît pas encore l’ensemble des espèces vivantes, végétales et animales sur Terre ! Par contre, ce millénarisme archaïque est bien pratique pour tenir le citoyen en respect, lui imposer la dictature et lever de nouveaux impôts !

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    • Sam // 26.06.2018 à 09h00

      La “sixième extinction” ? Foutaises…
      Il ne s’agit pas des espèces que l’on n’a pas encore découverte, et qui disparaissent aussi surement que les autres. Il s’agit de celles que l’on a découvertes et qui ont disparu. A un rythme alarmant : océans morts, déserts, et plastique pour tous.

      Vous apprendrez à votre prof de physique que depuis, on a inventé la batterie, ca l’aidera surement pour ses cours.

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  • Christian Gedeon // 26.06.2018 à 13h44

    J’ai tout lu,article et réactions, en détail et calmement…M. Ahmed est un rigolo,et un hypocrite . Il ignore le terme démographie…et encore plus l’explosion démographique. Tout le reste est du baratin sans intérêt…notre problème est démographique,qu’on le veuille…ou pas !

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  • Le Rouméliote // 26.06.2018 à 15h46

    Tiens ? Ma réponse à Sam a disparu. On n’apprécie pas que quelqu’un mette un bémol au catastrophisme ambiant, surtout s’il a quelques modestes titres à faire valoir ?
    Bon, enfonçons le clou : https://www.dailymotion.com/video/x139d0a
    Du temps où Arte ne censurait pas les analyses issues de recherches scientifiques sérieuses.

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  • marcel dugenoux // 27.06.2018 à 13h45

    Exemple typique de l’aveuglement technocratique généralisé (et encouragé). La survie de l’espèce et la rupture salutaire avec notre société aussi dépassé qu’elle est stupide n’ont rien à voir avec les choix technologiques et énergétiques : il s’agit pour chacune et chacun d’admettre que dans l’absolu toutes les ressources où qu’elles soient appartiennent à l’ensemble de l’humanité, et non pas ni à ceux qui habitent où elles se trouvent ou à ceux qui les exploitent. Quand on aura décidé de s’appuyer sur cette réalité là et aucune autre pour établir la justice on ira à la catastrophe, quelle qu’en soit la vélocité. Le suicide humain spécifique c’est la propriété.

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  • Bibi // 01.07.2018 à 19h56

    “le solaire ne fournit encore qu’environ 2 % de l’énergie mondiale”
    Non, non, 100%. Tout sur la planète vient de l’énergie solaire : charbon, pétrole, photovoltaïque, éolien, hydraulique, etc. Sans parler de l’alimentation, qui carbure 100% au solaire. Seule la géothermie doit plus à la Lune qu’au Soleil.

    Mais je chipote, bien sûr.

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