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30.décembre.202030.12.2020 // Les Crises

Le capitalisme se suicide et veut nous emporter avec lui – avec Paul Jorion

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Source : Le Média, Youtube, 14-12-2020

En cette fin d’année 2020, on a appris, via les médias, des nouvelles qui sont à première vue contradictoires. D’un côté, la France aura atteint, cette année, le nombre symbolique des 10 millions de pauvres ; le taux de croissance de l’économie a dégringolé, avec une récession de plus de 11%. Et de l’autre, le CAC 40 a connu son meilleur mois en 30 ans en novembre dernier.

Comment expliquer cette curieuse déconnexion entre les places boursières et l’économie réelle. J’ai voulu poser la question à Paul Jorion. Anthropologue, ex-trader, Paul Jorion s’est rendu célèbre pour avoir prédit la crise des subprimes en 2008. En mars dernier, alors que les bourses mondiales dévissaient avant même que le COVID 19 se dissémine dans le monde entier, Paul Jorion affirmait, dans une interview qu’il nous avait accordée, que la crise financière mondiale était déjà là. Et pourtant, neuf mois plus tard, les pauvres trinquent, les artisans et les petits entrepreneurs sont au bord du suicide, mais le CAC 40 réalise des records. Le Média lui a demandé comment il l’expliquait.

Source : Le Média, Youtube, 14-12-2020

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LibEgaFra // 30.12.2020 à 06h54

« Comment expliquer cette curieuse déconnexion entre les places boursières et l’économie réelle.  »

C’est pourtant simple: too big to fail, les milliards injectés alimentent l’économie casino et non l’économie réelle. Les petits, pfff, sans importance, leur faillite va alimenter la masse des prolétaires qui va pouvoir être exploitée jusqu’à plus soif.

On ne va quand même pas venir au secours de ceux qui ne sont RIEN. Seuls les premiers de cordées méritent d’être aidés par leur candidat.

53 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 30.12.2020 à 06h54

    « Comment expliquer cette curieuse déconnexion entre les places boursières et l’économie réelle.  »

    C’est pourtant simple: too big to fail, les milliards injectés alimentent l’économie casino et non l’économie réelle. Les petits, pfff, sans importance, leur faillite va alimenter la masse des prolétaires qui va pouvoir être exploitée jusqu’à plus soif.

    On ne va quand même pas venir au secours de ceux qui ne sont RIEN. Seuls les premiers de cordées méritent d’être aidés par leur candidat.

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    • Lois-economiques // 31.12.2020 à 15h18

      Ce sont seulement des maths.
      Si vous injectez un surplus monétaire dans un système qui ne génère pas d’inflation alors la monnaie s’alloue soit dans une augmentation des biens et services soit dans des actifs qui ne rentre pas en compte dans le calcul inflationniste.
      La première hypothèse étant a écarter, reste la seconde explication.

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  • LibEgaFra // 30.12.2020 à 07h16

    Aucun effondrement – mot à la mode – du capitalisme, bien au contraire, mais un mode de fonctionnement visant à permettre l’enrichissement continu des capitalistes et la paupérisation de la masse des travailleurs. L’effondrement se traduirait par une hyperinflation et ce n’est pas (encore?) le cas.

    Le risque pour les capitalistes c’est la révolution, mais le contrôle par l’idéologie ou par la force est encore très efficace.

    Et hop une tirade finale anti-chinoise de la part de quelqu’un qui n’a rien à proposer.

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    • pascal poli // 30.12.2020 à 08h08

      « L’effondrement des sociétés complexes » de Tainter est assez utile à ce sujet.

      Certes le capitalisme est fort, certes il écrase… mais en tant que système il demande de + en + de ressources (se complexifie) juste pour se maintenir… jusqu’à ce que ce soit intenable.

      On peut voir ça par exemple sur la débauche de moyens policiers depuis 3ans… Qui elle même génère du bordel supplementaire puisqu’on recrute des cancres…

      On peut voir ça sur le taux de retour énergétique pour l’extraction du pétrole. Ce taux flambe et consacre les pétroliers comme les plus gros émetteurs (qu’ils n’étaient pas), acte aussi que pour maintnir une production haute on consacre une part croissance de l’énergie à l’extraction : mécaniquement la part disponible baisse…

      Bref, tout ça pour dire qu’a un moment tout cela ne tient plus. Même en semblant très fort, le système s’asphixie tout seul.

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      • Dominique Gagnot // 30.12.2020 à 11h21

        Il ne s’asphyxie pas, il se virtualise. L’économie réelle disparait, mais il restera les entreprises zombies, cotées en bourse. La BCE achète leurs obligations pour alimenter leurs dividendes, et maintenir leurs cours.

        L’économie réelle se limitera à la police et son industrie militaire, et le grand luxe…

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    • Grd-mère Michelle // 30.12.2020 à 12h59

      La seule vraie révolution possible est la révolution pacifique et intériorisée par les masses, qui suppose la défense, la préservation (l’inauguration?) de la liberté de penser(et d’informer correctement).
      Car, comme vous le dites « …le contrôle par l’idéologie ou par la force est encore très efficace. »

      Elle est bel et bien en marche, ne le voyez-vous pas?
      Avez-vous entendu parler du Traité TIAN, Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires, qui entrera en vigueur le 24janvier 2021? Un pas décisif pour éliminer une des pires menaces pesant sur l’humanité(et particulièrement sur nos pays européens, livrés à une russophobie organisée).
      Bien sûr, aucun des pays membres de l’OTAN ne l’a ratifié, mais c’est à nous, les citoyen-ne-s, de mettre tout en œuvre pour signifier aux dirigeant-e-s de nos pays et de l’UE notre volonté, notre exigence, de rompre cette « alliance atlantique » catastrophique, mortifère et déshumanisante.

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      • AntiBoomer // 30.12.2020 à 16h41

        Eh ben en voila un sacré ramassis de bétise…
        la fameuse révolution intérieur à eu lieu dans les année 60 avec les hippie (il faut tuer le policier dans ma tete fameux slogan de l’époque), résultat cela à donner une génération de mal éduqué, capricieux, archi individualiste, trop fier d’eux meme, ils sont devenu les pions du capitalisme et dont Steves Jobs est une belle synthese de tout ceci.

        La fin des armes nucléaire = la paix, en voila un postulat foireux, en attendant il me semble que tout les pays qui ont eu la bombe n’ont plus eu de guerre à l’intérieur de leurs frontières, si supprimé la bombe signifie le retour des guerres types 1 ere et deuxieme guerre mondiale, je dis non.

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        • Grd-mère Michelle // 31.12.2020 à 15h44

          Vous parlez bêtement et incorrectement (qui donc vous a éduqué à lire et écrire en français?- excusez-moi,svp, si ce n’est pas votre langue) de ce que vous ne connaissez pas…
          C’est typique des « anti » quoi que ce soit qui basent généralement leurs raisonnements sur des idées préconçues, fourbissant grossièrement les armes du mépris et de la hargne contre les gens qui tentent de réfléchir utilement, pour trouver un exutoire à leur colère (légitime, que je partage, quoi que vous en pensiez).
          Comment nommez-vous la guerre qui fut déclenchée par le pouvoir français contre les Gilets Jaunes, dont les victimes n’obtiendront jamais réparation?

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          • JBB // 31.12.2020 à 19h56

            Le bilan de la guerre des gilets jaunes est de quelques décès et quelques dizaines de blessés graves, tout ça en plus d’un an. Ça soit correspondre à quelques secondes du 6 juin 44.

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      • govap // 01.01.2021 à 09h05

        « La seule vraie révolution possible est la révolution pacifique »
        Non non et non, s’il y a révolution elle ne sera pas pacifique, ca n’existe pas des révolutions pacifiques dans l’histoire.

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        • Grd-mère Michelle // 03.01.2021 à 15h47

          L’Histoire n’est rien d’autre que la compilation des affrontements successifs, des guerres, des invasions, des renversements de « puissants » par d’autres qui veulent « devenir calife à la place du calife ».
          Pourquoi ne pas essayer AUTRE CHOSE, AUTREMENT?
          Qui n’essaye rien, n’obtient rien….
          Et vous, que désirez-vous?

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  • LibEgaFra // 30.12.2020 à 07h22

    Le capitalisme ne se suicide pas, il veut seulement maintenir voire augmenter son taux de profit et tant pis pour les « dégâts collatéraux ».

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  • Jérôme // 30.12.2020 à 07h37

    Paul Jorion n’est pas suffisamment qualifié en économie pour faire le bon diagnostic. Le capitalisme n’a aucune volonté : il est ce qu’en font les êtres humains et produit les effets dans lequel les humains agissent dans son cadre.

    Il suffit pourtant des fondamentaux de Marx et d’un peu de réflexion sur des faits anthropologiques pour comprendre.

    Pour Marx, c’est la baisse tendancielle du taux de profit.
    Pour l’anthropologie, c’est le fait que les besoins d’un être humain ne peuvent pas croître indéfiniment.

    Autrement dit, la hausse continue de la productivité ne détruit pas seulement toute possibilité de profit et de distribution de revenus résultant d’une activité productrice. Passé un certain stade, elle devient inutile aux besoins des êtres humains : dans un monde limité/fini, il est mathématiquement impossible d’avoir une croissance perpétuelle du besoin de consommation et d’investissement.

    On en revient donc à la définition de l’économie : les mécanismes de gestion de la rareté et d’optimisation de l’allocation des ressources. Le capitalisme n’est qu’un système correspondant à une situation transitoire de pénurie de production par rapport à certains besoins.

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    • Renaud // 30.12.2020 à 12h47

      « … à certains besoins » Y COMPRIS ce qu’on appelle l’obsolescence programmée et tout le marketing qui va avec.
      Le très grave est que cette économie a « inventé », a forcé en la leurrant, la demande de quelques 50% de soit disant besoins seulement sortis et « imposés » par les diverses pratiques (il y a des université pour ça) de marketing.

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      • Doumebis // 30.12.2020 à 19h08

        Quand on voit que depuis quelques temps il y a des fondus d’Apple qui continuent de changer régulièrement d’Iphone a des prix toujours plus faramineux sans pouvoir dire ce que cette nouvelle version leur apporte… on comprend qu’on est passé dans une autre dimension !

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        • JBB // 31.12.2020 à 22h54

          C’est d’acheter des iPhones fabriqués en Chine qui a sorti des millions de Chinois de la pauvreté. Pas le communisme ( ni vous).

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          • Anfer // 01.01.2021 à 01h12

            Non…

            C’est la politique très interventionniste de long terme du gouvernement chinois, qui a su admirablement utiliser la bêtise et la cupidité des occidentaux qui à sorti les chinois de la pauvreté.

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    • Dissonance // 02.01.2021 à 23h56

      Ce n’est pas exactement un problème de qualification à mon sens, mais d’habitus. D’affects dirait probablement Lordon. Jorion est simplement incapable de porter la critique du capitalisme jusqu’à en remettre en cause les fondements. Il se contente de faire ce que font en fait la plupart des sociaux-démocrates depuis environ 40 ans: Préconiser des cataplasmes sur des jambes de bois, pour des conséquences vraisemblablement nettement pires que le mal (cf. la résurgence des extrêmes droites nationalistes).

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  • Guadet // 30.12.2020 à 08h16

    l’effondrement culturel a déjà eu lieu. Paul Jorion montre bien que l’effondrement économique a bien lieu en ce moment. Il en est de même de l’effondrement écologique.
    Contrairement à ce que les gens croient, l’effondrement ne ressemble pas à un film hollywoodien de fin du monde. Ça ne se passe pas en une heure mais en un siècle.
    On pourrait bien espérer encore en réduire les effets catastrophiques, mais il faudrait pour cela imaginer que les gens ne votent plus pour Macron ou un de ses clones, de droite ou de gauche, un Biden français qui se présenterait en sauveur. Autant croire au Père Noël.

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    • JBB // 31.12.2020 à 20h03

      Biden est bien plus à droite que Macron.

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  • Brigitte // 30.12.2020 à 09h15

    Faire pleurer un milliardaire, en voilà une idée qu’elle est bonne! à entendre toujours cette même ritournelle de l’effondrisme et du peuple en embuscade pour reprendre en main son destin, pleurer de rire oui…
    Le « monde d’après » est déjà là mais pas celui dont nous rêvons.
    Le capitalisme vit la révolution technologique de l’IA et il n’y a aucun doute qu’elle la réussira. Ce n’est pas nouveau, l’automatisation des chaines de montage automobile a amorcé cette trajectoire, cassant au passage le mouvement ouvrier. Le virtuel et l’IA cassent petit à petit toutes les revendications sociales pour les remplacer par des revendications sociétales atomisées, sectaires, identitaires. Le mouvement des GJ ne sera même plus possible avec la mise en service des drones et des robots flics.
    Ce que prophétise Jorion est déjà en train d’advenir, un capitalisme autoritaire, liberticide où l’état contrôle la population mais pas les multinationales. Mais l’état a toujours été le bras armé (au sens propre comme au figuré) du capitalisme marchand. La démocratie représentative n’étant que le petit doigt de la main gauche.
    Le capitalisme d’état à la Chinoise préfigure t-il le modèle à venir, avec le smartphone comme outil de contrôle de masse? oui mais à une nuance près. Le passé communiste est encore présent, l’état n’est pas subordonné aux multinationales. Il assure un certain « intérêt général » qui a permis de surmonter l’épidémie de covid.
    En Occident, le système libéral nous promet autre chose….

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    • gracques // 30.12.2020 à 10h04

      Donc , gare à la crise de surproduction….

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      • X // 30.12.2020 à 10h52

        On anticipe, on anticipe…. Ne vous inquiétez pas…Partout des des ruptures de stock, des vieux modèle sont écoutés….

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  • Cotyle // 30.12.2020 à 10h34

    Sous l’étiquette « Celui qui a prédit la crise des subprimes » … je vais souvent écouter ses petites vidéos… Où je suis toujours en désaccord (mais ses commentaires sont fermés !). Viscéralement anti-Trump, anti-Brexit, il réorganise sa vision du réel pour coller avec ces deux a priori. Il n’a pas vu la fraude massive aux élections US (qu’elle ait ou Non modifiée le vainqueur). Il s’inquiète à juste titre des masses de liquidités déversées. Voilà donc le personnage, qui reste intéressant à écouter mais qui ne va pas au bout des conclusions qu’il peut tirer (car très marqué politiquement). …À écouter tout de même pour l’éclairage qu’il donne.

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  • christian gedeon // 30.12.2020 à 10h43

    Tout d’abord,il a été loin d’être le seul à avoir « prophétisé » la crise des subprimes. Ensuite,Lordon reste malheureusement figé dans le 20 ième siècle.Comme beaucoup. Il a une impossibilité presque ontologique à comprendre que le capitalisme au sens où il l’entend est mort et enterré . Que l’ultralibéralisme est en soi un univers. Doté d’un beau camouflage dont les derniers avatars sont:1/ le sociétalisme exacerbé qui frappe nos sociétés comme une lèpre inexorable minant les fondations jusqu’au tréfonds et réduisant à quia la « lutte des classes »,remplacées par les « communautés. 2/ L’écologisme apocalyptique qui a pour finalité d’instiller une peur permanente,et de bouleverser les bases de l’économie et des sociétés nationales pour établir des monopoles mondialisés. Le capitalisme n’ a pas besoin de se suicider,il est déjà mort. Ce qui le remplace est encore à nommer,pour peu qu’on puisse nommer l’indicible.

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    • step // 30.12.2020 à 23h48

      confondez pas lordon et jorion :). Ils ne sont pas sur la même ligne !

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      • Christian Gedeon // 01.01.2021 à 16h54

        Oups glissade regrettable. J’ai pensé Jorion et tapé Lordon. C’est méchant pour Jorion, Lordon n’étant pour le coup pas du tout ma tasse de thé, englué dans des analyses post marxistes, neo écologistes et sérieusement border line avec le communautarisme. Désolé.

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  • RGT // 30.12.2020 à 11h15

    C’est gentil de s’alarmer sur la « crise du capitalisme » et de la « fin des libertés »…

    Croyez-vous sincèrement que vous êtes « libres », vous (et moi aussi d’ailleurs) qui êtes obligés de vous prostituer pour parvenir à survivre afin que le « système » perdure ?

    Qui détient la « force légale » depuis la nuit des temps ?

    Les « élections démocratiques » ne sont qu’un simple os à ronger pour les gueux qui ne sont que des esclaves corvéables à merci pour les « élites » qui détiennent TOUS les leviers des pouvoirs.

    Pouvoir policier, militaire, économique, politique, social, idéologique, éducatif (de loin le plus sournois et le plus efficace), etc, etc.

    Cette caste divise TOUTE la population afin que les gueux se « mettent sur la gueule » pour des motifs « idéologiques » futiles et ne regardent surtout pas la cause réelle de tous leurs problèmes.

    Bêlez petits moutons, de toutes façons vous serez tondus à blanc avant d’être menés à l’abattoir.

    Comme d’habitude, la crise du capitalisme ne fera de victimes que parmi les gueux (idiots qui n’ont pas compris qu’il faut avoir une Rolex avant 50 ans).
    N’oubliez jamais que même si Bernard Arnault perd « quelques » milliards d’€uros il lui restera quand-même (à lui et à ses descendants pour de nombreuses générations) largement de quoi vivre sans soucis et sans se fatiguer.

    Si vous et moi perdons « seulement » 10 €uros, nous devrons nous serrer la ceinture et la situation deviendra « délicate ».
    Juste un petit rappel pour les défenseurs du « libéralisme ».

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  • lemoine001 // 30.12.2020 à 11h34

    Le capital s’accumule sous la forme financière parce qu’il n’est pas capable de s’investir productivement. Les richesses créées ne trouvent pas d’acquéreur solvable. On renonce donc à les produire. D’où la désindustrialisation. Le pouvoir d’achat est accaparé par une classe parasitaire, D’où la prospérité de l’économie du luxe.
    Cette contradiction ne fait que s’accentuer quand on ouvre en grand les vannes de la création monétaire. Cela permet au capital de générer des profits fictifs et de perdurer dans son fonctionnement mais dans le même temps cela accentue cette accumulation du capital incapable de s’investir productivement. Le capitalisme vit donc de sa propre crise. Il se gave jusqu’à en crever. Ce qui devrait arriver tôt ou tard.
    Qui vivra verra ! Car cela se fait à l’échelle de l’histoire et non à celle d’une vie humaine.

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    • Grd-mère Michelle // 30.12.2020 à 13h58

      Le capitalisme SE MEURT de sa propre crise, car c’est un système économique qui se bouffe la queue, comme vous l’expliquez(en oubliant quand même les délocalisations et les importations, pour maximaliser les profits en réduisant les coûts de personnel, qui, du coup, n’a plus les moyens d’acheter quoi que ce soit…)
      D’où la nécessité de se remettre à produire localement les principaux « biens » de première nécessité(principalement la nourriture), grâce à des aides de l’État, en contrevenant sans scrupules aux règles du commerce international. De toute façon, c’est ce que font déjà des milliers de gens, patiemment et obstinément, avec peu de « moyens » mais avec la force de leurs bras, de leur imagination et de leur conviction.

      Mais attention: rien de plus dangereux qu’une bête féroce agonisante!

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      • Michel LEMOINE // 30.12.2020 à 15h54

        Ce que j’ai voulu dire c’est que la dégénérescence du capitalisme est un processus historique commencé avec la phase impérialiste et qui va s’accélérant. Ce qu’analyse Jorion avec les effets des taux d’intérêts négatifs c’est un moment du processus. De plus il dote le capitalisme d’une quasi conscience. Il mélange des jugements politiques et moraux avec des mécanismes économiques. Il n’envisage apparemment pas de sortie du capitalisme. Cela conduit infailliblement à un réformisme qui, pour éviter une évolution à la chinoise, voudrait réparer le capitalisme. Vous semblez dans la même logique avec l’idée de relocaliser la production.

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      • Grd-mère Michelle // 31.12.2020 à 15h16

        @M.Lemoine La production, l’échange et la conservation (pour prévoir les périodes de disettes lors des périodes d’abondances) de « biens », ce n’est pas le capitalisme, c’est la base d’une économie qui vise à pourvoir aux besoins réels, garantissant ainsi l’équilibre, la santé, la prospérité de populations groupées en « sociétés », où chaque secteur aurait sa place et sa dignité.
        Le commerce, la marchandisation et donc le secteur des moyens de transports(qui furent à l’origine de sa naissance à l’époque lointaine de la sédentarisation, mais ont « explosé » au 20ème siecle-navigation, aviation et camions-jusqu’à l’avènement de la vente « en ligne » et de la livraison à domicile), ainsi que la financiarisation et l’invention du « crédit », ont organisé la « rareté » des produits et l’artificialisation des besoins, pour établir férocement sa prépondérance, sa domination, son oppression, en dehors de toute autre considération, pervertissant gravement la notion d’échanges nécessaires au « vivre ensemble » des humains.
        Heureusement, le récent et nouveau transport des connaissances peut amener un peu de raison dans cette folie, cette gabegie généralisée… à condition que chacun-e puisse se demander: de quoi ai-je réellement besoin?

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        • vert-de-taire // 02.01.2021 à 10h37

          ** à condition que chacun-e puisse se demander: de quoi ai-je réellement besoin? **

          Une condition que les ultra-riches et leurs larbins ont tout fait pour la rendre impossible.

          Je constate que au contraire, je suis entouré de gens qui n’ont en tête que l’achat compulsif et se transforment ainsi en esclaves robotisés sans en avoir la plus petite conscience (ni des achats ni de leur esclavage).
          La formidable propagande qui les noie en étant la principale cause, l’absence de toute alternative à leur vie totalement précarisée leur interdisant de penser à autre-chose.

          Cette société commerçante étant l’unique choix politique totalitaire de nos ultra-riches appuyée par l’élite, trahissant ainsi les gueux qui les nourrissent.

          Le capitalisme ne sert que d’outil. Sa chute annoncée étant compensée par l’instrumentation de l’État. Ceci expliquant assez simplement le virage fasciste actuel qu’il est impossible de nier.

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  • Grd-mère Michelle // 30.12.2020 à 12h19

    Au début des années 60, j’ai appris que les espagnol-e-s mangeaient des oranges de Floride et vice-versa. Cette absurdité m’a alertée dès l’adolescence, alors que déjà, dans mon enfance, j’avais écouté mon père électricien se plaindre que les industries « ACECS », fleuron belge de production de matériel électrique(dont le prix avait alors considérablement augmenté) s’étaient vendus aux américains, et en déduire qu’il s’agissait d’une façon de rembourser les « dettes de guerre » contractées 15ans plus tôt (« ils ne nous ont pas aidés pour rien! »)
    Ma génération s’est fortement opposée au capitalisme(AVEC des jeunes américains qui désavouaient la guerre du Vietnam et la société de consommation),jusqu’à mai 68 qui fut le point final de la révolution « underground » et le début de la récupération (politique, journalistique, économique) des forces vives qui travaillaient au changement en profondeur, par des « intellectuels » et des syndicalistes qui ne le souhaitaient pas.
    Et entretemps, je lisais « le meilleur des mondes » et « 1984 », trouvant dans ces pages la vision terrifiante de ce vers quoi le monde « civilisé » se dirigeait avec insouciance…
    Mais il n’était plus question de parler de révolution, étant moqué-e-s, ridiculisé-e-s, considéré-e-s comme des débiles rétrogrades.
    Malheureusement (et heureusement), les drames annoncés se concrétisent, et nous pouvons espérer un sursaut généralisé, une prise de conscience salutaire et internationale des populations menacées dans leur chair et leur esprit.

      +7

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  • Bernd Badder // 30.12.2020 à 13h59

    J’ai du mal à voir la nationalisation de l’économie.
    La BCE conserve sa sacro-sainte « indépendance », il n’y a pas eut de confiscation de capitaux ni de nationalisation et les dettes publiques explosent en volume avec des transferts de capitaux qui vont plus alimenter le casino que payer des RSA (Le super plan à 1000 milliards est un bon exemple).
    On n’est pas dans un monde ou l’état prend le contrôle des banques et des entreprises , on est dans celui ou Larry à son rond de serviettes au 55 avenue du Faubourg Saint Honoré.

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    • Michel LEMOINE // 30.12.2020 à 16h05

      Cette idée de nationalisation de fait des grands groupes, des « champions nationaux », soutenus par l’État, c’est ce qui a été théorisé dès les années soixante comme capitalisme monopoliste d’État. Là encore P Jorion « découvre » ce qui est connu depuis des décennies !

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    • Grd-mère Michelle // 31.12.2020 à 16h05

      Je n’ai pas pu écouter ce que dit P.Jorion car mon vieil iPad soumis à Google ne me donne plus accès à YouTube( et je ne tiens pas à faire des « mises à jour » qui, m’a-t’on dit, le rendraient totalement inopérant…)
      Pour l’avoir lu auparavant, je suis néanmoins surprise qu’il préconise la nationalisation des « grands groupes »… Êtes-vous sûrs d’avoir bien entendu?

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      • Michel LEMOINE // 01.01.2021 à 08h39

        Les grands groupes sont privés mais ne vivent que du soutien public : imposition très faible, soutien aux investissements, protection juridique etc.

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        • Anfer // 02.01.2021 à 12h23

          En fait, toute l’économie dite « privée » n’existe que grâce à l’état.

          Pas d’état, et au lieu du marché « spontané », ou de « l’auto organisation », vous avez des groupes armés qui se partagent des territoires et rançonnent ceux qui s’y trouvent, on appelle ça le feodalisme, ou la mafia…

          On constate très vite que comme le disait Mao Zedong, le pouvoir politique sort du canon d’un fusil…

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  • Renaud // 30.12.2020 à 16h09

    Le lien ci-desous montre un exemple qui, sans le vouloir, jette naïvement(?) le masque et qui nous signifie l’essence de ce capitalisme triomphant disons depuis les années Reagan-Thatcher. Je ne suis pas contre le capitalisme en général à condition qu’il cohabite dans une économie mixte, voilà pour le principe. Mais pour faire court et le plus vrai possible, la réalité contemporaine avec ses incertitudes se succédant les unes aux autres auxquelles il faut rajouter le far-west actuel des cryptomonnaies, en restant ouvert à toutes les voies, je reste attaché aux travaux de Maurice Allais. Point Barre.
    Je me souviens très bien durant les années (sauf erreur) 2007-2008 des centaines, voire des milliers d’échanges homériques (auxquels j’ai un peu participé) s’étant alors déroulés sur le blog de Paul Jorion, en particulier au sujet de la création monétaire. Collectivement, ce fut un vrai feu d’artifice sur ce sujet de la création monétaire très rarement sorti des cénacles bancaires. Une cure d’assainissement drastique qui fut un signe de la désoccultation des mécanismes bancaires.
    Mais malgré tout Paul Jorion déçut. Tel est mon avis de beaucoup d’autres.
    Ce lien, ci-dessous, est provoquant, mais il est logique tant que « triomphera » ce type de capitalisme qui nous envoie par le fond, bien sûr sauf les maîtres de la monnaie (actuelle), vidéo de 17 minutes (novembre 2020) :
    https://www.youtube.com/watch?v=fb34cLNtjlE&feature=emb_logo

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  • Actustragicus // 30.12.2020 à 16h42

    Pour se suicider, encore faudrait-il avoir conscience de soi…

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  • Renaud // 30.12.2020 à 17h59

    Tout à l’heure j’ai dû faire une fausse manœuvre car mon commentaire a presque aussitôt disparu.
    Je voulais introduire les dialogues qu’il y a dans ces 17 minutes de la vidéo ci-dessous. Ces dialogues, à écouter jusqu’au bout, posent la question du « capitalisme triomphant », les entrepreneurs maîtres de l’univers ? Bien visé, mais la cible est ratée. Dans cette vidéo ci-dessous, tout comme Jorion, ils ne touchent pas à la base du système financier qui se nourrit de ceux-là mêmes que ce système vampirise. Les producteurs dans leurs ensemble, toutes catégories confondues, sont les SEULS qui donnent sa valeur à la monnaie. Sans les capacités de production, la monnaie n’aurait aucun sens, elle ne vaudrait rien, quelle que soit sa forme visible ou en ordinateur, ou cryptomonnaies.
    Ceci signifie que les faiseurs actuels de monnaie qui ne produisent rien, risquent rien, usurpent leur droit de propriété de la monnaie, ils font la monnaie à coup de clavier sans travailler.
    Les dialogues de cette vidéo sont éclairants – par défaut – en ce sens que, bien qu’ils parlent de la création monétaire, ils n’élucident rien sur la genèse de la monnaie et passent à côté du rôle des producteurs qui sont, entre autres, des entrepreneurs. Les producteurs sont, de facto, propriétaires de la monnaie et pas les banquiers.

    CE QU’ILS VOUS ONT CACHÉ VOUS RENDRA DE PLUS EN PLUS PAUVRE [AGISSEZ VITE !] – YouTube

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  • dooggy // 30.12.2020 à 19h53

    simple ! la bourse ne vise JAMAIS l’immédiat ….on l’a vu descente en pique au début de 2020… elle remonte en vue de 2021 2é semestre !!! on a vu la disparition du communisme…. demandez aux chinois si veulent revivre sous MAO ?
    vous avez autre chose que la capitalisme qui marche? arrêtez de rêver…..! ce capitalisme a sorti de l’extréme pauvreté plus de 650 millions de chinois en 2019 il n’y a JAMAIS EU aussi peu de pauvres de part le monde… moins de 8%
    ALORS STOP STOP!! à ces utopistes rêveurs ou bien changer l’homme !!

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    • LibEgaFra // 31.12.2020 à 07h01

      « vous avez autre chose que la capitalisme qui marche? »

      Ah! Parce que le capitalisme, ça marche?! Première nouvelle.

      Ou alors oui, ça marche… par des guerres perpétuelles. Et c’est tellement facile
      de l’accepter quand on est du bon côté du manche. Merci pour votre con-
      tribution.

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      • JBB // 31.12.2020 à 23h03

        Ça fait des millénaires que les humains se font la guerre. Le 21eme siècle étant probablement le moins guerriers de tous.

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        • BimBamBoum // 04.01.2021 à 10h08

          Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de guerre territoriales qu’il n’y a pas de guerres, je prend donc pour exemple afin d’appuyer ma réponses les multiples crises économiques qui ne sont que le résultat de plus petits et de plus grands conflits économiques internes entre des capitaux privés ou les Etats… Quoi de pire qu’une guerre territoriale ? Une guerre économique ! Pour la simple et bonne raison qu’elle n’est pas déclarée, que seul des économistes ou des gens cultivés peuvent la voir arriver, la rendant donc bien plus sournoise que les autres, et capable de bien plus de dégâts.

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  • Ernesto // 31.12.2020 à 02h24

    Non, le capitalisme n’est pas déjà mort et enterré, non, il n’a pas de tendances suicidaires, non, il n’est pas un fruit mûr prêt à tomber pour être ramassé à la pelle et au petit balai.

    Il connaît certes des crises récurrentes et multi-factorielles de plus en plus rapprochées dans le temps, mais les contradictions qu’il engendre continûment, il est toujours capable de les surmonter et de rebondir pour repartir de plus belle dans sa logique immuable de toujours plus d’accumulation et de profit.

    Car le capital est une puissance XXL qui étend chaque jour davantage son emprise implacable sur tous les aspects de la vie. La marchandisation croissante du monde est un phénomène que nul pour l’instant, n’est en mesure de contre-carrer, pas plus que le niveau d’épuisement des ressources naturelles, ou le degré d’exploitation et d’aliénation des travailleurs.

    Contrairement à ce que pense Gédéon, F. Lordon a parfaitement analysé l’ampleur inouïe des forces à mobiliser pour s’attaquer avec quelques chances de succès à une entité aussi titanesque. Il suffit pour s’en convaincre de lire son blog (« la pompe à phynance »), ou ses ouvrages (« vivre sans… »).

    L’avènement pourtant urgent et indispensable du post-capitalisme, ne sera ni une partie de plaisir ni un joyeux pic-nique. Il faudra surtout que le désir d’autre chose que le capitalisme soit plus fort que le désir de capitalisme (le consumérisme forcené), et ça, n’est pas gagné d’avance !

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  • Almire // 31.12.2020 à 19h04

    L’oracle a parlé : le capitalisme se suicide !!! Quel titre racoleur.
    J’aime bien P. JORION, mais là il ne nous apprends rien de plus que l’on ne trouve chez Xerfi-canal, les Econoclastes ou P. Artus. Nous savons qu’en occident les marchés financiers (notamment la Bourse) sont inopérants, puisque leurs prix sont décorrélés des réalités depuis 2009 (ex Tesla). Nous savons aussi que les institutions financières disposent de fonds quasi- illimités fournis par les banques centrales à taux nul ou négatif. Et comme l’acheteur final est de fait presque toujours une Banque centrale, certains estiment que la finance est de ce fait étatisée. Mais pour autant peut-on affirmer que le capitalisme s’effondre ? Certainement pas en Asie, ou la Chine accumule les excédents commerciaux, même dans ces temps troublés. En occident les injections massives de liquidités peinent effectivement à relancer la circulation de l’argent qui s’accumule dans des bulles, boursières, immobilières, ou sur le marché de l’art. Mais il vaudrait peut-être mieux se poser la question du déclin de l’occident, particulièrement de l’Europe, dont la population vieillit, dont la productivité stagne et qui ne dispose pas de l’abondance du pétrole, ce qui, d’après JM Jancovici, explique la stagnation du PIB par habitant. Si c’est la bonne explication, alors nous avons du souci à nous faire, quel que soit l’état de santé du capitalisme !
    et qui, pour l’Europe

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  • Anatole // 31.12.2020 à 19h11

    C’est un capitalisme qui peut s’effondrer, celui de l’économie casino qui a cours en occident, où l’argent n’irrigue plus ou très mal l’économie réelle. Pas le capitalisme en général qui a déjà développé de nouvelles formes (bien qu’elle aient déjà existé dans le passé) en Chine ou Russie. Là-bas l’économique est encore enchâssé dans le politique. L’hystérie propre aux phénomènes spéculatifs et à l’accumulation privé du capital est encore à peu près contenue.
    En fait ce qui pourrait peut-être s’effondrer n’est pas le capitalisme mais l’Occident en tant que centre incontournable et coeur battant du capitalisme mondialisé.

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    • vert-de-taire // 02.01.2021 à 11h12

      De quel capitalisme parle-t-on ?
      Si l’on parle du libéralisme, au sens liberté de l’initiative économique sous tendue par l’approbation du rendement capitaliste des détenteurs de capitaux, on peut imaginer qu’il puisse encore se retrouver comme l’un des moteur de l’économie des Nations, comme à la fois fabriquant de richesses et de confort plus ou moins convenablement partagés.
      Si l’on parle de la forme totalitaire actuelle, souvent dénommée par défaut ou ‘pudeur’ de néolibéralisme nous ne parlons pas du tout de la même chose.
      D’un coté un empirisme, un pragmatisme plus ou moins formalisé et de l’autre une prise de pouvoir non dite, une forme moderne du féodalisme.
      D’un coté une idéologie qui fabrique du pouvoir non ou mal régulé, de l’autre une fuite en avant qui ne tient que par une croyance scientifiquement construite et la trahison des élites.
      La première dérivant inexorablement vers la seconde, ici et ailleurs.
      Les multiples crises du capitalisme nous le montrent avec insistance mais notre capacité à rechercher ailleurs un vain espoir nous afflige, condition humaine exige. Notre précarité individuelle rendant notre volonté aussi fragile que notre passage temporaire dans la vie.
      De là, cette acceptation d’esclavagisme déplorable que les puissants exploitent pour durer de génération en génération.

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  • BK // 02.01.2021 à 11h04

    Ou alors c’est parce qu’on anticipe que la valeur de la monnaie peut tomber à zéro et dans ce cas on va se ruer sur les actions ou autres placements, il s’agirait en fait plus d’un crack monétaire larvé que d’une « hausse » des actions.

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  • vert-de-taire // 02.01.2021 à 11h26

    Ce n’est pas le capitalisme qui s’effondre, c’est le moteur économique basé sur l’exploitation de tout qui ne trouve plus assez de ressources pour satisfaire les appétits insatiables des dominants.
    Le capital ne trouve plus de quoi fabriquer du capital, sinon par des outils virtuels temporaires.
    La planète est si dévastée et la conscience de l’humanité s’éveillant, il devient nécessaire aux puissants de trouver un autre Système d’asservissement et de profit.
    Le chaos naissant actuel en est l’un des plus sûr moyens.
    Il permet de réduire toute velléité et capacité de construire une alternative économique et sociale.

    Le désordre sert la violence à laquelle seuls les plus riches peuvent échapper.
    Nous les gueux feront le travail de massacre devenu indispensable pour qu’une vie agréable redevienne possible sur Terre. La sur-population étant d’évidence une des plus grandes causes de l’impossibilité que tous accèdent au confort que nous connaissons ici en occident.
    Cette impasse ne se corrige que par cataclysme civilisationnel.

    Les dernières guerres capitalistes (de 1870 à 39-45 mais aussi certains conflits actuels) illustrent notre infantilisme à suivre les choix de nos dominants.

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  • Lolosh // 02.01.2021 à 16h52

    Drôle de suicide du capitalisme : ce n’est avec avec les poches pleines de dollars que l’on coule. Les milliardaires sont de plus en plus riches et ce monsieur nous explique comment le système qui leur permet d’être toujours plus riches est en train de s’effondrer. Moyen comme explication….
    Il faut plutôt comprendre que le capitalisme s’effondre pour les pauvres, capitalisme qui depuis la fin de la seconde GM a permis aux masses de mieux vivre, du fait d’un meilleur partage des richesses (et de la menace communiste aussi). Mais cela semble terminé. Attendons-nous à voir en Occident un système oligarchique cruel et sans pitié.

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