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29.mars.202029.3.2020 // Les Crises

Le jour où l’OMS a décidé de déclarer l’urgence internationale sur le coronavirus

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Source : Le Nouvel Obs, Vincent Jauvert, 27-03-2020

Membre de l’académie de médecine et ancien directeur général de la Santé, le professeur Didier Houssin a présidé le comité international d’experts indépendants qui, le 30 janvier, a conseillé au directeur général de l’OMS de tirer la sonnette d’alarme mondiale. Il raconte les dessous de cette décision et notamment le rôle de la Chine.

Avez-vous été surpris par la survenue de cette épidémie ?

Pas du tout. J’étais sûr depuis longtemps qu’un jour ou l’autre une telle crise allait arriver. Je l’avais écrit dans un livre en 2014 (« Face aux risques épidémiques », éd. Odile Jacob). Mon raisonnement était simple : en 20 ans, nous avons vu émerger pas moins de huit virus dangereux (du SRAS à Ebola en passant par le Mers, le H1N1 et Zika) et cela, dans un monde où les gens voyagent de plus en plus et où l’interface entre l’homme et l’animal s’est renforcée, du fait de la déforestation et de la multiplication des marchés d’animaux vivants en Chine. Quand vous agitez cette lessiveuse, il devait bien se produire une pandémie comme celle que nous vivons. Et tout fait penser que, malheureusement, cela se reproduira. Mais, heureusement, nous serons bien mieux préparés.

Le 30 janvier 2020, vous avez présidé le comité d’urgence de l’OMS qui a tiré la sonnette d’alarme et déclaré l’épidémie de coronavirus « urgence de santé publique de portée internationale ». Comment cela s’est-il passé ? On dit que la Chine a tout fait pour retarder la chose…

Ce comité d’urgence sanitaire est prévu dans le règlement sanitaire mondial adopté en 2005 après la crise du SRAS quand plusieurs Etats, dont la Chine, avaient beaucoup traîné avant d’informer le monde. Ce texte prévoit que désormais le directeur général de l’OMS peut lui-même déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI). Pour ce faire, il doit s’appuyer sur l’avis d’un comité d’urgence composé d’une quinzaine de scientifiques, des virologues mais aussi un spécialiste des transports et un représentant du « pays souche », dans ce cas la Chine. Sa recommandation n’est pas le fruit d’un vote mais d’un consensus. Depuis 2005, ce comité a déclaré cette UPSSI à cinq reprises : pour le H1N1, Zika, deux fois Ebola et le Mers. Pour « les pays souche », cette déclaration est lourde de conséquences. Pour la Chine, c’était une question d’image de marque, de réputation internationale, mais cela dépasse mes compétences.

Comment avez-vous pris votre décision ? Quel a été le rôle de la Chine ?

En fait, les « pays souche » sont toujours ambivalents : à la fois ils souhaitent être considérés comme des pays responsables, mais en même temps une UPSSI est dommageable pour leur image et leur économie. Et la Chine ne fait pas exception. Voici comment cela s’est passé. Le dimanche 19 janvier, le directeur général m’a appelé pour me demander de présider ce comité qui devait se tenir le 22 à propos de l’épidémie du coronavirus. Pourquoi moi ? J’avais été directeur général de la Santé en France de 2005 à 2011 et à ce titre j’avais eu à gérer plusieurs crises sanitaires. En outre, j’avais présidé le comité de l’OMS qui, en 2015, a évalué le rôle du règlement sanitaire mondial pour Ebola. Donc, ce 22 janvier, nous nous sommes réunis par visioconférence avec le Directeur Général et les 14 autres membres répartis sur toute la planète. Nous avons écouté les présentations des autorités chinoises. Il n’y avait alors que quelques cas à l’étranger, au Japon, en Thaïlande et en Corée. Les autorités sanitaires de ces trois pays nous ont aussi présenté la situation chez eux. La question qui nous été posée était : avons-nous à faire ce 22 janvier à une urgence sanitaire de portée internationale ?

Quelle a été la position des uns et des autres ?

Je ne peux vous le révéler, ni même la mienne, car j’ai signé un contrat de confidentialité. Je peux seulement dire que le comité s’est trouvé exactement à 50/50. Le consensus a donc été trouvé qu’il était un peu trop tôt pour déclarer cette urgence mais que le comité était prêt à se réunir à nouveau. Le soir même, une dépêche nous apprend que les autorités de la ville de Wuhan ont décidé de confiner la ville. Le directeur général a donc demandé un délai d’un jour supplémentaire avant de publier notre avis afin de savoir si cette fermeture était due à de nouvelles connaissances épidémiologiques qui pouvaient faire changer notre position. Le lendemain, nous avons donc écouté de nouveau les autorités chinoises qui nous ont dit que la décision de fermer avait été prise par les responsables locaux et que cela ne changeait rien à la présentation de l’épidémie qu’ils avaient faite la veille. Si bien que le 23 nous avons annoncé que nous pensions qu’il était trop tôt pour déclarer l’urgence de portée mondiale.

Pourtant une semaine après, le comité change d’avis….

C’est que quatre ou cinq jours plus tard, le nombre de cas à l’étranger a bondi. Le directeur général nous a convoqués à nouveau pour le 30 janvier. Et cette fois, il y a eu quasi unanimité pour déclarer cette urgence et le soir même le directeur général nous a suivis.

Certains disent que vous avez perdu une précieuse semaine ?

Sincèrement c’est difficile de répondre à cela. Pour le H1N1 on m’a dit « vous en avez trop fait » ! A posteriori, en voyant ce que l’épidémie est devenue, on peut probablement dire que l’on a perdu semaine. Mais quand aurions-nous dû le faire ? Dès le premier cas ?

A ce propos, quand, selon vous, tout a commencé en Chine ?

Fin novembre, semble-t-il.

La Chine vous a-t-elle tout dit ?

Je n’ai pas de raisons d’en douter. Mais les autorités centrales ont-elles, elles, tout su tout de suite, depuis le début ? Ce n’est pas sûr. Il faut du temps pour que les professionnels de santé collectent les données, les agrègent au niveau régional puis national. Il y a forcément des décalages dans le temps.

Mais en 2003, la Chine n’a t-elle pas menti sur l’étendue de l’épidémie de Sras ?

Si, et cela a contribué à la propagation de la maladie dans le monde. Mais, en 2020, la situation a considérablement évolué. Pour la Chine, mentir de façon massive présente un risque très grand pour son image et sa réputation internationale. Je n’ai aucun argument aujourd’hui pour dire que la situation véritable a été masquée au comité par les autorités chinoises. Que début décembre, les autorités locales ait un peu tardé, c’est possible. Mais ce n’était plus le cas en janvier.

Pourquoi ?

Début janvier, les Chinois ont déclaré que les pneumopathies qui émergeaient étaient bien dues à un coronavirus. Quelques jours plus tard, ils ont annoncé qu’ils en avaient séquencé le génome. Puis, et c’est un évènement très important, ils ont mis en place l’intégralité de ce séquençage dans la base de données GISAID (Global Initiative on Sharing all Influenza Data). Cette base d’inspiration européenne favorise le partage des données sans accorder trop d’importance à la propriété intellectuelle. Ces trois éléments traduisent, quoi que certains en disent, une volonté de transparence de la part de la Chine et cela dès le mois de janvier.

Beaucoup disent néanmoins que la Chine a fait pression sur l’OMS pour retarder la déclaration. Que répondez-vous ?

On peut imaginer tous les scénarii. Mais en ce qui me concerne, je n’ai reçu aucune pression de cette sorte. Et je n’avais pas l’impression que les autres membres du comité en subissaient. Je peux me tromper, évidemment. Que, dans le cadre du retrait américain des organisations multilatérales, il y ait des manœuvres de la Chine à l’ONU et ses satellites, notamment de l’OMS, pour y accroitre son pouvoir, c’est une évidence. Mais parler de pressions sur le comité, c’est pure spéculation.

Entre la réunion de votre comité le 22 janvier et celle du 30, le directeur général de l’OMS s’est rendu à Pékin où il a rencontré le président Xi. Cela a été interprété par certains comme une sorte d’allégeance. Qu’en pensez vous ?

De mon point de vue, ce voyage semblait normal. La Chine était touchée par une épidémie très sérieuse, elle venait de fermer la ville de Wuhan, il ne me choquait donc pas que le directeur général de l’OMS s’y rende. Mais, c’est vrai, on peut interpréter ce voyage de mille manières…

D’autant qu’à Pékin, le Directeur Général vante les actions entreprises par la Chine pour tenter de juguler l’épidémie…

Oui, mais avait-il tort ? Confinement à Wuhan et dans deux ou trois villes avoisinantes, restriction des transports dans la province… Ils ont pris les mesures que tous les pays d’Europe ont adoptées quelques semaines plus tard.

Enfin le 30 janvier, quand il se range au point de vue du comité d’experts et déclare l’urgence internationale, le Directeur général dit que cela ne signifie pas qu’il faut renoncer à se rendre en Chine, déclaration interprétée une fois encore comme dictée par Pékin. Qu’en avez-vous pensé ?

Sur le moment, j’étais d’accord. Depuis Ebola, le point de vue de l’OMS était que la fermeture des frontières n’était pas une bonne mesure puisqu’à cause des contournements possibles cela conférait un faux sentiment de sécurité. Aujourd’hui, je ne sais pas. Il faudra étudier les données dans tous les pays et voir si cette directive générale doit être changée.

Plusieurs Etats – dont l’Italie et la Russie – n’ont pas respecté cette directive pourtant obligatoire du Directeur Général et ont interdit l’entrée de Chinois sur leur sol. L’OMS n’a-t-elle pas, ce jour là, perdu beaucoup de sa crédibilité ?

On peut se le demander, en effet. Mais à qui la faute ? Si les Etats ne suivent pas les recommandations du directeur général, que peut faire l’OMS ? Rien, elle n’a pas de pouvoir de sanction.

Source : Le Nouvel Obs, Vincent Jauvert, 27-03-2020

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weilan // 29.03.2020 à 09h18

Bon, résumons. L’OMS a attendu le 30 janvier pour déclare l’urgence sanitaire mondiale. Elle aurait peut-être dû le faire dès le 23/1. Ergoter à ce sujet s’avère relativement de peu d’importance.

Reste que, OMS ou pas, notre distinguée ministre de la Santé dame Agnès Buzyn persistait à dire que cette pandémie ne toucherait pas la France selon le principe bien connu que les frontières de l’hexagone sont imperméables à toutes catastrophes provenant de l’extérieur. Forts de cette inébranlable certitude, nos hautes autorités n’ont strictement rien entrepris.

Ce qui manque à notre triste époque, c’est un Emile Zola et son  » J’ACCUSE » publié en une d’un quotidien tel l’AURORE.

22 réactions et commentaires

  • weilan // 29.03.2020 à 09h18

    Bon, résumons. L’OMS a attendu le 30 janvier pour déclare l’urgence sanitaire mondiale. Elle aurait peut-être dû le faire dès le 23/1. Ergoter à ce sujet s’avère relativement de peu d’importance.

    Reste que, OMS ou pas, notre distinguée ministre de la Santé dame Agnès Buzyn persistait à dire que cette pandémie ne toucherait pas la France selon le principe bien connu que les frontières de l’hexagone sont imperméables à toutes catastrophes provenant de l’extérieur. Forts de cette inébranlable certitude, nos hautes autorités n’ont strictement rien entrepris.

    Ce qui manque à notre triste époque, c’est un Emile Zola et son  » J’ACCUSE » publié en une d’un quotidien tel l’AURORE.

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    • jean-marie // 29.03.2020 à 09h44

      Malheureusement il manque aussi le quotidien….:(

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    • Anouchka // 29.03.2020 à 12h06

      «Bon résumons. L’OMS a attendu le 30 janvier pour déclarer l’urgence sanitaire … »
      Pas sûr que cet élément soit le point le plus intéressant et le plus essentiel de cet article.
      Moi je retiendrais plutôt la partie qui commence par : «  Beaucoup disent néanmoins que la Chine a fait pression sur l’OMS… »

      Ah bon, les sages spécialistes à la tête de l’OMS seraient sujets à des pressions politiques ?! Bizarre, comme c’est bizarre…

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      • weilan // 29.03.2020 à 14h49

        Mais on s’en contrefout de votre OMS !!! Et plus encore des « bizarreries » que vous subodorez.

        Reste que le 30/1 cet organisme alertait sur une pandémie. Et que faisions nous en France ? Nous allions au théâtre avec le couple Macron. Nous allions veauter en troupes joyeuses et décontractées. Nous profitions du soleil printanier aux terrasses des cafés. Nous regardions avec condescendance ces peuplades asiatiques confinées (ou pas) et toutes dûment masquées et très massivement TESTEES..

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        • OuSontLesMasques // 29.03.2020 à 15h25

          Ah ! Non ! C’est pas Vrai !
          La France faisait des choses !
          Des conneries, certes, mais elle agissait :

          sur le site du ministère des affaires étrangères

          Chine – Envoi de fret médical en solidarité avec la Chine à destination des structures hospitalières de Wuhan et de la province du Hubei (19 février 2020)

          https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/le-ministere-et-son-reseau/actualites-du-ministere/informations-coronavirus-covid-19/coronavirus-declarations-du-ministre-et-de-la-porte-parole/article/envoi-de-fret-medical-en-solidarite-avec-la-chine-a-destination-des-structures

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        • Anouchka // 29.03.2020 à 16h41

          Quand le sage montre la lune…

          Vos obsessions franco-françaises vous font oublier que la France depuis longtemps n’est plus un état souverain.
          Trump renonce à confiner New York… Et pendant ce temps nous confinons la totalité de notre territoire en disant « mais c’est ce que les Chinois ont fait, voyons! ».
          Non, les Chinois n’ont jamais confiné la totalité de leur territoire.

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          • Chris // 29.03.2020 à 21h34

            On a entendu durant la vidéo Lorion/Giraud, dès minute 35 que le confinement était un pis aller après avoir raté (faute de matériel stocké selon les recommandations de l’OMS en cas d’épidémie), les deux premières « barrières » au Corona, à savoir :
            1) dépistage systématique du Covid19 suivi de quarantaine
            2) port de masque pour protéger
            A noter que la France ne pratique toujours pas de dépistage systématique et est en quasi panne de masques pour le personnel soignant. Elle en a commandé vendredi 27 mars 1 milliard dont on ne connait pas encore la date de livraison.
            Et M.O.N.A.R.C (anagramme de Macron) nous dit « gérer la crise »…
            Une fine analyse du personnage :
            http://www.entelekheia.fr/2020/03/25/macron-janus-fin-de-partie/
            Pourquoi déclarer aussi tard une pandémie ?
            Je dirais à cause des dégâts sur l’industrie financière. Pensez aux tonnes de Swaps et produits dérivés qui se trouvent impactés par un grippage de l’économie réelle ?
            Un autre acteur financier dont j’ignorais l’existence :
            https://www.mintpressnews.com/wall-street-behind-delay-declaring-coronavirus-outbreak-pandemic-bonds/265264/ Traduction française chez le S..er.

            «Lorsque le pillage devient un mode de vie pour un groupe d’hommes dans une société, au fil du temps, ils se créent un système juridique qui l’autorise et un code moral qui le glorifie.» – Frédéric Bastiat, économiste français

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          • Anouchka // 29.03.2020 à 22h51

            Ah oui parce que vous vous savez bien sur !
            Raoult, Trump… des imbéciles au mieux, des fous assurément !
            Encore un contempteur bien informé de Raoult qui ne savait il y a un mois encore pas que cette personne existait.

            Vous vous souvenez du discours de l’OMS ( et de ses membres Chinois) au sujet de la grippe aviaire qui devait tous nous tuer?
            Les gens ont la mémoire courte décidément.

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        • weilan // 30.03.2020 à 08h28

          Je parlais de la Corée du sud, du Japon et de Singapour.
          Vos obsessions sur le PCC m’importe peu.

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    • Bishop // 29.03.2020 à 13h31

      Ils n’ont fait que suivre les recommandations de l’OMS qui étaient incompréhensibles par la population. Du coup obligé de jouer les rassurants…

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      • weilan // 29.03.2020 à 14h57

        « Les recommandations de l’OMS qui étaient incompréhensibles »

        Ah bon ? Prenez un dictionnaire et lisez donc la rubrique « pandémie » pour comprendre.

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  • LBSSO // 29.03.2020 à 10h41

    « la fermeture des frontières n’était pas une bonne mesure puisqu’à cause des contournements possibles cela conférait un faux sentiment de sécurité ».

    Contrôler n’est pas fermer

    Cette option est prévue. Voici des « Fiches mesures » élaborées,dans le cadres du Plan grippale de 2011, par le Ministère chargé de la santé,le Ministère chargé des affaires étrangères et européennes, le Ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de l’outre-mer et le Ministère chargé des transports :

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    • LBSSO // 29.03.2020 à 10h43

      Fiche 0C2 :
      « Il s’agit de mettre en place les mesures nécessaires à la détection précoce des cas suspects, et de leurs contacts, à leur arrivée en France (métropolitaine et/ou outre-mer) et à leur prise en charge le cas échéant. La finalité est de retarder l’introduction du virus et sa circulation sur le territoire en diminuant les possibilités de transmission entre des cas dits importés et la population nationale. La mise en œuvre de ces mesures nécessite une coordination immédiate à l’échelle européenne, pour une mise en place concertée, afin de renforcer leur efficacité.  »
      https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/0C2.pdf

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    • LBSSO // 29.03.2020 à 10h44

      Fiche 0C3:
      « Il s’agit de mettre en place les mesures nécessaires à la détection précoce des cas suspects et de leurs contacts, à leur départ de France (métropolitaine et/ou outre-mer) et à leur prise en charge le cas échéant. La finalité est de contenir l’épidémie, limiter ou ralentir la propagation du virus sur le territoire tout en diminuant les possibilités de transmission vers les pays étrangers. Le contrôle sanitaire aux frontières n’est principalement efficace qu’à l’étape initiale de l’épidémie, lorsque les cas sont encore rares sur le territoire français. Son efficacité est dépendante de la bonne coordination locale et nationale d’une part, européenne et internationale d’autre part.  »
      https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/0C3.pdf

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    • LBSSO // 29.03.2020 à 11h05

      De deux choses l’une:
      – soit le gouvernement a choisi en conscience la stratégie de l’immunité globale et alors l’erreur est d’avoir-sous évalué largement les moyens humain,matériel,et technique nécessaires à cette stratégie.Etat de l’hôpital,capacité industriel,etc…Et ce alors que le virus était nouveau.
      -soit le gouvernement ,n’ayant pas pris les mesures ad hoc au bon moment, s’est trouvé alors contraint à cette stratégie par opportunisme et alors sa mise en scène (sortie au théâtre, déclarations rassurantes d’A Buzyn et d’E Phillippe,…) est d’un cynisme inqualifiable.

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      • Narm // 29.03.2020 à 16h37

        les deux LBsso, ce sont des amateurs oportinistes
        en fait, c’est la faute à griveaux….

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    • Goubliboulga // 29.03.2020 à 11h07

      Aucun contrôle n’étant 100% fiable (c’est justement ce que Buzyn reprochait au contrôle de température, un moyen très imparfait mais très simple à mettre en oeuvre) la multiplication des mouvements de personnes, avec des dizaines de vols quotidiens maintenus, ne peut que rendre périlleuse la détection des cas sur le territoire national. C’est pour cela qu’à l’exception notable de la Corée du sud, les pays qui ont réellement cherché à maîtriser la progression du virus ont tout de suite essayé de limiter les flux, même si le coût pouvait en être très élevé (exemple du Vietnam coupant du jour au lendemain les échanges de marchandise avec la Chine en attendant de mettre en place les précautions nécessaires).

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    • beni31 // 29.03.2020 à 11h44

      Le virus n’a pas de passeport mais les personnes qui le portent en ont un aux dernières nouvelles. Cependant, il était déjà trop tard au moment oú la question s’est posée, le viris circulait déjà largement sur le territoire.

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      Alerter
  • Anas // 29.03.2020 à 23h23

    Des chiffres revus à la baisse par The New England Journal of Medicine:

    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMe2002387?query=featured_secondary

      +1

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  • jean-pierre Georges-pichot // 01.04.2020 à 08h17

    Un exemple intéressant de la façon dont les bureaucraties raisonnent : on demande s’il était approprié de la part du directeur de l’OMS de faire l’éloge des méthodes chinoises. Réponse : sans doute, puisque les méthodes chinoises ont par la suite été imitées…. Or elles ont forcément été imitées, puisque l’OMS en a fait l’éloge ! C’est l’histoire du peintre qui peut se passer de l’échelle parce qu’il se tient à son pinceau.

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  • jean-pierre Georges-pichot // 01.04.2020 à 08h24

    La pandémie était présente en France dès le mois de décembre, et les praticiens de terrain l’avaient détectée. Il n’y avait pas besoin d’aller en Chine pour le découvrir. Ma compagne a eu à cette époque une pneumonie bizarre dont elle s’est remise spontanément, mais qui ne ressemblait à rien de connu pour elle. Il remonte en ce moment du terrain qu’elle n’était pas la seule dans ce cas. Les bureaucraties mondialisées du style OMS ont toujours un temps de retard parce qu’elles ne se parlent qu’à elles-mêmes.

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    • Narm // 02.04.2020 à 09h16

      ce qui serait interressant c’est d’apporter vos témoignages à OB pour qu’il fasse un billet là dessus.
      On parle de Colmar comme épicentre ?

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