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24.mai.201824.5.2018 // Les Crises

Ralentissement de la circulation de l’océan Atlantique Nord, par Summer K. Praetorius

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Source : Nature, Summer K. Praetorius, 11-04-2018

Différents indices suggèrent que le système de circulation de l’océan Atlantique Nord est dans un état d’affaiblissement sans précédent au cours des 1 600 dernières années, mais des questions demeurent quant au moment exact du commencement de ce déclin.

Summer K. Praetorius

Les eaux chaudes et salées du Gulf Stream forment un méandre qui traverse l’océan Atlantique en direction du nord-est, formant finalement le Courant de l’Atlantique Nord, qui poursuit ensuite sa course vers les mers nordiques. Dans le froid de l’hiver, ces eaux se refroidissent et plongent en profondeur, lestées par leur salinité. Cette convection profonde est un élément clé de la Circulation Méridienne de Retournement Atlantique (AMOC ; Fig.1), que l’on peut considérer comme une tapis roulant océanique qui libère de la chaleur dans l’atmosphère au-dessus de l’océan Atlantique Nord avant de plonger vers les profondeurs abyssales et de refaire surface dans d’autres régions du monde(1).

Figure 1 | La Circulation Méridienne de Retournement Atlantique (AMOC) et le gyre subpolaire. L’AMOC est un système de circulation océanique qui se compose de courants de surface chauds (orange) et de retours d’eau froide profonde (bleu), comme le montre cette représentation simplifiée. Les courants de surface comprennent le Gulf Stream, qui alimente une branche de l’AMOC connue sous le nom de Courant de l’Atlantique Nord. Les retours d’eau profonde partent de trois branches qui se fondent dans les eaux profondes de l’Atlantique Nord. Thornalley et al.(5) ont utilisé des mesures de limon dans des carottes de sédiments pour reconstituer la vitesse d’écoulement de l’AMOC au cours des 1 600 dernières années ; l’étoile noire indique l’emplacement approximatif auquel les carottes de sédiments ont été prélevées. Caesar et al.(4) ont analysé les anomalies de température dans le gyre subpolaire de l’Atlantique Nord (ligne en pointillés) pour en déduire les variations dans le débit de l’AMOC au cours du siècle dernier. Les deux études concluent que l’AMOC s’est affaibli d’environ 15 % au cours des périodes considérées, mais elles diffèrent quant au moment où le débit a commencé à diminuer.

Étant donné l’importance de l’AMOC pour l’échange thermique entre l’océan et l’atmosphère, la force de ce système, par sa variabilité, est considérée comme ayant des impacts majeurs sur le climat mondial. Elle a été largement impliquée dans certains des changements climatiques les plus remarquables et les plus brutaux du passé(2). Les mesures directes récentes des débits de l’AMOC montrent son affaiblissement au cours de la dernière décennie(3). Des reconstitutions de la variabilité naturelle et des tendances de long terme de l’AMOC sont toutefois nécessaires pour replacer ces changements récents dans leur contexte. Deux articles dans la revue Nature, par Caesar et al.(4) et Thornalley et al.(5), font état de la variabilité passée de l’AMOC avec des approches différentes. Tous deux concluent que l’AMOC moderne est dans un état inhabituellement faible, mais ils divergent dans les détails sur la manière et le moment où le déclin de l’AMOC a commencé.

Caesar et ses collègues ont évalué des changements dans la force de l’AMOC au cours du siècle dernier à partir des anomalies de la température de surface de la mer qui surviennent dans l’Atlantique Nord lorsque l’AMOC s’affaiblit. L’affaiblissement entraîne un réchauffement du Gulf Stream et un refroidissement du gyre subpolaire – la boucle de courants océaniques entraînés par le vent qui se trouve au sud de l’Islande (Fig. 1). Le lien entre l’abaissement des températures de surface de la mer au niveau du gyre subpolaire de l’Atlantique Nord et le ralentissement de l’AMOC était déjà connu, cependant(6-8), Caesar et al. ont permis des avancées en comparant des jeux de données mondiaux sur la température de surface de la mer et des modèles climatiques haute résolution à la pointe de la technologie.

L’analyse des données des auteurs montre que ce schéma bipolaire de refroidissement et de réchauffement est apparu au milieu du XXe siècle. Lorsqu’ils ont effectué des simulations climatiques sous l’hypothèse d’une augmentation annuelle de 1 % du dioxyde de carbone, le modèle a prédit des anomalies de température de surface de la mer dans l’Atlantique Nord similaires à celles observées. Ces prédictions étaient associées à une diminution de la force de l’AMOC. Les auteurs ont ensuite étalonné les résultats du modèle avec leurs données sur la température de la surface de la mer pour estimer que l’AMOC a diminué d’environ 15 % au cours du dernier demi-siècle. Ils en déduisent que le ralentissement de l’AMOC était probablement une réponse au réchauffement causé par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Le phénomène en cause pourrait être une fonte plus rapide de la calotte glaciaire du Groenland, qui, en ajoutant de l’eau douce à la surface de l’océan, réduirait la densité de l’eau, ralentissant ainsi la convection profonde.

Thornalley et al. offrent une perspective à plus long terme sur les fluctuations de l’AMOC au cours des 1 600 dernières années en utilisant une mesure par approximation – la taille des grains de sédiments en eau profonde(9) – qui reflète les vitesses des écoulements en profondeur sur le trajet retour, en eau profonde, de l’AMOC (Fig.1). Ils ont combiné cette approche avec une méthode similaire à celle utilisée par Caesar et al. : ils ont utilisé les anomalies de température passées, proches de la surface, enregistrées dans les sédiments marins, pour fournir des contraintes supplémentaires sur l’AMOC.

Les chercheurs ont constaté que la force de l’AMOC était relativement stable d’environ 400 à 1850 de notre ère, mais qu’elle s’est affaiblie au début de l’ère industrielle. Cette transition coïncide avec la fin du Petit Âge glaciaire – une vague de froid de plusieurs siècles qui a touché de nombreuses régions du globe(10). Thornalley et al. en déduisent que l’affaiblissement de l’AMOC à l’époque était probablement le résultat de l’apport d’eau douce provenant de la fonte des glaciers du Petit Âge glaciaire et de la glace de mer. Ils estiment que la force de l’AMOC a diminué d’environ 15 % au cours de l’ère industrielle, par rapport à son débit au cours des 1 500 années précédentes. Ce chiffre est remarquablement similaire à l’estimation de Caesar et de ses collègues, malgré les différentes périodes sur lesquelles ils fondent leurs estimations.

Cependant, la différence d’environ 100 ans dans la date proposée de début du déclin de l’AMOC, entre ces deux études, a d’importantes conséquences quand on en vient au déclenchement du ralentissement. Caesar et al. l’ont clairement attribué au forçage anthropique, tandis que Thornalley et al. suggèrent qu’un déclin antérieur en réponse à la variabilité naturelle du climat a peut-être été soutenu ou renforcé par la fonte des glaces associée au réchauffement climatique d’origine anthropique. Néanmoins, le principal coupable dans les deux scénarios est l’apport d’eau douce aux eaux de surface.

Les deux études sont des exemples classiques d’approches « descendante » et « ascendante », et il n’est donc pas surprenant qu’elles fournissent des angles de vues différents sur un même objet. Caesar et al. adoptent l’approche descendante : leurs déductions sur les changements dans la force de l’AMOC reposent sur de reconstructions des températures régionales et globales de la surface de la mer qui sont dérivées de mesures directes de la température. Il est possible que des régions autres que l’Atlantique Nord, dans lequel les températures de surface de la mer ont varié à l’échelle de la décennie, puissent influencer la température moyenne globale de la surface de la mer à partir de laquelle la force de l’AMOC est calculée – bien que les auteurs tentent de dissiper de tels doutes en montrant que l’anomalie de température au niveau du gyre subpolaire est très liée à la température moyenne globale durant plusieurs sous-périodes (voir la figure 2 de données étendues dans la réf. 4).

La stratégie de Thornalley et ses collègues est davantage une approche ascendante : ils utilisent une approximation de la force des courants en eau profonde pour mesurer la force de l’AMOC plus directement que ne le font César et ses collègues. Les faiblesses de cette approche sont qu’elle ne tient compte que des courants de fond locaux sur les sites où les carottes sont prélevées, ce qui pourrait ne pas être représentatif de l’ensemble du système AMOC, et qu’elle pourrait être sensible à des effets locaux non linéaires tels que des changements brusques dans la position du courant. Cependant, Thornalley et al. montrent qu’il existe une corrélation frappante entre la taille des grains et la densité mesurée de l’eau de la mer du Labrador (une composante majeure des eaux profondes de l’Atlantique Nord), ainsi qu’avec le contenu calorifique du gyre subpolaire ; ces corrélations renforcent les liens entre leurs mesures par approximation localisées et les changements à plus grande échelle dans l’AMOC.

Pour l’instant, le moment du déclin de l’AMOC demeure une source d’intrigue. Les études futures qui fourniront un réseau à maille spatiale plus fine de reconstructions multiples aideront à clarifier certaines des ambiguïtés qui subsistent quant aux éléments de l’AMOC qui étaient en train de changer et au déroulé du changement. Il est – au moins scientifiquement – rassurant de voir que les deux études actuelles convergent vers la conclusion que l’AMOC moderne est dans un état relativement faible. Cependant, dans le contexte des futurs scénarios de changement climatique et d’un effondrement possible de l’AMOC(11) en réponse à la fonte continue de la calotte glaciaire du Groenland(12), ces conclusions sont peut-être moins rassurantes, car un AMOC affaibli pourrait entraîner des changements considérables dans les régimes climatiques et de précipitations dans tout l’hémisphère Nord(13).

RÉFÉRENCES

  1. Broecker, W. S. Oceanography 4, 79–89 (1991).
  2. Henry, L. G. et al. Science 353, 470–474 (2016).
  3. Srokosz, M. A. & Bryden, H. L. Science 348, 1255575 (2015).
  4. Caesar, L., Rahmstorf, S., Robinson, A., Feulner, G. & Saba, V. Nature 556, 191–196 (2018).
  5. Thornalley, D. J. R. et al. Nature 556, 227–230 (2018).
  6. Drijfhout, S., van Oldenborgh, G. J. & Cimatoribus, A. J. Clim. 25, 8373–8379 (2012).
  7. Rahmstorf, S. et al. Nature Clim. Change 5, 475–480 (2015).
  8. Menary, M. B. & Wood, R. A. Clim. Dyn. 50, 3063–3080 (2017)
  9. McCave, I. N., Manighetti, B. & Robinson, S. G. Paleoceanography 10, 593–610 (1995).
  10. PAGES 2k Consortium. Nature Geosci. 6, 339–346 (2013).
  11. Liu, W., Xie, S.-P., Liu, Z. & Zhu, J. Sci. Adv. 3, e1601666 (2017).
  12. Bakker, P. et al. Geophys. Res. Lett. 43, 12252–12260 (2016).
  13. Jackson, L. C. et al. Clim. Dyn. 45, 3299–3316 (2015).

Source : Nature, Summer K. Praetorius, 11-04-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


La circulation océanique est en pleine mutation, et nous devons savoir pourquoi.

Source : Nature 556, 149, 11-04-2018

La surveillance de long terme est essentielle pour comprendre comment les changements dans le système de courants de l’océan Atlantique affecteront la planète.

Les courants océaniques sont un acteur clé dans le système climatique mais les changements sont difficiles à suivre Crédit : Karsten Schneider/SPL

La circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC) stimule l’intérêt scientifique et l’imagination humaine depuis des décennies. Système complexe et fondamental de courants océaniques, incluant le Gulf Stream généré par le vent, l’AMOC influence l’échange de chaleur entre les tropiques et les hautes latitudes. Cette circulation est due principalement à l’eau froide et dense des mers salée du Groenland et du Labrador, qui s’enfonce vers les profondeurs de l’océan Atlantique Nord. Elle régule la température et sert donc de thermostat mondial.

Mais pour combien de temps encore ? Des changements soudains dans la circulation ont été identifiés comme potentiels points de basculement dans les systèmes physiques de la Terre. Depuis les années 1950, les géologues et les océanographes ont recueilli des preuves convaincantes que les altérations de la circulation océanique constituent un déterminant clé du changement climatique.

L’analyse de carottes de glace du Groenland suggère que des changements brusques dans l’intensité de la circulation ont déclenché des fluctuations de température importantes au cours de la dernière glaciation. Des fluctuations climatiques d’une telle ampleur n’ont heureusement pas eu lieu à l’époque interglaciaire actuelle, l’Holocène. Néanmoins, les signes d’un affaiblissement marqué de l’AMOC, signalés en 2005 (H. L. Bryden et al. Nature 438, 655-657 ; 2005), ont suscité la crainte que la circulation soit sur le point de basculer dans une phase de faiblesse, peut-être en raison du réchauffement climatique provoqué par l’homme.

Des observations océaniques ultérieures, issues de réseaux de capteurs en Atlantique Nord, ont offert une image plus rassurante : le courant étaient extrêmement variables, de sorte qu’un seul aperçu pouvait ne pas être représentatif.

Les chercheurs d’aujourd’hui reprennent les investigations avec un angle différent. Dans un article paru cette semaine dans la revue Nature, des scientifiques présentent des preuves paléo-océanographiques selon lesquelles la convection profonde des eaux de surface dans l’Atlantique Nord – le moteur qui maintient l’AMOC en mouvement constant – a commencé à décliner dès 1850, probablement en raison de l’augmentation de l’afflux d’eau douce provenant de la glace arctique qui avait fondu à la fin d’une période relativement froide appelée le Petit Âge Glaciaire (D.J.R. Thornalley et al. Nature 556, 227-230 ; 2018). Cela aurait pu affaiblir la circulation océanique.

Dans un deuxième article, les chercheurs ont utilisé des modèles climatiques mondiaux et des données de température de surface de la mer pour dater le début de l’affaiblissement à une époque plus récente, vers le milieu du XXe siècle (L. Caesar et al. Nature 556, 191-196 ; 2018). Selon leurs modèles, le ralentissement était d’environ 15 % ; il était plus prononcé en hiver et au printemps ; il a entraîné un refroidissement des températures de surface de la mer dans certaines parties de l’Atlantique Nord, ainsi qu’un léger déplacement vers le nord de la trajectoire moyenne du Gulf Stream. Selon les auteurs, il s’agit probablement d’une conséquence du changement climatique anthropogénique.

Il est important de noter que les résultats s’accordent sur le fait que l’AMOC est dans un état relativement faible. La grande marge de désaccord entre les deux études indépendantes sur le moment où la circulation a commencé à s’affaiblir est probablement due aux différentes méthodes utilisées – et elle souligne qu’il est extrêmement difficile d’approcher la variabilité passée de l’AMOC. Cela décevra probablement ceux qui préfèrent que leur science envoie un signal sans équivoque. Mais la science est rarement aussi complaisante. Peut-on distinguer les effets du changement climatique de la variabilité naturelle sur l’AMOC ? Et, si la circulation océanique est sensible au changement climatique, comme c’est fort probable, les courants réagiront-ils brusquement et peut-être violemment à un moment donné, ou bien la transition se fera-t-elle sans heurts ? Ces questions sont parmi les plus urgentes posées à la science du climat.

Le lent progrès des réponses à ces questions devrait nous rappeler que les océans sont la composante du système terrestre la moins dotée en matière de collecte de données. L’AMOC n’est qu’une partie d’un système de circulation à l’échelle mondiale, dont la physique – et l’influence sur les cycles chimiques – n’est que mal comprise.

Les modèles numériques sont des outils indispensables pour étudier la circulation océanique et le climat. Cependant, malgré l’augmentation continue de la puissance des ordinateurs, les modèles ne parviennent pas à reproduire quelque chose d’aussi nuancé et variable que la circulation océanique. Ce qu’il faut, ce sont des séries longues de mesures de l’intensité de la circulation.

Il est donc crucial que les systèmes de surveillance des océans existants – y compris les programmes sur le retournement dans l’Atlantique Nord subpolaire (Overturning in the Subpolar North Atlantic Program) et dans l’Atlantique Sud méridional (South Atlantic Meridional Overturning Circulation Program) – soient maintenus au cours des décennies à venir. Les données de ces dispositifs de surveillance commencent tout juste à donner un aperçu des courants marins complexes dans ces régions clés. Pourtant, assurer le financement de ces études de long terme est un combat de chaque instant.

Il reste encore beaucoup à faire. L’un objectifs de développement durable des Nations Unies comprend déjà un appel à accroître les ressources de la recherche en faveur de la santé des océans. Les efforts régionaux et nationaux d’observation de l’océan devraient être coordonnés, idéalement dans le cadre du système mondial d’observation de l’océan (Global Ocean Observing System). L’observation minutieuse est une condition préalable à la compréhension des océans dont dépend, en fin de compte, l’humanité.

Source : Nature 556, 149, 11-04-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Toff de Aix // 24.05.2018 à 07h27

Combien d’argent accordé à ces recherches ? Et combien pour faire la guerre un peu partout ailleurs ?

Ceci en dit long sur le système de pensée qui anime nos dirigeants : les études en sont encore à parler au conditionnel, et à essayer de faire du contradictoire dans ce domaine, alors que de nombreux autres signaux d’alarme retentissent partout dans le monde sans aucune ambiguïté cette fois ci : déclin de la biosphère, effondrement des écosystèmes, disparition accélérée des espèces…

Il faut continuer à nier la possible implication de l’homme dans le réchauffement global, car notre mode de vie tout entier serait alors complément remis en cause. Ceci expliquant sans doute le manque de budgets alloués à la recherche (=manque de volonté politique). Un des articles parle d’objectifs des Nations unies : nous savons tous que ces objectifs ne seront jamais atteints, surtout quand le président du principal pays pollueur à déclaré que “notre mode de vie n’est pas négociable”, sans parler du fait qu’il foule régulièrement aux pieds les résolutions de cette institution.

Et puis, au delà de tout ceci, avons-nous réellement besoin de plus de preuves, de plus d’études, de plus de paroles d’experts ? Voir un animal mourir à cause de nous, comme ces tortues qui avalent du plastique ou ces oiseaux englués dans les marées noires, ça devrait déjà être suffisant pour que nous n’en voulions pas plus, et que nous arrêtions de nous voiler la face. Mais nous préférons continuer : l’heure des comptes arrive, nous devrons bientôt régler la facture, et avec les intérêts.

Je ne pleurerai pas sur le devenir de notre espèce si ça permet de sauver une partie de notre merveilleuse planète, qui ne nous a jamais rien demandé, qui nous a tout donné, et que nous saccageons consciencieusement depuis des décennies.

66 réactions et commentaires

  • tchoo // 24.05.2018 à 07h17

    La disparition du gulf stream ou son fort ralentissement devrait, selon certains, nous amener en France a in climat proche du Québec. Certains on même prédit que Bordeaux aurait le climat de Montréal. Le ralentissement de 15% de ce flux si il est avéré n’a pas pour l’instant provoquer une telle modification climatique chez nous

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    • Wakizashi // 24.05.2018 à 08h09

      “Le ralentissement de 15% de ce flux si il est avéré n’a pas pour l’instant provoquer une telle modification climatique chez nous”

      D’où la question : pourquoi ? Jusqu’ici, on a surtout entendu des gens prétendre que chaque mois ou presque était exceptionnellement chaud en France, le plus chaud depuis des années (en confondant allègrement au passage le climat global avec la météo dans leur jardin). A présent, il va falloir prétendre que le climat se refroidit en Europe, tout en maintenant qu’il se réchauffe globalement, ce qui nous amène à une situation inespérée : quel que soit le sens de la tendance, plus chaude ou plus froide, le GIEC sera conforté. Pile je gagne, face tu perds.

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  • Isidor Ducasse // 24.05.2018 à 07h26

    Cet article démontre que les tenants du réchauffement climatique nous mentent. Comme il est écrit dans l’article, les ordinateurs ne sont pas assez puissant pour calculer : “quelque chose d’aussi nuancé et variable que la circulation océanique”.
    Quand on sait, qu’en plus des océans il y a d’autres facteurs qui influe le climat alors, il est sain de se demander si vraiment il y a un réchauffement climatique.

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    • PsyyyX // 24.05.2018 à 08h30

      400 mois de température au dessus des moyennes.

      On connait l’effet du CO2 comme gaz à effet de serre (on a un exemple remarquable dans le système solaire : la seconde planète la plus éloigné du soleil possèdes des températures supérieurs à celles la plus près du soleil).

      On sait qu’on augmente les quantités de CO2 artificiellement dans l’atmosphère. Bref… Le problème c’est pas tant savoir qu’il y a un réchauffement climatique que de savoir à quelle sauce on va être manger.

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      • Patrick // 24.05.2018 à 09h09

        le CO2 est en très faible quantité dans notre atmosphère ( passage de 0,028% à 0,04% ) , de plus cette augmentation est très récente. Même si on considère 1850 comme le début de l’ère industrielle ça ne concernait qu’une très faible part des activités humaines et une source de CO2 négligeable.
        Donc la coincidence du début de l’ère industrielle et de la phase de réchauffement actuelle n’est pas un lien de cause à effet.
        La baisse des températures sur la période 1940-1970 montre également qu’il n’y a pas de relation directe avec l’augmentation du CO2.
        Donc :
        – les causes de variation sont multiples et complexes
        – personne n’arrive à modéliser le machin
        – il est même possible que le CO2 ait une action , probablement marginale sur le climat mais certaine sur les taxes.

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        • Julien // 25.05.2018 à 04h27

          On m’a toujours dit qu’il y avait une corrélation directe entre émissions de CO2 et augmentation de la température.

          On m’aurait menti ? Je veux bien des chiffres / contre-exemples…

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          • Le Rouméliote // 25.05.2018 à 12h19

            On peut consulter l’article suivant qui permet d’alimenter sa propre réflexion de non spécialiste : http://www.skyfall.fr/2017/08/04/croire-que-le-co2-controle-le-climat-cest-a-peu-pres-comme-croire-a-la-magie/

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          • Wakizashi // 26.05.2018 à 16h28

            Il y a une corrélation (que personne ne remet en question) entre le CO2 et l’effet de serre, et donc avec le réchauffement, mais corrélation n’y pas synonyme de cause. D’autre part les facteurs qui entrent en compte dans le climat sont multiples ; on ne peut pas isoler un facteur comme s’il était la seule variable. Enfin, le climat est un système chaotique, donc imprédictible : une très faible variation des conditions initiales peut modifier le système dans de très grandes proportions.

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        • yoyo // 25.05.2018 à 18h05

          Le CO2 sert d’équivalent , de base , pour faire une échelle de mesure de tous les autres Gaz qui sont relâchés dans l’atmosphère .
          On prend en compte le pouvoir d’effet de serre et la stabilité du gaz ( sa durée de vie dans l’atmosphère )
          Le CO2 est stable 100ans , son pouvoir d’effet de serre est donc a 1 .

          Prenons le méthane que tout le monde relâche en pétant un coup , sa durée de vie 12ans , un gaz dont l’effet est 75 fois supérieur au CO2 sur 20ans , 25 fois sur une échelle 100ans .

          Prenons maintenant un gaz qui a été massivement relâché grâce aux circuits frigorifique et aux pulvérisateur sous pression .
          le trifluorométhane : durée de vie 260ans , pouvoir a effet de serre 9400 sur 20ans , 12000 sur 100ans …

          On devient climatosceptique en comprenant les choses de travers , quand on comprend un minimum le sujet on ne peut pas l’être , sauf a être de mauvaise foi .

          La taxe CO2 , c’est pour faire payer les émissions de gaz en ce basant sur cette échelle , quand vous relâchez un gaz 10 000 fois supérieur au CO2 , le principe c’est de taxer l’équivalent donc
          1kg d’un gaz a 10000, vous couteras l’équivalent de 10tonnes de co2 et c’est bien normal !

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          Alerter
        • yoyo // 26.05.2018 à 00h21

          Le CO2 sert d’équivalent , de base , pour faire une échelle de mesure de tous les autres Gaz qui sont relâchés dans l’atmosphère .
          On prend en compte le pouvoir d’effet de serre et la stabilité du gaz ( sa durée de vie dans l’atmosphère )
          Le CO2 est stable 100ans , son pouvoir d’effet de serre est donc a 1 .

          Prenons le méthane que tout le monde relâche en pétant un coup , sa durée de vie 12ans , un gaz dont l’effet est 75 fois supérieur au CO2 sur 20ans , 25 fois sur une échelle 100ans .

          Prenons maintenant un gaz qui a été massivement relâché grâce aux circuits frigorifique et aux pulvérisateur sous pression .
          le trifluorométhane : durée de vie 260ans , pouvoir a effet de serre 9400 sur 20ans , 12000 sur 100ans …

          On devient climatosceptique en comprenant les choses de travers , quand on comprend un minimum le sujet on ne peut pas l’être , sauf a être de mauvaise foi . L’impact de notre mode vie ne peut pas rester sans conséquence sur le climat .
          Les températures sur terre sont dû a un tas de paramètres , dont un équilibre avec le Co2 qui a mis des centaines de milliers d’années a ce faire , ou bien plus .
          Le pétrole n’apparait pas en un jour sous terre , c’est pourtant une forme de Co2 que la terre a stocké dans les sols pour atteindre l’équilibre que nous connaissons , ce qui a été fait en plusieurs millions d’années , nous le détruisons en quelques décennies .

          La taxe CO2 , c’est pour faire payer les émissions de gaz en ce basant sur cette échelle , quand vous relâchez un gaz 10 000 fois supérieur au CO2 , le principe c’est de taxer l’équivalent donc
          1kg d’un gaz a 10000, vous couteras l’équivalent de 10tonnes de co2 et c’est bien normal !

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          Alerter
          • Wakizashi // 26.05.2018 à 16h32

            “On devient climatosceptique en comprenant les choses de travers , quand on comprend un minimum le sujet on ne peut pas l’être , sauf a être de mauvaise foi .”

            Bel exemple d’argument d’autorité, chose que l’on retrouve souvent dans la bouche des “réchauffistes”. En général, venant de gens qui ne sont pas scientifiques soit dit en passant… Sinon, c’est censé prouver quoi ce que vous racontez sur le méthane et le trifluorométhane ?

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            Alerter
            • yoyo // 26.05.2018 à 19h27

              Il ne s’agit pas d’avoir une autorité , juste d’essayer de vous expliquer la logique des choses . Après c’est a vous et votre bon sens de voir ce que vous en pensez .
              Même si vous n’avez pas de notion de physique vous pouvez comprendre que les quantités gaz très polluants émise trop rapidement par nos activités humaine pose un gros problème d’équilibre.

              Sinon … c’est censé ne rien prouvé du tout , mais si vous ne comprenez pas qu’un gaz a effet de serre très stable et très polluant polluant pose un soucis , je ne peut rien pour vous .
              Quand vous avez dépassé la capacité de “tampon” de la terre … vous avez simplement causé un problème qui va durer des centaines d’années .

              Rassurez vous , peut importe la connerie humaine , la terre elle , s’en remettra . Mais certainement pas sans rectification violente du climat .

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    • jules vallés // 24.05.2018 à 10h10

      Il est sain de demander aux glaciers et à la banquise (et aux ours blancs,enfin pas moi!!) si il y a un réchauffement climatique….

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  • Toff de Aix // 24.05.2018 à 07h27

    Combien d’argent accordé à ces recherches ? Et combien pour faire la guerre un peu partout ailleurs ?

    Ceci en dit long sur le système de pensée qui anime nos dirigeants : les études en sont encore à parler au conditionnel, et à essayer de faire du contradictoire dans ce domaine, alors que de nombreux autres signaux d’alarme retentissent partout dans le monde sans aucune ambiguïté cette fois ci : déclin de la biosphère, effondrement des écosystèmes, disparition accélérée des espèces…

    Il faut continuer à nier la possible implication de l’homme dans le réchauffement global, car notre mode de vie tout entier serait alors complément remis en cause. Ceci expliquant sans doute le manque de budgets alloués à la recherche (=manque de volonté politique). Un des articles parle d’objectifs des Nations unies : nous savons tous que ces objectifs ne seront jamais atteints, surtout quand le président du principal pays pollueur à déclaré que “notre mode de vie n’est pas négociable”, sans parler du fait qu’il foule régulièrement aux pieds les résolutions de cette institution.

    Et puis, au delà de tout ceci, avons-nous réellement besoin de plus de preuves, de plus d’études, de plus de paroles d’experts ? Voir un animal mourir à cause de nous, comme ces tortues qui avalent du plastique ou ces oiseaux englués dans les marées noires, ça devrait déjà être suffisant pour que nous n’en voulions pas plus, et que nous arrêtions de nous voiler la face. Mais nous préférons continuer : l’heure des comptes arrive, nous devrons bientôt régler la facture, et avec les intérêts.

    Je ne pleurerai pas sur le devenir de notre espèce si ça permet de sauver une partie de notre merveilleuse planète, qui ne nous a jamais rien demandé, qui nous a tout donné, et que nous saccageons consciencieusement depuis des décennies.

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    • Wakizashi // 24.05.2018 à 08h19

      “déclin de la biosphère, effondrement des écosystèmes, disparition accélérée des espèces…”

      L’empoisonnement des sols, des eaux et de l’atmosphère à cause des milliers de tonnes de produits chimiques déversés PAR L’HOMME ne sont donc pas en cause dans ce que vous dénoncez ? Ni la déforestation des forêts primaires, le pillage des habitats naturels encore existants, le brevetage des semences, les OGM, les déchets divers et variés etc. etc. ? Si 90% des légumes que l’on achète sont bourrés de pesticides, c’est à cause du réchauffement climatique ? J’ai bien fait de venir moi, on en apprend des choses ici…

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      • Patrick // 24.05.2018 à 09h11

        je suis bien de votre avis.
        Nous avons largement salopé notre planète , mais ne mélangeons pas tout, c’est le meilleur moyen d’être inefficaces pour la suite et d’épuiser nos ressources en luttant dans la mauvaise direction.

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      • Haricophile // 28.05.2018 à 14h46

        Wakizashi J’ai mis du sel et du vinaigre sur la terre de mes plante, donc si elles meurent ça n’a rien a voir avec la pulvérisation de Roundup™.

        Est-ce qu’une catastrophe annihile l’autre ? Non ça la multiplie !

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    • WASTERLAIN // 24.05.2018 à 08h47

      “Je ne pleurerai pas sur le devenir de notre espèce si ça permet de sauver une partie de notre merveilleuse planète, qui ne nous a jamais rien demandé, qui nous a tout donné, et que nous saccageons consciencieusement depuis des décennies.”
      Je n’arrive pas à comprendre ce raisonnement, d’autant que la planète arrivera toujours bien à survivre malgré l’action de l’homme et qu’elle mourra avec ou sans l’aide des hommes dans quelques milliards d’années !

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      • Patrick // 24.05.2018 à 09h18

        Toujours cette haine de soi que l’on retrouve partout dans notre société.
        Le développement de l’humanité a entraîné quelques problèmes mais nous sommes quand même la seule espèce à avoir atteint ce niveau de conscience et à comprendre les problèmes que nous engendrons.
        Donc soyons optimiste pour l’avenir , de toute façon la planète a connu pire et s’en sortira.

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        • Toff de Aix // 24.05.2018 à 10h55

          @patrick rassurez vous je pense m’aimer suffisamment, ce que je n’aime pas c’est la direction que prend notre espèce, résolument à contre courant de toute empathie, de tout lien avec cette nature qui fait partie de nous. Nous le nions d’ailleurs constamment : cet égocentrisme est souligné par votre commentaire, car qu’est ce qui vous permet d’affirmer que nous sommes nous humains, supérieurs en conscience par rapport autres espèces ? Notre science ? Nos progrès technologiques ? Notre empathie envers elles ? Laissez moi rire.

          Rien ne nous permet objectivement de l’affirmer, si ce n’est une chose que nous possédons, et que les autres espèces n’ont pas : notre ego démesuré.

          Du coup je maintiens ce que je dis : notre façon de fonctionner en tant qu’espèce, mais aussi en tant que société, est profondément dysfonctionnelle (cf eckhart Tolle sur le sujet), et si nous ne changeons pas consciemment de direction, alors oui, nous ne survivrons pas, et ça tombe bien : nous ne l’aurons pas mérité. Je ne le souhaite pas (ce qui serait effectivement haineux), mais je fais un simple constat. Le changement gagnerait autant à être individuel que collectif : il ne peut cependant que commencer par un examen de conscience et une remise en question individuelle. Pour ensuite permettre à chacun de réorienter son mode de vie en conséquence… Si nous en avons encore le temps.

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          • Wakizashi // 24.05.2018 à 12h15

            “qu’est ce qui vous permet d’affirmer que nous sommes nous humains, supérieurs en conscience”

            D’une part il n’a pas employé le mot “supérieur”, ce n’est pas une question de hiérarchie. Et d’autre part on ne peut pas nier que notre capacité d’abstraction est bien plus développé que celle des animaux (essayez d’expliquer le théorème de Fermat à un chat). Puisque vous faites référence à Eckhart Tolle, il le dit lui-même : les animaux ne sont pas dotés d’une image mentale d’eux-mêmes (c’est pourquoi ils ne ressentent pas le besoin de faire un effort pour l’entretenir et la défendre). Pour faire notre autocritique et évoluer en tant qu’espèce, nous devons être bienveillants envers nous-mêmes… si nous nous considérons comme une horreur, rien de bon ne pourra émerger.

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          • Julien // 26.05.2018 à 04h48

            @Toff de Aix ; @Patrick

            Ce qui est intéressant à travers vos commentaires c’est la dimension psychologique de cette crise.

            Encore une fois, SI, comme cela s’est manifestement plusieurs fois passé dans l’histoire de la Terre, la cause du changement climatique n’était pas imputable à l’homme (éruption d’un super volcan ou chute d’une météorite par exemple), arriverions-nous à aller de l’avant ?

            Changer de point de vue est très intéressant.

            Ce que je vois dans les commentaires des “climatosceptiques” (qui avancent par exemple qu’une des causes serait l’activité solaire) ce n’est pas la volonté de se dédouaner en soi, mais plutôt de se déculpabiliser afin de trouver des solutions.

            Cette culpabilisation perpétuelle, de laquelle nous ne pouvons pas sortir (la réponse individuelle du colibri qui fait sa part est évidement insuffisante), est paralysante. Effectivement Toff, on ne peut pas nier nos erreurs ; mais en même temps je comprends ce que veux dire Patrick quand il parle de “haine de soi”.

            “On n’avancera pas si on abandonne notre confiance en nous” serait une formule plus adaptée peut-être ?

            Comment sortir du “que puis-je faire” et aller vers le “que pouvons-nous faire”… ?

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        • . // 24.05.2018 à 23h53

          “soyons optimistes!non.
          Il faut être adulte et conscient que nous n’aurons vraisemblablement pas deux chances.
          Quant le train et lancé,sans frein,qu’est ce donc que l’optimisme si ce n’est de la lacheté ou la criminalité pour ceux à qui l’on fait payer le ticket …vers l’abime!
          Il est vrai qu’un train lancé sans frein peut éventuellement s’arrêter mais notre système global ne s’arrêtera pas mais au contraire accélérera la chute devenue inarrêtable alors que certains veulent nous faire croire qu’il n’y en aura pas une!

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      • Touriste // 24.05.2018 à 13h44

        Bonjour,
        Selon la dernière théorie qui fait consensus chez les astro-physiciens :
        1) notre soleil va commencer à gonfler dans 3,5 milliards d’années environ
        2) les océans seront vaporisés quelques millions d’années après
        3) et 500 millions d’années après (toujours environ, c’est pas précis-précis, hein…) ça sera la Terre qui sera engloutie par le soleil (buuurp !)
        4) Ensuite quelques milliard d’années après le soleil s’effondrera sur lui-même pour devenir une naine blanche puis brune beaucoup plus tard (parce que les brunes comptent pas pour des prunes, à ce qu’on dit)
        5) Ensuite… …Bah, on s’en fout.
        Conclusion : tout passe, tout lasse, tout casse, tout s’efface…

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        • Haricophile // 28.05.2018 à 14h54

          Les fumeurs avaient le même raisonnement : « Le tabac tue lentement, tant mieux je ne suis pas pressé » et autres conneries du genre.

          Perso, je connais quelque peu l’état des malades du tabac. Entre parenthèse il n’y a pas que le cancer, les maladies cardiovasculaires sont aussi au cœur du sujet, je connais au moins trois personnes qui ne sont pas passé loin de l’amputation avec comme cause certaine le tabac. Bref, a tant faire j’aimerais mourir dans plus longtemps et dans de bien meilleurs conditions, sans avoir a vivre auparavant avec une bouteille a oxygène sur un petit charriot ou pire.

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  • Nicolas // 24.05.2018 à 07h53

    Je trouve ces articles rassurants. C’est moins pire que ce que je craignais, ils ne parlent pas (pas encore ?) de la possibilité d’une inversion de ce courant. Si le courant s’inverse on verra passer des icebergs au large de la Bretagne. Donc tout va mal, mais ça pourrait être bien pire.
    “Always look on the bright side of life!”
    (chanson à la fin du film des Monty Python “La Vie de Bryan”.
    Remarquez, les premières victimes d’un tel bouleversement seraient les Britanniques. Très joli récompense pour ces pionniers de la révolution industrielle (et encore une calamité anglaise dévastatrice pour l’Irlande).

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    • Haricophile // 28.05.2018 à 15h09

      Un courant comme ça ne s’inverse pas du jour au lendemain. Par contre un ralentissement, bien avant l’inversion très hypothétique, peut déjà considérablement modifier le climat qui est un truc je rappelle difficile a prédire car reposant sur un système turbulent et chaotique avec beaucoup de paramètres qui rentrent en jeu. Et si les déplacements marins sont lents, les déplacements aériens sont beaucoup plus rapides et turbulents. Les états relativement stables du climat peuvent être modifiés ou se déplacer très vite. Les perturbations climatiques et les fin de civilisations sont un grand classique. Nous sommes puissants, pas fort. Il est extrêmement illusoire de penser que notre civilisation repose sur des bases solides et sans failles, nous avons plusieurs talons d’Achille, et au lieu de les conforter calmement, nous tirons dessus et participons activement a leur destructions. Plus on se rapproche du mur, plus on accélère pour faire plus de “profits” tout de suite. La convoitise est infinie, plus elle grossi plus elle a faim, allant jusqu’à se nourrir d’elle même.

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  • BA // 24.05.2018 à 08h21

    Jeudi 24 mai 2018 :

    Depuis le début de la civilisation, l’homme a été responsable de la disparition de 83 % des mammifères terrestres et de la moitié des plantes.

    L’homme est un animal nuisible.

    https://dailygeekshow.com/disparition-biomasse-impact-homme/

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    • LS // 24.05.2018 à 14h13

      Qu’entendez vous par civilisation ?
      La disparition des mégafaunes australienne et américaines est probablement due aux migrants (chasseurs-cueilleurs) de l’époque (aborigènes australiens et proto-amérindiens).

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      • Haricophile // 28.05.2018 à 15h27

        Premièrement je pense que si c’est le cas, ce n’est probablement pas la cause unique. Deuxièmement l’écologie est un équilibre et non pas une situation statique ou a sens unique. La méga-faune représente très très peu d’espèces sur le total.

        Si on reste en France, son aspect a forcément radicalement changé depuis l’époque ou elle était presque entièrement recouverte de foret. Ceci étant, une agriculture raisonnable en bocage réduit certainement la diversité et modifie un peu le climat, mais conserve un équilibre “naturel” suffisant pour que l’environnement soit favorable a la vie humaine. Et même probablement beaucoup plus favorable que la forêt originelle. Ce qui n’est clairement plus le cas du désert de la Beauce qui ne survit que par l’ajout d’engrais et où la vie microbienne du sol est inférieure a celle trouvée au cœur du Sahara.

        L’homme comme toute espèce modifie l’environnement. Il reste a savoir s’il veut le faire dans un équilibre altruiste favorable a son épanouissement a long terme ; Ou bien dans une rage destructrice et suicidaire a court terme, alimentée par son individualisme, sa convoitise et sa soif de domination.

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  • Julien // 24.05.2018 à 08h21

    Je me permets un petit hors sujet mais c’est dans la même veine.

    J’avais lu un article il y a longtemps, dont je ne retrouve pas la trace, qui expliquait que certains scientifiques craignaient une inversion du cycle du carbone des océans.

    En gros, passé un certain point de CO2 accumulé dans l’atmosphère (qui augmenterait l’acidité ?), les océans n’émettraient plus d’oxygène mais du CO2 (phénomène d’anoxie). C’est ce qui se serait passé lors de “l’extinction permienne” où de nombreuses espèces sur Terre auraient disparu.

    Si quelqu’un a des infos là-dessus je suis preneur. Là encore, pas certain qu’il y ait beaucoup d’études sur ce sujet.

    Sinon, une réflexion me vient souvent à propos du réchauffement climatique… Si ce dernier était la conséquence d’une cause extérieure à l’activité humaine (soudaine éruption volcanique, chute d’une météorite par exemple), comment réagirait l’humanité ?

    Arrêterions-nous de nous culpabiliser, irions-nous de l’avant ?

    Différentes extinctions de masse ont déjà eu lieu, la Terre a connu divers climats, divers taux de CO2 dans l’atmosphère… Avant que l’humain n’existe…

    Que faire si cela venait encore à changer ?

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    • Haricophile // 28.05.2018 à 15h33

      Je n’ai pas d’article, mais c’est clairement le cas dans les “zones mortes” privées d’oxygène qui se multiplient actuellement. En plus dans le plancher océanique il y a un “cadeau surprise” de méthane qui nous attend (dans le permafrost aussi d’ailleurs…). Enfin pour l’instant, ce n’est pas le permafrost mais les “fracturations” américaines qui relâchent des quantités gigantesques de méthane dans l’atmosphère, la fracturation c’est 100 fois pire que le charbon !

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  • M_a_n_u // 24.05.2018 à 08h37

    Je trouve extrêmement intéressant d’avoir 2 manières différentes de montrer la même chose, et la seconde me semble extrêmement importante. Car, pour ne pas changer, dans le premier cas, ça serait la « faute » de l’homme. Chercher d’autres signaux indépendants des températures permet sans tabou de réfléchir à d’autres causes.
    Enfin, pour moi, la première hypothèse pourrait servir à clore tout débat : si ça se rechauffe, c’est le réchauffement, mais si ça se refroidit aussi ! Comment réfuter une telle théorie ?

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    • WASTERLAIN // 24.05.2018 à 09h01

      Effectivement, le GIEC nous explique que s’il fait plus chaud c’est dû au réchauffement climatique d’origine anthropique, mais que si ça se refroidi ce l’est également et notamment à cause du ralentissement du Gulf Stream ! Et bien sûr, pas question de discuter/parler/échanger/chercher avec les scientifiques qui remettent en cause l’origine anthropique déterminante/significative du phénomène ‘’réchauffement’’ que le GIEC nomme maintenant ‘’dérèglement’’ vu l’hiatus (entendez l’absence de réchauffement global) qui dure maintenant depuis près de 20 ans.
      Bref pour paraphraser le ‘’pile je gagne, face tu perds’’ si ça se réchauffe le GIEC à raison, si ça se refroidi, le scientifiques qui s’interrogent encore ont torts… …mais dans tous les cas, le contribuable raclera…

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      • Patrick // 24.05.2018 à 09h22

        La conclusion est la bonne :” le contribuable paiera “.
        La Banque Mondiale a annoncé qu’il fallait “investir ” 90.000 milliards de dollars sur 15 ans dans les pays en voie de développement pour lutter contre le réchauffement climatique. A votre avis , on va les prendre où les dollars en question ?

        Ca ressemble de plus en plus à un racket organisé.

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      • petitjean // 24.05.2018 à 12h06

        des précisions sur le “vrai faux réchauffement climatique” :
        Les paramètres de Milankovic
        http://lesobservateurs.ch/2017/06/02/les-parametres-de-milankovic-video/

        Ce qu’en pense un expert suisse, Werner Munter…
        Difficile de savoir qui il faut croire mais tous les arguments doivent pouvoir être exprimés…
        http://lesobservateurs.ch/2017/11/14/rechauffement/

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        • Pinouille // 24.05.2018 à 17h32

          “Difficile de savoir qui il faut croire mais tous les arguments doivent pouvoir être exprimés…”
          C’est vrai dans beaucoup de domaines, mais le domaine scientifique a ceci de particulier qu’il s’appuie sur une méthode qui permet de valider ou réfuter les théories: https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_scientifique
          Certes, rien n’empêche d’affirmer que la terre est plate. Mais cet affirmation est scientifiquement fausse: ce n’est pas une question d’opinion. C’est un fait scientifiquement établi.
          Compte tenu de la complexité du phénomène, la question du réchauffement climatique et son origine (humaine ou pas) ne peut pas faire l’objet d’expérimentation qui clorait une bonne fois pour toute le sujet. Le débat scientifique reste donc ouvert.
          Je considère pour ma part un peu aventureux de défendre des thèses qui réfutent le phénomène sachant que 97% des experts en la matière le valide. Et je suggère aux néophytes que cela intéresse de consulter en premier lieu la production de ces 97% plutôt que les considérations d’un guide de montagne qui ne donne aucun gage de compétence scientifique en la matière. En science, tous les avis ne se valent pas.

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    • Haricophile // 28.05.2018 à 15h50

      Il parait qu’il n’y a pas de question bête, mais il y a quand même moyen de réfléchir quelque secondes avant de poser la question, de “tourner 7 fois la langue dans sa bouche”. On va essayer de faire très accessible pour un public limité :

      Si je fais un large feu de charbons de bois, et que j’ajoute encore du charbon de bois, globalement ça se réchauffe. Si je prends le charbon de bois incandescent d’un côté et que je le mets de l’autre, ça ne supprimera pas le réchauffement global du a l’ajout du charbon de bois, mais refroidira un peu d’un côté pour chauffer un peu plus de l’autre. Globalement l’ajout de charbon de bois va continuer a alimenter le feu de la même manière plus intense malgré que le côté que j’ai déblayé “refroidit”.
      [modéré]

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  • Le Marsouin // 24.05.2018 à 09h12

    Je profite de cette article pour mettre un lien vers cette excellente vidéo du Réveilleur:
    https://www.youtube.com/watch?v=WZb-y_N4ZwY&t

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  • Rond // 24.05.2018 à 09h40

    Intéressant. Un affaiblissement de 15%, c’est très loin d’être négligeable.
    Lorsque j’aurai dit “blanc”, il y aura toujours quelqu’un pour contester et affirmer que c’est “noir”. Même débat pour l’immense champ de nuances intermédiaires. Ah ces humains … Le climat mondial et la quasi infinité de variables à prendre en compte, rendent ce système extrêmement complexe à comprendre et modéliser. Le débat, voire le combat, entre les réchauffistes, les climato-sceptiques et ceux, nombreux, qui savent tout sur tout, n’est donc pas prêt de s’apaiser sauf événement majeur incontestable. L’affaiblissement de l’AMOC peut-il être cet événement ? Y a-t-il un risque d’interruption ou d’inversion brutale à partir d’une certaine valeur ?
    N’ayant pas d’ami africain ni indien, je me contenterai de citer mon ami paysan : “quand tu ne sais pas, cherche et applique le principe de précaution”
    Ne nous faisons aucune illusion sur la difficulté qu’il y aura à continuer de financer les recherches dans ce domaine et à stopper nos comportements s’ils présentent un risque.

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  • Genuflex // 24.05.2018 à 09h54

    Et si tous les commentateurs septiques prenaient un moment pour ecouter, ou lire Edgard Morin et son introduction a la pensee complexe. Et si il vous reste du temps libre, etudier la systemique.

    Causalité circulaire, boucle de retroaction… ca evitera trop de commentaires lapidaires et à côté du sujet.

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    • Patrick // 24.05.2018 à 10h20

      justement , c’est bien parce que le système est complexe que nous sommes sceptiques.

      ça me fait penser à une des premières escroqueries intellectuelles qui était la fameuse courbe en crosse de hockey qui montrait un climat idéal immuable avant le CO2 et une montée des températures régulière en relation directe avec le CO2. Cette courbe qui servait de base aux débats à depuis été mise sous le tapis.
      Et maintenant on est en train de découvrir que les choses sont beaucoup plus complexes , que les modèles sont faux parce qu’ils ne peuvent pas tenir compte de tous les éléments , surtout que nous découvrons peu à peu tous ces événements qui influent sur le climat.

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    • Wakizashi // 24.05.2018 à 17h17

      “Et si tous les commentateurs septiques prenaient un moment pour ecouter, ou lire Edgard Morin et son introduction a la pensee complexe. Et si il vous reste du temps libre, etudier la systemique.

      Causalité circulaire, boucle de retroaction… ca evitera trop de commentaires lapidaires et à côté du sujet.”

      Un exemple ? Parce que je crains qu’un argument d’autorité servi avec des mots savants pour faire intelligent soit un peu insuffisant…

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    • Le Rouméliote // 25.05.2018 à 12h35

      Edgar Morin climatologue ? C’est nouveau ! Il n’est pas nécessaire d’inviter un intellectuel, aussi estimable et influent soit-il dans un débat dont il ne connaît à peu près rien, sinon pour invoquer un argument d’autorité pour clore le bec à une des deux parties.

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      • Haricophile // 28.05.2018 à 15h54

        « ou lire Edgard Morin et son introduction a la pensée complexe. » <— je ne lis pas "introduction a la climatologie", je devrait peut-être prendre des cours de rattrapage en lecture.

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  • max // 24.05.2018 à 10h05

    Ce courant marin, si j’ai bien compris, transporte des eaux chaudes du sud vers l’Europe, ce qui a pour effet, toujours si j’ai bien compris, de rafraichir le sud (en particulier des USA) pour réchauffer l’Europe, celle qui est baignée par ce courant, la Russie par exemple n’est pas concernée ou si peu.
    Le ralentissement si, il y a, de ce courant marin pourrait donc avoir pour effet, un Sud des USA encore plus chaud et une Europe côtière genre Québec.
    Donc une mini période glacière chez nous et la canicule quasi permanente dans le sud des USA.
    Le principe des vases communicants.
    Je ne sais pas si cela se réalisera mais il faut continuer à avoir comme priorité la lutte contre la pollution au sens large du terme.

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    • Haricophile // 28.05.2018 à 16h03

      Le transport de chaleur a cette échelle fait autre chose que d’agir comme un gros radiateur en Bretagne. Elle détermine beaucoup de phénomènes aériens (turbulents comme chacun sait). Tout ceux qui écoutent la météo sur France Inter ont entendu parler du fameux “Anticyclone des Açores” dont l’existence et le déplacement influent beaucoup sur l’agrément des plages en été. Ou depuis quelques années du déplacement du courant baptisé “El Niño” qui provoques des catastrophes climatologiques et sur la flore/faune aquatique le long des côtes (certes loin de la Bretagne…).

      Une modification partielle du régime de ce courant peut avoir un impact climatique extrêmement important sur de vastes zones, et provoquer des catastrophe humaines et économiques (économique au sens large).

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  • petitjean // 24.05.2018 à 10h44

    Notre bonne vieille planète a plusieurs milliards d’années et en a autant devant-elle
    Au cours de sa longue vie notre planète a connu des périodes très chaudes et très froides, des alternances de climat chaud et froid . Et l’homme qui n’était pas encore sur terre ou pas en capacité de polluer, n’y était donc pour rien
    Rappelons que c’est l’activité solaire qui conditionne d’abord le climat sur notre planète
    Notre planète est, comme notre étoile, un astre “vivant”, en perpétuel changement
    il faudra bien s’adapter, nous en avons tous les moyens techniques
    ne succombons pas au catastrophisme ni aux délires de climatologues à la recherche de subventions……………..

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    • Bouddha Vert // 24.05.2018 à 12h41

      “Rappelons que c’est l’activité solaire qui conditionne d’abord le climat sur notre planète”

      Ah bon????!!!

      Au lieu de nous laisser errer comme des âmes en peines, donnez nous vos sources!!

      Moi je pensais bêtement que notre climat était la composante de phénomènes qui n’agissent pas sur les mêmes valeurs de temps:
      De mémoire, à long terme c’est la tectonique des plaques qui fait le climat terrestre, sur des espaces de temps plus court la précession terrestre joue également, mais aussi l’excentricité de son l’orbite, et puis le taux de CO2 dans l’atmosphère et enfin l’activité solaire.
      Je dois en oublier mais je suis tellement accablé par des propos comme les vôtres, que je vous laisse chercher seul les données, seul moyen efficace pour établir votre réflexion.

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      • Gil // 24.05.2018 à 14h29

        Ils en parlent ici (Anglais)
        Il est question de l’action des taches sur le climat dans les petites périodes glacières.

        https://www.nature.com/articles/srep21028

        Et ici
        https://astronomynow.com/2015/08/08/corrected-sunspot-history-suggests-climate-change-not-due-to-natural-solar-trends/

        Cordialement

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        • bouddha vert // 24.05.2018 à 16h16

          Tank you, but votre article ne parle que des cycles solaires aucun rapport avec votre affirmation:
          “Rappelons que c’est l’activité solaire qui conditionne d’abord le climat sur notre planète”

          Donc j’attends

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          • Gil // 25.05.2018 à 10h28

            Je suis Gil pas petitJean. L’affirmation n’est pas de moi !
            J’ai juste passé un lien sur le sujet dont j’avais déjà entendu parlé c’est tout.

            Cordialement

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          • Haricophile // 28.05.2018 à 16h10

            Plus de soleil = terre gelée à une température proche du 0 absolu. J’ai besoin de citer mes sources ?

            Bon je rigole, mais il y a un manque de précision sur la question. Certes l’activité du soleil a une immense influence sur le climat, mais pas sur les variations qui sont le sujet dont on parle réellement 😉

            Par contre dans tous les arguments, je vois les mêmes arguments négationnistes que les fumeurs : On doit mourir un jour, alors quelle importance si le tabac tue ? Ce n’est pas parce qu’on VA mourir un jour qu’il FAUT mourir tout de suite ! Ce sont des arguments alacon et suicidaires !

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    • Subotai // 24.05.2018 à 18h40

      Comme toujours, il est pratique d’oublier l’échelle de temps des phénomènes, plusieurs millions d’années pour les uns, quelques dizaines d’années pour celui qui nous occupe; et comme par hasard en corrélation avec une activité industrielle humaine sans précédent.
      On en a pendu pour moins que ça…
      Je dis ça, mais c’est sans importance puisque à part nous occuper “intellectuellement”, ces discussions ne changent rien à la réalité. J’ai vu hier que le manguier du voisin était au quart en fleurs et au quart en feuilles et à moitié en sommeil. Le “Matarii i raro” – Couché des Pléiades” début de l’hiver austral – était la semaine dernière . Ca va être dur pour les mangues. Pour ceux qui ne verrai pas le lien:
      Le réchauffement global modifie le régime des vents, ce qui fait que la saison des pluies est perturbée avec un décalage maintenant de 3 mois, un raccourcissement ET une concentration de la quantité d’eau en orage violent. Ce qui ne correspond plus à la durée de l’ensoleillement. Sous les tropiques, pour que ça pour ça pousse, il faut que l’eau arrive en mème temps que les jours se rallongent.

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  • Christian Gedeon // 24.05.2018 à 10h53

    Je me lance . Le’ problème n’est certes pas le CO2….mais l’invraisemblable pollution par des déchets de tous genres,par millions de tonnes,chaque jour. Et j’ose le’ dire,sans vergogne,par la pollution humaine,je veux dire par là,cette explosion démographique hallucinante,qui in fine’,nous mène à notre perte. Qu’on le veuille ou pas. Qu’on l’admette ou pas. C’est comme ça. Bien avant le CO2,la pollution inextinguible générée par la multiplication sans fin de mammifères humains met la planète en danger,écologique,politique et expansionniste…j’ai dit.

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    • Subotai // 24.05.2018 à 22h28

      Oui oui oui, les déchets, tout ça… Mais quand la bouffe cessera de pousser là où elle a l’habitude de pousser, il faudra bien aller la chercher ailleurs…
      Le problème c’est pas que ça ne pousse pas, le problème c’est qu’acclimater des plantes à bouffe exotiques dans notre environnement, parce que les nôtres ne peuvent plus pousser, ça prend du temps…
      Et pendant ce temps là… on migre…

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    • Haricophile // 28.05.2018 à 16h22

      1) Si je t’empoisonne ton eau avec du cadmium ET du plomb (et plein d’autres saloperies comme à Flint aux USA), le plomb n’empêchera pas l’empoisonnement au cadmium et réciproquement, au contraire l’empoisonnement sera beaucoup plus intense et irréversible.

      2) Une autre chose qui tombe vachement bien : Les saloperies que tu dénonce pour leur toxicités et la destruction chimique de l’environnement sont aussi celles qui participent en grande partie a la destruction du climat.

      Il n’y a pas d’antagonisme chimie/climat, il s’agit des mêmes causes provoquées pour les mêmes raisons par les mêmes personnes.

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  • Olivier MONTULET // 24.05.2018 à 13h30

    Bref comme en toute question climatique nous ne connaissons quasi rien des phénomènes et encore moins de leurs interactions. Et ce n’est pas un algorithme impossible à mettre à l’épreuve (puisque le climat s’établit sur des périodes relativement longue et que nos mesures, peu fiables par ailleurs, sont très récentes) qui fait preuve scientifique. Les annonciateurs d’apocalypses, on tout intérêt à faire peur pour continuer à financer leurs études, à nous de rester extrêmement septiques et ne pas croire qu’il y a une vérité ou des certitudes au sujet du climat. La science est parsemées de biais. Elle est par nature réductrice et les phénomènes sont toujours bien plus complexes que ceux qu’elle décrit. La climatologie est à ce stade au mieux une pré=science au pire une pseudo=science. Personnellement je pense qu’il ne faut pas de grandes études épistémologique pour se rendre contre qu’elle est inondée de biais qui se cumulent sans parler, au surplus, de ses connivences malsaines avec la politique et l’industrie. La science a besoin de discrétion et de recule pour se bâtir. Le climat à toujours changer et en particulier depuis que l’humanité est sur terre et ces changement on été très rapides à l’échelle géologique mais aussi à l’échelle humaine (parfois une génération pour passer d’un climat tropical à une période glacière). Ce sont même ses changements rapides et intenses qui on conduit l’homme à être ce qu’il est aujourd’hui .
    Il n’y a pas d’urgence à se précipiter pour vouloir changer un climat alors que nous n’avons pas les moyens d’agir sur lui dans un sens ou l’autre. Il y a comme une prétention orgueilleuse de croire que l’homme en serait capable. Se prend=il pour Dieu ? Ce qui est d’urgent est de nous poser les bonnes questions, bien plus dérangeantes, en interrogeant les dysfonctionnement de notre société du système dans lequel nous nous complaisons alors ue nous en souffrons tous. Si ces problèmes, à l’échelle humaine et donc sur lesquels nous avons moyen d’agir, étaient résolus, alors les problèmes environnementaux disparaitrait de facto sans qu’on aient eu à s’y attaquer. Je suis un climatosceptique (je le revendique) parce que je suis pour les combats contre des causes justes, des combats pour des causes humaines et sociales, des combats que l’on peut gagner.

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    • Nul H // 24.05.2018 à 17h48

      Je partage. Restons sceptiques, curieux, repositionnons notre propros épistémologique. Ceux qui ont eu la chance de essais techniques, de qualité sont à suivre.

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  • Babar // 24.05.2018 à 18h31

    Le contenu de Xenius (émission scientifique vulgarisante d’Arte) de ce jour consacré au Gulf stream et à son ralentissement fait état d’une observation d’océanographes de Hambourg témoignant de l’augmentation (également dûe au changement climatique en cours) du volume d’eaux chaudes et salées transférée par l’Océan Indien vers l’Atlantique par le courant des Aiguilles au sud du Cap qui pourrait dans une certaine mesure accroitre le courant d’eaux chaudes au long des côtes américaines alimentant le Gulf stream. Ce phénomène pourrait dans une certaine mesure compenser le ralentissement liè à la fonte des glaces articques…

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    • Subotai // 24.05.2018 à 22h32

      Je ne sais pas si et comment, l’eau chaude du sud de l’Atlantique se retrouverai au nord. Maintenant si eau chaude dans le Sud, déplacement du Pot au noir? Des cyclones dans l’Atlantique Sud?
      Qu’est ce qu’on rigole..!

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      • Babar // 25.05.2018 à 09h51

        Le gulf stream n’est qu’une portion de larges cellules de convection mobilisant les masses d’eaux océaniques. La plupart des grands courants sont reliés entre eux formant comme un fleuve géant circulant à travers les océans et autour des pôles. L’ensemble est très lent et habituellement une circulation de surface est constituée d’eaux chaudes et moins salées (plus légères) et une circulation de profondeur d’eaux froides et salées plus lourdes. Ainsi les eaux du courant des aiguilles vont en surface du Cap vers les côtes brésiliennes remontent sur les Caraïbes puis la Floride se mêlant au eaux du golfe du Mexique pour constituer le Gulf stream.

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  • Bruno // 26.05.2018 à 09h32

    Si on considère que Bordeaux est à peu près à la même longitude que Montréal, leur futur climat devrait se rejoindre (moins chaud pour Bordeaux et moins froid pour Montréal).
    Mais si on y ajoute le réchauffement Mondial, c’est surtout Montréal et la cote américaine qui devrait être le plus impacté (courant froid du Gulf stream devenant plus chaud et réchauffement climatique).
    Toujours est-il que les épisodes extrêmes risquent d’augmenter ainsi que le delta de température entre l’été et l’hiver …

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  • Stef1304 // 26.05.2018 à 16h24

    Ni le point de bascule, ni les conséquences de ce ralentissement sont claires ( peuvent-ils être eclairçi ? ). Du coup, cela reste très abstrait pour le citoyen lambda que je suis.

    Ps – Les liens du 1er article ne fonctionnent pas ( lien 11& 13 testés).

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  • lon // 27.05.2018 à 15h11

    Cela me rappelle cet excellent film , Le Jour d’Après
    https://www.youtube.com/watch?v=1c3RB2eP5pw
    Un des meilleurs moments du film c’est quand ils décident de brûler les livres de la bibliothèque nationale pour se réchauffer , faut choisir lesquels , grand débat ..
    Autrement mon dernier séjour aux US m’a convaincu que les tenants du réchauffement climatique pour cause d’activité solaire ou ” naturelle” ont largement gagné ( continuez de taxer le CO2 des bagnoles, les gentils européens , lol…) , et cela bien avant l’élection du père Trump ….soooooo….il y a un réchauffement climatique ok mais on va s’adapter et puis on en a vu d’autres , en fait même nous les ricains on aime les situations extrêmes c’est un challenge , c’est comme l’immigration , ” that’s what keeps us sharp ..”
    Tout cela pour dire que le réchauffement climatique et ses conséquences probables sont largement intégrés dans les prévisions des gouvernement divers de la planète, US bien sûr mais aussi UE , Russie et Chine.
    Je pensais à ça quand le contrôle technique a recalé ma bagnole l’année dernière pour une émission de CO2 légèrement supérieure à la moyenne admise, alors que le parc automobile a quadruplé depuis 20 ans dans le pays où je vis .

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    • Myrkur349 // 29.05.2018 à 11h42

      L’adaptation, c’est bien. L’emballement climatique c’est beaucoup plus problématique. Ce n’est pas le changement du climat mais sa vitesse qui empêchera la alléluia adaptation et les quelques mesurettes prises au niveau français et mondial n’y changeront rien. La perception algébrique du commun des mortels n’effacera pas celle exponentielle de la réalité manifeste tant d’un point de vue vulgarisateur que scientifique. Coté disparition biologique, nous en sommes au rythme du Permien (90-95%). Et au niveau consommation/équipements des pays du conglomérat Brics, ils feront exactement ce que nous avons fait pendant les trente glorieuses. Et tout cela avec 1.5 milliard de sujets en plus pour 2050. L’attrition de toutes les ressources tendra vers un effondrement plus ou moins maîtrisé. Pensez à la vieille masure qui tient encore debout grâce au lierre ou à la pierre gordienne. Dés que vous leilä tranchez, l’ensemble auparavant solide se désagrège. Finalement l’histoire humaine n’aura été qu’une légère péripétie dans l’histoire de la planète.

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